Echo – S01E02 – Lowak – 12/20

Je commence à peine à m’attacher aux personnages qu’il y a déjà des répétitions dans les scènes proposées et les dynamiques. Les scènes d’action ? Le budget est sacrément réduit dans ce deuxième épisode et c’est beaucoup moins prenant. Quant au reste, on voit bien que la série fait des efforts pour relier ses différentes intrigues, mais ça sonne trop forcé, justement.

Spoilers 

Maya s’attaque au train de Fisk, comme promis.

Just lay low

Lowak

Ce second épisode, comme le premier, commence par nous parler de la mythologie Choctaw, revenant en Alabama en 1200 après JC. C’est extrêmement détaché de tout le reste, une fois de plus, et je ne comprends pas trop ce que ça vient faire là. Le filtre n’aide pas trop non plus. Bon, on voit en tout cas toute cette tribu s’extasier devant un match d’un sport dont je ne sais pas grand-chose. Ce qui est sûr, c’est qu’on montre une héroïne, Lowak, bien énervée. L’enjeu du match est important : le perdant perdra le droit de vivre sur les terres.

Le problème, c’est que l’équipe adverse, qui était en train de perdre, fait appel à son champion. Ce dernier met Lowak en difficulté. On suit donc tout le match à partir de là, avec un dernier point décisif lors duquel Lowak a soudainement une vision de Chafa. Grâce à celle-ci, son équipe l’emporte.

Bordel, mais qu’est-ce que je viens de regarder en vrai ? C’était super chelou, tout de même.

Préparatifs

Je suis content de voir que le générique de fin du premier épisode est en fait le générique de la série. Je l’aime beaucoup, ça va aider à faire passer les quatre épisodes qu’il me reste à voir. Après le générique, on retrouve Maya alors qu’elle est réveillée par son cousin, Biscuits. Ce dernier lui apporte quelques provisions et elle profite aussitôt de celui-ci pour lui demander quelques courses supplémentaires. Elle abuse un peu, tout de même.

Biscuits le fait cependant, se rendant chez son grand-père pour faire ses emplettes. La série en profite pour montrer une Karen et son mec acheter de la décoration locale – une critique très claire des américains blancs un peu concons qui veulent une déco Navajo sans faire la différence entre les tribus amérindiennes.

On a ensuite un aperçu de la vie de la grand-mère. Je me demande sincèrement pourquoi la série veut absolument nous faire quelque chose de si décousu. Les scènes s’enchaînent sans trop de rapport entre elles. Bon, la grand-mère, Chula, apprend le retour de Maya au détour d’une conversation, comprenant surtout qu’elle est la dernière au courant de ce retour (c’est faux, il y a aussi la cousine).

Chula se rend aussitôt dans la salle de patinage pour demander des informations au gérant. Mais qui est-il au juste ? L’oncle de Maya ? En tout cas, elle insiste pour dire que Maya risque d’avoir une mauvaise influence sur Biscuits.

Le train

Elle ne croit pas si bien dire : Maya l’entraîne dans quelques aventures parfaitement illégales. Au prétexte d’un tour ensemble, elle le convainc de la déposer sur un pont duquel elle saute pour atterrir sur un train. On sait déjà qu’elle est là pour s’attaquer à un wagon de Fisk Entreprise, donc c’est à peine surprenant, en vrai. La surprise vient peut-être du fait que la série est si rapide à mettre en place ce qu’elle propose. Et en même temps, il n’y a que cinq épisodes.

Bref, nous suivons Maya faire en sorte de s’infiltrer sous le wagon, puis dans celui-ci ; pendant que son cousin la suit en parallèle. C’est hyper cliché tout ça : la scène d’action est bien foutue, mais on se sent obligé de nous montrer que Chula appelle Biscuits pendant qu’il tente de suivre le train à toute vitesse pour récupérer Maya quand elle sortira de celui-ci ; de même qu’il est apparemment nécessaire de rappeler que Maya a une prothèse – on la voit donc arracher son jean.

C’est vraiment nécessaire, parce que ça lui pose problème ensuite quand sa prothèse est prise au piège entre deux wagons. En galère, Maya désespère un temps, avant d’avoir soudain une vision de Lowak et Chafa. Ses mains changent de couleur et elle a la super-force nécessaire pour libérer sa prothèse.

La course folle s’arrête alors quand Biscuits finit par rattraper le train et que Maya peut sauter du train en marche vers la voiture. C’est n’importe quoi. Je sais que c’est une série d’action, mais tout de même… on se fout de nous. C’est gênant, je comptais sur les scènes d’action pour remonter le niveau de la série.

Après, l’action n’est pas tout à fait terminée : on découvre que Maya n’a rien volé dans le train… elle a juste placé une bombe qui détruit totalement un entrepôt avec plein de munitions pour les hommes de Fisk. Bon, ça fait quelques morts au passage aussi.

Le lendemain

L’attentat de Maya ne passe pas inaperçu auprès d’Henry, le gérant. Ouais, il a enfin son nom, merci les SMS pour ça. Il demande donc à parler à Maya au plus vite, mais celle-ci est occupée à faire réparer sa prothèse par le vendeur du coin. On essaie de nous faire croire qu’un marchand de superette va réparer une prothèse high-tech là ? Même si on nous montre des images de cette réparation, je ne suis pas convaincu. Mieux encore : il lui fait une prothèse temporaire en attendant d’en créer une nouvelle.

Cela dit, la vraie raison pour laquelle Maya passe dans cette boutique, c’est de lui faire repérer une statue de Chafa dans la boutique. L’idée est claire : Chula peut faire remonter les racines de la famille jusqu’à Chafa et ça forcera Maya à parler à sa grand-mère. En attendant, elle sera surtout confrontée à Bonnie – qui apprend son retour par une gaffe amusante de Biscuits – et à Henry, qui n’apprécie pas du tout de voir Maya ramener les conflits de New-York dans sa petite bourgade.

Le problème, c’est que la scène est méga répétitive par rapport au premier épisode et que le cliffhanger ne donne pas plus envie que ça : on nous montre une vision d’une autre ancêtre de Maya. Bon. OK.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Percy Jackson and the Olympians – S01E08 – The Prophecy Comes True – 15/20

Une fin de saison anticlimatique au possible, parce qu’elle ne parvient pas à rendre surprenant les twists qui pourtant le sont et tente en permanence de nous assurer que tout est absolument évident dans leur récit, la preuve, ceci est arrivé sans qu’on le voie ou ceci a été dit. Bon. La série est sympathique, c’est pour les enfants après tout. J’aurais pu m’y attendre. Sûrement.

Spoilers 

Percy pourra-t-il arrêter la guerre ?

And you thought you were just a kid.

Je n’ai pas réussi à dégager du temps cette semaine pour voir des séries, et ce sera pire la semaine prochaine ! Je profite quand même d’un moment légèrement plus calme entre deux pour regarder cet épisode – c’est une fin de saison tout de même, et j’ai une élève qui a voulu me parler de la série aujourd’hui. Bref, ça m’a donné envie de voir ce qu’il allait en sortir de ce dernier épisode, même si je vois mal la série rattraper tous ses défauts en 40 minutes.

Arès

Et la preuve est là dès la première minute : alors que Percy s’apprête à se battre contre Arès, on découvre qu’il a eu le temps de s’entraîner à se battre à l’épée avec Luke. C’est typiquement le genre de scènes qu’il manquait dans le deuxième épisode – ou dans le troisième – pour qu’on comprenne à quel point ils étaient devenus potes.

Comme ils le sont devenus, Luke a pu expliquer à Percy comment demander un duel un contre un en mettant quelques règles pour avoir ce qu’on veut. Voilà donc Percy qui décide de défier le dieu de la guerre en duel parce qu’il a compris qu’il était manipulé par Cronos. Soit. Annabeth découvre tout ça elle aussi, mais il est trop tard pour stopper Percy. Celui-ci a pris sa décision.

Il se lance donc dans un duel en assurant que lorsqu’il ferait couler le sang d’Arès en premier, celui-ci serait forcé de laisser tomber son plan. Pas évident de gagner en duel contre le roi de la guerre, cependant. Percy se fait donc dégommer un moment, mais sans que le sang ne coule pour autant. Une énorme vague de tsunami débarque alors (Poseidon ? Ou Percy ? Peu clair) et permet à Percy de prendre le dessus. Hop, fin du combat en à peine une minute et Arès assure à Percy qu’il a gagné surtout un ennemi pour la vie. Le type s’énerve tout seul et est menaçant alors que c’était lui le bâtard depuis le départ ?

Vraiment, c’est trop. Il honore tout de même les règles du duel et se barre en laissant le casque d’Hadès derrière lui, ce qui permet comme toujours d’avancer dans l’intrigue. Percy entend alors une voix féminine qui l’appelle. Comme d’hab, ça semble tout de même sortir de nulle part cette histoire. Percy se dirige en tout cas vers la maison secondaire de sa mère, celle de l’épisode 1. À l’intérieur, il retrouve une adversaire qui n’était là que pour récupérer le casque d’Hadès depuis le départ, en s’en prenant à Percy.

L’Olympe

Il faut dire qu’Hadès pensait que c’était Percy qui l’avait. Drôle de théorie. En tout cas, Percy rend le casque d’Hadès en espérant que le dieu des Enfers respecte lui aussi sa part du marché. On n’a pas plus d’infos que ça en vrai, zéro garantie, mais voilà, Percy a confiance dans les dieux qui manquent tout le temps. Il a alors comme nouvel objectif de se rendre sur l’Olympe. Ses deux amis essaient de l’en empêcher, comprenant bien qu’il s’agit d’un lieu où Percy risquera sa vie car jamais Zeus ne le laissera vivre.

Et pourtant, Percy insiste et assure qu’il souhaite s’y rendre pour avertir le dieu du plan de Cronos. Cela fait à peu près sens, en vrai, jusqu’à ce que Percy explique qu’il ne l’envoie pas par mail parce qu’il cherche la gloire. Et puis, une fois de plus, les scénaristes nous disent que Percy a appris que la dernière guerre sur l’Olympe avait déclenché la seconde guerre mondiale… mais à aucun moment on a vu ça dans la série. C’est énervant à force : non seulement, j’ai l’impression qu’on nous retire des scènes de temps à autres, mais en plus, on nous dit que dans les scènes qu’on avait, on n’avait pas tout ? C’est énervant.

En deux secondes, Percy se retrouve ensuite prêt à se rendre sur l’Olympe, et vraiment : comment ? Comment s’y rend-il ? Après des jours à être traqué par tous il arrive à retraverser le pays comme si de rien n’était, et en se débarrassant en plus de ses amis (bon, Annabeth lui offre son collier en protection, mais…) ? C’est peu crédible, ça me sort trop de la série. C’est dommage en plus : c’est une série, il y aurait le temps de développer des choses normalement.

Finalement, on se retrouve trop vite avec un Percy qui grimpe dans l’ascenseur de l’Olympe et vient rendre l’éclair de Zeus à Zeus lui-même. Zeus (oh, j’adore Lance Reddick, quel plaisir de le retrouver dans un rôle si classe… dire que c’est son dernier rôle, je suis si triste !) laisse étonnamment Percy s’expliquer. Je m’attendais à un dieu un brin plus colérique – au lieu de ça, il est muet et calme, ne semblant même pas s’inquiéter de l’annonce que Cronos est en train d’émerger du Tartare. Bon, il décide tout de même de laisser Percy vivre parce qu’il lui a donné cette information.

Poseidon

Pourtant, Percy refuse de se barrer comme ça : il espère toujours mettre fin à la guerre. Ce n’est pas satisfaisant pour Zeus qui veut une victoire. C’est aussi énervant d’avoir un gamin qui veut absolument le remettre à sa place : Zeus essaie donc de le tuer, mais il est interrompu par Poseidon lui-même. Contre toute attente, le dieu de la mer vient donc sauver son fils interdit et capituler face à son frère, pour mettre un terme à la guerre. Pfiou. Des épisodes qu’on nous vend une guerre à venir pour ça ? C’est frustrant. Zeus accepte le marché de son frère, bien content d’avoir gagné la guerre et lui demande de faire en sorte qu’il ne revoit jamais Percy. Et c’est tout. Anticlimatique au possible, cette affaire !

En tout cas, Percy comprend uniquement le mot « Patros » dans la conversation entre les dieux, qui se fait en grec. Percy est suffisamment malin pour capter qu’il est donc face à son père Le casting est plutôt réussi, je trouve, c’est crédible de les imaginer père et fils. Le père n’est pas tout à fait sympa avec son fils pour autant, répondant brièvement à ses questions avant de le forcer à repartir pour le campement. Tout ça pour ça ? Je suis passé à côté des enjeux, encore ; je crois.

À la Colonie, Percy est énervé de découvrir que Clarisse, qui avait volé l’Eclair, est encore là comme si de rien n’était. Personne n’a osé la dénoncer sans preuve… Il s’agit là de la trahison annoncée par l’Oracle en début de saison : Luke est l’ami qui n’a pas expliqué à Chiron ce qu’avait fait Clarisse. Et oui, il a fait ça parce qu’il est le vrai traître de cette série et qu’il est de mèche avec Orion.

Luke continue de se dire ami de Percy, cependant. J’aime beaucoup ce personnage : il n’est pas tout blanc ou noir, mais bien dans la nuance. Il a son propre but, vouloir se cacher des dieux pour faire revenir Cronos. Contre toute attente, le grand méchant de la saison, le vrai combat climatique de cette fin, c’est donc un combat contre Luke. Le truc, c’est que c’est un twist qui devrait surprendre et être incroyable, et je suis sûr qu’il l’est dans le livre, mais dans la série… Meh. C’est balancé trop vite et avant d’avoir eu assez de scènes pour qu’on s’attache vraiment à Luke.

Et comme tous les combats de la série depuis le départ, ça se termine par une pseudo-défaite de Luke quand Annabeth révèle qu’elle était là pour toute leur conversation, invisible. C’est lourd. La trahison de son frère est à peine une surprise pour elle apparemment, on ne la voit pas vraiment choquée en tout cas. On passe donc très vite à la conclusion de la saison : Luke s’est barré pour rejoindre Cronos et il y aura donc une suite possible à la série avec l’émergence de Cronos qui se joue dans l’ombre.

La fin

Et voilà pour cette fin de saison, avec Percy qui affirme son nom dont il est fier, puis le départ de la Colonie. Dommage. Avant ça, on apprend tout de même que Grover a quant à lui eu son permis, ce qui fait qu’il peut reprendre la quête de Pan. Il aura donc sa propre quête pour la suite – fouillant les mers pour le trouver, mais quoiqu’il arrive, le trio promet de se retrouver un an plus tard. A dans un an pour une éventuelle saison 2 alors. En théorie. En pratique, je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir.

En attendant, je termine tout de même cette saison où Percy revient chez sa mère, une fois de plus. Il fallait bien conclure cette intrigue aussi : la maman est en vie et l’y attend. Evidemment. Elle ne savait pas trop s’il était en vie, mais les retrouvailles sont charmantes au moins. En théorie. En pratique, il ne s’agissait que d’un rêve.

Pauvre Percy. L’autre grand méchant de la saison promet en tout cas à Percy que sa survie est la clé de son retour. Cronos n’a pas l’air sympathique du tout pour un grand-père. La bonne nouvelle, c’est qu’à son réveil, Percy retrouve bien sa mère. Ils sont de retour dans l’appartement du début et tout est bien qui finit bien – avec même le beau-père qui finit pétrifié par la tête coupée de Méduse. Je simplifie beaucoup, d’accord, mais c’est ça, non ?

En bref

Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en commençant cette série, mais ce qui est sûr, c’est que ce n’était pas à ça. C’est bien une série pour enfants, mais pas si manichéenne et pas si réussie. C’est très étrange, parce qu’on dirait vraiment que c’est écrit pour les enfants, mais en même temps, le récit est plein d’ellipses et de moments où la liaison entre les scènes/les épisodes n’est pas si évident à comprendre pour des enfants – ou alors, je suis plus bête que les enfants.

Du côté des qualités indéniables, il y a la qualité du casting. Les enfants sont vraiment géniaux, les adultes le sont encore plus, avec une réunion d’acteurs que j’adore dans les guests. Cela aide vraiment à revenir, à défaut d’accrocher à la série autant que je le voudrais.

Les livres ? Je me demande si je les avais lus finalement, parce que peu de choses me disaient finalement quelque chose. Je retrouve l’aspect mythologie que j’avais en tête, mais je n’ai aucun souvenir des twists. En même temps, j’ai dû les lire une fois il y a vingt ans – et même certainement plus. Bref, je n’ai que moyennement accroché finalement. Il y avait plein de qualités, mais dans l’ensemble, je ne suis sûr que ça vaille le coup pour autant.

Bref, je ne sais pas, je suis pas convaincu d’être déçu si Disney n’annonce pas de saison 2. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas encore annoncé.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Percy Jackson and the Olympians – S01E07 – We Find Out the Truth, Sort Of – 18/20

Vraiment la série est hyper déséquilibrée dans sa structure et son rythme, ça me perturbe énormément. Cet épisode propose plein de choses – tellement que j’ai l’impression d’en avoir vu deux en quarante minutes. Bien sûr, on passe d’une action à l’autre tellement vite qu’on a un goût de trop peu et la certitude qu’il manque quelques chiffres de l’équation, mais ce n’est pas si grave. On passe un bon moment, on découvre une bonne partie des réponses et il y a une avancée majeure dans l’intrigue de la saison. Let’s go.

Spoilers 

Un petit tour dans l’Underworld pour le trio cette semaine.

No one comes back.

Le passage

Le programme était clair dans le dernier épisode, mais une fois de plus, la série fait le choix de l’ellipse en début d’épisode et ça m’a laissé perplexe. On a quitté Percy sous l’eau, on le retrouve dans un magasin étrange vendant des lits. Que fout-il là ? Eh bien, il faut regarder pour le comprendre, avec un type en costume à me rendre jaloux qui s’avère être Procuste – Crusty. Un fils de Poseidon qui tue les voyageurs ? Merveilleux.

Le demi-frère de Percy n’est pas super sympa pour autant : il n’hésite pas à tenter de tuer son demi-frère en l’invitant à dormir dans un de ses lits. Comment Percy sait-il que les lits sont des pièges ? Comme d’habitude, on ne saura pas et j’imagine qu’il faudra lire les livres… Mais à quoi bon faire une série si c’est pour sauter autant de passages ?

Je suis vraiment perplexe face aux choix faits par la série. Heureusement qu’elle gère à fond son casting. Crusty est donc un excellent personnage qui fait peur juste ce qu’il faut. Cela dit, il n’est pas bien malin : une fois de plus, on nous révèle que Percy n’est pas aussi seul que prévu : Annabeth est invisible et se charge du sale boulot de le neutraliser, une fois de plus.

La surprise est toujours efficace, aussi répétitive soit-elle. C’est un bon début. On ne saura pas pour autant comment ils sont arrivés là, parce que l’essentiel est de les voir trouver la porte qui mène ensuite à l’Underworld. Ils restent trois plombes devant la porte, hésitant sur la marche à suivre. Percy donne à Grover et Annabeth chacun une perle pour revenir, et hop.

Flashback

Une voiture en feu de détresse ? Etrange vision post-générique. On y retrouve un Percy enfant avec une mère rajeunie, devant l’école. Percy ne souhaite pas aller à l’école et moi, je me demande surtout si c’est un flashback ou une représentation de l’Enfer. Après tout, c’est une journée horrible pour Percy que d’être forcé par sa mère d’aller à l’école. Le gamin s’enferme dans la voiture et est un petit insupportable.

En plus, ça ne servait à rien de l’être. Le flashback continue avec la maman dépitée de découvrir qu’on refuse d’accepter Percy dans l’école sélect qu’elle avait choisie : il n’y est pas inscrit, parce que le directeur n’aime pas l’idée d’un gamin capable de monter sur le toit d’un gymnase. C’est vrai que ça sonne un peu dangereux.

Bon, peu importe. Sa mère trouve un autre moyen de s’en débarrasser rapidement. Cela frustre énormément Percy qui cherche évidemment à comprendre pourquoi sa mère veut tellement vivre sans lui. Dire qu’elle ne veut que le protéger ! Pas évident d’être la mère de ce petit relou ! Ce n’est pas comme si elle avait le choix de l’abandonner : elle a bien compris que l’Autre monde avait remarqué son existence et elle a peur de ce qui est à la poursuite de Percy.

Par conséquent, elle décide qu’il est temps de demander à Poseidon (j’imagine ?) de venir la voir. Elle lui confie qu’elle envisage de laisser Percy à la Colonie. Elle n’en a pas envie mais sent qu’elle n’en a plus le choix. Pourtant, elle envisage vraiment mieux pour son fils que ce que la famille du dieu veut pour lui. C’est Poseidon qui prend donc la décision de laisser Percy aller à l’école.

Il affirme alors à la mère du garçon qu’il viendra parler à Percy uniquement quand il sera prêt et qu’il connaîtra sa véritable identité, son destin, son rôle à jouer dans tout ça.

Cerbère

L’underworld – l’Enfer – est loin de ressembler à notre monde (ou au Kansas, comme le dit Percy) : c’est une suite de montagnes sombres qui me font penser au Seigneur des Anneaux plus qu’autre chose. Une fois sur place, Annabeth prend le lead des opérations, emmenant les garçons à la suite de Charon et des nombreux nouveaux morts. Aucun d’entre eux ne parle et tous les laissent passer sans argumenter, attendant sagement leur tour.

Le trio se retrouve finalement rapidement face à Charon. Sans trop de surprise, il leur reproche de ne pas payer la traversée. Comme d’hab, la série nous présente des éléments mythologiques sans en révéler plus que ça niveau explication. Charon refuse les pièces et appelle plutôt son toutou préféré à la rescousse pour chasser les vivants du monde des morts. On voit donc Grover se faire bouffer par un chien à trois têtes.

C’est dingue. Harry Potter est sorti en 2001 et faisait à peu près le même boulot du côté des effets spéciaux : ce gros chien à trois têtes ne me paraît pas plus réaliste que Touffu. Bon, il bouge davantage et court, par contre. À défaut de musique pour l’endormir, il suffit qu’Annabeth lui frotte une de ses têtes pour que le chien s’endorme. C’est un peu trop rapide, je trouve.

Grover s’arrange pour sortir de la gueule du chien, puis emmène Percy dans les airs grâce aux converse d’Hermès. C’est beau, tout ça. Annabeth manque de peu de se faire tuer, mais s’en sort finalement grâce à une balle en plastique. Soit. Une fois de plus, la série ne nous montre pas tout ce qu’il se passe face à ce Cerbère et joue beaucoup de la brume de l’Underworld pour ne pas avoir à le faire.

Cela donne l’impression qu’il est simple d’atteindre le Palais d’Hadès. Pour compliquer un peu les choses, Grover se rend compte qu’il a perdu la perle dans la gueule du chien… Arf. Ce n’est pas dingue. Non seulement, on ne voit pas toute l’action, mais en plus, on nous ajoute qu’il se passe des choses à d’autres moments ? Je veux dire, comment il a perdu une perle, qui était dans sa poche, en se faisant bouffer par un chien ? J’ai du mal à y croire.

En tout cas, ça pose un problème : il ne leur reste que trois perles et ils sont quatre à vouloir sortir de là. Grover considère que c’est à lui de se sacrifier, mais Percy refuse d’abandonner ses amis. Il donne sa propre perle à Grover, sans la moindre hésitation. À ce stade, il a compris qu’une quête était pleine de rebondissements.

Asphodèle

Le rebondissement suivant voit le trio arriver à Asphodèle, un lieu où les morts sont transformés en arbres – les âmes enchaînées par les regrets. Annabeth nous raconte tout ça avant que le trio ne soit pris en chasse à nouveau par Cerbère. Percy et Grover s’enfuient… mais Annabeth est coincée. Elle a son regret qui la laisse enracinée là aussi. Elle parvient à convaincre Percy de continuer la quête sans lui, parce qu’elle a toujours la perle pour rentrer. Soit. Mais comment tu comptes te débarrasser de tes racines ?

Le sacrifice est beau, quoiqu’un peu expéditif. Un flash de lumière semble confirmer en tout cas qu’elle retourne sur Terre. Reste à savoir ce qu’est son regret… mais ce sera pour plus tard.

Hadès

Les garçons continuent donc la quête sans Annabeth. Ce n’est pas comme s’ils avaient le choix. Soudainement, ils n’entendent plus Cerbère qui devait continuer de les poursuivre, et… bim, nouvelle règle. Pardon. Nouveau rebondissement : les chaussures d’Hermès prennent vie par elles-mêmes et souhaitent absolument se rendre dans un énorme gouffre, emmenant avec elles Grover.

Pas le temps de comprendre ce qu’il se passe : Percy se jette en avant pour empêcher Grover de tomber. Grâce à son épée magique, il parvient à retenir Grover. Tout de même, en tombant sur son sac à dos, il entend un bruit sourd. Il faut dire que dans son sac à dos, il y a l’Eclair primitif de Percy. Rien que ça.

Comment ça se fait ? Eh bien, Arès a donné le sac à Percy, tout simplement : c’est Arès qui bossait avec Hadès depuis le début. Moui. Percy n’a donc pas regardé son sac de tout le voyage ? Arès, c’était il y a deux épisodes, tout de même ! L’éclair n’est pas exactement petit, en plus… Bon. La quête est donc terminée de manière hyper frustrante – j’aime bien le twist, mais la mise en scène fait que ça retombe un peu comme un soufflé raté.

Si la quête est terminée, Zeus devra tout de même attendre avant de récupérer son éclair. Grover sait très bien à quoi pense Percy : il faut encore sauver sa mère. Tous les deux continuent donc malgré tout vers le palais d’Hadès, dans l’espoir de l’y trouver.

Et ils l’y trouvent super vite : Hadès les accueille plutôt chaleureusement – aussi chaleureusement que possible quand on est en Enfer, quoi. Pour le coup, j’ai eu du mal avec l’acteur choisi pour Hadès. J’ai presque l’impression qu’il manque de charisme. Il emmène en tout cas Percy et son meilleur ami directement auprès de la mère du premier. Bon, celle-ci est évidemment devenue une statue, hein : Hadès assure qu’il l’a sauvée pour pouvoir faire un échange avec Percy. C’est simple : il lui rend sa mère en échange de ce qu’il veut.

Le vrai twist est alors qu’Hadès ne veut absolument pas l’Éclair : il espère récupérer le casque d’invisibilité. C’est con, il n’a pas Annabeth ? Et puis, Hadès affirme aussi qu’il ne bosse pas avec Ariès, que ça ne l’intéresse pas non plus d’être en équipe avec qui que ce soit. Moi, ça me rassure car je n’aimais pas l’idée de cette alliance… Par contre, les deux garçons luttent pour comprendre ce qui leur arrive en revanche : ainsi donc, l’Eclair n’intéresse pas Hadès ? La guerre, non plus ? Et quelqu’un d’invisible a volé l’Eclair ?

Percy réfléchit quelques secondes et comprend directement que c’est Cronos le problème. Dans ses rêves, la méchante voix n’est pas celle d’Hadès. Et puis, Hadès assure qu’il n’a pas envie de la guerre, alors bon, autant le croire. Percy devrait lui faire confiance apparemment : Hadès lui propose de lui offrir l’asile maintenant qu’il sait que Cronos est dans l’Histoire.

S’il n’a pas envie de faire équipe avec qui que ce soit, Hadès sent qu’il n’a pas trop le choix de s’allier avec Percy. Son envie est désormais de récupérer l’Eclair pour se protéger de Cronos. Grosso modo, il a peur de Cronos et de ce que ce dernier pourrait faire s’il souhaite vraiment une guerre. Ah.

Percy accepte donc finalement la première offre d’Hadès : il n’a pas envie de son asile, mais il est OK pour lui ramener son casque. Mouais. Cela ne me semble pas si simple. Une chose est sûre : Grover et lui parviennent finalement à rentrer sains et saufs sur Terre. C’est déjà ça.

Problème : sur la plage où ils atterrissent à nouveau, Percy et Grover retrouvent Annabeth, mais aussi… Ariès. Et ça ne fait pas plaisir à Percy, qui lui jette un regard à faire pâlir d’envie l’éclair de Zeus (ouuh, l’envie de faire le jeu de mots sur Tonnerre de Zeus est immense là, surtout que je viens de poster un article sur… Disney. Oups.).

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Et si je retournais à Disneyland ?

Invite de rédaction Bloganuary
Citez une attraction ou une ville près de chez vous que vous n’avez toujours pas eu l’occasion de faire ou visiter.

Salut les sériephiles !

Alors, accrochez-vous, parce que ma réponse va vous étonner : Disneyland. Oui, oui, je sais, on pourrait croire que j’y passe mes week-ends quand on me connaît un peu et qu’on sait à quel point j’adore Disney, les séries, le MCU, Star Wars… mais détrompez-vous, je n’y suis pas retourné depuis quasiment dix ans ! Enfin, j’avais fait Disney Village. Mais ça ne compte pas vraiment, si ?

J’ai pourtant une sacrée raison d’y retourner avec l’ouverture du campus Avengers. Imaginez un peu : se balader dans l’univers Marvel, c’est du rêve éveillé pour tout fan de séries et de films qui se respecte ! Et je me respecte. Je respecte aussi mon portefeuille, c’est tout. Bref, je suis tiraillé entre ma radinerie (non mais vous avez vu les prix ? L’augmentation des pass annuels ??) et mon envie. De toute manière, je sais que Ludo a prévu d’y aller et que j’irai avec lui quand il reviendra en France. Mais, du coup, j’ai aussi envie d’y retourner avant pour bien maîtriser le parc – ou pour en profiter en couple, aussi.

Je suis super curieux de voir comment ils ont intégré tout l’univers Marvel dans un parc d’attraction. Entre les attractions hyper-technos, les décors qui nous plongent direct dans l’action, et les costumes plus vrais que nature, je m’attends à un truc assez dingue – avec la peur d’être déçu, c’est vrai. Je ne suis pas forcément attraction à sensation, alors c’est plus dur de me décevoir, mais si ça fait trop cheap, je risque de crisper les mâchoires. J’attends depuis un moment d’y retourner !

Bref, ma réponse est simple et basique pour n’importe quel francilien : retourner à Disneyland et m’immerger dans le monde Avengers. Je vous ferai un compte-rendu si ça devait arriver, évidemment !