Wild Cards – S01E05 – The Accountant of Monte Cristo – 13/20

J’ai moins aimé l’enquête proposée cette semaine, parce que je la trouvais presque trop fluide et facile. Du côté des personnages, on nous développe de manière un brin trop classique les relations avec un détour par le passé pour ajouter de nouveaux éléments… mais qui ne parviennent pas à être surprenants. Bref, un épisode de série procédurale.

Spoilers 

Max & Cole travaillent avec l’ex fiancée de ce dernier quand elle l’appelle à la rescousse.

Maybe we’re getting promotions.

Rachel

J’attendais beaucoup de cet épisode, mais le résumé ne me plaît pas trop à insister déjà sur une romance entre les deux héros. C’est très tôt dans la série pour ça, je trouve, mais la première scène nous indique déjà à demi-mot que nous sommes en mi-saison : la période d’essai de Cole est déjà arrivée à la moitié. On apprend donc que son boulot avec Max est efficace, mais que la hiérarchie n’aime pas bien les voir s’éloigner parfois des protocoles.

En même temps, elle n’a pas embauché Max pour suivre les protocoles, cette hiérarchie, alors… C’est un duo qui reste largement improbable. Bon, la première scène permet en tout cas d’avancer sur ce petit fil rouge, avant de lancer l’épisode : Cole reçoit un coup de fil qui le panique. Cole demande aussitôt à Max de sortir de la voiture. Bon, c’est tout de même mal la connaître, ce n’est pas du tout son genre. Comme d’habitude, Max n’en fait qu’à sa tête quand même. Assez vite, elle rencontre donc Rachel, une femme qui a tout de l’agent de police plus galonnée que Cole mais qui est débordée par sa situation. Alors qu’elle effectuait, seule, le transfert d’un prisonnier, Albert, un commando armé les a attaqués. Et est parti avec Albert.

J’aime bien cet épisode qui met aussitôt les heures pour nous indiquer qu’il y a une course contre la montre… alors que pas du tout. C’est étonnant de changer de la formule habituelle de la série alors que ça n’apporte rien de plus. Je veux dire, on est sur une intrigue on ne peut plus classique avec un type à protéger qui s’est en fait fait la malle, même si on ne l’apprend pas tout de suite.

Le vrai intérêt de l’épisode, c’est évidemment Rachel et la relation qu’elle entretient avec Cole. On comprend vite qu’il y a une sacrée histoire entre eux quand on a quelques échanges de répliques savoureux et Max m’a fait mourir de rire à être autant au spectacle que nous. Il est alors révélé que Rachel est l’ancienne fiancée de Cole. Les grands classiques, finalement. Je suis servi deux semaines de suite, moi qui voulais en savoir plus sur Cole, on va finir par en savoir trop.

Retrouver Albert

Du côté du passé de Max, rien de bien nouveau : elle continue de se servir de son père pour avoir des infos, et dans cet épisode, c’est utile. Son père est en prison et a tout ce qu’il faut pour retrouver l’équipe qui a kidnappé l’homme que Rachel protégeait. Même si Rachel ne veut absolument pas faire équipe avec des criminels, elle finit par le faire parce que ça l’arrange bien de retrouver Albert sans passer par sa hiérarchie.

Elle est toute en contradiction et Max ne manque pas de le souligner à plusieurs reprises : Rachel passe son épisode à dire à Cole de faire attention à Max car elle ne respecte pas les règles, sans pour autant faire attention elle-même aux règles.

Bref, en une heure, ils passent de la prison à Max déjà prête à entrer sous couverture dans de nouveaux vêtements ? C’est un peu ridicule comme timing. Quel est l’intérêt d’ajouter les heures pour un truc si peu crédible ? Vraiment, ça m’échappe.

Pendant que Max gère plutôt bien la voyante criminelle avec laquelle ils doivent bosser, Rachel et Cole rattrapent le temps perdu. Franchement, l’épisode semble s’écrire tout seul à ce point, mais ça fonctionne très bien. Le passage par la voyante permet à notre trio de comprendre qu’ils ont affaire à un criminel qui s’est auto-kidnappé. Pourquoi pas, après tout : ce n’est pas comme si c’était quelque chose que nous n’avions jamais vu ailleurs et auquel on ne s’attendait pas.

Vraiment, l’intérêt de la série ne réside pas dans les enquêtes, mais bien dans les personnages. Ainsi, j’aime bien que la série fasse de l’humour sur les anciennes erreurs de Max, notamment avec les gants supplémentaires qu’elle peut donner à Rachel. Alors qu’ils trouvent le cadavre d’un fleuriste/faussaire, nos héros ont enfin une piste sérieuse pour retrouver Albert. Personne n’appelle de renforts sur cette scène de crime, en revanche. Heureusement que ça avance vite avec juste assez d’indices pour que l’enquête puisse progresser à chaque fois vers une nouvelle étape. Et c’est comme ça qu’ils retrouvent Albert à proximité de son amour, à qui il souhaitait offrir des fleurs.

Le deal

Bien sûr, Albert se laisse embarquer assez simplement par le trio, mais il y a des remous tout de même quand son ancien garde du corps se met en tête de le tuer. Albert est un personnage plutôt marrant lui aussi : tous les criminels sont écrits de la même manière que Max par les scénaristes, j’ai l’impression.

Bien sûr, l’épisode nous ramène sur une des maisons de Max comme il faut mettre à l’abri Albert. Max est curieuse d’en savoir plus sur cet étrange prisonnier sous protection policière. Elle cherche donc à avoir des réponses en lui apportant un dîner qu’elle prépare (à base de paquet de chips, de la grande cuisine, quoi). La scène était un brin trop longue à mon goût, mais là encore, on tombait sur du plutôt classique, je trouve. Il fallait justifier que Rachel et Cole restent assez longtemps seuls pour parler de leur propre situation de couple.

La rupture des fiançailles ? Elle fait suite à la mort du frère de Cole, bien sûr. Ce n’est pas une raison suffisante pour une rupture, et ça se sent bien vite quand il y a à nouveau un rapprochement entre eux, rapprochement observé par Max. Rachel est aussi là pour rappeler à Cole qu’il bosse avec une criminelle, d’ailleurs, alors forcément, il finit par craquer pour son ex plutôt que pour Max.

J’aime bien le personnage de Rachel, elle arrive au bon moment pour remettre en question le duo. En revanche, quelque chose de surprenant avec cet épisode est qu’on a l’impression d’être à la fin assez vite alors que nous n’en sommes qu’au milieu. Les scénaristes nous refoutent donc Cole et son ex ensemble pour laisser Max face à un dilemme problématique : en effet, Albert lui propose un marché plutôt alléchant, en échange de sa libération.

Pas de bol, Max est un peu plus sérieuse que ça désormais… En théorie. Bon, la maison est tout de même attaquée par une équipe armée jusqu’aux dents. Albert parvient à s’enfuir, laissant Max assommée et Cole sous le choc d’avoir failli mourir. Heureusement que Rachel était là pour lui sauver la vie de justesse.

L’échange

Le problème dans tout ça ? Ils n’ont plus le choix d’appeler la hiérarchie de Rachel, parce qu’à ce stade, il y a des cadavres et un prisonnier/témoin clé dans la nature. Rachel risque donc de perdre son job, mais moi ce que j’en retiens, c’est qu’on fait un petit détour par huit heures du matin, c’est chouette pour mon Bingo Séries.

Ensuite, eh bien, Max concocte évidemment tout un plan pour retrouver Albert une seconde fois. Elle a déjà mis un téléphone portable dans la veste d’Albert, ce qui lui permet de parler avec Charles, le garde du corps qui veut sa mort et qui, pour ça, le kidnappe plutôt que de lui tirer dessus quand il est menotté à un lit. Ne cherchez pas la logique.

Le tout mène à un échange amusant où Max enchaîne les jeux de mots : Albert pour les autorités en échange d’une clé USB qui contiendrait plein d’enregistrement de gangs mafieux. Le truc, c’est que Max n’a pas cette clé ; elle se contente de photos de vacances. L’échange semble se dérouler sans problème, jusqu’à ce que, évidemment, Charles essaie de tuer Albert avec un flingue. Dans la confusion, Albert tombe du haut d’un pont et semble mourir.

On sent tout de suite l’énorme arnaque quand Albert tombe du pont. C’est une chute qui peut paraître mortelle, mais on comprend aussitôt ce qu’il en est quand le corps n’est pas retrouvé par la police après coup. Pourtant, Rachel ne semble se douter de rien… Pour une flic qui ne fait pas confiance à Max, elle n’est vraiment pas maligne. En effet, il est rapidement révélé que Max a tout organisé à ce coup de poker. Depuis le début. Elle fait appel à tous les criminels de l’épisode pour organiser une évasion efficace pour Albert, à base d’une bâche et de tout un système pour le garder sur la terre ferme, sous le pont. C’est beaucoup de boulot en très peu de temps, tout de même.

Cette évasion mène à un happy end : Albert peut envoyer des fleurs et un billet d’avion pour le rejoindre à son amour de toujours, le procès a lieu quand même avec Charles, le dernier méchant, qui balance tout ce qu’Albert devait dire, Cole… décide de rester où il est plutôt que de suivre Rachel, et Max nous fait du grand Max. Ainsi, elle récupère une clé USB avec des enregistrements vocaux des gangs.

J’imagine que son plan est de tout faire pour libérer son père puisqu’elle le fait en parlant avec lui. Malgré tout, on a la confirmation que Max n’est pas si gentille que ça finalement, son passé dans le crime est toujours là. On n’en doutait pas vraiment, mais c’est la première fois que la série nous montre à quel point elle suit son propre plan dans le dos de Cole, en le manipulant pour arriver à ses fins.

L’épisode se termine ensuite sur le bateau, comme d’habitude. On nous révèle qu’il est sacrément plus grand à l’intérieur que sur le pont et on en profite pour nous refaire un petit focus sur le frère de Cole. Je suis tellement sûr qu’il n’est pas mort, en vrai. On nous en parle beaucoup trop pour qu’un twist n’arrive pas sur cette enquête.

En attendant, on nous vend du sexe dans les regards que s’échangent Max et Cole, et heureusement qu’il y a un chat pour les interrompre sinon on serait déjà en fin de saison.

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Severance – S01E09 – The We We Are – 19/20

Bien que ce soit un excellent épisode, je trouve une fois de plus qu’il est un peu lent à en arriver là où il va. C’est 100% volontaire, de manière à ce que l’ambiance mystérieuse s’installe pleinement. C’est kiffant, mais aussi extrêmement frustrant car les réponses ne sont pas près d’arriver à ce rythme-là. Rendez-nous les saisons de 22 épisodes, vraiment.

Spoilers 

Les employés ont un plan à mettre en action.

I wanna remember my fucking kid being born!

J’ai attendu deux ans pour voir la série, mais j’ai enchaîné cinq épisodes en une journée, c’est vraiment pas très malin de ma part. Hâte que la saison 2 commence avant même de finir la première, et pourtant, j’ai aussi très envie de finir cette première saison après des cliffhangers de dingue dans l’avant-dernier épisode. Ils sont malins.

Mark

L’épisode reprend avec Dylan tournant rapidement les interrupteurs de tous nos personnages. Ils ne font pas dans la subtilité avec immédiatement un écran divisé en trois pour bien nous faire comprendre que nous comprendrons ce qui arrive pour chacun d’entre eux. C’est rapidement un bon gros wtf : Mark a donc droit à un câlin de Cobel. Bizarrement, il ne réagit pas du tout quand il la voit. Je m’attendais à quelque chose de bien plus grand pour son réveil dans les bras d’une boss qui le maltraite depuis deux ans. C’est… surprenant.

Celle-ci se rend bien compte qu’il est un peu bizarre, mais elle est loin de se douter que sa puce s’est désactivée… ou activée, du coup ? En tout cas, Mark se rend dans la salle de bain et est tout stressé de ne pas savoir où il est. Cela fait beaucoup d’un coup de se retrouver avec une soirée plein d’inconnus. Bien sûr, Devon vient le voir, bébé en main et il tente de savoir si ça peut être son bébé ou non.

Il ne comprend qu’après coup qu’il vient de croiser sa sœur. Il rencontre ensuite Rebeck, une nana bien perchée avec qui il doit partager un livre, puis retombe sur Devon. Jamais vu une femme qui tire si vite son lait, honnêtement ! En tout cas, elle veut tout de suite parler du grand changement de vie de Mark dont elle ne sait rien – mais lui non plus ne sait rien, ce qui pose un peu problème. Mark en est à se demander s’il peut faire confiance à sa sœur, évidemment.

Ils sont interrompus avant qu’il ne puisse se décider : la lecture du livre commence. Il est amusant de voir Mark prendre conscience qu’il a pour beau-frère l’auteur du livre qui lui a ouvert les yeux, mais il n’a pas le temps de se faire à l’idée que Cobel est déjà sur son dos. Elle semble se rendre compte que Mark a changé et qu’il est tendu – et à force de le cuisiner, elle finit par découvrir la vérité : il l’appelle Miss Cobel.

Avant ça, il a l’occasion de dire à Ricken qu’il adore son livre, ce qui perturbe grandement Ricken. Je trouve qu’il ferait pourtant mieux de raconter toute la vérité à quelqu’un à ce stade. Sa sœur n’arrête pas de lui filer entre les bras à cause du bébé, c’est on ne peut plus énervant. Elle finit toutefois par confier Eleanor, le bébé, à Miss Cobel. C’est la pire idée du monde, mais elle ne peut pas le savoir. Cobel s’enfuit super vite de la fête, cherchant à rejoindre les locaux de Lumon à toute vitesse.

Pendant qu’elle le fait, Mark raconte tout à Devon. C’est chiant de voir que la série use d’une ellipse plutôt que de tout nous montrer, mais c’est intéressant que Mark puisse lui communiquer le message de sa mission tout de même. Il peut également en apprendre plus sur sa vie – son passé de professeur d’Histoire, l’existence de Gemma. Alors que Devon envisage les possibilités qu’ils ont devant eux pour tirer Mark de sa mauvaise posture, ce dernier pense enfin à lui demander ce que Cobel fait chez elle.

Devon ne met pas longtemps à comprendre qu’il fait référence à la femme à qui elle vient de confier son bébé pour lui parler. C’est terrible pour elle, et elle met aussitôt fin à la conversation pour partir à la recherche de son bébé. Quel enfer ! Mark est dévasté de ce qui est en train de se passer, évidemment, mais ça ne lui dit pas pour autant quoi faire. Il aide donc à fouiller la maison. Par chance, on y retrouve Eleanor en bonne santé, simplement abandonnée dans un siège bébé. Par bonheur, Mark y trouve une photo de son mariage avec Gemma.

C’est terrible, car il comprend que Gemma est encore en vie, mais il n’a pas le temps de révéler tout ce qu’il sait : il hurle à sa sœur « elle est en vie », juste avant que Dylan ne lâche les boutons. Putain de cliffhanger, je veux tellement la suite même si je suis sûr que Devon n’aura pas compris qu’il parle de Gemma. Bon, il a le cadre en main, ça peut aider.

Irving

Irving se réveille alors qu’il en train de peindre une fois de plus le couloir menant à l’ascenseur. Ce n’est pas top comme manière de procéder, je trouve, le personnage est obsédé par Severance, mais je ne suis même pas sûr qu’Irving sache ce qu’il est en train de peindre. Il parvient à trouver la source de la musique et l’arrêter, ce qui est toujours ça de pris.

Il sort ensuite de son atelier de peinture pour trouver son chien, qui s’appelle Radar, et voir des médailles militaires sur une commode. Puis, il trouve dans une chambre une valise qui contient un uniforme de l’U.S Navy, un drapeau et une photo avec écrit « papa » en son dos. Le mystère s’épaissit pour lui, même s’il est certainement celui qui vit la soirée la moins stressante.

Cela dit, il trouve pas mal de réponses qui sont autant de questions : il aurait intenté un procès contre Lumon avec d’autres employés de la boîte, parce qu’il s’est blessé sur place. Dans la liste très longue des autres employés concernés, il tombe évidemment sur Burt. Son obsession devient alors de trouver où il habite.

Il sort donc de chez lui et trouve assez rapidement sa voiture. Contre toute attente, il sait comment conduire. Est-ce qu’il faut comprendre que c’est un réflexe qu’on ne perd pas ? En chemin, il ne se rend même pas compte qu’il croise Cobel. Cette dernière parvient finalement à contacter Milchick et lui annoncer ce qu’il se passe, assurant qu’elle gérera Helly – au gala – mais qu’il doit gérer Dylan.

Irving, quant à lui, parvient bien à atteindre la maison de Burt, mais ce n’est pas un happy end qui l’y attend. Burt semble en effet heureux en couple – avec un homme certes, mais un qui ne ressemble pas du tout à Irving et totalement à un acteur de LOST. J’imagine qu’il aura un rôle plus conséquent en saison 2, du coup. En attendant, eh bien, le cliffhanger voit Irving se jeter sur leur porte et hurler – parce que j’imagine que c’est en Burt qu’il a confiance. Pas de chance, Dylan lâche les boutons juste au moment où la porte allait s’ouvrir. Frustrant.

Helly

De son côté, Helly se réveille en tenue de gala et alors qu’elle est en train de parler à… Natalie ! Une fois de plus, la série veut nous retourner le cerveau, mais ça ne marche que sur nous car le personnage de sait pas à qui elle s’adresse. Elle s’appelle en tout cas Helena et est une femme très distinguée. J’ai du mal à comprendre pourquoi elle envoie son innie à Lumon si elle bosse déjà pour le Bureau hors des murs de Lumon. Nous ne faisons qu’effleurer la surface avec les nouvelles questions que ces réponses posent.

Helly rencontre en effet la femme d’Angelo, le sénateur – et la femme qui a accouché en même temps que Devon. Tout est trop lié sans l’être, ça me perturbe. La femme du sénateur confirme en tout cas qu’elle a eu de l’aide pour faire ses trois enfants, se servant évidemment de Severance pour cela. Helly apprend en tout cas que son père est en vie et que ce qu’elle s’apprête à révéler lors du gala va changer la donne.

Oh, bordel, je sens qu’elle va être de la famille Eagan à ce stade. En tout cas, la série révèle alors que le couple s’éloigne d’elle qu’Helena a écrit un livre sur sa vie – et sur son expérience de Severance. Ben voyons. Il est un peu surprenant de voir qu’il y a plein de photographies de sa vie au bureau – parce qu’on voit ces collègues qui semblent être des stars.

Il faut dire qu’il y a de quoi : ils bossent avec une fille Eagan, qui quand elle n’est pas à Severance, passe son temps à accorder des interviews pour dire qu’il est génial d’être dissociée. Tu m’étonnes qu’elle refuse la démission d’Helly : ça la fout mal que la fille soit incapable de supporter la procédure quand elle est censée être l’héritière et le porte-parole du projet. Helly a une sacrée poker face, en tout cas : elle fait une crise d’angoisse mais attend évidemment d’être aux toilettes pour la faire comme il se doit.

Elle est stoppée dans celle-ci par son père qui débarque subitement. S’il assure qu’il a pleuré quand il a appris ce que son innie a voulu lui faire, il lui dit tout de même qu’il est sacrément fier d’elle et de sa persistance dans le projet. On comprend que c’est un projet d’une vie entière et qu’Helena a toujours été pour. C’est une sacrée ironie qu’Helena soit une porte-parole pour la procédure Severance quand Helly pense absolument tout le contraire. Par chance, elle est consciente le soir où Helena doit faire son discours. Le sera-t-elle encore au moment crucial ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite alors qu’elle récite le petit poème de la breakroom.

Elle se rend ensuite dans les coulisses de la scène, comprenant bien qu’elle pourra ainsi faire un discours où elle dira la vérité – quand Natalie lui propose d’expliquer qu’Helly est comme sa sœur. Juste avant de monter sur scène, bien sûr, Miss Cobel arrive et lui promet de faire souffrir Mark, de le martyriser autant qu’elle le pourra si elle raconte toute la vérité. Et pourtant, c’est ce qu’elle décide de faire une fois sur scène : elle affirme à tout le public qu’ils sont maltraités dans le sous-sol de Lumon et qu’il faut les sortir de là.

Elle fait donc son discours juste à temps, et ça, c’est quelque chose auquel je ne m’attendais pas.

Dylan

Pendant ce temps, Dylan est obligé de se couper en deux : il est à bout de bras pour maintenir les interrupteurs dans la bonne position. Ce que j’aime bien, c’est qu’il n’a aucune certitude sur ce qu’il fait. À plusieurs reprises, l’épisode nous montre à quel point il est mal en point dans cette position et on comprend bien que les boutons peuvent être désactivés à tout moment.

Malheureusement, il est vite évident qu’ils ne le seront qu’en fin d’épisode. J’ai envie de voir comment ils vont réagir une fois dans Lumon, moi. J’imagine que ce sera pour la saison 2. En attendant, Milchick se tape son meilleur sprint pour rejoindre Dylan et tenter de stopper la procédure en cours. Dylan a heureusement eu l’intelligence de bloquer la porte, ce qui lui fait gagner quelques minutes supplémentaires. Milchick tente de couper le lien qui bloque la porte, tout en essayant de convaincre Dylan d’arrêter ce qu’il fait. Le chantage aux biens matériels n’est pas tout à fait efficace, mais il comprend vite que parler des trois enfants de Dylan peut être une excellente idée.

Finalement, Milchick parvient à entrer dans la pièce, mais c’est un peu trop tard tout de même. Il force Dylan à lâcher les boutons et… la suite dans la prochaine saison. Un jour.

En bref

J’ai tellement attendu avant de voir la série que j’en attendais beaucoup, beaucoup, plus et que je suis un peu déçu par son rythme très lent. Pour autant, j’ai fini par entrer dans les théories et la course aux révélations. Chaque réponse apporte de nouvelles questions et je n’arrive pas bien à savoir où ils veulent nous emmener. Une chose est sûre : ils savent où ils vont et les mystères ont probablement des réponses très claires.

Il faudra toutefois attendre pour avoir le fin mot de cette histoire, si on l’a un jour. J’aime beaucoup la série en tout cas, ne serait-ce que pour son ambiance si spéciale. Espérons qu’elle durera suffisamment de temps pour apporter toutes les réponses. Il est facile d’en douter quand on voit qu’il faut attendre deux ans entre les saisons… Je sais, le covid est passé par là. Mais bon, la grève des scénaristes aussi…

Bon, sinon, la saison 2 a un milliard de pistes à explorer : Miss Casey/Gemma est la plus évidente, mais je n’oublie pas qu’on a Reghabi qui a disparu dans la fac avec le cadavre de Graner, qu’on ne sait pas encore où Dylan se place dans le puzzle, qu’Irving a toute une vie à nous révéler, que Cobel vient de voir sa couverture grillée alors qu’elle était virée… Bref, on n’a pas fini de se prendre la tête avec cette série, je pense.

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Severance – S01E08 – What’s for Dinner ? – 17/20

Que cet épisode est frustrant. On sait très bien où il veut en venir, mais il prend tout son temps pour y arriver, parce qu’il s’agit en fait d’une longue transition vers l’épisode final. C’était donc un très bon épisode, mais il est arrivé un moment où on a bien compris qu’il se payait notre tête et gagnait du temps. Et ça, c’était tout de même dommage. Bref, j’ai hâte de voir le dernier épisode !

Spoilers 

Les employés ont un plan à mettre en action.

I suppose that’s what you could called my good old days.

Irving

Pour la première fois, nous suivons la vie de l’outie d’Irving en ce début d’épisode. C’est particulièrement troublant : il passe apparemment son temps à peindre des tableaux qui représentent tous le tableau menant à la break room. Irving est donc un artiste qui utilise beaucoup de peinture noire – exactement le même genre que ce qu’il voit couler vers son bureau… Il peint en écoutant une musique qui est loin d’être celle qu’on pourrait imaginer pour son personnage et en évacuant une rage bien contenue dans les autres aspects de sa vie – celle de son innie comme celle de son outie que l’on rencontre alors qu’il lit au bord de l’eau avec son chien.

100%

L’épisode choisit pour une fois de nous montrer l’arrivée au travail des quatre employés au cœur de la série. S’ils paraissent au travail, on comprend vite que leur plan est déjà au point. Helly se tue à la tâche pour atteindre les 100% de son dossier. Tout le monde n’attend plus que ça dans le bureau, au point d’envisager de l’encourager pour qu’elle puisse bien le faire avant à 17h.

Tout le monde attend, oui, même Cobel et Milchick. Cette dernière en profite pour planifier une session de bien-être entre Mark et Mrs Casey. Bien sûr. Bon, on nous prépare pour ce qui sera le twist de fin de saison : Mark découvrant que Gemma est en vie, ou Mark découvrant que sa voisine est Cobel. Au choix. On attend !

En attendant, donc, Helly parvient à son 100%. C’est la fête pour les employés, qui sont ravis de voir l’objectif atteint. Ils pourraient pourtant vouloir mettre l’entreprise en échec, mais c’est qu’en fait, ils ont un plan en tête. Bon, arriver à 100% du tri de quelques nombres, ça s’accompagne d’une petite séquence en 8-bit dans les montagnes où Kier Eagan lui-même félicite Helly de son travail et lui dit qu’il l’aime. Creepy.

Cobel félicite en tout cas Mark car toute son équipe a réussi à atteindre l’objectif. Pour la fête (une gaufre-party) organisée, Mark demande alors à ce que ce soit Dylan qui soit récompensé. Ah. Le but est qu’il puisse rester à Lumon suffisamment de temps pour activer les puces Severance de ses collègues.

Bien-être

Avant d’en arriver à ça, Cobel souhaite en tout cas féliciter Mark avec une petite session de bien-être, en compagnie de Miss Casey. Le problème, c’est que quand il arrive sur place, il apprend qu’il s’agit de sa dernière session avec elle. En effet, elle vient juste d’être virée et sa pièce va disparaître pour de bon. Pour une fois, elle autorise donc Mark à l’interrompre pendant qu’elle lui lit des informations sur son outtie.

C’est l’occasion d’apprendre que la vie de Miss Casey a duré seulement 107h, et qu’elle a passé la plupart de son temps avec Mark. Ah. Elle est donc vraiment utilisée comme test pour les puces Severance, c’est dingue. Il devrait bien se douter que c’est étonnant comme information, mais ce n’est pas le cas. Au lieu de ça, il se demande surtout comment venir en aide à Miss Casey. Malheureusement, il ne le peut pas et ne se rend même pas compte qu’il s’agit de sa femme. J’ai quand même de grandes questions par rapport à ce twist. Il est rassurant de voir qu’elle est bien amnésique, comme les autres, mais quand Cobel demande à Milchick de la ramener en salle de test, on comprend bien qu’elle n’a probablement pas de vie à l’extérieur. Elle n’est qu’une innie et ça explique sûrement ses bizarreries.

La scène où elle rejoint son ascenseur, semblable à celui qu’Irving dessine, est terriblement triste. Qu’est-ce que Dichen Lachman est une actrice douée, bordel !

Les œufs

Malgré le départ anticipé en retraite de Miss Casey, dont la meilleure journée a été avec eux, la fête de la gaufre se déroule comme prévu. Avant qu’elle ne commence, Milchick leur apporte des œufs que Kelly trouve délicieux. Elle en parle brièvement avec Dylan, lui proposant encore d’être celle qui reste en arrière pour qu’il puisse revoir son fils. Ils sont toutefois sûrs qu’il ne s’agit là que d’une première étape de reconnexion…

La fête continue ensuite, avec un Irving qui remet de plus en plus en question sa foi envers Eagan, au point d’écraser un œuf dans son livre. Enfin, Mark et Helly ont l’occasion de s’interroger sur leurs actions, sachant bien qu’ils prennent un risque. Ils partagent leur peur de découvrir qu’ils sont des connards – même s’il n’y a aucun doute là-dessus pour Helly – et de se faire prendre, mais malgré tout, sont déterminés à le faire.

La fête est interrompue, finalement, parce que Milchick a un problème de management à régler. Cela fait angoisser nos quatre héros, mais ils n’ont pas plus d’information que cela. Nous si : Cobel vient de se faire renvoyer, contre toute attente, par une Natalie servant de porte-parole au Bureau – la hiérarchie de Cobel. C’est super violent : ils ont découvert la tentative de suicide d’Helly et le fait que Cobel passait beaucoup de temps avec la sœur de Mark, et ça ne leur plaît pas.

C’est finalement Milchick qui l’escorte hors de Lumon, après un très bref échange avec le Bureau de ses supérieurs – se contentant de confirmer qu’ils étaient là au moment où elle a été virée. Sans autre formalité. Elle a à peine un carton d’effets personnels quand elle se retrouve à prendre l’escalier – et pas l’ascenseur.

Pendant ce temps, les quatre raffineurs se préparent à une soirée difficile. Mark a beaucoup réfléchi à tout ça : il a peur de se réveiller en conduisant, ou en skiant. Il rappelle à ses collègues qu’il faut être prêts à tout et surtout qu’ils ont une mission très claire : ils doivent trouver quelqu’un à qui confier ce qu’il leur arrive, quelqu’un de confiance qui pourrait les aider à sortir de là.

Ce n’est pas évident comme projet. Avant de partir, Mark décide de leur lire un passage du livre de son beau-frère, rappelant que le temps leur appartient et qu’il n’est pas à leur patron. C’est beau. Dylan révèle qu’il connaît aussi par cœur le même extrait, et ça les fait tous sourire de partager ce secret interdit en commun.

Il est alors l’heure de se dire au revoir. Irving se demande ce qu’il aura pour dîner avant de partir, là où Helly est apparemment beaucoup plus stressée que lui. Elle décide donc de dire au revoir à Mark avec un peu d’humour, soulignant qu’ils sont peut-être mariés, puis avec un baiser, rien que ça. C’est trop précipité comme relation. Je sais que ça fait huit épisodes qu’on attend ce baiser, mais en vrai, je ne vois pas pourquoi et comment Helly suicidaire est désormais amoureuse du type qu’elle détestait. Mais bon, c’est comme ça.

La soirée

Après tout ça, Milchick revient pour conduire Dylan jusqu’à sa gaufre-party. Il s’agit en fait d’un dîner de quelques gaufres qu’il doit manger en solitaire dans la maison reconstituée de Kier Eagan, avant de se rendre dans le lit du fondateur. C’est tellement étrange comme délire. J’ai l’impression d’avoir changé de séries et d’être à nouveau dans Evil.

Il est révélé que la fête est en fait une petite orgie. Dylan doit mettre un masque de Kier pour se mettre au lit, puis il voit des strip-teaseurs (des deux sexes, tous avec des masques plus étranges et perchés) débarquer dans la pièce. J’imagine que c’est un sacré moment de vie pour un innie qui n’a jamais un instant à lui et ne peut jamais satisfaire sa libido.

Pourtant, Dylan se barre apparemment sans regret de cette soirée, le plus discrètement possible. Il se précipite alors vers la salle de la sécurité. Il fait alors tout ce qu’il faut pour que la procédure inversant les effets de la puce Severance puisse avoir lieu.

En parallèle de tout ça, Cobel laisse éclater sa rage d’avoir été virée. Elle n’était pas prête du tout pour ce rebondissement, continuant d’insulter Natalie dans sa voiture et détruisant une bonne partie de sa maison et de l’autel qu’elle y voue à Kier au passage. Elle est interrompue par l’arrivée de Mark qui lui demande si elle veut se rendre à la fête organisée par sa sœur.

Ah. C’est super lent dans la mise en place, et en même temps tout se rejoint enfin. C’est fou. Il serait temps que ça se fasse, ces révélations. Bon, bien sûr, Mark arrive au pire moment pour Cobel/Selvig, alors elle l’envoie balader. Finalement, elle se ravise et lui assure qu’elle prendra elle-même sa voiture pour s’y rendre, afin de pouvoir rentrer plus vite si besoin. C’est effectivement un bon plan.

Mark arrive donc chez Devon en premier, et on découvre que la fête est en fait organisée pour la sortie du livre de Ricken. Cela va être sympa d’avoir Mark qui se réveille sur place et récite tout le livre alors qu’il est clair que l’outtie ne l’a pas lu. 

Mark explique alors à sa sœur qu’il veut lui parler d’une décision radicale. Selvig choisit ce moment pour arriver et est évidemment curieuse quand elle est seule à seule avec Cobel. Il lui révèle donc qu’il envisage de changer de boulot… Cela semble traumatiser un peu Cobel, qui lui suggère de s’enfuir le plus loin et le plus vite possible de ces gens, avant de lui faire un câlin. Pile au moment où Dylan enclenche les boutons pour rendre les souvenirs de tout le monde. Y compris Helly, qui a subitement une vie pour le cliffhanger – je commençais à me dire qu’elle allait se réveiller à côté de Miss Casey !

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Wild Cards – S01E04 – Strangers on a Wave – 16/20

Voilà un épisode qui donne l’impression que les scénaristes lisent mes critiques, parce qu’ils ont travaillé exactement le point qu’il fallait pour améliorer le début de la série. C’est toujours un procédural, mais c’est un peu fun et ça devient efficace car on s’intéresse davantage aux personnages – limite on s’attache à eux. Bon travail, donc, et bon divertissement aussi.

Spoilers 

Un surfeur est retrouvé mort sur la plage, Max & Cole sont appelés pour mener l’enquête.

See, we already finish each other sentences.

Un peu trop de travail cette semaine pour regarder l’épisode dès jeudi matin, mais hors de question de prendre du retard dans la série alors que j’essaie de rester à jour dans mes visionnages lors de cette période plutôt creuse de diffusion. Bref, un samedi soir avec un peu de fièvre, c’est parfait aussi pour cette série.

L’épisode commence par un live où l’on entend quelques coups de feu, et hop, on est directement le lendemain : Max et Cole sont appelés pour étudier le corps retrouvé sur la plage. Pardon ? Comment ça on les appelle désormais sur les meurtres directement sans stratagème élaboré pour qu’ils tombent dessus par hasard ? C’est un peu dommage, j’aimais bien ce petit élément comique dans les premiers épisodes.

Cole & Simmons

Bon, tant pis, on fera avec. Ce début d’épisode voit donc notre duo rencontrer un personnage secondaire qui reviendra forcément à un moment ou un autre puisqu’elle est le médecin légiste du commissariat. Elle apporte un peu d’humour et surtout l’information que le corps retrouvé sur la plage est celui d’un surfeur. On s’en doutait un peu : on est sur une plage dès le début d’épisode, puis on sait par le générique de la série que Cole va avoir un moment où il est surfeur.

Et c’est donc celui-ci : ça se fait dès le début de l’épisode. Incroyable, Cole arrête enfin d’être fade ? Il suit les idées habituelles de Max : elle n’approuve pas du tout la méthode des autres flics du commissariat qui ne s’adaptent pas aux surfeurs qu’ils interrogent. Cole décide donc de se faire passer pour un surfeur, puis de se faire arrêter par Simmons, un des deux collègues cons qu’il subit depuis le début.

En quelques scènes, le personnage de Cole devient d’un coup plus intéressant : on découvre donc que Simmons est son ancien partenaire et il y aura clairement des choses à découvrir sur ce duo. Ils se détestent trop pour qu’on ne nous sorte pas une sacrée histoire dans leur passé. J’ai adoré les voir en tout cas se défouler l’un sur l’autre quand Cole demande à Simmons de l’arrêter. Le but ? Que ça se passe devant les surfeurs pour se les mettre dans la poche.

Il y en a une qui est fière, c’est Max. Le commissaire assiste à tout ça et est moins ravi qu’elle, mais la méthode fonctionne en vrai. S’il a bien envie de mettre à nouveau de côté Cole, il est forcé de reconnaître que c’est même plutôt efficace dans la suite de l’épisode. Alors que Cole entre sous couverture (avec des cheveux toujours impeccables malgré l’eau de mer), Max est mise de côté. Ce n’est pas elle qui se déguise, alors elle se retrouve coincée au commissariat.

Elle en profite pour poser des questions à Simmons sur son passif avec Cole. J’aime bien que ça permette de le découvrir plus et d’en apprendre davantage sur lui : c’est exactement ce que je reprochais au début de la série de ne pas nous le développer assez. Ainsi donc, il était partenaire avec Simmons, tout se passait bien entre eux jusqu’à une affaire qui a rendu Cole obsessif. Ensuite, on a trouvé la drogue dans sa voiture, et voilà, c’en était fini de leur amitié – même si Simmons reste convaincu que Cole est innocent.

Max profite ensuite du reste de l’épisode – et d’une planque – pour poser des questions plus ou moins discrètement à Cole sur cette affaire déclarée résolue par Li mais qui continuait de hanter le détective. Elle n’a pas de réponse immédiatement, évidemment : il veut en dire le moins possible.

Jesse & Marcy

En parallèle de tout ça, « Jesse », le nom sous couverture de Cole, s’intègre assez rapidement au groupe de surfeurs du début d’épisode – celui qui refusait de parler aux flics. Grâce à cette mission sous couverture improvisée, il apprend plein de choses sur les meurtriers potentiels du surfeur. Ils ont beau organiser une cérémonie en hommage à leur pote, ils sont étranges et Cole le sent bien. En plus, s’il est accepté par un des surfeurs, il y en a un autre qui voit d’un mauvais œil l’arrivée de cet étranger dans leur groupe.

Il s’arrange donc pour l’exclure à un moment où tout le groupe de surfeurs s’isole, mais c’est mal connaître Cole. Il appelle Max et les deux se mettent à suivre les surfeurs. Cette filature est efficace : ils découvrent rapidement que le groupe deale de la drogue en la cachant dans des planches de surfs. C’est original comme idée. Tout cela les mène ensuite en planque pour suivre la drogue et essayer d’en savoir plus sur le meurtrier. Et c’est ainsi que les personnages se séparent.

Il n’en faut pas plus pour que Max décide de passer à l’action, contrairement aux ordres donnés par Cole. Elle s’infiltre donc dans une chambre de surfeur pour retrouver les sacs de drogue. Elle a beau porter des gants et ne rien toucher, elle me fait rire : elle a des cheveux tellement longs qu’elle ne peut qu’en perdre.

À distance, Cole s’inquiète évidemment pour elle alors qu’il suit en filature un autre type, mais il a tort : elle fait plutôt un bon boulot et trouve finalement une piste qui va lui permettre de se déguiser. L’avantage, c’est que l’actrice s’éclate chaque semaine. Elle se retrouve cette semaine avec une perruque blonde à faire rougir de jalousie Veronica de Riverdale et un accent franchement pas terrible. La voilà donc qui interprète Marcy pour obtenir plein de réponses de la part d’une femme qui bosse pour une compagnie qu’elle soupçonne liée au trafic de drogue.

C’est amusant à voir, même si déjà un peu répétitif de la secrétaire de l’épisode sur les sportifs. Après, on comprend bien le fonctionnement de Max : elle dit aux gens ce qu’ils veulent entendre et les flattent pour obtenir toutes les infos dont elle a besoin. Elle les transmet aussitôt à Cole qui, pour la troisième fois de l’épisode, lui demande de ne rien faire. Il devrait commencer à la connaître pourtant. S’il la met de côté, il demande toutefois l’aide de Simmons pour aller arrêter le suspect cerné par Max/Marcy.

Résolution

Malheureusement, Simmons trouve surtout un cadavre. Les trois détectives (bon, wannabe détective dans le cas de Max) enchaînent donc sur une conférence téléphonique qui leur permet d’ajuster un peu le plan. Je suis déçu qu’on n’en sache pas plus sur la soirée karaoké de Max qui avait l’air fun : on passe directement au lendemain où Cole prétend avoir été arrêté une nouvelle fois par les flics pour faire peur aux surfeurs et dépister les réactions des uns et des autres. Malin, efficace.

De son côté, Max continue de se faire passer pour Marcy, malgré un changement de garde-robe un peu étrange et pas du tout adapté à l’épisode où elle est censée infiltrer une entreprise en deuil. Le pantalon blanc, c’est osé. En tout cas, à l’aide d’une clé USB, elle parvient à pirater un ordinateur – se servant au passage de son meilleur ami-serviteur, Ricky. Je suis vraiment curieux sur l’identité réelle de ce partenaire ; et sur les raisons de sa fidélité à Max. Les scénaristes lui trouvent chaque fois un nouveau rôle, c’est un vrai couteau-suisse le type.

Max aussi, en vrai : elle passe d’infiltration sous couverture à balade dans les conduits d’aération de l’entreprise – absolument pas poussiéreux et ne salissant pas son pantalon blanc – pour observer sa nouvelle meilleure amie et leur suspect principal coucher ensemble. Il est alors révélé que ce sont eux qui ont manigancé les meurtres pour avoir chacun ce qu’ils veulent : le surfeur a tué le patron de sa copine pour elle, parce que le patron voulait supprimer son job en gros ; la copine a tué le surfeur pour que son copain devienne le chef de gang des surfeurs. Simple et efficace.

Tout aussi simple et efficace est l’intervention de Simmons dans l’épisode. Je trouve étonnant qu’il soit tant séparé de sa partenaire habituelle, par contre, parce qu’elle est sacrément peu développée par rapport à lui, d’un coup.

Bon, sinon, histoire d’avoir un peu d’action dans l’épisode, il est évident que Max tombe du conduit d’aération directement sur les meurtriers. Plutôt que de se débarrasser d’elle, ils en font aussitôt une prisonnière, mais comme Cole était au téléphone avec elle, il intervient aussi vite que possible pour lui venir en aide. Max, elle, peut découvrir que c’est bien Kathy sa nouvelle pote le cerveau de l’opération, tandis que Cole organise des recherches efficaces pour retrouver Max à l’aide de Ricky et de Simmons. Sacrée équipe.

Le truc un peu moins crédible ? Max est menacée par un flingue, on lui demande de se suicider, mais pas une seconde, elle ne sort de sa couverture et ne quitte son accent. Bien sûr, les flics arrivent pile à temps pour arrêter les méchants avant que Max ne meure, hein. Tout est bien qui finit bien, donc, sauf que Max remarque une fois de plus que Li est super cassant envers Cole. Elle décide d’aller le défendre auprès de leur supérieur commun, ramenant au passage l’histoire de drogue datant de l’année précédente. On a ainsi la vision de Li : il avait peur de Cole parce qu’il n’a pas géré le meurtre non élucidé de son frère. Vivement que ça revienne le hanter dans un prochain épisode !

On n’a pas le temps pour creuser ça cette semaine, évidemment. À la place, on termine l’épisode par Max s’incrustant chez Cole pour parler avec lui – du fait qu’elle a failli mourir, certes, mais aussi de la fameuse affaire de l’année précédente. Finalement, ça se termine surtout par une petite danse sympa, et franchement la série est sympa et divertissante. Elle fonctionne de mieux en mieux chaque semaine.

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