The Decameron – S01E03 – By Homer, It’s a Winner’s Wreath – 18/20

Les épisodes sont trop longs, ça se confirme, mais qu’est-ce qu’ils sont drôles. C’est un mélange impertinent d’humour, de sexe et de quiproquos qui fonctionne à la perfection. J’ai eu peur un temps que l’intrigue soit trop éclipsée par tous les désirs des personnages, mais ce n’est pas du tout le cas : on avance même plutôt vite dans les rebondissements, et c’est sacrément plaisant à suivre !

Spoilers

Pampinea organise des jeux pour divertir ses invités et fêter son mariage.



Behind closed door, we can do whatever we want.

Un épisode par semaine, c’est hyper plaisant tout en étant un peu de la torture, parce que j’aime vraiment beaucoup cette série. Au moins, ça marque mon été.

Misia

L’épisode commence bien et me fait regretter de ne pas l’avoir vu avant : un peu d’Enya dès le début, ça ne peut faire que du bien. Bon, la scène est un peu triste puisqu’il s’agit du deuil de Misia, mais ce n’est pas grave. Misia prépare donc une couronne de deuil, mais lorsqu’elle fait l’erreur de l’amener devant Pampinea, celle-ci souhaite savoir de quoi il s’agit. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec une couronne de la victoire.

Misia organise donc des festivités pour chacun de nos personnages, histoire de fêter le mariage sur le thème de la pureté. Tindaro en profite pour charmer Licisca – qu’il pense toujours être FIlomena – et Panfilo demande à Pampinea le récit de son mariage. L’improvisation vaut ce qu’elle veut et on s’amuse de tous les quiproquos et toutes les grimaces déjà en place entre les personnages. Franchement, il y a de quoi rire un bon coup.

Le concours du jour ? Il consiste en plein d’épreuves toutes plus loufoques et idiotes les unes que les autres. Pampinea fait tout pour les gagner, quitte à tricher de manière bien visible devant tout le monde. J’ai bien ri sur le concours de lancer de plumes ou le concours de dessin. Les scénaristes sont forts, les acteurs s’éclatent. Oh, et on notera que le côté « racontons des histoires » correspond enfin à ce qu’est le livre inspirant la série… mais bon, c’est clairement pour le fun plus que pour autre chose.

Les jeux (de l’amour ?)

Licisca a couché avec Dioneo la nuit précédente, et trois fois plutôt qu’une. Elle finit par s’en vanter auprès de Filomena qui est absolument dégoûtée. Dioneo est peut-être sexy, mais il n’en reste pas moins de la classe inférieure. Les scénaristes en profitent pour établir de nouvelles règles entre ces deux personnages : une fois dans la chambre, elles reprennent les rôles qu’elles sont censées avoir. Ou plutôt, Filomena se permet de faire ce qu’elle veut sans jouer la servante, y compris critiquer tout ce que peut faire Licisca.

C’est excellent pour l’humour et Filomena est vraiment un personnage génial. Pendant le reste de l’épisode, elle fait de son mieux pour être une servante, mais ce n’est pas si évident. On la voit donc parler et faire des remarques ironiques un peu trop souvent, s’attirant les foudres de Misia. C’est plutôt marrant à suivre.

En plus, en parallèle, Licisca se fait une ennemie en la personne de Pampinea. C’est assez inattendu, mais elle en a marre des jeux de Pampinea avant les autres et n’hésite pas à le faire savoir, défiant à plusieurs reprises les décisions de son hôtesse. Pampinea pète un câble, assez légitime, mais quand l’aigle de Sirisco choisit Licisca comme grande gagnante du dernier jeu, elle est forcée de se reconnaître ex-aequo (lol) et d’aller bouder dans sa chambre.

Sirisco fait tout ce qu’il peut pour la réconforter avec un livre de dessins du vicomte, et… c’est étrange de les voir si proches d’un coup, à commenter les dessins de « paysages » du vicomte, qui sont clairement des dessins pornographiques en fait. Il faut ce qu’il faut pour justifier ce qui suit avec Pampinea qui cède totalement aux désirs de la chair – notamment quand Sirisco lui montre comment le vicomte l’aurait embrassé.

Dioneo serait discret selon Licisca… mais bon, il se réveille bien tard, et uniquement grâce à Tindaro. Ce dernier est amoureux fou de celle qu’il pense être Filomena. Il envisage déjà de l’épouser et en parle à son médecin pour avoir ses conseils. C’est si drôle : Dioneo vient juste de coucher trois fois avec elle, alors il fait tout pour qu’elle reste célibataire. Quel succès cette Licisca !

Et quel succès ce Dioneo, parce que Neifile passe également l’épisode à essayer d’attirer son attention et à la chauffer, tout en continuant de prétendre qu’elle est pieuse. Pampinea et Licisca n’hésitent pas à lui faire remarquer qu’elle est assez ridicule dans ce rôle, d’ailleurs. Licisca peut se le permettre de toute manière, parce que la nuit suivante, c’est encore elle qui est dans le lit de Dioneo. Celui-ci est assez surpris de voir qu’elle est déjà de retour, sans sembler se sentir honteuse ou regretter quoique ce soit. Et pendant qu’elle couche avec Dioneo, notre pauvre Neifile continue de fantasmer sur lui pendant ses prières du soir. Difficile de lutter contre ses pulsions, même pendant les prières.

Sexe

On a donc droit à un super montage de Neifile lisant la Bible, puis se masturbant sur « All I ever think about is sex ». On est à deux doigts de la pornographie, en vrai, parce que le montage enchaîne sur du sexe entre plein de personnages – Sirisco prenant la place du Vicomte (et Misia est au courant) ; Licicsca qui se matte dans le miroir de la chambre de DIoneo…

Et bien sûr, il faut encore plus de sexe pour conclure ce montage. Un nouveau beau gosse débarque à la villa, en la personne du postier. C’est évidemment Panfilo qui ouvre la porte à Andreoli et tombe immédiatement sous son charme. Pourtant, il apporte de mauvaises nouvelles – encore un décès dans la famille de leur hôte de toute manière morte, mais aussi la ruine pour Panfilo. En effet, toute sa fortune a été confisquée par les banques et il est temps pour lui d’assurer son futur (et celui de Neifile) en obtenant une place définitive auprès de Pampinea.

Le jour, il prétend donc trouver Pampinea brillante et drôle. Le soir, il couche avec Andreoli dans la grange – et ce sont les seuls que l’on voit complètement nus finalement. Pourtant, c’est peut-être la relation qui a été la plus bâclée, parce que l’on passe d’une scène où ils se parlent en se draguant à peine à une scène où ils couchent ensemble.

Si tout le monde couche avec tout le monde dans le plus grand des calmes et dans la joie la plus totale, il reste tout de même quelques épisodes. On enchaîne donc avec Sirisco forcé de faire peur à des hommes voulant rentrer dans la villa et se prenant un peu trop pour l’homme de la maison. Pampinea est forcée de le remettre à sa place, l’engueulant devant toute la maison et en profitant pour dire que ses invités sont des couards.

Sirisco ? Il est remis à sa place en public, certes, mais aussi dans la chambre de Pampinea où elle lui demande de l’appeler à nouveau « Vicomtesse » et de ne plus jamais s’introduire sans son autorisation. Il ne serait qu’un vaisseau à travers lequel elle jouit du vicomte ? Parfait. Il semble bien le prendre, avant de l’enchaîner avec des réflexions assassines pour sa confiance en elle-même déjà peu développée.

Trahisons

En parallèle, Neifile a de plus en plus de pensées impures et s’en confie à Panfilo, qui la réconforte comme il peut. Rassurée, elle décide de se mettre nue devant Dioneo, qui était plus occupé à chercher Licisca (qu’il pense toujours être Filomena). C’est dur pour son avenir à lui, en vrai, il fait le choix de Licisca plutôt que Neifile. Elle lui en voudra – et il se retrouvera sans titre de noblesse alors que c’est un peu ce qu’il vise aussi. En plus, Licisca n’est là que pour les plaisirs de la chair, non ?

Cela semble assez peu l’intéresser quand Dioneo lui fait une déclaration d’amour. Pourtant, elle commençait bien mieux que toutes celles de Tindaro. Cela finit par faire rire Licisca, surtout quand il lit les didascalies de son propre texte. Malheureusement, ça signifie aussi qu’elle paraît sacrément charmée par Tindaro, et le tout devant un Dioneo complètement jaloux. Il faut dire que Tindaro s’invite dans la chambre de Filomena le soir-même.

L’air de rien, on se dirige donc vers une rupture inattendue entre Licisca et Dioneo. Le pauvre était fou amoureux d’elle et se retrouve à devoir supporter qu’elle lui dise qu’elle est libre de faire ce qu’elle veut pour son futur. Quant à Tindaro, il est tellement content de lui qu’il finit par envisager de se marier avec « Filomena ». Cela pousse Dioneo à envisager de l’empoisonner. Après tout, il a besoin que son maître soit en mauvaise santé pour justifier sa présence à la villa et l’amour lui donne des ailes. Jolie trahison !

Dioneo en arrive à faire une jolie déclaration d’amour à Licisca, encore. Il sait qu’elle est noble (lol), mais souhaite s’évader avec elle de la villa. Vivre en la voyant avec Tindaro, pourquoi pas… mais la voir amoureuse de Tindaro, c’est impossible. « Filomena » est à deux doigts de révéler sa véritable identité à Dioneo, mais préfère finalement coucher avec lui. C’est dommage, parce qu’il aurait mieux fait de rester auprès de Tindaro : celui-ci est malade, mais la cuisinière s’occupe correctement de lui. Elle comprend bien vite qu’il est empoisonné, lui file un remède et le met en garde contre le docteur. Tindaro se met donc en quête de retrouver Dioneo, pour mieux le voir en train de coucher avec Licisca dans sa chambre. Oupsie.

Pendant ce temps, dans la cuisine, la vraie Filomena se lie d’une amitié assez improbable avec Misia. Est-ce qu’ils se dirigent vers un autre couple improbable ? Filomena est tellement dégoûtée par les serviteurs en théorie… À moins que ce ne soit par les hommes comme Dioneo ? Elles commencent l’épisode en se détestant, avec une Filomena qui n’hésite pas à se moquer de Misia, et elles finissent potes. On sait vers quoi ça se dirige.

Cliffhangers

Du côté des inattendus, Panfilo prend le temps de papoter avec Sirisco. Il se le met dans la poche l’air de rien, en l’écoutant se plaindre et en l’invitant à se plaindre encore plus. C’est ainsi que Panfilo apprend la mort du vicomte. Franchement, ça m’a provoqué un petit sursaut de surprise et ça m’a confirmé que j’étais à fond dans la série.

Le cliffhanger est excellent lui aussi : Pampinea annonce qu’elle est enceinte du vicomte (lol) à la surprise générale, mais est interrompue par Tindaro qui vient confronter Dioneo. Il annonce à tout le monde que son médecin l’empoisonne, le destitue aussitôt, lui fait retirer ses vêtements (avant de se rendre compte que ça ferait trop plaisir à d’autres) et… demande en mariage « Filomena ». Licisca accepte évidemment, devant un Dioneo dépité. Jolie tournure surprenante des événements.

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Time Bandits – S01E06 – Mansa Musa – 16/20

J’ai davantage accroché à l’humour de cet épisode, malgré une impression que le scénario perd parfois du temps en détails inutiles. Qu’importe : les pistes proposées sont bien plus intéressantes et donnent envie de voir la suite, et ça, c’est franchement positif à ce stade de la série, parce qu’on vient de passer le milieu de saison. Les personnages ne savent toujours pas où ils vont, mais j’ai l’impression qu’on commence à voir où nous allons en tant que téléspectateurs. C’est un début… après le milieu.

Spoilers

Nos héros arrivent en plein désert, mais il s’y passe des choses quand même..


The richest person in history meets the greatest thief in history.

Espérons que ce deuxième épisode de la semaine soit un peu plus convaincant et parvienne à me motiver davantage. Le cliffhanger précédent donne un peu d’espoir.

Coincés (encore)

Nos héros passent un portail et y restent coincés un bon moment, sans oxygène, comme sous l’eau. Kevin parvient finalement à tomber au beau milieu d’un désert, suivi par le reste des bandits demandant aussitôt des explications à Widgit. Difficile pour lui d’expliquer ce qu’il s’est passé, cependant, parce qu’il n’en sait rien. Un autre problème surgit assez vite dans la tête de Kevin, en plus : il se rend compte que Judy a disparu.

Les bandits doivent se faire à l’idée : Judy n’est plus avec eux. Elle n’est pas tout à fait laissée pour morte, même si concrètement, ça revient au même. Pénélope est sûre qu’elle les retrouvera… C’est une série un peu pour enfants, tout de même, donc il y a des chances que si, mais c’est un peu abusé.

La caravane

Vous vous souvenez quand j’écrivais il y a moins de dix lignes que nos personnages étaient au beau milieu d’un désert ? Eh ben, ça a beau être le cas, ils tombent vite sur tout un village, dirigé par Mansa Musa – l’homme le plus riche de l’Histoire d’après le livre que Kevin trimballe avec lui. D’où sort ce livre exactement ? J’ai raté quelque chose, peut-être.

Peu importe, en tout cas. Pénélope tire vite son avantage de la situation, que Kevin questionne tout de même : on doit le ramener à ses parents, mais on l’amène plutôt à proximité de la caravane de l’homme le plus riche ? Alors qu’il est avec des bandits ? C’est suspect, c’est vrai.

On s’amuse bien avec cette intrigue, après, parce que Pénélope se met aussitôt en tête d’aller voler le butin de ce type qu’elle ne connaît pas mais qui a la réputation d’être généreux. Il offre donc de l’or à Pénélope quand elle se fait choper à tenter de voler des crottes de chameau. Bien joué. Elle est frustrée car elle perd ses bandits – Widgit se perd même dans le désert, mais ça lui permet une épiphanie quand il comprend que les étoiles peuvent l’aider à comprendre la carte (alléluia) – les uns après les autres et n’arrive pas à voler. Elle s’en fiche de l’or, elle veut juste le voler. Cela correspond bien à ce qu’on sait de Pénélope (et on ne sait pas grand-chose, à part son bout de tapisserie là).

Bien sûr, Pénélope n’est pas seule à se faire prendre. Ainsi, Kevin se retrouve à parler avec Mansa Musa, mais aussi Balla, son assistant, interprète, je ne sais pas. Balla répète ce que Mansa Musa dit, mais en élaborant davantage. L’humour est bon, meilleur que dans l’épisode précédent en tout cas, et ça permet à Kevin de se faire remarquer quand il se prétend apprenti historien ou quand il explique qu’il est en présence de quelqu’un de plus riche que Bezos d’Amazon. On s’amuse bien, quoi.

Kevin devient invité d’honneur de Mansa Musa et est nommé personne la plus intéressante qu’il connaisse. Il est même invité au Caire pour rencontrer le Sultan en présence de Mansa Musa. Rien que ça. Malgré de bons effets spéciaux habituellement, on sent que leur reconstitution du Caire est en studio tout de même. Bon, ça n’empêche pas la série de présenter plein de richesses aux bandits. Pénélope est toujours en pleine crise de foi vis-à-vis de sa carrière de bandit, cependant. Alto fait tout ce qu’il peut pour la consoler – secondé par tous les autres bandits qui voient Pénélope dans cet état. Elle rejette de l’or, tout de même.

Et Bittelig dans tout ça ? Il se fait griller bien vite quand Pénélope l’envoie espionner « discrètement » Mansa Musa. Il se retrouve ainsi à servir un homme qui a pour mission de créer un bain pour la reine. Au passage, l’homme en profite pour expliquer à Bittelig qu’il est amoureux d’une femme avec qui il travaille tout le temps. Bittelig lui conseille d’avouer la vérité, avant d’apprendre qu’il s’agit de la reine.

Tout ça n’est finalement qu’un gag, avec un gag dans le gag quand Widgit tombe sur le bain préparé dans le désert par Bittelig mais pense avoir affaire à un mirage. C’est un peu de ridicule dans le ridicule à ce stade, mais c’est l’humour de la série et j’accroche un peu plus que dans l’péisode précédent.

Bref, tout ça m’éloigne de la critique de ce qu’il se passe, avec Mansa Musa et le sultan du Caire qui s’embrouillent sur des questions de tradition et de signes d’honneur à apporter l’un à l’autre. Tu m’étonnes que l’épisode dure quarante minutes cette fois quand on perd ce qui semble être cinq minutes à savoir qui s’agenouillera en premier devant l’autre. Finalement, les deux s’agenouillent en même temps, tout simplement. Cela fait plaisir à Kevin d’assister à tout ça, en tout cas, et ça lui donne la confiance de demander à Mansa Musa d’organiser de quoi redonner espoir à Penelope : une ruse qui lui fait croire qu’elle pourra voler quelque chose.

Cliffhangers

Entre temps, Widgit retrouve son chemin et Bittelig lui confesse son amour, par crainte de le perdre pour de bon. Cela fait que Pénélope est heureuse quand elle va chercher Kevin : alors qu’on perdait cinq minutes d’épisode, elle volait les rubis du sultan – tout ça pour mieux découvrir que tous ses larcins n’ont jamais été récupérés par Bittelig, en fait, à cause d’une erreur de communication. Ils sont si drôles ces bandits amateurs.

Bref, il est déjà temps de partir et Kevin se fait une raison, abandonnant ce lieu où les gens l’adoraient. En chemin vers le portail, il lit à nouveau son livre sur Mansa Musa et découvre que le nombre de personnes voyageant avec lui à changer dans son livre. Bref, Kevin se rend compte qu’ils peuvent changer ce qui a déjà eu lieu, mais il est trop pris dans sa découverte. Il reste finalement coincé car le portail se referme. Bien fait ? C’est embêtant parce que Fianna est là aussi, et elle suit la flèche que Kevin pensait laisser à Judy. J’aime bien que nos personnages se retrouvent tous séparés les uns des autres, en vrai. Kevin finit ainsi par passer le portail, mais probablement pas le même que le reste des bandits. De son côté, l’Être Supérieur continue de papoter avec son sous-fifre et lui révèle qu’il a capturé l’un de nos bandits : Judy. Cela me motive pour les épisodes de la semaine prochaine !

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Time Bandits – S01E05 – Georgian – 14/20

Ah merde ! J’ai beaucoup moins accroché à cet épisode. Il est dans la lignée des précédents, je pense, mais l’humour n’a pas réussi à prendre cette fois. Par conséquent, je me suis senti un peu blasé devant des gags répétitifs pas toujours efficaces et une intrigue qui n’avance pas vraiment. Il faut dire qu’en plus l’épisode est court, ce qui ne permet pas de proposer grand-chose. Dommage, dommage, dommage.

Spoilers

Où nos héros rencontrent l’inventeur du sandwich.


Yeah, and I invented water.

Je ne comprendrai jamais ceux d’entre vous qui squizzent les génériques. Cela nous met tellement dans l’ambiance de la série, ça remotive à la voir quand on a un peu la flemme, ça créé un vrai moment particulier… Non, vraiment, je suis content du générique de cette série – et ceux des années 90 me manquent tellement !

Coincés

L’épisode commence avec notre groupe de bandits complètement dépités et acculés : ils n’ont pas de quoi manger, sont de retour à Stonehenge et attendent l’ouverture d’un portail en rêvant à de meilleurs temps où ils pourront voler de quoi manger. Ma foi, ça se tient. Alors que Penelope se vante d’avoir battu l’Être Supérieur plus d’une fois (deux, donc), ils sont justement rattrapés par celui-ci.

Cela leur fait tous peur, mais Judy comprend assez vite qu’ils n’ont pas affaire à leur ennemi. Il s’agit finalement de Jasper, un de ses sous-fiffres qu leur demande aussitôt de ne surtout pas donner la carte à l’Être Supérieur. C’est original : ce n’est pas comme s’ils avaient l’intention de la donner de toute manière. Comme un portail s’ouvre à peu près au même moment, nos héros se barrent bien vite, vers de nouvelles aventures et, en théorie, chez Kevin.

Sandwich

On s’en doute dès le départ et ça se confirme vite : nos héros n’arrivent pas du tout chez Kevin, mais plutôt au XVIIIe siècle. Ils ont des looks qui font un peu tâche, mais nous y sommes habitués. Ils sont rejetés d’une super soirée dans un château, mais trouvent évidemment une porte arrière par laquelle entrer. Ils volent rapidement de nouveaux vêtements et hop, ils peuvent squatter la fête et y manger.

Il s’agit d’une occasion de nous présenter le créateur du sandwich, soi-disant, quand il papote avec Kevin et n’arrive pas à convaincre Pénélope. C’est triste, parce que Kevin n’est pas convaincu non plus et il n’est pas du genre à se laisser faire. Au départ, il ne dit rien, mais quand il revoit Sandwich, il n’a pas trop le choix.

En effet, entre temps, Penelope a servi de l’ananas à tous ses bandits, histoire de papoter du fait que ses meilleurs hommes s’arrangent pour tenter de sauver les parents de Kevin. C’est embêtant, parce que justement, l’ananas était le clou du spectacle de la soirée qu’ils squattent. Si pour eux (et surtout Kevin), ce n’est qu’un ananas, pour Sandwich, c’était l’économie de toute une vie. Partie dans l’estomac de voleurs.

Quand en plus Kevin explique qu’il n’a peut-être rien inventé, Sandwich le provoque en duel. Penelope vient à la défense de Kevin, comme quoi elle a un cœur, et se retrouve à être celle qui est défiée, bien malgré elle. Comme elle déteste qu’on lui dise qu’elle est couarde, il n’en faut pas plus pour que le duel se tienne obligatoirement le lendemain à minuit.

De toute manière, ils n’ont pas le choix de rester : Alto a trouvé du travail après tout. Oui, en parallèle, Alto se déguise une nouvelle fois et rencontre un grand succès dans la soirée avec ses talents d’acteur. Il n’en font pas beaucoup plus pour qu’il soit remarqué et embauché comme acteur. Seulement, dans un épisode de 30 minutes, je doute qu’il fasse grand-chose de ça. Et pourtant, il s’arrange pour être sur scène pendant le duel de Penelope.

Le duel ? Il est assez ridicule, avec Sandwich qui n’a certainement pas pour intention de tuer qui que ce soit, par peur de décimer la population bourgeoise respectable. Ils ont juste oublié de prévenir Pénélope, qui manque de peu de tuer Sandwich. Heureusement, elle vise mal. Choqué par son attitude, Sandwich propose un autre duel à Pénélope, interrompu cette fois par Alto. Pris de trac, il a quitté la scène pour venir faire un petit monologue pendant le duel.

Celui-ci doit tout de même avoir lieu, pour une troisième fois. Le comique de répétition est bon, et bien sûr, le duel est à nouveau interrompu, par l’arrivée, cette fois, d’une méchante toujours en quête de la carte. Après être passé par la sœur de Kevin, la voici donc enfin au bon endroit… Penelope s’enfuit, forçant le démon à se retrouver dans un duel avec Sandwich. Et c’est ainsi que Sandwich meure, parce qu’un sandwich dans une poche, ça n’arrête pas une balle. Amusant.

La carte

Nos héros sont bien sûr surveillés par un chat, qui travaille pour les méchants – ses yeux permettent aux méchants de voir que nos voleurs voyagent dans le temps pour voler des cuillères. Etonnante activité. Celle des méchants ? On tourne en boucle : ils veulent voler la carte. Pas bien utile comme scène.

En parallèle, les enquêteurs de petite taille arrivent au Moyen-Âge, ce qui leur confirme que les bandits ont bien accès à la carte que tout le monde convoite. Ils travaillent pour l’être supérieur, bien sûr, mais l’un d’eux semble être un agent double qui souhaite à présent convaincre sa collègue de faire autre chose… Cela ajoute un peu de suspense, ma foi.

Casanova

Comme nos héros sont aux XVIIIe siècle, ils croisent également la route de Casanova. C’est plutôt amusant, en vrai, avec Casanova qui n’est pas si beau mais fait s’évanouir toutes les femmes qu’il croise sur son chemin. Toutes ? Un petit village de gaulois nommé Judy résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit remarquée par Casanova qui passe son épisode à la draguer ensuite – allant jusqu’à affirmer qu’il arrive à faire s’évanouir des chevaux, hein. De manière surprenante, cela révèle également que Bittelig est jaloux de Casanova : il est donc intéressé par Judy. Je ne sais pas si c’est vraiment nécessaire à l’histoire d’ajouter ce genre de sous-intrigues romantiques, parce que j’aime déjà les personnages, ils me font rire, mais ils ne sont pas importants au point d’avoir une sous-intrigue. Sorry, not sorry.

De toute manière, tout ça finit en queue de poisson quand Judy rejette Casanova, poursuivie par un démon. Elle s’enfuit donc avec Bittelig et Casanova, puis un chien, freinent Fianna à leur trousse. Nos héros finissent par passer un portail, mais quelque chose ne se passe comme prévu dans celui-ci. Oh, et pendant ce temps-là, on a aussi la sœur de Kevin qui se retrouve paumée à l’ère glaciaire…

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Land of Women – S01E06 – Chapter 6 – 14/20

Quelle frustration ! Les scénaristes ont eu les yeux plus gros que le ventre en début de saison et ont construit une saison qui aurait pu être parfaite en dix épisodes, mais qui est bien trop rushée en six épisodes pour tenir la route. Cette conclusion de saison donne ainsi le sentiment d’être incomplète, parce que les personnages finissent par affirmer que des problèmes sont réglés juste pour qu’on se retrouve à devoir croire que les problèmes sont réglés alors que non. Et ça, c’est désastreux comme impression. Pour autant, l’humour et les personnages sont toujours bons… Il faut juste leur laisser du temps. Espérons que la saison 2 pourra régler ce problème (et espérons une saison 2, donc).

Spoilers

Fred est de retour dans la vie de Gala.


Buenas noches!

Fred

L’épisode reprend exactement sur la même scène, ce qui me rassure. Amat s’éclipse toutefois trop rapidement à mon goût, mais au moins, ça permet d’en arriver vite à l’explication entre Gala et Fred. Par explication, j’entends bien sûr qu’elle lui fout quatre baffes et à peu près autant de coups. Fred a toutefois des explications : il a emprunté de l’argent à Tony pour mener une opération immobilière qu’on lui conseillait et qui paraissait rentable.

Il ne pouvait pas emprunter à la banque, parce qu’il était déjà endetté, et s’est retrouvé con à ne pas pouvoir rembourser Tony à cause de problèmes sur les travaux qu’il avait entrepris. C’est emmerdant, c’est le moins qu’on puisse dire. Cela dit, Fred a une bonne explication sur plein de choses : le collier de Gala, offerte à son amante ? Il s’agissait d’une tentative de récupérer de l’argent en vendant des bijoux en-dehors du pays. Je n’ai pas bien compris comment il se démerdait pour l’avoir à nouveau en sa possession, en revanche.

Qu’importe. Fred a un nouveau plan : il veut s’embarquer pour l’Argentine, mais il est venu chercher sa famille pour partir avec lui avant. Si Gala n’a pas envie de se barrer, elle considère toutefois cette option, parce qu’elle y est bien forcée : Fred n’a de toute manière pas l’argent que Tony lui demande et il n’y a pas trop d’autres solutions.

Ils n’ont pas le temps d’en parler bien longtemps : Kevin se réveille et Gala le repère bien vite, heureusement. C’est l’occasion pour Fred d’apprendre que les hommes de main de Tony sont là et ont menacé sa famille, mais ça n’a pas l’air de beaucoup le bouleverser. Il pense surtout à fuir et sauver sa peau. Evidemment, dans sa fuite, il est repéré par Julia, très énervée, et par Kate, ravie de revoir son père.

Malgré tout, Julia accepte de retarder Kevin et de faire en sorte qu’il ne sache pas ce qu’il se passe. Je ne sais pas trop comment Amat parvient à s’échapper de sa maison si vite, mais il récupère Fred en voiture et l’embarque allez savoir où au milieu de la nuit. Bon, on sait où : à l’arrêt de bus où un bus passe toutes les heures et demi. C’est plutôt sympa de sa part. Amat accepte aussi les passeports que Fred lui tend et qui permettraient à Gala et sa famille de s’enfuir. Mieux que ça : il les remet aussitôt à Gala, indépendamment du fait que ça voudrait dire de devoir se passer d’elle.

Les adieux

Au réveil, Kevin et Hank sont ravis d’être braqué par le bras droit un peu maladroit d’Andreu. Ils se font ainsi arrêter par la police espagnole puisqu’ils ont volé une voiture pour arriver en ville. Amat a eu la bonne idée de les dénoncer et cela gagne quelques heures à Gala et sa famille pour décider quoi faire. Gala n’a pas spécialement l’impression de pouvoir décider quoique ce soit, de toute manière : elles n’ont plus d’argent, sont en danger en Espagne et la seule option paraît être de fuir avec Fred.

Mouais. Balancer Fred serait une possibilité aussi… mais bon, c’est le père de Kate tout de même, et Gala est encore un peu amoureuse de lui malgré l’enfer qu’elle vient de traverser. Gala accepte donc de discuter avec sa fille de ce qu’elles devraient faire à présent, mais la solution s’impose d’elle-même. Cela déplaît à Julia de devoir s’enfuir une nouvelle fois et elle le fait bien savoir.

Julia profite alors des dernières heures qu’elle doit passer à La Muga pour dire au revoir à Mariona. C’est un peu triste, parce qu’on sent que ça fait chier Mariona. Celle-ci est énervée de constater que sa sœur envisage de se casser une nouvelle fois, finissant même par lui dire qu’elle s’est habituée à sa présence. Humph. Une nouvelle fois, la saison est trop courte pour qu’on puisse y croire, sérieusement.

De son côté, Kate doit dire au revoir aussi à sa nouvelle amie la mécano. Cela la peine beaucoup et on sait déjà pourquoi : je suis sûr qu’il y a une attirance entre elles, mais bon, pas le temps de l’exploiter. Il faut déjà partir.

Les bons plans de Gala

De son côté, Gala souhaite dire au revoir aussi à Amat, qui a bien compris qu’elle allait se casser. Elle se rend à la coopérative pour cela, mais se retrouve embarquée par toutes les femmes dans la conception du vin. En plus, il y a un autre problème qui surgit : Edna débarque plus vite que prévu au village. C’est un problème, parce que le village voulait organiser une grande fête populaire pour elle. Ils n’en ont pas trop le temps, mais ils le font tout de même, et tant pis si elle se célèbre normalement en mai.

Edna est surprise de voir Gala sur place, mais elle s’en remet vite et finit par acheter les bouteilles. Quand elle en demande un nombre insuffisant pour couvrir les dettes de la coopérative, Amat est un peu gêné et demande à Gala de négocier mieux. C’est ce qu’elle fait. Du moins, on nous dit qu’elle le fait, là où ce qu’elle fait n’a aucun sens : elle explique juste à sa pote qu’elle en veut plus… et ça fonctionne. Ben voyons.

C’est frustrant : on voit que les scénaristes sont limités par le nombre d’épisodes et qu’ils ont eu les yeux plus gros que le ventre. Sincèrement, il y a de quoi remplir au moins dix épisodes avec toutes les idées qu’ils avaient, mais non, on doit tout boucler en six. Et ça se sent. Ainsi, le deal est à peine conclu que Gala et Kate se barrent.

Là, ça devient du grand n’importe quoi : elles retrouvent Julia qui ne veut pas quitter La Muga. La grand-mère reste donc avec sa sœur, ce que je peux comprendre du point de vue sentimental, mais pas du tout d’un point de vue rationnel. Kevin et Hank sont toujours en ville et sauront où la trouver pour se venger.

De toute manière, Gala comprend ce que Kate et Julia lui disent tout l’épisode au moment de dire au revoir à Amat : elle n’a pas envie de quitter le petit village espagnol non plus. Franchement, ça fait à peine une semaine qu’elles sont là, mais elles envisagent déjà toutes un énorme changement de vie ? C’est trop gros. Gala met ainsi au point un plan avec Amat et Kate pour… doubler Fred. Comment ça, Kate accepte si vite de trahir son père ?

Oh, la scène où Kate explique son choix à son père existe, hein, mais ce n’est pas bien logique par rapport à là où elle en était il y a trois épisodes – à préférer son père à sa mère. Le plan ? Gala décide de voler l’argent et les bijoux qu’il reste à Fred, en se servant d’Amat pour ça. Celui-ci vole donc le coffre-fort. Allez, il a une récompense : elle l’embrasse en retour.

Cliffhangers

Kate et Gala peuvent ainsi rentrer au village où la fête continue de battre son plein. Julia est ravie de les retrouver, la mécano aussi (elles se prennent même la main). Malgré tout, il nous faut quelques cliffhangers : Montse annonce à Amat qu’elle est enceinte, il n’a pas le temps de le dire à Gala qu’ils écrasent Kevin (ben on s’en fout, non ? Je l’aime bien, mais eh, c’est un méchant qui allait vouloir tuer Gala de toute manière), qu’on laisse pour mort, et Julia apprend que les hommes de sa vie ont le résultat du test de paternité. On ne le connaîtra pas avant la saison 2 cependant, si saison 2 il y a.

Avant ça, je dois dire que je suis plutôt frustré par cette fin de saison : Gala affirme à Amat qu’ils ont réglé tous les problèmes alors que pas du tout. Tony n’a toujours pas son argent, elle a promis de donner un demi-million de dollars venant de la vente des vins, vente qui ne peut donc pas sauver la coopérative ? Kevin et Hank n’étaient en prison que pour quelques heures, donc rester en ville ne lève pas du tout le danger. OK, elle peut toujours balancer que Fred est parti pour l’Argentine (ce qui reste à confirmer d’ailleurs), mais… Cela ne peut pas contenter un type comme Tony ? Et puis, il reste la question de Maggie aussi, parce que je doute que la fille n’abandonne sa petite-amie si vite en vrai. Bon, voilà, six épisodes, ça n’était pas assez et c’est énervant.

En bref

Je suis partagé et ça m’énerve. J’ai adoré les deux premiers tiers de cette très courte saison, où tout se mettait en place avec efficacité et humour, dans un rythme entraînant et avec des petits twists sur les formules classiques des soaps. C’était même plutôt moderne d’avoir Kate et des problématiques liées aux hormones, j’ai vraiment eu envie d’adorer la série.

Malheureusement, le dernier tiers (bon, les deux derniers épisodes donc) gâchent largement tout ce qui a été mis en place en devant conclure bien trop rapidement les intrigues. On échappe ainsi grandement à la logique, les scénaristes prennent des raccourcis et les personnages affirment des choses qui sont factuellement fausses pour qu’on se dise que le problème est réglé. Non, le problème n’est pas réglé du tout, en vrai.

Pour autant, l’ambiance légère et estivale me fera revenir pour une saison 2, c’est sûr, d’autant qu’il y a quelques pistes ouvertes par les cliffhangers.

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