Time Bandits – S01E05 – Georgian – 14/20

Ah merde ! J’ai beaucoup moins accroché à cet épisode. Il est dans la lignée des précédents, je pense, mais l’humour n’a pas réussi à prendre cette fois. Par conséquent, je me suis senti un peu blasé devant des gags répétitifs pas toujours efficaces et une intrigue qui n’avance pas vraiment. Il faut dire qu’en plus l’épisode est court, ce qui ne permet pas de proposer grand-chose. Dommage, dommage, dommage.

Spoilers

Où nos héros rencontrent l’inventeur du sandwich.


Yeah, and I invented water.

Je ne comprendrai jamais ceux d’entre vous qui squizzent les génériques. Cela nous met tellement dans l’ambiance de la série, ça remotive à la voir quand on a un peu la flemme, ça créé un vrai moment particulier… Non, vraiment, je suis content du générique de cette série – et ceux des années 90 me manquent tellement !

Coincés

L’épisode commence avec notre groupe de bandits complètement dépités et acculés : ils n’ont pas de quoi manger, sont de retour à Stonehenge et attendent l’ouverture d’un portail en rêvant à de meilleurs temps où ils pourront voler de quoi manger. Ma foi, ça se tient. Alors que Penelope se vante d’avoir battu l’Être Supérieur plus d’une fois (deux, donc), ils sont justement rattrapés par celui-ci.

Cela leur fait tous peur, mais Judy comprend assez vite qu’ils n’ont pas affaire à leur ennemi. Il s’agit finalement de Jasper, un de ses sous-fiffres qu leur demande aussitôt de ne surtout pas donner la carte à l’Être Supérieur. C’est original : ce n’est pas comme s’ils avaient l’intention de la donner de toute manière. Comme un portail s’ouvre à peu près au même moment, nos héros se barrent bien vite, vers de nouvelles aventures et, en théorie, chez Kevin.

Sandwich

On s’en doute dès le départ et ça se confirme vite : nos héros n’arrivent pas du tout chez Kevin, mais plutôt au XVIIIe siècle. Ils ont des looks qui font un peu tâche, mais nous y sommes habitués. Ils sont rejetés d’une super soirée dans un château, mais trouvent évidemment une porte arrière par laquelle entrer. Ils volent rapidement de nouveaux vêtements et hop, ils peuvent squatter la fête et y manger.

Il s’agit d’une occasion de nous présenter le créateur du sandwich, soi-disant, quand il papote avec Kevin et n’arrive pas à convaincre Pénélope. C’est triste, parce que Kevin n’est pas convaincu non plus et il n’est pas du genre à se laisser faire. Au départ, il ne dit rien, mais quand il revoit Sandwich, il n’a pas trop le choix.

En effet, entre temps, Penelope a servi de l’ananas à tous ses bandits, histoire de papoter du fait que ses meilleurs hommes s’arrangent pour tenter de sauver les parents de Kevin. C’est embêtant, parce que justement, l’ananas était le clou du spectacle de la soirée qu’ils squattent. Si pour eux (et surtout Kevin), ce n’est qu’un ananas, pour Sandwich, c’était l’économie de toute une vie. Partie dans l’estomac de voleurs.

Quand en plus Kevin explique qu’il n’a peut-être rien inventé, Sandwich le provoque en duel. Penelope vient à la défense de Kevin, comme quoi elle a un cœur, et se retrouve à être celle qui est défiée, bien malgré elle. Comme elle déteste qu’on lui dise qu’elle est couarde, il n’en faut pas plus pour que le duel se tienne obligatoirement le lendemain à minuit.

De toute manière, ils n’ont pas le choix de rester : Alto a trouvé du travail après tout. Oui, en parallèle, Alto se déguise une nouvelle fois et rencontre un grand succès dans la soirée avec ses talents d’acteur. Il n’en font pas beaucoup plus pour qu’il soit remarqué et embauché comme acteur. Seulement, dans un épisode de 30 minutes, je doute qu’il fasse grand-chose de ça. Et pourtant, il s’arrange pour être sur scène pendant le duel de Penelope.

Le duel ? Il est assez ridicule, avec Sandwich qui n’a certainement pas pour intention de tuer qui que ce soit, par peur de décimer la population bourgeoise respectable. Ils ont juste oublié de prévenir Pénélope, qui manque de peu de tuer Sandwich. Heureusement, elle vise mal. Choqué par son attitude, Sandwich propose un autre duel à Pénélope, interrompu cette fois par Alto. Pris de trac, il a quitté la scène pour venir faire un petit monologue pendant le duel.

Celui-ci doit tout de même avoir lieu, pour une troisième fois. Le comique de répétition est bon, et bien sûr, le duel est à nouveau interrompu, par l’arrivée, cette fois, d’une méchante toujours en quête de la carte. Après être passé par la sœur de Kevin, la voici donc enfin au bon endroit… Penelope s’enfuit, forçant le démon à se retrouver dans un duel avec Sandwich. Et c’est ainsi que Sandwich meure, parce qu’un sandwich dans une poche, ça n’arrête pas une balle. Amusant.

La carte

Nos héros sont bien sûr surveillés par un chat, qui travaille pour les méchants – ses yeux permettent aux méchants de voir que nos voleurs voyagent dans le temps pour voler des cuillères. Etonnante activité. Celle des méchants ? On tourne en boucle : ils veulent voler la carte. Pas bien utile comme scène.

En parallèle, les enquêteurs de petite taille arrivent au Moyen-Âge, ce qui leur confirme que les bandits ont bien accès à la carte que tout le monde convoite. Ils travaillent pour l’être supérieur, bien sûr, mais l’un d’eux semble être un agent double qui souhaite à présent convaincre sa collègue de faire autre chose… Cela ajoute un peu de suspense, ma foi.

Casanova

Comme nos héros sont aux XVIIIe siècle, ils croisent également la route de Casanova. C’est plutôt amusant, en vrai, avec Casanova qui n’est pas si beau mais fait s’évanouir toutes les femmes qu’il croise sur son chemin. Toutes ? Un petit village de gaulois nommé Judy résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit remarquée par Casanova qui passe son épisode à la draguer ensuite – allant jusqu’à affirmer qu’il arrive à faire s’évanouir des chevaux, hein. De manière surprenante, cela révèle également que Bittelig est jaloux de Casanova : il est donc intéressé par Judy. Je ne sais pas si c’est vraiment nécessaire à l’histoire d’ajouter ce genre de sous-intrigues romantiques, parce que j’aime déjà les personnages, ils me font rire, mais ils ne sont pas importants au point d’avoir une sous-intrigue. Sorry, not sorry.

De toute manière, tout ça finit en queue de poisson quand Judy rejette Casanova, poursuivie par un démon. Elle s’enfuit donc avec Bittelig et Casanova, puis un chien, freinent Fianna à leur trousse. Nos héros finissent par passer un portail, mais quelque chose ne se passe comme prévu dans celui-ci. Oh, et pendant ce temps-là, on a aussi la sœur de Kevin qui se retrouve paumée à l’ère glaciaire…

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Land of Women – S01E06 – Chapter 6 – 14/20

Quelle frustration ! Les scénaristes ont eu les yeux plus gros que le ventre en début de saison et ont construit une saison qui aurait pu être parfaite en dix épisodes, mais qui est bien trop rushée en six épisodes pour tenir la route. Cette conclusion de saison donne ainsi le sentiment d’être incomplète, parce que les personnages finissent par affirmer que des problèmes sont réglés juste pour qu’on se retrouve à devoir croire que les problèmes sont réglés alors que non. Et ça, c’est désastreux comme impression. Pour autant, l’humour et les personnages sont toujours bons… Il faut juste leur laisser du temps. Espérons que la saison 2 pourra régler ce problème (et espérons une saison 2, donc).

Spoilers

Fred est de retour dans la vie de Gala.


Buenas noches!

Fred

L’épisode reprend exactement sur la même scène, ce qui me rassure. Amat s’éclipse toutefois trop rapidement à mon goût, mais au moins, ça permet d’en arriver vite à l’explication entre Gala et Fred. Par explication, j’entends bien sûr qu’elle lui fout quatre baffes et à peu près autant de coups. Fred a toutefois des explications : il a emprunté de l’argent à Tony pour mener une opération immobilière qu’on lui conseillait et qui paraissait rentable.

Il ne pouvait pas emprunter à la banque, parce qu’il était déjà endetté, et s’est retrouvé con à ne pas pouvoir rembourser Tony à cause de problèmes sur les travaux qu’il avait entrepris. C’est emmerdant, c’est le moins qu’on puisse dire. Cela dit, Fred a une bonne explication sur plein de choses : le collier de Gala, offerte à son amante ? Il s’agissait d’une tentative de récupérer de l’argent en vendant des bijoux en-dehors du pays. Je n’ai pas bien compris comment il se démerdait pour l’avoir à nouveau en sa possession, en revanche.

Qu’importe. Fred a un nouveau plan : il veut s’embarquer pour l’Argentine, mais il est venu chercher sa famille pour partir avec lui avant. Si Gala n’a pas envie de se barrer, elle considère toutefois cette option, parce qu’elle y est bien forcée : Fred n’a de toute manière pas l’argent que Tony lui demande et il n’y a pas trop d’autres solutions.

Ils n’ont pas le temps d’en parler bien longtemps : Kevin se réveille et Gala le repère bien vite, heureusement. C’est l’occasion pour Fred d’apprendre que les hommes de main de Tony sont là et ont menacé sa famille, mais ça n’a pas l’air de beaucoup le bouleverser. Il pense surtout à fuir et sauver sa peau. Evidemment, dans sa fuite, il est repéré par Julia, très énervée, et par Kate, ravie de revoir son père.

Malgré tout, Julia accepte de retarder Kevin et de faire en sorte qu’il ne sache pas ce qu’il se passe. Je ne sais pas trop comment Amat parvient à s’échapper de sa maison si vite, mais il récupère Fred en voiture et l’embarque allez savoir où au milieu de la nuit. Bon, on sait où : à l’arrêt de bus où un bus passe toutes les heures et demi. C’est plutôt sympa de sa part. Amat accepte aussi les passeports que Fred lui tend et qui permettraient à Gala et sa famille de s’enfuir. Mieux que ça : il les remet aussitôt à Gala, indépendamment du fait que ça voudrait dire de devoir se passer d’elle.

Les adieux

Au réveil, Kevin et Hank sont ravis d’être braqué par le bras droit un peu maladroit d’Andreu. Ils se font ainsi arrêter par la police espagnole puisqu’ils ont volé une voiture pour arriver en ville. Amat a eu la bonne idée de les dénoncer et cela gagne quelques heures à Gala et sa famille pour décider quoi faire. Gala n’a pas spécialement l’impression de pouvoir décider quoique ce soit, de toute manière : elles n’ont plus d’argent, sont en danger en Espagne et la seule option paraît être de fuir avec Fred.

Mouais. Balancer Fred serait une possibilité aussi… mais bon, c’est le père de Kate tout de même, et Gala est encore un peu amoureuse de lui malgré l’enfer qu’elle vient de traverser. Gala accepte donc de discuter avec sa fille de ce qu’elles devraient faire à présent, mais la solution s’impose d’elle-même. Cela déplaît à Julia de devoir s’enfuir une nouvelle fois et elle le fait bien savoir.

Julia profite alors des dernières heures qu’elle doit passer à La Muga pour dire au revoir à Mariona. C’est un peu triste, parce qu’on sent que ça fait chier Mariona. Celle-ci est énervée de constater que sa sœur envisage de se casser une nouvelle fois, finissant même par lui dire qu’elle s’est habituée à sa présence. Humph. Une nouvelle fois, la saison est trop courte pour qu’on puisse y croire, sérieusement.

De son côté, Kate doit dire au revoir aussi à sa nouvelle amie la mécano. Cela la peine beaucoup et on sait déjà pourquoi : je suis sûr qu’il y a une attirance entre elles, mais bon, pas le temps de l’exploiter. Il faut déjà partir.

Les bons plans de Gala

De son côté, Gala souhaite dire au revoir aussi à Amat, qui a bien compris qu’elle allait se casser. Elle se rend à la coopérative pour cela, mais se retrouve embarquée par toutes les femmes dans la conception du vin. En plus, il y a un autre problème qui surgit : Edna débarque plus vite que prévu au village. C’est un problème, parce que le village voulait organiser une grande fête populaire pour elle. Ils n’en ont pas trop le temps, mais ils le font tout de même, et tant pis si elle se célèbre normalement en mai.

Edna est surprise de voir Gala sur place, mais elle s’en remet vite et finit par acheter les bouteilles. Quand elle en demande un nombre insuffisant pour couvrir les dettes de la coopérative, Amat est un peu gêné et demande à Gala de négocier mieux. C’est ce qu’elle fait. Du moins, on nous dit qu’elle le fait, là où ce qu’elle fait n’a aucun sens : elle explique juste à sa pote qu’elle en veut plus… et ça fonctionne. Ben voyons.

C’est frustrant : on voit que les scénaristes sont limités par le nombre d’épisodes et qu’ils ont eu les yeux plus gros que le ventre. Sincèrement, il y a de quoi remplir au moins dix épisodes avec toutes les idées qu’ils avaient, mais non, on doit tout boucler en six. Et ça se sent. Ainsi, le deal est à peine conclu que Gala et Kate se barrent.

Là, ça devient du grand n’importe quoi : elles retrouvent Julia qui ne veut pas quitter La Muga. La grand-mère reste donc avec sa sœur, ce que je peux comprendre du point de vue sentimental, mais pas du tout d’un point de vue rationnel. Kevin et Hank sont toujours en ville et sauront où la trouver pour se venger.

De toute manière, Gala comprend ce que Kate et Julia lui disent tout l’épisode au moment de dire au revoir à Amat : elle n’a pas envie de quitter le petit village espagnol non plus. Franchement, ça fait à peine une semaine qu’elles sont là, mais elles envisagent déjà toutes un énorme changement de vie ? C’est trop gros. Gala met ainsi au point un plan avec Amat et Kate pour… doubler Fred. Comment ça, Kate accepte si vite de trahir son père ?

Oh, la scène où Kate explique son choix à son père existe, hein, mais ce n’est pas bien logique par rapport à là où elle en était il y a trois épisodes – à préférer son père à sa mère. Le plan ? Gala décide de voler l’argent et les bijoux qu’il reste à Fred, en se servant d’Amat pour ça. Celui-ci vole donc le coffre-fort. Allez, il a une récompense : elle l’embrasse en retour.

Cliffhangers

Kate et Gala peuvent ainsi rentrer au village où la fête continue de battre son plein. Julia est ravie de les retrouver, la mécano aussi (elles se prennent même la main). Malgré tout, il nous faut quelques cliffhangers : Montse annonce à Amat qu’elle est enceinte, il n’a pas le temps de le dire à Gala qu’ils écrasent Kevin (ben on s’en fout, non ? Je l’aime bien, mais eh, c’est un méchant qui allait vouloir tuer Gala de toute manière), qu’on laisse pour mort, et Julia apprend que les hommes de sa vie ont le résultat du test de paternité. On ne le connaîtra pas avant la saison 2 cependant, si saison 2 il y a.

Avant ça, je dois dire que je suis plutôt frustré par cette fin de saison : Gala affirme à Amat qu’ils ont réglé tous les problèmes alors que pas du tout. Tony n’a toujours pas son argent, elle a promis de donner un demi-million de dollars venant de la vente des vins, vente qui ne peut donc pas sauver la coopérative ? Kevin et Hank n’étaient en prison que pour quelques heures, donc rester en ville ne lève pas du tout le danger. OK, elle peut toujours balancer que Fred est parti pour l’Argentine (ce qui reste à confirmer d’ailleurs), mais… Cela ne peut pas contenter un type comme Tony ? Et puis, il reste la question de Maggie aussi, parce que je doute que la fille n’abandonne sa petite-amie si vite en vrai. Bon, voilà, six épisodes, ça n’était pas assez et c’est énervant.

En bref

Je suis partagé et ça m’énerve. J’ai adoré les deux premiers tiers de cette très courte saison, où tout se mettait en place avec efficacité et humour, dans un rythme entraînant et avec des petits twists sur les formules classiques des soaps. C’était même plutôt moderne d’avoir Kate et des problématiques liées aux hormones, j’ai vraiment eu envie d’adorer la série.

Malheureusement, le dernier tiers (bon, les deux derniers épisodes donc) gâchent largement tout ce qui a été mis en place en devant conclure bien trop rapidement les intrigues. On échappe ainsi grandement à la logique, les scénaristes prennent des raccourcis et les personnages affirment des choses qui sont factuellement fausses pour qu’on se dise que le problème est réglé. Non, le problème n’est pas réglé du tout, en vrai.

Pour autant, l’ambiance légère et estivale me fera revenir pour une saison 2, c’est sûr, d’autant qu’il y a quelques pistes ouvertes par les cliffhangers.

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Land of Women – S01E05 – Chapter 5 – 12/20

Grosse déception cet épisode : le vrai problème se résume une fois de plus à la longueur de la série, qui est trop courte et trop ambitieuse à la fois. Il n’y a pas le temps de tout développer correctement, mais les scénaristes tentent de le faire quand même. On se retrouve ainsi avec des raccourcis grossiers et des ficelles usées, menant à des développements de personnages vraiment pas au point. C’est triste car ça partait vraiment bien et cet épisode gâche la qualité globale de la saison.

Spoilers

Gala trouve un moyen de ne pas se faire tuer.


Yo lo se mama, puedo verlos.

Flashback

Une fois n’est pas coutume : l’épisode commence par un flashback qui nous révèle pourquoi toute la ville déteste Julia. Et en vrai, elle est une adolescente détestable. Elle affronte Mariona dans un jeu qui réunit toute la ville et y met comme enjeu d’inviter Andreu au bal de la ville. En gros, elle apprend que sa sœur est intéressée par Andreu et sa réaction est de tout faire pour sortir avec Andreu ?

On pourrait vraiment la détester, mais non : Julia décide de laisser sa sœur gagner… mais alors pourquoi a-t-elle finalement couché avec Andreu ?

Le deal

L’épisode reprend où nous en étions : les trois femmes sont sur le point d’être tués par les hommes de main de Tony. Il faut trouver un moyen de s’en sortir et Gala ne trouve qu’une solution : négocier une dernière volonté auprès de Tony. Dans beaucoup de situation avec la mafia, ce serait tout de même la fin d’au moins Julia – pour faire bonne mesure. Seulement, voilà : Gala parvient à négocier en prétendant que le vignoble est à elle et qu’elle pourra donner à Tony dans quelques jours un demi-million de dollars.

Il y a le mensonge sur le vignoble, il y a la croyance qu’Edna va vraiment acheter avant même le rendez-vous, il y a le fait qu’on sait que le vin est partiellement perdu depuis l’épisode précédent… Bref, c’est du grand n’importe quoi, mais c’est tout à fait raccord avec le personnage de Gala. Au passage, Kate découvre donc que son beau-père est celui qui veut les tuer, et je trouve que sa réaction n’est pas à la hauteur de la révélation. Ne devrait-elle pas se dépêcher d’appeler Maggie ?

Allez, en tout cas, Gala négocie ainsi trois jours de plus. C’est un joli coup de poker, mais en même temps, sans ça, il n’y aurait pas de série, alors c’était nécessaire.

Kevin et Hank, les hommes de main, sont donc coincés pour quelques jours à La Muga. Ils sont supposés surveiller de près Gala pour s’assurer qu’elle respecte son engagement. Cela promet des moments marrants, à commencer par le moment où les flics les retrouvent. Julia et Gala improvisent alors que Kevin et Hank sont de leur famille, mais du côté de Fred. Cela justifie que les hommes de main restent en ville, au moins, mais j’ai du mal à croire que ça suffise à Andreu.

En vrai, il y a clairement un problème d’écriture : Andreu a perdu son flingue tout de même, mais ça ne semble pas le préoccuper plus que ça. Il laisse donc tout le monde repartir en voiture, malgré un excès de vitesse, parce qu’ils sont de la famille. C’est sympa de sa part. Un peu trop, je trouve.

Gala emmène donc tout le monde à la coopérative pour voir ce qu’il s’y passe : le vin est partiellement perdu, elle surréagit en engueulant à nouveau tout le monde et c’est sans trop de surprise que les femmes décident de déserter le vignoble et de laisser Gala se démerder toute seule. C’est un événement problématique en soi, mais ça l’est encore plus quand Kevin et Hank comprennent bien qu’ils ont affaire à une grève.

C’est une raison supplémentaire pour eux de rester surveiller Gala de près. Ils n’hésitent pas à le faire, expliquant même que Gala à proposer de les loger chez Amat. Amat finit par craquer, évidemment, mais il leur laisse comme chambre d’hôtel une cabane au fond du jardin, avec les poules et un seul lit. Quel enfer. Pauvre Kevin qui dort sur le sol, même. La nuit passe vite cependant, avec Julia qui promet à sa fille de parler aux femmes de la ville et Kate qui a dû mal à s’endormir après avoir été menacée, mais le fait que ce soit son beau-père ne semble pas être si perturbant dans l’équation finalement ? Franchement, on aura juste une scène dans l’épisode où elle cherche à savoir si Maggie est au courant auprès de Kevin et Hank, mais c’est tout.

Au petit matin, Amat décide d’inspecter la cabane quand Kevin et Hank n’y sont pas, pour comprendre qui ils sont. Il trouve ainsi les munitions pour les flingues et comprend qu’il y a un problème plus important que prévu. Il en néglige totalement Montse qui a un truc à lui annoncer. Pff. Elle va être enceinte, c’est sûr.

Le jeu

En attendant, Amat ne se doute pas qu’en ville ça part encore plus en vrille : Julia annonce devant toute la ville qu’elle quittera la ville avec sa fille si elle perd au jeu préféré de la ville (une sorte de Molki) contre Mariona. En revanche, si Julia gagne, il faudra reprendre le travail à la coopérative.

Oui, bon, autant dire qu’il n’y a pas spécialement de suspense sur ce coup-là et que je suis déçu par la tournure de l’épisode. Cette histoire de jeu, c’est une manière de nous faire perdre du temps et c’est à peu près tout. Bon, il y a tout de même un peu de pression avec Andreu qui arrache un cheveu de Gala pour savoir si elle est sa fille ou non. C’est une idée qu’il a eu avec le prêtre, en plus.

Le jeu ? Julia le perd parce qu’elle se perd dans ses souvenirs et veut laisser à Mariona la chance d’être avec Andreu. C’est un peu violent, parce qu’elle perd ce nouveau pari, et donc la chance de rester en ville pour sa fille. Grosso modo, elle signe l’arrêt de mort de sa famille en perdant cette partie, ce qui est con quand c’est par démence qu’elle le perd.

Gala tente donc de négocier à nouveau avec Mariona, flippée par ce qu’il se passe, et elle perd ainsi de vue Julia. Cette dernière se barre et toute la ville se met à la chercher. Oui, enfin, toute la ville… C’est une manière exagérée de présenter les choses : ceux qui la cherchent, ce sont Kate, Gala, Amat, Andreu, le prêtre et, contre toute attente, Mariona. Après des années de silence, il faut bien que les deux sœurs se parlent à nouveau. Cela se fait de manière rapide et pas bien logique, Mariona changeant d’avis soudainement sur sa sœur, AVANT de savoir qu’elle a fait en sorte de la laisser gagner Andreu il y a des années.

Bon, cela dit, l’essentiel, c’est que ça permette à Gala de parler à nouveau aux femmes du village, avec le soutien inattendu et essentiel de Mariona, cette fois. Cela ne l’empêche pas de raconter n’importe quoi et de mal commencer son discours aux femmes, mais elle finit par trouver les mots justes. Bon, les mots justes et surtout les dessins très réussis de Kate qui a dessiné chaque femme de la ville. Elle explique qu’elle espère devenir comme les femmes de cette ville et hop, ça fonctionne, tout le monde lui pardonne.

Cliffhanger

Les choses s’arrangent pour Gala, mais pas encore pour sa famille : Julia apprend l’idée du test d’ADN mené sur Gala, ce qui l’inquiète un peu. Elle n’en parle pas pour autant à Gala, alors que je suis sûr qu’elle serait pour et aurait pu donner elle-même son cheveu. Mais bon, c’est comme ça. De son côté, Kate réussit à contacter Maggie avec le téléphone de sa mère : bien sûr, Maggie dit n’être au courant de rien et n’apprécie pas que sa copine critique comme ça son père, alors Kate met un terme à leur relation. Mouais.

Heureusement le cliffhanger me remotive un peu pour la fin car cet épisode n’était pas brillant. Gala dit enfin toute la vérité à Amat, se rapproche de lui et est à ça de l’embrasser quand toc, toc, Fred débarque à La Muga. Il ne manquait plus que lui, ma foi.

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Allegiance – S01E10 – Dawn to Dawn – 18/20

Le dernier épisode est à l’image de la saison : une qualité d’écriture qui n’est pas exempte de défaut mais qui est fluide et mène parfois à des moments de tension où l’on sent vraiment le suspense s’installer (c’est une fin de saison après tout). Parmi les points très positifs, il y a ce fil rouge qui aura tenu en haleine sur dix épisodes, mais aussi la capacité de la série à nous présenter une enquête plus complexe que d’habitude, avec une multitude de personnages secondaires, tout en gardant mon attention là où c’est le genre d’histoires qui me font habituellement décrocher. Bref, c’est réussi. Vivement la saison 2 !

Spoilers 

La guerre des gangs éclate, la conclusion sur l’affaire Ajeet arrive enfin.

It’s the end of Canada as we know it.

Je ne pensais pas finir la saison durant la nuit, mais une fois embarqué par les épisodes précédents, il était compliqué de s’arrêter. C’est un bon point pour la série, qui justement se sérialise pas mal avec son fil rouge et, à présent, ce qui ressemble à un double épisode.

La guerre des gangs

Le cliffhanger précédent promettait une guerre des gangs assez violente, et on nous la propose dès le début de l’épisode avec le meurtre d’un homme qui est la troisième victime collatérale du quartier en une journée. Cela n’arrange pas du tout les flics, qui commencent à être clairement débordés par ce quartier. C’est triste pour eux, et Luke comme Sabrina sont excédés et dépités de voir qu’ils arrivent trop tard sur les scènes de crime. C’est pourtant le principe du métier de flic, malheureusement.

Ils en sont là de leurs réflexions quand une nouvelle fusillade éclate, tant qu’à faire. Luke repart donc bien vite, laissant Brambilla et Sabrina s’occuper de téléphoner à Happy, dont le numéro est trouvé par Grove. Oui, tout le monde bosse non stop dans cet épisode. La scène avec Happy permet de révéler que Jason est aujourd’hui plein d’un désir de vengeance envers l’ensemble du clan Atwal, celui ayant tué Parm. C’est fou comme on dirait que cette histoire de gang a toujours été là alors que pas du tout.

Brambilla et Sabrina se rendent à nouveau chez Jason pour vérifier s’il y est, et bien sûr, il n’y est pas. Les parents sont dévastés de voir que leur fils a fugué et collaborent beaucoup avec les flics, c’est déjà ça. Cela n’empêche pas Sabrina d’être épuisée quand elle rentre au commissariat, où on compte à présent sur elle pour apaiser une guerre des gangs en parlant avec TJ, le type que Jason voulait tuer en fin d’épisode précédent. C’est un énorme fail, évidemment.

Heureusement, Groves a plus de chance en examinant les chats du jeu vidéo de Jason. L’enquête avance vite, grâce aussi à l’aide de Z et d’un de ses jeunes du centre, Nav (le frère de TJ), qui expliquent ensemble aux flics que la boîte trouvée dans la chambre de Jason est une boîte pour initier à un gang – en gros, il faut la garder fermée sans vérifier ce qu’il y a (ou non !) dedans pour avoir la confiance d’un gang. Pas de bol, celle de Jason était ouverte.

Pour ne rien arranger, le commissaire débarque au même moment afin d’annoncer qu’Amrit Atwal a été tué. La voiture de Parm, conduite désormais par Jason, est retrouvée calcinée juste à côté, avec aussi la veste de Jason. Euh ? Cela fait beaucoup d’un coup, et ça laisse Happy comme nouveau leader du gang. Je me surprends à suivre toute cette histoire de gangs malgré les 150 nouveaux personnages que ça nous fait. Cela dit, du côté des anciens, la bonne nouvelle est que Luke se retrouve désormais à conduire sa propre voiture et à suivre Sabrina et Brambilla partout. C’est une bonne chose : ça permettra de ne pas avoir à trouver un justificatif à chaque fois pour le ramener dans les intrigues… non ?

Pour l’instant, en tout cas, c’est ce qu’il se passe : Luke accompagne notre duo habituel chez Happy pour en savoir plus sur lui. Ils trouvent les boîtes d’initiation et… Luke se fait tirer dessus. C’est une histoire super triste : Jason attendait Happy et avait l’ordre de tirer sur la première personne qui franchirait la porte de son garage, mais c’est tombé sur Luke. Heureusement, Luke avait son gilet pare-balle et s’en tire bien. Je le voyais être blessé à mort en fin d’épisode, en vrai.

Happy

À présent que Jason est derrière les barreaux après avoir été manipulé et séduit pour entrer dans le gang, on se retrouve avec un nouvel ennemi numéro 1 pour le commissariat : Happy. Ce dernier prend la tête du gang Atwal et en profite à présent pour réclamer un cessez-le-feu et donc provoquer la paix dans le quartier qu’il a foutu lui-même dans la guerre. Cela lui donne une force dans le quartier : personne ne sait ce dont il est responsable.

Cela énerve tellement Sabrina qu’elle trouve un moyen de lui retirer cet avantage : elle organise avec Z une petite réunion de Nav, TJ, des mères de Jason et de Parm… dans le but de faire en sorte que TJ soit celui qui déclare en premier le cessez-le-feu. C’est fou le pouvoir des mamans sur les gamins, en vrai. Le monde irait mieux s’ils n’oubliaient pas tous qu’ils ont une maman en permanence.

Ce cessez-le-feu vient donc du clan adverse à celui d’Happy qui ne peut finalement rien faire pour récupérer du pouvoir. Cela permet aux flics de le poursuivre davantage et ça se termine en fusillade où Happy est totalement encerclé. Bref, il est arrêté par Brambilla et Sabrina. Bon boulot ! Mieux encore : maintenant qu’il sait Happy arrêté, Jason est prêt à témoigner contre lui. C’est un peu abusé : Jason n’a aucun intérêt à parler alors qu’il va le retrouver en prison… mais bon, il adore parler et ne réfléchit peut-être pas si loin.

Gabinski

Alors qu’ils interrogent Atwal sur sa responsabilité dans la mort de Parm (qu’il nie, comme tout le monde), Luke et Gabinski sont rappelés au commissariat, un peu en urgence. Luke annonce alors à Sabrina qu’il y a une réunion importante avec Nate, d’autres avocats de la couronne, les supérieurs, etc. en cours au commissariat. Il profite de ce moment pour lui dire qu’il l’a vue partir avec Nate deux ou trois soirs plus tôt.

C’est sa manière à lui de dire à Sabrina qu’il la soutient et conserve son secret. C’est mignon comme tout, il lui assure vouloir garder la concurrence qu’ils entretiennent. Le problème, c’est que cette concurrence est pleine de secrets du côté de Sabrina qui ne lui explique pas pourquoi Gabinski est mis à pied. Oui, oui, le chef de la police lui-même annonce enfin que toutes les charges contre Ajeet sont abandonnées – et il l’annonce à la presse sans un regard pour Sabrina. D’une certaine manière, c’est frustrant que ça n’aille pas au procès après une saison à tourner autour de ce mystère, mais j’aime beaucoup le moment de joie que ça procure à toute la famille. Ceci étant dit, ça m’a procuré plus de stress qu’autre chose : il faudra bien un cliffhanger à la saison, non ?

En attendant, on se retrouve avec Sabrina qui essaie de s’excuser auprès de Nate, mais celui-ci n’a pas trop envie de faire face à Sabrina. Il l’écoute tout de même et reconnaît qu’il n’aurait sûrement pas eu le même cran qu’elle à sa place. De toute manière, il ne peut pas lui en vouloir longtemps : il est attiré par elle, il sait que dans le fond, elle a eu raison et a réussi à faire libérer son père. Reste le problème que c’est quand même un crime de voler les documents, mais personne n’a la moindre preuve de toute manière. En revanche, il peut paraître complice, Nate.

Alors que Brambilla et le patron direct de Sabrina ne manquent pas d’éloge sur elle, le chef de la police la convoque pour lui expliquer où ils en sont. Ils ne savent pas comment Gabinski a eu accès à des infos top secrètes, mais il se retrouve à devoir démissionner de force. Il ne coopère pas pour autant. C’est une fin pleine de demi-mesure, au fond : Sabrina est frustrée de ne pas aller au bout de l’affaire, mais aller au bout signifierait révéler sa propre implication et donc l’enverrait en prison. Elle peut donc se contenter de sa demi-victoire et se rendre à une fête organisée par son père.

Ben oui, une fête en fin de saison alors qu’elle vient de se faire un énorme ennemi, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Ajeet promet à sa fille qu’ils parleront bientôt de sa relation avec Praveen, on nous montre en parallèle Gabinski recevoir un coup de fil et partir précipitamment du bar où il se bourrait la gueule… oh bordel.

Il est assez évident que la fin d’épisode ne sera pas sans menace : Ricochet se rend au meeting où toute la famille Sohal fait la fête pour la libération d’Ajeet. Je ne veux pas que ça termine mal. Ricochet voit évidemment Kyle et Ishaan ensemble, il voit Sabrina, il voit Ajeet… Et heureusement, il ne voit pas son père. Gabinski arrive ainsi à temps pour empêcher son fils de faire une énorme connerie et de tuer Ajeet. Pfiou.

Il en faut peu : Sabrina essaie d’arrêter Gabinski, effrayée de ce qu’il pourrait faire, Ricochet blesse Ajeet tout de même, mais ça se termine bien. En effet, Ricochet ne tue pas Ajeet, mais en plus, la famille Sohal fait à nouveau le buzz, de manière positive cette fois. La fin de saison est alors plus que surprenante : Sabrina demande à Gabinski de venir à l’hôpital (la réaction protectrice d’Ishaan est géniale) pour essayer de comprendre ce qu’il se passe. En effet, elle a bien conscience qu’il n’a pas agi seul et que, probablement, Gabinski a été manipulé sans même se douter que son fils croirait tous les mensonges. Elle demande donc de savoir exactement qui a fait pression sur Gabinski afin de savoir jusqu’où remonte la trahison… Et bien sûr, elle remonte jusqu’au plus haut gradé que nous connaissons actuellement : le chef de la police, tout simplement. Allez, c’était sûr, ça ! J’ai beaucoup aimé la révélation finale cependant, avec un montage nous montrant des images de toute la saison et surtout une musique vraiment bien foutue pour ça. Au top !

En bref

Je ne m’attendais à rien avec cette série que j’ai commencé totalement par hasard en tombant dessus et en découvrant qu’il y avait le papa de Veronica Mars au casting, je ressors avec une nouveauté série que j’aime beaucoup, un casting plein de visages que je connais déjà, un procédural plutôt efficace par son axe original de vouloir toujours porter des messages sociaux pour s’engager politiquement et des personnages plutôt chouettes, même si Sabrina peut parfois me gonfler à avoir toujours raison quand elle propose des trucs qui sortent des protocoles. Je partais pour une série sur des bleus, j’ai finalement une série sur une experte alors qu’elle débute.

Ce n’est toutefois pas bien grave car l’ensemble est vraiment efficace et très maîtrisé. Je suis content que la série soit renouvelée pour une saison 2. Le cliffhanger est moins intense que je ne le craignais, mais j’ai hâte de savoir comment Sabrina prendra sa revanche sur le chef de la police (tout en espérant que Gabinski parviendra à récupérer son poste, ce qui n’était pas gagné il y a un ou deux épisodes).

Que dire d’autre ? Les personnages sont cools, je ne shippe pas Sabrina et Nate, mais plutôt Sabrina et Luke (faut qu’il guérisse pour la saison 2), je veux voir plus souvent Ishaan car sa relation avec sa sœur est cool (et puis, celle avec Kyle aussi), j’aimerais davantage de développement pour Grove en saison 2 et ouais, en vrai, je suis vraiment motivé à l’idée d’une saison 2. J’espère qu’elle proposera un fil rouge à la hauteur de cette saison 1.

En attendant, je suis satisfait de m’être lancé dans cette série. Comme quoi, parfois, les choix aléatoires ont du bon.

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