Paradise – S01E02 – Sinatra – 18/20

Les épisodes sont longs, un peu trop, mais il y a de quoi les remplir avec une structure de série riche et agréable à suivre. Il y a plein de personnages, plein de secrets, plein de détails à dévoiler. Et ça fonctionne très bien. Je ne dirais pas qu’on est sur le potentiel d’une série capable de devenir ma série préférée, mais elle a tout ce qu’il faut pour être une obsession et est vraiment de qualité. En fait, ça fait plaisir de voir que des séries comme ça voient encore le jour.

Spoilers

Sam avait le rêve d’une ville souterraine et nous allons découvrir pourquoi et comment elle a eu ce qu’elle voulait.

If you’re in this room, it’s because you’re extremely precious and you’re about to be intrusted with something massive.

Ce second épisode peut à présent nous en révéler plus sur le projet top secret dans le Colorado. Douze ans plus tôt, Sinatra a réuni des spécialistes mondiaux de divers champs scientifiques pour leur confier un secret de taille – et un projet de travail, de toute évidence. Nous, on va se concentrer sur un personnage d’architecte qui a peur de prendre l’avion mais le prend quand même avec Sinatra. Elle lui demande si avec des ressources quasi-illimitées, il serait capable de construire une ville souterraine pour 25 000 personnes.

Il en rit et lui assure que ce serait impossible de trouver un espace suffisamment grand pour creuser ça. Et pourtant, nous on sait que ce sera le cas. Voilà donc comment Sinatra lui présente le projet : une hypothèse un peu fun au détour d’une conversation dans un avion. C’est presque une meilleure introduction que tout l’épisode 1 : tous les scientifiques et spécialistes sont ensuite embarqués à l’intérieur d’une montagne, mais pas avant d’avoir été cagoulés pour ne rien voir. Et donc, Sinatra demande à l’architecte de lui construire sa ville à présent.

Sinatra voulait une ville qui fasse américaine et clairement, elle a obtenu ce qu’elle voulait. Il y a tout ce qui paraît être américain : du soleil (mais le filtre, c’était donc ça ?), des drapeaux, une bibliothèque, toutes les infrastructures… Eh, y a même du vent ? C’est assez fou, tout ça. Sinatra en profite pour écrire, soit ses mémoires, soit un speech sur Cal, on ne sait pas trop. On découvre en tout cas qu’il a étendu son mandat… D’accord, mais il a abandonné tous les américains juste pour se terrer dans sa ville parfaite ? Sympathique.

C’est le moment pour un autre flashback où Sinatra rencontre celui qui sera son mari – ou au moins la personne qui partage son lit dans la ville souterraine. Sinatra rencontre donc son mari dans un bar, le courant est quasi immédiat, il la drague ouvertement et de manière très franche… Et ils sont presque mignons !

Des années plus tard, on les voit s’occuper des deux gosses qu’ils ont, mais tout ce que ça donne, c’est que Sinatra est une super maman et que son fils Dylan fait un malaise bien triste qui inquiète ses parents. On le laisse pour mort, à ce stade. On le retrouve plus tard dans l’épisode alors qu’il est à l’hôpital depuis plus d’un an et demi. Malheureusement, les nouvelles ne sont pas bonnes : Sinatra et son mari apprennent que leur fils Dylan est sur le point de mourir.

La conversation impossible fait qu’ils rencontrent une thérapeute, Gabriela. Sarah Shahi ! J’avais oublié qu’elle faisait partie de ce casting parfait, quel plaisir ! Bon, en revanche, elle est là pour gérer le deuil de Sinatra. Elle n’a pas un rôle facile à jouer : bien que richissime, son fils est mort. Six mois plus tard, elle se rend compte qu’elle a toujours sa compagnie lui rapportant des millions à gérer, qu’elle n’est pas fonctionnelle pour sa fille et que ce n’est pas possible. Elle est prête à payer Gabriela pour être sa seule patiente et pour obtenir toute l’aide dont elle a besoin.

Malgré tout, elle continue de gérer le boulot comme elle peut. C’est ainsi qu’elle se retrouve à une conférence où un spécialiste annonce la fin du monde, un an après la mort de Dylan. Elle y croise Cal, qui a toujours son sourire un peu niais quand il évoque Dylan. Quel drôle de personnage, tout de même. Il est tout de même attachant, à lui parler de son fils de manière gentille et sans détour. On ne sait pas trop comment ils se connaissent, mais ils sont amis, c’est évident. Difficile de comprendre ce qui fait qu’ils en arriveront à se disputer…

Par contre, il est facile de comprendre comment Sam a eu l’idée de sa ville souterraine : une conférence sur la fin du monde où on lui parle d’un tsunami rayant la côte Est des USA suffit à ce qu’elle imagine sa fille mourir. Et c’est intenable pour elle.

Si on en revient au présent, Xavier passe une mauvaise nuit. Il a tenté de déchiffrer le code des cigarettes et a beaucoup cauchemardé de ce qui semblent être les derniers mots de sa femme, au téléphone, alors qu’il était dans un avion (Air Force One) à voir une explosion. Outch. Quand il se réveille, c’est pour mieux découvrir que Billy s’occupe de ses enfants (en vrai, c’est Presley qui fait tout) et que l’amante du Président, l’agent Robinson, est là pour mener l’enquête et l’emmener à un interrogatoire.

Il est révélé assez vite que le secret sur le meurtre est bien gardé pour l’instant. Xavier essaie de savoir où en est l’enquête. Il n’y a pas encore eu d’autopsie, il n’y a pas d’arme du crime, Xavier ne comprend pas pourquoi c’est l’amante du Président qui mène l’enquête (même si elle a un alibi). Elle, elle ne comprend pas pourquoi il a caché pendant 30 minutes la scène de crime alors qu’il le déteste clairement.

Elle se fait donc un plaisir de l’interroger avec un détecteur de mensonges. Elle veut savoir s’il l’a tué, il se justifie en disant qu’il n’a pas respecté le protocole car il devait prévenir sa boss, mais que sa boss couchait avec le Président. Dur d’avoir confiance. Le détecteur de mensonges semble confirmer tout ce que dit Xavier, mais on sait qu’il ment au moins une fois en disant n’avoir rien pris de la scène de crime. Pourtant, c’est bien le cas et pourtant, le détecteur de mensonges ne révèle rien.

C’est intéressant, mais on sent aussi dans cette scène qu’il y a bien beaucoup de secrets gardés par les personnages de la série. Ainsi, on découvre que Gabriela est aussi dans la ville souterraine. Elle était la thérapeute du Président, mais elle l’était aussi, une fois, pour Xavier. Elle débarque dans la salle d’interrogatoire pour lui demander s’il souhaitait la mort de Cal. C’est le cas, mais elle lui demande de dire « oui » ; en l’ayant écrit sur sa main. Son but ? Convaincre Samantha/Sinatra qu’il ne ment pas, puisque s’il était expert en mensonge capable de brouiller le détecteur, il aurait dit non pour se couvrir.

Pourquoi fait-elle ça ? Pourquoi vouloir le protéger ? Il y a des choses qu’on ne nous révèle pas. En tout cas, Xavier est innocenté, ce qui semble soulager Sinatra. Elle lui demande de prendre deux semaines de congés et lui révèle sa décision de prétendre que Cal est mort de mort naturelle. Un successeur est tout trouvé, il y a un vice-président, l’enquête va continuer, mais au moins, toute la ville sera rassurée et apaisée de savoir qu’un système est en place. C’est de la bonne gestion de crise, en vrai, mais la tablette avec les nouvelles du monde n’étant pas retrouvée, ce n’est pas si bon signe, je suppose.

Malgré tout, Xavier est forcé de prendre ses deux semaines de congé alors que la ville entière est sur le point d’apprendre la mort du Président. Ils reçoivent tous sur les montres connectées qu’ils doivent se rendre au plus vite à la Mairie. Pourtant, Presley ne le fait pas, préférant suivre un garçon à la bibliothèque (une chance que le bibliothécaire n’y aille pas non plus). Elle est amoureuse de Jeremy, clairement, et tente d’attirer son attention. Il ne lui en accorde pas beaucoup.

C’est normal : il a appris la mort de son père avant les autres. Oui, bien sûr qu’elle est amoureuse du fils du Président mort. C’est con. Jeremy s’en veut à présent d’avoir planté son père pour leur dernier dîner : sa dernière conversation avec lui remonte à plus d’une semaine et il lui a dit les horreurs que disent tous les adolescents. Vous savez, les basiques : « tous les gens hors de la ville sont morts à cause de toi alors j’aimerais que tu sois mort ». Hâte d’en savoir plus sur la tragédie qui a frappé le monde quand même, parce qu’ils n’ont pas l’air si traumatisés les gens dans cette montagne !

À la Mairie, Xavier a le temps de papoter avec la Première Dame – parce qu’elle l’est toujours aux yeux du public. La séparation est donc officieuse et un secret bien gardé ? Ils ont trop de secret, ce n’est pas bon. La Première Dame ? J’ai envie de bien l’aimer, mais c’est difficile de ne pas la soupçonner un minimum. Elle est pourtant toute gentille avec Xavier, lui disant des mots réconfortants et assurant que le Président disait du bien de lui en permanence, même s’il était raciste – bon, même s’il aimait beaucoup les stéréotypes datés.

On enchaîne avec le discours du futur Président, qui en profite pour dire tout le bien qu’il pense de Cal. La cérémonie de passation a ensuite lieu pendant que Presley écoute « We built this city ». Bordel, nous sommes sur une bonne playlist avec cette série, tout de même. Prendre des tubes comme ceux-là et leur donner un tout nouveau sens, c’est malin.

Jeremy embarque ensuite Presley dans un endroit interdit : un hangar en-dehors de la ville… C’est clairement la salle par laquelle ils sont tous passés pour entrer au Paradis artificiel de Sinatra (la pauvre a dû dire à son fils qu’il allait au Paradis et qu’il allait mourir) et où les avions sont tous stockés. C’est la salle où Presley et James ont compris que leur mère est morte.

Autrement, Xavier parle avec Billy pour savoir s’il a une idée de ce que pourrait être un code à six chiffres. Il lui confie aussi qu’il n’a pas confiance en Sinatra, mais Billy lui rappelle qu’elle est la personne la plus puissante de la ville. Pas grave, Xavier est sûr qu’il peut tout observer, qu’il est un super agent et qu’il trouvera de quoi la faire tomber si besoin. En attendant, il brûle la cigarette avec le code à six chiffres – un numéro d’avion, peut-être ? C’est ce que suggère un enchaînement de plan avec Air Force One.

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Paradise – S01E01 – Wildcat is Down – 17/20

Comme promis, cet épisode est bien intrigant et captive vraiment jusqu’à la dernière seconde, réussissant son petit coup de génie en détournant l’attention de ce qui fera sûrement le sel de la série. Je suis hyper curieux de voir vers quoi ça se dirigera, tout en étant plus mitigé sur les personnages qui n’ont pas réussi à tous me convaincre, malgré un casting vraiment cinq étoiles.

Spoilers

La routine matinale de l’agent Xavier Collins s’apprête à être bouleversée.

I’m the funniest President.

La série commence par le réveil de son personnage principal. Je suis un peu perturbé par l’espèce de filtre bleuté qui est appliqué, ça me donne l’impression de regarder un filtre Instagram. Un peu plus tard dans l’épisode, on apprend que cet homme s’appelle Xavier. Je vais essayer de retenir ce nom et d’oublier le fait que je l’adorais dans This is us.

Xavier se réveille donc, se lève, s’habille pour sa petite session de sport (bordel, qu’il est musclé ? Il l’était déjà tant ? Bon, ce qu’il faut voir, c’est surtout que le personnage a des cicatrices), laisse des post-it pour dire de manger d’abord une pomme et de se préparer correctement. Il a donc des enfants, ce qui sera aussi confirmé après son jogging où sa fille adolescente lui dit qu’il est vieux tout en s’occupant de faire à manger pour son petit-frère. Soit.

Avant ça, Xavier s’est arrêté dans son footing pour parler avec un agent de sécurité dont on ne sait pas encore grand-chose, mais avec qui il est pote. Alors que la série commence à traîner en longueur, on est confronté à un premier mystère quand Xavier s’énerve soudainement parce que son fils, James, lit un livre prêté par Presley, sa grande sœur. Xavier n’aime pas le haricot magique ?

C’est noté. Habillé de son plus beau costard, Xavier retourne devant la même résidence où était posté son pote agent plus tôt. Il a depuis été relevé par une certaine Jane. Bon, on comprend que tous sont là pour assurer la protection de quelqu’un d’important – ils sont des gardes du corps. Xavier s’étonne de voir que la personne qu’il protège dort encore ; ou en tout cas qu’il est encore dans sa chambre. Il traverse donc une baraque ultra luxueuse pour aller tenter de le réveiller, parce que tout de même, il va être huit heures du matin.

Le problème, c’est que le Président ne lui répond pas. Et pour cause : le Président a été assassiné durant la nuit. Oh. Xavier assurait la protection du Président, et il a clairement foiré. Où est le Paradis dans tout ça ?

La série nous propose ensuite un flashback pour confirmer que l’on a bien affaire au Président des États-Unis. Celui-ci finira étalé sur le tapis devant son lit, dans une mare de sang. Avant ça, on nous le présente comme un type qui se veut cool avec ses agents. Il rencontre Xavier dans le bureau ovale pour lui expliquer qu’il envisage l’après-mandant.

Il cherchait à ce moment-là un chef de la sécurité, parce qu’un ancien Président, ça se fait des ennemis. Surtout quand on n’a que cinquante ans. Côté sécurité, il n’a pas confiance dans son actuel chef de la sécurité qui commence à vieillir. Le Président est en tout cas hyper bavard, presque trop, et finit par lui dire qu’il est bien content qu’il soit noir, parce que ça fait bien à l’image. Ouais, ouais. Deux mandats de Président de États-Unis et il en est là de la diplomatie : être hyper franc et aller jusqu’à assumer qu’il ne connaît pas l’emplacement de la Syrie sur une carte.

Heureusement, Xavier le sait, de même que le huitième vice-président des USA. On comprend qu’il se fasse embaucher vu comme ils sont potes avant même de l’être.

De retour dans le présent, Xavier découvre donc le Président assassiné dans sa chambre. La porte-fenêtre est ouverte, il y a des traces de sang, une cigarette éteinte mais non consommée, un coffre-fort vide et deux verres bus. Bon. La réaction de Xavier est un peu étrange : il tente de conserver son sang-froid, stresse énormément, demande à Jane de boucler la zone et on repart dans un autre flashback. Roh.

Dans cet autre flashback, le Président passe du whisky à la clope. Il papote avec son chef de la sécurité en étant bourré, demande à Xavier pourquoi sa femme Teri ne veut pas de troisième enfant (contrairement à lui) et lui confie qu’il pense que sa propre femme n’a pas voté pour lui. Pour la deuxième fois, le Président sous-entend aussi que le monde est un peu foutu : dans le premier flashback, il indiquait que le monde était 19 fois plus foutu qu’on ne le pense. Dans le deuxième, il lui dit que c’est intelligent de ne pas avoir d’enfant supplémentaire.

Dans le présent, Xavier appelle Billy, l’agent du début, pour lui demander de revenir vite et de toute urgence. En attendant son retour, il va voir Garcia, un autre agent chargé de surveiller les images des caméras de surveillance. Xavier demande un récap de la journée de la veille et l’obtient : l’ancien Président est bien séparé de sa femme, avec son fils qui ne se pointe pas toujours. C’est l’occasion d’apprendre qu’il s’est énervé lors d’un échange avec Sinatra, en présence de Xavier. Sinatra, on ne sait pas encore qui c’est, mais ça viendra.

Le Président a aussi une amante, qui a apparemment laissé sa boucle d’oreille dans la chambre, a papoté avec son père et a terminé sa journée en parlant longuement avec son garde du corps préféré. Oui, c’est son garde du corps préféré : un autre flashback nous révèle que Xavier a sauvé la vie du Président quand il était encore en exercice, n’hésitant pas à se jeter entre lui et un flingue et se prenant une balle dans l’épaule. D’où la cicatrice.

On ne sait pas encore pourquoi il a toute confiance en Billy, par contre. Ce qui est sûr, c’est que Billy comprend le nom de code « Laettner » alors que c’est en référence à une anecdote que le Président a raconté à Xavier (ça veut juste dire « se faire tuer », si je résume grossièrement).

Xavier envoie Billy faire le tour de la propriété et retenir tout ce qu’il peut, sans prendre de photo. Il lui demande particulièrement de passer voir sous le balcon de la chambre du Président. Son instinct est correct : on dirait qu’un corps est tombé dans les buissons sous le balcon. Il gagne encore un peu de temps avec d’autres agents et essaie aussi de rassurer Jane. Un mouvement de main subtil nous sous-entend qu’ils sont en couple.

Cela pourrait expliquer aussi que Garcia révèle à Xavier que les caméras étaient coupées pendant une partie de la soirée, partie de la soirée où Jane surveillait l’extérieur de la résidence et où Billy dormait sur le canapé. Oups. C’est d’autant plus étrange que Billy se réveille une minute après la reprise des caméras.

Il est enfin temps de signaler la mort de Cal, le Président, en tout cas. C’est Jane qui a la chance de le signaler au reste du monde. L’ex-femme de Cal est mise de côté, Sinatra (Sam ?) non, ce qui me laisse supposer qu’elle pourrait être vice-présidente. On aperçoit aussi le père de Cal, avant que les interrogatoires ne commencent. Là, on découvre que l’amante du Président est une autre agent de la sécurité, à présent chargée de l’enquête. Ben super.

Sa première question est de savoir ce que Xavier et Cal se sont dits la veille : on découvre que le Président chantait une chanson qui donne tout son sens au titre de la série – it’s just another day for you and me in Paradise. Autrement, il est question de nous révéler ce qui est dans le coffre-fort : les « nouvelles du monde entier ». Il s’agit d’une tablette, qu’un autre flashback dans le flashback nous présente comme la boîte la plus importante du monde. En effet, après avoir sauvé la vie du Président, Xavier a eu la chance d’accéder à ce plus gros secret d’État du monde.

Nous, pas encore. Mais ça va venir, je sens. En attendant, la nuit de son meurtre, le Président veut savoir si Xavier peut lui pardonner ce qu’il s’est passé. On ne saura pas quoi exactement, parce que Xavier se lance dans un récit nous expliquant pourquoi il n’aime pas « James and the Giant Peach », le livre que son fils lisait le matin même. Pourquoi faire un mystère de ce livre de Roald Dahl ? Parce qu’apparemment, ce livre était une obsession de sa femme avant sa mort. Mort liée à ce qu’a fait le Président, donc ; au point que Xavier lui dise qu’il ne dormira bien que lorsque le Président sera mort. Ca tombe bien, il l’est maintenant.

Après tout ça, on voit Xavier rentrer chez lui en courant dans un monde qui n’est pas tout à fait le nôtre : les gens paient tous avec des bracelets qu’ils ont au poignet, les canards sont des robots juste là pour faire joli et un panneau publicitaire révèle que l’aube sera décalée de deux heures. Ouep, le cliffhanger nous informe qu’ils sont dans un dôme, dans une montagne – ils sont dans une ville gigantesque contenue dans une montagne du Colorado. C’est le Paradis, donc. Et ça limite les suspects pour le meurtre du Président. C’était donc ça le gros twist qui a renversé le cerveau de tout le monde. Même en ayant été prévenu qu’il y en aurait un, je ne l’ai effectivement pas vu venir du tout ; je m’attendais à la fin du monde… Mais eh, elle a déjà eu lieu apparemment. J’aime bien que ça explique le titre de la série… et ça me rend curieux de voir ce que la série va apporter par la suite, parce qu’on termine aussi avec les cigarettes du Président dans les mains de Xavier. Il a volé ça de la scène de crime, et c’est important : il y a un code secret dans les cigarettes.

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Twisted Metal – S02E03 – T3STDRV – 19/20

Je réserve le 20/20 pour quand il y aura un peu plus d’émotions, mais cet épisode a les meilleurs gags de ce début de saison et met en avant trois duos parfaitement rédigés et interprétés. C’est hilarant, c’est complètement perché et c’est totalement addictif. La série est à nouveau en grande forme et ça promet pour le reste de la saison que j’ai hâte de pouvoir regarder. Dire qu’il y a une heure, j’écrivais que le format hebdomadaire était bien… Maintenant, je me dis que j’y aurais passé la nuit si j’avais eu tous les épisodes (non, probablement pas).

Spoilers

Quiet ne comprend pas pourquoi John ne passe pas plus de temps avec sa sœur.

You’re looking at the best reader of the West coast.

Oui, il est tard ; oui, j’ai dit que je n’allais pas enchaîner, mais voilà, l’épisode 2 était tellement cool que je n’ai pas envie d’aller me coucher comme ça. Tant pis, j’assume, je suis en vacances après tout et ça fait si longtemps que je n’ai pas regardé de séries, je peux bien me faire juste un petit épisode de plus. Ouais. Just one more episode, y a pas de hasard.

L’épisode est complètement perché, après ; parce qu’il commence dans un cimetière digne de Buffy et nous propose une intrigue complètement improbable avec des pilleurs de tombes qui se font dégommer par M. Grimm à coup de casque. S’il est là, c’est parce que les voleurs voulaient voler la tombe de son père. À défaut d’y trouver un cadavre – il n’y avait rien à enterrer – on y trouve… une moto. Ben oui, bien sûr.

La série a retrouvé ses marques avec le duo Quiet et John. C’est un vrai plaisir de les retrouver ensemble dans une voiture pour juste suivre les petites conversations entre eux. Ainsi, Quiet lui raconte tout ce qu’elle sait de Krista et souligne qu’elle ne comprend pas pourquoi il ne lui parle pas plus. En fait, elle en profite pour le dégager de la voiture par ruse, et hop, John est récupéré sur le bord de la route par une Krista qui n’hésite pas une seconde à jeter Ashley dans la voiture de Jeremy.

Nous sommes à deux jours de la course et personne ne semble en parler : Quiet s’amuse de voir John piégé avec sa sœur, profitant de son temps solo pour chanter du Michelle Branch au volant d’Evelyn. Bordel, j’ai tellement chanté à tue-tête les paroles avec Quiet que j’ai dû revenir en arrière pour entendre ce que lui disait Mayhem. Eh oui, cette dernière est dans le coffre de la voiture depuis le début et c’était parfait.

Bon. Ce n’était pas aussi parfait que le choix de la chanson, d’accord, mais je suis content que l’épisode passe du temps avec le duo Mayhem/Quiet. Elles sont bien funs. Mayhem lui assure qu’elle est là parce qu’elle veut participer à la course elle aussi. Comment dire ? Elle n’est pas bien crédible avant de prendre le volant, mais c’est encore pire quand elle est derrière celui-ci. J’ai tellement ri des scènes entre ces deux-là (l’imitation canoé une fois Quiet mise à la porte de la voiture… c’était pour me tuer). Cette série est un vrai plaisir à suivre quand elle prend le temps d’écrire des interactions comme ça entre ses personnages.

L’épisode se termine par une leçon de conduite pour Mayhem et en fou rire pour moi quand Quiet enclenche les vitesses et fait démarrer la voiture super vite alors que Mayhem n’a clairement jamais conduit. Les automatiques, c’est pratique ! Par contre, j’ai ri parce que Mayhem assure avoir conduit la voiture européenne de son ex-mari, mais bon, c’est bien plus dur à conduire qu’une automatique. Après, les leçons de conduite de Quiet, c’est… bruyant ? Et complètement loufoque. Elle finit quand même par tirer des balles juste à côté de l’oreille de Mayhem pour l’habituer à être poursuivie par un clown enflammé.

En parallèle, John passe donc du temps avec sa sœur. Celle-ci semble vouloir lui rappeler quelques souvenirs et l’embarque pour un tour où elle assure qu’ils sont seuls – mais ce n’est pas le cas. Elle lui propose un joint à bord d’une voiture face à un écran géant de cinéma en plein air. C’est une idée sympathique, mais lui, il préférerait savoir comment Abby rejoint le club des cinq (ou peu importe le livre qu’il lisait, mais je le comprends).

Krista raconte tout un tas de souvenirs à Lionel : ce qu’ils faisaient dans cette voiture au cinéma, le sifflement familial… C’est bien beau, mais John n’en a rien à foutre. Il s’appelle John et compte bien le rester : Lionel, c’est juste quelqu’un qui a tout perdu, et il n’a plus envie de l’être. Oui, pour lui, Lionel est mort.

C’est con de dire ça, parce qu’ils sont évidemment aussitôt victimes de quelques tirs de mitraillette. C’est prévisible, mais ils sont poursuivis par un type complètement loufoque, qui est torse nu (c’est le premier truc que John remarque et ça se comprend vu la musculature imposante du type) et conduit un véhicule avec deux énormes roues et c’est tout.

Ils sont clairement sur son terrain de jeu : le cinéma est entièrement encerclé de lampes, de fusils qui tirent dans tous les sens et d’explosions. Le pire, c’est qu’en tirant sur Axel (c’est son nom) pour s’en sortir, John voit sa balle rebondir contre sa roue et finir dans la joue de sa sœur. J’ai ri des réactions que ça provoque entre eux, notamment au moment des points de suture. C’est juste excellent comment en un épisode la relation entre eux est devenue vraiment celle d’un frère et d’une sœur.

Ils observent un temps Axel, voient qu’il a des poings de métal particulièrement impressionnants, qu’il boit du pétrole et… se posent des questions sur la manière dont il vit et fait ses petites affaires avec des mains pareilles.

Bon, ils s’en sortent finalement en explorant les lieux, en trouvant un scientifique fou qu’ils accusent d’être racistes avant de le tuer par accident. Toute la scène, la tête de Krista quand il décède particulièrement, est juste hilarante. Je retrouve vraiment la série que j’adorais avec ces deux épisodes et j’ai déjà oublié le premier de la saison qui ne parvenait pas à atteindre ce degré de folie.

En plus, ça se termine avec Axel qui reprend la route comme si de rien n’était maintenant qu’il est libre de partir.

Oh, et sinon, Ashley et Jeremy sont des ex, mais bon, ils n’ont rien à faire pendant l’épisode alors ils remettent le couvert dans leur voiture. Malheureusement, ils sont surpris dans leurs ébats par Grimm qui n’hésite pas à les tuer. On nous affirme qu’Ashley est morte, mais on ne la voit pas mourir, alors on ne sait pas trop. En revanche, pour Jeremy, il n’y a pas de doute : il se fait dégommer face à Mayhem et Quiet. Cette dernière regrette très clairement d’avoir laissé l’ado au volant quand elle voit que Grimm est un psychopathe qui fait un truc bizarre avec sa langue devant le cadavre de Jeremy – il est persuadé d’aspirer son âme et ça marche bien comme gag d’avoir sa vision des choses, puis celle de Quiet et Mayhem.

Quiet regrette surtout que Mayhem soit au volant quand il s’agit de s’enfuir parce que Grimm les prend en chasse. Par chance, les leçons de conduite sont finalement efficaces et May sait désormais extrêmement bien conduire. Elle parvient même à éviter Axel, qui passe par là et se retrouve nez à nez avec Grimm. Ouep. Il n’en faut pas plus pour qu’elles s’enfuient, laissant les deux hommes se battre. Nous n’en saurons pas plus sur leur sort dans cet épisode, mais j’ai trouvé que ça fonctionnait super bien comme manière de relier les intrigues.

En plus, les deux filles retrouvent le frère et la sœur qui sont complètement défoncés pour leur annoncer la mort de Jeremy et Ashley et leur demander de fuir au plus vite. On ne perd pas de temps, Krista semble s’en foutre mais prend le temps d’enterrer des souvenirs d’eux quand même et hop, on peut enchaîner et partir vers l’épisode 4.

On a avant un super échange Mayhem/Quiet sur le masque qui continue de faire vivre le mouvement, puis on passe à autre chose : Diesel City est en vue pour nos quatre héros. C’est là qu’on vend les armes les plus chères, mais pas de quoi s’inquiéter pour le paiement : Krista a l’intention de les voler, tout simplement.

Wow, vivement la suite, je suis retombé à fond dedans. Après, le fait qu’ils embauchent une actrice que j’adore et que les personnages de Mayhem comme Krista soient si bien écrits, ça aide de fou ! Et puis… Michelle Branch ! Cette scène où Mayhem et Quiet se mettent à chanter pour déstresser après le coup de flip’ de voir Grimm après elles… C’est juste pépite !

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Twisted Metal – S02E02 – DOLF4C3 – 18/20

Oh comment je suis rassuré ! Avec cet épisode, je retrouve vraiment tous les éléments qui me plaisent : les répliques bien senties, les dynamiques entre personnages bien gérées, les nouveaux personnages qui sont instantanément appréciables et, bien évidemment, une course de voiture digne d’un jeu vidéo. C’est quand même fou d’adapter un jeu vidéo de courses complètement wtf, mais qu’est-ce que c’est cool !

Spoilers

John se réveille chez les Dolls. C’est l’heure des retrouvailles avec Quiet, sept mois après, et avec sa sœur… vingt ans après.

Well, the ride’s over, so…

N’étant que moyennement motivé par le premier épisode, je dois dire que je n’aurais vraiment pas été contre une diffusion hebdomadaire pour cette saison – oui, même si j’arrête de regarder en cours de route les saisons que je commence, parfois même sans les publier (coucou le début de saison de Resident Alien). L’avantage d’avoir déjà le deuxième épisode, c’est que je vais au moins avancer un peu dans la saison, vous me direz. Il est déjà tard, en revanche, pas sûr d’enchaîner sur le 3, même si je suis ravi de voir que cet épisode est plus court que le précédent.

Comme toujours, on reprend avec un flashback : dix ans plus tôt, Dollface avait un amant à son image, un beau gosse un peu perché qui assure être fort et se laisse frapper par sa nana, parce que c’est excitant apparemment. Problème, ça me semble être le même type qui était esclave des nanas dans l’épisode précédent.

Il est révélé dans ce flashback que si Dollface pensait sincèrement que les mecs étaient ceux qui prenaient toutes les décisions autour d’une partie de poker, ce n’est finalement pas le cas. Tout se joue dans les toilettes où les compagnes de chaque leader font les vrais échanges importants et prennent les décisions. Cette vision des gangs et de l’Histoire me fait bien rire et me raccroche déjà tellement plus à la série.

Je suis là pour ce genre de gros n’importe quoi, moi ! Bon, peut-être pour les décisions prises entre deux pets, mais pour la révolte qui gronde ensuite, avec une nana qui essaie de buter les autres parce que son mec le veut et Dollface qui lui fait prendre conscience qu’elle n’a peut-être pas à le faire. Oh lala. Comment je suis en train de tomber amoureux de Dollface !

Elle renverse totalement les cartes en ramenant toutes les nanas à la table de Poker et en faisant prendre conscience aux mecs que c’est fini pour eux. Ils voulaient mesurer leurs bites, ils se retrouvent à mesurer l’échec de leur relation amoureuse. Les femmes n’hésitent pas à les tuer pour prendre le pouvoir (et pourtant, elles ont laissé une porte de sortie : la nourriture pour bébé, qu’ils ont refusé). Dollface qui balance sa petite réplique avant de tirer sur son mec (et ne pas le tuer), c’est pépite.

Dans le présent, John se réveille menotté à un lit et en caleçon. Il est surveillé par Ashley qui s’amuse à le faire bien flipper dès son réveil, mais bon, elle n’a pas le temps de le torturer vraiment. En effet, Quiet et Dollface débarquent pour l’interrompre et rassurer John sur ce qu’il se passe. Quiet est heureuse de le retrouver (on l’a vu heureuse avec d’autres Dolls pourtant), mais elle lui souligne qu’il y a quelqu’un d’autre d’excitée de le voir. Et pas dans le sens que John espère : l’autre, c’est Krista. Ah, Dollface a enfin un nom !

Elle révèle à Lionel son prénom et le fait qu’elle est sa sœur, mais ça s’arrête un peu là. John est complètement perturbé par la révélation, parce qu’il ne ressent rien du tout, contrairement à ce qu’il espérait. Ses souvenirs ne lui reviennent pas et les retrouvailles sont super décevantes. Elles le sont pour lui, mais elles le sont surtout pour Krista, qui peine à cacher ce qu’elle en pense vraiment.

Elle lui présente tout de même son campement avec plein de Dolls et leur but de faire en sorte de rétablir l’équilibre entre ceux qui sont dans la ville et ceux qui ne le sont pas. La série me remotive grandement avec ces scènes par contre, surtout quand Quiet et John commencent enfin à interagir ensemble : elle lui reproche de ne pas être plus démonstratif avec sa sœur et c’est incroyable comme j’adore la dynamique entre les deux personnages.

Bon, après, c’est triste comme tout parce qu’ils ne se sont pas vus pendant sept mois. Certes, John a pu s’enfuir de New San Francisco, mais beaucoup de choses ont changé pour Quiet. Elle refuse donc de reprendre la route avec lui, même si elle a pris soin d’Evelyn en son absence (c’était chouette de revoir la voiture). Et pour cause, son nouveau plan est d’entrer dans la course pour faire tomber tous les murs. Le duo n’est vraiment pas sur la même longueur d’onde.

Ils sont toutefois interrompus lorsque Quiet remarque qu’il a une voleuse parmi les Dolls. J’étais si heureux de voir l’actrice embauchée pour ce rôle de voleuse de tampon et flingues. Je l’adore depuis High School Musical the Musical the Series, même si elle a toujours des noms de perso de merde. Pour cette série, son nom sera Mayhem. Dur de croire ce qu’elle dit pour le reste : elle assure que son petit frère est malade et qu’elle fait ça pour lui, mais bon… Qui peut bien la croire ?

De son côté, John demande à parler à sa sœur pour lui reprocher que Quiet soit envisagée comme conductrice dans le tournoi. Le problème, c’est que tout ça est l’idée de Quiet à la base : Dollface la connaît depuis sept mois et sait très bien que rien ne pourra la faire changer d’avis. Oui, elle risque de mourir, mais le jeu en vaut la chandelle selon elle.

Elle est donc la première à se porter volontaire quand Krista demande qui veut représenter les Dolls lors du tournoi, mais elle n’est pas la seule. Ashley, insupportable, demande donc à représenter aussi son clan, même si tout le monde sait que Quiet est meilleure qu’elle. Cependant, John aussi veut participer. Tiens, et Jeremy aussi, le prisonnier masculin des Dolls.

On s’amuse bien, avec Mayhem qui n’hésite pas à participer aussi pour se foutre de la gueule d’un peu tout le monde. Tout cela mène inévitablement à une course de voitures. Oh. La série sait comment faire : la course est super chouette à suivre. Il y a de l’humour avec Jeremy qui ne parvient pas à démarrer, de l’action avec des explosions de peinture en chemin et du suspense pour savoir qui gagnera la course.

Ashley est vite évincée à son tour, et tout se joue entre Quiet et John, évidemment. C’est finalement Quiet qui passe la ligne d’arrivée en première. Elle est incroyable, tout simplement, et sort victorieuse. Cela ne lui suffit pas : elle se lance aussitôt dans la forêt à la recherche de la gamine qui était sa prisonnière et qui a disparu.

Elle finit par la retrouver dans les bois, alors que John vient juste de la rejoindre. La gamine est toujours prisonnière, d’hommes des cavernes cette fois. Ben oui, certains régressent pendant l’apocalypse. La scène est principalement comique, en vrai, mais elle permet aussi à Quiet de faire équipe avec John. Si elle prétend vouloir uniquement récupérer sa hache, Quiet décide de sauver Mayhem et de se battre en duo avec John. La scène d’action est bon délire, finissant même par une petite décapitation. Cela aurait manqué.

Non, vraiment, la série est de nouveau super drôle, et tout l’humour repose vraiment sur le duo. Le personnage de Mayhem est aussi une belle trouvaille pour apporter quelque chose de nouveau à la série : elle a de bons échanges comiques avec Quiet qui la prend sous son aile, même si elle en fait une prisonnière. C’est pour son bien.

Le côté émotions n’est pas en reste avec le personnage de Krista qu’il est difficile de ne pas aimer. Elle en dit un peu plus sur les parents de John, mais celui-ci ne veut pas trop en savoir : il a bien compris que l’histoire de ses parents sera aussi triste que celle du frère de Quiet.

L’épisode se termine finalement avec deux bons cliffhangers : le premier voit Quiet demander à John de venir avec elle pour gagner ensemble le tournoi. Avant ça, il faut toutefois de plus grandes et belles armes. Krista sait où en trouver : à Diesel City.

En parallèle, on nous révèle qu’un certain M. Grimm fera aussi partie de la course, et tant pis s’il faut pour ça s’échapper d’un asile nommé Blackfield. J’adore comment la série développe l’air de rien toute une riche mythologie. C’est si efficace.

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