Severance – S02E02 – Goodbye, Mrs. Selvig – 19/20

Je suis plutôt content de ne pas avoir eu à attendre une semaine pour voir cet épisode, parce qu’il fonctionne vraiment à merveille avec le précédent – dont il est en quelque sorte le miroir. On retrouve un générique modifié pour cette saison 2 et on confirme déjà mes théories du premier épisode, tout en résolvant des choses mises de côté par le premier épisode. Bref, c’est un double épisode de retour vraiment agréable et j’ai déjà hâte d’avoir l’épisode 3… Ce qui me fait penser que la saison 2 a tout le potentiel pour être une belle réussite.

Spoilers 

Que s’est-il vraiment passé pendant les cinq mois où Mark n’était pas à Lumon ?

Was a pineapple involved?

Si j’en crois le titre de l’épisode en miroir du précédent, on a possibilité de croire que cet épisode jouera en miroir et nous présentera enfin le retour à la réalité de nos inni. Le début d’épisode nous le confirme aussitôt : on a comme dans l’épisode 1 un peu de voix off des cliffhangers, mais on enchaîne aussi sec avec des images.

Mark se réveille donc juste après le drama provoqué par son inni. La relation avec sa sœur est vraiment chouette, mais elle semble heureuse de retrouver son frère sans se poser plus de questions que ça sur sa réalité professionnelle. C’est étrange. On y revient plus tard dans l’épisode, avec une fin de soirée à gérer. Tout le monde s’en va, sauf bien sûr la sœur et son mari, parce qu’ils sont chez eux.

Ils racontent à Mark tout ce qu’il a pu dire, en s’attardant longuement sur le « elle est en vie ». Le plus logique serait qu’il parle de sa nièce, n’est-ce pas ?

De son côté, Helly n’est qu’une déception monumentale pour son père ; inévitablement. Il lui crache à la gueule, métaphoriquement parlant, puis se sépare d’elle bien vite. Elle demande aussitôt à ce que les exter soient retrouvés. Elle confie la tâche à Milchick ; mais le vrai intérêt est qu’elle lui demande de suivre non pas son instinct sur la marche à suivre, mais celui de Kier. C’est une vraie religion y compris quand on n’est pas un inni, alors ?

Cela me perd un peu, je dois dire, mais il est intéressant d’avoir la perception de la famille Eagan sur cette affaire. Après avoir confié sa mission à Milchick, la fille Eagan traverse le bâtiment (un plan magnifique, il faut le dire) pour rejoindre Cobel/Selving. Elle la remercie vraiment de tout ce qu’elle a fait pour la boîte, la tient au courant des avancées, puis lui demande de reprendre son poste. C’est étonnant.

Cobel demande bien sûr des excuses, qu’elle obtient… avant de se voir offrir une promotion, comme membre d’un conseil sur la dissolution. C’est une nouveauté qui permet à Milchick d’avoir sa promotion et qui ne plaît pas à Cobel. Elle veut son poste de pouvoir, pas un placard. Je peux la comprendre, mais elle n’est pas en position de faire la demande qu’elle fait. Quand elle affirme réfléchir à ce qu’on lui propose, j’ai quelques doutes tout de même. En même temps, elle est acculée à ce stade.

Helly aussi, elle l’est. Elle est forcée de faire une petite déclaration vidéo où elle accuse un mauvais mélange d’alcool et de médicaments pour justifier ce qu’elle a dit. Ben tiens. Sa dissociation serait un succès – et le journal proposé par Milchick dans l’épisode 1 était donc un faux. Son discours est bien rôdé… mais celui de Milchick aussi.

On le voit se rendre chez Irving d’abord, pour lui dire qu’il est un ami de son inni mais qu’il est viré quand même (sans raison). Dylan ? C’est encore plus simple de le virer : il s’est battu, il a des traces pour le prouver et il suffit de lui dire qu’il est responsable de cette attaque pour s’en débarrasser. Il faut ensuite qu’il s’occupe du cas de Mark, qui est le plus problématique.

Devon, la sœur, doute tout de même pas mal. Bien sûr, quand Milchick arrive, elle est sur la défensive et pose pas mal de question, surtout avec le cas de Cobel. C’est vraiment inévitable. Milchick se débrouille vraiment bien dans ses mensonges, en vrai : il met tout sur le dos de Cobel et fait culpabiliser Mark en insistant sur le fait que ne pas revenir serait punir son Innie pour quelque chose de courageux. Allons bon.

Je me demande tout de même pourquoi il est si essentiel que Mark revienne et pas les autres. Le reste de la nuit peut se dérouler pour tous les personnages : « Helly » regarde les vidéos de surveillance de Lumon (avec un petit sourire, elle tombe sous le charme de Mark… mais est perturbée par le baiser entre eux !), Irv se pose beaucoup de questions sur ce qui lui est arrivé, Mark rentre chez lui… et passe voir Mrs Selvig. En vrai, ça peut se comprendre. Le truc, c’est qu’elle n’est évidemment pas « chez elle ». La maison est vide.

Le lendemain, Mark est invité à un déjeuner par Devon qui n’a plus tellement envie que son frère démissionne finalement. Elle doute trop et veut savoir si sa belle-sœur pourrait être encore en vie. Mark, lui, n’a aucun doute : il a identifié le corps de son épouse, tout de même. Leur conversation est bien sûr espionnée par un employé Lumon qu’ils ne connaissent pas et comme ils ne sont pas exactement discrets avec le ton qui monte vite, ça ne dit rien qui vaille. Après, on sait déjà ce qu’il se passe à Lumon.

Mark se barre donc avec la ferme intention de démissionner, mais ça ne sera pas le cas. Milchick débarque bien sûr chez lui le soir même pour lui proposer une augmentation de 20% (wow), lui assurer qu’il fournira des bilans du bien-être de son innie et lui parler un peu de Gemma, le tout sous forme de questions. Il appuie là où ça fait mal, bien sûr, et lui explique aussi qu’il a trouvé l’amour à Lumon. C’est si frustrant : on sait que ça marche. Et on sait donc qu’il n’y a pas eu cinq mois entre les deux saisons. Je m’en doutais un peu, en vrai.

Mark S décide donc de revenir au travail et suit sa routine habituelle, tandis qu’en coulisses, on lui monte une équipe de secours de toutes pièces, avec un employé étranger et deux anciens employés d’un autre projet, virés. La vraie information, toutefois, c’est que l’entreprise a besoin de Mark pour un projet. On n’en saura pas beaucoup plus sur le projet.

La vie continue, tout de même, pour les autres personnages aussi. Dylan est clairement déprimé d’avoir été viré, ce qui peut se comprendre parce qu’il a besoin de son fric le pauvre. Il passe donc un entretien super bizarre sur des fabrications de porte… Tout pourrait bien se passer, sauf qu’il fait face à de la discrimination, bien sûr. Je m’attendais à une discrimination plutôt basée sur le manque d’expérience pro puisqu’il ne se souvient de rien, mais la série préfère finalement nous le vendre sur une discrimination quasi-religieuse. La « circoncision du cerveau » de Dylan ne plaît pas à son futur employeur potentiel.

Bref, c’est sans surprise que quand Mark fait pression via l’interphone de la boîte, la direction – y compris Helly R – prend la décision de lui rendre ses collègues et que Dylan accepte de revenir. En parallèle, Irv continue de se poser des questions et passe d’étranges coups de fil depuis des cabines téléphoniques. Le plus intéressant est que Burt semble l’espionner… mais Irv aussi semble ravi de pouvoir reprendre le boulot.

Reste la question d’Helly R. On la rend à Mark, j’entends bien, mais est-ce qu’elle est vraiment dissociée ? Si elle l’est, pourquoi mentir sur ce qu’elle a vu ? C’est tout de même étrange. Il y a plus étrange en fin d’épisode : Mark rentre chez lui et tombe sur Selvig, en train de déménager, tout simplement. Elle refuse quasiment de lui parler, se contentant de ne pas répondre à ses questions en se moquant de lui – et elle le fait bien. Le coup de l’ananas qui permet de le manipuler facilement, c‘était assez incroyable, tout de même.

L’épisode se termine sur cette confrontation où Mark empêche Selvig de passer en voiture, où il lui demande si elle sait quelque chose sur Gemma et où elle s’enfuit malgré tout. Merde alors.

PS : VDM pour les pauvres employés virés, récupérés trois jours et de nouveau virés. J’imagine que le second Mark reviendra se plaindre…

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Severance – S02E01 – Hello, Ms. Cobel – 18/20

L’attente fut longue (et encore, je ne suis pas le plus à plaindre), mais elle valait apparemment le coup : le retour de la série est plutôt réussi. On évacue vite les cliffhangers pour proposer un épisode qui pose plein de questions et permet de se faire quelques théories dans son coin. Rien ne justifie d’avoir attendu si longtemps, mais le résultat est impeccable : l’esthétique est toujours folle, les personnages sympathiques à suivre, l’ambiance réussie. Pour autant, il manque quelques éléments qui rendent ce retour un peu frustrant – même si je m’y attendais.

Spoilers 

Cinq mois plus tard, peut-être, Mark revient bien malgré lui à Lumon.

Welcome back, Mark S. Been a minute.

Eh, qu’est-ce que j’aurais aimé avoir un résumé de la première saison avant de me relancer dans ces aventures. Je sais, j’aurais pu m’occuper moi-même d’en chercher un, mais je comptais sur ce début d’épisode pour le faire. C’est un peu ce qu’il se passe avec tout un tas de voix off qui nous rappelle où en sont les différents personnages dans l’incroyable cliffhanger de la saison 1, vous me direz. Le problème, c’est que la saison commence ensuite loin du cliff, justement.

La première scène est absolument incroyable ; c’est un vrai bijou de réalisation avec une esthétique très jeu vidéo l’air de rien. Je ne peux que me demander comment ils ont tourné tout ça, tout en observant Mark courir avec désespoir dans les locaux de l’entreprise. C’est une suite de couloirs blancs qui sont un vrai labyrinthe digne de nos vieux écrans de veille Windows.

Cette scène parvient en tout cas à nous remettre immédiatement dans l’ambiance de la série. Il y a un tas de couloirs blancs à suivre, jusqu’à ce que Mark parvienne à la salle du bien-être. J’ai si hâte de revoir Dichen Lachman, moi ! Elle n’est plus là, cependant. La pièce est déserte, Mark est observé sans même le savoir.

Il finit par se rendre à son poste, comme toujours, et c’est là que l’on voit que la série a décidé de jouer complètement avec nous. Plutôt que de retrouver les personnages qu’on connaît bien, on nous en sert trois nouveaux : Mark W, un italien (je crois ?) qui ne parle pas anglais et une femme. Oui, oui, Mark W, ce qui fait que notre héros devient donc Mark S aux yeux de tous. Une coïncidence parfaitement agaçante pour le personnage, je suppose.

Il est au moins aussi paumé que nous, demande donc quelques explications et se les voit offrir par Milchick. Su-per. Milchick est toujours là, c’est vraiment tout ce dont on rêvait pour les personnages, hein. Et en plus, ça n’arrange rien à mes yeux, le générique a disparu ! C’est bon, ils ont mon attention complète.

Très vite, on apprend pêle-mêle que cinq mois ont passé depuis la fin de saison 1. Cobel n’est plus à la tête du service, remplacée par Milchick, qui présente aussi à Mark S sa nouvelle assistante, Mlle Huang. Et pour être mademoiselle, elle l’est : c’est limite une enfant, qui se retrouve à garder les ballons de bienvenue de Mark. On dirait un mauvais film d’horreur.

Mark demande tout de même quelques précisions, à commencer par savoir ce qui a bien pu arriver à ses collègues. Milchick est heureux de lui répondre apparemment, lui donnant même un journal pour lui expliquer qu’ils sont tous les quatre devenus de vraies célébrités en contactant l’extérieur. Les voilà donc responsables d’une nouvelle réforme pour Severance.

Milchick informe donc Mark S de la suite des événements : Helly R, Irving et Dylan ont tous refusé de revenir, ce qui n’instaure pas franchement une relation de confiance entre Mark S et Milchick. Cobel ? La question est vite évacuée : on explique à Mark S qu’elle faisait une fixation érotique sur lui dans le but de former un trouple. Incroyable cette excuse.

Malgré tout, Mark S accepte de retourner travailler et de découvrir sa nouvelle équipe. Miss Huang propose immédiatement un exercice de team building, d’ailleurs, mais pas avant que Gwendolyn Y ne demande à Mark S comment est l’extérieur. C’est plutôt fun, les scénaristes s’amusent immédiatement de la situation comme il s’amuse de Miss Huang qui est une ado. Une ado, certes, mais elle rappelle vite à tout le monde qu’elle n’est pas une amie pour eux, mais bien leur superviseure.

Il y a une tension qui s’installe, un doute aussi : pourrait-elle être la fille de Mark, d’une manière ou d’une autre ? Les théories peuvent déjà s’écrire toute seule, c’est déjà ça. Mark S semble en tout cas prêt à tout pour que les apparences soient conservées : il reprend donc le boulot et tout son quotidien habituel, avec de nouveaux collègues. Cependant, on comprend vite que tout ça n’est qu’apparence : son but ultime est de retrouver les autres et il se débrouille donc pour glisser un mot critiquant Milkshake (mouahahaha) dans la poche de Mark W.

C’est un plan moins ingénieux qu’il n’y paraît. Mark S obtient simplement la haine de tous ses nouveaux collègues – Gwendolyn me fait tellement rire avec ses questions – et la promotion de Mark W à son poste. Il bluffe ensuite pour tenter de s’enfuir : il prétend avoir fait quelque chose à la kitchenette pour détourner l’attention. Son vrai but ? Aller dans le bureau de Milchick et utiliser un interphone pour que son appel au secours soit entendu dans toute l’entreprise. Son appel ? Il veut retrouver son équipe. Et nous aussi.

Il est assez clair qu’on va passer la majorité de l’épisode – ou l’entièreté d’ailleurs – dans les locaux de Severance. Il est dur de savoir exactement ce qu’il en est. Pour autant, l’épisode est vraiment bien foutu : Milchick se débarrasse de Mark S et lui dire un au revoir qui semble définitif. C’est terrifiant, tout simplement : Mark S est sûr qu’on le vire, donc qu’on le tue. Cependant, dans la seconde qui suit, les portes de l’ascenseur s’ouvrent à nouveau.

Cette fois, Mark S arrive devant un tableau hyper chelou, nommé Kier pardonne aux traîtres. Le pardon signifie qu’ils finissent par tous être là finalement : Dylan débarque en premier et demande à Mark ce qu’il s’est passé. Il explique vite fait sa propre situation avec Milchick en fin de saison 1, avant que l’ascenseur ne s’ouvre à nouveau sur un Irv bouleversé, hurlant le nom de Burt. Que c’est frustrant. Helly ? Elle met un peu de temps à arriver, mais le fait. Un câlin avec Mark plus tard, notre groupe se retrouve à se demander ce qu’il se passe sans oser parler pour autant – par peur d’être surveillé, même en l’absence des éternelles caméras.

Voilà qui est surprenant. Miss Huang finit tout de même par débarquer et les réunir en salle de pause où Milchick les attend pour leur montrer un sympathique film promo. Ils ont tout prévu, ces cinglés : le film sera montré à chaque nouvel employé d’après Milchick et il n’est pas anodin.

Inspiré de clipart et de son sempiternel trombone, le building en dessin-animé explique aux employés qu’il y a une révolte des macrodonnées changeant tout pour Lumon. Eh oui, Lumon s’adresse directement aux recrues désormais et leur explique que grâce à l’équipe des macrodonnées, quelques conversations secrètes et de l’amour dans l’ascenseur (mouahaha, pas du tout gênant pour Helly et Mark, ça), il y a désormais de quoi s’amuser un peu plus à Lumon. Ouais, il y a de nouveaux parfums dans la kitchenette, une salle des miroirs qui est juste terrifiante et la possibilité d’aller pêcher un ananas avec ses dents dans un bac d’eau.

Cela doit être… douloureux. Le film s’achève sur quelques remerciements à Kier pour la révolte des Macrodonnées. Ouais. Un ou deux applaudissements, ça ne vaut pas plus. Les personnages sont au moins aussi perdus que nous, inévitablement, mais Milchick leur assure qu’ils ont aussi un choix à faire durant la journée. Ils pourront choisir de se remettre au travail, et donc de rester, ou de partir, de manière définitive.

Il laisse là nos quatre héros pour qu’ils puissent parler librement de la situation. Et c’est passionnant, parce que les scénaristes en profitent aussitôt pour nous retourner le cerveau une fois de plus. Ainsi, Mark S leur dit toute la vérité sur Miss Casey et la photo de mariage, quand à l’inverse Helly ment. Et c’est un mensonge que je n’aime pas du tout.

En effet, Helly raconte qu’elle s’est réveillée dans son appartement en pyj tout pourri et a seulement pu prévenir un jardinier (de nuit ahaha). Le mensonge est peu travaillé. Le problème qui se pose est de savoir si c’est Helly qui ment ou si elle joue un rôle : a-t-elle vraiment les souvenirs effacés ? Ou est-elle là pour mener l’enquête sur nos inners ?

Le doute est permis et il continue vraiment quand Helly fait en sorte d’expliquer à Mark qu’elle reste et qu’elle espère qu’il en fera autant ; en le draguant de fou et en insistant sur le fait que les exter sont des gens vraiment différents de ce qu’ils sont à Lumon. Tu m’étonnes. C’est louche, tout ça.

Pendant qu’Helly drague Mark, Dylan rattrape un Irv toujours aussi désespéré d’avoir vu Burt dans les bras d’un autre. Il n’explique pas aux autres ce qu’il a vu, mais il finit par le raconter à Dylan, avant de laisser entendre qu’il veut se suicider – eh, pas en ces termes, mais juste ce qu’il faut pour lui faire comprendre qu’il veut en finir et ne plus revenir à Lumon. Son but est de rejoindre Burt, à la retraite désormais.

Irv indique tout de même à Dylan ce qu’il a vu du côté des tableaux peints en boucle par son exter, avant que Dylan ne soit convoqué par Milchick. La scène est flippante à souhait : pour le convaincre de rester, Milchick lui explique qu’il aura l’occasion de voir sa famille prochainement et notamment sa femme Gretchen. Cette partie n’est pas flippante, ce qui l’est, c’est qu’il lui demande de garder le secret vis-à-vis des autres. Diviser pour mieux régner. Le pacte avec le diable est difficile : il est le seul à être en couple à l’extérieur, donc le seul qui pourra voir sa famille.

Cela reste une association avec Milchick, et ça, ce n’est pas bon signe. Finalement, la fin d’épisode le voit rejoindre Mark et Helly pour se remettre au travail. Irv ? Il accepte aussi de revenir, convaincu apparemment par Dylan. Soit.

Leur boulot est toujours aussi curieux – et on nous vend un retour possible de Casey à un moment ou un autre. Patricia Arquette ? On ne la voit pas de l’épisode, mais elle continue de faire chier Milchick à sa manière. Je suis content qu’il soit agacé de voir le nom de Cobel chaque fois qu’il se connecte, hein.

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Severance (S02)

De quoi ça parle ?

Oublier sa vie privée quand on arrive au travail, c’est cool, mais la vie au travail, c’est aussi la vie privée. Les héros de Severance en ont fait les frais en saison 1, saison qui se terminait sur quelques cliffhangers vraiment bons : Irv se rendait chez Burt et découvrait qu’il était en couple, Dylan se sacrifiait pour les autres et était mis à mal par Milchick, Helly découvrait qu’elle était encore plus que prévu sa propre tortionnaire – et faisait une déclaration médiatique mettant en péril les projets de Lumon. Mark, enfin, remettait en question toute la vie de son alter-égo en découvrant que Cobel était dans sa vie… et que sa femme n’était peut-être pas morte.

Saison 1

Ce que j’attends de cette saison 2

Les années se suivent et se ressemblent. Il y a un an, je me décidais à rattraper enfin la saison 1 en espérant qu’elle parvienne à me sortir de ma torpeur et de ma panne de série. Il n’y a pas à dire, c’était chouette, mais pas tout à fait à la hauteur de la réputation qu’on lui faisait. On m’a survendu Severance et malgré son casting que j’adore et son genre que j’adore, ce n’était pas exactement la série parfaite que j’attendais.

Deux problèmes évidents : c’est une série calibrée 2020, avec trois ans d’attente entre deux saisons et des épisodes au rythme un peu étrange, loin de ceux des séries auxquelles j’étais biberonné au début des années 2000. Ce n’est pas si grave, je sais ; et ça fait que je l’adore, mais qu’elle n’est pas tout à fait la perfection que j’aimerais retrouver. Deuxième problème : j’ai pu tout voir dans un laps de temps assez court, ce qui casse probablement la dynamique, le suspense et la possibilité de faire des théories.

Ceci étant souligné, je ferais donc mieux de suivre avec plus d’assiduité la saison 2, mais non, j’ai déjà deux épisodes à rattraper, parce que la période est chargée du côté de mes projets. Ecoutez, l’essentiel, c’est que je finisse par tout voir, non ?

Et dans un monde idéal, à tout publier aussi, pas comme d’autres séries dont j’ai les critiques en stock sans les avoir publiées (oui, oui, toute la saison 3 de What if par exemple). Tout va bien. Je crois que j’aurais besoin qu’on me fasse oublier mes journées de taf pour être efficace sur le blog, moi aussi… Non parce que je compte sur cette saison 2 pour me sortir de la torpeur et d’une nouvelle panne de série assez terrible – pas un épisode inédit vu depuis quasiment 20 jours déjà. Une bien belle année, 2025 !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

Severance – S02E01 – Hello, Ms. Cobel – 18/20

L’attente fut longue (et encore, je ne suis pas le plus à plaindre), mais elle valait apparemment le coup : le retour de la série est plutôt réussi. On évacue vite les cliffhangers pour proposer un épisode qui pose plein…

Severance – S02E02 – Goodbye, Mrs. Selvig – 19/20

Je suis plutôt content de ne pas avoir eu à attendre une semaine pour voir cet épisode, parce qu’il fonctionne vraiment à merveille avec le précédent – dont il est en quelque sorte le miroir. On retrouve un générique…

Severance – S02E03 – Who is Alive ? – 16/20

C’est un peu frustrant, tout de même. Cet épisode est lent et ne fait que nous narguer avec des pistes de réponses qui ne sont pas explorées et davantage de questions qui sont posées. En permanence. Que dire, que…

Severance – S02E04 – Woe’s Hollow – 14/20

Je pensais vraiment avoir des réponses avec cet épisode et je me trompais lourdement. On a affaire ici à un épisode extrêmement loin du cliffhanger précédent et complètement déroutant par rapport au reste de la série. C’est évidemment fait…

Severance – S02E05 – Trojan’s Horse – 16/20

C’est un épisode un peu plus lent, parce qu’il doit gérer les conséquences du précédent, mais également un peu plus classique dans son format. C’est la première fois cette saison que je retrouve vraiment, au sein d’un épisode entier,…

Severance – S02E06 – Attila – 17/20

J’aime toujours autant l’ambiance de la série et j’ai un milliard de questions sans réponses après cet épisode, encore. J’ai aussi toujours la même frustration : j’ai envie d’en savoir plus, j’ai envie d’en voir plus sur certaines intrigues, mais…

Severance – S02E07 – Chikhai Bardo – 18/20

Les scénaristes éclatent comme toujours la chronologie de la série pour s’assurer qu’on soit bien perdus en tant que téléspectateurs, mais cela ne m’empêche pas d’être sans voix et tellement bluffé par les performances des acteurs. Ils sont grandioses.…

Severance – S02E08 – Sweet Vitriol – 11/20

J’adore les mystères et j’aime bien me prendre la tête sur des théories, mais pour pouvoir le faire, il faut me donner de quoi creuser – ou au moins un objectif. Là, la série nous embarque loin de ce…

Severance – S02E09 – The After Hours – 16/20

La qualité est de retour avec des avancées incertaines, mais bien présentes. Les longs silences ne remplacent pas tous avec efficacité des dialogues et les dialogues sont parfois assourdissants par leur absence de réponse. On sent tout de même…

Severance – S02E10 – Cold Harbor – 19/20

C’est une belle conclusion pour la saison, avec même carrément le contenu d’un double épisode ici. On a beaucoup de réponses apportées – même si elles soulèvent des questions ou laissent en tout cas quelques pistes à explorer –…

Wild Cards – S01E10 – Romancing The Egg – 16/20

Peu de surprises pour cet épisode de fin de saison qui réussit tout de même à marquer le coup comme il faut, avec une petite inversion des rôles et des arnaques qui se superposent les unes aux autres pour mener de manière fluide à un cliffhanger. Pas de panique : la série est renouvelée. Bref, à l’image de la saison 1, l’épisode est parfaitement maîtrisé du côté du rythme et sait ce qu’il fait.

Spoilers 

Le grand plan de Max est enfin révélé dans cet épisode.

I have so many questions, I’m pratically vibrating.

Le mari

Vous savez quoi ? Sur ce genre de séries que j’aime bien mais qui a encore toutes ses preuves à faire, je trouve que la fin de saison est hyper importante pour se faire une idée de la direction que la série prendra par la suite. Est-ce que la saison 2 proposera la même chose ou est-ce que le rythme sera un peu plus intense ? Tout dépendra de ce que proposera l’épisode, en fait.

Il commence par nous proposer un petit développement supplémentaire pour le personnage de Max, qui a donc un mari qu’elle n’a pas vu depuis deux ans. Le mari de Max vient directement de Buenos Aires et en veut à sa femme de découvrir toutes les activités qu’elle mène dans son dos, surtout quand ça touche son argent. C’est en fait ce qui a attiré son attention, mais c’est exactement ce que voulait Max : ramener son mari dans sa vie pour qu’il l’aide sur son gros coup à venir. Et elle fait tout ça en continuant de flirter avec Cole, une vraie génie.

Pour s’assurer que son mari fasse le job avec elle, Max lui promet de lui revendre sa villa – ouais parce qu’elle a mis sa maison à lui à son nom à elle, tout de même. Cela dit, il y a un truc qui ne colle pas trop : elle s’attendait à ce qu’il vienne, mais elle ramène tout de même Cole chez elle ?

Et puis, bien sûr, Cole se lance aussitôt dans des recherches sur le mari de Max. Il prend une petite photo de manière pas bien discrète pour la comparer à la base de données de la police et en savoir plus sur lui. Du moins, ça, c’est ce qu’il espère, mais il semblerait quand même que la police ne possède pas grand-chose sur le mari. Cela dit, Cole contacte Rachel et elle, elle a un fichier encrypté à lui transmettre. Ce n’est donc pas un petit criminel auquel on a affaire : c’est un voleur international.

Le plan

Dans tout ça, on découvre que la fidélité de Max n’est ni pour son mari, ni pour Cole avec qui elle a clairement eu un moment d’alchimie. Elle est pour son meilleur ami et valet, Ricky, et je trouve ça étonnant de les voir avoir une scène ensemble où c’est clairement évident que c’est lui sa priorité. Cela a manqué dans la saison où il était souvent ressort comique, sans plus.

Loin d’être comique cette fois, il s’inquiète de voir Max si proche de Cole sur les caméras de surveillance. Elle lui affirme que ce n’était que de la fatigue et qu’il n’a pas à s’inquiéter : leur coup est toujours sa priorité. Reste à savoir ce qu’elle compte à faire exactement : je sens qu’on nous monte un épingle quelque chose qui ne servira qu’à faire libérer Georges, son père, de prison. On a ainsi une petite scène où elle le retrouve, mais je sens que le gros du développement de Georges sera en saison 2.

Une fois que c’est fait, Max peut se rendre au commissariat et constater que Cole fait exactement ce qu’elle veut : il fait des recherches sur Olivier, son mari. C’est évidemment son but, parce que le coup qu’elle est en train de monter consiste à faire tomber Olivier. Elle balance donc à la police toute la « vérité » : Olivier serait de retour en ville pour voler un œuf impérial, d’une valeur de plusieurs millions d’euros. C’est pour une tentative de vol de ce même objet que Georges a fini en prison. Bref, Max joue la victime d’Olivier : il la forcerait à tenter de faire un casse à 33 millions d’euros, comme il avait forcé son père avant.

Bien gentille, Max préviendrait donc la police pour qu’ils puissent arrêter Olivier, qui est un voleur connu sous le nom de « Phantom » et qui intéresse bien sûr le FBI. Elle est maligne. Comme je suis sûr que les scénaristes le sont aussi, je suis à peu près sûr qu’elle a autre chose en tête. On ne le saura qu’en fin d’épisode, cependant. En attendant, il nous reste à découvrir toute la mise en place du plan pour voler l’œuf.

Le casse

C’est un peu abusé car ça change des épisodes habituels où Max et Cole mènent l’enquête, mais en même temps, on est en fin de saison, alors changer les petites habitudes, ça le fait aussi. Et puis, on est surtout sur une inversion des rôles : Cole se retrouve à devoir être en infiltration en tant que criminel.

C’est la police qui le met dans cette situation, pour pouvoir superviser Max qui fait plein de conneries tout de même. D’ailleurs, la situation est simple : soit ils réussissent à arrêter Olivier, soit Max sera arrêtée pour toutes les lois enfreintes depuis le début de la série et Cole perdra toute chance de récupérer son bureau et son job. Allons bon. Tout est donc en place, plan aussi, pour que l’épisode puisse se diriger vers des scènes d’action avec un type à peser pour contourner son alarme.

Seulement, avant ça, il reste à développer davantage le personnage de Max : elle raconte donc son histoire à Cole et on sent qu’elle a eu un mariage difficile. C’est important comme scène car le lendemain, Olivier déclare à Max qu’il est toujours amoureux d’elle et qu’il fera tout pour passer le reste de sa vie avec elle. Ben tiens. Ils sont tous avec des micros, mais ça n’empêche pas Max de se laisser attendrir. Ridicule ? Pas tellement, mais ça le devient quand Olivier se sent menacé par Cole. Le triangle amoureux mis en place est amusant, même s’il n’a rien d’original. Une part de moi aurait aimé que ça puisse se faire sur plus longtemps que le dernier épisode de la saison ; une autre part en revanche se satisfait de ne pas avoir à le supporter sur trop longtemps.

En tout cas, une fois que c’est fait, on peut enfin avancer vers l’action de l’épisode : Cole, affecté au service de sécurité, s’arrange pour récupérer le poids de l’homme d’affaire possédant l’œuf et se faire intimider par Olivier (ou pas), Olivier s’apprête à voler l’œuf dans la chambre de l’homme d’affaire. Seulement voilà, au moment crucial, toute l’équipe – Ricky compris parce qu’il les gère à distance – entend que l’homme d’affaire a changé et renforcé son système de sécurité.

C’est con. Comme il est assez débile pour s’en vanter devant ses invités, Max passe aussitôt à l’action et vole la montre de l’homme. Il y a tout de même un compte à rebours assez peu agréable pour eux, ce qui fait qu’Olivier et Max doivent se dépêcher d’entrer dans le coffre où se situe l’œuf. Olivier peut ainsi le récupérer, tandis que Max remet la montre de manière peu crédible. Autant voler la montre, ça collait, autant la remettre j’ai du mal à y croire.

Fin de saison

Sans la moindre surprise, Olivier tente alors de s’échapper avec l’œuf. Il a un petit flingue imprimé en 3D pour tenter de s’en prendre à Cole, mais finalement, c’est Olivier qui est doublé par Max et les flics. Le voilà donc qui se fait arrêter par les autres détectives du commissariat. Tout est bien qui finit bien : Cole récupère l’œuf, Max a sa sweet vengeance, Cole récupère son badge de détective, Max voit la peine de son père réduite à un an et récupère également sa liberté.

C’est problématique pour l’équilibre de la série, en revanche. On savait que leur duo était constitué pour une durée limitée, mais on s’y fait à ce duo d’enquêteurs improbables et il nous faut une saison 2. Ce qui devrait être un happy end n’est donc pas la fin de l’épisode, loin de là. Il reste juste assez de temps pour que ça parte en vrille une dernière fois.

Max assure qu’elle fera sûrement une petite croisière avec Ricky, ce qui n’attire pas les soupçons de Cole immédiatement. Il n’en reste pas moins un détective qui comprend vite qu’il y a quelque chose de suspect quand il n’arrive plus à joindre Max et Ricky. Ils sont un peu con par contre : ils suppriment les numéros de téléphone trop rapidement, avant de s’enfuir. En vrai, pour n’attirer aucun soupçon, ils auraient mieux fait de dégager AVANT de supprimer le numéro. Bref, Cole se rend compte que Max l’a doublé lui aussi et qu’elle a volé l’œuf, sans comprendre comment. C’est assez improbable en même temps : Ricky est celui qui a mis en place le nouveau système de sécurité de l’œuf et a permis à Max d’aller échanger l’œuf avec un faux sans trop de difficulté.

Cole arrive toutefois trop tard pour arrêter Ricky et Max. Il se contente de rentrer chez lui, dépité et de caresser Mark… Jusqu’à ce que Max débarque. Trahi par sa pote, il lui assure qu’il va l’arrêter, mais celle-ci, avant tout, veut avoir le temps de parler avec lui, parce que c’est important. En effet, si elle a décidé de ne pas s’enfuir avec Ricky comme prévu, c’est parce que celui-ci a retranscrit les échanges audio volé par Max il y a trois ou quatre épisodes. Et dans ces échanges, il y a l’identité du meurtrier du frère de Cole. Forcément. Quand elle le dit à Cole, il n’y a pas vraiment de suspense sur le contenu de la réplique… Reste maintenant à savoir qui est responsable parmi les flics. Oui, je suis sûr qu’on aura un flic véreux à faire tomber en saison 2.

En bref

La série n’a rien inventé et certainement pas le genre de la série procédurale, mais elle fait bien son taf et est divertissante. Tous les épisodes ne se valent pas, mais il y a souvent des petits twists dans les résolutions qui font que c’est sympa à suivre. Bien sûr, tout l’intérêt de la série réside aussi dans le duo : Max et Cole sont des personnages rapidement attachants. Concrètement, l’humour de Max porte la série quand ce n’est pas insupportable ; Cole est le cliché du flic qui doit se décoincer et, bien sûr, tous les deux ont un passé chargé à développer.

C’est là-dessus que la série se sécurise un intérêt pour la saison 2 : on sent bien qu’il y a beaucoup à faire du côté du père et du mari de Max (Georges et Olivier), mais aussi du côté du frère de Cole. Toute cette histoire de trafic de drogue pour lequel Cole a perdu son poste d’enquêteur à la base était vraiment l’intrigue que j’attendais pour le dernier épisode de la saison 1.

Bon, vous l’aurez compris, je serai au rendez-vous pour la saison 2 : Wild Cards est une série amusante, pas prise de tête et vraiment sympathique à suivre pour ce qu’elle est ; un petit procédural de qualité moyenne… Mais ça fait du bien d’avoir ce type de séries de temps en temps. Et puis, le cliffhanger donne envie de revenir pour en savoir plus, alors la série a tout compris et tout gagné.

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