Strike (S02)

Synopsis : Après une première enquête rondement menée, Robin et Cormoran sont de retour pour retrouver Owen Quine, un écrivain dont la femme leur signale la disparition mystérieuse.

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Pour commencer, après une longue hésitation sur la numérotation des épisodes de la série, j’ai décide de suivre la BBC qui diffuse cette « saison 2 » de deux épisodes dans la foulée de la saison 1. D’abord saison 2, cette diffusion l’avait fait devenir partie intégrante de la saison 1 avant d’être annoncée de nouveau comme une saison 2. Bref, une série à l’anglaise, il ne faut pas trop chercher la logique, je crois.

Peu importe, vous me direz. J’avais adoré l’adaptation de The Cuckoo’s Calling, voici donc mon avis sur cette adaptation du second roman, The Silkworm.

Note moyenne de la saison : 16/20

04.pngÉpisode 1 – 16/20
He’s not a fan of short sentences.

Très honnêtement, je suis paumé avec cette série. Selon les sites, cette adaptation de The Silkworm est une saison 2 ou non et elle est passée de quatre épisodes il y a un mois à deux aujourd’hui. C’est un vrai fouillis que les annonces autour de la série, mais bon, qu’importe, tant que ça n’impacte pas la qualité.

Comme je l’espérais, l’ambiance musicale change du tout au tout pour ces épisodes qui sont aussi beaucoup plus gores dès la première scène. C’est ce que j’en attendais : d’un livre à l’autre, Strike change complétement d’univers, tout en gardant Londres comme point d’ancrage. La série parvient à rendre cette atmosphère et c’est une excellente chose.

Les retrouvailles avec Robin et Cormoran sont plutôt sympathiques, avec un rêve de Cormoran se souvenant de son ex plutôt que de se préparer pour le travail. Le travail, justement, se passe beaucoup mieux que lors de la première enquête puisque Cormoran peut se permettre de refuser des clients.

L’intrigue de ces deux épisodes s’attarde sur la disparition d’Owen Quinn, un auteur à succès. Strike est embauché par sa femme qui assure que l’agent d’Owen, Liz, paiera… ce que celle-ci refuse bien sûr de faire. Toutefois, Strike choisit de mener l’enquête, faisant confiance à son instinct d’après le livre, sans vraie logique selon la série.

Assez vite, Strike comprend que la disparition est inquiétante car liée à la sortie du livre Bombyx Mori, qui a assez clairement une mauvaise réception auprès de ceux qui l’ont lu. Il ne résiste donc pas à l’idée de le lire et là pour le coup, les images qu’on en a sont loin de faire justice à ce que j’en imaginais, contrairement au cadavre d’Owen. Mon gros problème est que le meurtre est mis en scène avec les mêmes acteurs. C’est plutôt logique dans l’idée, mais je n’imaginais pas ça comme ça.

Bien sûr, la police se plante complètement d’après Cormoran : ils accusent presque aussitôt Leonara, la femme d’Owen. Seulement, Cormoran a un bon feeling avec elle et il ne voit pas pourquoi elle l’aurait embauché si elle était la meurtrière. C’est vrai que ce serait redondant après le premier bouquin.

J’ai aimé la scène de rencontre entre Cormoran et Matthew, c’était aussi gênant que ce que j’espérais ; peut-être même plus, avec un Cormoran qui ment et un Matthew totalement plat et inintéressant. Au moins, le côté personnel est parfaitement géré, l’invitation de mariage très jolie. Quant au casting, je le trouve une nouvelle fois très réussi, surtout pour Charlotte et pour Liz, qui sont l’une et l’autre exactement comme je les imaginais.

Cet épisode voit aussi Matthew perdre sa mère. C’est déjà difficile d’accrocher dans le roman, mais alors là, j’ai vraiment eu du mal avec la gestion de cette intrigue. Les acteurs le jouent bien, heureusement, mais on manque vraiment d’informations sur lui pour compatir à 100%. Ou je suis un monstre, au choix.

Robin fait donc le choix de rester travailler avec Strike plutôt que de soutenir Matthew, et ça me choque moins que dans le livre. Elle accompagne Strike interroger un suspect qui trouve que Bombyx Mori n’a pas pu être seulement écrit par Quine. Robin est mise de côté par le suspect et cette fois, c’est la goutte d’eau pour elle qui souhaite avoir une conversation à cœur ouvert avec son boss pour lui faire comprendre qu’elle veut continuer à bosser pour lui, mais aussi avec.

La discussion leur fait du bien à l’un comme à l’autre, mais ça ne se voit pas assez dans la série je trouve. Il faut ensuite que Robin arrive à temps pour prendre le train qui l’emmène à l’enterrement de la mère de Matthew et là aussi, ce n’est pas à la hauteur du stress du roman, même si c’est bien joué. J’ai adoré les deux dernières scènes toutefois, que ce soit l’arrestation de Leonara ou la pauvre passante que Strike arrête pour le ramener chez lui. C’était marrant, même si pas exactement conforme au roman.

Du côté de l’écriture, je trouve que la série s’est un peu trop éparpillée et a accéléré son rythme beaucoup trop pour son propre bien. Il est par exemple difficile de saisir au premier abord (surtout si l’on n’a pas lu le roman) que le magazine que regarde Strike a pour couverture son ex ou la raison pour laquelle on passe autant de temps avec des personnages qui ne sont ni Strike, ni Robin. Pourtant, je préfère largement le deuxième roman au premier, comme quoi, l’intrigue ne fait pas tout.

D’ailleurs, côté technique, j’ai apprécié le changement d’ambiance, l’omniprésence de livres un peu partout et le clin d’œil discret mais marrant à JK Rowling, avec un exemplaire des Animaux fantastiques visible à l’écran. Vous l’avez eu ? De manière moins évidente, j’ai cru apercevoir aussi les tranches de Cuckoo’s calling, The Silkworm et Casual Vacancy.

Un bon épisode, mais la qualité décline un peu je trouve, sûrement parce qu’il n’y a que deux épisodes au lieu de trois. Dommage !

05.pngÉpisode 2 – 16/20
Never trust a novelist.

L’introduction de cet épisode ne m’a pas spécialement convaincu, avec la découverte de Robin plutôt intéressante, mais une modification du roman de plus en plus visible. Il est dommage que la série ne reprenne pas là où elle s’était arrêtée. On sent bien que l’adaptation est réduite à deux épisodes, quoi.

Strike est harcelé par les journalistes qui s’intéressent désormais à l’affaire, forcément. Il se rend voir Leonora, effondrée par son arrestation. Il est accompagné de son avocate, devenue beaucoup plus sympathique et amicale que dans le roman, surtout quand Charlotte le contacte ou lorsqu’il est question d’un dîner. Il faut bien compenser l’absence de Nina, grande absente de cette adaptation.

Du côté de la vie personnelle qui continue d’être ce qui m’intéresse le plus dans la série, Matthew découvre que Robin lui a menti à propos de ses occupations en fin d’épisode précédent. Les choses s’arrangent vite entre eux, avec un Matthew extrêmement compréhensif et transformé en petit ami parfait pour le reste de l’épisode, où on ne le voit presque pas. Normal, il n’a que deux épisodes.

Cormoran se blesse à la jambe de manière stupide et Robin se retrouve obligée de l’aider à marcher, mais aussi à mener l’enquête et faire des filatures. C’est un peu comme ça qu’elle occupe son temps dans le roman, de mémoire, alors il était temps que ce soit vu dans la série. Cela permet de faire avancer l’enquête, en plus, c’est plutôt cool. C’est aussi l’anniversaire de Cormoran, mais tout cela est rapidement mis de côté.

L’enquête continue également avec un dîner entre Liz et Cormoran, qui se termine plutôt mal, puisque Liz termine en pleurs. Comme le souligne Strike, tout dans l’édition se résume à de l’alcool et des repas, la scène suivante voit nos enquêteurs à une soirée en plein air qui permet de progresser un peu dans les pièces du puzzle. Comme tout va vite et qu’il y a énormément de personnages, je trouve qu’il n’est pas simple de tout suivre dans cette adaptation.

Il faut bien reconnaître que j’avais eu un peu de mal aussi avec la version papier, cela dit, mais ça c’était arrangé au fur et à mesure, parce que ça aide de voir les noms écrits. À l’écran, c’est plus compliqué, car les visages s’enchaînent et le rythme ne laisse pas le temps de tout digérer des informations diffusées. Par exemple, Cormoran se sert de son frère pour parler avec une serveuse et obtenir des informations, alors que sa famille est vraiment laissée de côté dans la série.

En revanche, j’ai aimé retrouver Dodo dans cet épisode et sa scène avec Robin était bien écrite et bien interprétée. C’est cela qui permet d’arriver aux révélations finales concernant le tueur. Si je l’avais dans le roman et m’en souvenais parfaitement pour la série, je pense que le visionnage de l’adaptation seule m’aurait totalement surpris. Je ne sais pas si c’est une bonne chose du coup, parce que le plaisir de ce genre d’histoire est aussi de mener l’enquête et de trouver le coupable.

Là, il fallait s’accrocher pour mener l’enquête, et c’est dommage. L’adaptation a tout de même le bon goût de ne pas tout changer et garder le bon coupable. Rien de fou dans la révélation, néanmoins, avec une Liz Tassel coupable et qui a rédigé le Bombyx Mori à l’origine de tant de haine. Le littéraire en moins aime comment elle se fait griller, c’est certain, mais alors sa fuite est ridicule. J’aime que cela donne un meilleur rôle au personnage de Robin, mais je n’ai pas souvenir que c’était fait aussi grossièrement dans le roman.

Les scènes finales voient Dodo et Léonora être réunies et Robin obtenir la confirmation que Strike lui paiera des cours pour qu’elle devienne vraiment détective. OK, OK, j’ai trouvé la conclusion vraiment rapide, mais c’était aussi un sentiment de lecture, alors je vais essayer de ne pas trop le reprocher à la série.

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EN BREF – Cette adaptation en deux épisodes s’éloigne beaucoup plus du roman que ne le faisait la première saison. Cela pourrait être une bonne chose, mais dans l’ensemble, je trouve que le rendu est un peu confus. Pour le coup, trois épisodes auraient vraiment été nécessaires vu la complexité de l’intrigue et le nombre impressionnant de personnages. Je ne sais pas bien quelle explication donner à cette réduction de la commande, mais c’est dommage, surtout que l’on perd au passage de bons personnages (Nina) et que l’on a droit à des raccourcis téléphonés à la place, dommage.

La série ne remplace clairement pas la lecture du roman, donc, mais elle n’est pas mauvaise pour autant, loin de là. Son rythme trop vif est bon, le casting toujours excellent – avec une Liz très parfaite, notamment. J’ai aimé le changement d’ambiance musicale et je suis pressé de découvrir ce qui sera fait pour Career of Evil, mais force est de constater que la série a perdu en qualité sur cette saison 2.

La saison 3 (ou la suite de la saison 1, à vous de voir) sera apparemment diffusé la semaine prochaine. Pour la suite, il faudra être très, très patient puisque le quatrième roman n’est toujours pas disponible, malheureusement.

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Strike (S01)

Synopsis : Cormoran Strike, un ancien soldat devenu détective privé, embauche une jeune femme, Robin, comme réceptionniste temporaire. Ensemble, ils se retrouvent à enquêter sur la mort d’un top-modèle qui se serait suicidée… mais ce n’est pas l’avis de leur client, le frère de celle-ci.

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Pour commencer, j’attendais impatiemment de voir à l’écran ce que cette série donnerait, car j’ai dévoré le roman dont elle s’inspire. Si le casting n’est pas franchement à la hauteur des personnages tels que je les imagine, je n’en suis pas moins curieux de voir ce que donnera cette adaptation, après le fiasco de la dernière série inspirée d’un livre de Rowling.

Et oui, c’est bien JK Rowling qui est derrière le pseudonyme de Robert Galbraith, auteur du roman à l’origine de cette mini-série. Cette première saison se compose de trois épisodes, mais BBC One envisage apparemment de diffuser la saison 2 de quatre épisodes dans la foulée. Nous verrons bien ce que ça donne.

Sans plus de blabla, voici donc mon avis sur The Cuckoo’s Calling, version BBC.

Mon avis sans spoiler : N’ayant pas relu le livre depuis un moment, je ne savais plus bien à quoi m’attendre. Le premier épisode dure une heure, ce qui n’a rien de surprenant pour une série anglaise. Oui, il y a des lenteurs, mais elles participent d’une esthétique très réussie et qui envoie un paquet d’informations, l’air de rien.

De manière générale, la série va être tout à fait excellente, ce pilot introduisant à merveille les personnages et l’intrigue. Pour tous les lecteurs, il y aura peu de confusions : il y a quelques changements et ajouts pour expliciter à voix haute les descriptions qui nous fournissaient les pensées des personnages, mais on se retrouve autrement parfaitement dans l’ambiance que le roman fournissait. C’est une adaptation réussie, qui nous fait voyager à Londres et nous entraîne très bien dans son enquête.

Cela sera difficile de ne pas être fan si vous aimez le roman, car c’est bien mieux réussi que The Casual Vacancy. Pour ceux qui ne l’ont pas lu, il faudra tester pour se faire une idée, mais les fans de séries à enquête devraient y trouver leur compte, de même que ceux qui aiment les bonnes dynamiques à l’écran. Quant aux acteurs, ils sont excellents, alors pas de souci à se faire.

Note moyenne de la saison : 18/20

01.pngÉpisode 1 – 18/20
I’m your new temp, I’m here for the week…

Si Lula Landry l’a rien à voir avec ce que j’imaginais, je dois reconnaître le casting est excellent, car l’actrice est sacrément jolie et respire la beauté. L’ambiance musicale est géniale dès le début et nous plonge dans l’ambiance enneigée la plus parfaite pour cette saison. Je me souviens des descriptions du livre et c’est génial. Comme je sais bien ce qui est sur le point d’arriver, je suis triste d’avance de la mort de Lula et c’est très bien mis en scène.

Je ne m’attendais pas à un générique, mais il m’a surpris positivement, avec une musique sympathique. Très franchement, dès le début, je suis bien loin de la déception que je redoutais.

Le casting de Robin apparaît rapidement assez bon, avec une actrice aux mimiques plutôt sympathiques. L’ambiance londonienne est parfaite, mais le bureau loin de ce que j’en imaginais. C’est toujours étrange de voir adapté quelque chose qu’on a lu. Ainsi, la scène de la rencontre entre Strike et Robin est tout de même trop iconique pour être parfaite – mais elle est réussie malgré tout.

Autant je me suis très vite adapté à cette Robin, autant ce Cormoran Strike est tellement différent de ce que j’en imaginais que j’ai du mal. Pourtant, il correspond bien aux différentes descriptions du personnage, mais bon.

Si j’essaye de me détacher un peu du livre, ce qui n’est pas simple comme vous l’aurez compris à ce stade de la critique, je reconnais que cette introduction de série est quand même très réussie. Les quelques défauts que j’y trouve sont purement ceux d’un lecteur frustré, mais l’ambiance et le mystère sont bons, les personnages ont une bonne dynamique dès le début (et ça fait shipper beaucoup plus que lors de ma lecture) et la BBC n’hésite pas à nous mettre en valeur des lieux pas si iconiques de Londres.

L’enquête avance plutôt bien dans cet épisode, respectant je pense les étapes du roman que je n’ai plus lu depuis un moment. Il est assez fascinant de voir Robin et Cormoran se plonger dans la vie de Lula, de son ex-copain, de Rochelle… Tout est fluide dans la construction de l’investigation.

Outre l’enquête, il est aussi question de deviner les vies personnelles des personnages : Strike dort dans son bureau, après une dispute avec une femme, clairement, dont le nom, Charlotte, est révélé par un coup de téléphone. Sa jambe en moins est plutôt bien gérée par effets spéciaux, doublures et jeux d’acteur.

Robin vit avec son fiancé, qui a le look et l’attitude du plus parfait des connards. Comme trop souvent à la télé, c’est cette partie qui m’intéresse le plus dans l’adaptation. Je connais déjà l’enquête, alors je suis là pour les personnages et leur accent à couper au couteau.

La dynamique entre les personnages est excellente, surtout le duo d’acteurs principaux qui par quelques jeux de regards et de sourires parvient à transmettre exactement ce qu’il faut.

Bon, si vous m’avez lu jusqu’ici, vous l’aurez déjà compris, je suis super fan de ce qu’ils ont fait de ce roman à la télévision. L’ambiance y est telle que je l’imaginais, vraiment aidée par une musique excellente et par la capitale anglaise. Les acteurs sont bons dans leurs rôles, ce premier épisode est totalement réussi. Il couvre déjà plus d’une semaine et voit Robin négocier son retour. Bon, son envie de rester est moins flagrante que dans le roman… Clairement, si vous aimez la série, n’hésitez pas à aller consulter le roman, il est génial et complétera très bien le visionnage, sans rien pourrir non plus de la série. Perso, je sais que j’ai déjà envie de retourner le feuilleter après ce premier épisode. Le cliffhanger est bon et voir Cormoran tenter de sauver la vie de Rochelle après une tentative de suicide.

Je serai de retour rapidement avec ma critique du deuxième épisode, diffusé dès ce soir sur BBC One.

Capture d'écran 2017-08-29 12.41.12Épisode 2 – 18/20
Listen, I want him out, get him out, he’s harrassing me.

C’est reparti pour 57 minutes en compagnie de Strike et Robin. Cela me va très bien, même si je trouve dommage que les trois épisodes ne soient pas diffusés cette semaine : la dernière partie de l’enquête sera en effet pour la semaine prochaine.

Rochelle est bien morte et l’enquête reprend, laissant à peine le temps à Robin de sympathiser avec Cormoran. Ce dernier part interroger Guy Somé, à l’accent français plus cliché que jamais, et tombe sur Ciara, une modèle qui le drague de manière pour le moins évidente. Tout est fluide et il n’est pas surprenant de la voir le ramener chez lui après une soirée arrosée en boîte. Ils finissent même par coucher ensemble, ce qui ne peut qu’aider l’intrigue bien sûr.

Le lendemain, Guy Somé finit par venir répondre aux questions du détective. Je ne suis pas convaincu par le choix de casting pour celui-ci, une fois de plus bien loin de ce que j’imaginais. C’est le problème des adaptations, j’imagine. Ce n’est pas comme si Robin avait une queue de cheval ou que Strike était aussi moche que prévu (loin de là, même).

Cormoran suit également la piste des voisins de Lula au deuxième étage. Là pour le coup, je trouve le casting vraiment impeccable. Oui, ma critique se résume à dire ce que je pense de chaque acteur, je sais, mais comme je connais l’histoire, j’ai peur de spoiler les épisodes à venir si j’en dis trop. Et puis, c’est inévitable avec une adaptation d’en passer par là. Je sais déjà que l’histoire m’intéresse. Cependant, si je suis honnête, je n’aurais probablement pas regardé la série du même œil sans ma lecture préalable. Et oui, une série policière, j’aurais même probablement passé mon chemin, alors qu’en roman, ça passe mieux. C’est comme ça, que voulez-vous, vous connaissez mon avis sur le genre du procédural après tout. N’empêche que dans cet épisode, Cormoran arrive à la conclusion que Lula ne s’est pas suicidée.

Tant que je suis à donner mon avis sur le casting, celui de Wardle, le policier, est terriblement réussi alors qu’il a un profil différent de celui que j’imaginais. Disons qu’on dirait ici une version jeune de Strike et c’est une bonne chose.

Du côté personnel, qui est celui que j’ai le plus envie de voir et résumer, il faut bien l’avouer ; Robin rencontre la sœur de Cormoran, encore plus insupportable que je ne l’imaginais grâce à une voix perchée tout bonnement irritante. C’est un sacré bon casting. Elle enchaîne les bourdes, ruinant le dur travail de Robin en l’affichant comme une balance puis en essayant de convaincre Cormoran que c’est une bonne chose que Charlotte soit partie… alors que c’est lui qui l’a largué. J’aime beaucoup la manière subtile avec laquelle nous glanons quelques informations sur les personnages. C’est déjà ce que j’appréciais énormément dans le livre, ça ne change pas.

Concernant Charlotte d’ailleurs, elle appelle Strike pour lui laisser un ultimatum, car elle veut le récupérer… C’est du moins ce qu’on nous laisse penser, mais il y a plus d’intrigues à venir : elle appelle ensuite le bureau de Strike pour annoncer son mariage à venir.

Nous voyons Robin passer un entretien d’embauche et évoquer l’arrêt de ses études. Oh, n’espérez pas avoir la réponse tout de suite, mais je trouve que l’on voit bien que l’actrice est au courant du pourquoi, et c’est une bonne chose. C’est le genre de scène qui aurait pu être ratée si elle n’était pas  au courant, alors que là, on ressent la douleur de l’échec sur son visage. Oui, je vous tease… allez donc lire les romans 😉

Bien sûr, Matthew (son fiancé, dont le prénom n’est peut-être pas donné dans la série) n’est pas ravi de découvrir qu’elle ne souhaite pas prendre le travail dans la grosse boîte. Il faut dire que Robin est attirée par le boulot de détective privé. Je trouve ça moins évident qu’à la lecture, malgré le bon jeu d’actrice. Difficile de lire les pensées d’un personnage quand on ne les a pas sur papier, j’imagine. En revanche, sa gêne mêlée de curiosité chaque fois qu’elle découvre un pan de la vie de son boss est génial, que ce soit sa rencontre avec Lucy (la sœur) ou le coup de fil de Charlotte.

Ayant appris le mariage à venir de Charlotte, Cormoran se rend dans un pub pour se bourrer la gueule et Robin passe un certain temps à le chercher dans les rues londoniennes. L’ambiance de la capitale anglaise la nuit est en train de me manquer comme jamais, cette série me donne juste envie d’y retourner. Robin s’occupe donc de ramener son soulard de boss chez lui et c’est franchement très mignon cette amitié entre eux… qui n’est clairement pas que ça, du coup.

Du côté de la réalisation, les transitions sont un peu longuettes, ce qui justifie la longueur de l’épisode, mais je continue de beaucoup les aimer grâce au travail effectué sur la bande son. Cela permet d’accrocher à l’ambiance volontairement créée et évite de supprimer les longs passages descriptifs du roman. D’ailleurs, le travail effectué sur les transitions n’est pas sans rappeler celui des filatures en milieu d’épisode et il aura rarement été aussi passionnant de voir quelqu’un marcher dans les rues de Londres.

Contrairement à l’épisode 1 qui nous vendait un immeuble tout à fait horrible, je trouve que le voisinage de Strike est trop laissé de côté. C’était un ajout de la série qui lui donnait un peu de personnalité, mais c’est finalement totalement laissé de côté. Bon, ce n’est pas forcément une grosse perte, mais c’est étrange. En tout cas, le respect de l’œuvre est total, c’est génial.

Le cliffhanger nous révèle que Cormoran a enfin compris qui était le tueur grâce à une vidéo de surveillance… mais alors qui est-il ? Et bien, pour le savoir, il faudra revenir dimanche prochain pour le dernier épisode, ou lire le roman, ou juste se concentrer sur les mains de la silhouette prise en vidéo-surveillance…

03.pngÉpisode 3 – 18/20
He knows you killed Lula.

C’est parti pour la conclusion de cette première enquête – et de la saison, en théorie, mais finalement, The Silkworm fera partie de cette saison 1.

L’épisode commence par un flashback sur la vie de Strike à l’armée et la manière dont il a perdu sa jambe. C’était sympathique comme flashback par rapport au récit du roman et c’est bien introduit par le cauchemar. Oui, c’est plus fort que moi, je compare au roman, mais vous le savez déjà maintenant et vous auriez arrêté votre lecture il y a trois épisodes si ça vous dérangeait… pas vrai ?

De son côté, Robin poursuit son enquête sans lui, car Strike est trop occupé à se réveiller et faire de la pub pour Coca-Cola. Quand il débarque dans le magasin où Robin tire les vers du nez d’une vendeuse, il est pris de court par sa débrouillardise autant que par sa beauté (la robe verte lui va vraiment bien, je dois dire). L’enquête met tellement Robin en valeur qu’on peut comprendre que Cormoran craque pour elle.

Maintenant que Cormoran a son suspect principal, il faut encore trouver des indices et des explications, et j’ai aimé leur reconstitution rapide de la scène de crime. Les acteurs s’en sortent bien à jouer les états d’âme et pensées des personnages, même sans explicitation de tout comme dans le livre. Le travail d’adaptation continue donc d’être remarquable, et l’histoire me plaît toujours autant. Finalement, la mort de Lula Landry n’a à voir qu’avec ses origines familiales qu’elle voulait retrouver. C’est parfait comme intrigue, ça m’avait beaucoup plu dans le roman et son frère est aussi cool dans la série que sur papier, peut-être même plus.

L’enquête est rondement mené et j’ai aimé les quelques ajouts proposés par l’adaptation, notamment ce moment de méditation de la part de Strike cherchant à se souvenir de tous les éléments de l’enquête.

Du côté de la vie personnelle de chacun, Strike est donc légèrement hanté par son passé et vit toujours au bureau.

Le plus intéressant, c’est encore Robin, bien sûr. C’est un personnage que j’adore et le choix de l’actrice m’aide encore plus à accrocher. Dans ce dernier épisode, elle décide de ne pas accepter le job pour lequel elle avait postulé et cela provoque quelques problèmes avec Matthew, son fiancé. C’est une bonne introduction des personnages, je trouve. Bien sûr ce choix de Robin est totalement inconsidéré, car Strike n’a pas les moyens financiers de la garder. Elle décide donc de finir sa journée en se bourrant dans un bar, apprenant vite de son patron clairement.

Tout ceci mène à la fin de l’enquête et la révélation du tueur, avec des explications proposées par Strike qui a tous les éléments en main. C’est excellent de voir toutes les pièces mises en place avec des flashblacks pour tout rendre encore plus explicite au téléspectateur peu attentif à tous les éléments. Il faut dire ce qui est, le puzzle est plus dur à reconstituer devant la télé que devant un livre, mais il n’empêche que la scène de révélations, aussi bavarde soit-elle, est brillante.

La scène d’action est plutôt réussie elle aussi, retransmettant bien le chaos et l’obscurité décrite dans le roman. C’était la scène que je craignais le plus je dois dire, mais elle est comme tout le reste gérée à merveille.

Malgré tout, cet épisode ne décolle pas plus que les autres du côté de la note : il faut bien reconnaître ce qui est, si le rythme est bon en roman, il est un peu lent pour la télévision. Ce ne serait pas pour une histoire que j’adorais avant et des personnages très réussi, il y a longtemps que j’aurais zappé. La série bénéficie donc d’un gros bonus de points dû à son origine et d’une bienveillance évidente de ma part.

Sans l’avoir lue, je pense que cette histoire adaptée à la télévision aurait eu du mal à me captiver autant qu’elle a réussi à le faire ici. Les explications vont un peu vite à l’écran là où elles m’avaient parues trop longue à l’écrit, comme quoi. D’ailleurs, du côté des explications, c’est donc le frère de Lula et client de Strike qui a tué sa sœur, espérant faire accuser le frère biologique de celle-ci. Le but ? S’assurer d’obtenir toute la fortune de sa mère et de Lula.

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EN BREF – Le choix des décors est excellent, le casting s’en tire à merveille (malgré des visages ne correspondant pas à 100% aux descriptions) et cette adaptation est un vrai plaisir à regarder. Merci à la BBC d’avoir prouvé que c’était possible et de m’avoir rendu accro à ces quelques notes de musique : je ne pourrais plus lire le livre sans les avoir en tête je pense. C’est elle qui a réussi à me faire passer toutes les longueurs, car il y en a malheureusement. On ne peut pas attendre d’un livre qu’il corresponde au code télévisuel, et ça se sent tout au long de l’adaptation respectant à la lettre le roman.

Je suis vraiment curieux de voir le résultat la semaine prochaine : je me souviens moins de The Silkworm, mais je sais que chacun des livres de Robert Galbraith a sa propre ambiance. Je me demande donc en toute logique s’il en sera de même avec cette version télévisée.

Et dans tout ça, il faudra que je trouve le temps et les finances de me refaire un détour à Londres un jour, car ça m’a donné envie d’y retourner. C’est une ville que j’adore, de toute façon.

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L’adaptation de The Cuckoo’s Calling (L’Appel du coucou)

Salut les sériephiles,

Je vous disais hier que l’actu séries était au point mort, ignorant totalement qu’au moment où j’écrivais ces lignes (littéralement), Netflix avait la très bonne idée de renouveler Glow pour une saison 2 et que la BBC annonçait enfin la date de sortie de la mini-série Cormoran Strike, basée sur les livres de Robert Galbraith, pseudonyme de… JK Rowling !

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Enfin ! Cela fait plusieurs mois qu’on nous en parle, mais à l’exception d’une ou deux photos, rien n’a filtré sur les sept épisodes de cette adaptation de l’excellent Cuckoo’s Calling (L’Appel du Coucou). A priori, la série devrait respecter l’intrigue du bouquin et nous parler de la mort du top-model Lula Landry, qui s’est suicidée en se jetant du balcon de son hôtel… À moins que ce ne soit pas un suicide, bien sûr.

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J’avais adoré ce bouquin et je m’en sers encore quand je donne des cours particuliers d’anglais (c’est un excellent texte pour improviser des bacs blancs MOUAHAHAHA), c’est dire ! Si je ne suis pas du tout du genre à aimer les intrigues policières, force est de constater que JK Rowling les maîtrise d’une main de maître. Je trouve généralement le coupable dans les Cormoran Strike, mais j’ai toujours eu une ou deux surprises dans le lot.

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Il faut bien dire que je suis impatient de découvrir cette adaptation… mais j’émets déjà quelques réserves. Vous le savez si vous suivez un peu le blog, je suis un public parfois difficile donc j’ai tendance à me méfier par principe, surtout face à une adaptation d’un roman que j’ai adoré. Certes, la BBC propose généralement de bonnes séries… Mais je n’oublie pas qu’ils ont totalement dénaturé la fin de The Casual Vacancy (Une Place à prendre, de JK Rowling toujours, mais sans pseudo) quand ils en ont fait une mini-série de quelques épisodes.

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Quand je dis qu’ils l’ont dénaturé, je n’exagère pas, promis, ils ont changé la fin dramatique et hautement critique du roman par une fin douce-amère qui a vraiment gâché l’histoire et le message du livre. Je ne sais même pas comment JK Rowling a pu accepter ces modifications, mais bon, je crois qu’elle est un peu comme tout le monde et aime bien s’enrichir (je n’oublie pas ma déception à la lecture de The Cursed Child/L’Enfant maudit l’an dernier).

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Pour en revenir à ce bon vieux Cormoran Strike, les premières photos me laissent plutôt mitigé, car les personnages sont à mille lieues de l’image que j’avais d’eux, surtout Cormoran qui passe de mec peu propre sur lui et cassé de partout à british élégant :

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Je sais, il s’agit d’une adaptation, il ne faut pas s’attendre à un respect total de l’œuvre (après tout, Emma Watson aussi est beaucoup plus canon qu’Hermione), mais j’ai peur de ne pas reconnaître un roman que j’avais adoré.

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Nous verrons bien, soyez sûrs que je vous en parlerai de toute manière. Je vous donne rendez-vous à la fin du mois, car BBC One diffusera la série le 27 août 2017. Bonne journée !