This is us – S03E16

Épisode 16 – Don’t Take My Sunshine Away – 16/20
Après les excellents épisodes précédents, celui-ci semble faire retomber la qualité avant une fin de saison qui devrait être sacrément passionnante. C’est un peu dommage, mais en même temps, il faut bien, on ne peut pas toujours être au top de la qualité, ça ne fonctionnerait pas. En plus, cet épisode est loin d’être mauvais et propose des développements intéressants… juste ce qu’il faut pour avoir envie d’être déjà la semaine prochaine, en fait !

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Spoilers

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Grow the hell up, Beth.

Cet épisode reprend deux jours plus tard avec les départs de Beth et Randall qui viennent quand même dire au revoir à leur nouveau neveu, pour le plus grand plaisir de Kate et Toby. Ces deux-là sont déjà des parents bien aimants, et les acteurs jouent toujours aussi bien cette semaine. Au moins, ça remet tout de suite dans l’ambiance.

Toby a tout de même du mal à gérer la santé bien faible de son fils. Il est difficile en effet de voir les médecins faire tous les prélèvements nécessaires. Kate s’enferme dans la chanson, Toby frôle trop la dépression en permanence. Faut dire qu’il n’est pas aidé le pauvre : en salle d’attente, il tombe sur un autre papa qui galère à garder sa joie de vivre mais le fait en pensant à des parents qui ne peuvent pas ramener leur bébé chez eux. Mouais.

La conclusion ? Les mères sont plus fortes que les pères à aimer les bébés dès le premier jour. Charmant. Toby se rattrape malgré tout, s’excusant auprès de Kate de ne pas réussir à être le père parfait et de ne pas réussir à la soutenir non plus. Kate a les mots parfaits derrière pour le rassurer en tant que père et l’abandonner seul avec bébé Jack. En fin d’épisode, Toby prend pour la première fois son bébé dans les bras.

En parallèle, Randall et Beth ont des journées hyper chargées et ne se voient plus, parce qu’ils passent leur temps à se croiser pour gérer leur famille en parallèle de leurs activités professionnelles. Malgré tout, Randall parvient à être à l’heure à la première représentation du spectacle des élèves de Beth. Elle, elle fait donc l’effort en échange de se rendre à un dîner politique pour lui.

Le problème, c’est que Beth s’engage trop vite avant de se retrouver coincé par un pot entre collègues qui s’avère plus important pour elle. Mouais, je ne vois pas bien pourquoi Randall est si chiant avec elle : dire qu’il a une femme coincée au travail, ça justifie son absence au dîner et ça fait tout aussi bonne impression, faut arrêter quoi.

Elle lui dit donc que ce qu’il veut est clair avant de raccrocher, et… elle lui pose un lapin bien mérité. Bien sûr, Randall ne le vit pas comme ça et est absolument odieux avec elle dans un message vocal. Pour sa défense, Beth ne gère pas non plus à ne pas le tenir au courant de ce qu’il se passe… oui, sauf qu’il s’avère qu’elle a de bonnes excuses. Loin d’être restée au travail, elle est en fait coincée dans un embouteillage sans son téléphone qui n’a plus de batterie.

Le problème, c’est qu’elle le recharge à son arrivée au dîner, et ça fait flipper Randall. Bien. Si ça peut lui apprendre à être moins con dans le futur – et dire que j’adorais ce personnage ! Je suis vraiment frustré par cette saison, c’est terrible. Il passe sa soirée à stresser et Beth lui fait comprendre subtilement qu’elle sait qu’il a déconné.

Elle n’est pas tendre dans ses mots quand elle a enfin l’occasion de lui dire ce qu’elle pense, après un dîner interminable qu’il a fait durer plus que nécessaire. Qu’est-ce que j’aime Beth ! Ils finissent bien mal l’épisode, puisqu’elle lui demande de dormir à Philadelphie et qu’il n’en a pas envie. Le cliffhanger est clair : la semaine prochaine, on les verra s’engueuler. Une fois de plus. Mais où est passé le couple parfait des débuts ? Où est passé le Randall des débuts ?

Pendant ce temps, Kevin et Zoe entament une thérapie de couple, mais ce n’est pas si évident à gérer. Zoe n’assume pas de supporter tous les mensonges de Kevin, même s’il est maintenant révélé qu’il a bu de la vodka durant tout l’épisode précédent. Les avancées qu’ils font ? Elles ressemblent fort à une manière de reculer, parce que Zoe se rend compte qu’elle n’a jamais dit à Kevin qu’elle ne voulait pas d’enfant.

Il est donc temps de le faire et Kevin prend la nouvelle plutôt bien, même si ce n’est pas si simple. Zoe est décidée, et c’est à Kevin de décider désormais s’il en veut ou non, quitte à la perdre. Après une énième réunion d’alcooliques anonymes dans un nouveau quartier, il découvre qu’il est dans la rue de Sophie et… il tombe sur elle, évidemment.

Je suis bien content de la retrouver, moi, parce que j’adorais son personnage et que je trouve dommage la manière dont tout a fini avec elle. Pauvre actrice ! Il est donc révélé que son personnage est désormais fiancé et qu’elle va drôlement bien dans sa nouvelle vie. Elle ne hait plus Kevin et elle est de sacrés bons conseils.

Zoe lui demande de choisir entre une vie sans elle ou une vie sans enfant ? Ce n’est pas grave : Kevin a toujours eu tout ce qu’il voulait dans la vie, et ça ne va pas changer pour si peu. C’est une bonne analyse du personnage, un peu renforcé par un nouveau flashback, et ça lui permet de prendre sa décision. Il décide de passer sa vie avec Zoe, et il remercie Sophie avec des tickets de concert.

Dans le passé, il est temps pour les pré-ado d’ailleurs à leur première grosse soirée, le tout chaperonné par Jack. Chacun a sa propre intrigue pour l’occasion : Kevin veut son premier baiser avec Sophie, Kate a besoin de sa mère pour préparer sa tenue, Randall a un test important en sciences. Les parents ? Ils sont chaperons évidemment.

Ils ont donc la chance d’assister au premier bal de leurs enfants, ce qui se passe plus ou moins bien : Randall parle science à la pauvre amie de Kate qui a bien voulu l’inviter, Kevin merde auprès de Sophie… mais se rattrape en étant mignon et en obtenant d’elle ce qu’il veut, à savoir qu’elle fasse une bêtise, puis un baiser. Jack révèle aussi à Rebecca qu’il n’a jamais eu l’occasion d’être à un bal lorsqu’il était plus jeune et elle fait tout pour que ce premier bal se passe bien.

Ils finissent donc par danser un slow au milieu des enfants, en imaginant leur rencontre au bal de promo et ce qu’il se serait passé, puis le futur de leurs enfants. Mouais, ce n’était pas l’intrigue la plus passionnante ou touchante de la série pour le coup.

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This is us – S03E15

Épisode 15 – The Waiting Room – 20/20
Voilà un épisode dont le titre suffit à comprendre de quoi il sera fait, mais comme il est très bien écrit et magistralement interprété, ce n’est pas bien dérangeant. C’est un épisode qui aurait pu être long mais qui a le mérite de nous montrer que les scénaristes ont fait du bon boulot pour en arriver à des moments de tensions vraiment bien fichus. Une vraie réussite.

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I’ll update you as soon as we have more information.

Je n’aime pas beaucoup ce titre d’épisode, sachez-le. Je sens d’ici le huis-clos oppressant en salle d’attente, et ça ne manque pas dès la première scène. Toute la famille est là à attendre des nouvelles de Kate, et ça tourne en rond, et ça va être passionnant à suivre. Par contre à critiquer, c’est l’horreur.

Notons pêle-mêle que dès le départ, on se retrouve avec un Kevin qui galère à ne pas boire, une Beth qui est énervée par tout ce que fait Randall, une Rebecca qui ne supporte pas trop les engueulades de ses fils et une Zoe à l’ouest.

Finalement, ils sont tenus au courant par un médecin après une longue attente, parce que cela fait 26h que les Pearson sont en salle d’attente. Ils sont motivés. Kate est donc enceinte de 28 semaines et a besoin de plus de rester enceinte plus longtemps, sans accoucher. Le seul problème, c’est qu’elle risque une infection, alors si son état est pour le moment stable, il reste incertain sur du long terme. Bref, il est temps pour la famille de rentrer chez elle. En théorie.

En pratique, Rebecca refuse, et les autres aussi. Franchement, qu’est-ce que c’est que cette famille qui n’a pas de job et qui lâche tout pendant plus de 26h ? Prendre une journée pour venir la voir, OK, mais là, le temps d’attente est incertain quand même. En plus, ce n’est pas comme s’ils étaient tous en état de rester là ; ils ont légèrement des vies à gérer.

Par exemple, Kevin finit par confesser qu’il était alcoolisé. Il serait temps d’en parler, mais Rebecca n’en a pas spécialement envie, et le mot de la matriarche vaut règle d’or, apparemment. D’ailleurs, Beth s’inquiète pour Rebecca qui ne bouge pas du tout et fait des réflexions totalement déconnectées de la réalité. Moi, je trouve ça inquiétant aussi. Sans grande surprise, je suis donc totalement Team Beth, comme d’hab. Zoé ? Elle fait comme si de rien n’était et est clairement amoureuse de Kevin, mais elle vit mal tous ses mensonges. Tu m’étonnes !

Toby est le grand absent de cette salle d’attente, et Madison finit par arriver avec des donuts au pire moment d’une discussion de couple entre Zoe et Kevin, précisément sur les nombreux non-dits entre eux – et l’arrivée de Madison les casse dans leur élan. D’une dispute de couple à l’autre, il n’y a toutefois que quelques pas et Randall essaye désespérément de se rattraper de l’épisode précédent, parce que dans celui-ci Beth est au mieux odieuse et froide avec lui. Elle préfère bien évidemment ne pas en discuter à l’hôpital.

Oui, sauf que Randall est tellement insistant (pour ne pas dire insupportable) que Beth finit par en parler à toute la famille. Kevin est du côté de Beth, ce qui énerve Randall. Tant de tension dans cette famille ! Cette pauvre Madison tente bien de donner son avis, elle aussi, mais Kevin la trouve totalement insupportable, n’hésitant pas à demander ce qu’elle fait là. La pauvre, c’est pire que de se faire congédier ce genre de remarque. Elle décide de s’en aller et Kevin voit bien le mal qu’il fait. Par conséquent, il décide d’aller marcher dans l’hôpital, ce qui n’est pas une bonne chose, mais qui permet à Randall d’être cette fois assez cassant avec Zoé, voulant savoir si elle était au courant que son frère avait repris l’alcool.

Quelle angoisse cet épisode et cette salle d’attente. Je m’en doutais dès le titre. Pour ne rien arranger, on a ensuite droit à l’arrivée d’une nouvelle grand-mère joyeuse de la naissance de sa petite-fille et tellement bruyante qu’elle peut réconcilier tout son entourage malgré elle. Cela ne rate pas et fonctionne immédiatement sur Randall et Beth. C’est déjà ça.

Oh le désaccord est trop important pour être réglé comme ça, mais Beth est plus inquiète pour Rebecca que son couple. Et le pire, c’est qu’elle a raison. Ah qu’est-ce que j’aime Beth. Et qu’est-ce qu’elle a raison d’en vouloir à Randall et de se montrer insupportable avec lui, même quand il accepte le « sacrifice » de la laisser faire des cours de danse. Tss.

Bon, heureusement qu’elle est là Beth, parce qu’elle finit par donner à manger à Rebecca, et elle n’hésite pas à rembarrer Miguel qui parle pour elle. Et quand ce dernier va aux toilettes, il se retrouve dans un couloir à parler avec Madison, qui n’a pas quitté l’hôpital. Elle est beaucoup trop attachante bien qu’insupportable cette Madison.

Et en partant finalement, devinez qui elle croise ? Kevin, qui marque son retour avec une bouteille d’eau en main. Humph. Zoe reprend la conversation comme si de rien n’était, avant de vouloir de nouvelles informations sur ce qui a relancé l’alcoolisme de Kevin. Ils sont au moins capable d’en parler calmement, et c’est fou comme j’aime Beth et sa cousine. Bon, Kevin est clairement en train de lui mentir cela dit, je ne lui fais pas confiance du tout, mais Zoe si. Et elle s’en confie à sa cousine.

Beth voyait bien Zoe s’enfuir et voulait la réconforter sur son droit de le faire, mais finalement c’est tout le contraire qui se passe : elle veut rester auprès de Kevin coûte que coûte parce qu’elle est amoureuse. Oh, oui, mais ce n’est pas évident d’être amoureuse d’un alcoolique, surtout qu’elle veut pouvoir lui faire confiance quoiqu’il arrive. Et ça ne sent pas bon.

On enchaîne ensuite par la révélation que Rebecca et Miguel envisagent de déménager de l’autre côté du pays, parce qu’ils veulent être là pour Kate, Toby et le bébé. Le timing est un chouilla problématique pour Beth et Randall qui espéraient vraiment que les grands-parents pourraient être une solution à leurs problèmes d’emploi du temps. La découverte du départ de Rebecca fait donc assez mal à Randall, qui ne s’y attendait pas du tout. Une fois de plus, ça part en engueulade.

Kevin finit par péter un câble sur la télévision, ignorant totalement sa mère et Randall pour criser tranquillement. Il a évidemment googlé les problèmes possibles pour sa sœur, et il finit par aller demander des nouvelles aux infirmières. Cela laisse le temps à Zoe de boire à sa bouteille « d’eau » et je suis totalement dégoûté d’avoir confirmation que c’est de l’alcool. La tête de Zoe suffit, même si elle n’ose rien dire.

Le problème, c’est qu’elle n’en a pas le temps de toute manière, puisqu’il revient avec la nouvelle que le docteur est en opération d’urgences. Ils ont tous immédiatement peur de ce que ça peut vouloir dire pour Kate. Randall retourne donc demander des infos, pour ne pas en avoir,

Les deux frères reprennent donc leur dispute habituelle… et Miguel finit par s’en mêler. Ah, que c’est moche. Beth et Zoe se taisent, mais Rebecca finit par s’énerver et leur dire de se taire pour… parler de Jack, bien évidemment. C’est tout ce qu’elle sait faire non ? Elle le fait bien en même temps, à se souvenir de la salle d’attente de la nuit où Jack est mort.

Elle fait donc la morale à tout le monde pour leur rappeler que l’essentiel, ça reste quand même Kate, et que tout le reste n’a que peu d’importance. Certes. C’est le moment que finit par choisir Toby pour enfin arriver et il a clairement eu une très, très mauvaise journée/nuit. Il est complétement mort, en fait, et c’est lui qui vient porter la nouvelle au reste de la famille. Quel performance d’acteur ! J’étais à fond dedans, jusque dans la tentative d’humour totalement ratée qui paraissait crédible et qui enfonce encore le couteau là où ça fait mal : il plaisante en disant que Kate a demandé à voir Miguel en premier, et celui-ci y croit, avec surprise. Pour mieux apprendre que c’est une blague. Bim, dans ta face.

Pourtant, Miguel est trop fort à être présent quoiqu’il arrive pour les Pearson (même si son jeu en salle d’attente, bof bof). Dans le même genre, Madison revient donner à Miguel exactement ce dont Kate avait besoin. Bref, tous ceux qui sont en périphérie des Pearson sont géniaux, et ces derniers ne se rendent pas bien compte de la chance qu’ils ont. Oh, Randall reconnaît finalement qu’ils étaient imblairables avec les infirmières, puis que Rebecca et Miguel ont raison de déménager, même si c’est terrible pour eux.

N’empêche que, de manière générale, les Pearson ont du mal à voir le bien qui les entoure. Et dans le même genre, après tout ça, Zoe finit par se confier à Beth sur la bouteille d’eau pleine de vodka. C’est terrible pour Beth, la pauvre, mais pas autant que pour Zoe qui a clairement eu l’espoir que Kevin se confie à elle… en vain, puisqu’il dit juste ne pas pouvoir s’en sortir sans elle. Sauf qu’il ne s’en sort pas, justement.

L’épisode finit par nous présenter le fils de Kate et Toby, et c’est assez violent. Les acteurs sont bons, le maquillage aussi. Toby et Kate sont brillants dans cet épisode… Toby a du mal à réaliser tout ce qui lui arrive dans cet épisode, et son bébé prématuré le traumatise. Bien sûr, Kate veut l’appeler Jack, et elle en profite pour parler à son père et lui demander de faire en sorte qu’il aille bien. Oula, que d’émotions.

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This is us – S03E14

Épisode 14 – The Graduates – 19/20
Quelle angoisse, quelle tristesse, This is us nous propose là un excellent épisode comme seuls ses scénaristes en ont le secret. Le genre d’épisodes qui rappelle bien pourquoi on la regarde et pourquoi elle a été tant célébrée sur sa saison 1. C’est fou qu’ils arrivent encore à pondre de telles intrigues après deux ans. Il y a vraiment de la magie dans la production de cette série, je ne vois que ça pour l’expliquer !

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Spoilers

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I think it’s right on frickin’ time!

Ce n’est pas la bonne période pour être fan des séries : après HTGAWM qui durait une heure avec toutes les pubs, voici This is us qui n’en dure que 35 avec le dernier acte tronqué. Heureusement, j’ai fini par trouver l’épisode complet, parce que ça m’aurait en plus sacrément embêté de devoir m’arrêter en cours de route tant ces quarante-trois minutes sont excellentes – ça permet de se rendre compte que les épisodes de cette saison ne sont pas tous à la hauteur par rapport aux premières saisons.

L’épisode commence par Rebecca et Jack cherchant à acheter une caméra pour immortaliser les bons moments en famille. C’est aussi l’occasion de voir Kevin et Kate, bébés, être totalement accros l’un à l’autre. Ce n’est pas dingue, mais ça permet en fait la mise en place de plusieurs intrigues pour l’épisode : la relation Kevin/Kate, la relation Jack/Rebecca, voilà ce qui va être au cœur de cet épisode, mais d’une manière encore nouvelle.

En effet, quelques années plus tard, Rebecca est de retour dans le magasin pour acheter une nouvelle caméra afin de se rendre à la cérémonie de fin d’étude de ses fils. Elle y rencontre un certain Matt Dixon, père célibataire dont l’enfant était dans l’école primaire des triplés. L’intérêt de Matt Dixon dans cet épisode, c’est que celui-ci tente de la draguer un peu lourdement, alors qu’elle est encore en plein deuil… mais ça permet à Rebecca de comprendre que la vie va recommencer. Oui, mais elle n’a pas envie que la vie recommence, et Jack lui manque soudainement. Oh, c’est à sentir son cœur se briser ce genre de scènes !

Du côté des adolescents, Kate est énervée par Kevin qui a décidé de quitter la ville pour partir vivre à New-York, alors qu’elle est bloquée dans sa vie. Elle fait sa crise d’adolescence quoi ! La cérémonie de remise de diplôme de Kate ? Elle ne s’y rend pas, parce qu’elle préfère regarder des cassettes VHS de quand elle était petite, cassettes ayant miraculeusement survécu au feu et dans lesquelles elle est proche de son frère. Ou son frère d’elle. Au point de lui donner à manger, oui.

Pendant ce temps et alors que Randall s’apprête à obtenir son diplôme, Rebecca fait une soudain crise d’angoisse et ne veut pas se rendre dans la salle. Elle est en plein deuil, avec crises de larmes. Je trouve ça drôlement bien d’avoir un épisode qui se concentre un peu sur ce deuil horrible du mari. C’est important d’avoir des séries qui prennent le temps d’explorer tout ça, parce que ce n’est pas rien. En revanche, c’est presque dommage d’avoir attendu trois saisons. Cela donnait presque l’impression que Rebecca avait réussi à tourner la page sans mal, mais ce n’est bien sûr pas le cas. Et puis, ce jeu d’actrice, pfiou !

Rebecca n’est pas beaucoup mieux le soir suivant : ses enfants vont faire la fête et elle se retrouve seule chez elle, à regarder des vidéos de Jack. Cela la laisse en larmes et la force à appeler Miguel à l’aide. Celui-ci est toujours aussi parfait dans la vie de Rebecca : il répond présent à l’appel et l’emmène à une réunion pour les gens endeuillés.

Alors que Rebecca ne va pas bien, Kevin et Kate se réconcilient enfin à la fête à laquelle ils sont. Ils ont aussi l’occasion de passer un peu de temps avec Randall, qui est bien lucide sur la relation qu’il a avec son frère et sa sœur. Tout ça permettra de faire le lien avec le présent, évidemment.

Et dans le présent, justement, Randall est… un cinglé des plannings ! Il est pire que moi. En plus, Beth commence à s’entraîner pour la danse… et elle empire elle aussi le planning avec ses nouveaux horaires. Forcément. Ce n’est pas la seule à empirer la journée de Randall, parce qu’il a affaire à une prof complétement débile : celle de Déjà. Elle a publié en ligne un essai de son étudiante sur la période où elle vivait dans sa voiture avec sa mère. Sans lui demander avant. Et tout le monde se moque désormais de Déjà.

Elle est débile cette prof, franchement. Evidemment, Déjà est énervée, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à Randall. Il se rend auprès de la prof de sa fille pour l’engueuler, et elle est toute douce la prof. Elle se laisse donc engueuler, finit en larmes et perce totalement la carapace de Randall.

En plus, elle lui annonce au passage qu’elle pense que Déjà est bonne pour sauter une classe, alors il finit tout heureux ! Déjà ne le voit pas comme ça : elle est sûre d’être privilégiée par les professeurs blancs à cause de son passé catastrophique, mais, bien évidemment, Randall n’est pas d’accord. Déjà le remet toutefois à sa place en lui expliquant que s’il se contente d’être une histoire – celle de l’orphelin abandonné devenu élu, elle n’a pas envie d’en arriver là.

En plus, elle arrivait enfin à se faire à sa nouvelle vie, et voilà qu’on lui propose de passer au lycée. Il y a de quoi mal vivre le changement de routine, effectivement. Le problème, c’est que ça donne l’idée à Randall que sa famille ne supportera pas tous les changements à venir ; au point de demander à Beth de renoncer à devenir prof de danse pour le moment. Afin qu’il puisse vivre son rêve, lui. Pardon ? Non mais Randall tu déconnes sec cette saison, c’est pas possible là à force ! Heureusement pour lui, il est sauvé par un appel de sa mère à propos de Kate, parce que là, franchement, Beth aurait toutes les raisons du monde de le défoncer. Où sont passés leurs capacités à dialoguer et se construire en tant que couple ? C’est la déprime !

Bon, de son côté, Kate va obtenir son diplôme, déjà. Cela permet à Tobby de lui organiser une fête, à laquelle Rebecca est présente, même si elle vit de l’autre côté de la planète. Kevin est aussi censé s’y rendre… mais il est complétement bourré, parce qu’il a repris l’alcoolisme et n’y va pas de main morte. L’épisode n’y va pas par quatre chemins non plus, nous montrant à quel point il a sombré rapidement dans l’alcoolisme et comment il ment à Zoe pour s’assurer qu’elle ne le voit pas bourré. Quel dommage, il est en train de pourrir leur relation !

La fête organisée par Toby ? Elle est conséquente, c’est le moins qu’on puisse dire : Toby a fait gonfler des ballons, réservé un jardin, convoqué d’autres diplômés qui reçoivent leurs diplômes en retard… Bref, il a fait les choses en grand pour Kate, qui a l’air d’apprécier la surprise cela dit, c’est déjà ça.

Quand elle voit Kevin arriver, elle se rend immédiatement compte que quelque chose cloche avec elle, mais c’est bien la seule. Zoe ne voit rien, alors que c’est pourtant évident : il lui a menti sur la semaine qu’il passerait en compagnie de Kate, et quand il les voit ensemble, il est forcé d’improviser un discours pour noyer le poisson. Le seul problème, c’est que son discours est perturbé par la présence d’alcool. C’est loin d’être au niveau de son discours de mariage, quoi, et Kevin s’éclipse ensuite.

Alors que personne ne voit rien et que Rebecca est toute à ses émotions de voir sa fille enfin obtenir son diplôme, Kate passe sa journée à s’inquiéter pour lui et finit par quitter sa fête pour se rendre à l’hôtel de son frère. Ce fut rapide : elle se rend rapidement compte qu’il a repris l’alcool… et une nouvelle fois, c’est drôlement bien écrit. S’il accepte d’en parler à Kate, il refuse de le dire à Zoe pour ne pas la perdre ; et il arrive à convaincre Kate de garder le secret. Bref, l’attitude normale d’un addict, celle qui ne peut qu’empirer les choses quand on y réfléchit un peu.

C’est atroce, et pourtant Kate fait tout ce qu’elle peut ; et Kevin est forcé de se confronter à ses problèmes. Quelle horreur. Elle décide donc de l’emmener à une réunion d’alcooliques anonymes pour tout de suite reprendre les choses en main, sauf qu’en chemin elle sent soudainement qu’elle perd les eaux. Oh non, mais cet épisode pouvait-il aller plus loin dans l’horreur ?

Kevin est donc forcé d’avouer à Toby, au téléphone, qu’il a bu toute la journée et ne peut l’emmener à l’hôpital, et il appelle une ambulance. À l’arrivée à l’hôpital, Toby est sacrément énervé après Kevin, l’abandonnant dans le hall. Quelle angoisse cet épisode !

Finalement, l’épisode se termine sur l’arrivée de Randall à l’hôpital, alors que Kate était déjà avec Kevin. C’est bien triste à voir et une fois de plus la série parvient à marquer de gros points du côté de l’émotion. Au risque de me répéter : mais quelle tristesse, quelle angoisse ! On n’en saura pas plus sur la vie future du bébé de Kate pour le moment… avec un peu de « chance », elle n’aura qu’à passer le reste de ses neufs mois alitée… pas vrai ?

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This is us – S03E13

Épisode 13 – Our Little Island Girl – 17/20
Sans jamais mettre les mots sur les choses, cet épisode parvient à très bien s’en sortir pour faire ressentir tout un tas d’émotions et développer un personnage qui manquait clairement d’espace pour le faire depuis une dizaine d’épisodes. Il était nécessaire d’avoir cette parenthèse et, si c’est généralement le genre qui peut vite me perdre, cet épisode est une vraie réussite.

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You know she danced before she could walk.

Est-ce que je profite du trajet interminable en bus pour rattraper mon retard plutôt que pour bosser comme j’avais prévu de le faire ? C’est fort possible, mais j’ai bien avancé dans mon boulot, donc bon, ça va, je peux me le permettre, pas vrai ? L’épisode commence par un accident tout bête pour la principale d’un lycée. Tellement bête d’ailleurs, que je me suis senti personnellement attaqué, c’est le genre de connerie qui m’arriverait…

Evidemment, cette femme n’est autre que la mère de Beth, comme on s’en doutait bien, et ça promet donc un épisode centré sur Beth. Alors ça, franchement, je suis totalement pour : j’adore le personnage et il y a sûrement beaucoup à faire. Le problème, c’est qu’elle a une mère encore plus pétée que Rebecca ne peut l’être. Les scénaristes ont clairement un problème avec les figures maternelles !

En flashback, on voit donc l’enfance pas si heureuse de Beth, élevée par une mère extrêmement autoritaire et à l’opposé de tout ce qu’elle deviendra. Beth avait donc le rêve, enfant, de devenir une danseuse ballet, mais ça ne plaisait pas particulièrement à sa mère. Pourtant, Beth est acceptée dans une grande école sans trop d’effort.

Par chance pour elle, sa mère craque chaque fois que son mari lui demande quelque chose, alors ça se passe bien pour la jeune Beth, qui promet de bosser dur tous les jours pour devenir une danseuse de ballet réputée. Bon, on sait comment ça finira alors ça laisse un peu triste d’avance franchement. Pourtant, l’enseignement que reçoit Beth fait rêver, car on voit bien que l’enfant qu’elle est s’épanouit totalement dans cette académie où son prof ne la lâche plus.

Oui, mais quatre ans plus tard, Bethany doit oublier peu à peu son rêve parce qu’elle n’est pas encore assez douée et puis parce que son père a un cancer des poumons. Bien sûr, elle culpabilise de ce cancer, parce que son père a dû travailler plusieurs années de suite en faisant un paquet d’heures supplémentaires pour payer l’académie de danse.

Sa mère l’interdit toutefois de culpabiliser et la remet vite au travail, mais c’est un travail déprimant quand une autre danseuse noire arrive dans sa classe et qu’elle s’avère être meilleure qu’elle. Beth voulait juste être la première danseuse de ballet noir à y arriver, et c’est un peu raté avec l’arrivée de cette Sonya. Par chance, elle peut en parler à son père qui est de bons conseils, et qui est un peu plus à l’image de ce que Beth veut faire avec ses filles.

Forcément, c’est aussi le dernier souvenir qu’elle a de son père : un être aimant et plein de bons conseils et de soutien moral. L’inverse de sa mère ? Ouep, un peu. Le problème, c’est qu’il va mourir, et qu’au passage, elle apprendra qu’elle n’a pas le premier rôle du spectacle. Comme sa journée n’est pas encore assez sympa comme ça, sa mère finit par lui dire, le soir, qu’elle doit changer de plan d’étude, parce que la danse ne fonctionnera jamais assez bien pour elle.

Certes, c’est une vérité difficile à avaler qu’elle lui balance, mais ça reste une forme de vérité. Seulement, il y a des manières de le dire, de le présenter, de laisser les choses se faire. Allez, au moins, ça permet à Beth de finir à la fac où elle croise Randall en même pas deux minutes. Ah les séries et le destin romantique, c’est beau.

Dans le présent, Zoe et Beth traversent donc le pays pour venir voir Mama C, la mère de Beth, qui est forcée de s’arrêter suite à son petit accident de rien du tout. C’est l’occasion pour Beth et Zoé de discuter avec elle de sa retraite qu’elle devrait prendre – mais ça tourne rapidement mal avec mama C critiquant la décision de carrière de Zoé (avec qui elle a toujours eu une relation conflictuelle) et vantant celle de Beth qui se lève chaque matin avec un but dans sa vie.

Bon, ça prendrait mieux si Beth avait encore un job, mais ça Mama C le découvre à ce moment-là. Repas de famille aussi gênant qu’excellent, ma foi. Après tout ça, Mama C prend la décision d’aider Beth à retrouver du travail dès le lendemain, parce que c’est comme ça qu’on fait selon elle : pas de sentiment, pas de tristesse, juste on se force à provoquer sa chance en étant sérieux. Ma foi, pourquoi pas, mais c’est violent comme vie.

Et ça conduit les filles à se relever en pleine nuit pour consommer de la drogue en cachette. Ben oui. On sent bien vers quoi l’épisode se dirige en tout cas : Zoe conseille à Beth de trouver un moyen de parler du problème qui la travaille de l’intérieur depuis quelques épisodes, avant d’exploser. Comme elles sont droguées, ça se passe dans le rire, mais c’est le genre de conversations terribles à avoir pourtant.

Cela ravage assez Beth pour qu’elle décide de parler à son père mort ce soir-là, puis pour qu’elle avoue à sa mère qu’elle ne veut pas de son aide afin de trouver du travail. C’est très violent et elle n’hésite pas à charger sa mère, et c’est tellement contraire à tout ce que l’on sait de Beth que je ne m’y attendais pas. La violence n’est pas que symbolique : elle explique bien à sa mère qu’elle est en dépression, sans utiliser le mot ; puisqu’elle lui reproche de ne pas avoir pris le temps de faire le deuil de son père. Elle reproche aussi à sa mère de ne pas pouvoir respirer quand elle est là.

C’est beau, c’est efficace : elle lui explique que c’est pour les mêmes raisons que ses frères et sœurs sont aux abonnés absents depuis des années ; et que c’est parce que cette mère l’a toujours empêché de vivre ses rêves qu’elle n’ose plus regarder Randall en face. C’est horrible tout ça, et tellement triste pour Beth. Moi qui adore ce personnage…

Bien sûr (on est devant This is us), le lendemain, les deux femmes réussissent à parler : la mère avoue avoir eu exactement cette même figure maternelle et ce manque d’air… jusqu’à ce qu’elle trouve son mari. Ouep, si Beth lui reproche de manquer d’air, la mère aussi dit en manquer, depuis le départ de son mari.

Dans tout ça, Beth se retrouve presque à s’excuser parce que eh, le chemin choisit par sa mère lui a permis de trouver Randall. Toutefois, elle reçoit le pardon de sa mère, et ça change tout. Elle rentre donc heureuse chez elle, prête à annoncer à Randall son nouveau projet : devenir prof de danse. C’est beau comme tout de la voir toute amoureuse de Randall qui la dépose et reprendre la danse. Elle est un peu rouillée, mais la prof voit bien qu’elle gère trop pour un cours débutant. Bref, Beth demande aussitôt à enseigner, et c’est beau de la voir retrouver sa liberté comme ça.

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