The Acolyte – S01E02 – Revenge/Justice – 14/20

Les enjeux sont clairs, mais tout avance trop vite pour que j’arrive à trouver ça crédible. La série brûle un peu trop les étapes et on se retrouve en plus avec des personnages qui sont très lisses, stéréotypés par moments, même prévisibles. Bref, c’est une série sympathique, mais ça me donne envie de plus ; c’est une sensation étrange, l’impression que c’est bâclé pour cocher plus vite les cases d’un cahier des charges, au détriment de la logique et du rythme.

Spoilers

Mae cherche à tuer un autre Jedi.


You’re running out of Jedi.

Olega

L’épisode commence devant un centre Jedi d’Olega, où Mae tente de s’introduire. Enfin, d’ailleurs… Elle réussit à s’y introduire sans trop de mal, en rusant et en payant une enfant pour attirer l’attention sur elle et faire diversion. Le but de Mae ? Venir tuer quelqu’un d’autre, parce que ça semble être sa manière de se divertir : cette fois-ci, elle s’en prend au Maître Torbin qui est en pleine méditation. Comme avec Indara dans l’épisode précédent, elle demande au Jedi de l’attaquer, ce qu’il ne fait pas.

Elle tente bien de le frapper, en vain : sa méditation le fait léviter et être protégé par ce qui ressemble à un champ de force. De la Force. Il est inatteignable, tout simplement. Elle ne parvient pas à le tuer, malgré plusieurs tentatives, et l’alerte est rapidement donnée, l’empêchant d’essayer bien longtemps. Au moins, la scène aura été source de quelques chutes comiques pour Mae.

Le lendemain, elle se rend auprès de Qimir dans une petite boutique du centre-ville. Il n’en est pas propriétaire, mais il porte les vêtements du propriétaire, ce qui me fait penser qu’il ne doit pas être un gentil – de toute manière, on me l’a confirmé que l’acteur ne jouait pas un gentil. C’est compliqué, parce que pour sa première scène, il est bourré et je vois vraiment Jason de The Good Place.

En tout cas, il vient en aide à Mae et on apprend qu’il lui reste trois Jedi à tuer. Elle compte aussi tuer l’un d’entre eux sans arme, pour plaire à son maître – et à celui de Qimir. La scène est quand même bien mystérieuse.

Osha

De son côté, Osha est désormais sous la protection de Sol qui a décidé de la croire, sentant apparemment l’énergie de Mae sur Carlac. Elle se réveille dans le vaisseau de Sol et sympathise avec sa padawan. Elle ferait mieux de sympathiser avec Yord : pendant qu’elle parle avec la padawan, lui parle avec Sol pour réclamer qu’elle soit menottée, parce qu’il est assez inadmissible que la prisonnière ne soit pas menottée.

Sol, lui, passe de « j’ai vu sa jumelle mourir » à « elle est présumée morte depuis seize ans » sans qu’on ne sache bien pourquoi il change de discours comme ça. Par chance pour Osha, la tentative d’assassinat à Olega fait qu’elle paraît de plus en plus innocente. Par malchance pour elle, elle est considérée comme un atout pour partir à la chasse de sa sœur. Elle est coincée avec Sol, et pour une mécanicienne, je trouve ça un peu abusé qu’elle se laisse faire autant.

Il faut dire qu’elle semble toujours vouloir plaire à son ancien maître. Quand il critique son tatouage, on sent qu’elle est affectée. Pourtant, Sol veut se faire pardonner : il culpabilise de la mort de Mae apparemment – et ça semble blaser Osha. J’ai du mal à suivre les sentiments qu’elle a pour sa jumelle pour l’instant ? C’est sa sœur, elle devrait en être proche. Elle ne semble pourtant pas plus affectée que ça à la nouvelle de sa résurrection probable. C’est tout de même étrange.

Olega

Armée d’un nouveau pendentif pour franchir la protection de Torbin, Mae fait une nouvelle tentative pour l’attaquer. On découvre qu’elle a un objectif de vengeance plus complet que ce qu’on en savait, d’ailleurs : elle veut savoir si on se souvient d’elle et elle souhaite que Torbin confesse ses crimes passés. C’est drôlement étrange, et ça l’est encore plus quand Torbin lui demande pardon et assure qu’il l’attendait. Il boit la potion concoctée par Qimir sans la moindre hésitation.

Et c’est très con, parce qu’à peu de temps près, il aurait pu être sauvé : il meurt alors que le trio de Jedi et Osha sont justement arrivés à Olega pour enquêter sur l’intrusion dans la base. Ils sont à la porte quand Mae essaie de tuer Torbin avec du poison de sa planète.

Les choses tournent mal : Torbin accepte de se suicider, contre toute attente, et Osha finit par retrouver son corps. Par chance, elle était suivie par Yord qui est bien forcé de lui faire confiance et d’annoncer à tout le monde qu’elle a trouvé le corps, mais n’a pas tué Torbin. Tout le monde se remet bien vite du décès du maître Jedi, par contre. Après, vous me direz, il n’a pas parlé à qui que ce soit depuis dix ans, ça doit limiter l’affection qu’on lui porte…

Retrouvailles

La bonne nouvelle qui vient avec le poison utilisé pour le tuer, c’est que c’est un poison qui a besoin d’être distillé et n’est mortel que très peu de temps. Nos enquêteurs déduisent vite que l’apothicaire de la ville a forcément des infos à leur fournir, et cela les met sur la piste de Qimir bien vite, surtout quand les Jedi locaux ne le reconnaissent pas.

Pour le confondre plus vite, Osha se propose de rentrer dans la boutique en se faisant passer pour Mae. Il est assez fou que ça fonctionne comme plan : Sol accepte la proposition parce qu’elle vient à la base de sa padawan, accepte de lui donner une arme (quand Yord émet plus de réserves, évidemment) et Qimir confesse qu’il a fournit du poison pour tuer Torbin à Mae en à peu près dix secondes. Trop rapide. Sol le fait arrêter, mais pas avant d’avoir entendu que Mae et Qimir font tout ça pour faire plaisir à quelqu’un d’autre. Mouais.

Vraiment, j’ai trouvé le tout très rapide. Ce n’est pas mauvais, mais ça ne laisse pas beaucoup de place au suspense pour l’instant. En plus, les personnages sont tout de suite au courant de tout ce qui se trame chez les méchants (ou presque). Franchement, c’est gros : Osha devine les intentions de sa sœur sans mal, sachant qu’elle souhaite désormais tuer Kelnacca et Sol, parce qu’elle tue les quatre Jedi qui étaient en poste lors de la destruction de son village. C’est trop, sérieux. La déduction est logique, mais pareil, c’est affirmé plus que supposé.

Osha prévient Sol que Mae est après lui. Elle a tué deux Jedi. Et pourtant, pourtant, il se rend en centre-ville pour faire face à Mae quand elle retourne chez l’apothicaire. Là, il la confronte, ce qui fait qu’elle décide de s’attaquer à Sol, sans arme. Bon, elle change d’avis en cours de combat, bien sûr, mais c’est trop tard : elle est désarmée bien vite par Sol. Celui-ci ne souhaite pas d’un combat à mort : il empêche même Mae de se faire trop mal.

Oh, il le fait pour sonder son esprit et savoir plus sur son maître – malheureusement, elle ne sait rien de lui et de son identité. Rapidement, Mae est en infériorité : elle ne parvient pas à battre Sol, Yord s’en mêle (j’ai cru qu’il allait rester planter là avec ses jumelles jusqu’à la mort de Sol, au point d’envisager que ce soit un agent double hein) et confirme qu’Osha est en vie quand Sol se rend compte que Mae pense sa jumelle morte et la padawan débarque pour arrêter Mae.

Contre toute attente, elle parvient alors à s’en tirer grâce à un tour de passe-passe et un peu de poussière. C’était tellement abusé ! J’ai du mal à trouver ça bien écrit, tout de même. Dans sa fuite, en plus, elle tombe sur Osha qui sort un flingue plutôt que de parler à sa sœur. Seize ans qu’elles pensent l’autre morte et elles ne se disent rien ? Osha lui tire dessus – en manquant sa cible, probablement parce qu’elle le voulait ? Et Mae parvient à s’enfuir alors que la Padawan a une vision aérienne et probablement un vaisseau plus puissant ? Eh, on nous prend pour des idiots.

Khofar

L’épisode se termine sur Qimir qui est agressé par une Mae peu ravie d’avoir été vendue au Jedi. Elle pense lui apprendre qu’Osha est en vie et tous deux prennent la décision de se rendre auprès du quatrième Jedi, Kelnacca, que Qimir a retrouvé et qui est sur la planète Khofar. J’ai du mal à ne pas penser, par contre, qu’il s’agit d’Osha prenant la place de sa sœur. On n’en saura pas plus pour l’instant, puisque la dernière scène nous introduit Kelnacca, le Jedi Wookie. Mais alors c’est juste fait pour la hype, sans grand intérêt scénaristique.

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The Acolyte – S01E01 – Lost/Found – 16/20

Comme toujours, les images, l’esthétique, toute la production est impeccable et vraiment léchée. Le budget est mis où il faut pour que ce soit visuellement attrayant – y compris dans le casting, donc. Pour autant, j’espérais accrocher plus vite à la série. Le premier épisode me laisse avec des questions et une envie d’en savoir plus : il fait son travail, sans que je ne sois à fond pour autant. Je vais me laisser embarquer parce que je sens qu’il peut y avoir de bons côtés dans cette histoire et que j’aime le casting, mais ça semble ne pas être à la hauteur d’Ahsoka, par exemple.

Spoilers

Une Jedi est provoquée en duel dans un bar.


An Acolyte kills the dream.

La mort d’Indara

Est-ce que je deviens vraiment fan de Star Wars ? Je me le demande, car les petits génériques des studios au début, ça m’a fait plaisir de les retrouver… mais pas du tout les explications de texte sur fond étoilé. Comme quoi. Faut dire aussi qu’on m’annonce un temps de paix entre Ordre Jedi et République Galactique qui est sur le point de toucher à sa fin, et que ça me rappelle un peu la géopolitique actuelle. Mais bon, ce n’est qu’un détail.

L’épisode commence à Ueda où nous suivons une jeune femme débarque dans un bar typique de l’univers pour demander à une Jedi de l’attaquer. Drôle d’introduction, mais au moins on découvre une jeune guerrière venue pour se battre. Je suis en plein rewatch de Buffy, les scènes de baston avec des extraterrestres au look de démons, ça me va très bien.

Bon, en revanche, notre jeune guerrière, elle est un peu en galère face à la puissante Jedi – Carrie-Ann Moss est donc de retour à l’écran, ça fait plaisir. J’insiste tout de même sur le « un peu ». Elle n’arrive pas à donner des coups à la Jedi, mais elle se bat sacrément bien. C’est une scène d’introduction qui manque de clarté sur les enjeux, mais qui est excellente pour créer du rythme et nous faire nous poser plein de questions. Je ceux dire la Jedi ne parvient pas à reconnaître la jeune héroïne aux multiples couteaux parce qu’elle a un foulard sur la tronche, alors qu’elle sait qui elle est ? Etrange.

Multiples couteaux ? Cela ne semble ne jamais s’arrêter, forçant la Jedi à sortir un sabre laser pour se protéger. Elle protège aussi, avec la force, le barman manquant de discrétion que la jeune héroïne attaque pour détourner l’attention de la Jedi. C’est super efficace : elle parvient à tuer la Jedi. Adieu Carrie-Ann Moss ? C’était bien la peine de revenir.

Le barman ? Notre héroïne semble hésiter à le tuer, mais comme il a un enfant dans les pattes, elle n’en fait rien. Bien. Vont-ils expliquer quelque chose pour une fois ?

Osha

Générique passe-partout. Réveil de l’héroïne, avec Pip, son droïd mignon qui permet quelques répliques pour Osha. C’est son nom, elle a un nom ! C’est Fillik qui nous l’apprend quand elle le croise en sortant de sa chambre. Les deux semblent être dans un vaisseau et faire partie de l’équipe chargée de la maintenance. Est-ce que pour autant ça va m’embarquer dans un autre univers ?

Je ne sais pas encore. Certes, on voit Osha et FIllik marcher sur le vaisseau et le réparer au plus vite parce que le commandant n’est pas à fond, mais quand on nous vend ensuite une héroïne hantée par des voix venue de son enfance traumatique et probablement enflammée, bon, je suis moins dedans.

Fort heureusement, deux Jedi viennent nous réveiller de cette torpeur : Yord Fandar et sa padawan, Tasi Lowa débarquent donc et sont à la recherche d’Osha, elle-même une ancienne Jedi. Au moins, la série commence à se préciser, on va dire, et puis Yord est interprété par Charlie Barnett, qui est un acteur que j’aime beaucoup. Bref, je suis content de le retrouver et c’est déjà ça.

Il nous explique donc que tout le village d’Osha a été détruit avant son entraînement. Depuis six ans, elle est devenue mécanicienne, mais la mort de la maîtresse Jedi Indara attire l’attention sur elle. Elle a beau être pote avec Yord, il se rend compte que la description qui est faite de la meurtrière correspond à 100% à Osha.

Osha déclare son innocence, trouvant risible qu’on puisse l’imaginer trahir l’Ordre et être capable de tuer un Jedi, mais le barman la reconnaît et est formel. Voilà donc Osha arrêtée.

Le vaisseau

Captive dans un vaisseau, Osha découvre que les criminels violents sont maîtrisés grâce à un parasite collé sur le visage. Elle sympathise brièvement avec ses voisins de cellule, avant de se rendre compte qu’ils sont complètement suicidaires : ils envisagent de s’évader alors que le vaisseau est en hyperespace. Osha réaffirme sa foi dans les Jedi, à un point où je doute qu’elle soit vraiment coupable de ce qui est arrivé à Indara.

Elle aurait mieux fait, en vrai, de suivre ses voisins de cellule : ils parviennent à s’évader en piratant les droïds qui conduisent le vaisseau. Cela signifie qu’ils abandonnent Osha dans un vaisseau qui dérive à l’abandon dans l’espace. Bref, c’est la formule parfaite pour mourir lors d’un crash ça. Elle galère beaucoup depuis sa cellule à trouver un moyen de s’évader, mais y parvient tout de même.

Je dois dire que la scène a réussi à m’attacher à ce personnage plus que je ne l’aurais imaginé. Elle s’en sort grâce à Pip, qu’elle réussit à récupérer au dernier moment et contre toute attente, sans réussir vraiment à maîtriser la Force comme elle l’espérait.

Il lui reste à s’évader du vaisseau en utilisant un pod de secours. C’est super simple à faire apparemment, mais elle culpabilise encore d’abandonner le prisonnier bloqué par le parasite. Elle le libère ainsi pour mieux être abandonnée par celui-ci. Complètement fou, il la bouscule et monte dans le pod, avant de se barrer seul, sans elle. Sympathique. J’ai ri de la situation dramatique. Osha étant l’héroïne, je doute qu’elle soit si vite tuée, hein. Le vaisseau se crashe tout de même.

Coruscant

Un vrai plus de la série est de nous montrer l’entraînement d’enfants se préparant à devenir des Jedi de l’Ordre. C’est plutôt sympathique à suivre, je trouve. Le prof s’appelle Sol et est le personnage sur lequel on se concentre dans cette scène : il apprend l’arrestation d’Osha et ne comprend pas comment on peut la soupçonner. Pour lui, Osha est une ancienne padawan qui était très gentille, bien sous tous rapports et n’aurait aucune raison de s’en prendre à Indara, qui l’avait sauvée. Et pourtant, Indara est aussi celle qui a conseillé de ne pas poursuivre l’entraînement d’Osha.

La série s’attarde un moment sur Sol, qui est évidemment du côté d’Osha, quoiqu’on en dise. Il fait tout pour l’innocenter, déjà, notamment lorsqu’il apprend le crash du vaisseau d’Osha sur Carlac. Tous les autres prisonniers ont été récupérés, déjà, et affirment aux Jedi qu’Osha est celle qui leur a permis de s’évader. Un petit usage de la Force plus tard, Sol a la confirmation qu’elle n’a rien fait – si ce n’est aider le criminel le plus dangereux qui n’a pas hésité à l’abandonner.

Il a encore besoin de négocier un peu, mais Sol parvient évidemment à avoir l’autorisation de partir sur Carlac pour rechercher Osha – qu’il espère en vie quand tout le monde la pense morte. Il prend avec lui une jeune padawan qui n’aime pas bien Yord, apparemment, et Yord lui-même – l’occasion de nous le présenter torse nu parce qu’il avait besoin de repasser ses vêtements et surtout parce que ça ne fait jamais de mal pour les audiences, même en streaming.

Carlac

Le vaisseau d’Osha s’est crashé sur cette planète enneigée et tout le monde la pense morte et perdue… mais elle voit à la porte de son vaisseau une ombre qu’elle décide de suivre en-dehors. Elle fait bien : elle se retrouve nez à nez avec Mae, sa sœur qui lui ressemble beaucoup. Elle est pourtant supposée être morte. Elle a encore une apparence d’enfance, mais Osha a rapidement une apparence d’enfant elle aussi. Et là, ça part en vrille, parce que l’héroïne se retrouve dans une forêt où elle voit son village brûlé, puis se retrouve face à Mae à nouveau, avouant le meurtre d’Indara, puis se réveille. Bien, tout va bien, un rêve, c’est un classique. Elle cherche de plus à venger son village, soit. Et sa sœur lui ressemble ? Sol nous apprend que Mae et Osha sont jumelles… Qui donc a tué Indara finalement ? D’accord, Sol est sûr que Mae est morte, mais tout de même.

À son réveil, Osha est soulagée de voir qu’elle a toujours Pip. Elle fuit le vaisseau avant l’arrivée du trio mené par Sol. Nous la suivons ainsi dans une grotte enneigée où elle ne se doute pas encore qu’elle est suivie par le trio. Rapidement, Osha se retrouve face à un ravin dont elle tombe alors qu’elle essaie de clamer une fois de plus son innocence à Sol.

Il a de bons réflexes le Jedi et il sauve la vie d’Osha, tout en décidant de la croire quand elle affirme que Mae est en vie. C’est facile d’accuser sa jumelle morte d’être une jumelle maléfique, non ?

Le cliffhanger le confirme pourtant, en nous expliquant aussi que pour tuer un Jedi, une lame en métal serait inefficace. Il faut un acolyte, qui tue sans arme – qui tue le rêve. Facile à dire : le type qui nous dit ça à un sabre laser, tout de même. Et il parle à Mae.

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The Decameron – S01E03 – By Homer, It’s a Winner’s Wreath – 18/20

Les épisodes sont trop longs, ça se confirme, mais qu’est-ce qu’ils sont drôles. C’est un mélange impertinent d’humour, de sexe et de quiproquos qui fonctionne à la perfection. J’ai eu peur un temps que l’intrigue soit trop éclipsée par tous les désirs des personnages, mais ce n’est pas du tout le cas : on avance même plutôt vite dans les rebondissements, et c’est sacrément plaisant à suivre !

Spoilers

Pampinea organise des jeux pour divertir ses invités et fêter son mariage.



Behind closed door, we can do whatever we want.

Un épisode par semaine, c’est hyper plaisant tout en étant un peu de la torture, parce que j’aime vraiment beaucoup cette série. Au moins, ça marque mon été.

Misia

L’épisode commence bien et me fait regretter de ne pas l’avoir vu avant : un peu d’Enya dès le début, ça ne peut faire que du bien. Bon, la scène est un peu triste puisqu’il s’agit du deuil de Misia, mais ce n’est pas grave. Misia prépare donc une couronne de deuil, mais lorsqu’elle fait l’erreur de l’amener devant Pampinea, celle-ci souhaite savoir de quoi il s’agit. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec une couronne de la victoire.

Misia organise donc des festivités pour chacun de nos personnages, histoire de fêter le mariage sur le thème de la pureté. Tindaro en profite pour charmer Licisca – qu’il pense toujours être FIlomena – et Panfilo demande à Pampinea le récit de son mariage. L’improvisation vaut ce qu’elle veut et on s’amuse de tous les quiproquos et toutes les grimaces déjà en place entre les personnages. Franchement, il y a de quoi rire un bon coup.

Le concours du jour ? Il consiste en plein d’épreuves toutes plus loufoques et idiotes les unes que les autres. Pampinea fait tout pour les gagner, quitte à tricher de manière bien visible devant tout le monde. J’ai bien ri sur le concours de lancer de plumes ou le concours de dessin. Les scénaristes sont forts, les acteurs s’éclatent. Oh, et on notera que le côté « racontons des histoires » correspond enfin à ce qu’est le livre inspirant la série… mais bon, c’est clairement pour le fun plus que pour autre chose.

Les jeux (de l’amour ?)

Licisca a couché avec Dioneo la nuit précédente, et trois fois plutôt qu’une. Elle finit par s’en vanter auprès de Filomena qui est absolument dégoûtée. Dioneo est peut-être sexy, mais il n’en reste pas moins de la classe inférieure. Les scénaristes en profitent pour établir de nouvelles règles entre ces deux personnages : une fois dans la chambre, elles reprennent les rôles qu’elles sont censées avoir. Ou plutôt, Filomena se permet de faire ce qu’elle veut sans jouer la servante, y compris critiquer tout ce que peut faire Licisca.

C’est excellent pour l’humour et Filomena est vraiment un personnage génial. Pendant le reste de l’épisode, elle fait de son mieux pour être une servante, mais ce n’est pas si évident. On la voit donc parler et faire des remarques ironiques un peu trop souvent, s’attirant les foudres de Misia. C’est plutôt marrant à suivre.

En plus, en parallèle, Licisca se fait une ennemie en la personne de Pampinea. C’est assez inattendu, mais elle en a marre des jeux de Pampinea avant les autres et n’hésite pas à le faire savoir, défiant à plusieurs reprises les décisions de son hôtesse. Pampinea pète un câble, assez légitime, mais quand l’aigle de Sirisco choisit Licisca comme grande gagnante du dernier jeu, elle est forcée de se reconnaître ex-aequo (lol) et d’aller bouder dans sa chambre.

Sirisco fait tout ce qu’il peut pour la réconforter avec un livre de dessins du vicomte, et… c’est étrange de les voir si proches d’un coup, à commenter les dessins de « paysages » du vicomte, qui sont clairement des dessins pornographiques en fait. Il faut ce qu’il faut pour justifier ce qui suit avec Pampinea qui cède totalement aux désirs de la chair – notamment quand Sirisco lui montre comment le vicomte l’aurait embrassé.

Dioneo serait discret selon Licisca… mais bon, il se réveille bien tard, et uniquement grâce à Tindaro. Ce dernier est amoureux fou de celle qu’il pense être Filomena. Il envisage déjà de l’épouser et en parle à son médecin pour avoir ses conseils. C’est si drôle : Dioneo vient juste de coucher trois fois avec elle, alors il fait tout pour qu’elle reste célibataire. Quel succès cette Licisca !

Et quel succès ce Dioneo, parce que Neifile passe également l’épisode à essayer d’attirer son attention et à la chauffer, tout en continuant de prétendre qu’elle est pieuse. Pampinea et Licisca n’hésitent pas à lui faire remarquer qu’elle est assez ridicule dans ce rôle, d’ailleurs. Licisca peut se le permettre de toute manière, parce que la nuit suivante, c’est encore elle qui est dans le lit de Dioneo. Celui-ci est assez surpris de voir qu’elle est déjà de retour, sans sembler se sentir honteuse ou regretter quoique ce soit. Et pendant qu’elle couche avec Dioneo, notre pauvre Neifile continue de fantasmer sur lui pendant ses prières du soir. Difficile de lutter contre ses pulsions, même pendant les prières.

Sexe

On a donc droit à un super montage de Neifile lisant la Bible, puis se masturbant sur « All I ever think about is sex ». On est à deux doigts de la pornographie, en vrai, parce que le montage enchaîne sur du sexe entre plein de personnages – Sirisco prenant la place du Vicomte (et Misia est au courant) ; Licicsca qui se matte dans le miroir de la chambre de DIoneo…

Et bien sûr, il faut encore plus de sexe pour conclure ce montage. Un nouveau beau gosse débarque à la villa, en la personne du postier. C’est évidemment Panfilo qui ouvre la porte à Andreoli et tombe immédiatement sous son charme. Pourtant, il apporte de mauvaises nouvelles – encore un décès dans la famille de leur hôte de toute manière morte, mais aussi la ruine pour Panfilo. En effet, toute sa fortune a été confisquée par les banques et il est temps pour lui d’assurer son futur (et celui de Neifile) en obtenant une place définitive auprès de Pampinea.

Le jour, il prétend donc trouver Pampinea brillante et drôle. Le soir, il couche avec Andreoli dans la grange – et ce sont les seuls que l’on voit complètement nus finalement. Pourtant, c’est peut-être la relation qui a été la plus bâclée, parce que l’on passe d’une scène où ils se parlent en se draguant à peine à une scène où ils couchent ensemble.

Si tout le monde couche avec tout le monde dans le plus grand des calmes et dans la joie la plus totale, il reste tout de même quelques épisodes. On enchaîne donc avec Sirisco forcé de faire peur à des hommes voulant rentrer dans la villa et se prenant un peu trop pour l’homme de la maison. Pampinea est forcée de le remettre à sa place, l’engueulant devant toute la maison et en profitant pour dire que ses invités sont des couards.

Sirisco ? Il est remis à sa place en public, certes, mais aussi dans la chambre de Pampinea où elle lui demande de l’appeler à nouveau « Vicomtesse » et de ne plus jamais s’introduire sans son autorisation. Il ne serait qu’un vaisseau à travers lequel elle jouit du vicomte ? Parfait. Il semble bien le prendre, avant de l’enchaîner avec des réflexions assassines pour sa confiance en elle-même déjà peu développée.

Trahisons

En parallèle, Neifile a de plus en plus de pensées impures et s’en confie à Panfilo, qui la réconforte comme il peut. Rassurée, elle décide de se mettre nue devant Dioneo, qui était plus occupé à chercher Licisca (qu’il pense toujours être Filomena). C’est dur pour son avenir à lui, en vrai, il fait le choix de Licisca plutôt que Neifile. Elle lui en voudra – et il se retrouvera sans titre de noblesse alors que c’est un peu ce qu’il vise aussi. En plus, Licisca n’est là que pour les plaisirs de la chair, non ?

Cela semble assez peu l’intéresser quand Dioneo lui fait une déclaration d’amour. Pourtant, elle commençait bien mieux que toutes celles de Tindaro. Cela finit par faire rire Licisca, surtout quand il lit les didascalies de son propre texte. Malheureusement, ça signifie aussi qu’elle paraît sacrément charmée par Tindaro, et le tout devant un Dioneo complètement jaloux. Il faut dire que Tindaro s’invite dans la chambre de Filomena le soir-même.

L’air de rien, on se dirige donc vers une rupture inattendue entre Licisca et Dioneo. Le pauvre était fou amoureux d’elle et se retrouve à devoir supporter qu’elle lui dise qu’elle est libre de faire ce qu’elle veut pour son futur. Quant à Tindaro, il est tellement content de lui qu’il finit par envisager de se marier avec « Filomena ». Cela pousse Dioneo à envisager de l’empoisonner. Après tout, il a besoin que son maître soit en mauvaise santé pour justifier sa présence à la villa et l’amour lui donne des ailes. Jolie trahison !

Dioneo en arrive à faire une jolie déclaration d’amour à Licisca, encore. Il sait qu’elle est noble (lol), mais souhaite s’évader avec elle de la villa. Vivre en la voyant avec Tindaro, pourquoi pas… mais la voir amoureuse de Tindaro, c’est impossible. « Filomena » est à deux doigts de révéler sa véritable identité à Dioneo, mais préfère finalement coucher avec lui. C’est dommage, parce qu’il aurait mieux fait de rester auprès de Tindaro : celui-ci est malade, mais la cuisinière s’occupe correctement de lui. Elle comprend bien vite qu’il est empoisonné, lui file un remède et le met en garde contre le docteur. Tindaro se met donc en quête de retrouver Dioneo, pour mieux le voir en train de coucher avec Licisca dans sa chambre. Oupsie.

Pendant ce temps, dans la cuisine, la vraie Filomena se lie d’une amitié assez improbable avec Misia. Est-ce qu’ils se dirigent vers un autre couple improbable ? Filomena est tellement dégoûtée par les serviteurs en théorie… À moins que ce ne soit par les hommes comme Dioneo ? Elles commencent l’épisode en se détestant, avec une Filomena qui n’hésite pas à se moquer de Misia, et elles finissent potes. On sait vers quoi ça se dirige.

Cliffhangers

Du côté des inattendus, Panfilo prend le temps de papoter avec Sirisco. Il se le met dans la poche l’air de rien, en l’écoutant se plaindre et en l’invitant à se plaindre encore plus. C’est ainsi que Panfilo apprend la mort du vicomte. Franchement, ça m’a provoqué un petit sursaut de surprise et ça m’a confirmé que j’étais à fond dans la série.

Le cliffhanger est excellent lui aussi : Pampinea annonce qu’elle est enceinte du vicomte (lol) à la surprise générale, mais est interrompue par Tindaro qui vient confronter Dioneo. Il annonce à tout le monde que son médecin l’empoisonne, le destitue aussitôt, lui fait retirer ses vêtements (avant de se rendre compte que ça ferait trop plaisir à d’autres) et… demande en mariage « Filomena ». Licisca accepte évidemment, devant un Dioneo dépité. Jolie tournure surprenante des événements.

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Time Bandits – S01E06 – Mansa Musa – 16/20

J’ai davantage accroché à l’humour de cet épisode, malgré une impression que le scénario perd parfois du temps en détails inutiles. Qu’importe : les pistes proposées sont bien plus intéressantes et donnent envie de voir la suite, et ça, c’est franchement positif à ce stade de la série, parce qu’on vient de passer le milieu de saison. Les personnages ne savent toujours pas où ils vont, mais j’ai l’impression qu’on commence à voir où nous allons en tant que téléspectateurs. C’est un début… après le milieu.

Spoilers

Nos héros arrivent en plein désert, mais il s’y passe des choses quand même..


The richest person in history meets the greatest thief in history.

Espérons que ce deuxième épisode de la semaine soit un peu plus convaincant et parvienne à me motiver davantage. Le cliffhanger précédent donne un peu d’espoir.

Coincés (encore)

Nos héros passent un portail et y restent coincés un bon moment, sans oxygène, comme sous l’eau. Kevin parvient finalement à tomber au beau milieu d’un désert, suivi par le reste des bandits demandant aussitôt des explications à Widgit. Difficile pour lui d’expliquer ce qu’il s’est passé, cependant, parce qu’il n’en sait rien. Un autre problème surgit assez vite dans la tête de Kevin, en plus : il se rend compte que Judy a disparu.

Les bandits doivent se faire à l’idée : Judy n’est plus avec eux. Elle n’est pas tout à fait laissée pour morte, même si concrètement, ça revient au même. Pénélope est sûre qu’elle les retrouvera… C’est une série un peu pour enfants, tout de même, donc il y a des chances que si, mais c’est un peu abusé.

La caravane

Vous vous souvenez quand j’écrivais il y a moins de dix lignes que nos personnages étaient au beau milieu d’un désert ? Eh ben, ça a beau être le cas, ils tombent vite sur tout un village, dirigé par Mansa Musa – l’homme le plus riche de l’Histoire d’après le livre que Kevin trimballe avec lui. D’où sort ce livre exactement ? J’ai raté quelque chose, peut-être.

Peu importe, en tout cas. Pénélope tire vite son avantage de la situation, que Kevin questionne tout de même : on doit le ramener à ses parents, mais on l’amène plutôt à proximité de la caravane de l’homme le plus riche ? Alors qu’il est avec des bandits ? C’est suspect, c’est vrai.

On s’amuse bien avec cette intrigue, après, parce que Pénélope se met aussitôt en tête d’aller voler le butin de ce type qu’elle ne connaît pas mais qui a la réputation d’être généreux. Il offre donc de l’or à Pénélope quand elle se fait choper à tenter de voler des crottes de chameau. Bien joué. Elle est frustrée car elle perd ses bandits – Widgit se perd même dans le désert, mais ça lui permet une épiphanie quand il comprend que les étoiles peuvent l’aider à comprendre la carte (alléluia) – les uns après les autres et n’arrive pas à voler. Elle s’en fiche de l’or, elle veut juste le voler. Cela correspond bien à ce qu’on sait de Pénélope (et on ne sait pas grand-chose, à part son bout de tapisserie là).

Bien sûr, Pénélope n’est pas seule à se faire prendre. Ainsi, Kevin se retrouve à parler avec Mansa Musa, mais aussi Balla, son assistant, interprète, je ne sais pas. Balla répète ce que Mansa Musa dit, mais en élaborant davantage. L’humour est bon, meilleur que dans l’épisode précédent en tout cas, et ça permet à Kevin de se faire remarquer quand il se prétend apprenti historien ou quand il explique qu’il est en présence de quelqu’un de plus riche que Bezos d’Amazon. On s’amuse bien, quoi.

Kevin devient invité d’honneur de Mansa Musa et est nommé personne la plus intéressante qu’il connaisse. Il est même invité au Caire pour rencontrer le Sultan en présence de Mansa Musa. Rien que ça. Malgré de bons effets spéciaux habituellement, on sent que leur reconstitution du Caire est en studio tout de même. Bon, ça n’empêche pas la série de présenter plein de richesses aux bandits. Pénélope est toujours en pleine crise de foi vis-à-vis de sa carrière de bandit, cependant. Alto fait tout ce qu’il peut pour la consoler – secondé par tous les autres bandits qui voient Pénélope dans cet état. Elle rejette de l’or, tout de même.

Et Bittelig dans tout ça ? Il se fait griller bien vite quand Pénélope l’envoie espionner « discrètement » Mansa Musa. Il se retrouve ainsi à servir un homme qui a pour mission de créer un bain pour la reine. Au passage, l’homme en profite pour expliquer à Bittelig qu’il est amoureux d’une femme avec qui il travaille tout le temps. Bittelig lui conseille d’avouer la vérité, avant d’apprendre qu’il s’agit de la reine.

Tout ça n’est finalement qu’un gag, avec un gag dans le gag quand Widgit tombe sur le bain préparé dans le désert par Bittelig mais pense avoir affaire à un mirage. C’est un peu de ridicule dans le ridicule à ce stade, mais c’est l’humour de la série et j’accroche un peu plus que dans l’péisode précédent.

Bref, tout ça m’éloigne de la critique de ce qu’il se passe, avec Mansa Musa et le sultan du Caire qui s’embrouillent sur des questions de tradition et de signes d’honneur à apporter l’un à l’autre. Tu m’étonnes que l’épisode dure quarante minutes cette fois quand on perd ce qui semble être cinq minutes à savoir qui s’agenouillera en premier devant l’autre. Finalement, les deux s’agenouillent en même temps, tout simplement. Cela fait plaisir à Kevin d’assister à tout ça, en tout cas, et ça lui donne la confiance de demander à Mansa Musa d’organiser de quoi redonner espoir à Penelope : une ruse qui lui fait croire qu’elle pourra voler quelque chose.

Cliffhangers

Entre temps, Widgit retrouve son chemin et Bittelig lui confesse son amour, par crainte de le perdre pour de bon. Cela fait que Pénélope est heureuse quand elle va chercher Kevin : alors qu’on perdait cinq minutes d’épisode, elle volait les rubis du sultan – tout ça pour mieux découvrir que tous ses larcins n’ont jamais été récupérés par Bittelig, en fait, à cause d’une erreur de communication. Ils sont si drôles ces bandits amateurs.

Bref, il est déjà temps de partir et Kevin se fait une raison, abandonnant ce lieu où les gens l’adoraient. En chemin vers le portail, il lit à nouveau son livre sur Mansa Musa et découvre que le nombre de personnes voyageant avec lui à changer dans son livre. Bref, Kevin se rend compte qu’ils peuvent changer ce qui a déjà eu lieu, mais il est trop pris dans sa découverte. Il reste finalement coincé car le portail se referme. Bien fait ? C’est embêtant parce que Fianna est là aussi, et elle suit la flèche que Kevin pensait laisser à Judy. J’aime bien que nos personnages se retrouvent tous séparés les uns des autres, en vrai. Kevin finit ainsi par passer le portail, mais probablement pas le même que le reste des bandits. De son côté, l’Être Supérieur continue de papoter avec son sous-fifre et lui révèle qu’il a capturé l’un de nos bandits : Judy. Cela me motive pour les épisodes de la semaine prochaine !

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