Land Of Women – S01E01 – Chapter 1 – 16/20

La série est exactement ce que je pensais qu’elle serait : une petite saga estivale avec pas mal d’humour et pas une once de réalisme quand on creuse dans les détails. Le casting s’amuse bien, l’intrigue accroche juste ce qu’il faut et je suis parti pour assister à une série qui devrait être bien marrante, normalement. Ce premier épisode était grandement spoilé par la bande-annonce alors j’attends de voir ce que donnera la suite, mais pour l’instant, c’est plutôt une réussite.

Spoilers

Gala est sur le point de découvrir les secrets de son mari.


Yesterday my life was perfect.

Une vie pas si parfaite

Quelle première scène incroyable : Eva Longoria se colle des billets sur le corps, et quel corps bordel. Elle est toujours incroyable 20 ans après la série qui me l’a fait connaître et où on disait déjà que les femmes de son âge ne trouvaient plus de rôles, hein. Bon, bref, cette critique commence mal si j’en suis déjà à parler du physique d’Eva Longoria plutôt que de la série en elle-même. Cette série est déjà très sympa du point de vue de l’histoire où son personnage, Gala, nous assure que sa vie était parfaite. Cela permet quelques répliques marrantes

Mariée à un homme d’affaire richissime, son principal souci était de s’acheter des robes hors de prix pour des événements géniaux, tout en gérant un planning de couple qui n’a pas l’air simple. Malheureusement, elle ne voit pas venir le problème plutôt évident : son mari paie en retard le loyer, une compagnie d’électricité dit ne pas avoir reçu son argent… C’est évident : ils sont dans la merde financière.

Et pourtant, elle ne s’en rend pas compte et continue sa soirée extra-luxueuse en l’absence de Fred, son mari, qui ne vient pas. Décidément. C’est au cours de la série qu’elle rencontre deux acteurs que j’aime beaucoup et qu’on connaît bien dans le monde des séries – ah, Sucre, quel plaisir ! Ce n’est pas le sujet, je sais. Elle découvre grâce à eux que Fred leur doit 15 millions de dollars, empruntés à leur boss. Ce n’est pas une petite somme, ce ne sont pas les organisateurs de la soirée qu’elle pensait qu’ils étaient et elle commence à comprendre que sa petite vie parfaite vient de voler en éclat. Ainsi donc, son mari n’est pas capable de rembourser sa dette et les hommes de main du patron débarquent pour la menacer elle, sa fille et sa mère.

Inquiète, Gala rentre chez elle et est rassurée d’y retrouver Fred. Ce dernier, pourtant, n’a pas du tout envie de la rassurer. Il lui explique, valise en main, que tout ça n’est pas une blague et qu’elle ferait mieux de quitter la ville avec sa mère et sa fille, parce que lui, il est déjà en train de se barrer. Sympa.

La cavale

Gala n’a plus qu’à organiser sa propre cavale. Elle passe donc sa journée du lendemain à tenter de récupérer de l’argent pour se barrer. Ce n’est pas facile : ses comptes sont vidés par son mari (sympa) et elle doit vendre ses bijoux, découvrant au passage que certains sont faux. Une valeur inestimable, qu’elle disait !

Elle se trouve tout de même en possession de pas mal de cash, qu’elle s’enroule autour du corps avec du scotch, puis se barre de chez elle. Bien sûr, un des hommes la traquant est déjà là et elle manque de peu de se faire choper par lui dans le parking. Avant de quitter New-York, Gala souhaite tout de même sécuriser ses proches. Elle va donc chercher sa mère en maison de retraite. Celle-ci est une femme qui perd un peu la mémoire, apparemment, mais qui s’attarde aussi beaucoup dans ses souvenirs.

C’est une bonne chose. Au-delà de l’humour que ça peut apporter à la série, avec les deux femmes qui parlent espagnol, cela donne aussi une idée à Gala : elles vont se rendre ensemble dans la maison familiale – La Muga – qui appartient à moitié à la mère, à moitié à la sœur de celle-ci. Bon, au moins, ça aide Gala à convaincre sa mère de venir avec elle. Il faut encore convaincre sa fille, en revanche.

En effet, Kate est une adolescente qui n’a pas du tout envie de faire un voyage avec sa mère et sa grand-mère, préférant clairement rester avec sa petite-amie. Gala déteste bien sûr la petite-amie en question, se comportant en belle-mère richissime parfaite. Au milieu de quelques blagues, donc, on se retrouve avec Gala forcée de mentir à sa fille : elle lui explique que la grand-mère est mourante, avec une démence qui empire petit à petit. Son dernier souhait serait ainsi de retourner sur la terre de ses ancêtres et dans sa vieille maison. Ben voyons.

L’Espagne

Le voyage peut donc commencer, et ça va plus vite que je ne l’imaginais. La bande-annonce vendait déjà beaucoup de ces scènes, et je pensais que la série allait traîner en cours de route. Ce n’est finalement pas le cas : Gala stresse de passer la sécurité à l’aéroport. C’est clairement visible qu’elle est stressée et elle attirerait bien trop l’attention dans la réalité. Nous sommes cependant dans une série et c’est parti pour un petit trajet en avion – après un petit message à Fred, tout de même.

Arrivées à destination, les trois femmes se retrouvent donc en Espagne à devoir faire un trajet en voiture. Gala doit donc louer une voiture, ce qu’elle ne peut pas faire sans carte bleue. Eva Longoria ne gère plus aussi bien l’humour qu’avant, mais le rôle semble tout de même être fait sur mesure pour elle. C’est toujours Gaby, hein, elle ne sortira jamais de ce rôle : la riche adorant le luxe qui se retrouve fauchée dans des situations bien drôles.

De manière impulsive, Gala se retrouve donc à acheter la voiture d’un type devant l’aéroport, cash. Cela valait le coup de venir dis-donc. Les trois femmes prennent donc la route et partent à l’aventure sur les routes d’Espagne. Bon, cela dit, l’aventure avec une adolescente dans la voiture, ça se résume beaucoup à du temps passé sur un portable. Gala, inquiète qu’on puisse les tracer avec tous les messages envoyés par sa fille, décide donc de récupérer le portable et de le jeter par la fenêtre. Qu’elle est charmante cette maman.

Je trouve Kate étonnamment rationnelle et calme. OK, sa mère lui dit qu’elle rachètera un autre portable, mais bon, essayez de faire ça à un adolescent et vous verrez sa vraie réaction, hein. Même moi, je pèterais un câble bien plus sévère que ça. En fait, ça aurait été l’occasion parfaite pour créer l’accident de voiture, mais bon, il fallait tout de même qu’elles soient loin du portable au moment où il arriverait.

Eh oui, parce que sans trop de surprise, Gala finit par provoquer un accident de voiture. Elle n’est pas habituée à conduire une voiture qui ne soit pas automatique et s’embrouille trop avec sa fille pour regarder la route. Elle finit donc dans un tracteur. Gala sort ainsi de sa voiture en pleine campagne avec ses talons de citadine pour constater les dégâts – elle a renversé toute une cargaison de raisins au bord de la route. L’angoisse. Pour nous, c’est l’occasion de retrouver Santiago Cabrera, dans un rôle où il commence bien énervé. Le voir énervé est toujours un plaisir. Que ça se fasse en espagnol avec ces arguments improbables où Gala assure de ne pas l’avoir vu, c’était bien plus drôle.

Bref, je suis fan de cette ambiance estivale que vend la série : nous sommes paumés dans la campagne espagnole avec une Gala qui essaie de faire comme si elle n’était pas responsable de l’accident pour ne pas avoir à payer les réparations – et avec Kate corrigeant l’espagnol de sa mère aussi, c’est fun. En fait, elle tente même de s’enfuir, mais c’est pour mieux découvrir que sa mère s’est barrée.

Si la (grand)mère semblait avoir une démence plutôt légère jusque-là, on découvre que son état de santé est bien plus grave que prévu : Julia décide donc d’aller se baigner dans la rivière avoisinante, comme elle le faisait quand elle était plus jeune. Bon, plus jeune, dans le flashback, elle le faisait en étant nue avec un garçon se cachant sous l’eau pour éviter d’être surpris par sa sœur, mais vous voyez l’idée.

Le problème, c’est que dans le présent, elle ne reconnaît pas tout de suite Gala. Elle réussit tout de même à faire en sorte d’attirer sa fille et sa petite-fille dans la rivière avec elle – ce qui est un moment que Gala considère comme drôle avant de se rappeler qu’elle a le corps couvert de billets. C’est la première chose à laquelle j’ai pensée, moi. Bon, au moins, ça révèle à Julia et Kate que Gala a plein de thunes et est vraiment bizarre – avec Julia qui envisage même qu’elle soit une dealeuse de drogue, rien que ça.

La Muga

Après tout ça, les filles retournent à la voiture accidentée et retombent sur le fermier, qui est amusé de constater que leur voiture ne fonctionne plus. Malgré tout, il leur propose de les déposer en ville ; leur faisant remarquer au passage que Julia avait indiqué la mauvaise direction pour se rendre en ville. C’est parti pour la Muga.

La scène dans le tracteur était plutôt comique, en vrai, mais elle avait surtout pour but de nous révéler que comme par hasard le fermier a justement acheté la maison dans laquelle Gala souhaitait se rendre. Eh oui, la maison familiale n’est plus familiale. Là-dessus, le fermier dépose les trois filles directement à proximité de la maison de Mariona, la sœur de Julia.

Pour ajouter aux malheurs de la famille, il se met à pleuvoir des cordes. Bienvenue en Espagne, hein. Et évidemment, Mariona ne veut pas du tout entendre parler de sa sœur, claquant carrément la porte au nez de toute la famille. Allons bon.

De son côté, le fermier se rend en ville et annonce la perte de sa cargaison. J’ai tout de même du mal à comprendre pourquoi il affirme qu’il a perdu tous les raisins. Je veux dire qu’une grande partie soit écrasée, soit, mais que tout soit foutu ? Ce n’est pas tout à fait ça à mon sens. Bon, en tout cas, ça lui permet d’annoncer à une partie de la ville que Julia est de retour au moins.

Du coup, quand les filles arrivent en ville, elle paraît totalement déserte. C’est plutôt amusant de nous faire croire que Gala s’est tapée toute la route en talons. La situation est suffisamment désespérée pour qu’elle craque enfin quand sa fille lui ordonne de lui dire toute la vérité sur ce qui est en train de se passer. Il faut dire qu’il faudra être conne pour croire encore les mensonges de sa mère.

Gala révèle donc tout ce qu’il se passe à Julia et Kate et la famille la rassure comme elle peut. Cela se termine par un petit câlin familial et par une Julia qui assure qu’elle ne marchera pas beaucoup plus longtemps avec ses talons. Elles décident de se rendre ensemble chez Amat, le fermier, parce qu’il vit dans la maison familiale et que c’était la destination de base.

La maison

La demeure est absolument magnifique. En chemin, elles tombent aussi sur la fille d’une ancienne connaissance de Julia, que cette dernière détestait. Elle est la barmaid du coin et ne semble pas particulièrement apprécier la personne qu’était sa mère avant de mourir elle non plus, donc c’est déjà ça de pris. Elle leur indique le chemin pour la maison d’Amat, à laquelle les trois femmes se rendent bien vite – sauf que la maison est déserte à ce moment-là.

Bien sûr, Julia sait comment rentrer dans la maison fermée à clé et ne se gêne pas pour le faire. Cela ne pose pas problème aux trois filles de rentrer dans la maison, de se servir à bouffer et de s’installer vraiment dans la maison comme si de rien n’était, sans même parler à son nouveau propriétaire. Et après ça, Gala pense pouvoir parler calmement avec Amat ? Sérieusement.

Quand Amat revient finalement, je le trouve drôlement calme : il ne cherche pas à entrer de force dans la maison, il parle à son chien comme si de rien n’était et tente même de raisonner un instant avec Gala. Il est si calme.

Bien sûr, Amat fait aussitôt appel à la police, qu’il connaît bien, parce que c’est une petite ville. Le chef de la police du coin, Andreu, est toutefois l’ancien amant de Julia, celui qui se baignait nu avec elle. Il m’a bien fait rire. Il se met à parler en Catalan (ah merde, je vais ramer là, mais la réplique de Gala m’a tué) et cherche aussitôt une solution pour son ancienne amante. Il veut régler le conflit de manière la plus paisible possible, mais bon courage avec ces personnages, en vrai.

Julia accepte évidemment, se perdant au passage dans ses souvenirs, mais Gala refuse de les suivre gentiment. C’est ainsi qu’elles se retrouvent arrêtées et mises derrière les barreaux avec Kate et Julia. Bien la mère, bel exemple. Au passage, Julia annonce à sa fille qu’elle a pris le temps de cacher le fric et qu’elle ne devrait pas s’en inquiéter. Je trouve ça bien plus flippant, moi : sa mère perd la boule, hein.

Tout ça mène en tout cas au cliffhanger de ce premier épisode : les trois filles sont derrière les barreaux, Kate appelle sa petite amie et lui raconte ses mésaventures, mais sa petite-amie reçoit évidemment la visite des deux hommes de main qui veulent récupérer leur agent à peu près au même moment. Allons bon.

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Time Bandits – S01E02 – Mayan – 17/20

Vraiment, tout y est dans cette série. On commence à bien connaître les personnages et les dynamiques entre eux sont sympathiques, l’intrigue propose des twists un peu constants sous couvert de bonnes blagues et d’humour, l’action fonctionne et surtout, ça fait voyager et utiliser son imagination. Bref, c’est exactement le genre de séries que je cherche en ce moment ! Et ce générique, j’adore !

Spoilers

Pour Pas si évident de ramener Kevin chez lui, finalement.


I don’t want you to leave because this isn’t my house.

Comment ça, 35 minutes ? Autant j’étais content de voir un épisode de 45 minutes, autant 35, ça risque fort de manquer de consistance.

L’ère glaciaire

Si l’épisode précédent promettait de ramener Kevin chez lui, le début de celui-ci nous indique tout de suite que ce n’est pas le cas, bien au contraire. Nos personnages arrivent dans ce qui ressemble fort au pôle Nord, avec de la neige à perte de vue. Si Kevin indique tout de suite à ses compagnons de voyage qu’ils ne sont pas chez lui, Penelope a bien du mal à le reconnaître : Widgit dit qu’ils sont au bon endroit, alors ils le sont.

D’ailleurs, il y a même deux êtres préhistoriques, un homme et une femme, juste à côté qui sont forcément ses parents. Bizarrement, Kevin n’est pas convaincu du tout. Penelope et le reste du groupe finissent tout de même par l’abandonner et j’ai eu du mal à comprendre pourquoi il ne leur courait pas tout simplement après, Kevin. Bon, à force de l’entendre se morfondre, Penelope change d’avis et le fait revenir. Au passage, Widgit finit par reconnaître qu’il s’est trompé : ils sont au bon endroit, mais pas à la bonne époque. C’est sûr que l’époque glaciaire, ça ne fait pas rêver.

Les mayas

L’équipe passe donc enfin un autre portail maintenant qu’il est clair que Kevin n’était pas dans sa chambre à la bonne époque. Pour autant, ils n’arrivent pas non plus dans la chambre de Kevin : Widgit les mène directement dans une forêt amazonienne. Pas évident de lire les cartes 4D et de s’en servir correctement avec les portails apparemment. Mon avis est qu’ils feraient mieux de laisser Kevin gérer tout ça.

Au lieu de ça, ils se plaignent de son côté je sais tout qui est un peu répétitif déjà à ce stade de la série et ils le laissent décider de l’époque à laquelle ils sont. Ce n’est pas trop compliqué : tout le budget de l’épisode est passé dans le décor et les images de synthèse pour reconstituer la période de l’époque maya. C’est magnifique à voir, je me suis trouvé un fond d’écran.

Bien sûr, Kevin continue d’avoir du mal à comprendre Penelope, parce qu’elle veut toujours voler des trucs quand lui est juste bien heureux de pouvoir voir tout ce qu’ils découvrent ensemble comme période historique. Il en arrive forcément à la conclusion que ses camarades sont en fait les méchants, puisqu’ils volent dans l’Histoire.

Il leur présente tout de même ce qu’il sait de l’époque et bizarrement, les bandits n’écoutent pas tellement Kevin : il est pourtant question de sacrifices humains. Seulement, quand les bandits tombent finalement sur des habitants de l’époque, les habitants en question sont très amicaux avec eux. On les invite à un super dîner qui pue le sacrifice, mais personne d’autre que Kevin ne semble s’en méfier. Faut dire que chaque personnage a son objectif : Kevin papote à la table des enfants, Judy cherche à avoir des conseils pour devenir leader auprès de la reine (parce que oui, Judy veut vraiment devenir cheffe à la place de la cheffe même si les décisions sont prises en commun, en théorie) et Penelope veut absolument savoir quel est l’objet le plus précieux de la série.

Franchement, l’épisode est plein de bonnes blagues. Widgit, Alto et Bittelig se gavent pendant le festin, ce qui fait que Kevin souligne bien à quel point ils sont sur le point d’être sacrifiés. Seulement, Penelope affirme que ce n’est pas le cas et qu’ils vont être menés au trésor, alors pas de quoi en faire un plat. C’est trop beau pour être vrai ? Bien sûr, mais bon, Penelope refuse d’écouter Kevin.

C’est excellent de voir ce genre de quiproquo, les acteurs s’éclatent, le scénario est bien foutu et l’air de rien, on se retrouve avec une super scène où Penelope doit expliquer à Kevin qu’il faudra qu’il parle à ses parents car bon, ils ne sont pas super sympathiques avec lui. En vrai, c’est bien d’avoir un petit approfondissement de la relation entre ces deux personnages.

Elle continue quelques scènes plus tard quand Kevin insiste pour dire que les mayas sont en train de les préparer pour être sacrifiés. Tu m’étonnes. Penelope finit par reconnaître qu’il a raison quand les mayas font tout ce qu’ils peuvent pour les mener au sommet du temple pour un rituel. Oupsie. Il faut encore convaincre Judy, devant la reine, de s’enfuir avec eux. C’est plein d’un bon humour, un peu pince-sans-rire, avec des mots grincés entre les dents.

Nos héros parviennent à s’enfuir, mais ils tombent rapidement sur un ravin et sont ainsi coincés. C’est l’occasion d’une bonne blague avec une liane. Il n’empêche qu’ils sont rattrapés par les mayas qui parviennent à les ramener au rituel en haut du temple. Le rituel en question ? Ce n’est pas du tout un sacrifice humain. Il s’agit de manger des fruits et regarder le coucher du soleil.

C’est plutôt simple comme fin d’épisode. Nos héros peuvent donc s’en aller, après avoir appris que les mayas tuent quand même les voleurs et qu’il ne faut pas toujours croire les vainqueurs des conflits car ils peuvent mentir. Par chance, ils n’ont rien volé de plus qu’un avocat et les mayas les laissent partir. OK. Il reste à sauter du haut du ravin pour rejoindre le portail – mais bon, Cassandra avait dit à Kevin qu’il sauterait du haut d’un ravin avec eux de toute manière.

2024

En 2024, les parents de Kevin continuent d’être heureux d’entendre leur fils jouer aux jeux vidéos et se spoilent des séries en laissant la télévision les regarder. Ils sont un vrai cliché de ce qu’il y a de pire aujourd’hui. En fait, le bruitqu’ils entendent est plutôt les méchants qui utilisent une pierre pour faire leur petit business.

Dans la chambre de Kevin, l’ensemble des bandits débarque quelques secondes seulement après leur départ. Tout va bien, sauf que l’Être Suprême est toujours là. Il s’en va rapidement, laissant nos héros se dire au revoir une fois pour toutes. Bon, ils constatent tout de même que les parents de Kevin sont aussi atroces que ce qu’il décrivait.

Pour autant, l’épisode ne s’arrête pas là. Si les bandits étaient prêts à abandonner Kevin, ils entendent ses parents hurler dans le salon. Ils voient un démon qui les transforment aussitôt en charbon. Ouep, c’est un peu traumatisant : les parents de Kevin sont tués quasiment devant ses yeux. Les méchants de cette série font peur, honnêtement, ils ne sont vraiment pas beaux.

Bon, tout ça force les bandits à accepter de repartir avec Kevin, même si Penelope n’est pas ravie. Kevin abandonne donc sa sœur derrière lui alors que le démon est dans la maison (elle a son casque audio, elle ne se rend compte de rien et ça m’a fait rire). Il part à l’aventure avec Penelope qui ne lui dit pas exactement si ses parents sont morts ou s’il pourra les sauver. Suspense. Le démon ne parvient pas à les suivre en tout cas.

Cliffhanger

Du côté du cliffhanger, on découvre une sorte de conseil étrange où un homme un peu plus âgé semble avoir des pouvoirs quasi-divins – on lui propose de lire les prières du jour et il papote avec Cupidon, ça ressemble quand même à l’Olympe cette histoire.

Il appelle les Jasper et reproche aux bandits d’avoir volé sa carte et de s’en servir en laissant des portails ouverts un peu partout en chemin. Cela ne dit rien qui vaille… mais nous n’en saurons pas beaucoup plus pour cet épisode. Notons simplement que des oreilles indiscrètes écoutent tout ce qu’il dit, particulièrement quand il révèle son projet super-super-super-super secret à deux de ses acolytes : ça ressemble à une Terre aplatie. Allez savoir.

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Time Bandits – S01E01 – Kevin Haddock – 18/20

C’est tout simplement un excellent début de série où rien n’est laissé au hasard. On voyage beaucoup, on apprend à connaître les personnages (peut-être un brin trop tard), on devine les problèmes à venir pour les héros de la série, on a de l’humour qui fonctionne bien et un casting cinq étoiles. Vraiment, c’est bien parti pour cette série qui a finalement tout ce que j’attendais de Percy Jackson.

Spoilers

Pour son anniversaire, Kevin a le droit de débuter une sacrée aventure.


They brought people here and bored them to death.

Comment ce début de série est un sans faute ! On commence par un générique – et ça me fait plaisir de voir que toutes mes séries d’été ont un générique apparemment, un épisode de 46 minutes et une première scène vraiment réussie avec la déco de la chambre de Kevin et son réveil le jour de son anniversaire. Pour son anniversaire, le gamin demande à ce que sa famille l’emmène à Woohenge, l’équivalent de Stonehenge, mais avec des bouts de bois.

Les premiers voyages

Très vite, on comprend donc que Kevin est un petit garçon à part, très isolé dans son monde et ses intérêts loufoques qui ne passionnent ni sa sœur, ni ses parents, ni ses camarades d’école. En vrai, il est aimé par ses parents quand même, c’est rafraichissant après toutes les intrigues avec des orphelins. Cela dit, ce gamin préfèrerait sûrement l’être quand on voit comment les parents s’occupent de lui de manière vraiment basique, sans jamais l’écouter ou s’intéresser à ses centres d’intérêt. Il fait un peu de peine.

Bon, et en même temps, y a un peu de jalousie de ma part aussi. En effet, il se rend compte un jour que l’armoire de sa chambre bouge toute seule et quand il l’ouvre, il se retrouve face à un portail le menant sur une plage. C’est beaucoup trop cool jusqu’à ce qu’un guerrier viking lui hurle dessus et qu’il comprenne qu’ils sont attaqués par toute une armée.

Kevin court vers sa chambre aussitôt, il est suivi par le viking qui referme la porte derrière lui et hop, voilà comment toute la série commence. C’est le début des emmerdes pour Kevin, même s’il ne le sait pas encore. Bon, son premier réflexe d’enfant est évidemment d’aller chercher ses parents, mais ceux-ci sont trop occupés à regarder la télévision. Après tout, c’est vrai qu’il est plus probable que leur fils vienne de faire un mauvais rêve plutôt qu’un viking soit là. Ils m’ont fait rire, j’ai trouvé que la scène était bien dosée pour nous montrer des parents ridicules et un gamin complètement dépassé par l’ignorance de ses parents.

Toujours est-il qu’il remonte dans sa chambre pour mieux tomber sur un guerrier viking qui ne parle pas sa langue. Ce n’est pas un problème : le guerrier parvient à s’en aller en passant à travers un autre portail qui le mène dans une forêt. On a droit à un peu d’humour avec Kevin qui prend un non pour un oui, et le voilà prêt à partir à l’aventure. Il dit au revoir à ses parents et… se mange le mur de sa chambre, de nouveau là. Adieu guerrier viking.

Bien sûr, la série ne s’arrête pas là. Après avoir foncé dans le mur de sa chambre, Kevin s’en sort avec une petite commotion cérébrale, les moqueries de sa sœur et la désapprobation de ses parents qui aimeraient le voir entrer dans le XXIe siècle. Ce n’est pas gagné cette affaire. Kevin est obligé d’abandonner avec sa famille.

Le soir, Kevin se retrouve à nouveau dans sa chambre à recevoir la visite de nouvelles personnes non invitées. Il est plutôt serein, persuadé d’être dans un rêve, et éclaire donc un à un les visiteurs qui étaient occupés à parler de leurs petites affaires. Ils ont en effet une carte à consulter pour savoir où se rendre après.

Penelope, qui semble bien être la cheffe de ce nouveau groupe, en profite pour expliquer à Kevin qu’il se pense peut-être dans sa chambre, mais que sa chambre est aussi un point de convergence pour voyager dans le temps, donc c’est un lieu plutôt dangereux où vivre. En plus, ils sont chassés par l’être suprême, alors ils n’ont pas le temps pour s’occuper de lui.

Pas de bol pour eux, l’être suprême les retrouve et débarque justement dans la chambre de Kevin. Quand les parents entendent cette voix venue d’ailleurs dans la chambre de leur fils, ils sont heureux de voir qu’il s’est mis aux jeux vidéos. Le pauvre. En vrai, il est juste embarqué avec ses visiteurs vers un autre endroit plutôt inconnu au premier abord. Ils sont sur un navire au milieu de nulle part après avoir fait tomber les murs de la chambre de Kevin en les poussant. Ouep, juste comme ça.

Macau

Kevin est capable de déduire plus vite que Widgit (il m’a bien fait rire ce Widgit dans le premier épisode) l’endroit où ils sont. Pour avoir lu des livres, il sait qu’ils sont sur un bateau pirate chinois et il comprend assez vite qu’ils sont face à Mme Chung, en 1810 à Macau. C’est quand même précis, même en ayant lu des livres, mais on va faire avec.

Kevin est un personnage attachant, un petit garçon intelligent et plein de connaissances, le héros qu’on aurait tous voulu être un jour ou l’autre, non ? Bon, peut-être pas, mais c’est quand même sacrément cool de se retrouver sur un bateau pirate comme ça. Pas étonnant qu’il se mette à penser qu’il est dans un rêve, même quand une nuée de flèches essaie de le tuer lui et ses nouveaux amis – qui refusent d’être ses amis pour l’instant et se demandent s’il est le nouveau Susan, la meilleure d’entre eux.

Eux ? Un groupe de voleurs qui traversent le temps à l’aide d’une carte donc – ils traversent des périodes temporelles différentes et volent ce qu’ils peuvent au passage. On les voit procéder ainsi sur le navire où Mme Chung les retrouve et les menace en chinois. Kevin ne sait pas parler chinois, mais par chance pour lui, le groupe de voleurs lui offre un bonnet qui lui permet de comprendre le chinois – et de le parler aussi. C’est plutôt cool comme objet, franchement. Je veux bien en avoir un comme ça moi aussi.

Grâce à ça, ses connaissances littéraires et sa ruse, Kevin parvient à gagner la confiance de Mme Chung. Grâce à lui, le groupe de voleurs n’est donc pas mort sur place : Kevin offre un conseil stratégique à Mme Chung qui lui permet de garder son avantage militaire sur ses ennemis. En retour, elle souhaite garder Kevin avec elle, et l’intérêt qu’elle porte à cet enfant capable de lui offrir un vrai trésor avec ses connaissances finit par intéresser aussi Penelope. La voilà donc qui demande à Kevin de les suivre à travers un nouveau portail, un trou dans l’eau. Il est courageux le Kevin.

Stonehenge

Ce nouveau portail mène nos héros à Stonehenge, rien que ça. Tu m’étonnes que ce soit le plus beau jour de la vie de Kevin. Bon, la construction de Stonehenge ? Elle ne sert à rien d’autre que vendre des cailloux si on en croit un des hommes sur le chantier. C’était plutôt marrant comme gag, surtout après l’annonce importante de Kevin comme quoi cette connaissance serait un vrai trésor pour lui – contrairement à Penelope, donc.

Une fois que c’est fait, Kevin retourne auprès des voleurs qui attendent la réouverture d’un portail. Autour d’un feu de camp, nous pouvons donc apprendre à connaître enfin chaque personnage avec plus de détails. Outre Penelope qui dirige le groupe par consensus plus que par vrai leadership, nous avons donc Widgit (qui lit la carte), Judy qui serait fine psychologue (mais bon, non), Alto le roi du déguisement et Bittelig, qui a la force de sept hommes. C’est sympathique comme équipe.

Alors que Kevin dort, au petit matin, nous entendons aussi Penelope parler avec les autres voleurs de la chambre de Kevin qui est très spéciale, contrairement à lui, car elle concentre beaucoup de portails. Je n’ai pas une chambre comme ça, comment ça se fait ? Je ne rêve pas assez, c’est ça ? Pendant la nuit, bien sûr, la pierre horizontale de Stonehenge a été mise sans qu’ils ne puissent la voir. Les scénaristes s’amusent bien, au moins. Kevin est dégoûté, mais bon, il passe le portail quand même. Et ce nouveau portail, où les mène-t-il ?

Troie

A la stupéfaction de Kevin et à la joie des voleurs, le portail les mène directement à Troie. Depuis le début de l’épisode, Penelope voulait absolument voler un cheval, et ce n’était donc pas n’importe quel cheval. Le cheval de Troie, rien que ça. Kevin assure que c’est trop gros pour être volé, mais Penelope est sûre que non. Et pourtant.

Vraiment, la série va me plaire si elle navigue comme ça plusieurs fois par épisode dans les différentes périodes de l’histoire. Il ne manque qu’un peu d’explications, je trouve. Bien sûr, je sais ce qu’est le cheval de Troie, mais ça pourrait être une série pour enfants avec un peu plus d’informations sur chaque période. Là, je vais forcément devoir me renseigner sur Mme Chung.

Bon, bref, c’est pas le sujet, le sujet, c’est que Penelope se rend compte que c’est mort pour voler le cheval de Troie. Elle veut donc se rendre au prochain portail, sauf que le prochain portail est à l’intérieur de Troie… Il n’y a donc plus vraiment le choix : Ajax les invite à entrer dans le cheval de Troie et ça plaît bien à Kevin comme idée.

Nous voyons donc nos héros à l’intérieur du cheval, avec Penelope qui affirme que cette ruse ne pourra pas marcher. Kevin la rassure en lui disant que c’est l’histoire, les Grecs assurent que c’est le futur et l’affaire est réglée, ils attendent que les troyens ouvrent les portes.

Pourtant, le premier réflexe des troyens est de brûler le cheval. En effet, ils trouvent que c’est bien trop suspicieux comme objet. Kevin se met à pleurer tant il a peur de mourir et s’en confie à Penelope… Et pourtant, sans surprise, le supérieur des gardes qui ont mis le feu leur demande de l’éteindre et ignore Cassandra qui explique que ce cheval sera la chute de Troie. C’était plutôt marrant.

Et ce n’est pas par hasard qu’on voit Cassandra. En effet, une fois dans la ville, Penelope affirme à Kevin que les livres ne servent à rien car ils ne sont pas dedans et s’accorde cinq minutes pour voler plein de choses. Pendant que les bandits, qui veulent maintenant que Kevin soit dans leur équipe car il a eu raison sur le cheval, volent des vases, Kevin croise ainsi la route de Cassandra. Outre l’humour autour de son don auquel personne ne croit, Cassandra prédit de grandes choses pour Kevin : il serait sur le point de sauver l’univers, mais il verra aussi de grandes choses. Eh, ça nous vend bien la série.

En attendant, Penelope et les bandits décident de le ramener à Bingley, 2024 parce qu’il n’est pas si fun à refuser de voler. Le seul problème avec ce plan ? Nous avons aussi suivi des conversations entre les grands méchants de la série.

En vrai, ils font un peu pire malgré l’humour. Damon, Fianna… J’avoue que je n’ai pas tout suivi à ces scènes qui semblent se dérouler en Enfer – il y a de la lave partout et des démons, quoi – car elles m’accrochaient un peu moins que le reste de la série, mais le voyage promet d’être dingue et vraiment cool.

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The Decameron – S01E01 – The Beautiful, Not-Infected Countryside – 19/20

OK, c’est bien parti pour être un coup de cœur. Ce premier épisode a pour seul défaut d’être trop long, car vraiment, j’aurais préféré des épisodes de 20 minutes. Le ton est en effet celui de la comédie, l’humour domine largement et n’est pas sans me rappeler l’excellente Another Period. C’est impertinent, décadent et le rythme est excellent, quand bien même ça semble partir dans tous les sens. Je ne boude pas mon plaisir.

Spoilers

La Peste fait rage à Florence.


My wife is dead!

Il faut tout de suite commencer par dire ce qu’il en est : le générique est incroyable et met dans l’ambiance. Toute cette vermine qui fourmille, les rats qui se réunissent pour former le titre, le rat qui meurt à côté de ceux qui couchent ensemble… L’esprit est peut-être respecté, finalement.

Florence

Bienvenue à Florence au XIVe siècle. Post-covid, c’est marrant à voir, on a eu de la chance d’être confiné, hein ! La petite musique nous introduit correctement dans cet univers. Il est très clair dès le début que cette production compte mettre en avant l’humour et toute l’impertinence de la situation. Toute la ville est en train de crever de faim et de la peste ? Pas grave, ça n’empêche pas le fun d’exister avec cette petite musique et les réflexions complètement décalées qui s’ensuivent.

On a donc une bourgeoise qui espère être assez aimée un jour pour que son mari la pleure à sa mort comme celui qu’elle voit dans la rue, un médecin qui s’inquiète pour son patient qui, c’est une chance !, à penser à garder ses excréments du matin pour lui montrer ou encore une vieille femme qui vole les chaussures d’un cadavre parce que c’est quand même bien pratique.

Ouais. Le confinement, c’est bien aussi. Après, à cette époque, les connaissances médicales sont plus que limitées. Ainsi, Licisca pense tout de même échapper à la Peste en se mettant des pâquerettes dans le nez, hein. Lisisca est une servante, la dernière de sa maison, et elle s’occupe du père bien malade de sa maîtresse. Cette dernière est présentée comme une bourgeoise qui ne pense qu’à elle et sa propre misère – elle est sur le point de finir orpheline sans mari, c’est la fin pour elle.

Franchement, je ne vais pas mentir. C’est différent du Décaméron ne serait-ce que par le choix d’avoir un langage moderne… mais qu’est-ce que c’est bien pour respecter l’esprit de base, en vrai. Et qu’est-ce que c’est bien pour nous embarquer dans l’histoire, surtout. Je ne m’attendais pas du tout à accrocher autant – le casting me vend déjà du rêve. Filomena, la maîtresse de Licisca, est exceptionnellement drôle, franchement.

Quand elle reçoit l’invitation du vicomte Leonardo à venir passer du temps à la campagne loin de la ville infectée, elle accepte aussitôt cette opportunité. C’est le cousin de son père, mais elle envisage déjà le mariage, même s’il est sur le point de rencontrer sa femme. On note au passage que le côté hyper dramatique de l’épidémie et les nombreux morts servent ici de ressort humoristique. Si Licisca freine un peu des quatre fers pour y aller, Filomena se prépare donc aussitôt à se rendre à la campagne.

Et ce n’est pas la seule : on voit ainsi le médecin qui emmène son patient loin de l’épidémie, mais aussi un autre couple de personnage. En chemin, ils croisent ainsi des pénitents qui se flagellent sur la route – mais ils sont loin d’être l’image qu’on attendrait d’eux. Ainsi, ils servent surtout de fantasme à une bourgeoise. C’est tellement n’importe quoi, mais c’est fait avec tant d’humour que ça fonctionne très bien.

Vraiment, l’humour choisi est une bonne chose. Cela me rappelle Another Period, et j’adorais cette comédie. Je ne me rendais pas compte qu’elle me manquait à ce point ! Enfin, nous voyons Filomena qui a préparé ses valises après avoir pleuré son père bien malade. Elle annonce le décès de son père à Licisca, forcée de la croire sur parole puisqu’il faut éviter de voir le cadavre et de se faire contaminer par la peste. Filomena lui fait croire ça parce qu’elle a absolument besoin d’une servante pour l’accompagner et ne peut s’accoutumer à une vie sans personne pour ne prendre soin d’elle.

En chemin, cependant, Licisca décide de laisser du pain à un malade au bord de la route. Cela ne plaît pas à Filomena qui finit par réclamer l’autre moitié du pain de Licisca, parce que cette dernière assure que Jésus considère que tout le monde mérite du pain. Tout pour nous faire rire. Les deux femmes se mettent ainsi à se disputer le pain. Incroyable de voir une servante se rebeller autant contre sa maîtresse, mais qu’est-ce que ce duel est amusant à voir. Je suis un peu triste, toutefois, que ça se termine par une Filomena poussée à l’eau. Licisca décide aussitôt de prendre sa place chez Leonardo – mais moi j’aurais bien gardé Filomena plus longtemps dans la série tant elle me faisait rire. Allez, fuck yeah, signora. Incroyable ce premier épisode.

La villa

Tous nos personnages se rendent donc vers la maison du vicomte Leonardo. La première bourgeoise de la série est ainsi celle qui sera sa future femme, officiellement : il s’agit de Pampinea. Elle vient avec sa servante, Misia, qui est en admiration totale devant sa maîtresse.

Elles sont accueillies par Sirisco, le valet les informant que Leonardo est absent pour un petit moment. Et pour cause : Sirisco se garde bien de leur dire qu’il est mort. La campagne était censée être un moyen de se tenir loin de l’épidémie, mais en fait, il n’y a plus que deux serviteurs (et demi ?) dans toute la baraque. Eux, ils s’inquiètent de ce qu’ils deviendront sans maître. Ils décident donc de maintenir la mascarade pour tout le week-end : faire croire que Leonardo est en vie pour se rendre indispensable à la personne qui voudra récupérer sa propriété et qui pourrait être parmi les bourgeois venant ce week-end là.

Pour autant, les personnages qui viennent ont des problèmes eux aussi : on découvre donc que Pampinea a peur qu’on découvre sa vieillesse (elle a 28 ans ahaha) et que son mariage soit annulé ou que Misia, qui fait tout pour protéger sa maîtresse, a aussi planqué Parmena dans un tonneau. Oula.

Ensuite, Pampinea rencontre Panfilo et Neifile, le couple dont la femme très pieuse admirait les pénitents pour raison charnelle, ainsi que le docteur et son patient – le patient révélant une allergie au parfum de Neifile. C’est amusant comme les situations parviennent à faire rire par leur côté ubuesque et décalé. Bref, Licisca finit par arriver elle aussi, et elle se fait passer comme prévu pour Filomena.

Tous les personnages sont donc réunis et il est temps pour une petite visite de la propriété de Leonardo. Pampinea se comporte déjà comme la maîtresse de maison, Neifile passe son temps à osciller entre pensées impures et prières, un running gag qui va fonctionner, et le médecin se met aussitôt à draguer Licisca.

C’est si impertinent. On enchaîne sur une scène où Neifile se plaint à Panfilo des moqueries qu’elle doit subir de la part des autres personnages parce qu’elle prie. Elle est si drôle à ensuite fantasmer totalement sur le docteur qui se déshabille dans le jardin et à vouloir monter sur une selle pour se faire un peu plaisir. C’est si impertinent de la voir se donner un orgasme – et si amusant que ce ne soit pas la seule. Pendant qu’elle se masturbe sur la selle en regardant le docteur – je crois qu’il s’appelle Dioneo, on découvre ainsi que Panfilo se masturbe lui aussi, avec la même vue tant qu’à faire.

Le deuxième jour

De son côté, Licisca prend ses aises dans la chambre de sa maîtresse et c’est bien trop drôle. Elle est un peu comme moi à galérer sur les prénoms de tous les personnages et j’aime bien le parti pris de nous mettre de la musique moderne pour accompagner tout ça. Bien sûr, Dioneo vient la chercher pour une promenade matinale, la drague lourdement, mais ils sont interrompus par Tindaro, le patient du docteur. Il est persuadé que les personnages parlent de lui dans son dos à chaque fois, un autre genre de running gag. Le problème ? Tindaro se met à avoir des vues aussi sur Licisca, ce qui embête bien Dioneo, à ses ordres. Il n’en faut pas plus pour qu’il joue à nouveau sur le fait que Tindaro a une petite tendance à être hypocondriaque. Il me fait bien rire à annoncer aussitôt à Tindaro qu’il est malade – pour qu’il se concentre là-dessus plutôt que sur Licisca.

Cette dernière croise aussi Panfilo et paraît suspecte à ses yeux, à s’excuser en se prosternant devant lui. Si Pampinea interdit qu’on parle de la peste, il n’en reste pas moins que toute l’Italie est en pleine pandémie. Misia ramène Parmena, qui a la peste, et la servante est obligée de cuire un rat.

Pour le dîner du soir, Pampinea exige d’avoir du porc, ce que Misia lui promet même si Sirisco insiste pour dire qu’il faut deux jours pour le cuire. Les bourgeois se retrouvent donc à attendre longtemps le repas et… ils n’ont rien à se dire, surtout en l’absence de Leonardo, qui n’arrive toujours pas (forcément). Pampinea est si stressée de l’absence de Leonardo que ça finit par se voir. Elle révèle donc le secret de son âge à Neifile et « Filomena ».

Loin de cette scène fun où les deux dernières font ce qu’elles peuvent pour la rassurer (Neifile en est incapable, c’est beaucoup trop drôle), l’ambiance est quelque peu cassée quand Misia retrouve Parmena morte dans son tonneau. C’est triste. En plus, elle se fait griller en train de se débarrasser du corps par Sirisco. Ce dernier pense un instant avoir le pouvoir sur Misia, sauf que Misia se rend compte au même moment que Leonardo est mort lui aussi. Il est temps pour eux de passer un pacte, pour garder le silence sur la présence de la peste à la villa.

Le festin

Les bourgeois sont loin de se douter de ce qu’il se passe dans les réserves de nourriture continuent de s’amuser à l’étage. Au milieu des amusements, il y a quelques problèmes tout de même. Ainsi, quand Panfilo se rend compte que « Filomena » drague lourdement Dioneo, il s’arrange pour la tenir à distance. Il lui fait un peu de chantage, soulignant qu’il a bien compris qu’elle n’était pas qui elle prétendait être. Panfilo invite donc cette impostrice à plutôt draguer Tindaro – mais bon, ça ne donne pas envie. Licisca n’a pas envie de se laisser dicter quoi faire, mais elle se retrouve tout de même à devoir supporter les flatteries de Tindaro – quand il n’est pas en train de vomir en tout cas.

Quand elle se rend compte que Tindaro se voit offrir davantage de services que Dioneo – et notamment du vin – alors que le médecin l’avait demandé en premier, elle essaie aussitôt de faire en sorte de changer le système et les privilèges. C’était une scène amusante, même si elle prend beaucoup de risque pour son crush, je trouve.

Trois hommes débarquent alors à la villa pour violer les femmes et récupérer un peu d’eau propre si possible. Un joyeux bordel s’ensuit, avec de quoi rire un bon coup dans la fuite de Pampinea, les lancers d’assiettes (Tindaro qui éclate une assiette sur Licisca, c’était beaucoup trop drôle) ou le fait que Neifile reconnaisse l’un des trois hommes pauvres voulant les violer comme étant son cardinal. Outch. Cela dit, le Cardinal se fait alors couper un doigt de pied, Pampinea court et hurle dans tous les sens et le Cardinal finit par hurler que lui et ses hommes s’en vont. Avant de le faire, il annonce tout de même que tout est perdu et que Dieu a rendu son jugement.

Loin de l’écouter, Licisca décide alors de tuer le cardinal quand elle constate qu’il est plein de peste. La peste est dans la villa, Licisca commet un meurtre devant tout le monde et… elle réclame un peu plus de vin. Ah ouais, sacré cliffhanger, en vrai. Ce n’est que le début des emmerdes : à la porte, la vraie Filomena arrive enfin. Elle ressemble davantage à une servante qu’à une noble, mais il n’empêche que… ça posera problème !

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