Épisode 5 – There Is No Crying In Murder – 18/20
Qu’est-ce que cet épisode fonctionne bien ! Il est truffé de gags, dont certains sont prévisibles, mais marrants ; alors que d’autres sont assez inattendus et ainsi d’autant plus drôles. Non, vraiment, je me suis bien marré même si les intrigues n’avançaient pas vraiment. Et définitivement, j’ai mes préférences dans ces trois intrigues, mais bon, toutes avaient leur grand moment !
> Saison 1
Spoilers

I mean why would he even be with me if he was so happy with her?
Allez, c’est reparti pour une série sur laquelle je compte beaucoup pour le Bingo Séries et le thème ménage. En attendant, le début d’épisode est excellent avec une interview croisée des trois héroïnes… à l’âge enfant. Je le dis chaque semaine, mais je suis très fan des introductions d’épisode : ils trouvent toujours des idées originales pour reprendre chaque semaine l’intrigue du moment. Et là, demander aux enfants leur réaction si l’être qu’elles aimaient venaient à les tromper, c’était une bonne idée pour me faire rire. Bon, ça et Taylor enfant qui veut tomber amoureuse d’un démocrate. Ca n’a pas le moindre sens, mais j’aime cette réponse non-enfantine !
En 1963, on reprend aussi avec une très bonne scène, simplement parce qu’elle est portée par une chanson que j’adore, Que sera sera. Bref, je me suis retrouvé à chanter en chœur avec April avant même que je ne comprenne ce qu’il se passait. Pourtant, je n’étais pas super fan de la fin de sa prestation. Celle-ci lui servait à passer un entretien d’embauche, en présence de Beth-Ann.
Si elle est ravie de voir sa nouvelle amie obtenir le job, elle est tout de suite plus embêtée quand elle comprend qu’elle accepte de venir la voir à sa première prestation publique où sera aussi… Rob. Elle invente donc un mensonge. On note aussi que la chanson choisie est marrante par rapport à l’introduction de l’épisode, d’ailleurs.
Le lendemain, Beth-Ann raconte toute l’histoire à Sheila et est interrompue à de multiples reprises alors qu’elle passe la serpillère. C’est une super nouvelle, parce que je n’avais pas osé mettre un point serpillère dans le Bingo Séries, donc ça m’aurait embêté qu’elle ne soit pas interrompue pour m’offrir un plan. Bon, sinon, côté intrigue, elle est interrompue par Rob qui lui annonce qu’il a des tickets pour un championnat, pour le mardi suivant. Cela signifie, et Sheila le comprend vite, que Rob préfère passer la soirée avec Beth-Ann qu’avec April.
C’est mignon comme tout, parce que Beth-Ann se met à culpabiliser et être triste de savoir qu’April finira le cœur brisé. Seulement, le mardi suivant, Rob cherche son gant de baseball et reçoit un coup de fil d’April… Que Beth-Ann entend, évidemment. Elle comprend donc qu’elle est en larmes et qu’il lui ment effrontément en prétendant que c’est sa femme qui le force à se rendre à un dîner.
Ainsi donc, Beth-Ann se met à culpabiliser de faire ça à April et décide de se faire porter malade… pour aller au concert de Sheila à la place de Rob. C’est du grand n’importe quoi, mais c’est bien drôle, avec Rob qui se rend à son match persuadé que Beth-Ann est malade, et Beth-Ann qui se décide à aller apporter son soutien à April. Bref, c’est ce qu’on avait déjà vu la semaine dernière : elle est beaucoup trop proche de sa nouvelle amie pour son propre bien.
En tout cas, le job d’April se passe bien cette fois-ci, mais elle rentre chez elle complétement déprimée, en compagnie de Beth-Ann à qui elle confie qu’elle est en train de tomber amoureuse de Rob finalement. Ah, ce n’était pas prévu ça. Beth-Ann fait ce qu’elle peut pour la réconforter avec un verre de vin. Elle se fait ainsi remercier d’être une si bonne amie… et semble à peine culpabiliser. En revanche, en sortant de chez April, elle aperçoit une voiture qui se gare et qui n’est autre que celle de… Rob, bien sûr !
Après son match, il pense ainsi à venir s’excuser auprès d’April. Beth-Ann reprend donc son excuse de la diarrhée et l’improvise cette fois avec April, histoire de se réfugier aux toilettes pendant que Rob débarque auprès d’April. Bonne amie, April préfère virer Rob de chez elle pour s’occuper de « Sheila », mais pas avant d’annoncer à son amant qu’elle a quelque chose d’important à lui dire. Oups, alors que Beth-Ann entend tout, April révèle à Rob qu’elle est amoureuse de lui.
La réaction de Rob n’est pas celle qu’April attendait : il refuse de quitter sa femme pour elle, parce que non, il n’est pas amoureux. BIM. Le coup de massue est terrible pour April qui vire Rob de chez elle, mais aussi pour Beth-Ann qui entend Rob être passablement énervé après cette pauvre April. La série est assez forte pour nous faire sympathiser avec April, franchement, alors qu’elle savait très bien les risques de son engagement avec un homme marié. En revanche, il est difficile de bien accrocher au personnage de Rob, même si c’est dans cet épisode qu’il apparaissait le plus sympathique – jusqu’à cette scène en tout cas.
Le pire, c’est qu’April prend encore la peine de le défendre ensuite ! Quant à Beth-Ann, elle comprend, contrairement à April, qu’elle n’est peut-être pas si chanceuse d’avoir Rob pour elle. Pressé de voir la scène où elle annoncera ça à Sheila, tiens. En attendant, elle rentre chez elle et est clairement très énervée de retrouver Rob allongé sur le canapé.
Dans les années 80, Simone et Tommy sont paumés dans un coin super mal famé de la ville où Simone est rapidement prise pour une prostituée lorsqu’elle demande son chemin dans un magasin et revient à la voiture. C’était prévisible dès le début de la scène, mais j’ai beaucoup ri de voir Tommy et Simone s’en sortir en racontant l’improbable vérité.
Le lendemain, Simone doit gérer la jalousie de Karl qui comprend bien qu’elle a un amant, et c’est super drôle quand la mère de Tommy débarque pour leur expliquer qu’elle s’inquiète pour son fils qui agit bizarrement. Elle lui trouve donc un job sur mesure : homme à tout faire dans la maison de ses amis quand ceux-ci partent en vacances ou ont besoin de quelqu’un pour garder la maison. Cela arrange drôlement bien les affaires de Simone qui espérait justement que Tommy trouve un lieu discret pour leurs futures rencontres. Avec un job pareil, c’est tout le voisinage qui s’offre en eux, en toute impunité. Et ce qui s’offre à nous, c’est une future scène gênante où Simone doit se cacher.
En attendant, ils sont partis pour un marathon sexuel dans toutes les maisons du quartier. Je trouve leur signal – Tommy torse nu à une fenêtre à faire de grands signes – particulièrement peu discret, mais c’était marrant à voir. Et c’était tendre aussi quand Tommy apprend à mieux connaître Simone, qui lui révèle qu’elle était pauvre avant et que sa mère lui a conseillé de se marier pour l’argent. Bien sûr, elle l’a fait, deux fois, avant de tomber amoureuse de Karl.
Bref, les amants passent du bon temps ensemble et comme prévu, ils se retrouvent rapidement dans de beaux draps (égyptiens) quand la mère de Tommy revient avec la propriétaire des lieux (bien connue des fans de Desperate) et est heureuse de voir le camion de son fils devant la maison. Bon, Tommy ment plutôt bien avec une histoire peu crédible d’insecticide, mais c’était bien marrant.
En tout cas, Tommy est rapidement viré de la maison pour aller à la pharmacie chercher des médicaments à Mrs Dubner, en pleine migraine (assez pour refuser de prendre son avion, ah les problèmes de riche !), et Simone doit improviser un moyen pour sortir de la maison sans se faire prendre. Elle appelle Karl à la rescousse et celui-ci est assez motivé pour lui venir en aide : il va jusqu’à emboutir la voiture de Naomi, garée devant, pour créer une distraction afin que Simone puisse se barrer.
Oh, Simone tombe malgré tout sur Mrs Dubner dans le salon, mais elle a la bonne idée de porter un masque Mrs Dubner, alors elle pense que Simone est Naomi. C’est simple comme bonjour et ça permet à Simone rejoindre Karl et Naomi, en prétendant finir son jogging. Seulement, Tommy revient au même moment de la pharmacie, ce qui fait que Karl comprend l’identité de l’amant de sa femme.
Loin de s’en énerver, il lui propose un nouvel arrangement : ils ont tous les deux des amants et des conversations géniales en rentrant à la maison ; il pense donc que c’est parfait pour eux. Bon, ce n’est pas vraiment l’avis de Simone, qui s’avère dévastée de découvrir que son mari n’est pas jaloux. En même temps, il est gay, hein. Le seul problème, c’est que Simone était amoureuse de lui… Et il est donc bien cruel avec elle, sans même s’en apercevoir ou le vouloir. Ah, l’amour. Le truc, c’est que Simone veut un mari qui l’aimerait à être capable de tuer son amant (euh tu demandes des choses bizarres, Simone) alors que Karl considère plutôt Simone comme sa meilleure amie.
Enfin, en 2019, on s’ennuie toujours alors que Jade et son chien s’installent définitivement avec Taylor et Eli. Ce dernier doit toujours écrire un script pour Lamar, son meilleur ami et agent, mais il n’a pas vraiment pris le temps de le rédiger, ce qui n’arrange toujours pas Lamar, qui a besoin d’un script. Il lui laisse donc 24h pour l’écrire. Eli se met donc au travail, ce qui signifie pour lui déprimer en mangeant du fromage. Jade a rapidement pitié pour lui et lui propose donc de l’aider, en lisant le début de son scénario et en lui offrant sa critique la plus honnête possible.
Pendant que Jade et Eli se retrouvent à bosser ensemble, Jade critiquant violemment le personnage principal d’Eli, Taylor, elle, annonce à ses sœurs qu’elle est maintenant en trouple. C’était amusant comme scène, plus que celles d’Eli et Jade. Pourtant, je ne dis pas : Jade est marrante à révéler une partie plus rebelle de sa personnalité. Ainsi donc, elle a des idées criminelles en tête.
Non, vraiment, c’est mieux du côté de Taylor et de ses deux sœurs qui sont dignes des belles-sœurs de Cendrillon. Elles mettent donc en tête de mauvaises idées à Taylor, lui rappelant qu’Eli est un ancien drogué qui a sniffé la moitié de leurs économies (ah, bien !) et qu’il y a trop de risques à sa nouvelle situation : OK, elle les aime tous les deux, mais elle n’a pas réfléchi à ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre. Le pire, c’est qu’elles ont raison, parce qu’en attendant, Eli et Jade sympathisent un peu, beaucoup. Et Jade propose même un médicament à Eli, qui est donc prêt à retomber dans la drogue, juste pour finir son script. C’est si naze pour lui. J’aime bien le personnage d’Eli, mais il m’a fait de la peine.
J’ai malgré tout bien ri dans la scène suivante où on le voit légèrement défoncé venir donner le début de son script à Lamar et dire tout un tas d’obscénités, sans se douter que la fille de son agent est juste derrière la porte. Un bon gag, ça fonctionne bien, franchement. Le seul problème, c’est que Lamar est super heureux de ce script qu’il adore… et qu’Eli ne voit pas en quoi c’est problématique. Il remercie simplement Jade avec un baiser… avant de se poser la question de leur droit de faire ça sans Taylor. Certes, il pose la question, mais il le fait quand même.
C’était une bonne chose d’avoir Taylor hors de l’équation pour ça, j’imagine, surtout qu’elle finit par appeler Eli et être pleine de soupçons quand il lui dit que Jade promène le chien à quasiment minuit. Ah, ça y est, il est clair que les meurtres pointent le bout de leurs nez. Le seul problème, c’est que je les aime bien tous les trois, je n’ai pas envie que qui que ce soit meure en 2019 ! Je ne peux pas en dire des autres époques pour l’instant…
La fin d’épisode voit nos héroïnes confrontées à leurs reflets. Le truc, c’est qu’au lieu de se refléter dans leur miroir, elles voient la version d’elles enfants à la place. Le tout, sur « Que sera sera ». Ah lala. (ah en fait, il y a un accent aigu sur le a de sera normalement)
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