Here and Now – S01E07

Épisode 7 – Wake – 15/20
Il n’est clairement pas facile de trouver du temps d’écran pour tout le casting et ça aboutit à quelques sous-intrigues vraiment décevantes auxquelles je n’ai pas accroché. L’ambiance de la série reste en revanche très prenante, avec une fascination étrange pour ces personnages et leurs failles. Je suis intrigué de voir où ça va depuis sept épisodes et je sors de cet épisode avec le même sentiment d’avoir vu bien plus qu’une heure de série (franchement, à 30 minutes, je croyais qu’on approchait de la fin). C’est tellement étrange.

> Saison 1


Spoilers

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Yeah, people are disappointing.

Pas question de reprendre du retard dans mon visionnage de cette série, que j’aime trop (sans l’aimer à la fois) pour oser accumuler des épisodes pas vus et me risquer les spoilers.

Tout commence par une session de psy de Ramon que j’attendais tout au long des trois épisodes que j’ai regardé la semaine dernière. C’est un petit peu mes scènes préférées de la série pour l’instant, car ce sont celles où on effleure le plus le mystère de cette saison.

Farid se renseigne autant qu’il peut sur l’imaginaire de son patient et ce qui peut expliquer leur étrange connexion. C’est intéressant de découvrir les nombreux 11/11 dans son jeu et son point de vue sur les hommes ayant perdu leurs ailes, qui ne sont pas des anges pour autant. Bref, la série part dans une analyse poussive et abusive de ses précédents épisodes, mais c’est amusant à suivre précisément pour ça.

Ramon, 24h avant la convention de jeux vidéo, découvre dans son jeu des pixels qui ne devraient pas être là et qui le terrifient : perdre la maîtrise de ce qu’on créé, c’est gênant. Il se réconcilie comme il peut avec Kristen, avant de tenter d’appeler Henry dont le numéro n’est plus attribué.

Sinon, on apprend que Michael est mort, ben merde, je pensais qu’il serait juste blessé. Greg commence l’épisode par son enterrement. Il découvre avec terreur que sa fiancée était loin de vouloir l’épouser et que Michael n’était pas l’ange qu’il croyait : c’était un alcoolique qui avait piégé sa fiancée dans un mariage dont il ne voulait pas.

Les séries me feront tout voir, avec cette fois une gastro de Duc, allons savoir pourquoi il était nécessaire de la voir à l’écran (même si certes c’est une manifestation physique d’un problème du personnage). On enchaîne sur une visite de Greg à son fils, ce qui est intéressant vu que Duc lui en veut d’avoir trompé sa mère. Du coup, quand il apprend la mort de Michael, il reste de marbre, préférant juger silencieusement son père qui se dit assez dévasté de ne pas avoir connu le vrai Michael.

S’il savait à qui il parle. La conversation est juste pleine de non-dits et de silences, et Greg s’en va sans percer à jour le mystère qu’est son fils. Forcément, il s’en confie comme il peut à Audrey, c’est-à-dire sur son répondeur.

Il rencontre la nouvelle étudiante qui va remplacer Michael et qui a déjà pris son bureau sans hésiter. Greg la vire, mais pour l’instant, ça n’apporte rien de plus. Et le soir, il reçoit un appel d’Audrey des plus brefs.

Ashley est toujours confrontée aux retombées de l’interview télévisée de sa mère et à ses nouvelles amies forcées par l’école ; et si c’est plutôt cool à voir, ça sert surtout à faire du remplissage dans cet épisode. Quand on ne sait pas quoi faire d’un personnage, autant le zapper, parce que là, c’était douloureux de voir à quel point ses scènes n’avaient absolument aucune utilité dans l’épisode ou la série. Ils ont quand même finit par lui refiler une scène de téléphone, pour s’en débarrasser. Bref, elle se fait une nouvelle amie qui finit à l’hôpital le lendemain sans se souvenir d’elle. Cela la mène une fois de plus à réenvisager sa place dans la société et son couple avec Malcolm, mais c’était sacrément faible.

Au lycée, Kristen surprend des lycéennes en train de taguer des croix gammées sur les casiers. Elles sont assez réactives pour lui lancer leur bombe de peinture et la prendre en photo avant de s’enfuir, pour couvrir leurs arrières. Cela détruit Navid de voir une croix gammée sur son casier, mais ce n’est probablement rien en comparaison de ce qui l’attendra quand il découvrira inévitablement la photo de Kristen.

Farid est obsédé par le jeu de Ramon, toujours, et fume un joint (enfin ça ressemble à une cigarette, mais il est clairement drogué par la suite) en cachette avant une petite sieste qui le renvoie dans un rêve de papillon et de sa jeunesse de taggueur (décidément cet épisode !) des tyrans politiques. Quand ils sont convoqués au lycée pour les affaires de casier taggués, sa femme comprend qu’il est drogué puisqu’il s’en prend au proviseur. Elle est de plus en plus blessée par son comportement et je me demande où ces deux-là vont en tant que couple.

De son côté, Audrey travaille pour de vrai sur un projet national avec l’aide de son ami. Elle se retrouve au téléphone avec le gouverneur, mais plutôt que de fêter ça avec son boss, elle se rend chez Duc pour qui elle s’inquiète, car il est bizarre. Et elle veut tout savoir de sa diarrhée, parce qu’après tout, c’est sa mère.

Comme Duc n’est pas bien, on insiste sur son passé misérable et son désir de retourner en enfance dans la nuit. Sa crise le mène à la salle de sport aux aurores où il est espionné sous la douche par un vieux pervers. C’est joyeux. Comme en plus il tombe lors de sa course de vélo, son humeur ne s’améliore pas, mais au moins Malcolm finit deuxième.

Le lendemain donc, Greg emmène Kristen au salon de Jeux vidéo de Portland où il vient voir Ramon, puisqu’Audrey l’y pousse. L’ambiance du salon est plutôt bien rendue, mais ça ne se passe pas si bien pour Ramon qui est obligé de tout expliquer de son jeu pour tenter de gagner des points. Bien sûr, Ramon a toujours des hallucinations, mais il réussit malgré tout à convaincre que son père qu’il est plutôt cool, surtout que son père analyse correctement son jeu, ce qui lui fait bien plaisir.

Kristen s’amuse beaucoup au milieu du salon, mais ça sent bon les problèmes. En attendant, on peut s’amuser à voir Greg s’éclater en réalité virtuelle. Je le comprends, c’est vraiment top la réalité virtuelle.

Après le salon, Kristen se rend chez Navid et les deux s’amusent à se maquiller, alors que Kristen continue sa quête spirituelle auprès de Navid. Les deux feraient presque un couple beaucoup trop mignons, mais bien sûr, elle reçoit sur son portable la photo où elle paraît nazie devant Navid. Heureusement, celui-ci sait qu’elle n’a pas fait ça, mais ça n’empêche que ça craint.

Duc se fait draguer par la femme d’un des compétiteurs, Phil, qui n’hésite pas à y aller à fond avec lui. Il faut dire que son mec ne couche plus avec elle depuis deux semaines, sur les conseils de Duc et pour gagner. Il refuse évidemment, mais Phil étant un raciste totalement arrogant, il lui avoue que sa copine lui a fait des avances. Sans trop de surprise, ça finit en baston… et nous n’en saurons pas plus cette semaine.

De son côté, Audrey retourne au travail et ça ne se passe pas si bien. Elle a besoin des stagiaires pour faire son travail et elle accepte l’invitation de son patron à aller boire un verre. Elle ignore totalement ses questions sur son couple et entreprend de le draguer lourdement et de manière pas du tout discrète. De manière hyper longue aussi, car ça dure toute la journée… jusqu’à ce qu’il reçoive un appel de Greg pour lui transmettre le message qu’il y a une urgence avec son fils.

Et oui, la fin d’épisode finit mal pour Ramon qui a des visions de gens avec des masques le fixant. Il fait donc une crise devant de futurs employeurs, ça promet une vraie catastrophe. De retour chez lui, Ramon reçoit la visite de Ramon qui lui avoue toute la vérité. Cela est loin de faire plaisir à Ramon qui se sent encore plus trahi de découvrir tout ça et refuse de revoir Farid. Il le fait virer de la maison et ça n’avance pas spécialement nos affaires.

Toutefois, ça permet à Greg et Audrey de se retrouver face à face et dans l’inquiétude de voir leur fils perdre pied. Audrey décide d’appeler son grand-frère, le fameux Ike, et il a une tête totalement flippante quand il rassure sa petite sœur. Drôle de cliffhanger, mais il faudra s’en contenter apparemment.

> Saison 1

Here and Now – S01E04-06

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur les épisodes 4 à 6 de la première saison d’Here and Now.

04Épisode 4 – Hide and Seek – 15/20
Nothing is far away in this apartment.

Trois semaines plus tard, me revoilà pour retrouver cette série, Portland et surtout les quelques personnages que j’aimais bien. On ne va pas se mentir, les trois dernières semaines se sont déroulées super rapidement, ça fait bien une semaine que je me dis tous les soirs qu’il faut que je regarde un épisode et que je ne le regarde pas, et j’ai du coup tellement attendu que 1) j’ai oublié certaines choses, c’est évident ; 2) j’en attends beaucoup trop et 3) je sais que je ne verrais pas tout en un visionnage car la série est trop bavarde pour ça.

Qu’à cela ne tienne, je me lance et on verra bien. Audrey et Greg débattent de la perte de job de celle-ci et des manières de réagir : ils ont besoin d’argent pour ça, donc ils décident de contacter un ancien ami qui a toujours eu envie de coucher avec Audrey pour lui réclamer de l’argent. OK.

À la piscine, Duc tourne une vidéo pour son travail, ou pour son instagram, ou les deux : le but est de se montrer plus sportif qu’il ne l’est pour convaincre les réseaux sociaux d’acheter son livre.

Ashley organise l’anniversaire de sa fille, c’est-à-dire qu’elle gère en disant à Malcolm de tout faire. S’il a tout fait, il a quand même demandé à ce que les réponses atterrissent sur la boîte mail d’Ashley, qui n’a rien reçu. Triste.

Farid s’amuse sur le jeu vidéo de Ramon pour mieux cerner son patient et reçoit un appel de sa femme qui lui demande de faire tout un tas de choses que l’on sait bien qu’il ne fera pas, tout absorbé qu’il est par l’étrange jeu de Ramon. Ce dernier est en plein travail, même s’il n’est pas évident de se concentrer avec Henry qui a d’autres idées en tête. Bon, il ne se passe donc rien dans ce début d’épisode.

Ils passent l’épisode dans l’appartement de Ramon à passer du bon temps ensemble… jusqu’à ce que Ramon commence à être trop curieux sur le passé d’Henry et se retrouve à lui faire la déclaration bien pourrie en mode « je sais ce que je veux et c’est toi ». Enfin, ça dure un temps, mais Henry a la mauvaise idée de critiquer un peu trop les jeux vidéos, et hop, voilà Ramon qui flippe de nouveau d’être instable sans les jeux, et d’être schizo (Bingo !) comme son oncle.

Ramon se réveille au milieu de la nuit suivante pour découvrir qu’Henry a disparu en laissant son portable derrière lui.

Greg continue de conseiller la vie de son étudiant, Michael, ce qui n’a aucun sens : si mon prof préféré pétait des câbles comme ça, j’arrêterais de l’écouter. Et il ne serait pas mon prof préféré, également, mais bon. Duc se pointe au bureau de son père pour lui demander d’écrire l’avant-propos de son livre, et la gêne est totale, surtout avec Michael présent dans la pièce.

Dès que Duc s’en va, Greg s’en plaint car il ne sait pas quoi dire. Michael accepte donc de lire le livre de Duc pour en parler et peut-être inspirer Greg.

Duc passe le reste de l’épisode à faire son boulot. C’est bien le seul à travailler dans cet épisode, mais son travail consiste surtout à maintenir ses réseaux sociaux actifs, alors ça va. Je sais bien que c’est contraignant et parfois épuisant, mais il y a tout de même des bons côtés.

Ashley passe la journée au téléphone à chercher quelqu’un pour la fête d’anniversaire de sa fille et est interrompue dans son non-travail par sa mère cherchant à créer un kickstarter pour relancer sa carrière. Malheureusement, c’est une idée pourrie, comme l’anniversaire d’Haylee.

Ashley décide finalement d’organiser un pique-nique familial pour sa fille, et c’est Audrey qui se retrouve à l’organiser alors qu’elle envisage de démissionner et de ne pas contacter son riche ami. Elle est en pleine crise car elle n’a rien à montrer au monde, contrairement à tout le reste de sa famille. Rien ? Si, sa vie bourgeoise. Bon, au moins, elle s’en rend compte.

Le couple envisage donc un voyage… bientôt, un jour prochain, etc. Mais pas tout de suite, parce que Kristen, parce que Ramon, bref, des parents.

Kristen se rend au lycée et se retrouve à se faire draguer par Navid sans s’en rendre compte et à tomber amoureuse du beau gosse pas si beau de sa classe, Spencer. Leur prof associe toutefois Kristen et Navid pour un exposé sur le monde qui les entoure, donc le rapprochement ne tardera pas à se faire : il serait temps pour elle, parce qu’elle est quand même sacrément seule.

Malheureusement pour elle, Spencer est aussi un connard : il l’invite à une soirée pour qu’elle lui fasse une pipe, qui se déroule mal quand elle y met les dents. Il lui demande donc de rester à distance, mais d’être malgré tout son objet sexuel et elle se casse donc. Belle vision de la sexualité – autant l’idéalisation américaine est souvent ridicule, autant on part là dans l’extrême inverse.

Le lendemain, elle se rend chez Navid qui l’accueille avec son voile et lui pose le milliard de questions que tout le monde voulait poser au personnage. Cela se passe drôlement bien et pour la première fois, ils ont une vraie conversation amicale qui fait du bien à l’un comme à l’autre, se sentant l’un et l’autre validé.

J’étais mauvaise langue avec Farid qui a fait tout ce qu’il fallait niveau courses pour satisfaire son hôte… mais aussi lui-même. Il ramène donc du vin à la soirée, puis psychanalyse leur pauvre hôte avant de critiquer les musulmans et faire honte à sa femme en buvant beaucoup trop et en critiquant la religion. Ah ben elle qui se faisait un plaisir de venir à ce dîner, elle est servie avec son mari critiquant la foi devant Chuck.

La fin de l’épisode se concentre sur le pique-nique familial qui commence mal : Kristen est coincée dans la voiture avec sa mère qui découvre le sextoy de son mari, et comme elles ne savent pas ce que c’est, Kristen envoie la photo à l’ensemble de la famille. Magnifique. Sinon, Henry est toujours aux abonnés absents.

La fête d’anniversaire se passe à merveille, avec la petite qui ose souffler ses bougies maintenant que le Bingo 11 est terminé, et de jolies images de tout le casting qui s’éclate avec des bulles et un drone. De beaux souvenirs pour tout le monde, jusqu’à ce que Greg avoue la vérité à sa femme sur l’utilité de l’objet qu’elle a trouvé. Elle le prend bien, pensant que c’est pour leur vie sexuelle. Dur de ne pas détester Greg à ce moment-là.

La famille se met alors à jouer à cache-cache dans les bois et Ramon trouve une chouette cabane dans laquelle il se cache. On sent immédiatement qu’on en arrive enfin à la partie la plus intéressante de l’épisode, avec l’intrigue 11h11 qui débute dès qu’il ferme les yeux.

Il se réveille en effet dans une caverne totalement différente où il entend un téléphone sonner ; téléphone qui le mène dans une cuisine où une femme déclare être sa mère, avant de se griffer le visage et de partir en flamme, alors qu’un soldat masqué le poursuit.

Ramon se met à hurler à la mort et toute sa famille se précipite sur lui, incapable de comprendre ce qu’il vient de se passer.

Grosso modo, la série réintroduit longuement, très longuement chaque situation pour mener enfin en fin d’épisode à ce qui nous intéresse vraiment. Si la série est intéressante et en profite toujours pour poser de judicieuses questions et d’importants débats, elle est aussi vraiment trop bavarde et prend trop de temps à arriver aux scènes véritablement intéressantes. Le mystère s’épaissit néanmoins, et rien que pour ça, j’ai envie de poursuivre. La fin d’épisode a piqué ma curiosité, quelques scènes en cours de route étaient bien écrites, et ça me suffit pour tout leur pardonner et mettre une note un tout petit peu trop gentille par rapport à l’épisode.

05Épisode 5 – From Sun Up to Sun Down – 16/20
Get a life, Portland!

Allez j’enchaîne, même si ma migraine, qui avait disparu avant l’épisode 4 est peu à peu en train de revenir.

Audrey et Greg s’inquiètent pour Ramon, lui-même en bien mauvais état et en train de raconter à son psy tout ce qu’il s’est passé depuis leur dernière séance – et son premier rêve, qui réveille quelques flashbacks pour Farid aussi : il a clairement vu sa mère s’arracher le visage avec quatre ongles, histoire de faire 11:11. La séance vire à la catastrophe quand Ramon refuse une fois de plus d’arrêter la drogue et qu’Audrey entre dans le bureau.

À l’école, Ashley rencontre la mère de Baldwin, présentée par une maîtresse un brin raciste, pour changer. L’autre mère a dans son sac une lotion capable d’apaiser Haylee, et Ashley se sent honteuse de ne pas être à la hauteur. Du coup, quand elle déjeune avec son père, elle craque. C’est plutôt intéressant de voir cette conversation entre les deux personnages, puisque ça enchaîne sur les différences entre eux concernant le racisme et la manière de vivre alors même qu’ils sont de la même famille.

La journée d’Ashley n’est pas prête de s’améliorer quand Malcolm est heureux de rencontrer les parents de Baldwin et accepte leur invitation à dîner un barbecue – qui finit par un dessert beaucoup trop classe.

Le dîner est toutefois une angoisse totale pour Ashley qui essaye de se montrer meilleure qu’elle ne l’est mais est définitivement beaucoup trop intéressante quand elle parle de mode – je veux en savoir plus. L’intérêt de toutes ses scènes, toutefois, était d’en revenir au racisme banalisé et à son ressenti difficile, avec une absence d’intégration et une incapacité à se sentir bien dans sa famille et face à un couple noir. Il est dur de trouver sa place en étant adopté, donc.

Pendant ce temps, Audrey se décide finalement à contacter son riche ami et le fait depuis l’ordinateur de son mari, où elle découvre le site de Famiko et les tromperies de Greg, par accident et pur hasard. La nouvelle la dévaste, tu m’étonnes, alors que je remarque surtout que la série se déroule en mai 2018. Le futur a l’air plutôt sympa. Je ne sais pas pourquoi ils diffusent la série si tôt du coup, elle est écrite pour respecter un calendrier.

Bref, Audrey rejoint Duc pour faire du sport, et elle ne lui dit rien évidemment, mais se défoule les nerfs avant de venir rencontrer son vieil ami millionnaire. C’est beau comme ils se retrouvent et partent immédiatement en débat politique qui lui permet d’obtenir un entretien où elle pourra défendre son projet de financement.

Ramon rentre chez lui et découvre qu’Henry l’attend tranquillement, sans la moindre idée des inquiétudes de Ramon et de ses délires récents. Il s’est absenté en oubliant son téléphone, et ne connaissant pas le numéro de Ramon, il n’a rien pu faire.

Alors qu’Henry part travailler, Ramon reçoit la visite de Duc, assez porteur de jugement sur son appartement dans un sale état et sa manière de vivre. Pour changer de sujet, Ramon avoue à Duc qu’il pense avoir vu sa mère biologique lorsqu’il a halluciné, et demande à Duc s’il se souvient de la sienne. Oh, oui, il s’en souvient de sa mère et Carmen choisit ce moment pour lui envoyer un message. Je me demandais où elle était passée elle, c’est cool d’avoir des nouvelles !

Il accepte d’aller prendre un thé avec elle, et c’est top de la retrouver dans la série. Dès qu’il se sent dragué, Duc ressort la carte du « celibate », chasteté à vie, mais il lit bien mal la situation, car Carmen non plus ne se sent pas de re-rentrer dans une relation amoureuse.

Kristen et Navid font leur projet scolaire et ont les mêmes idées que tout le monde, ce qui énerve Kristen. Elle embarque Navid dans un périple différent, avec une soudaine envie de manger ; mais c’est en plein milieu du Ramadan, d’où le titre de l’épisode.

Alors que Kristen raconte à Navid son amour du porno gay, elle aperçoit Henry et décide de le suivre, pour le découvrir dans un squat avec un autre homme qui lui fait un câlin. Mystère, mystère, mais c’est mal barré pour sa fidélité quand il dit à Ramon être en train de travailler.

Du coup, Navid et Kristen attendent 2h qu’Henry sorte de la tente du SDF, leur permettant d’apprendre à se connaître encore un peu plus et laissant Kristen incertaine de ce qu’elle doit faire ou non vis-à-vis de Ramon. Henry, lui, sait très bien ce qu’il doit faire : il retourne chez Ramon et couche avec. Une nouvelle fois, la série nous les présente comme un couple apprenant à se connaître, Henry est bien mystérieux, mais Ramon lui dit qu’il l’aime – sans attendre de retour. C’est frustrant tout ça.

De son côté, Greg pète un énième câble à l’université alors qu’Audrey est occupée à le ghoster. Quand il rentre chez lui le soir, il propose à Audrey un voyage vers une nouvelle destination : l’Antarctique. Et il est à fond dans son idée. Il ferait mieux de se calmer et d’écouter ce qu’Audrey a à lui dire, parce qu’elle est beaucoup trop forte.

Autant je la détestais dans les premiers épisodes, autant dans le précédent, j’ai commencé à l’apprécier. Au début de cet épisode, elle était insupportable de nouveau, mais cette révélation de la trahison de son mari est vraiment puissante et la rend beaucoup trop géniale- c’était inattendu. Elle fout donc Greg à la porte, ce que Kristen entend bien sûr alors qu’elle se repassait la vidéo d’Henry et du SDF. Et franchement, l’actrice joue grave bien la scène où elle entend sa mère mettre son père à la porte et où son monde s’écroule, en fait.

Enfin, Farid pète un câble à cause de ses séances avec Ramon, et je peux comprendre pourquoi, parce que les coïncidences s’avèrent énormes. Sa femme est plus rationnelle que lui (mal ?)heureusement et elle parvient à le calmer… un temps. Elle lui propose de recommencer à prendre ses médicaments et Farid s’inquiète de ce qu’elle a pu dire à leur fils sur son passé. Elle assure n’avoir rien dit, alors il s’isole pour… jouer au jeu de Ramon, bien sûr.

Dedans, il découvre un nouveau niveau avec des papillons et c’est un flashback de son enfance qui lui permet d’avancer le jeu vers… des hommes au dos mutilé, comme le sien. Sa femme s’inquiète de plus en plus pour lui quand elle le voit jouer comme ça et flipper de ce qu’il découvre, mais il faut dire que c’est troublant.

La série repart sur de meilleures pistes, même si je reste très frustré par son mystère principal diffusé par gouttes dans chaque épisode souvent trop long. J’ai aimé dans cette heure presque complète les approfondissements psychologiques et la manière plus réussie d’aborder les sujets de société. Cela paraissait beaucoup moins forcé cette fois et ça apportait de vraies originalités, avec un travail qu’on ne voit pas assez souvent fait à la télévision. Quant à la famille mise en avant par la série, je les aime de plus en plus et accroche en définitive à plus de personnages que prévu !

06.jpgÉpisode 6 – Fight. Death. – 17/20
Te conozco. Como te conozco ?

« Je ne regarderai pas trois épisodes ce soir » disait-il au début de l’épisode 4, « je n’arrive pas à rattraper la série » disait-il en rédigeant les 500 mots du jour, et le voilà à 1h du matin à commencer un épisode de 58 minutes. C’est malin. Et cet épisode commence bien, avec un rêve de Farid où il rencontre la mère de Ramon et parle espagnol. Si une phrase lui reste en tête, il n’arrive pas à l’écrire à son réveil, surtout qu’il tente de l’écrire en anglais, et ça ne fonctionne pas spécialement comme ça. Quant à moi, j’étais ravi, c’était un espagnol assez lent et ça me remettait dans le bain d’une langue qui me manque trop. Je suis plus doué que Farid en espagnol, heureusement, mais il perce assez vite le mystère du rêve où on lui reproche de manger tous les papillons.

Duc passe et repasse devant la maison de Carmen en faisant son « jogging » matinal, qui tient plus du sprint à son rythme. Greg, quant à lui, a dormi dans son bureau à l’université et Michael le réveille avec le manuscrit de Duc et la préface parfaite pour le livre. Il invite Michael à la salle de sport où il a rendez-vous avec Duc qui les entraîne. Michael dépasse totalement les limites et avoue avoir lu le manuscrit de Duc, qu’il aime et qui ressemble beaucoup aux écrits de son père.

Greg profite de ce temps avec Duc et Michael pour leur parler de son frère, tué pendant la guerre près du village de Duc. Et une fois cette scène plus ou moins triste passée, Greg déconne de nouveau en passant la préface de Michael à Duc, la faisant passer pour la sienne… Sympa et pas tordu du tout la relation Michael/Greg, ou la relation Duc/Greg.

En parallèle, Ashley est réveillée par un message d’une amie bienveillante lui envoyant l’interview d’Audrey passant pour une extrémiste blanche ridiculisant le racisme. Elle accuse sa mère dès qu’elle en a l’occasion, surtout vu sa situation actuelle et tous les reproches qu’elle n’a jamais fait sur son éducation.

Venant de sa fille, Audrey est blessée de voir qu’elle n’est ni écoutée, ni comprise, mais la conversation tourne court. Ashley se rend au Krav Maga, où elle se fait une nouvelle amie complétement cinglée avec un flingue dans son sac de sport. Ah les américains.

Une fois de plus, sa journée va encore empirer : elle récupère Haley à l’école et découvre que sa fille a subi des insultes racistes. Bien sûr, la mère de Chloé, l’enfant lui ayant dit qu’elle était un caca, refuse de croire Ashley sur le sujet… et appelle Malcolm dans son dos, mettant en plus Malcolm de son côté alors qu’il est évident que le problème vient de Chloé. En plus, j’ai trouvé Ashley super calme face à la situation, donc elle méritait vraiment que son mari la traite bien mieux que ce qu’il a fait ; même si elle se prend le revers du karma après avoir ignoré les explications de sa mère le matin même.

Ce matin-là, d’ailleurs, Kristen prend un café avec Ramon et lui avoue, avec vidéo à l’appui, qu’elle a vu Henry probablement le tromper. En toute logique, Ramon s’en prend à elle, refusant de voir la possible vérité en face. Je pense qu’il a plus raison que Kristen, mais avec les éléments que l’on a pour l’instant, il est plutôt en tort.

Ramon annule tout de même son rendez-vous avec Farid pour aller mettre la honte à Henry sur son lieu de travail, en bon adulte responsable. Comme il le comprend enfin SDF, il ne supporte pas son mensonge par omission et décide de rompre avec. Voilà qui est fait : il a le cœur brisé et ne sait même pas si Henry a été infidèle ou pas, mais bon. En ce qui me concerne, je reste persuadé que non, mais je suis pressé d’avoir des explications.

Après cette rupture difficile où il récupère sa clé, Ramon se rend dans sa chambre d’enfant où il retrouve ses dessins de quand il était gamin. Outre une obsession pour les papillons, il découvre un dessin de femme avec des traces de griffure sur le visage et un enfant ensanglanté. Étrange. Il préfère dormir dans son ancien lit que de s’en préoccuper toutefois, jusqu’à ce qu’Audrey rentre et console son fils au cœur brisé.

Audrey, elle, se fait embaucher sans le moindre mal par son ancien crush qui est clairement encore amoureux d’elle et lui tolère tout le budget qu’elle veut. Quand elle rentre, elle écoute son fils au cœur brisé plutôt que de se concentrer sur le sien, et lui ment sur sa relation avec son mari.

Pour préserver les apparences, elle demande donc à Greg de ramener la nourriture voulue par Ramon, sans avouer la vérité à ses enfants qui n’ont pas besoin de ça, évidemment. Audrey en profite pour lui dire ce qu’elle pense des gens aux relations adultères, devant Greg qui soutient que l’amour reste le plus important.

De son côté, Kristen vit mal la réaction de son frère et s’en confie à Navid, qui n’a pas spécialement le temps comme il se rend à la prière. Du coup, il embarque Kristen avec lui au minaret et celle-ci se découvre un intérêt soudain pour la religion qui lui permet un moment de calme et de bienveillance, surtout avec la mère de Navid qui s’occupe d’elle.

Pendant ce temps, Farid rend visite à un vieil oncle qui lui permet de prendre conscience que les papillons de son rêve sont bien les biscuits qu’il adorait quand il était enfant.

Le soir, il a le droit à un dîner de famille où Navid et sa mère débattent religion et serment. Farid les interrompt pour donner son opinion sur les rêves et la manière dont nous sommes probablement tous connectés grâce à eux. Il faut dire qu’il a de quoi être perturbé le pauvre.

En fin d’épisode, Duc débarque chez ses parents pour offrir une bouteille à son père, et il découvre au passage que son père trompe sa mère avec une prostituée. S’il y en avait bien un qui n’avait pas besoin de l’apprendre, et surtout comme ça, c’est bien Duc. C’est improbable quand même, parce que Ramon et Kristen sont à l’étage et n’entendent rien.

Duc décide donc de demander un délai supplémentaire pour la préface. Après avoir viré Greg une fois de plus, Audrey monte dans la chambre de sa fille, de nouveau en train d’écouter la Torah. Greg retourne à l’université où Michael l’appelle pour lui dire qu’il est enfin fiancé… et se prend une portière de voiture alors qu’il fonçait à toute allure en vélo. Si j’avais vu venir l’accident stupide pour ce cliffhanger, ça n’en reste pas moins frustrant.

Je viens d’enchaîner trois épisodes, et j’en verrais bien un quatrième. L’ambiance de la série est particulière, le mystère n’avance tellement pas que je doute avoir des réponses un jour, mais c’est prenant et j’ai une sorte de fascination pour ces personnages et ces vies totalement décousues. L’écriture est réussie et aborde des thématiques que je n’ai pas l’habitude de voir dans les séries que je regarde : cette originalité suffit en fait à maintenir mon intérêt malgré les longueurs et problèmes de rythme de la série.

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Here and Now – S01E03

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 3 de la première saison d’Here and Now.

03.jpgÉpisode 3 – If a Deer Sh*ts in the Woods – 15/20
Oh, is that chromosome humor?

Je ne sais pas ce qu’il en est pour le lion, mais je peux vous assurer que le sérieux est mort ce soir. Enfin, hier soir. J’ai commencé cet interminable d’épisode d’une heure à minuit, alors que je voulais me coucher à 1h grand maximum, pour me fixer un rythme et pas faire n’importe quoi dans les révisions. Y a comme un problème technique dans mon plan, vous l’aurez compris. Mais vous n’êtes pas là pour ça, comme je le dis souvent dans mes critiques.

Non vous êtes là pour entendre parler – enfin, lire – de Greg croisant un daim sur sa route, s’engouffrant à sa poursuite dans la forêt, se faisant piquer sans raison par une abeille (nope, ça n’arrive jamais comme ça) et se paumant dans les bois. Bon. Franchement, j’ai hésité à tout arrêter et aller me coucher, mais comme l’épisode était commencé, je l’ai regardé continuer à passer une nuit de merde sous la pluie dans la forêt. Bon courage pour expliquer la situation le lendemain, ça n’a aucun sens : il a juste suivi les indications contraires de son GPS à cause d’un 11|11.

Au réveil, il tombe sur un daim faisant ses besoins. Bon appétit ? Il se rend compte aussi qu’il est à deux mètres de sa voiture. Euké. Je n’ai pas trop compris l’intérêt et le pourquoi du comment de la chose, mais admettons. En plus, les effets spéciaux n’étaient pas si mauvais pour la bête.

Bref, Greg se rend ensuite à une conférence avec un certain « Thomas Rousseau » (il est bien nommé le monsieur pour un philosophe) qui est genre son ennemi littéraire n’hésitant pas à le citer pour le ridiculiser. Et hop, la série nous en remet une couche sur les sujets de société et débat, avec un laïus plein d’insultes, gros mots et vulgarité sur l’état de la société et les fake news. La mode, quoi.

Le lendemain de l’épisode précédent, donc, Ramon et Henry sortent de la douche en parlant du dîner du soir avec les aînés de Ramon, qui entend des sonneries de téléphones dans les canalisations. Il donne sa clé à Henry, déjà, même s’il ne veut pas que ce soit tout un truc pour autant. Le simple fait de le dire, ça en fait tout un truc cela dit, mais bon.

Ramon se rend ensuite à son travail/sa fac (il serait temps) pour apprendre qu’il a un poste qui l’attend pour représenter son université à une sorte de concours – j’avoue, je n’ai pas tout bien capté, mais c’est une bonne chose. Merveilleux. Au passage, on découvre surtout qu’il a pour amie une actrice que je vois beaucoup trop souvent à l’écran, entre Scream et Arrow. Elle s’appelle Dex dans cette série, c’est noté, faut que je le retienne.

Chez Ashley, Malcolm continue de lui balancer ses mensonges du premier épisode à la tronche. La bonne nouvelle est que le couple est sur la voie de la réconciliation. Duc débarque et leur apprend que Ramon ramène Henry chez lui. Oh, et il ment aussi à sa famille, finalement ! Ashley et Malcolm n’ont aucune idée du serial-fucker qu’il est, et ils veulent le caser avec quelqu’un. Enfin, surtout Malcolm. Eh bah. L’ensemble de la scène était étonnamment fluide pour une série qui démarre, et ce n’est pas sans rappeler certaines dynamiques de Brothers & Sisters à l’époque. C’est crédible, ça passe très bien, mais alors du coup, il se passe bien trop de choses d’un coup.

Bon, Malcolm et Duc sont super potes et vont faire une course de vélo en montagne. C’était rigolo parce que Malcolm est un grand gentil qui laisse les autres gagner tant qu’il s’améliore, et Duc n’apprécie pas trop. En même temps, Duc est un menteur qui apprend à tous leurs potes faisant du vélo que, non, il n’a jamais couché avec personne, alors bon.

Audrey découvre que sa thérapie de groupe n’est pas hyper efficace quand un lycéen accroche un épouvantail noir. Le proviseur laisse Audrey gérer la presse plutôt très bien (avec encore un joli commentaire sur la société et la haine partout et blablabla), même si bien sûr la presse coupe ça comme ils veulent. Déprimée parce que les coupes budgétaires du lycée font qu’elle est virée, Audrey appelle son mari pour coucher avec lui.

Il rentre aussitôt pour découvrir qu’il est à court de ses petites pilules magiques, les forçant à ne pas faire l’amour, mais à… passer du moment ensemble. Pour la première fois de la série, le couple paraît être un couple : ils sont amoureux, se font des massages et communiquent vraiment. Non parce que jusque-là, c’était gênant de voir une psy communiquer aussi peu. Bon, après, on atteint un nouveau niveau dans la gênance avec un cunnilingus, puis une scène de sexe à l’écran. Les parents n’échappent donc pas à tout ce que leurs enfants doivent faire à l’écran – mais c’est tellement rare que ça récupère la dimension gênante que ça avait aussi initialement avec les acteurs plus jeunes et beaux.

En parlant de jeunesse ! Kristen recontacte Randy pour lui apprendre qu’il a la chlamydia. C’est marrant, surtout quand elle l’apprend à Justina, sa copine du moment. La vraie copine. Outch. Kristen se rend auprès de sa sœur pour s’en plaindre.

Ashley se venge alors sur Randy en lui faisant prendre des photographies ridicules et en l’enregistrant admettre le viol de Kristen, qui n’a que 17 ans. C’est clair que c’est problématique quand il en a 26. La vengeance était marrante à voir, même si pas forcément au top de la crédibilité.

Après avoir pris le temps de se plaindre à sa sœur, Kristen se rend au lycée (comme quoi tout arrive) où elle découvre toute la polémique du moment et l’exclusion de tous les blancs du groupe de paroles sur la diversité. C’est sûr qu’on a connu plus tolérant sur la diversité, mais ces gamins ne sont pas des plus malins aussi à ne pas comprendre et à ne pas s’écouter.

Enfin bon. Kristen, mise de côté tout l’épisode, finit celui-ci en recevant un mail d’Ashley avec la vidéo de Randy avouant son crime. Oups. C’est un peu bâclé, mais marrant, et on termine par un statut facebook de son faux compte où elle avoue avoir la chlamydia. J’attendais mieux de cette intrigue – j’espère que ça mènera quand même à autre chose.

Sa petite vengeance exécutée, Ashley rentre chez elle pour retrouver Malcolm au fourneau et son frère jouer à l’oncle parfait. C’est l’heure du dîner tant attendu où Duc rencontre Carmen et où Henry se fait juger par toute la famille. C’est de nouveau super marrant de voir toute la famille ensemble, avec Ashley et Duc étant les pires frère et sœur du monde, hyper condescendants et jugeant tout le monde autour de la table.

J’ai adoré immédiatement Carmen, bien plus dans l’écoute et la logique que Duc, qui attaque par habitude avant de découvrir que Carmen a les armes pour lui répondre. C’est toujours étrange d’assister à des dîners de famille comme ça, mais j’aime vraiment bien les liens entre frères et sœurs dans cette série – je me répète, je crois.

À la fin du dîner plus ou moins tendu (surtout quand Carmen et Duc débattent), Ramon demande l’aide de Carmen : il s’avère qu’elle est « perceptive », elle perçoit des énergies et tout un tas de choses sur les gens… mais apparemment pas assez pour capter les problèmes de Ramon. Étrange, quand même. Duc, lui, s’arrange pour avoir un câlin de Carmen en lui donnant sa carte. Pas franchement passionnant, mais intrigant.

Enfin, la série continue de poursuivre son exploration de la vie du psy de Ramon : Farid « Fred » demande à son fils de lui appliquer de la crème dans le dos, où il a des cicatrices plus ou moins en forme d’ailes… parce qu’il se scarifiait pour la religion. Bon, cela lui permet de rétablir le dialogue avec Navid John avant sa session avec Ramon. Cela permet une séance de psy intéressante où Ramon raconte sa vie : cela permet de le découvrir abandonné en Colombie quand il était bébé. Quant au présent… il ment sur ses hallucinations histoire de ne pas en avoir officiellement quand il est face au psy, qui demande à voir son jeu vidéo, pour mieux le comprendre.

On en découvre plus sur Farid ensuite : il a toujours trop de mal avec la religion, même pour un mariage. J’avoue aussi que je n’ai reconnu que dans cet épisode son fils comme l’un des élèves du lycée de Kristen. Je sais pas, sans son hijab, je n’avais pas fait le lien (ou alors je l’avais fait et oublié), donc l’acteur gère plutôt bien. Face à son père, il promet de ne jamais sortir avec le hijab, et ça me laisse dans l’embarras, j’avoue, concernant le pronom à utiliser.

Bon, Farid n’étant pas à l’aise avec la religion, il décide de passer son tour concernant le mariage. Du coup, il va s’acheter de la weed à la place… et que se passe-t-il ? Il est bien sûr confronté à une vendeuse super sympa qui a la réflexion raciste de base de lui demander d’où il vient, d’où il vient vraiment. À ce stade de la série, il est dur de ne pas lever les yeux au ciel face à ce genre de scènes. Je veux dire, c’est génial de faire un peu de travail sur tous ces sujets sensibles, et il y a clairement un besoin de le faire mais ça paraît juste trop forcé à chaque fois.

Finalement, il fume sa weed avec une SDF avant de se rendre au mariage où il agit parfaitement bien… et on enchaîne sur Ashley et Malcolm faisant l’amour, juste parce que. Une minute après, c’est au tour de Farid et sa femme de faire l’amour aussi, alors tout va bien.

Ramon et Henry rentrent chez Ramon, qui accepte finalement de donner sa clé à son mec parce que c’est cool de l’avoir à la maison. OK. C’est toujours rapide, mais après tout, les présentations avec la famille ne se sont pas trop mal passées.

L’épisode se termine sur Greg coupant les liens avec Famiko, message universel pour nous dire que la prostituée a toutes les chances d’avoir un rôle à jouer dans le premier épisode. En attendant, on nous abandonne sur un nouveau 1111 : les cadres dans la chambre de Greg et Audrey, au-dessus du lit. Oups, surtout quand ils se mettent à briller dans le noir, tel un vampire de Twilight.

La série poursuit son chemin sans surprise, en négligeant peut-être un peu trop certains personnages cette semaine (Kristen) pour en privilégier d’autres ; mais dans l’ensemble, c’est top à voir, malgré un ton qui peine parfois à convaincre sur les débats de société qu’ils veulent aborder pour montrer qu’ils sont plus à l’écoute et mieux que tout le monde. J’attends aussi qu’on en sache plus sur le titre de la série – apparemment lié au travail philosophique de Greg – car c’est toujours un mystère après trois épisodes.

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Here and Now – S01E02

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 2 de la première saison d’Here and Now.

02.jpgÉpisode 2 – It’s Coming – 17/20
Dareh miyad.

Vous ne rêvez pas, on est lundi et j’ai déjà vu l’épisode. Tout finit par arriver, voilà tout. On reprend sur les parents en train de s’engueuler dans la salle d’attente du psy, principalement autour de l’histoire familiale inconnue de Ramon. Dans la pièce d’à côté, Ramon est honnête avec son psy à propos de sa mère, lui avouant au passage qu’il a entendu la femme lui parler dans une autre langue. Le psy, Farid « Fred », change rapidement de sujet.

Farid lui conseille d’arrêter la drogue et de dormir. Merci, on s’en serait douté sans lui. Malgré cette séance de psy qui tourne en rond et ne mène nulle part, Ramon se sent choisi et en parle à ses parents.

Greg, le père, va chez l’ophtalmo et apprend qu’il risque d’avoir une cataracte. Il doit se faire opérer dès que son assurance lui permettra, et ça le fait flipper pour le reste de l’épisode, plus que la condition de son fils. On découvre au passage que le couple fait l’amour tous les mercredis, mais pas celui-ci, parce qu’Audrey a trop peur pour Ramon. Et malgré tout, je ne peux toujours pas la piffrer, avec sa volonté de bien faire qui est juste épuisante et vouée à l’échec. Pour une psy, elle est franchement pas très maline.

De son côté, Kristen est en cours et a très clairement une MST. Que cela ne nous détourne pas toutefois du cours sur la Scarlett Letter, La Lettre écarlate. Grand classique de la littérature américaine, il permet surtout d’assister cours sur tout un tas de sujets intéressants qui en montrent l’actualité. Si le littéraire en moi aime voir les classiques rétablis pour ce qu’ils sont, la scène est surtout comique tant ça paraît mal écrit. Un enfant comprendrait vite que c’est surtout une excuse afin que les scénaristes déballent un gros débat féministe/raciste/tous les sujets polémiques qu’on peut caser dans un débat de société aujourd’hui.

Et c’est là que la série perd ses points : c’est trop gros. Toutes les intrigues proposées le sont pour créer le débat, hormis celle de Ramon (et encore, c’est discutable, vu qu’il est gay et se drogue, ça permet aussi des débats). On a vite compris que la série était ouverte d’esprit, et en faire trop sur le sujet finit par la desservir, car elle ressemble à une parodie. Mais bon.

En début d’épisode, Duc et Ashley passent encore tout leur temps ensemble, s’inquiétant pour Ramon plus que pour la dépression de leur père. Ils décident de l’inviter à dîner, juste pour passer du temps avec lui, mais ça ne se fait finalement pas, car il ne leur répond pas.

Ramon dérange décidément la sexualité de tout le monde dans l’épisode, car Ashley s’arrête aussi  de coucher avec son mari quand Kristen l’appelle. Juste au cas où ce soit à propos de Ramon, mais c’est à propos de sa MST.

Ashley accepte de s’occuper d’elle, car c’est à ça que servent les grandes sœurs. Quant à cette intrigue, elle sert à rapporter d’autres problématiques sociétales, avec l’avortement et les extrémistes « pro-life ». Bien sûr, Kristen perd sa patience avec eux et agresse physiquement l’un de ses agresseurs. Oui, ça fait plaisir à voir, mais non, ça ne se passe pas bien puisqu’elles sont arrêtées.

Continuant à dérouler la liste de tous les clichés sociétaux possibles, cette arrestation est suivie en détail, avec la création du dossier judiciaire de Kristen, mais aussi d’Ashley (qui n’a absolument rien fait). Si la policière (qui ressemble énormément à Holliday Grainger ; mais celle-ci n’était pas dans le générique, donc ça ne doit pas être elle) est super sympa avec Kristen qui prend tout à la rigolade, elle se montre ainsi hyper froide avec Ashley. Bref, on nous parle du racisme banalisé, envers Ashley qui se sent agressée alors qu’elle n’a rien fait.

Toute cette intrigue ne mène de toute façon nulle part car l’homme ne porte plainte, étant lui-même dans la merde judiciairement parlant pour avoir été présent sur les lieux alors qu’il n’avait légalement pas le droit. Kristen espère donc s’en tirer sans souci, mais c’est sans compter sur Ashley qui la force à tout raconter à leur mère.

Kristen finit donc par se confier à Audrey, qui est limite heureuse de savoir que sa fille s’est fait arrêter comme ses deux parents avant elle, mais qui trouve tout de même triste le fait qu’elle ait chopé la chlamydia. Oui, normal.

Ashley, elle, avoue avoir menti à Malcolm le soir de l’anniversaire de son père, en racontant qu’elle a ramené un mannequin à la fête ; et que c’est lui qui a refilé la MST à sa sœur. La scène d’explications entre Ashley et Malcolm est intéressante, surtout parce qu’il est évident que les deux s’aiment. Ce n’était pas gagné avec l’épisode précédent où Ashley était surtout centrée sur elle-même. Si Malcolm a du mal à lui pardonner, c’est surtout parce qu’il aimerait bien avoir l’occasion de s’éclater avec elle lui aussi. Bref, la drogue est banalisée dans cette famille, ce n’est pas nouveau. Quant à Ashley, elle décide d’arrêter de porter une perruque suite à son arrestation, encore traumatisée parce que lui a fait vivre la policière.

Pendant ce temps, Ramon continue de bosser sur ses jeux vidéos, car c’est là son boulot, et de coucher avec son mec, Henry. Il lui révèle un passé compliqué avec les ombres : quand il était bébé, Ramon se sentait poursuivi par les ombres. Oui, oui, normal, tu ne fais pas du tout flipper à raconter ça comme ça. Ramon se demande bien pourquoi son tout nouveau mec est si compréhensif avec lui, parce que c’est clair qu’il est tellement instable que ça donne plutôt envie de prendre ses jambes à son cou. Oui, mais Henry dit sentir le besoin d’être là. OK, OK.

Dans tout ça, ils passent leur épisode à poil, sauf quand ils ont les pieds dans l’eau, au pied d’une cascade, et que ça aurait une certaine logique qu’ils le soient. Si la scène est magnifique, elle ne sert franchement qu’à planter un sublime décor. Ramon et Henry finissent ainsi l’épisode à la belle étoile. Les rencards continuent, quoi, et Ramon est totalement sous le charme, à faire la liste de ses qualités avant de lui demander des défauts. C’est à ce moment-là qu’il apprend qu’une réunion de famille se prépare dans son dos pour savoir comment se comporter avec lui. Bien sûr, c’est Kristen qui l’en informe, parce que leur mère se comporte une fois de plus n’importe comment.

D’ailleurs, Audrey a aussi sa sous-intrigue perso parfaitement inintéressante dans le lycée de sa fille où un club pro-« race blanche » essaye de voir le jour. Si j’aime bien son intervention et ses explications sur les phrases commençant par « Je me sens » (un très grand classique des séries !), j’ai trouvé la scène grossière et beaucoup trop expéditive (pourtant, elle occupe un certain temps de l’épisode). Pas très intéressant.

Duc aussi n’était pas super intéressant cette semaine, alors qu’il y a du potentiel avec le personnage. Il obtient l’accord de publication de son livre, mais seulement si son père fait l’intro et accepte une nouvelle édition de son livre trentenaire. Bien sûr, en fin d’épisode, il n’en parle pas une seule seconde à son père.

En parallèle, on découvre aussi qu’il est le fils d’une prostituée et a souvenir de son enfance où il voyait sa mère coucher avec tout un tas d’hommes. Sa sexualité a lui en prend un coup : il couche avec tout un tas de femmes, mais fuit les relations sérieuses. On est loin de ce que sous-entendait Ashley dans le premier épisode où je pensais naïvement qu’il attendait le mariage – mais bon, la série n’a rien de conservateur, c’est noté.

Enfin, on termine le tour de cette famille avec Greg qui pète un câble sur ses étudiants, pour changer. C’est rigolo plus qu’autre chose, même si j’aurais pu m’en passer aussi. Il reprend le rôle de Simon pour sa prostituée ensuite, celle-ci s’appelant Famiko. Il l’appelle pendant qu’il fait nettoyer sa voiture, mais c’est à peu près tout. On notera tout de même que les nettoyeurs de sa voiture trouvent son sextoy et le mette dans la boîte à gants, ce qui aura forcément un impact dans la suite de la série.

On suit également la vie de famille du psy qui révèle être né le 11/11 et être curieux de comprendre comment son patient a su des infos sur lui (mais bon, à l’ère d’Internet, tout va bien). Il a aussi un fils, Navid, qui décide de devenir femme, et musulmane au passage. Oui, on continue de dérouler la liste de tous les sujets qui prêtent à débat. J’ai peur qu’à en faire autant, la série finisse par s’enterrer d’elle-même. Si c’est bien d’aborder tous ces sujets, c’est vraiment caricatural et pas très approfondi dans cet épisode. Finalement, ça ne donne pas envie de s’y intéresser plus qu’autre chose, surtout que quand c’est approfondi, ça paraît tout de même bâclé (il n’y a qu’à voir la thérapie de groupe d’Audrey).

Du coup, je me suis plus attaché aux tensions dans le couple de Farid, sa femme paraissant quand même extrêmement géniale. Farid, lui, se renseigne sur les « esprits poreux », de la même manière que Greg s’intéresse au « 11-11 » sur internet.

En fin d’épisode, Greg est hanté à son tour par ces nombres et décide d’aller à l’encontre de son GPS. Mouais, il faudra voir où ça mène. Ah, et bien sûr, la réunion familiale promise en cours d’épisode a bien lieu, avec Ramon qui se pointe en milieu et répète le discours proposé par Henry dans l’épisode : il ne veut pas aborder sa possible maladie par la peur. Intéressant angle d’approche pour cette intrigue.

En définitive, cet épisode dure une heure, et c’est long. C’est long, certes, mais il y a tellement d’intrigues qui se déroulent en parallèle que j’ai eu l’impression de voir deux épisodes, et ça, c’est plutôt bienvenue. Si la note est excellente, c’est parce que le casting est engageant et que les personnages ont tous de quoi porter une série sur leurs épaules, que je les aime ou non. Du coup, j’étais accroché tout du long. En revanche, j’espère que la série va vite s’arrêter ses pseudo-messages politiques sur les sujets qui prêtent à débat dans la société d’aujourd’hui. Pour l’instant, ce n’est pas réussi et ça plombe la série avec des solutions expéditives ou des clichés mal venus.

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