Un jeu qui… Intrigue

Salut les sériephiles,

Intrigue - Stefan Dorra - Gigamic - Jeux de SociétéJe vous propose une petite entorse à nos habitudes en évoquant dès aujourd’hui un jeu de société plutôt que d’attendre demain. En effet, demain, je vous parlerai de mes résultats du Bingo Séries – la prochaine grille arrive à 20h, et plutôt que de devoir se farcir toute une semaine avant de parler de jeu de société, ça me paraît bien de l’évoquer dès aujourd’hui. En plus, j’ai hâte de présenter celui de cette semaine, parce que j’ai gagné haut la main en arnaquant Laura et son amoureux, alors je ne suis pas peu fier, mouahahah !

Pourquoi ce rire machiavélique ? Eh bien, ce n’était pas gagné ! Lors d’une petite journée avec eux, ils m’ont proposé de jouer à Intrigue, un jeu dont le nom nous a… intrigué. Déjà, ils ne savaient plus avec certitude d’où le jeu venait, alors on se croyait directement dans un mauvais film d’horreur, mais en plus, après y avoir joué, on n’est pas vraiment convaincu par le choix du titre, qui n’a pas grand-chose à voir avec qu’il s’y passe.

Concrètement, nous avons donc là un jeu dans lequel chaque joueur (cinq maximum) possède un château, dans lequel il peut recevoir des délégations des autres châteaux. Chaque joueur – qui incarne un notable – peut (et doit) accueillir quatre conseillers des châteaux voisins, mais il y a des règles à suivre : il faut accueillir un conseiller religieux, un en médecine, un en chimie (potion ?) et un en écriture. Sort of. Je n’ai pas tout retenu du vocabulaire du jeu, parce que les règles étaient bien trop alambiquées pour ce que c’était ; mais en tout cas, il en faut un de chaque par château, sinon, il y a un conflit interne, et ça, ce n’est pas possible.

Contrairement aux apparences, le jeu n’est pas pour la paix des ménages, hein. Les conflits internes, on ne peut les résoudre qu’après les conflits externes – c’est-à-dire qu’après avoir décidé qui entrait dans le château (sachant que lorsque deux joueurs envoient le même émissaire dans le même château, le propriétaire de ce château doit choisir lequel des deux il accueillera, et lequel des deux il mettra à la poubelle. Oups).

Intrigue 1

Ben oui, comme il n’y a que quatre places par château, il n’y a pas assez de places pour tout le monde. Et comme il faut bien épicer le jeu, chaque place permet au joueur accueilli chez un autre de recevoir de l’argent à chaque tour où il reste en place : il y a pour chaque château une place à 1000, une à 3000, une à 6000 et une à 10 000 ; argent qui est versé au début de chaque tour des joueurs… mais une place acquise dans un château ne fait pas tout : on peut s’en faire virer au profit d’un autre.

Bref, on commence tous avec la même somme, mais très vite les variations apparaissent : pour obtenir la meilleure place dans un château, il faut la demander, certes, mais il faut aussi et surtout négocier avec le joueur adverse. Tous les coups sont alors permis : pots-de-vin, promesses, chantages, mensonges… Les bons comptes font les bons amis, soit, mais peut-être que pour gagner, il ne faut pas être trop gentil. Oups, j’ai déjà dit que j’avais gagné ? J’ai peut-être accepté un pot-de-vin tout en étant un bâtard n’allant pas au bout de ma promesse ensuite. Enfin, justement, je n’ai jamais rien confirmé, j’ai pris l’argent, et puis c’est tout, ce n’est pas de ma faute si les autres se font des idées et que je finis plus riche que riche…

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Vous l’aurez compris, mieux vaut jouer avec des personnes qui ne sont pas trop mauvais joueurs – ou mauvais perdants ! Si à trois, on pouvait se faire à peu près une idée de la somme des comptes en banque de chaque joueur, le suspense règne quand même en fin de partie, malgré des alliances qui se dessinent parfois. Les alliances, il faut s’en méfier : il n’y a qu’un gagnant (celui qui a le plus d’argent, évidemment) de toute manière. Le jeu ne dure que cinq tours, mais la stratégie à mettre en place pour gagner force à faire des mathématiques… à moins que vous ne soyez du genre à jouer et laisser voir ce qu’il adviendra.

Très rapidement, en tout cas, vous vous retrouvez face à des dilemmes difficiles qui prennent du temps (la boîte annonce une durée de jeu de 30 minutes, mais franchement, ça peut durer bien plus !) pour savoir quoi faire, qui accueillir, et surtout qui mettre où. Bien sûr qu’il y a des dilemmes, que croyiez-vous ? Bref, on ne sait pas trop pourquoi ça s’appelle Intrigue, on s’est pris la tête, mais c’était sympa comme partie. Iya iya oh !

 

Mysterium, le jeu parfait pour Halloween

Salut les sériephiles… et les joueurs de jeux de société, surtout !

Comme c’est Halloween, je vous propose aujourd’hui de ne pas déroger à la règle et de vous parler d’un jeu… mais d’un jeu qui peut vous mettre dans l’ambiance horrifique ! J’ai nommé Mysterium, que j’ai testé la semaine dernière. J’ai le sens du sacrifice, vous voyez ! C’est à nouveau un jeu coopératif, en revanche, alors j’espère que vous aimez ça vous aussi, puisque c’est effectivement ce que je teste en priorité en ce moment.

Voir aussi : [kosmopoli:t], mieux qu’un cocktail pour l’ambiance de vos apéros !

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Non, le téléphone ne fait pas partie du jeu. La maison non plus. Par contre, l’esprit en bas à droite, c’est 100% dans la boîte, hein.

Ce jeu-là est sacrément intéressant en tout cas, surtout qu’il nous met bien dans une ambiance surnaturelle. Jouez-y à la bougie ! En effet, l’histoire du jeu est assez simple : un astrologue sent la présence d’un être surnaturel en entrant dans sa nouvelle maison. Il convoque aussitôt des experts – vous – en fantômes et autres médiums qui ont sept heures pour entrer en contact avec le fantôme. Sept et pas une de plus.

Si la prise de contact avec le fantôme est assez facile, celui-ci est traumatisé par son meurtre apparemment, parce qu’il est amnésique de ce qu’il s’est passé. A vous de l’aider à trouver la paix en résolvant le crime qui a eu lieu dans le manoir : qui a commis un crime parmi les suspects ? Dans quelle pièce ? Avec quelle arme ? Vous et tous les médiums sur place devez déchiffrer vos visions pour trouver la réponse à ces trois questions.

DSC_1301Concrètement, ce jeu est un mélange de Cluedo et de Dixit. Là, je rate un peu mes effets, parce que je n’ai pas encore parlé de Dixit sur le blog, mais c’est un jeu des mêmes créateurs, donc on est sur une certaine logique : le Dixit, c’est un jeu avec de très jolies cartes, et vous allez voir qu’ici, elles ont un rôle à jouer.

Un joueur est chargé d’incarner le fantôme (derrière le paravent) : il a face à lui tous les éléments de réponse… et quelques cartes magnifiques avec des dessins oniriques. Ce sont ces dessins qu’il envoie aux autres joueurs qui doivent donc comprendre le lien logique entre le dessin et le meurtrier ; puis le dessin et le lieu, puis le dessin et l’arme du crime.

Comme ça se joue à plusieurs (de deux à sept joueurs), chaque médium doit trouver un coupable, une arme et un lieu… mais lors de cette phase, chacun peut débattre des indices envoyés par le fantôme. Le tout se fait en temps limité histoire que le jeu dure entre 30 minutes et une heure ; et j’imagine que plus on est nombreux, plus il devient difficile de débattre en équipe.

Une fois que chaque médium a proposé un suspect (puis un lieu, puis une arme ; selon le tour et sa progression, puisqu’il doit valider un élément avant de passer au suivant) ; chacun peut voter pour dire si tel médium a probablement fait la bonne association d’idées entre carte onirique et suspect ou si, au contraire, il se plante. Le but de ce vote est de récupérer des points de clairvoyance qui peuvent servir lors de la dernière phase. En revanche, la dernière phase, elle n’a pas lieu à chaque partie.

Tous les mediums doivent en effet identifier un suspect grâce aux indices laissés par le fantôme, mais si jamais ils ne parviennent pas à identifier tous les éléments du meurtre avant la fin de la septième heure (je vous rassure, le jeu ne dure pas sept heures, il s’agit simplement de tour de jeu, hein !), alors le fantôme s’évapore et ne trouvera jamais la paix. Et nous non plus, en tant que joueurs, puisque nous n’aurons jamais la réponse définitive de ce meurtre, particulièrement si le joueur interprétant le fantôme l’a mauvaise de vous voir si nazes à décrypter ses indices… ! Heureusement, ce n’est pas ce qui m’est arrivé lorsque j’ai joué !

DSC_1303J’ai pu tester la dernière phase qui consiste cette fois en une manche solo où chacun vote pour le suspect qu’il juge le plus susceptible d’être le bon tueur d’après de nouveaux indices – toujours des cartes – envoyés par le fantôme. En revanche, tout le monde ne voit pas forcément le même nombre d’indices : il y en a trois maximum, mais pour les voir, il faut avoir assez de points de clairvoyance ! Plus question de parler entre médiums cette fois, par contre, pour gagner, il faut que la majorité des joueurs trouvent le bon suspect… autrement, ce sera à nouveau une défaite. Clairement, il n’est pas si facile de gagner à Mysterium, et je suis content d’avoir percé à jour le meurtre de ma première partie !

Enfin… en vrai, moi, je me suis trompé, mais la majorité a bien voté, ouf. Vous l’aurez peut-être compris à la manière dont j’en parle, j’ai adoré ce jeu. Le côté enquête est un truc que j’adore toujours dans ces jeux – c’est ce qui fait que j’adore tant le Cluedo – mais là, en plus, on se retrouve avec des éléments de jeu tous plus sublimes les uns que les autres. Déjà que j’adore Dixit, alors y ajouter le fait qu’il faut en plus résoudre un meurtre avec, je trouve ça top.

Le concept est très bon, l’ambiance manoir hanté peur franchement être sympathique, de même que les cartes oniriques. Bref, tout ce qu’il faut pour passer un bon Halloween – ou juste une soirée entre potes. Je recommande chaudement !