Orphan Black Echoes – S01E10 – We Will Come Again – 18/20

WTF ? La série met les petits plats dans les grands pour une fin de saison qui marque vraiment les esprits. J’espère que les scénaristes savent ce qu’ils font et surtout qu’une saison 2 verra bien le jour, parce que je suis vraiment pris par les mystères de la série. Et cette scène finale a vraiment réussi à faire son job pour prouver qu’ils n’avaient pas froid aux yeux et qu’ils avaient de grandes ambitions pour la suite. Bref. Donnez une saison 2 à cette série.

Spoilers 

Kira et Eleanor cherchent à comprendre le projet de Darros, Lucy veut retrouver Charlie.

Yeah randomly shooting someone isn’t cool

Kira

Il est temps pour moi de se rendre à l’évidence : c’est le dernier épisode et il va bien falloir que je le regarde ! C’est amusant comme j’ai voulu voir tous les épisodes d’un coup, pour finalement énormément ralentir le rythme ensuite, parce que je savais que c’était la fin. Et en même temps, en parallèle, je ne regardais plus rien. Allez comprendre !

Le dernier épisode reprend avec Eleanor et Kira qui travaillent ensemble. Eleanor a beau vouloir travailler sans faire de faux espoirs à sa femme, il n’y a pas à dire, l’alchimie entre elles est toujours visible. Bref, c’est pas le sujet ; le sujet, c’est qu’elles retournent au labo de Kira où elles ne pouvaient pas aller pour tenter de savoir qui Darros veut cloner à présent. Le suspense avant le générique est sympathique.

Il l’est moins ensuite : les deux impriment plein de visages… mais elles ne savent pas à qui ça appartient. Comme c’est frustrant de voir ces masques sans savoir à qui les visages sont censés correspondre. Et puis un tel suspense ne peut pas être là par hasard. Les scénaristes ont forcément un plan !

Lucy

De son côté, Lucy est paniquée de savoir que Charlie est kidnappée, mais pas autant que Jack. Tina s’en veut, mais moi, je suis soulagé de savoir qu’elle est encore en vie finalement. Alors que le blâme retombe inévitablement sur Lucy, elle reçoit un message sur la montre connectée de Charlie, laissée derrière elle : Tom l’invite le lendemain.

La série gagne du temps en avançant rapidement et directement à ce rendez-vous, sans nous montrer les préparatifs ou Jack qui s’énerve d’être laissé sur la touche alors qu’il s’agit de sa fille. Bien sûr, Tom se pointe sans Charlie au rendez-vous. Ce n’est pas pour plaire à Lucy, qui menace aussitôt Tom avec un flingue. Le truc, c’est que ça donne raison à Tom : il pensait chasser une psychopathe et la voir se trimballer avec un flingue semble confirmer son a priori. C’est énervant.

Bon, en tout cas, le flingue pousse Tom à expliquer ce qu’il veut à Lucy : Jules. Ce n’est pas lui qui la veut, c’est Darros, évidemment. Le marché est désormais simple : Lucy doit ramener Jules à Tom, et c’est le seul moyen pour elle de retrouver Charlie.

L’échange

Pendant ce temps, la maison de Kira est laissée aux mains de Jules et Xander. Les deux adolescents se retrouvent ensemble et je trouve ça beaucoup trop forcée : Jules est super sympa à nouveau avec Xander alors que bordel, il a tiré sur Craig et s’est fait une overdose. Cela fait beaucoup pour lui pardonner si vite.

Après, ça permet de faire avancer l’intrigue : Xander peut ainsi expliquer à Jules qu’il s’est vu mourir et dans quelles conditions. Ils ont du mal à imaginer ce que Darros a vraiment fait dans tout ça, mais l’évidence est là : il a créé plein de clones avant d’en avoir un parfait. Ce n’est qu’après tout ça que le couple d’ados (mais non, pas encore en couple) se décide à parler de Craig. Sans nouvelle de Lucy, Jules commence à s’inquiéter, au point de laisser seul Xander.

Bordel, mais c’est une ado, surveillez cette Jules un peu ! Elle se rend chez Craig où elle apprend toute la vérité sur ce qu’il s’est passé avec Charlie. C’est si triste : elle est choquée et décide d’aller ensuite chez Jack pour apporter son soutien et savoir quoi faire. Lucy, encore perturbée par le chantage de Tom, y débarque à son tour et ne sait pas bien comment réagir. On arrive alors sur un scénario vraiment pas dingue où Lucy explique tout dans une pièce adjacente : Jack et elle font plein de bruit, alors évidemment, Jules entend tout.

Elle décide de se rendre d’elle-même au rendez-vous fixé par Tom, même si ce n’est pas l’avis de Lucy. Et bien sûr, Jules arrive à temps pour se sacrifier : elle fait l’échange avec Charlie, laissant Lucy complètement perturbée de ne pas avoir été capable de la sauver. Charlie ? Elle n’a pas son mot à dire, évidemment, et elle se retrouve libérée sans qu’on ne sache vraiment à quel point ça a posé problème pour elle d’être enlevée comme ça.

Dans la scène suivante, elle n’est même pas là : elle est à faire son sac pour se barrer avec son père. Jack a décidé de partir sans Lucy, parce que c’est la meilleure solution pour que sa fille soit en sécurité. C’est un peu triste cette scène d’adieu, mais ça devient un peu lourd quand Lucy explique qu’elle tient son nom de l’amie imaginaire de Lenny, un personnage d’un livre qu’elle a lu. Bon, il fallait bien une origin story vous me direz !

Finalement, Jack se barre sans même l’embrasser, ce qui est un peu dingue tout de même. On ne sait pas bien si c’est un au revoir ou une rupture plus définitive, en plus. Une chose est sûre : Charlie fait passer plus d’émotions que Jack dans sa scène d’au revoir à Lucy. Et elle demande à Lucy de tout faire pour venir en aide à Jules. On n’en doute pas trop : elle le fera.

Rhona

Contre toute attente, Rhona, la copine de Lucas, décide de venir voir Kira au petit matin. Elle se montre étonnamment compréhensive envers elle et son deuil, ramenant tout au deuil qu’elle a vécu elle-même à la mort de son père. Ce n’est pas un hasard : loin d’être sympathique, son but est finalement de faire du chantage à Kira. Ben tiens.

C’était un peu inévitable : elle sait qu’il est possible de cloner des gens à partir de scans médicaux, et elle a des scans de son père. Elle a aussi un enregistrement de Lucas qui affirme que sa mère a cloné son autre mère. C’est un crime et Kira est clairement dans la merde : elle risque gros, à commencer par la prison. Cependant, elle est prête à accepter les conséquences pour une fois.

Elle refuse même de prévenir Lucas que Rhona est une connasse de maître-chanteuse quand Eleanor insiste pour dire que c’est ce qu’il faut faire. Limite, ça me fait aimer à nouveau Kira de savoir qu’elle est capable de tant de compassion pour son fils et d’enfin reconnaître ses erreurs. Et au moment où je pensais ça, elle s’est mise à parler de Jules. Il serait temps pour elle de prendre conscience qu’elle aurait pu surveiller un peu mieux cette ado tout de même ! Pire que tout : elle la pense encore dans la maison alors qu’elle s’est barrée depuis un moment !

Le problème, c’est que Kira se retrouve à culpabiliser quand elle apprend ce qu’il s’est passé. Cela signifie qu’elle est prête à prendre beaucoup trop de risques : Lucy débarque chez elle pour tout lui raconter et il est rapidement décidé qu’avec l’aide de Xander, Kira s’infiltre au sommet scientifique de Darros. Ce dernier a annoncé qu’il ferait une grosse annonce pendant celui-ci – ouais, ouais, un peu à la manière du gouvernement français pendant la crise covid, parfaitement, une annonce pour annoncer, c’est quelque chose.

Ce sommet devient la clé de toutes nos réponses, en tout cas : c’est probablement là qu’on saura ce qu’il en est des onze ou douze visages d’adolescents trouvés dans les données de Darros. Ils n’ont pas de nom, pas d’identité, pas même de souvenirs à long-terme. Je vois tellement Kira se sacrifier pour en savoir plus ! En plus, elle demande à Xander de désactiver l’imprimante de Darros, comme si ça pouvait être si simple.

Il est en tout cas simple pour lui de revenir chez Darros. Ce dernier est en plein meeting avec un Tom qui a retrouvé son sens de l’humour en même temps que l’estime de son chef quand Xander se pointe. Il accepte bien sûr de le recevoir, curieux de savoir ce qu’il peut bien avoir à dire après son départ précipité.

Xander joue la carte de la compassion envers Darros, lui expliquant qu’il a vu la mort du premier clone et qu’il comprend les difficultés que cela a dû représenter pour lui. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Darros envisage à nouveau de lui faire confiance. Il est plus con qu’il n’y paraît le Darros, finalement ! Il ne se doute pas un instant que Xander emmène avec lui un cheval de Troie : il cache Lucy dans une de ses livraisons de plantes.

Ensemble, ils mettent ainsi au point un plan pour retrouver et libérer Jules. C’est bien trop simple, surtout quand on part du principe qu’elle est dans une maison ultra surveillée, mais bon. Tout est bien qui finit bien pour Jules. Xander, lui, reste en arrière quand Lucy et Jules s’en vont pour enfin aller détruire l’imprimante. Comme si Darros n’avait pas cinq ou six copies de l’imprimante désormais !

Le sommet

Malgré tous les enjeux pour l’intrigue, les scénaristes n’oublient pas de gérer non plus les personnages. Lucas débarque donc chez ses mères pour venir enfin se réconcilier avec Eleanor. Il lui annonce avoir rompu avec Rhona et s’en vouloir de ce qu’il s’est passé entre eux : sa mère lui manque – même si elle n’est pas sa mère, cela fait deux ans qu’elle était dans sa vie après tout.

Cela fait du bien de voir Eleanor avoir un peu de joie dans sa vie, parce que c’est loin d’être le cas depuis quelques épisodes. Et alors que tout semble se précipiter dans cet épisode, elle prend le temps d’aller regarder son album photo de mariage, allez comprendre pourquoi. Elle y trouve une note qui aura probablement son importance.

Elle est interrompue dans sa lecture par un SMS qui lui indique qu’une de ses potes lui laisse un accès à une base de données de reconnaissance faciale. Cela tombe bien d’avoir des amies si bien placées, tout de même ! Et finalement, l’identité des masques reste peu exceptionnelle pour nous : il ne s’agit pas de gens qu’on connaît. Non, non.

Le meeting de Darros peut en tout cas enfin commencer après tout ça. On retrouve donc Kira arriver au sommet sans que personne ne s’intéresse à elle. Pas sûr que ce soit bien crédible comme elle est supposée être une rockstar scientifique là, mais bon, admettons. Darros affirme durant sa conférence qu’il a parcouru les USA à la recherche d’enfants surdoués en foyer… On comprend bien ce qu’il en est : il a cloné des scientifiques très reconnus, comme Eleanor, en adolescents. Les enfants du Genius project sont ainsi présentés à la presse comme des surdoués trouvés en foyer, alors qu’il s’agit des clones des personnes les plus brillantes des dernières décennies.

D’accord mais… Il y aura bien quelqu’un d’autre que Kira, Eleanor, Lucy et Jules pour s’en rendre compte non ? Kira décide d’aller confronter Darros directement, et c’est là qu’on récupère quelques réponses : si Kira considérait que Lucy était un échec, elle a inspiré cette brillante idée d’adolescents plein de potentiel pour le futur de l’humanité.

En vrai, on pourrait presque y croire à son projet… Sauf que bon, alors qu’il affirme à Kira que les adolescents sont avec des familles super aimantes, en parallèle, Lucy et Jules découvrent un entrepôt avec des lits sanglés où chaque adolescent est forcément passé. Alors oui, Kira a raison de dire que le projet manque d’éthique, mais en vrai… En vrai ! Réunir des gens si brillants, ça pourrait être une idée. Sans le consentement des originaux, c’est non par contre.

C’est si complexe, bordel. Paul est plein de bonnes intentions et il veut faire tout ça pour trouver un remède au cancer, probablement de sa sœur comme le souligne Kira. Kira essaie de se poser en compas moral, mais elle a fait tellement pire que ça en est ridicule.

Et puis, c’est complexe. D’un côté, il semble bienveillant, de l’autre, on voit son côté ultra sombre dans des pièces ultra éclairées là. Jules découvre donc une photo de son « grand-père » à côté d’un des lits. Il n’en faut pas plus pour qu’elle comprenne aussitôt que tous les ados sont aussi manipulés que ce qu’elle a pu être. Elle insiste donc auprès de Lucy pour récupérer toutes les photos, et tant pis si elles risquent d’être surprises par Darros. Cela sent tellement le cliffhanger, c’est énervant.

Cliffhanger

L’épisode se termine par Eleanor prenant la décision de rester auprès de Kira pour commencer autre chose. Chez elles. C’est beau. Le problème, c’est que leur vie sera loin d’être simple désormais que tout ça a été découvert… C’est quelque chose tout de même. Pendant que Kira était au sommet, Eleanor a ainsi découvert que le douzième scan, qui était corrompu, était en fait celui de Kira. Evidemment.

Ce n’est pas le plus gros cliffhanger de cette saison, toutefois. Non. Alors qu’elles étaient enfin en train de s’échapper, Lucy et Jules constatent qu’il reste un clone dans une chambre de l’entrepôt. Elles n’ont pas le temps de la réveiller qu’elles se retrouvent nez à nez avec Darros. C’était si prévisible. Ce qui l’était beaucoup moins, c’est que la confrontation mène finalement à un Darros qui tue de sang-froid Jules, parce qu’elle est trop corrompue par Lucy pour lui être encore utile.

Wow. C’est si violent. On nous tue le personnage de Jules à quelques secondes de la fin de la saison. Je ne pensais vraiment pas qu’ils oseraient aller jusque-là, c’est Orphan Black, merde ! J’aimais bien Jules malgré tous ses défauts et la suite de la série sans elle ne sera pas pareil. Bien sûr, Darros se permet de faire ça car il a déjà une Jules 2.0 à présenter à Lucy – une Jules blonde pour qu’on ne confonde pas les persos (un peu naze cette perruque) – mais… mais… Pourquoi Lucy resterait-elle en vie quand même ? Et pourquoi lui présenter une Jules non corrompue s’il lui reproche d’avoir corrompu la première avec ses grands idéaux ?

La solution créative de Darros est loin d’être exceptionnelle, je trouve : j’imagine qu’il veut que Lucy soit une Première capable d’inspirer la Jules 2.0… Mais putain. Je ne suis pas prêt à pardonner les scénaristes de ce meurtre sauvage d’un personnage que nous avons suivi toute une saison ! J’ai beaucoup de questions, en plus. J’espère vraiment que la série sera renouvelée maintenant, parce que sinon, vraiment je vais hurler !

En bref

En quelques épisodes, la série est devenue un vrai coup de coeur : ce que je craignais d’être une série dérivée surfant sur le nom de l’originale est devenu un vrai spin-off totalement inattendu. Le personnage de Kira m’a toujours paru être riche, mais pas à ce point. Bon, cela dit, on est loin de la série quand même, y compris sur la qualité.

Il n’empêche que j’ai très hâte de voir la saison 2, parce que celle-ci était super convaincante. Vite, la suite… même si bon, cette perruque blonde est atroce. Bordel, j’espère quand même une suite.

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Orphan Black Echoes – S01E09 – Attracting Awful Things – 16/20

Ben plus on avance dans la série, plus je sens qu’on va se retrouver orphelin (sans mauvais jeu de mots, promis !) en fin de saison : nous n’aurons jamais toutes les réponses au rythme où se développent les intrigues secondaires et il va falloir une saison 2. Bizarrement, j’ai du mal à croire qu’on puisse l’obtenir, malgré la qualité de la série. C’est peut-être parce que je n’en entends pas assez parler. En tout cas, moi, je suis toujours à fond !

Spoilers 

Craig est mal en point, Kira reçoit de l’aide familiale pour débloquer sa situation.

I know what it’s like to cross the line.

2009

L’épisode commence par un étonnant retour en arrière : nous assistons enfin à la scène où Eleanor encore jeune adolescente retrouve son père le jour de son suicide. C’est en 2009, avant même que Sarah Manning ne rencontre Beth que ça se produit. Comme en revanche on sait déjà tout ce qu’il va se passer dans cette scène, je me demande vraiment l’intérêt de nous le montrer. Les révélations du clone d’Eleanor étaient déjà bien fortes en émotion.

Cela dit, on découvre assez vite que le père d’Eleanor était encore en vie quand elle l’a retrouvé. Et contrairement à ce qu’elle a avoué à ses clones, elle n’était pas du tout impuissante pour le sauver à ce moment-là. Bien au contraire : elle aurait pu appeler le 9-1-1, mais elle ne l’a pas fait, préférant écouter sa musique et laisser son père mourir. Ce n’est pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, et ça pose problème, parce que maintenant, Lucy s’en souvient.

Le secret de Darros

Le retour dans le présent est un peu violent. J’ai arrêté mon bingewatch suffisamment longtemps pour que ça me perturbe de me replonger dans l’intrigue où Craig vient de se faire tirer dessus. Cela dit, il est bien en vie, comme je le soupçonnais. Il refuse totalement d’être emmené à l’hôpital, et on ne saura pas bien pourquoi immédiatement. Evidemment, il ne veut pas que la police se mêle de ses affaires – et de celles de Lucy.

Ce n’est pas l’avis de l’héroïne de la série, mais Craig a fait tellement de choses pour elle qu’elle n’a pas trop le choix finalement de faire tout ce qu’il dit. Elle se retrouve seule à le gérer, évidemment, parce que Jules est occupée avec Xander. Ce dernier a décidé de récupérer la drogue qu’il voulait, puis de se barrer avec la clé spéciale de son créateur. Jules le poursuit donc dans la rue où il semblait s’enfuir.

Finalement, c’est bien inutile de courir : il ne va pas bien loin et se drogue très vite, avec une forte dose, juste pour retrouver ses souvenirs. Jules décide donc d’appeler Eleanor à la rescousse quand il lui demande de l’aider face à son overdose. Eleanor et Kira débarquent bien vite et amènent avec elles Jules et Xander. Bien sûr, ça ne plaît pas à Kira, mais elle n’a pas trop le choix quand elle fait face à deux versions de sa femme à la fois. J’ai bien aimé le petit clin d’œil de les voir manger exactement pareil.

Et alors que la scène aurait pu s’arrêter là, voilà donc que Delphine débarque de nulle part. Allez, c’est l’heure de la rencontre avec Jules. Enchantée. Ce n’est pas Tatiana, mais c’est sympa comme tout. Si elle débarque, c’est parce que Felix a eu la bonne idée de l’appeler. C’est l’occasion de nous expliquer que les clones sont dans la soixantaine et que Cosima bosse dur sur un projet, sans nous en dire plus – Kira comprend bien que Cosima lui en veut d’avoir franchi une ligne. Pour le reste, Delphine est là pour fouiller la merde d’un riche, comme toujours, mais c’est finalement la mère de Jules qui est la plus utile pour ça.

Kira et Delphine la rencontrent donc et se rendent dans l’entreprise de Neeva pour trouver plus d’infos sur Darros. Pour cela, il faut passer la sécurité, mais ça tombe bien : le garde de l’immeuble est français, alors Delphine sait comment lui parler pour entrer dans l’immeuble bien vite. Elles accèdent donc aux finances de la société et Delphine met à peu près trente secondes à trouver le flou dans la trésorerie de Darros. C’est tellement gros que même moi j’en serais capable, je pense.

Une fois que c’est fait, Delphine part rejoindre Cosima. Elle était vraiment là pour être une guest et était loin d’être nécessaire à l’intrigue. C’est pire que Felix ! En tout cas, elle donne avant de se barrer une adresse à Kira, qui décide aussitôt de s’y rendre. Ben oui, allons là où Darros envoie tout son argent de manière illégale et laissons-là y aller seule.

Pendant que Kira et Delphine enquêtent avec Neeva, Jules reste en arrière avec Eleanor – c’est l’occasion de développer un peu ces personnages et de nous expliquer que Jules pense qu’elle est une bonne mère, même si son fils pense le contraire pour le moment. C’est en tout cas une bonne chose qu’elles restent en arrière : Kira se retrouve à avoir besoin d’elles. En effet, quand elle arrive sur place, elle se rend compte que la clé de Darros déverrouille un étrange QG sous-marin. Il y a toutefois une double sécurité : elle a besoin des pensées de Darros pour ouvrir définitivement la porte.

Cela ne risque pas d’arriver. Par contre, Eleanor et Jules peuvent ramener Xander avant la fin du compte à rebours… C’est finalement le cas. La base ? Elle contient des données médicales d’à peu près tout le monde si on en croit Kira, mais reste à déterminer qui est tout le monde. Les pensées qui débloquaient la sécurité ? Xander découvre qu’il a eu un autre clone, un qui était moins fort que lui et que Darros a laissé mourir – sous la supervision de Josh. On n’en finit plus avec les clones : Kira et Eleanor découvrent qu’il a accédé à des dossiers médicaux et a probablement imprimé toutes les infos nécessaires pour les cloner. Reste à savoir de qui il s’agit !

Craig

En parallèle de tout ça, Lucy se retrouve donc à s’occuper de Craig. Ce n’est pas si simple, bien sûr, parce qu’il ne peut pas risquer que la police fouille le bâtiment dans lequel il vit avec plein d’anciens toxicos. Lucy se retrouve donc forcée d’appeler à la rescousse son petit ami qui hésite un court instant à venir l’aider. Sans trop de surprise, la fille de Jack ne le laisse pas faire de la merde et ne pas venir en aide à Lucy. La scène était presque trop longue.

Dans le même genre, je n’accroche pas trop au personnage de Craig, alors j’ai trouvé un peu trop long le moment où il raconte sa vérité à Lucy sur ses origines. Je ne me suis pas endormi… mais pas loin. Par chance, on finit par changer de perspective et en revenir à Lucy et son flashback de début d’épisode. Le but est clairement de nous montrer qu’il est facile de franchir une ligne, qui qu’on soit. Allez, bim, on comprend vite le but plus large des scénaristes : il faut pardonner Kira pour ses merdes.

Jack finit par débarquer et les interrompre, ce qui rassure vachement Lucy sur l’état de leur couple… Mais il est finalement bien froid avec elle. C’est tout à fait logique : faut pas déconner, elle a abusé avec lui, il lui fait payer au moins un temps et je n’en attendais pas moins de lui. Il est en tout cas un excellent infirmier, même s’il continue de porter un T-shirt blanc pour aller soigner un patient blessé par balle.

Et sur le point de mourir en plus ! Une veine est touchée par la balle de Xander et Craig risque fort d’y rester, contre toute attente. Il continue de refuser de vouloir aller à l’hôpital et réussit à convaincre Jack de le soigner sur place, quoiqu’il arrive. Lucy se retrouve donc à faire une transfusion de sang pour lui, et la scène leur permet de se faire des adieux, au cas où. Cela dit, tout est bien qui semble finir bien pour Craig.

Tom

En plus de tout le reste, la série nous ramène encore le personnage de Tom. Il est un peu défiguré, alors on peut comprendre qu’il ne lâche pas le morceau quand il s’agit de se venger. Malheureusement, c’est la piste de Tina qu’il finit par remonter : il trouve son adresse, et espère donc retrouver Lucy chez elle. Tina est une militaire largement capable de se débrouiller seule face à Tom, mais malgré l’effet de surprise qu’elle a sur lui, elle finit par perdre à cause d’une seringue qu’il lui injecte.

On le voyait venir et ça fait un excellent cliffhanger : Tina se retrouve KO, Tom a donc libre accès pour kidnapper Charlie et faire ensuite pression pour retrouver Lucy.

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Severance – S01E05 – The Grim Barbarity of Optics and Design – 15/20

C’est étrange et ça continue de l’être de plus en plus à chaque minute. J’ai beau avoir la certitude que tout est maîtrisé dans la série et qu’ils savent très bien ce qu’ils racontent et où ils vont, j’avoue que cet épisode me laisse avec un goût amer – et l’impression que ce n’est pas le cas. C’est trop perché. On passe de l’hyper rationnel des premiers épisodes à du bon gros wtf, tout de même. Je me demande vraiment ce qu’ils veulent raconter.

Spoilers 

Helly tente de se suicider.

Have a productive day.

Lumon

Je n’avais pas compris la violence du suicide d’Helly en voyant la fin de l’épisode précédent. C’était pourtant évident : elle se suicide dans l’ascenseur pour être certaine que son outie comprenne ce qui est en train de se passer. Le réveil doit être violent pour elle. Nous l’observons se débattre le temps que l’ascenseur atteigne l’accueil. Le problème, c’est qu’une fois au rez-de-chaussée, personne ne l’accueille en bas. Terrible.

De son côté, Mark s’étonne que Dylan reste si longtemps au travail, ne se doutant pas qu’il est en train de lire son livre. Il cherche ensuite à s’en aller en utilisant l’ascenseur. Graner a beau courir à toute vitesse, il n’arrive pas à temps : les portes de l’ascenseur s’ouvrent et Mark est donc celui qui porte Helly pour tenter de l’aider à respirer. Elle est encore en vie, c’est déjà ça.

Je me pose tout de même la question des soi-disant capteurs d’écriture qui ne captent pas la tentative de suicide d’Helly avant qu’elle se produise. En tout cas, Mark est forcé de monter dans l’ascenseur, ce qui lui fait totalement oublier ce qu’il s’est passé avec une Helly. C’est horrible, tout simplement. Pour lui, il finit sa journée à 17h15, comme toujours.

Le lendemain, quand il sort de l’ascenseur, la première question de Mark vise à savoir si Helly est encore en vie. Il a tout un comité d’accueil, lui : Cobel et Milchick font durer le suspense avant de rassurer Mark. Helly est à l’hôpital et reviendra, même s’il pensait logiquement que ce ne serait pas le cas.

Cobel affirme pourtant qu’elle reviendra, avant d’accuser Mark d’être responsable de ce qu’il s’est passé. Bon.

Malgré le choc qu’il vient de subir, Mark prend encore le temps de lire le livre offert par son beau-frère ; sans savoir qui il est. Il y passe quelques jours si l’on croit le montage qui le fait monter et descendre de l’ascenseur quelques fois. Le livre ? Il est plein de phrases qui critiquent le système qui devrait être changé, si je résume grossièrement.

Cobel découvre qu’elle avait raison : la puce de Petey prouve le trafic de celle-ci. C’est indéniable : il avait récupéré ses souvenirs. Cela pose évidemment un problème de taille aux employés de Lumon, mais toujours moins que ce qu’il se passe avec Helly. Cobel demande ensuite à Graner de trouver qui est à l’origine d’un tel piratage, assurant qu’elle veut communiquer toutes les infos à ses supérieurs en même temps. Pourtant, elle n’a pas encore expliqué ce qui était arrivé à Helly, alors son honnêteté me pose question.

L’accouchement

Il n’y a pas que Lumon dans la vie, même si on a l’impression que si. Mark sort donc du bureau pour découvrir que sa sœur est en train d’accoucher. Ricken, son beau-frère, lui a laissé plein de messages pour le faire venir au plus vite dans le chalet dans lequel sa sœur a prévu d’accoucher. Mark se précipite pour mieux retomber sur la sage-femme de sa sœur – celle du rencard pourri – et pour apprendre que son beau-frère est vexé de ne pas avoir été remercié pour son livre.

Forcément. Mark n’a jamais reçu le livre, le pauvre. Ricken se retrouve à penser qu’il vit quelque chose de pire et plus douloureux que sa femme en train d’accoucher, sincèrement. Celle-ci décide donc d’aller se chercher du café. Du café en étant enceinte ? C’est nouveau ce délire. Bon, elle n’a pas de café dans son chalet, mais par chance, Devon (c’est le nom de la sœur) tombe sur un autre chalet occupé.

Il s’agit clairement d’un complexe de chalets pour que les femmes enceintes puissent accoucher – et c’est donc une femme enceinte qui lui offre du café. Bon. Je ne sais pas bien pourquoi la série se donne tant de mal à développer cette intrigue, mais je sens qu’on apprendra que tout est lié, d’une manière ou d’une autre. En attendant, la sœur rentre dans son chalet pour mieux entendre son frère lui confier qu’il a des doutes sur Lumon.

Une contraction les interrompt au moment où Mark allait parler de Petey, cependant. Dommage. Devon accouche en tout cas.

Helly

Helly revient donc au travail, bien malgré elle. C’est atroce. Elle a tenté de se suicider et se réveille une nouvelle fois dans l’ascenseur, où elle est accueillie à l’ouverture des portes par Mark. Il a beau tenter de lui faire les yeux doux, sur les conseils de Milchick, c’est une vraie vision de l’Enfer pour Helly. J’ai trop de peine. Son outie est une telle connasse, c’est terrible.

Mark est chargé de la réintégrer dans les bureaux, mais tout ce qu’il obtient d’elle, ce sont quelques éclats de rire. Bien sûr, Lumon n’est pas complètement déshumanisé : ils savent déjà qu’Helly n’arrêtera pas si vite sa dépression et ses tentatives de suicide. Ils envoient donc Miss Casey la surveiller. Miss Casey, c’est Dichen Lachman, et je l’adore toujours autant. Bien évidemment, il va de soi qu’Helly voit son arrivée d’un mauvais œil. Elle continue donc de déprimer.

L’épisode révèle que Miss Casey est en fait là pour tenter une nouvelle expérience sur Helly, à la demande de Cobel. Cela ressemble fort à du harcèlement pourtant : elle ne lâche Helly que quand elle va aux toilettes. Mark s’arrange donc pour éloigner Cobel d’Helly comme il peut : il renverse son café sur le carnet de notes de celle-ci, l’envoyant ainsi faire un aller-retour de huit minutes.

Il profite de ce moment pour proposer à Helly, qu’il est chargé de surveiller en attendant le retour de Casey, d’aller faire un tour. Décidément, il se rebelle dans cet épisode et ça change vraiment notre perspective du personnage. Son but est désormais de recommencer à créer la carte de Petey, mais Helly lui fait vite comprendre qu’elle n’est pas intéressée et ne souhaite pas devenir son nouveau Petey.

Pourtant, c’est totalement ce qui est en train de se passer. Ils se perdent sur le chemin du retour et finissent dans un couloir où des cris de chèvres retentissent. Oui, oui. Alors qu’Helly confie à Mark qu’elle va bien sûr mal et qu’elle ne souhaite qu’une chose, que son outie se réveille en découvrant qu’elle est en train d’être tuée par elle, ils entendent une chèvre. En suivant la piste, ils trouvent une pièce avec un homme chargé de biberonner des chèvres. C’est… du bon gros wtf, à ce stade. Que cherche donc à raconter la série ?

Helly se met à théoriser aussitôt lorsqu’ils en repartent : imaginant que les chiffres qu’ils éliminent pourraient être les chèvres. Finalement, ça lui permet de se réconcilier avec Mark. Elle lui promet de l’aider à dessiner la carte, avant qu’ils ne soient retrouvés par Miss Casey, rassurée de les savoir sain et saufs. Qu’elle est étrange ! Et le tout en étant surveillé par Cobel, évidemment ! De toute manière, elle a un plan précis, Cobel : leur faire croire qu’ils sont libres, alors que non.

O&D

De son côté, Irving a une nouvelle crise : il voit encore et toujours de l’encre noire (du pétrole ?) qui coule du toit et de partout. Il demande donc à Mark sa permission de se rendre auprès de Burt pour lui parler… mais doit d’abord faire une photocopie de sa carte pour la retrouver. Ce faisant, il photocopie en fait un tableau qui révèle que le coup d’état du service O&D (celui de Burt) sur le leur aurait vraiment eu lieu.

Le coup ? Il en était question dans l’épisode précédent et j’avais zappé une réplique de Dylan qui révélait que c’était suite à cela que Lumon avait décidé de réduire leur effectif. Par conséquent, les effectifs n’étant plus réduits comme l’a découvert Irving, ça change tout… Seulement voilà, Milchick a fait exprès de placer le tableau qu’Irving photocopie : Cobel nous indique que c’est un « 266 », une bonne manière de faire en sorte qu’il passe moins de temps avec Burt.

En théorie, en tout cas. En pratique, tout change quand Miss Casey révèle à Irving l’emplacement de Burt. Il n’en faut pas plus pour qu’Irving se rende auprès de lui. Le problème, c’est que Dylan entend la même chose qu’Irving : il débarque donc pour enfermer Burt dans la salle de conférence, avant de l’accuser de vouloir les tuer, comme tout le reste de l’O&D.

Irving demande aussitôt un manager, mais personne ne débarque – il ne trouve même pas Helly ou Mark, forcément. C’est problématique. Burt finit tout de même par parler avec Dylan et Irving, révélant que leur service est réputé pour avoir des poches ventrales contenant des larves. Oui, oui, on comprend bien que Lumon fait en sorte que tout le monde prenne bien soin d’ignorer tout le monde.

Pourtant, ça ne fonctionne pas. Du tout. Dylan et Irving sont donc emmenés par Burt jusqu’au service O&D où ils découvrent un autre tableau du massacre d’O&D. Le problème, c’est que le tableau est en fait une version légèrement différente : les badges des massacreurs ne sont pas ceux d’O&D, mais de leur service. Alors qu’ils se posent la question du pourquoi de ces deux tableaux, Burt propose finalement à Irving et Dylan de rencontrer ses collègues. Allons bon.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E06 – We Take a Zebra to Vegas – 15/20

Y avait même pas vraiment de zèbre dans l’épisode, si ? Je suis si peu attentif ? Je ne sais pas quoi en penser, en vrai : j’ai trop l’impression que la série avance très vite vers des points-clés de l’histoire en négligeant totalement les détails et en passant sous silence des moments importants. Une chose est sûre : ça me donne envie de (re)tester les romans à un moment ou un autre… si longtemps après ma première lecture.

Spoilers 

Le trio poursuit et se rend à Las Vegas.

There are things I don’t know.

Je dois vous avouer que j’ai une relation bizarre avec cette série : j’ai envie de voir l’épisode et de savoir ce qu’il nous réserve, mais en même temps, j’étais content de voir qu’il n’allait durer qu’une demi-heure, car je n’avais pas trop envie d’y repasser près d’une heure comme la semaine dernière (article compris, donc). J’ai de plus en plus cet a priori avec les séries, c’est étrange.

Le cauchemar

L’épisode commence par un étonnant cauchemar de Percy. Pour une fois, il n’est pas trop harcelé par ses démons, mais plutôt par une réunion entre un homme caché dans l’ombre (encore un sacré guest) et un autre caché par une porte. Il est toutefois assez clair qu’il est question de la quête qu’il est en train d’accomplir, mais tout est fait à demi-mots, histoire de maintenir un peu de suspense.

Percy se réveille finalement à l’arrière du camion où on l’avait laissé. Entre deux épisodes, une bonne partie de la route a été effectuée, ça tombe bien. Par contre, la série enchaîne ensuite avec une scène qui m’a posé problème parce qu’on sent qu’ils utilisent un élément déjà introduit dans les livres, mais il ne me semble pas qu’il l’a été dans la série : Annabeth utilise un cristal pour tenter de communiquer avec Chiron.

Annabeth oblige Percy à payer pour cela, mais ils se retrouvent finalement à parler avec Luke. Les nouvelles ne sont pas bonnes de son côté, avec une guerre qui se prépare jusqu’à la Colonie. Par chance, Annabeth et Percy peuvent lui annoncer qu’ils soupçonnent Clarisse, la fille d’Arès, d’avoir volé l’éclair. Percy souhaite ensuite avoir des conseils de Luke concernant Hermès, mais Annabeth l’en empêche : elle affirme qu’il ne faut pas lui parler de son père. Mouais. J’ai encore l’impression qu’elle fait de l’anti-jeu avec Percy et cache à nouveau quelque chose, mais bon.

Lotus

Pendant ce temps, Grover parle avec les animaux à l’arrière du camion. Il apprend qu’ils sont dans un camion de trafiquants, mais que ce n’est pas bien grave : les animaux ont déjà trouvé un moyen de s’échapper. On ne le verra pas à l’écran, mais grosso modo, les animaux sauvages se retrouvent dans les rues de Las Vegas et ça permet à nos héros de se retrouver rapidement au casino Lotus – ça tombe bien, il est en forme de lotus.

C’est un signe mythologique qui perturbe un peu Grover et Annabeth, parce que ça leur rappelle l’Odyssée. Ah, c’est bien, toujours une petite dose de mythologie ! Bon, ils ont peur d’oublier pour quoi ils sont venus là et se promettent de ne rien manger pour que ça n’arrive pas… Seulement, je ne le sens pas comme ça, moi. C’est Las Vegas, le piège sera forcément ailleurs.

En plus, ces abrutis se séparent rapidement. Une fois de plus, Grover est laissé tout seul. Il tombe rapidement sur un autre membre de sa famille – Augustus. Ils sont faciles à reconnaître avec les cornes et les pattes animales, les satyres.

Augustus, un peu amnésique après avoir mangé les fleurs de Lotus, affirme rapidement à Grover qu’il a localisé Pan dans le Lotus. Grover le croit beaucoup trop rapidement alors que le satyre ressemble à un type ayant un peu trop bu, franchement. Seulement le problème, c’est que Grover ne s’en méfie pas et qu’il est dans le casino. De manière prévisible, malgré leur volonté de faire attention au piège en ne mangeant pas de fleur de lotus, Grover se rend soudain compte que… Ben justement, il ne sait pas : il a oublié avec qui il était venu. En fait, il se retrouve amnésique bien vite lui aussi, à faire équipe avec Augustus. Le pauvre.

Hermès

En parallèle, Annabeth et Percy marchent tous les deux dans le casino et en profitent pour papoter encore. C’est vrai qu’ils font un vrai petit couple, Luke a raison quand il le dit. Leur premier sujet de conversation est justement Luke, d’ailleurs, et sa famille : la mère de celui-ci est une Voyante qui peut voir à travers la Brume même si elle n’est qu’humaine. Cela l’a affectée, Luke a reproché à son père, Hermès, d’être responsable de la folie de sa mère.

Au moins, Annabeth raconte un peu ses secrets à Percy. Partant de là, c’est à son tour de le faire et de raconter les rêves qui le tourmentent depuis le début de la saison. Je sais bien que ça ne fait que cinq épisodes, mais j’ai eu l’impression qu’il était temps que cette scène se produise. Percy finit par confier à Annabeth qu’il s’est senti dans le rêve d’un autre – et cet autre, c’était évidemment Hadès.

S’il n’a vu ni Hadès, ni Clarisse, il révèle à Annabeth que ce sont eux qu’il a entendus. Le contenu du cauchemar était aussi un peu plus effrayant encore, avec l’annonce que la guerre entre Poseidon et Zeus ne serait que le début d’un plan plus vaste. Il y a de quoi flipper, effectivement.

Les deux pré-ados n’ont toutefois pas le temps d’en discuter plus que ça, puisqu’ils tombent enfin sur Hermès. Je m’attendais à un autre look pour Hermès : Lin-Manuel Miranda a simplement enfilé son hoodie le plus confortable et s’est appuyé à une table de casino. C’est que ça promet.

Bien sûr, Hermès a déjà compris que les deux gamins étaient là pour demander un accès simplifié aux Enfers. Il refuse, leur propose un jeu et… la conversation déraille rapidement vers Luke. Annabeth est maligne et sait parler aux adultes : elle rappelle donc à Hermès qu’il est un parent déplorable et que les aider eux est un bon moyen de prouver à Luke que son père pense à lui. MOUAIS. C’est une logique qui m’échappe un peu, mais elle semble faire son effet sur Hermès. Puisqu’il doit rester loin de Luke – parce qu’on l’a menacé chez les Dieux – pour ne pas le faire souffrir, Hermès n’a donc pas trop le choix de refuser d’apporter son aide aux deux amis. Dommage, j’aurais aimé le voir plus longtemps car j’adore Lin-Manuel Miranda et je le sens hyper sous-exploité dans cet épisode.

Il rappelle toutefois à Percy, à coup de flashback, que lui aussi sait ce que c’est de se sentir proche de quelqu’un tout en sachant qu’on va le faire souffrir. On voit donc un Percy enfant dans une voiture, mais il faudra attendre pour en savoir plus. Annabeth refuse d’avoir son flashback et se barre quand elle comprend qu’Hermès ne les aidera pas, tandis que Percy reste encore un peu plus longtemps pour continuer la conversation avec lui. C’est bien qu’il le fasse : cela permet à Annabeth de devenir invisible et voler les clés d’Hermès. Simple et efficace… comme les fleurs de Lotus.

Le message

Rapidement, Percy et Annabeth comprennent en effet que le temps passe plus vite qu’ils ne le pensent à Lotus. C’est Hermès qui les aide à s’en rendre compte : ils ont passé plusieurs jours dans le casino à cause des fleurs de Lotus, qui sont diffusées dans l’air du casino. Par chance, il leur rappelle aussi que Grover est avec eux, parce que Percy et Annabeth ont oublié son existence.

Ils sont complètement drogués, quoi. Bon, Percy et Annabeth retrouvent un peu trop rapidement Grover à mon goût – et surtout, ça se fait sans vrai problème pour eux (et sans personne dans le casino pour leur reprocher de courir et faire de la merde). Une fois Grover retrouvé, la quête peut reprendre, même si Grover ne s’en souvient absolument pas. C’est un peu abusé que Percy et Annabeth se rappellent de tant de choses et Grover non, mais bon, la fin de l’épisode nous affirme qu’on oublie plus vite les choses quand on est seuls.

En chemin, Grover affirme à Percy qu’il était sur le point de capturer Pan, alors qu’Annabeth met la main la première sur la voiture d’Hermès dans le parking du casino. C’était une scène amusante, avec Hermès qui n’était pas dupe et savait très bien ce que les gamins faisaient. Il leur laisse même les instructions pour savoir comment se servir de la voiture, en vrai, en omettant un détail de poids : aucun d’eux n’a le permis.

Autrement dit, la scène d’action de l’épisode consiste à voir Percy conduire la voiture hors du parking – dès qu’ils seront sortis, elle ira où ils voudront. Cela tombe bien : en sortant, il manque de se faire percuter car la voiture se téléporte. Avant ça, il se prend deux trois murs et poteaux, tout de même. Finalement, le trio arrive donc sur une plage où Poseidon est censé les attendre.

Tout pourrait être bien qui se termine bien, mais une fois dans l’eau, Percy apprend qu’il arrive trop tard. Le solstice est déjà passé alors Poseidon s’est barré en laissant simplement une messagère pour Percy. Le message ? La quête est terminée et il est relâché de ses obligations. Ce n’est pas du tout le message que Percy voulait entendre, toutefois : il refuse d’abandonner et veut forcer la messagère à lui venir en aide.

Elle reconnaît dans sa détermination celle de Poséidon, alors elle lui donne quatre laisser-passer pour revenir des Enfers. Quatre ? Percy peut sauver le monde avec ses amis, puis sauver sa mère. C’est gentil, ça.

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