Here and Now – S01E03

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 3 de la première saison d’Here and Now.

03.jpgÉpisode 3 – If a Deer Sh*ts in the Woods – 15/20
Oh, is that chromosome humor?

Je ne sais pas ce qu’il en est pour le lion, mais je peux vous assurer que le sérieux est mort ce soir. Enfin, hier soir. J’ai commencé cet interminable d’épisode d’une heure à minuit, alors que je voulais me coucher à 1h grand maximum, pour me fixer un rythme et pas faire n’importe quoi dans les révisions. Y a comme un problème technique dans mon plan, vous l’aurez compris. Mais vous n’êtes pas là pour ça, comme je le dis souvent dans mes critiques.

Non vous êtes là pour entendre parler – enfin, lire – de Greg croisant un daim sur sa route, s’engouffrant à sa poursuite dans la forêt, se faisant piquer sans raison par une abeille (nope, ça n’arrive jamais comme ça) et se paumant dans les bois. Bon. Franchement, j’ai hésité à tout arrêter et aller me coucher, mais comme l’épisode était commencé, je l’ai regardé continuer à passer une nuit de merde sous la pluie dans la forêt. Bon courage pour expliquer la situation le lendemain, ça n’a aucun sens : il a juste suivi les indications contraires de son GPS à cause d’un 11|11.

Au réveil, il tombe sur un daim faisant ses besoins. Bon appétit ? Il se rend compte aussi qu’il est à deux mètres de sa voiture. Euké. Je n’ai pas trop compris l’intérêt et le pourquoi du comment de la chose, mais admettons. En plus, les effets spéciaux n’étaient pas si mauvais pour la bête.

Bref, Greg se rend ensuite à une conférence avec un certain « Thomas Rousseau » (il est bien nommé le monsieur pour un philosophe) qui est genre son ennemi littéraire n’hésitant pas à le citer pour le ridiculiser. Et hop, la série nous en remet une couche sur les sujets de société et débat, avec un laïus plein d’insultes, gros mots et vulgarité sur l’état de la société et les fake news. La mode, quoi.

Le lendemain de l’épisode précédent, donc, Ramon et Henry sortent de la douche en parlant du dîner du soir avec les aînés de Ramon, qui entend des sonneries de téléphones dans les canalisations. Il donne sa clé à Henry, déjà, même s’il ne veut pas que ce soit tout un truc pour autant. Le simple fait de le dire, ça en fait tout un truc cela dit, mais bon.

Ramon se rend ensuite à son travail/sa fac (il serait temps) pour apprendre qu’il a un poste qui l’attend pour représenter son université à une sorte de concours – j’avoue, je n’ai pas tout bien capté, mais c’est une bonne chose. Merveilleux. Au passage, on découvre surtout qu’il a pour amie une actrice que je vois beaucoup trop souvent à l’écran, entre Scream et Arrow. Elle s’appelle Dex dans cette série, c’est noté, faut que je le retienne.

Chez Ashley, Malcolm continue de lui balancer ses mensonges du premier épisode à la tronche. La bonne nouvelle est que le couple est sur la voie de la réconciliation. Duc débarque et leur apprend que Ramon ramène Henry chez lui. Oh, et il ment aussi à sa famille, finalement ! Ashley et Malcolm n’ont aucune idée du serial-fucker qu’il est, et ils veulent le caser avec quelqu’un. Enfin, surtout Malcolm. Eh bah. L’ensemble de la scène était étonnamment fluide pour une série qui démarre, et ce n’est pas sans rappeler certaines dynamiques de Brothers & Sisters à l’époque. C’est crédible, ça passe très bien, mais alors du coup, il se passe bien trop de choses d’un coup.

Bon, Malcolm et Duc sont super potes et vont faire une course de vélo en montagne. C’était rigolo parce que Malcolm est un grand gentil qui laisse les autres gagner tant qu’il s’améliore, et Duc n’apprécie pas trop. En même temps, Duc est un menteur qui apprend à tous leurs potes faisant du vélo que, non, il n’a jamais couché avec personne, alors bon.

Audrey découvre que sa thérapie de groupe n’est pas hyper efficace quand un lycéen accroche un épouvantail noir. Le proviseur laisse Audrey gérer la presse plutôt très bien (avec encore un joli commentaire sur la société et la haine partout et blablabla), même si bien sûr la presse coupe ça comme ils veulent. Déprimée parce que les coupes budgétaires du lycée font qu’elle est virée, Audrey appelle son mari pour coucher avec lui.

Il rentre aussitôt pour découvrir qu’il est à court de ses petites pilules magiques, les forçant à ne pas faire l’amour, mais à… passer du moment ensemble. Pour la première fois de la série, le couple paraît être un couple : ils sont amoureux, se font des massages et communiquent vraiment. Non parce que jusque-là, c’était gênant de voir une psy communiquer aussi peu. Bon, après, on atteint un nouveau niveau dans la gênance avec un cunnilingus, puis une scène de sexe à l’écran. Les parents n’échappent donc pas à tout ce que leurs enfants doivent faire à l’écran – mais c’est tellement rare que ça récupère la dimension gênante que ça avait aussi initialement avec les acteurs plus jeunes et beaux.

En parlant de jeunesse ! Kristen recontacte Randy pour lui apprendre qu’il a la chlamydia. C’est marrant, surtout quand elle l’apprend à Justina, sa copine du moment. La vraie copine. Outch. Kristen se rend auprès de sa sœur pour s’en plaindre.

Ashley se venge alors sur Randy en lui faisant prendre des photographies ridicules et en l’enregistrant admettre le viol de Kristen, qui n’a que 17 ans. C’est clair que c’est problématique quand il en a 26. La vengeance était marrante à voir, même si pas forcément au top de la crédibilité.

Après avoir pris le temps de se plaindre à sa sœur, Kristen se rend au lycée (comme quoi tout arrive) où elle découvre toute la polémique du moment et l’exclusion de tous les blancs du groupe de paroles sur la diversité. C’est sûr qu’on a connu plus tolérant sur la diversité, mais ces gamins ne sont pas des plus malins aussi à ne pas comprendre et à ne pas s’écouter.

Enfin bon. Kristen, mise de côté tout l’épisode, finit celui-ci en recevant un mail d’Ashley avec la vidéo de Randy avouant son crime. Oups. C’est un peu bâclé, mais marrant, et on termine par un statut facebook de son faux compte où elle avoue avoir la chlamydia. J’attendais mieux de cette intrigue – j’espère que ça mènera quand même à autre chose.

Sa petite vengeance exécutée, Ashley rentre chez elle pour retrouver Malcolm au fourneau et son frère jouer à l’oncle parfait. C’est l’heure du dîner tant attendu où Duc rencontre Carmen et où Henry se fait juger par toute la famille. C’est de nouveau super marrant de voir toute la famille ensemble, avec Ashley et Duc étant les pires frère et sœur du monde, hyper condescendants et jugeant tout le monde autour de la table.

J’ai adoré immédiatement Carmen, bien plus dans l’écoute et la logique que Duc, qui attaque par habitude avant de découvrir que Carmen a les armes pour lui répondre. C’est toujours étrange d’assister à des dîners de famille comme ça, mais j’aime vraiment bien les liens entre frères et sœurs dans cette série – je me répète, je crois.

À la fin du dîner plus ou moins tendu (surtout quand Carmen et Duc débattent), Ramon demande l’aide de Carmen : il s’avère qu’elle est « perceptive », elle perçoit des énergies et tout un tas de choses sur les gens… mais apparemment pas assez pour capter les problèmes de Ramon. Étrange, quand même. Duc, lui, s’arrange pour avoir un câlin de Carmen en lui donnant sa carte. Pas franchement passionnant, mais intrigant.

Enfin, la série continue de poursuivre son exploration de la vie du psy de Ramon : Farid « Fred » demande à son fils de lui appliquer de la crème dans le dos, où il a des cicatrices plus ou moins en forme d’ailes… parce qu’il se scarifiait pour la religion. Bon, cela lui permet de rétablir le dialogue avec Navid John avant sa session avec Ramon. Cela permet une séance de psy intéressante où Ramon raconte sa vie : cela permet de le découvrir abandonné en Colombie quand il était bébé. Quant au présent… il ment sur ses hallucinations histoire de ne pas en avoir officiellement quand il est face au psy, qui demande à voir son jeu vidéo, pour mieux le comprendre.

On en découvre plus sur Farid ensuite : il a toujours trop de mal avec la religion, même pour un mariage. J’avoue aussi que je n’ai reconnu que dans cet épisode son fils comme l’un des élèves du lycée de Kristen. Je sais pas, sans son hijab, je n’avais pas fait le lien (ou alors je l’avais fait et oublié), donc l’acteur gère plutôt bien. Face à son père, il promet de ne jamais sortir avec le hijab, et ça me laisse dans l’embarras, j’avoue, concernant le pronom à utiliser.

Bon, Farid n’étant pas à l’aise avec la religion, il décide de passer son tour concernant le mariage. Du coup, il va s’acheter de la weed à la place… et que se passe-t-il ? Il est bien sûr confronté à une vendeuse super sympa qui a la réflexion raciste de base de lui demander d’où il vient, d’où il vient vraiment. À ce stade de la série, il est dur de ne pas lever les yeux au ciel face à ce genre de scènes. Je veux dire, c’est génial de faire un peu de travail sur tous ces sujets sensibles, et il y a clairement un besoin de le faire mais ça paraît juste trop forcé à chaque fois.

Finalement, il fume sa weed avec une SDF avant de se rendre au mariage où il agit parfaitement bien… et on enchaîne sur Ashley et Malcolm faisant l’amour, juste parce que. Une minute après, c’est au tour de Farid et sa femme de faire l’amour aussi, alors tout va bien.

Ramon et Henry rentrent chez Ramon, qui accepte finalement de donner sa clé à son mec parce que c’est cool de l’avoir à la maison. OK. C’est toujours rapide, mais après tout, les présentations avec la famille ne se sont pas trop mal passées.

L’épisode se termine sur Greg coupant les liens avec Famiko, message universel pour nous dire que la prostituée a toutes les chances d’avoir un rôle à jouer dans le premier épisode. En attendant, on nous abandonne sur un nouveau 1111 : les cadres dans la chambre de Greg et Audrey, au-dessus du lit. Oups, surtout quand ils se mettent à briller dans le noir, tel un vampire de Twilight.

La série poursuit son chemin sans surprise, en négligeant peut-être un peu trop certains personnages cette semaine (Kristen) pour en privilégier d’autres ; mais dans l’ensemble, c’est top à voir, malgré un ton qui peine parfois à convaincre sur les débats de société qu’ils veulent aborder pour montrer qu’ils sont plus à l’écoute et mieux que tout le monde. J’attends aussi qu’on en sache plus sur le titre de la série – apparemment lié au travail philosophique de Greg – car c’est toujours un mystère après trois épisodes.

Retour à la liste des épisodes

 

7 commentaires sur « Here and Now – S01E03 »

  1. Pour l’escapade en forêt, l’abeille, l’errance et le daim sont des allégories religieuses (mais pour le tas de crottes, je ne saurai dire). J’imagine que le titre aura plusieurs significations dans la série, mais pour le couple psy/philosophe, c’est plus sûrement une exhortation a s’ancrer dans le présent plutôt qu’à chercher des solutions dans le passé.

    J’aime

    1. Ah merde, j’ai pas du tout ces références niveaux allégories religieuses, va falloir que je me renseigne 🤔 enfin l’errance ça passe mais le reste 🤔 merci !

      Oui pour l’instant on en est là de la réflexion, mais c’est un peu creux s’il n’y a que ça. A voir !

      Aimé par 1 personne

  2. C’est plus un cerf qu’un daim la bestiole, non ? 🙂 Bon j’avoue que tout le début j’ai pas vraiment accroché ni bien suivi tellement ça m’ennuyait, j’ai même failli arrêter mais bon… Je ne sais toujours pas si je vais continuer. Il y a des trucs qui me plaisent (les scènes de couple entre les parents et 2-3- autres trucs) mais la série n’a pas de succès donc sera sûrement annulée à la fin de la saison, donc je me dis que ce n’est pas la peine de continuer et pourtant je suis là à l’épisode d’après. Du coup c’est bizarre. Ah et le psy s’appelle Farid, pas Fred (je me demande tout à coup qui était Fred !) ! 😀 Et je n’ai pas reconnu du tout son fils comme étant au lycée de Kristen. Mais je ne suis pas physionomiste 🙂

    J’aime

    1. J’avoue avoir hésité entre cerf et daim, mais je ne me suis pas renseigné plus que ça… je ne sais pas, ça me confronte à tout un tas d’incertitudes métaphysiques sur la vie cette affaire mdr

      J’ai un peu le même problème que toi avec la série, avec une partie qui me plaît beaucoup et une partie qui me laisse indifférent… donc je pense continuer.

      Pour Farid, il demande à Ramon de l’appeler Fred dans l’épisode deux, et du coup, j’ai utilisé Fred dans cette critique-là au lieu de Farid, parce que je trouve ce changement de nom assez révélateur de la psychologie du personnage. Maintenant, c’est vrai qu’on le voit surtout avec sa famille dans cet épisode, donc j’aurais pu utiliser Farid XD

      Et pour Navid, c’est celui qui regarde Kristen à l’arrière-plan quand elle fait son speech à la cafétéria là ; il a des lunettes, mais vu comment la caméra insiste sur lui, j’ai capté que c’était lui XD (enfin tu me mets le doute, mais quasi sûr)

      J’aime

      1. Alors franchement je suis passée à côté de toutes ces références métaphysiques ou religieuses et pour Farid/Fred, c’est vrai, maintenant que tu me le dis, ça me dit quelque chose… ou pas 🙂 Et pour Navid, ça ne me dit absolument rien. C’est pour te dire mon degré d’implication dans la série ! 😀

        Aimé par 1 personne

      2. Le « ou pas » m’a fait explosé de rire, merci (oui, oui, explosé, carrément, la fatigue n’aide pas). Elle est pourtant chouette par moment cette série !

        J’aime

Leave a comment if you want...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.