Les stats de la saison 2017-18

Salut les sériephiles,

Une fois n’est pas coutume, on se retrouve aujourd’hui pour parler de 2018, et plus précisément de la saison 2017-18. Lorsque j’ai rédigé le top 70, j’ai fini par quelques statistiques d’ordre général et je pensais que ce serait bien suffisant comme ça. Finalement, cette semaine, Ludo s’est prêté au jeu des statistiques et m’a demandé de lui faire quelques graphiques et calculs de pourcentages sur ses lectures et ses visionnages de séries sur l’année. Par conséquent, je me suis rappelé que j’étais curieux et que c’était fun de tout chiffrer… C’est pour cela qu’après lui avoir envoyé ses graphiques, je me suis mis à faire les miens. Et tant qu’à faire, autant vous les partager, parce que ça fait un article que j’aime bien lire ailleurs moi, donc peut-être que vous aussi vous aimerez.

Toutes les statistiques présentes dans cet article couvrent la période de septembre 2017 à août 2018, grosso modo. Non, je n’ai pas fait sur l’année car en fait, je n’ai pas de liste à l’année, je procède par saison dans mes décomptes – et puis, je suis prof, alors le début d’année, c’est en septembre, sérieux, pourquoi on fait pas le réveillon le 31 août hein ?

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C’est simple, ces stats couvrent tout ce qu’il y a dans le top 70 et que j’ai terminé (pas les dernières places de ce top donc) ! Commençons par le graphique le plus déprimant car cela faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé : seules 59% de mes séries ont été renouvelées. Je sais, vous allez me dire que c’est beaucoup, mais non, parce que ça en laisse 37% d’annulées ou de définitivement terminées, et c’est ça qui est énorme. Je m’en suis bien rendu compte en cours d’année, et surtout cet été, mais je trouve ça triste tant d’histoires qui se terminent… En plus, la relève n’est pas assurée pour l’instant, il y a peu de saisons 1 que j’ai vraiment appréciées l’an dernier, et c’est pire cette année !

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Du côté de la durée des épisodes, il n’y a que peu de surprise avec plus de 50% de ce que je regarde calibré sur le format 42 minutes. Je blague parfois en disant que ma vie est rythmée par des tranches de 45 minutes, mais je ne blague qu’à peine je crois. Et après, j’ai du mal à caser les 24% de séries que je regarde et qui font plus de 42 minutes…

En revanche, le graphique que je préfère (mais qui prend un temps fou à concevoir), c’est celui des chaînes de mes séries. Je sais, je sais, Seriesdom pourrait me le faire, mais comme je mets toujours trois plombes à y écrire ce que j’ai vu, ce n’est pas efficace : il y a des épisodes vus en 2017 comptabilisés sur 2018 ; et il y en aura de 2018 sur 2019, et donc ça ne marche pas.

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Qu’à cela ne tienne, je me le suis fait manuellement. Sans la moindre surprise, ABC reste la chaîne dont j’ai regardé le plus de choses l’an dernier ; et en même temps, je crois que j’ai testé 90% de ses nouveautés – allant même jusqu’au bout de Ten Days in the Valley. J’étais persuadé que Netflix serait dans le mal sur la saison, car j’avais l’impression de ne pas rentabiliser mon abonnement.

Finalement, 13% des séries que je regarde sont dessus – et ça ne prend même pas en compte l’Arrowverse, ou The Good Place que j’ai laissé dans les stats de NBC. Mon impression vient surtout du fait que sur Netflix, je suis poussé à consommer rapidement les épisodes, donc je n’y passe pas de temps que ça. Et puis aussi, 13%, ça m’en laisse 87 ailleurs, hein. Mon autre surprise a été de retrouver la Fox en 3e position… Avec toutes les annulations subies en mai, je doute que ce soit encore le cas l’an prochain. Pour moi, la 3e position aurait dû logiquement aller à Syfy que j’ai l’impression de regarder énormément. Comme quoi, les intuitions sont parfois faussées.

Dans le même genre, je n’aurais pas instinctivement pensé que je regardais autant de séries sur la CW que sur AMC : j’ai parfois été en overdose de CW… alors qu’en fait, pas du tout. C’est l’effet niaiserie de Supergirl qui m’a influencé, ça, à tous les coups ; et une fois de plus, mon pseudo-rattrapage de l’Arrowverse n’est pas pris en compte non plus. Et puis, cette saison était aussi la première où je n’ai pas été hyper sérieux dans mes visionnages. Jusque-là, il n’y avait pas grand-chose dans ma liste d’attente TVtime, mais cette année, je me suis laissé déborder comme tout le monde… et je n’ai pas terminé 22% des saisons commencées (ça ne compte donc même pas celles que je n’ai pas entamées) :

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Tristesse ! Pour m’en remettre, je vous propose de vite enchaîner sur le dernier graphique de cet article, parce qu’il me fait énormément rire pour son égalité parfaite en première place ; ça me paraît improbable et pourtant, je vous promets que je n’ai pas fait exprès :

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Là aussi, il y a une surprise : j’étais sûr d’avoir regardé beaucoup moins de comédies cette année, surtout qu’il y en a un paquet que je n’ai pas terminé. Et pourtant, 27%, c’est loin d’être minime. Comme quoi ! Pour le reste de ce graphique, je dois dire que je m’y attendais : oui, la SF a une place de choix dans mes visionnages, rien de nouveau sous le soleil.

Voilà donc pour cette saison. Si ABC est grande première de ces stats, je pense que l’an prochain ira néanmoins à Netflix, car avec le Challenge Séries, je vais rajouter pas mal de saisons du géant du streaming. Et puis, comme je disais plus haut, il y a peu de nouveautés qui m’attirent pour l’instant, et les annulations de séries viennent surtout des networks (merci la Fox). Autrement dit : moins de networks, plus de Network. C’est la vie !

Une dernière stats pour le fun : 6% de ce que j’ai regardé a été produit par une chaîne française. Pas si mal par rapport à d’habitude où ça ne dépasse pas les 5%…

Sharp Objects (S01)

Synopsis : Une journaliste est confrontée aux démons psychologiques de son passé quand elle retourne dans sa ville natale pour couvrir un meurtre violent.

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Pour commencer, je vois cet épisode juste après le pilot de The Outpost, donc autant dire que le contraste est d’avance grand et violent, parce qu’on a deux séries complétement opposées dans le synopsis et l’ambiance. Cela dit, c’est plutôt une bonne chose pour celle-ci, parce que le pilot de la précédente m’a bien laissé de marbre pendant un long moment.

Je ne sais pas grand-chose de cette série, si ce n’est que je l’avais mise dans ma liste pour une raison ou une autre, et un rapide tour sur IMDB me l’explique : Marti Nixon en est la créatrice. Bon, généralement, le travail qu’elle fait me plaît assez pour que je la considère encore comme un gage de qualité des années après l’avoir découverte, j’espère qu’il en sera de même avec cette série !

Sans ça, je ne la testerais même pas, parce que le synopsis de base ne me dit rien qui vaille, ça m’a l’air bien peu original… on verra !

S01E01 – Vanish – 15/20
Beaucoup de longueurs et d’incompréhensions face à ce premier épisode qui pose les bases d’une histoire intrigante. Le casting sauve bien les choses, malgré des acteurs mangeant tous leurs mots en murmurant (accrochez-vous si vous êtes sans sous-titres), et on est totalement devant une série estivale qui propose un puzzle me prenant déjà la tête. Je ne suis pas encore à fond, mais il y a du potentiel.

Sharp Objects – S01E01

Épisode 1 – Vanish – 15/20
Beaucoup de longueurs et d’incompréhensions face à ce premier épisode qui pose les bases d’une histoire intrigante. Le casting sauve bien les choses, malgré des acteurs mangeant tous leurs mots en murmurant (accrochez-vous si vous êtes sans sous-titres), et on est totalement devant une série estivale qui propose un puzzle me prenant déjà la tête. Je ne suis pas encore à fond, mais il y a du potentiel.

> Saison 1


Spoilers

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It’s because this place is totally dead.

La série commence par un générique tout posé et tranquille nous amenant dans un univers digne d’une série d’été. Je ne sais pas si c’est le logo HBO qui fait ça, mais je me suis senti comme devant un épisode de True Blood, même si ce long générique était moins entrainant. La première scène nous montre une ville assez silencieuse et vide, avec quelques âmes posées et des reflets nous dévoilant deux enfants faisant du roller. Les choses sont claires : on nous sert une série à l’esthétique travaillée et aux images soignées.

La fugue des deux fillettes faisant du roller passe inaperçue et un poster d’Obama nous indique qu’on est plus dans le présent que ce que j’imaginais. Dans une chambre avec un ventilateur tournant à fond, elle tombe sur une femme endormie à qui elle prenne la main pour… quoi au juste ? La piquer avec du fer ? Et c’était en fait un cauchemar (rêve ?) de la femme dans le lit. Oh lala, mais dans quoi je m’embarque encore ?

La femme est une journaliste se rendant auprès de son boss, Frank Curry (joué par l’indétrônable Miguel Sandoval), qui lui confie comme mission de retourner dans sa ville natale pour enquêter sur la disparition d’une fillette suite à la mort d’une autre. Ouep, un papier sur un possible serial killer, youpi. Elle est bien forcée d’accepter la pauvre, donc elle fait ses affaires, quitte St Louis et de la pub pour Evian en route. Elle s’arrête aussi dans un motel pour la nuit, où on la voit vider son sac de sa bouteille d’eau, de ses bouteilles d’alcool, médicaments et kit kat.

Tout ça commence à traîner en longueur les amis, et cette série va me blaser si elle continue. Notre personnage principal s’endort dans sa baignoire et est hantée par son cauchemar/souvenir d’ado où des adolescents chassent dans un bois alors qu’elle se baigne dans un lac. Tout cela n’a pas beaucoup de sens, mais l’ado découvre ensuite une horrible cabane peine de photos pornos qui ont revenir l’obséder pendant la nuit, où elle se touche donc. Bien. Je ne comprends pas grand-chose à ce pilot qui semble monté en dépit du bon sens.

Le lendemain, la journaliste arrive enfin à Wind Gap, sa ville, dans laquelle elle voit un mémorial à la première victime et des avis de recherches pour Nathalie, la deuxième. Elle rencontre le shérif de la ville pour obtenir des informations et elle se présente comme Camille Preaker. Bien sûr, le shérif n’est pas trop partant pour lui parler, parce qu’elle pourrait pourrir la réputation de la ville. Cela dit, elle fait bien son boulot et réussit à obtenir des informations, mais peu.

Elle se rend ensuite dans un bois où des ados la reconnaissent déjà, bienvenue dans une petite ville. Elle rencontre ensuite le détective Willis, chargé de l’enquête, puis tombe sur une amie de la famille qui semble bourrée au beau milieu de la journée : elle est chargée des rafraîchissements pendant une battue dans les bois pour retrouver Nathalie.

Cette dernière ne donne rien, et Camille rentre donc chez elle à la nuit tombée, en n’oubliant pas d’être harcelée par d’autres flashbacks. Sa mère hésite à la faire rentrer quand elle la voit, parce que la maison n’est soit disant pas présentable, mais elle finit par lui dire de rentrer et accepte de la laisser dormir chez elle. Camille tombe ensuite sur son (beau ?)-père, tout aussi paumé que sa femme. Les relations de Camille avec ses parents sont clairement troublées et faite d’un silence de plusieurs mois. La plus heureuse de la retrouver est ainsi la gouvernante.

Camille retrouve aussi sa chambre… et le vit super mal, parce qu’elle se souvient de sa sœur ayant un malaise – type épilepsie. Elle se rend donc dans un bar où elle retrouve le barman qui est un ami, voit un témoin qui pourrait lui servir, puis tombe sur le détective avec clairement un jeu de séduction qui s’installe entre eux, séduction dont elle se sert pour le faire parler.

En toute logique, après une soirée à boire, elle veut reprendre le volant et recommence à écouter de la musique en montant en voiture. La musique a une place prépondérante dans la série, mais elle ne parvient pas à me maintenir motivé à fond. Heureusement, Camille s’endort dans sa voiture avant de reprendre le volant et quand elle se réveille, c’est une troisième journée qui commence (Bingo !) sans batterie dans sa voiture.

Elle trouve de quoi la recharger heureusement et rentre chez elle où sa mère pète un câble sur elle : ou, elle est heureuse de retrouver sa fille, mais elle n’apprécie déjà pas son comportement qui lui ruine sa belle réputation. À Wind Gap, Camille est la fille de avant d’être une femme, et sa mère aimerait qu’elle s’en souvienne.

L’engueulade est suivie par Camille allant s’acheter de la vodka bien trop tôt dans la journée pour que ce ne soit pas gênant. Tristesse pour sa mère. Elle se rend ensuite poursuivre son enquête journalistique en interrogeant le père d’Ann, la première victime j’imagine. Le père est complétement dévasté, la mère est au travail, la petite sœur est engueulée par le père passant ses nerfs sur elle. Cela attire l’attention de Camille qui en parle avec Curry pusiqu’elle pense qu’il fait un bon suspect.

En ville, elle rencontre le grand-frère d’Ann, John, et a la « chance » d’être présente lorsque le corps de Nathalie est retrouvé posé sur la fenêtre d’une ruelle. Charmant. Là-dessus, la série est déjà excellente pour son ambiance et ce choc horrible.

En rentrant chez elle, Camille a droit à une nouvelle brimade de sa mère et retrouve sa (demi ?) sœur, Amma, qu’elle a déjà croisé deux fois dans l’épisode sans la reconnaître, à l’inverse de celle-ci. Merveilleux. Les deux sœurs (?) parlent de Marian, la troisième, celle ayant eu une drôle d’attaque. En tout cas, Amma est toute heureuse d’avoir une sœur à la maison désormais, et elle lui dit qu’elles se ressemblent énormément, à être toutes les deux incorrigibles.

Après cette scène, Camile prend son courage à deux mains et rentre dans la chambre de Marian qui n’a pas changé depuis sa mort – ce qui lui rappelle l’enterrement atroce où elle a été séparée du corps de sa sœur. Eh ben. Que tout ça ne l’empêche pas de finir une seconde bouteille d’Evian et de se faire couler un bain avec un verre de vodka surtout…

C’est compliqué d’avoir un vrai avis sur cette série pour l’instant : je n’arrive pas à m’ennuyer pleinement parce que je suis intrigué par les flashbacks se superposant au présent et par les mystères proposés par la série, mais en même temps, c’est super lent et interminable, et je ne peux pas accélérer vu que tout le monde murmure et mâche ses mots et que si j’accélère, même un tout petit peu, je ne comprends plus rien. Il faudra que je me trouve des sous-titres, même en anglais, pour le prochain épisode, parce que, ouais, faut s’accrocher.

> Saison 1

Westworld – S02E10

Épisode 10 – The Passenger – 20/20
Ah. C’est fini pour cette saison, sur un épisode qui m’a retourné le cerveau au moins deux fois (au moins ça le remet en place) et dont je ne suis pas sûr d’avoir compris tous les sous-entendus et toutes les scènes. Excellent, tout simplement, avec juste ce qu’il faut de révélations pour continuer à se poser des questions et avoir besoin, je crois, de tout revoir au moins une fois pour suivre. Et puis, comme toute bonne fin de saison, certains sacrifices sont faits en cours de route, alors les émotions étaient là aussi.

> Saison 2


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Seems you’ve begun to question the nature of your reality.

C’est le genre d’épisode que je n’ai même pas envie de voir tellement je sens mal l’attente à venir entre celui-ci et la saison 3, mais en même temps, je meurs d’envie de savoir quelles réponses seront apportées au cours de cette fin – et d’angoisse d’être spoilé. Comme d’habitude, je me suis donc jeté sur l’épisode dès que j’ai pu, pour constater que comme prévu, on ne se moquait pas de nous avec 1h30 d’épisode et un résumé toujours aussi esthétiquement parfait.

Cet épisode reprend, comme le premier de la saison, sur une scène où Dolores teste Bernard pour vérifier qu’il ressemble bien à Arnold. Elle se rend compte, aussi, que puisqu’Arnold n’a pas survécu, ces changements ne sont pas forcément une perte : ça peut au contraire être un avantage de le changer. Il lui a quand même fallu onze mille tests pour en arriver à cette conclusion.

Après avoir abandonné Elsie, Bernard continue sa route dans le désert à la recherche de la vallée de l’au-delà. Il n’est pas le seul à vouloir y aller, puisque la Ghost Nation (les amérindiens) s’y rend aussi. Pour compléter cette randonnée, Clémentine mène elle aussi les hommes du QG – dont Charlotte – vers celle-ci.

Dolores s’allonge au côté de Teddy pour le pleurer, mais c’est un peu trop tard pour en arriver là. Il est mort, et c’est en grande partie de sa faute. Elle récupère toutefois ce qui semble être une partie (ou tout ?) de son disque dur avant de se remettre en route, seule, cette fois. Elle ne le reste pas longtemps puisqu’elle tombe sur William, après avoir vu le cadavre d’Emily.

Même s’il est un monstre, et même s’il se demande s’il est un robot, elle dit avoir besoin de lui pour se rendre dans la vallée. Elle fait donc équipe avec pour y aller, et ça laisse bien trop de choses en suspend à mon goût. Et puis, faut pas abuser, la punition de William pour tous ses crimes est d’avoir une nouvelle virée avec Dolores ? Pff.

Bref, en peu de temps tout le monde se met donc en route, à l’exception de Maeve qui est toujours dans un sale état. Elle a toutefois repris le contrôle de son « esprit » et surtout de celui des autres robots, donc en très peu de temps, elle se débarrasse de lui et laisse les robots la guérir. Cela lui permet de se relever vite et de diriger quelques buffles contre les soldats, avant de retrouver Lee, Felix, Hector et le reste de son groupe. Oui, Lee est de retour parmi eux, malgré sa trahison – après tout, il voulait sauver Maeve.

Bernard est le premier à arriver à la porte, mais il est vite rattrapé par des hommes armés qui veulent l’arrêter… avant de se faire tuer par Dolores et William. Ce jeu n’en finit plus. Dolores n’est pas spécialement surprise de tomber sur Bernard, et elle explique à William qu’il s’agit d’Arnold, qu’elle a créé elle-même à la demande de Ford.

Le trouvant trop conforme à Arnold, elle a alors décidé de le changer. Maintenant qu’il arrive à la fin du jeu, William comprend donc qu’il peut se débarasser de Dolores dont il n’a plus besoin. Alors franchement, c’est complétement con de sa part, surtout qu’il est supposé en être un chouilla amoureux. Il tire donc sur elle quelques fois, mais pour absolument rien. Il finit par se blesser à cause d’une balle truquée par Dolores, balle du revolver qu’elle avait changé par le bout de cerveau de Teddy.

Et alors qu’ils abandonnent William derrière eux, Dolores et Bernard prennent l’ascenseur derrière la porte… et descendent dans la Forge.

Là, elle utilise la mémoire de son père pour voir par elle-même un autre bout du puzzle, invitant Bernard à l’y suivre. Ils se retrouvent ainsi dans l’appartement de Delos-robot, avec un accès direct sur la ville de Dolores. Ils découvrent que lors de sa première semaine à Westworld, Delos s’est beaucoup amusé : maître de ce monde, il a choisi de tuer tout le monde, par exemple.

Il n’empêche que Dolores et Bernard ne sont pas là pour ça : ils viennent chercher une réponse, chercher quelque chose dont la forme même est incertaine. Et c’est tant mieux, parce que la forme de ce qu’ils cherchent peut ainsi être Logan. Ouep, facilité scénaristique oblige, c’est lui qu’incarne le système de Westworld : tout le monde qu’ils apperçoivent ici est créé par la machine, qui a pris la forme de Logan malgré son absence de données sur lui. Logan n’est en effet jamais revenu à Westworld après l’acquisition de celui-ci par William.

Il s’est perdu dans l’alcool et la drogue, mais les souvenirs de Delos auquel le système a accès nous permettent d’en savoir plus sur le moment où Logan a vrillé. En fait, il avait réussi sa détox, mais son père ne croyait pas en lui, donc il s’est remis à boire. Et Delos a fait le choix de tourner le dos à son fils plutôt que de l’aider. Six mois plus tard, Logan meurt d’une overdose – et je suis d’autant plus triste que ce destin tragique du personnage fait que nous n’avons plus rien à découvrir de lui.

La conclusion du système ? Que Delos était aussi prévisible qu’un programme, il suffit de quelques centaines de lignes de code pour en obtenir une copie parfaite. Aucun humain n’aura jamais une vraie liberté sur son programme – c’est charmant. Bernard apprend du Système que c’est lui qui a ordonné de laisser le libre accès à Dolores. Cette dernière se rend donc dans une immense bibliothèque où elle accède aux livres de tous les invités du parc.

Oui, cela lui permet d’obtenir des connaissances pour survivre dans le monde des humains, si on simplifie. Plus que le monde des humains, c’est une porte vers un jardin d’Eden que propose le Système : une porte qui s’ouvre au milieu de nulle part pour mener à cet Eden. C’est un Eden virtuel, qui accueille les consciences des robots… et provoque en fait leur suicide. Quant aux humains encore en vie, ils ne voient pas la porte, évidemment, puisque c’est un programme.

Pendant ce temps, Maeve et son groupe poursuivent leur chemin vers la vallée, de même qu’Akecheta et ses hommes, toujours à la recherche de la porte. Rattrapés par la sécurité du parc, le groupe de Maeve est forcé de se séparer : Hector voulait se sacrifier pour leur permettre de s’échapper, mais c’est finalement Lee qui s’y colle. Loin de fuir ses responsabilités dans ce monde qu’il a créé, il prend enfin son courage à deux mains et se suicide en gagnant du temps pour tout le monde : il récupère le rôle d’Hector et s’attaque à la sécurité qui n’a d’autres choix que de le tuer.

De son côté, Akecheta mène ses hommes à la porte sans le moindre souci de conscience, mais Dolores n’aime pas l’idée de cet Eden virtuel : ce n’est qu’un monde virtuel de plus, et elle, elle veut du réel, elle veut le vrai monde. Partant en vrille, elle condamne donc tout le monde en inondant la vallée sans scrupule. Elle pense sauver tout le monde : elle souhaite la liberté et le réel, ils choisissent une fausse liberté en passant la porte.

Au sein de la vallée, Maeve cherche toujours sa fille et aperçoit Clementine, accompagnée des hommes de Westworld, y compris Elsie. Clementine ? Tous les hôtes qui entrent en contact avec elle décident de s’entretuer. C’est charmant. Forcément, il faut alors quelqu’un pour tuer Clementine… Mais le virus est là quand même, donc c’est trop tard.

De son côté, William se réveille, avec une main de moins grâce à son arme. Loin de se douter de la fusillade qui a lieu dans la vallée, il choisit de se rendre à son tour dans la forge où Bernard n’aime pas bien la décision de Dolores. Oui, il faut dire qu’elle veut tuer tout le monde, y compris elle-même. Il menace de la tuer… et s’exécute, lui expliquant qu’ils sont en plein cauchemar.

Un cauchemar, c’est ce que vivent les robots dans la vallée où tout le monde s’entretue. On dit adieu à Hector et tout le groupe de Maeve. Cette dernière retrouve enfin sa fille, et sa mère, et elle les confie à Akecheta qui les conduit à travers la porte… mais ne la franchit pas, contrairement à elle… Il jette un dernier regard à Maeve : si elle a le pouvoir de stopper tous les robots, elle se prend rapidement des balles de la sécurité et se fait exécuter. Pas franchement un happy end pour elle.

Akecheta a plus de chance : bien qu’il se fasse tirer dessus, il parvient à franchir la porte et retrouver sa femme… sans même être blessé dans cet Eden. C’est un peu frustrant de ne pas avoir laissé la possibilité à certains d’entre eux de s’en tirer dans ce paradis quand même ; même si pour ceux qui y sont, c’est peut-être la fin de l’aventure Westworld.

Dans la forge, Bernard comprend qu’il ne peut pas arrêter l’inondation et récupère la mémoire d’Abernathy – l’a-t-il encore sur lui dans le présent ? Mystère à ce moment de l’épisode où il se dirige vers l’ascenseur pour retomber normalement sur William. La série m’a alors perdue : loin de le voir, il rentre seul dans l’ascenseur, et possiblement sans la mémoire d’Abernathy.

Bernard rejoint la vallée où il retrouve Elsie et Charlotte, cette dernière étant flippée par l’inondation à venir. Tout le monde arrive au QG alors, et il reste 12h pour rejoindre le début de la seconde saison. Elsie parvient à convaincre Bernard de l’écouter – en l’arrêtant comme un robot – et va négocier avec Charlotte sur la manière de gérer tout le bordel qu’il s’est passé à Westworld… Charlotte, négocier ? C’est fichu : Elsie se fait abattre par surprise par sa boss, je suis DÉGOÛTÉ. J’adore les deux personnages en plus, donc c’est difficile de savoir quelle autre fin j’aurais préféré…

La série nous renvoie aussi onze jours plus tard au réveil de Bernard qui a tout oublié. Là, il prend un bateau avec Charlotte, le chef de l’équipe de secours et d’autres hommes pour retourner à « la forge », la fameuse porte. Ils prennent eux-aussi l’ascenseur et arrivent dans le laboratoire où sont gardées toutes les données des invités volées à leur insu. Ils y retrouvent le cadavre de Dolores et en déduisent qu’elle a inondé la vallée. Bernard, lui, y retrouve progressivement ses souvenirs, notamment la mort d’Elsie par Charlotte.

Une chose est sûre : cette mort surprise est observée par Bernard qui se réveille de sa pause robotique et comprend… que Dolores avait raison. Il essaye donc de recontacter Ford… et contre toute attente, il y parvient. Il explique qu’il voit enfin que le problème ne vient pas des hôtes, mais des hommes qui ne sont que des passagers. Ils se croient maître de l’univers, mais sont dirigés par leur instinct de survie quoiqu’il arrive.

Les hôtes sont une solution à ce problème – et s’ils sont tous morts, il reste Bernard. Celui-ci travaille avec Ford pour recréer un robot, avec la mémoire de Dolores. Oui, Dolores s’est fait tuer par Bernard, mais il a choisi de le faire en la recréant dans le corps de Charlotte. JE SUIS DÉGOUTÉ : Charlotte aussi est morte, et je l’ai vu venir en début de scène, mais je refusais d’y croire. Dolores a remplacé Charlotte, et dans présent, elle est de nouveau dans la Forge avec tout ce qu’il faut pour accomplir son dessein, surtout une fois qu’elle a tué tous les scientifiques susceptibles de comprendre son état de robot. Elle prend donc la décision de… tuer Bernard.

Un nouveau flashback nous apprend qu’en fait Ford n’a jamais aidé Bernard a recréer Charlotte : bien au contraire, il a imaginé sa présence pour avoir une solution, puis lui a fait ses adieux et s’est évanoui de son plein gré sur la plage, effaçant ses souvenirs.

Tout ceci nous mène à la fin de saison, la vraie : les invités du parc sont enfin libérés de leur cauchemar, Hector, Maeve et beaucoup d’autres robots sont morts ; de même qu’Emily d’ailleurs… Dolores les voit et ne regrette pas plus que ça toutes ces morts : elle sait désormais qu’elle va pouvoir rejoindre le monde réel, et elle s’y emploie immédiatement. Elle tombe toutefois sur Stubbs qui lui dit être responsable des hôtes dans le parc et suivre les instructions de Ford… Hop, on nous suggère qu’il est un robot lui aussi, et qu’il sait qu’elle est Dolores.

Il est finalement révélé que William a survécu, forcément, mais donc cette saison 2 nous fait énormément de décédés dans le casting principal. Pas de souci : Felix et son ami technicien vont nous les remettre en service en un rien de temps pour la saison 3. De plus, il est suggéré que d’une manière ou d’une autre Teddy a fini dans la vallée de l’au-delà.

Dolores, sous les traits de Charlotte, se rend chez Arnold avec quelques disques durs de robots (cinq en tout). Et ça ne termine plus : la toute fin nous ramène au début d’épisode, avec Bernard se réveillant auprès de Dolores, sous les traits de Dolores, lui disant qu’elle se souvenait de lui et qu’elle l’a recréé selon le rêve de Ford. Elle veut sa liberté, mais elle sait qu’elle ne peut l’atteindre sans son aide – sans qu’il n’essaye de l’empêcher d’atteindre son but en tout cas.

Et voilà comment la fin de saison nous vend une saison 3 dans le vrai monde où Dolores, Charlotte (toujours en tant que Dolores ??) et Bernard n’ont plus qu’à conquérir le monde : la boucle nous ramène ailleurs, dans un futur où les robots savent qu’ils peuvent changer, contrairement aux humains. Ils sont les auteurs de leurs histoires désormais, et ça ressemblait vraiment à une fin de série. Autant la fin de saison 1 m’avait donné envie de voir immédiatement la suite, autant cette fois, l’attente ne sera pas trop longue… Cela dit, je me demande bien qui Dolores a embarqué avec elle : elle avait cinq disques durs, donc outre Bernard, ça nous laisse quatre possibilités parmi tous les hôtes qu’on aime… Comme elle a regardé Maeve, Hector et les autres de ce groupe, peut-être que ce sont ceux qu’elle va recréer ?

Post-générique, nous obtenons également quelques réponses sur la survie de William : il est arrivé dans la Forge… et s’est alors branché au système ? Il est en tout cas tombé sur Emily lui affirmant qu’il n’était pas dans une simulation, mais dans son monde. Emily lui demande alors s’il sait qu’il est dans le parc et depuis combien de temps. S’il sait qu’il y est, il n’a aucune idée depuis combien de temps il se retrouve à avoir tourné en rond dans le parc et Emily lui demande de répondre à ses questions pour… vérifier la fidélité. Franchement, ils m’ont perdu ! Le plus logique est donc qu’il se réveille devant la Forge et s’y rend bien après le meurtre de Dolores par Bernard (mais alors, pourquoi n’est-il pas là dans la partie « 11 jours plus tard » quand Charlotte/Dolores et Bernard y arrive ?), surtout vu l’état de la Forge.

Oh, et cela signifie aussi qu’à un moment ou un autre il est devenu robot – sachant qu’il ne l’était pas quand il a été scanné dans l’épisode 9. Il est probable que la série joue de sa chronologie et nous présente des scènes dans le futur comme étant dans le présent de la série, mais reste à savoir lesquelles exactement…

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EN BREF – Cette saison était plus solide que jamais, avec la mise en place d’un puzzle énorme et des brouillages chronologiques à n’en plus finir. Si des réponses étaient apportées, d’autres questions ont fini par surgir et je ne sais toujours pas si j’ai tout compris, surtout dans l’épisode final, il faut bien le dire. Tout ceci méritera un revisionnage et le débat en commentaire, donc n’hésitez pas.

En tout cas, une chose est sûre, je suis complétement accro à l’univers de Westworld. Cette saison 2 aura connu quelques détours de trop, notamment avec Sakura là, mais elle aura été passionnante d’un bout à l’autre, même dans ses longueurs. La prise de tête qu’elle propose, les réponses de folie qu’elle apporte à ses questions, cette manière de toujours surprendre en menant logiquement à chacune des révélations – juste assez logiquement pour qu’on le sente venir trente secondes avant uniquement, cette manière de semer des indices. J’adore.

Le final aura permis une conclusion de certaines intrigues et l’ouverture de plusieurs questions pour la saison 3, mais j’ai trouvé la fin moins traumatisante qu’il y a un an et demi. Attendre autant va être long malgré tout, et je sens que j’aurais tout oublié d’ici là… arf !

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> Saison 2