What If… ? – S02E08 – What if the Avengers Assembled in 1602 ? – 13/20

Franchement, j’avais envie d’aimer cet épisode, mais il n’a pas réussi à me convaincre par son concept totalement perché auquel je n’ai jamais réussi à accrocher. Les dessins sont toujours beaux, mais le scénario m’a laissé perplexe à plusieurs occasions, y compris sur la révélation finale que je ne comprends pas. J’ai peut-être raté un élément. J’espère que la conclusion de la série sera un peu plus captivante que ça !

Spoilers

Les Avengers ont toujours eu un petit côté Shakespeare après tout !

What if, what if, what if… I have to try.

Je rêve où la série m’offre un point de Bingo Séries sur un plateau en or là ? Le titre semble nous l’indiquer, mais nous verrons bien. On commence plutôt par du Shakespeare, parce que pourquoi pas !

1602

Hamlet ne semble pas convaincre Asgard quand Loki joue sa pièce. Thor souhaite lui jeter des choux, mais il n’en a pas le temps. En effet, une faille s’ouvre dans le ciel et essaie d’embarquer Loki. Bien qu’on soit en 1602, Fury se met aussitôt à hurler à Captain Carter (wtf ?) de sauver le monde. Elle se contente de sauver Loki de la faille, mais elle aurait mieux fait de le laisser se faire emporter.

En effet, la faille emporte ensuite la Reine d’Asgard avec elle : Hela est alors embarquée dans le ciel, Thor est nommé roi et il s’en prend à Carter, qu’il considère responsable de ce qu’il se passe. En effet, la Sorcière Rouge (YES !) a invoqué Captain Carter pour mettre fin aux failles de plus en plus nombreuses qui apparaissent au-dessus d’Asgard.

Alors certes, on connaît tous les personnages, mais pour le moment, c’est un grand n’importe quoi qu’il va falloir nous expliquer. C’est donc le Gardien qui s’en occupe pendant que Peggy fuit l’armée d’Asgard qui veut l’arrêter, sous ordre de Thor. Que s’est-il donc passé ? Eh bien, cet univers était destiné à mourir dès le départ. Toutefois, une lueur d’espoir est apparue quand des héros de cet univers se sont réunis.

Pourquoi nous imposer l’idée que nous sommes en 1602 ? Aucune idée. Tout aurait très bien pu fonctionner à n’importe quelle époque, mais bon, je note que Wanda a fait venir à elle depuis un autre univers une guerrière qui serait capable de tenter l’impossible pour sauver son monde et son époque. Désolé, mais c’est concrètement un changement d’époque historique, je valide totalement mon point 10 du Bingo Séries.

Ceci étant fait, l’épisode reprend avec Peggy qui révèle qu’elle entend parfois le Gardien, y compris quand il commente son échec et son désespoir. Il est en fait là pour tenter de ramener Peggy à son existence habituelle, dans son univers. Elle s’y refuse catégoriquement : elle a bien compris que deux réalités se sont retrouvées écrasées comme du chewing-gum et que c’est pour ça qu’elle est appelée par Wanda pour sauver le monde.

Le problème, c’est que le Gardien lui affirme qu’il n’y a rien à faire. Ce n’est pas le genre de Peggy de se laisser convaincre par cet argument : elle décide de rester pour sauver tout le monde, même si elle ne sait pas encore comment. De son côté, Wanda a une piste qu’elle partage à nouveau à Thor : Peggy doit retrouver un autre voyageur temporel, quelqu’un venu du futur qui ne sait pas encore que sa présence met en danger l’ensemble de leur monde.

Tony et Steve

Grâce à l’aide de Tony (qui vit dans une grange ?), Peggy comprend qu’elle va avoir besoin de voler le sceptre de Thor pour mener à bien sa mission. Ce n’est pas comme s’il allait lui prêter, après tout. Par chance, Tony connaît justement un voleur : Rogers des Bois. Oui, oui, Steve Rogers est Robin des bois dans cette réalité, et il a perdu sa Peggy, qui s’appelait Margaret. Non mais c’est du grand n’importe quoi cette réalité !

Rogers des Bois est occupé à voler Loki quand Peggy le retrouve. Le couple se réunit et comprend bien les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre, comprenant probablement qu’ils sont maudits dans tous les univers, mais bon. Ce n’est pas de ça qu’ils parlent bizarrement. La mission est rapidement évoquée, l’attirance entre eux est indéniable même en dessin et… ils sont soudainement pris au piège par l’armée des Yellow Jackets.

Ces derniers sont une armée de mini Ant-Man dirigés par Hogan. Par chance, Peggy et Rogers savent se battre et ont des alliés eux aussi, notamment Bucky et le vrai Ant-Man, Lang. Tout se passe bien pour eux, jusqu’à ce qu’Hogan fasse appel à un autre méchant aux yeux de feu. La cabane secrète de Rogers est complètement brûlée et Peggy reste en arrière pour être constituée prisonnière tandis que Rogers et les autres se rendent auprès de Stark.

Avengers Assembled

Une fois dans son cachot, Peggy accepte de parler à nouveau au Gardien. Ce dernier veut toujours la ramener chez elle car l’univers est prêt à être détruit et ne pourra probablement pas retrouver son équilibre. Et si Carter venait à mourir ? Et si elle restait coincée dans cet univers ? Cela fait beaucoup de questions, bien trop pour Carter. Elle décide donc de continuer d’essayer de sauver le monde et trouve un moyen de s’enfuir de prison.

Le but des scénaristes est de nous ramener ainsi Bruce dans le tas. Concrètement, Bruce Banner est dans le cachot lui aussi, parce qu’il est Hulk. Je me demande comment la transformation a eu lieu en 1600, hein, mais qu’importe. Il est plutôt rigolo de voir Carter s’enfuir de sa prison à dos de Hulk. En plus, l’air de rien, elle est en train de réunir peu à peu toute une vraie équipe de Avengers.

Ils se retrouvent tous dans la grange de Tony où ils mettent au point la fin de leur plan. Concrètement, ils décident de se réunir dans la chapelle royale au moment d’une grande cérémonie. Bon, pourquoi pas. Cela donne lieu à de sacrées images et j’ai adoré voir Bucky se prendre pour le Bossu de Notre-Dame. Par contre, le plan est un peu interrompu quand une faille s’ouvre en haut de la cathédrale.

Wanda fait ce qu’elle peut pour la contenir quand soudain Hulk, Rogers, Peggy, Lang, Bucky, tout ça, tout ça se battent contre Thor, Hogan et leurs hommes. Bon, ça mène à un combat que Steve est sur le point de perdre face à un Hogan transformé en monstre quand il lui coupe la plume de son chapeau et au bouclier de Peggy confronté à une lame en vibranium du Wakanda. En 1602, bien sûr.

Les images et les concepts sont vraiment chouettes, mais j’ai toujours autant de mal à accrocher à 1602. Je sais bien que c’est le concept de la série et que j’abuse un peu, mais écoutez, c’est comme ça, je ne me refais pas, j’imagine.

J’adore toujours autant les dessins au moins ! Finalement, tout est bien qui finit bien : Hulk s’occupe de Hogan, Tony et Lang s’arrangent pour récupérer ce dont ils ont besoin pour mener à bien leur mission et Wanda finit par trahir le roi Thor pour aider Peggy dans sa mission – la mission qu’elle a donnée elle-même à Peggy de toute manière.

Ainsi, tout ça mène à une révélation plus qu’inattendue : l’autre voyageur du futur est finalement… Steve Rogers. C’est lors de la bataille du Wakanda contre Thanos que Steve a frappé la pierre du temps sur le gant de Thanos et s’est retrouvé propulsé en 1602. D’accord mais… pourquoi ne l’a-t-il pas dit avant s’il s’en souvient ? C’est étrange, tout de même. En tout cas, ça mène à une conclusion habituelle pour le couple Steve/Peggy : elle doit à nouveau le perdre et le voir se sacrifier pour sauver un univers entier.

Steve n’hésite pas à le faire, ce qui fait que je me pose vraiment plein de questions sur la manière dont tout ça a été écrit : s’il se souvient et est prêt à se sacrifier, pourquoi ne l’a-t-il pas fait avant ? Allez, qu’importe, la conclusion est pleine d’émotions et sympathique.

Oh, et puis, évidemment il y a un cliffhanger : Peggy se retrouve coincée en 1602, mais reçoit finalement la visite de Strange…

What If… ? – S02E07 – What if Hela Found the Ten Rings – 16/20

L’idée de base de l’épisode ne me motivait pas tellement en se concentrant sur un personnage dont j’avais oublié beaucoup de choses et qui n’a jamais été ma méchante préférée du MCU. Cependant, je suis bien forcé de reconnaître que l’épisode est sacrément efficace. C’était divertissant, le format était intelligemment utilisé et l’évolution de personnage proposé était plutôt sympathique. Concrètement, c’est un one-shot qui fonctionne.

Spoilers

Pourquoi emprisonner Hela quand on peut la bannir à proximité d’un objet magique surpuissant, hein ?

You see father, without a fight, I’m no one.

Wenwu

Tout un épisode sur Hela ? Est-ce vraiment ce que j’ai envie de voir au moment où je lance cet épisode ? Probablement pas, mais j’ai bien compris que chaque histoire mène à un fil rouge plus complet. Par conséquent, je me fais un peu violence et je regarde Hela se disputer avec Odin. Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil : Hela a soif de pouvoir et de combat, parce que c’est tout ce que son père lui a appris.

Seulement, cette fois, Odin décide de la bannir plutôt que de l’enfermer dans un cachot. C’est quand même vachement moins crédible. Il envoie donc le casque d’Hela sur Terre où il tombe à proximité des dix anneaux de Xu Wenwu. Je dois dire que la perspective des Dix Anneaux me motive plus que celle d’Hela, parce que j’ai adoré le film Shang-Chi.

Wenwu est bien sûr intrigué et s’approche du casque, mais ça pose un problème : il s’en approche et rencontre ainsi Hela, isolée sur Midgard elle aussi. Celle qui se dit déesse de la mort est pleine de rancœur envers son père, mais ne veut évidemment pas se laisser faire par un terrien. Elle essaie donc d’utiliser ses pouvoirs sur lui… en vain.

Comme elle se montre menaçant, Wenwu lui envoie son armée sur la gueule. Hela découvre que le fait d’être bannie n’était que le cadet de ses soucis : elle n’a plus de pouvoir, elle peut saigner comme une mortelle et, assez vite, elle découvre même qu’elle ne peut plus porter sa couronne – en fait, elle ne peut même pas l’avoir dans les mains. Comme le marteau de Thor, la couronne ne peut être portée par un simple mortel, en fait.

Sanctuaire

Très rapidement, Hela se retrouve donc prisonnière de Wenwu. Il refuse de l’exécuter, préférant la garder parce qu’il sent en elle un pouvoir, tout de même, et parce qu’il est sous son charme. Le problème, c’est qu’il ne se méfie pas du tout d’elle : il lui montre que les anneaux sont son pouvoir, il lui montre l’ensemble de son armée et il tente de la convaincre de se battre à ses côtés.

C’est dommage, parce qu’Hela n’est pas du genre à être une alliée fidèle et bienveillante. Elle manipule donc Wenwu autant qu’elle peut et essaie de lui voler ses bracelets à la première occasion – quand elle lui explose la tronche. Elle n’y parvient pas, mais c’est au moins une occasion de s’enfuir. Là-dessus, les scénaristes m’ont un peu perdu : dans sa fuite, elle tombe sur une créature sans tête, mais avec des ailes, qui lui sert alors de guide.

D’où sort-il exactement ? Pourquoi tout cet humour sur son absence de tête qui donne l’impression d’avoir deux culs ? Ces questions n’ont pas vraiment de réponse. Ce qui est sûr, c’est qu’Hela est rapidement amenée vers le sanctuaire des dix anneaux où elle est mise KO hyper rapidement par Jiayi.

La chorégraphie est moins impressionnante que dans le film, par contre, mais bon, c’est sympa de voir Hela se faire martyriser par quelques feuilles, puis être menacée par Jiayi. Cette dernière assure vouloir la Terre des menaces comme Hela, mais bon, Hela est une excellente manipulatrice. Elle sait trouver les arguments pour convaincre ses nouveaux ennemis de lui faire confiance et de l’entraîner. Et même si on nous assure qu’elle ne les trahira pas parce qu’il y a un dragon, j’ai du mal à le croire.

Il faut dire que le titre de l’épisode nous spoile un peu également : Hela obtiendra bien les Dix Anneaux, non ? Il va falloir qu’elle s’arme de patience, toutefois. Avant ça, Jiayi entend bien la torturer un peu en lui posant un tas de questions, en lui faisant faire tout un tas de tâches qui n’ont rien à voir avec le combat et en la forçant à vivre deux trois flashbacks. Grâce à eux, Hela comprend ce qu’elle souhaite vraiment : la liberté.

Elle est dans un désir de conquête des univers pour avoir la liberté de choisir son propre chemin ? Eh, ma foi, c’est frustrant comme raison de détruire la paix dans l’univers… mais en vrai, c’est une raison comme une autre. Elle a toujours eu une forme d’égoïsme, alors pourquoi pas ça ?

Déesse

Bien sûr, Odin n’est pas complètement fou. Il a exilé Hela loin d’Asgard, mais il la faisait surveiller tout de même. Lorsqu’elle rejoint le sanctuaire, Hela n’est pus visible pour son chaperon qui s’en confie aussitôt à Odin. C’est juste con quand même : Odin l’a envoyée sur Terre pour qu’elle soit dans un monde sans pouvoir, mais il l’a envoyé PILE là où il y avait les dix anneaux ?

Quand il l’apprend, il se rend donc à nouveau sur Terre. Hela le voit arriver et décide aussitôt de quitter le sanctuaire. On lui apprend à être une gardienne de la Terre, mais elle s’est toujours vue comme une guerrière. Elle refuse donc de laisser tomber Wenwu qui est en train de faire face à son père : elle a bien compris qu’Odin était sur Terre pour récupérer les bracelets.

Pourtant, Odin lui assure qu’il est là pour elle et pour venger son nom, pensant qu’elle était morte. Il propose donc à Hela de s’allier à lui plutôt qu’à Wenwu aux côtés de qui elle se bat. Quand elle refuse, c’est un nouveau combat qui commence : Hela n’a plus ses pouvoirs d’Asgard, mais elle a ceux de Gardienne. Wenwu a encore les dix anneaux… et à eux deux, ils font le poids face à Odin.

Bon, Odin est quand même un peu mis en difficulté par les anneaux, mais il a un sacré pouvoir avec son trident magique. Il finit tout de même par être mis KO par Hela et Wenwu. Non seulement, il est KO, mais en plus, il est à la merci d’Hela. Celle-ci renonce évidemment à tuer son père, ce qui choque Odin, ne comprenant pas comment elle peut décider cela.

C’est l’occasion d’un chouette rappel au début de l’épisode : Hela lui explique qu’un Dieu doit connaître le poids de l’amour. Ce faisant, elle est de nouveau apte à recevoir sa couronne : elle fait preuve de toutes les valeurs qu’une déesse doit avoir. Elle a appris ce qu’était la paix et n’est plus une grande exécutrice. Au lieu de ça, elle a enfin la liberté de choisir son chemin : Odin lui laisse prendre la couronne, mais aussi le trône car il reconnaît que sa fille a changé.

Grâce à cela, Hela peut devenir une héroïne qui sauve l’univers entier en compagnie de Wenwu, parvenant même à mettre un terme aux agissements de Thanos, rien que ça, avant qu’il ne dégénère un peu trop. Ah lala, Hela aurait donc pu bien finir dans d’autres conditions et le titre était mensonger, il ne manquait plus que ça !

Bref, Odin aurait mieux fait de faire ça, il aurait mieux fini…

Percy Jackson and the Olympians – S01E04 – I Plunge to my Death – 15/20

C’est trop court pour nous laisser le temps d’apprécier pleinement l’épisode. Il y a de bons effets spéciaux et des moments vraiment sympathiques dans l’épisode, mais aussi plusieurs autres moments où je me suis dit que ça ne tenait pas la route ou que c’était trop téléphoné pour être vraiment efficace. Bref, c’est un récit pour enfants et ça se sent ; le format de la série laisse volontairement des ellipses et ça donne un rythme auquel je ne me suis pas encore fait. Mais ça viendra probablement.

Spoilers 

Le trio poursuit sa quête à bord d’un train pour Los Angeles.

Follow-up stupid question.

Nager

Oh et ben alors, seulement trente minutes d’épisode ? En plus, cela commence bizarrement avec un plan au fond d’une piscine. Et voilà, j’ai envie d’aller à la piscine maintenant, c’est malin, ça. Contrairement à Percy, moi j’ai toujours adoré nager. Lui, quand il était enfant, il refusait d’apprendre à nager, même lorsque sa mère voulait le forcer à prendre des cours. Il faut dire qu’elle était déjà stressée de savoirqu’elle ne serait pas toujours là pour lui.

Et elle avait bien raison ! C’est un enfant interdit qui, dès son plus jeune âge, attirait déjà les monstres. Il faisait déjà le cauchemar qu’il fait encore aujourd’hui, par exemple. C’est embêtant.

Le train

De retour dans le présent, nous apprenons sans que ce ne soit expliqué que notre trio est dans un train de nuit, toujours en destination de leur quête. Comme il n’arrive pas à dormir paisiblement sans cauchemar, Percy en profite pour parler avec Annabeth et lui demander quelques informations sur Thalia. J’ai un peu du mal, pour l’instant, à m’habituer au passage d’un épisode à l’autre. Il semble y avoir à chaque fois une ellipse qui n’aide pas forcément à se remettre dans l’histoire. Mais bon, c’est comme ça.

Je pense que c’est un peu voulu de la part des scénaristes, car ça reflète aussi la manière dont Percy est perdu. Il demande ainsi des explications à Annabeth sur sa manière de voir le monde et de parler des dieux. C’est un peu longuet, mais ça permet un peu d’humour aussi quand Grover se réveille, tout grognon.

Au petit matin, le trio se rend au wagon-bar pour un petit déjeuner, sans se rendre compte qu’un monstre a déjà embarqué à bord du train. Entre deux questions qu’il dit stupides mais qui sont plutôt pratiques et intelligentes pour le coup (« comment se débrouiller à Los Angeles ? » me paraît une question valide), Percy remarque soudainement des centaures par la fenêtre.

Les centaures s’amusent à courir dans une plaine, mais c’est surtout l’occasion pour Annabeth et Grover d’expliquer à Percy un peu la mythologie du monde magique qu’il rejoint : Pan, le dieu de la nature, a disparu il y a des centaines d’années. Depuis, les satyres, comme l’oncle de Grover, partent à sa recherche, en vain, et les hommes abusent peu à peu de la nature ; de plus en plus.

Un contrôleur interrompt ces informations bien tristes pour Percy qui les découvre, pour enchaîner sur une avancée inattendue de l’intrigue. Le monstre qui est monté à bord du train l’a fait en explosant la fenêtre du wagon-nuit de notre trio. Le contrôleur les soupçonne donc d’avoir dégradé le train, d’autant qu’une voyageuse assure avoir entendu des cris d’enfants après le bruit de verre.

L’attitude un peu impertinente d’Annabeth avec le contrôleur mène notre trio à se faire arrêter et surveiller par la police à bord du train. La voyageuse qui a choisi de les dénoncer décide de venir leur parler, avec un ton tout maternel. J’aime beaucoup l’actrice, mais qu’est-ce que c’était drôle de la voir débarquer comme ça et jouer les gentilles quand tous nos soupçons se portent naturellement sur elle. Ceux de Grover aussi : il se rend compte qu’il a du verre sur son tailleur et que l’animal qu’elle transporte n’a rien d’un animal de compagnie.

Il ne faut pas longtemps pour que le trio apprenne qu’ils ont affaire à Echidna, la mère des monstres tués dans l’épisode précédent. Oups. Bien sûr, ils sont tous de la même famille, parce que c’est la mythologie grecque, mais Echidna entend bien se venger sur le trio. Elle leur explique donc, tout calmement, qu’elle est en train de faire sentir à sa petite dernière les proies qu’ils sont pour elle. Son but ? Qu’ils servent de nourriture, bien sûr.

Elle lâche donc le monstre sur eux et il s’attaque aussitôt à Percy. Il parvient à le piquer, mais Annabeth est réactive et blesse le monstre. S’ensuit une scène où les enfants s’enfuient, les humains ne voient rien de magique et pensent avoir affaire à des enfants rebelles et où Echidna récupère sa progéniture.

La pause n’est que de courte durée, juste pour laisser le temps au trio de se rendre compte que Percy est blessé, peut-être empoisonné par un pic du monstre. Ce dernier finit par les rattraper, wagon après wagon, détruisant chaque porte sur son passage. Le train s’arrête donc car il semble y avoir un problème de sécurité, ce qui permet au trio de s’enfuir. La créature ne les suit pas immédiatement, ce qu’Annabeth comprend facilement : ils ont affaire à un bébé en train d’apprendre à chasser. Elle ne voudra pas s’éloigner de sa mère…

Saint-Louis

Comme ils sont à St Louis (amusant comme arrêt accidentel de train) et qu’ils ont besoin d’un temple d’Athéna, Annabeth décide de les emmener dans le musée sous l’arche de St Louis. Elle leur explique que l’arche qui tient grâce à la symétrie est un véritable temple à Athéna, parce qu’il rend hommage à la perfection. Je trouve que l’idée est sympa, même si l’explication est un peu rapide. Grover est tout de même inquiet de se rendre compte qu’ils ne pourront pas rester là indéfiniment.

Alors qu’il s’éloigne pour trouver une solution et des billets de train (dans le musée ?), Percy en profite pour faire la morale à Annabeth, parce qu’il la trouve trop désagréable avec Grover. Pourtant, moi, c’est Percy que je trouve désagréable avec Annabeth. Ils sont censés être réconciliés, mais ça semble plus fort que lui : il passe son temps à se moquer d’elle. Bizarrement, ça semble faire craquer Annabeth. Allez comprendre.

L’avantage, c’est que ça leur permet de s’entendre de mieux en mieux et d’en arriver à la conclusion que Percy est à deux doigts de dire qu’ils sont amis. C’est con, il avait choisi Annabeth précisément parce qu’ils ne pouvaient être amis. L’autre truc con, c’est qu’il a oublié un peu vite le pic de son ennemi : Percy s’effondre d’un coup, confirmant la théorie qu’il a été empoisonné.

L’idée d’Annabeth ? Emmener Percy dans la fontaine face à l’arche pour que Poséidon puisse le soigner. C’est amusant à voir, parce que la mise en scène insiste bien pour montrer que ce qui a du sens pour nos héros n’en a pas pour le commun des mortels. Outre la blague, il faut toutefois se rendre à l’évidence : ça ne fonctionne pas du tout et Poséidon ne soigne pas son fils avec l’eau de la fontaine.

Alors que le trio est en train d’envisager d’emmener Percy à la rivière pour cela, un énorme accident de voiture attire alors leur attention. C’était génial à voir : Echidna est terrifiante, sa progéniture est là aussi et elles se rapprochent de notre trio. Le plan d’Annabeth consiste alors à monter au sommet de l’arche pour demander l’aide d’Athéna. Ils n’ont plus trop le choix : Percy est empoisonné, Echidna est terrifiante. La musique qui accompagne le trio à l’intérieur du musée nous permet bien de comprendre le moment dramatique qu’ils sont en train de vivre et… c’est efficace.

L’arche

Toutefois, avant de rentrer dans l’arche, Annabeth entend Echidna lui parler et lui assurer qu’elle a causé sa propre perte par son impertinence. Le problème, c’est que ça semble se confirmer quand Echidna parvient bien à entrer dans le musée.

Athéna a donc laissé entrer un monstre dans son temple. L’impertinence d’Annabeth ? Quand elle s’en confie aux garçons, Percy comprend bien vite (plus vite que moi, à vrai dire) qu’il s’agit de la tête de Medusa envoyée à sur l’Olympe. Cela n’a pas plu aux dieux, forcément. Annabeth est persuadée d’avoir embarrassée sa mère et elle comprend qu’elle ne voudra pas les aider, alors que Percy se sent un peu idiot je crois, et coupable.

En tout cas, les trois ados se retrouvent bloqués dans un ascenseur alors que la Chimère est dans l’arche. Ils vont donc devoir trouver une nouvelle solution. En plus, quand ils arrivent au sommet de l’arche – je ne savais même pas que ça se visitait avant cet épisode – les trois ados découvrent qu’elle est pleine de monde. Il faut les évacuer, ce qui est facile à faire apparemment, parce qu’il y a une alarme incendie qu’Annabeth peut déclencher.

Cette dernière prend les choses en main et propose aux garçons de s’enfuir pendant qu’elle retiendra Echidna. Il s’agit clairement d’un sacrifice auquel les garçons n’ont d’autres choix que de consentir. Tout de même, avant de partir, Percy prétend vouloir donner son épée à Annabeth… mais il se sacrifie en fait, en attirant Annabeth hors de la pièce et en prenant sa place, avant de verrouiller la porte. Son idée ? Il sait très bien qu’il est blessé et que ses amis pourront finir la quête sans lui. Alors qu’il s’agit de fuir le plus vite possible, Annabeth et Grover restent donc derrière la porte pour convaincre Percy de s’enfuir. Ce n’est pas efficace, évidemment.

De son côté, Echidna parvient à son tour au sommet de l’arche, même si on ne sait pas trop comment, puisque tout le monde est supposé être en train d’évacuer. En plus, elle n’est pas seule : elle est là avec un véritable monstre prêt à bouffer Percy. Certes, Percy a son épée, mais il ne fait pas le poids face à un monstre qui lui crache du feu dessus.

Echidna décide d’aider sa progéniture, en plus, ce qui rend le combat vraiment inégal : elle arrache une partie du sol pour empêcher Percy de fuir. Celui-ci se retrouve piégé entre le feu et un trou dans le sol qui pourrait le faire tomber des kilomètres plus bas. Bien sûr, la créature n’a pas trop de mal à le pousser dans ses retranchements, laissant Percy suspendu à un bras au-dessus du vide.

Echidna fait remarquer à Percy qu’il n’a jamais eu aucune chance car personne ne s’est occupé de lui ou soucié de lui. Ouais, on voit où ils veulent en venir, et ça ne manque pas. Percy tombe donc… mais un tourbillon d’eau surgit et l’attire au fond de l’eau. C’est chouette d’avoir Poseidon pour papa finalement. Bon, par contre, Poseidon l’attire au fond de l’eau et lui bloque le pied. Va-t-il mourir comme ça ? Bien sûr que non. Au fond de l’eau, il entend la voix de sa mère qui lui dit que son père l’a envoyée pour lui dire de respirer. Sous l’eau, bien sûr.

La mère lui assure qu’il doit avoir confiance en Poséidon, car le Dieu de la mer s’est toujours occupé de lui. Et effectivement, Percy se rend compte qu’il est capable de respirer sous l’eau. L’épisode s’arrête alors en nous ramenant à l’excellent générique de fin. Là, je dois dire que je suis frustré. Autant l’épisode précédent proposait une intrigue complète, autant là on se retrouve sur un cliffhanger qui laisse l’impression que l’épisode n’est pas terminé du tout. Les dix minutes manquantes se font sentir. Vivement la semaine prochaine, je suppose.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Percy Jackson and the Olympians – S01E03 – We Visit the Garden Gnome Emporium – 17/20

Je suis enfin convaincu par ce que je regarde : c’est bien plus efficace en terme de rythme (malgré la fin en eau de boudin, je trouve), les personnages commencent enfin à entrer dans des dynamiques qui sont agréables à suivre et l’évolution de chacun est intéressante. L’épisode s’inscrit à la fois dans un fil rouge long et dans une unicité propre au format de l’épisode ; bref, ça ressemble enfin à une série et moins à un film qui ne saurait pas où il va. J’espère que ça continuera dans ce sens !

Spoilers 

Percy entame sa quête en compagnie de deux compagnons qu’il doit choisir.

I would say we’re the opposite of fine

Entre deux épisodes, j’ai eu l’occasion de découvrir la polémique sur la couleur de peau des acteurs et bordel, ça m’énerve de voir qu’on en est encore là en 2024. Ouais, c’est mon premier point « en 2024 » de l’année, mais franchement, ça ne me dérange absolument pas de découvrir la série avec cet excellent casting. Au contraire, même. Bien sûr, j’ai oublié une bonne partie de ma lecture des livres, alors ça peut s’expliquer, vous me direz, mais tout de même, je trouve que l’ensemble est grave efficace comme cela.

L’oracle

Ce début d’épisode est un peu déroutant : nous y voyons Percy s’aventurer dans un vieux grenier où il doit parler à une déco d’Halloween pour officialiser sa quête. C’est totalement random, ça l’est encore plus quand la déco se met à cracher de la fumée verte et prend finalement l’apparence de son beau-père pour lui donner une sorte de prophétie – sa quête. Voilà donc Percy qui doit s’aventurer à l’Ouest.

Une fois que c’est fait, il retourne à la Colonie où Chiron organise une cérémonie de sélection. Sélection ? Une quête s’effectue toujours en trio, alors il doit choisir ses compagnons de route. En vrai, le choix n’est ni difficile, ni surprenant : Annabeth est sélectionnée avant même que Chiron ne finisse de parler, Grover est le suivant. Ouais, Grover : la prophétie-quête a révélé à Percy qu’il allait être trahi par quelqu’un se disant être son ami – et qu’à la fin, il ne parviendrait pas à sauver l’essentiel (bon, sa mère, quoi).

C’est intéressant comme montage pour la série de garder le suspense un peu plus longtemps sur ces éléments négatifs, mais je trouve également que ça les dédramatise. C’est dommage, ça en réduit l’impact de nous les foutre comme ça, après coup. Je trouve qu’ils auraient pu faire du suspense aussi sur la sélection : après tout, Luke faisait partie des choix possibles et comme il a toujours été sympa avec Percy, ça aurait pu être bien pour ceux qui n’ont pas lu le livre.

À la place, on nous sert donc une scène où Luke offre ses converses à Percy, su-per. Je suis encore traumatisé par la converse magique de Once Upon a Time, alors voir que les baskets se transforment en chaussures d’Hermès, ça m’a un peu trigger, en vrai. En plus, bon, des chaussures ailées alors que Zeus pourrait s’en prendre à Percy et que le ciel est son domaine… Est-ce une vraie bonne idée ?

Oui, je vais un peu vite en besogne dans la critique, pardon. C’est que l’épisode 3 a un bien meilleur rythme que les précédents et me parle beaucoup plus.

La quête

On ne perd pas de temps et la quête débute vite : nous voyons donc Annabeth, Percy et Grover qui se retrouvent dans une clairière pour quitter la Colonie ensemble. L’aventure peut ainsi commencer, avec Annabeth qui met rapidement au clair les choses : ce sera elle la boss, parce qu’elle a déjà vécu une quête. On insiste un peu lourdement sur Thalia, l’enfant interdit avec qui elle faisait sa précédente quête et qui est désormais un arbre. Au moins, on sait que ça aura son importance dans la suite de l’histoire, parce qu’on en entend parler plein de fois.

L’idée est de comparer Thalia à Percy pour montrer à quel point elle était plus forte que lui, plus géniale que lui, plus maligne que lui, bref, plus que lui. Percy est donc en danger et ferait mieux de s’en remettre à 100% aux décisions d’Annabeth, qu’il le veuille ou non. J’aime bien la dynamique que ça donne au trio, avec rapidement une scène où ils apprennent à se connaître mieux – et à s’affronter, l’air de rien.

Bien sûr, Percy n’accepte pas trop qu’Annabeth soit si autoritaire avec lui. Il ferait pourtant mieux de lui faire confiance, car elle est efficace dans ses décisions : elle fait voyager en bus le trio, pour éviter le ciel où Zeus pourrait s’en prendre à eux. De même, elle demande à Percy de rester dans le bus où l’odeur est inévitablement désagréable, car ça aide à cacher sa propre odeur aux autres monstres.

Percy reste insupportable dans cet épisode et n’est donc pas d’accord, nous menant à la chanson du désaccord de Grover. Je trouve que c’est hyper bien intégré à la série et que ça apporte un bon humour : ça aurait pu vite tourner à la catastrophe cette idée d’une chanson, mais elle est aussi entraînante que critiquée par Annabeth et Percy. Et puis, ça permet à Percy d’approuver l’idée d’Annabeth comme cela.

Alors que la série pourrait commencer à manquer de rythme, les scénaristes en profitent pour qu’Annabeth remarque un démon pendant ses courses. Annabeth décide donc de remonter dans le bus en étant bien plus suspicieuse. Elle enfile la casquette lui permettant de devenir invisible et en profite pour parler directement à la forme qui la traque. Il s’agit d’une femme qui la traquait déjà des années plus tôt quand Thalia a échoué et qui sert toujours Hadès. Son but ? Emmener Percy directement auprès d’Hadès.

Bon, ma foi, n’est-ce pas là où il est censé se rendre ? Se faire prisonnier n’est certes pas la meilleure idée sur le papier, mais ça pourrait fonctionner, non ? Pas sûr et Annabeth ne prend pas le risque : elle décide d’annoncer à Percy et Grover qu’il faut se barrer du bus par la fenêtre. Et elle fait bien : la femme s’est déjà transformée en harpie et essaie de s’en prendre à eux. La Brume les protège un peu au moins : avec la vitre pétée, tout le bus doit évacuer, donc les passagers bloquent le passage à ce qu’ils voient comme une dame bien débile qui remonte le bus en sens inverse.

Une autre harpie débarque dans le bus, mais elle n’a pas le temps de dire un mot : Annabeth la poignarde directement. Eh bien, ça fait un peu d’action. Forcément, nos trois héros se retrouvent en fuite et comme bien souvent dans ce genre d’aventure, ils se retrouvent donc en pleine forêt. De là, on enchaîne sur un énième débat entre Annabeth et Percy, avec Grover comme arbitre.

En effet, Percy est déjà motivé à rentrer à la Colonie et leur dire qu’ils se sont trompés sur son cas. Annabeth, non. Elle aimerait que Percy reconnaisse qu’il a peur de ce qu’il est, mais aussi qu’il prenne conscience du danger qu’il représente en tant qu’enfant interdit : tous les monstres d’Hadès sont à ses trousses. La dispute permet en tout cas de révéler que Grover n’est pas que le protecteur de Percy : bien avant ça, il protégeait Annabeth, Thalia et Luke. C’est simple et efficace, mais ça ne fait que renforcer à quel point Percy semble naïf à ne rien savoir et ne rien percevoir. Il vient de passer plusieurs heures avec ses deux amis, il aurait pu s’en rendre compte avant.

Medusa

De toute manière, cette nouvelle est vite éclipsée par une odeur d’hamburger qui emmène le trio le long d’un sentier de satyre. Cela leur permet d’arriver directement à un fast-food bien particulier : celui de Medusa. Ils sont effrayés, bien sûr, mais ce n’est qu’un premier souci ! Le second, c’est qu’ils sont rejoints par l’émissaire d’Hadès qui les retrouve bien vite. Pas surprenant : elle peut voler.

Cela dit, même si elle bosse pour Hadès, elle a peur du regard de Medusa. Quand celle-ci débarque, la Furie a super peur d’elle. Le trio se retrouve face à un choix : accepter l’offre de repas de Medusa ou être livrée à la Furie qui les pourchasse. Il va de soi que Percy semble soudain sûr de pouvoir faire confiance à Medusa, surtout que sa mère lui racontait souvent son histoire.

C’est bien amené, et ça lui permet de reprendre le contrôle de son trio. Annabeth n’a pas envie de faire confiance à Medusa, sachant bien qu’Athena, la mère d’Annabeth donc, a maudit Medusa. Seulement, cette dernière explique au trio qu’elle voit sa malédiction comme un don. Moi, en tout cas, j’adore la manière dont Medusa est représentée ici, avec un ton de voix très calme. Elle explique ainsi son histoire et change un peu la mythologie au passage.

Medusa n’était donc qu’amour pour Athena, elle la vénérait complètement, comme Annabeth vénère sa mère alors qu’elle ne peut la contacter. Le problème, c’est qu’elle a été détournée de son amour par Poseidon, le père de Percy. Oui, la nouvelle est déjà sortie : tout le monde sait qu’il est le fils de Poseidon. Medusa ? Elle est magnifique, mais son discours ne plaît pas du tout à Aannabeth : à ses yeux, Athena est toujours juste et n’a pas pu faire ça.

Mouais. Face à des arguments compliqués à développer, Medusa demande à Percy de venir l’aider en cuisine. Son but est de semer quelques graines de la discorde en Percy : elle lui explique qu’Annabeth finira par le trahir, mais aussi que son père est un monstre. Après tout, elle est un peu comme sa tante par alliance Medusa. Le truc, c’est que c’est une tata un brin bâtarde qui lui demande s’il est OK pour qu’elle transforme en statue ses deux amis. De son point de vue, il s’agit d’aider Percy : Annabeth et Grover ne sont pas ses amis et ne lui veulent pas que du bien selon elle. En effet, elle est sûre qu’ils trahiront Percy et ne chercheront pas à sauver sa mère si cela se met en travers de leur quête.

On ne doute pas du fait que ce soit vrai, mais ça fait comprendre à Percy qu’il a placé sa confiance un peu trop vite en Medusa. Il rejoint donc Annabeth et Grover pour s’enfuir avec eux. Pour cela, ils sont obligés de passer par la cave : à l’extérieur, la Furie est encore en train de les attendre. Le problème de la cave ? Elle est immense et pleine de statues de victimes de Medusa – au look vraiment réussi, avec une caméra qui met longtemps à montrer son visage et des cheveux serpents on ne peut plus classe.

Je suis en revanche un peu triste que la fin d’épisode arrive si vite : le trio est confronté à un être assez exceptionnel qui devrait leur donner bien du fil à retordre. Finalement, Grover enfile les chaussures d’Hermès et réussit à faire diversion bien vite. Medusa détourne son attention d’un Percy qui était à portée de main et le regrette vite : Annabeth lui enfile sa casquette permettant de devenir invisible et, aussitôt, son pouvoir perd tout effet sur le trio. Ils ne peuvent plus la voir, certes, mais ils ne peuvent donc pas être transformés en statues par ses yeux.

Percy en profite pour lui trancher la tête en deux secondes à peu près, et c’en est fini de l’épisode. Je veux dire : non seulement, le problème Medusa est réglé, mais en plus, ça règle aussi le problème de la Furie à l’extérieur. Percy prétend se rendre et, bim, au dernier moment, il confronte Alecto (la Furie) au regard Medusa à la tête tranchée.

Hermès

Il reste tout de même à conclure ce très bon épisode. Le trio doit reprendre sa quête. Annabeth et Percy retrouvent donc Grover, mais celui-ci n’est plus aussi gentil qu’avant. Il est tombé parmi les statues sur celle de son Oncle Ferdinand, qui n’a donc pas été bien loin dans sa quête. Cela dit, il est mort sans être effrayé, alors ça rassure Grover et ça lui donne la confiance d’enfin se rebeller contre ses deux amis.

Il faut bien le dire : Percy et Annabeth sont insupportables depuis le début de l’épisode à s’engueuler et à ne pas prendre le temps d’apprendre à se connaître. Quand Percy propose de laisser la tête de Medusa dans le sous-sol avec la casquette d’Annabeth, c’est une mauvaise idée, mais il ne le sait pas : la casquette est la seule chose qui relie encore Annabeth à sa mère. Il faut donc trouver une autre idée.

Percy propose donc d’envoyer la tête de Medusa sur le Mont Olympe, pour se débarrasser de quelque chose de dangereux tout en faisant un tribut aux Dieux. J’ai bien ri de l’idée… mais ce n’est qu’un petit cliffhanger de rien du tout. En fait, le but de la scène était ailleurs : c’était une scène où les secrets sont enfin révélés.

Ainsi, Percy révèle à ses deux amis que l’un d’entre eux les trahira et les empêchera de sauver ce qui a le plus d’importance – mais est-ce sa mère ou est-ce le monde ? Il a donc choisi Annabeth car il ne pourra pas devenir ami avec elle et Grover parce qu’il avait confiance en lui. Au passage, Annabeth lui reproche d’avoir appris par Meduse que Percy aura peut-être une chance de sauver sa mère ; Percy lui rappelle qu’il a appris par Alecto que la Furie lui avait proposé un deal aussi. L’un comme l’autre n’ont toutefois rien à se reprocher : ils ont choisi la quête avant l’intérêt personnel dans les deux cas.

Et c’est une bonne chose qui leur permet de se réconcilier. Cela permet même à Percy de convaincre ses amis que c’est une bonne idée d’envoyer la tête sur l’Olympe… Quitte à devoir recourir à la chanson de la discorde pour calmer Grover. Ma foi, ça fait un petit gag efficace et ça permettait d’enchaîner sur la livraison totalement improbable de la tête par… Lin-Manuel Miranda ? Dans le rôle d’Hermes ? Est-ce que j’étais au courant ? Probablement, mais j’avais totalement oublié. Et ça me remotive à fond pour la suite de la série !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer