The Walking Dead – S08E09

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 9 de la huitième saison de The Walking Dead.

09.jpgÉpisode 9 – Honor – 18/20
All of us, together. We’ll be their worst nightmare.

Carlito va mourir ! C’est là-dessus que la série nous avait laissé et c’est avec cette idée que l’on reprend, avec un gros plan de Rick en larmes, alors qu’il s’imagine vieillir en paix une nouvelle fois. Nous ne sommes pas vraiment là pour ça pourtant. Heureusement, la série ne s’attarde pas trop dessus.

Un flashback nous montre Carl se faire mordre, et je dois dire que l’acteur le joue mieux que prévu. On avait tous parfaitement deviné à quel moment il se faisait mordre, mais le retour sur sa journée de merde où il  comprend qu’il est mort n’est pas idiot, pour accentuer la catastrophe. Bon et donc, s’il te reste 24h à vivre, que fais-tu ?

Tu essayes de revoir ton pôpa et Michonne, et ils ne sont pas là. Le montage musical qui s’ensuit est sympathique, car on le voit écrire ses adieux pour tout le monde,passer du bon temps avec sa petite sœur et allumer des bougies que j’espère voir s’éteindre d’ici la fin de l’épisode, parce que je pense à mon Bingo Séries avant tout. Comme tout ce que fait la série, ça traîne bien évidemment en longueur, mais pour une fois, c’est une longueur qui s’explique et donne envie de profiter du personnage.

Loin de cette intrigue, Morgan voit les hommes de Negan buter du zombie dans le vide, etje me rends compte que je ne me souviens plus bien d’où en était dans cette intrigue. Les hommes du grand-méchant ne sont pas idiots et ont trouvé un moyen de s’échapper de leur bâtiment pour venir s’attaquer aux hommes de Rick.

C’est gros franchement : ils se font un mur de zombies pour se protéger des zombies, et on les laisse faire. Comme d’habitude, Super-Morgan s’en tire (mais c’est moche de dire comme d’habitude alors qu’après tout, ils n’ont pas hésité à faire en sorte que Carl soit mordu).

J’ai vraiment oublié beaucoup trop de choses, mais de son côté, Carol veut jouer les super-héros et se battre seule contre tous les Saviors pour sauver Ezekiel, mais il y a toujours le petit garçon qui ne l’entend pas de cette oreille.

Ezekiel est donc toujours prisonnier des Saviors, et notamment un Gavin déçu de savoir que Negan va le tuer, parce qu’Ezekiel, il a quand même la classe le coco.

Carol retrouve Morgan par une hasardeuse chance du scénario en périphérie du Royaume, pour découvrir qu’Henry est là lui aussi. Ils décident un temps de rester aussi discrets que possible, puis passent à l’attaque, forcément. Malheureusement pour Carol, Morgan est en plein pétage de câble interne, toujours, et veut buter un max de Saviors, comme dans les jeux vidéos mais sans le nombre de vies qui va avec les jeux vidéos. Bon ? Ça va que Carol est assez badass pour l’aider.

Gavin sent bien que la soirée peut encore virer au désastre, et il montre tout son respect à Ezekiel pendant l’épisode. Très franchement, je n’en avais rien à faire de ce personnage et ce n’est pas cette écriture pseudo-sentimentaliste qui m’a fait changer d’avis sur lui. Je n’en avais rien à faire avant l’épisode, et je n’en ai rien eu à faire pendant.

Carol et Morgan ont beau être efficaces, ils finissent par se faire repérer à force de tuer tout le monde. Du coup, Ezekiel est ramené dans son théâtre pour se faire frapper et sermonné par Gavin. Sans la moindre surprise, Carol et Morgan se montrent assez efficaces pour sauver Ezekiel, qui ne reste pas passif dans le combat et récupère une arme dès qu’il peut. Morgan est à deux doigts de se faire avoir, mais en arrachant quelques intestins de son agresseur, il s’en tire sans mal. Bon appétit.

Il ne parvient toutefois pas à tuer Gavin qui prend pourtant le temps de bien rester admirer ce qu’il se passe sur scène (ah elle est loin la bienséance du XVIIe siècle qu’on me demande de réviser). Allez, ça ne fait rien, il se la joue Negan et/ou film d’horreur pour poursuivre Gavin et l’exécuter publiquement. Gavin a le droit de longs derniers mots où il promet que Negan vaincra malgré tout. Passionnant. Non, ça ne s’arrête pas là, mais j’y reviens dans la suite de la critique. C’est juste que la scène se déroule en parallèle d’une autre, qui est celle que l’on attendait tous en commençant l’épisode (même si j’avais peur qu’ils ne la gardent pour encore un autre épisode).

Pendant ce temps donc, dans les sous-terrains d’Alexandria, tout le monde est au courant pour la morsure de Carlito. Celui-ci distribue ses cartes postales et explique que les Saviors n’y sont pour rien du tout dans sa mort. Il s’est juste fait mordre. Siddiq fait ce qu’il peut pour aider Carl dans sa fièvre, parce que c’est un ancien médecin (enfin, un résident) et Rick comprend qu’en fait tout est sa faute. S’il n’avait pas été si con avec Siddiq dès le début, Carl n’aurait pas eu à aller le chercher.

Malgré tout, c’est Michonne qui pète un câble et aimerait se barrer de son sous-terrain. Et il n’en faut pas plus pour provoquer le débat entre ceux qui veulent se barrer au plus vite à Hilltop et ceux qui sont pour rester dans le sous-terrain. Tout le monde y va de sa petite réplique, mais c’est le genre de choses qui manquait parfois à la série ces derniers temps.

Bon après, voir Daryl taper l’épaule de Rick pour exprimer son soutien, c’était quand même bien ridicule comme idée, mais bon, ça fait longtemps qu’ils me font rire avec ce personnage de toute manière. Il devient subitement le baby-sitter attitré de Judith, allez savoir pourquoi.

Dans cet épisode, j’ai beaucoup aimé voir les scénaristes prendre du temps pour dire « au revoir » à Carl. Franchement, ça change, et ça fait du bien – mais comme toujours ils en ont fait trop et ça a fini par être plus « trop long » que « trop triste ».

L’image forte de Rick et Michonne creusant la tombe de Carl est bien sûr très efficace, de même que les adieux de Carl à Judith, qui hérite d’un chapeau dégueulasse. Je fais mon malin avec ma critique et mes pseudo-notes humoristiques, mais comme tout le monde, je n’en menais pas super large, surtout quand ils se sont mis à utiliser des pleurs préenregistrés de trois secondes top chrono pour les déchirants adieux – ce n’est pas comme si Judith avait l’âge de comprendre véritablement ce qui se déroulait. En revanche, je me découvre beaucoup plus (et trop) sensible qu’avant face à ce genre de scènes maintenant que j’ai des neveux.

Après les adieux avec Judith ? Carl dit au revoir à son nouveau petit-copain, Siddiq, qui veut l’honorer, d’où le titre de l’épisode. Les scénaristes font tout pour qu’on aime bien Siddiq, malgré la tournure désastreuse des événements. Oh, et malgré la tournure désastreuse des événements, j’ai pu rire de la déclaration à Michonne, puis de Michonne (car je resterai TA MEILLEURE AMIE) et m’énerver contre la bougie qui s’éteint toute seule.

Quand ils sortent enfin du sous-terrain alors que tout le monde est parti à Hilltops après la fuite des Saviors, c’est pour découvrir qu’Alexandria est en flamme. Malgré la lumière et le bruit, il n’y a pas un zombie à l’horizon pour venir les déranger. Carl a une dernière confession à faire, revenant au gamin qu’il a tué alors qu’il abandonnait le combat à la prison, il y a fort fort longtemps, quand la série n’avait pas perdu toute sa superbe (mais une grande partie quand même).

Le but est de ramener enfin l’humanité dans la série, et l’espoir d’un après réussi. Les derniers mots de Carl se font en parallèle de l’hésitation de Morgan. S’il veut tuer Gavin, ce n’est pas ce que Carol et Ezekiel veulent. Ils essayent de l’en dissuader et… Gavin se fait tuer par Henry. Adieu espoir.

Du côté de Carl, il n’en finit plus de mourir, mais il nous révèle aussi que les rêves de Rick que nous voyions depuis le début de la saison sont en fait les siens, c’est l’espoir d’un futur heureux qu’il a pour son père. Mais sans lui, du coup. C’est une pirouette scénaristique intéressante qui ramène ce qu’il faut d’émotion pour le décès d’un personnage plus qu’emblématique de la série. Je crois qu’ils n’en avaient jamais fait autant pour la mort d’un personnage (ou peut-être que si, mais pas depuis Andrea & Lori, quoi) – ils se sont débarrassés de Glenn bien plus vite que ça.

Finalement, Carl décide d’en finir, parce que lui non plus n’en peut plus, je crois : il se suicide donc après les derniers « Je t’aime » à Michonne et Rick. Pour une fois, la série a la décence de nous épargner la mort : le suicide se fait hors-écran et sans que son père ni Michonne ne le voient.

Le cliffhanger nous envoie probablement dans le futur où Rick et sa barbe se réveillent, blessé, adossé à un arbre. Mouais. On a connu des cliffhangers plus intéressants tout de même.

Cet épisode était donc très bon, l’un des meilleurs de la série depuis un bon moment, même si comme d’habitude, il durait lui-même un bon moment – et c’était trop à un certain point. Nous avions l’action d’un côté avec une intrigue très prévisible, mais réussie. De l’autre côté, nous avions enfin une intrigue qui se rappelait l’humanité de la série – celle qui faisait que les premières saisons étaient intéressantes à suivre et que l’on a perdue il y a quelques années. C’était attendu après la pause de mi-saison, mais ça faisait du bien. Espérons que le sacrifice de cet épisode ne soit pas vain et ramène de l’humanité pour de bon.

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