Midnight, Texas – S02E04

Épisode 4 – I Put A Spell On You – 15/20
Un épisode on ne peut plus classique pour la série qui approfondit certains de ces personnages sans trop se soucier, pour le moment, d’un vrai fil rouge. Cela dit, je pense qu’il se dessine de plus en plus avec l’intrigue secondaire qui tisse du lien entre les différents épisodes de cette saison. Tout en étant curieux de voir où ça va nous mener, je trouve que cette saison ne donne pas forcément envie de tout dévorer d’un coup comme je m’y attendais… Alors je la fais trainer, pour en profiter pleinement.

> Saison 2


04.jpg

You need to get to the church now.

Bien sûr que je profite de l’arrivée de la canicule pour poursuivre mon visionnage de cette saison 2 – finalement, la voir lentement, ça marche aussi et je ne regrette pas ma décision. Comme cet épisode reprend dans le désert autour de Midnight, je sens qu’il fait la bonne température pour regarder voyez-vous. Bon, on commence en pleine nuit alors qu’il fait encore jour ici, mais vous avez l’idée j’imagine. C’est un charmant début en tout cas, avec une femme en train d’accoucher et d’hurler à la mort au passage.

Il y a de quoi, son bébé bouge dans son ventre de manière anormale et finit par le faire exploser. Elle « accouche » au milieu de l’Eglise, espérant que Rev viendra en aide à son bébé, Mary. Pas de bol, Rev n’est plus là et c’est Lemme qui se retrouve à prendre soin du bébé.

En parallèle, Manfred continue de flirter avec la femme de Kai, à coup de teq paf et de sous-entendus sexuels pas si subtiles. Les deux personnages se confient donc sur leur relation amoureuse et la tension monte, jusqu’à ce que Lemme appelle Manfred à la rescousse pour interroger le fantôme de la femme morte en couche.

Tous les Midnighters viennent rapidement à bout du mystère qui entoure Mary : c’est une Tigre-Garou elle aussi ; et elle grandit extrêmement vite pour cette raison, se retrouvant petite fille plutôt que bébé avant la fin de la soirée. Ce sont Lemme et Olivia qui se retrouvent à devoir la garder chez eux. Décidément, le couple enchaîne les situations où ils se retrouvent à garder des « enfants », menant forcément à des questions légitimes sur leurs envies, ou non, d’avoir des enfants.

C’est en tout cas marrant de voir Olivia déprimer de devenir jeune maman et galérer comme tout avec la petite fille, mais heureusement, elle se retrouve vite à gérer une adolescente. Et ça, elle sait faire. Elle a beau la détester et ne pas trop aimer son rôle de mère adoptive, elle s’en tire bien à lui conseiller d’apprendre à se débrouiller seule.

Une fois de plus, Manfred et Patience se retrouvent à mener l’enquête ensemble pour comprendre qui peut bien être le père de Mary et la rendre à sa famille. Bien sûr, ce n’est pas si simple : ils ont beau trouver une photo, ils ne se doutent pas encore qu’il y a une sombre histoire de revanche également. Quand ils s’en rendent compte, c’est trop tard : Mary a fugué et se retrouve à se transformer en tigre pour tuer les deux hommes qui en ont après elle.

Oui, elle se transforme en tigre en plein jour, sans attendre la pleine lune. C’est gênant. Manfred et les autres se retrouvent à devoir expliquer ce qu’il s’est passé à la police, alors qu’Olivia ramène Mary auprès de Lemme pour qu’ils jouent les parents avec elle et qu’ils lui expliquent que tout ira bien pour elle et qu’elle n’est pas un monstre. Il n’en faut pas beaucoup plus pour jouer sur la sensibilité d’Olivia. À ce rythme, elle voudra vite être maman, hein.

En attendant, elle se retrouve à devoir expliquer à la grand-mère de Mary pourquoi sa petite-fille est une adolescente. Heureusement, Mary ressemble à Sheila, parce que sinon, on ne s’en sortirait pas. Cela dit, Olivia se méfie malgré tout et demande à Fiji de vérifier leur parenté. Cela fait marrer Fiji qui voit bien qu’Olivia s’inquiète plus que nécessaire.

Pendant ce temps, Manfred et Patience continuent de mener l’enquête sur ceux qui en veulent à Mary. Ils suivent donc les cadavres à la morgue, se déguisant de manière ridicule afin de pouvoir faire en sorte que Manfred parle avec les fantômes des agresseurs de Mary. C’est sans surprise que Manfred que les intentions de la grand-mère de Mary ne sont pas aussi louables qu’il ne paraissait. Ouep, la grand-mère veut faire en sorte que sa petite-fille fasse des combats contre d’autres animaux-garous.

Les midnighters découvrent donc rapidement tout un réseau de combats clandestins, et on voit que Patience s’intègre de plus en plus à la petite famille qui se met en place. Elle reprend sa couverture pour faire entrer Manfred et Lemme dans le club clandestin qui s’est mis en place très vite dans le désert. Lemme se retrouve ainsi rapidement dans l’arène à combattre pas moins de quatre guerriers faisant équipe pour venir à bout de lui, mais tout ça n’est qu’une distraction.

La distraction est efficace, permettant à Joe et Olivia de libérer Mary, puis son père, puis l’ensemble des prisonniers, tout en punissant comme il se doit les méchants de l’épisode. Mary demande alors à son père de retourner à Midnight, mais celui-ci ne veut pas, préférant poursuivre sa route. Oh, Mary demande évidemment à Olivia de la suivre, mais ce n’est pas possible. On assiste donc aux adieux des deux, et c’est touchant, parce qu’Olivia finit en larmes. Ouep, la même qui ne s’attache jamais à personne et ne pleure jamais se retrouve à éclater en sanglot dans les bras de son mari.

Ben oui, la petite est devenue adolescente rapidement, mais Olivia perd sa fille au passage quand même, forcément. Quant à Patience et Manfred, ils continuent de flirter ensemble sur le chemin du retour et ils finissent par s’embrasser… jusqu’à ce que Patience se souvienne soudainement qu’elle ne peut pas. Le tout, pour mieux revenir à la fenêtre de Manfred. On passe donc du petit baiser presque innocent à la scène de sexe adultère. C’est malin.

En parallèle, Fiji est en pleine rupture et elle est toute déprimée parce qu’elle est amoureuse de celui qu’elle dégage de sa vie, pour le protéger. Elle s’en confie à son chat bien narquois de la situation et se rend compte que ce n’est pas si simple que ça de se débarrasser de Bobo. Il se pointe devant chez elle pour mettre une musique « romantique » à fond. L’angoisse du stalker, quoi, mais il paraît que c’est de l’amour, alors ce n’est pas grave.

Du coup, elle décide de lui amener un café sur son lieu de travail, histoire de lui expliquer qu’elle ne veut pas de confusion entre eux et qu’elle veut fixer des règles pour que tout se passe bien entre eux. Ce n’est pas bien compliqué : le café est en fait une potion pour qu’il oublie être amoureux d’elle. Et la vérité, c’est que si son script est plutôt bâclé, l’acteur est super mauvais à nous montrer ce changement. Bref, rien de neuf, je n’aime pas cet acteur, je n’accroche pas à son jeu et, désormais, le personnage de Bobo se retrouve à penser qu’il rencontre Fiji pour la première fois. Ben oui, ça passera super bien auprès des autres Midnighters, ça.

Fiji se retrouve donc à expliquer vite fait la situation à Olivia, et il est évident que ça n’a pas trop de sens ce plan de Fiji, mais bon, comme d’hab à Midnight, on laisse faire sans poser trop de questions. Heureusement, ça ne traîne pas en longueur : Bobo s’avère tomber immédiatement amoureux de Fiji, la stalker tout autant, lui toucher le bras et se souvenir de tout. Autrement dit, c’est une intrigue bouche-trou, quoi ; mais c’est super drôle parce que Fiji se retrouve forcée de transformer Bobo en chien. C’est peut-être une solution pour payer un acteur de moins dans d’autres épisodes, mais comme je n’aime pas l’acteur, je trouve que l’on y gagne au change… Un chien jouera-t-il mieux que lui ? On le saura vite !

> Saison 2

Midnight, Texas – S02E03

Épisode 3 – To Witch Hell and Back – 14/20
Si c’est toujours un plaisir de passer du temps avec les personnages de cette série, force est de constater que j’ai eu un peu plus de mal à accrocher cet épisode. Il faut dire qu’il se concentrait trop sur des intrigues amoureuses schématiques et peu pertinentes, ainsi que sur un personnage auquel je n’ai jamais accroché. Ce n’était pas gagné d’avance, quoi.

> Saison 2


Spoilers

03.jpg

As long as Bobo loves me, he’s gonna die.

Bien, il aura fallu attendre deux semaines pour retrouver des températures qui dépassent les 28°C et qui me donne envie de me replonger dans les intrigues des Midnighters, qui reprennent exactement là où le cliffhanger de l’épisode précédent s’était arrêté.

Bon, donc derrière le tableau, on a l’ancêtre de Kai, rien que ça. Manfred est donc surpris par la femme de Kai dans son espionnage : elle le réveille, parce qu’il s’est fait assommer. Tout en essayant de le convaincre que son mari et elle sont des gentils, Patience trouve un moyen de se frotter à lui pour un câlin, et il en profite pour récupérer un peu de ses cheveux.

Il se sert alors de Fiji pour apprendre que Patience ne ment pas et est quelqu’un de confiance, grâce à cette mèche de cheveux.

Pendant ce temps, l’abstinence ne fait pas que du bien à Fiji qui s’imagine coucher avec Bobo sous la douche, commençant ainsi à se masturber à cette idée. Le problème, c’est que ce petit fantasme de Fiji provoque un nouvel accident pour Bobo qui glisse sous la douche et est à deux doigts de se tuer. Oui, j’ai bien choisi mon expression, je sais.

Fiji ce qu’elle fait pour retrouver une vie sexuelle normale, c’est-à-dire qu’elle convoque toute sa classe wicca pour utiliser leur énergie et contacter l’au-delà, afin de comprendre ce qu’il se passe. Tout ce qu’elle obtient, c’est un super indice : elle est elle-même responsable de ce qui arrive à Bobo.

Par chance, Manfred peut rejoindre la connexion des sorcières et prévenir Fiji que cet avertissement vient de sa tante Mildred, qui parle d’un Enfer de sorcières. Fiji s’imagine immédiatement que c’est là qu’est Mildred, mais j’en doute, et elle demande donc à Manfred de faire en sorte de conjurer sa tante dans notre monde, ce qui est évidemment extrêmement dangereux et compliqué. Mais bon, si c’est pour la vie sexuelle de Fiji, il peut bien le faire.

En plus, ça a l’air simple de trouver les informations qu’il cherche sur internet et ça ne l’empêche pas de se faire draguer par Patience qui lui propose même une chambre de l’hôtel pour qu’il mène à bien son business. Ah lala, c’est marrant comme tout de voir que c’est Manfred le seul à penser à Kai dans l’affaire.

De toute manière, c’est tout Manfred ça, il pense à tout le monde sauf à lui. Il enchaîne donc avec une petite cérémonie de magie où il prend la décision d’échanger sa place avec Mildred. Oui, oui, il se rend en Enfer, avec le risque d’être banni à jamais si une sorcière l’y touche. Par chance, il suffit d’un peu de lumière pour les tenir éloignés. Par malchance, il apporte une lampe torche qui tombe aussitôt en panne. Il a quand même quelques torches, au cas où.

Alors que Manfred galère et risque de rester coincé à jamais en Enfer, Fiji apprend de sa tante qu’elle est maudite : ce n’est pas le sexe le problème, mais l’amour de Bobo. Il est condamné à mourir tant qu’il restera amoureux de Fiji. Oh, il existe bien un remède : elle pourrait le transformer en chat, comme Mildred a fait avec son amant à une époque. Ben voyons. C’est une perspective d’intrigue comme une autre.

Quant à Manfred/Patience, ça se rapproche encore et toujours avec l’idée cette fois que Kai trompe Patience… et ça rend apparemment OK l’idée d’une tromperie de Patience.

En parallèle, tous les Midnighters se demandent s’ils ont envie ou non de garder leurs pouvoirs ou de considérer l’opportunité apportée par Kai. La question se pose surtout pour le couple formé par l’ange et son petit ami, parce que ce dernier en a marre de ses transformations. Ce n’est pas le seul : le prêtre aussi envisage très clairement de laisser tomber ses pouvoirs, allant jusqu’à faire des remerciements en forme d’au revoir à Olivia.

Comme celle-ci est contre l’idée de laisser tomber les pouvoirs de tout le monde, elle ne se doute de rien, alors que c’est super clair franchement. Pour justifier tout ça, on nous sort un flashback du prêtre, dix ans plus tôt, quand il a tué un homme alors qu’il était sous sa forme de tigre… mais eh, une fois le tigre redevenu humain, la victime lui a pardonné et a espéré que Dieu le pardonne aussi avant de mourir.

C’est ce qui finit par l’amener à Midnight, où il rencontre en premier Lemma qui devient son confident. Bref, on nous justifie en flashback des liens d’amitié qui n’ont jamais été là auparavant (je crois, mais on nous explique que c’est grâce à sa bénédiction que Lemme peut entrer dans l’Eglise), mais dont les scénaristes ont besoin aujourd’hui pour nous expliquer la décision du personnage… à laquelle Lemme est évidemment opposé.

Oui, sauf que c’est trop tard : il est déjà « guéri » de son statut de tigre-garou et a pris la décision de quitter Midnight sans dire au revoir à personne d’autre que Lemme. Voilà qui est fait, l’acteur avait dit qu’il partirait, mais franchement, c’est géré de manière bizarre alors qu’ils auraient eu le temps, en trois épisodes, de proposer un vrais au revoir plutôt que cette intrigue bizarre et ridicule. Tant pis.

Ridicule, mais pas autant que la soirée entre filles d’Olivia avec la barmaid plus si figurante que ça cette saison : elle est clairement en train de mener son enquête sur Olivia et Lemme, et elle fait boire la chasseuse pour ça. Normal : son vrai but est en fait de récupérer son sang, ce qu’elle n’a aucun mal à faire en la coupant au bras. Elle donne ensuite le sang à quelqu’un d’autre…

En fin d’épisode, Lemme s’inquiète donc de sa femme, mais celle-ci le rassure, encore bien alcoolisée pourtant.

On notera aussi une dernière intrigue où Joe retrouve le chasseur de démon qui… l’embrasse sans hésiter, soi-disant pour faire diversion et éviter que les démons de les repèrent. Oui, bien sûr, évidemment. Et ça comme la chasse se fait dans le dos de son mec, on sait ce que ça veut dire. La chasse ? Oh, ils s’amusent à retirer le cœur de quelques démons, ce qui justifie apparemment que de Joe se mette torse nu… mais ne sorte à aucun moment ses ailes pour autant. Comme il se retrouve le torse plein de sang, il décide de prendre une douche en extérieur. À poil. Avec son nouvel « ami ».

Pff, pire intrigue amoureuse du monde, zéro crédibilité ! Non parce qu’il veut soi-disant rester fidèle malgré tout et se barre donc quand son ami tout aussi nu essaie de se coller à lui. Il s’attendait à quoi au juste ?

Il prend finalement la décision de se couper les cheveux, ben voyons. Le couple se rend ensuite, comme tous les autres personnages pour faire un au revoir au Révérend. Oh, il s’est cassé, mais ils allument des bougies pour lui, quoi. Quant à Fiji, elle en profite pour rompre avec Bobo : plutôt que de lui expliquer la vérité sur la malédiction vieille d’un siècle et lancée par de mauvaises sorcières, elle prétend que ce qui lui arrive signifie tout simplement que Bobo n’est pas le bon amant pour elle ; ce n’est pas son véritable amour. Je sais que c’était censé être triste, mais j’ai ri.

Comment NBC produit les hits de l’été

Salut les sériephiles !

Même si on reste sur le sujet de la télévision américaine, il ne sera pas question de séries aujourd’hui, mais d’une émission qui a su attiser ma curiosité. C’est assez rare pour être souligné et je me suis dit que ça valait donc bien un article. C’est sur NBC que je l’ai dénichée, et elle s’appelle Songland. Comme je me suis rendu compte en l’écrivant que ça pouvait prêter à confusion pour un français, il s’agit bien sûr des mots « song » et « land », hein !

Bon, et donc, qu’est-ce que c’est ? C’est le nouveau télé-crochet pondu par les producteurs de The Voice. Autant dire que ça partait plutôt mal pour m’attirer, et pourtant, j’aime beaucoup le concept qui consiste à inviter des compositeurs/paroliers et les mettre en compétition face à un artiste à la recherche de son prochain tube.

Chaque émission (seulement 45 minutes, comme une série) voit donc quatre artistes différents proposer une chanson à un artiste célèbre, qui en choisit alors trois. Parmi les trois restantes, une seule chanson gagnera et deviendra le prochain single de l’artiste, mais avant ça, chaque compositeur retravaille avec un producteur célèbre (si tant est que ça existe, je sais) qui l’aide à transformer sa chanson pour qu’elle corresponde mieux à l’artiste. En gros, plutôt que de chercher un artiste, on cherche donc une chanson qui sera le tube de demain, et je trouve le concept plutôt sympathique.

Est-ce que c’est bien ? Si je vous en parle, vous devez bien vous douter que c’est parce que j’aime bien. L’émission vient tout juste de commencer, alors il n’y a eu que deux épisodes pour le moment donc j’ai peu de recul, mais franchement, ça complète déjà pas mal mes playlists (elles sont plus ou moins fameuses, mais si vous ne me connaissez pas, je fonctionne sur le système d’une playlist/mois) : outre la chanson gagnante qui est enregistrée par l’artiste, on retrouve aussi assez facilement sur internet les propositions qui n’ont pas été retenues ; interprétées par le candidat qui les a proposées.

Du côté des grosses limites de l’émission, et il y en a, je trouve vraiment dommage qu’on nous propose une interprétation des chansons sans en afficher les paroles. Le but étant d’aller à la découverte d’une chanson, ça casse tout quand on ne comprend pas certains mots ou phrases… Un autre problème est que cette « compétition » n’en est pas vraiment une : on nous vend ça comme ça, mais c’est tellement plein de bienveillance que c’en est parfois crispant. Peu importe les critiques faites à leur travail, les candidats sont toujours d’accord et souriants ; ils minimisent (ou attisent !) la critique, n’ont jamais un avis propre auquel ils tiennent et ce, même quand on leur demande de changer progressivement les paroles, le titre et la musique de leur chanson (mais du coup… hein ?).

Résultat de recherche d'images pour "songland"
Les producteurs qui conseillent et changent les chansons pour les adapter à l’artiste de la semaine : Shane McAnally, Ester Dean & Ryan Tedder.

Cela reflète plutôt bien l’industrie musicale où l’artiste est roi ; mais je trouve étonnant tant de positivité. Même quand ils sont éliminés, les candidats sont (pour l’instant en tout cas) heureux d’avoir perdus… Faudrait voir à ne pas trop en faire ! Un autre problème est d’ailleurs que les candidats, justement, en font trop : ce sont eux-mêmes souvent des talents qui auraient probablement pu être pris à The Voice. Du coup, on a des petits artistes qui se mettent au service de grands artistes, en se laissant totalement bouffer, mais le tout avec le sourire. Bizarre !

Je sais, je critique beaucoup et vous allez me dire que je le vends mal. Rassurez-vous, si j’en parle c’est parce qu’à défaut d’aimer toute la production de l’émission, j’aime le concept ; ça me renvoie de bons souvenirs de Coyote Girl ! Et puis, j’aime aussi le résultat… En fait, si je me suis attardé sur ces défauts au visionnage, c’est parce que je connaissais le vainqueur des deux premières émissions avant même de les voir : j’avais déjà entendu leur chanson interprétée par l’artiste.

Image associée
Ne jamais perdre une occasion de caser un gif de Coyote Girl !

En effet, le gros point positif de l’émission, c’est quand même que ce ne sont pas n’importe qui qui viennent chercher le hit de demain. Pour la première, c’était John Legend, et pour la seconde Will.I.Am, en quête du single de l’été des Black Eyed Peas… Et c’est d’ailleurs parce que j’écoutais cette nouvelle chanson des BEP que je suis tombé sur l’émission. Je ne vous les mets pas dans l’article pour ne pas spoiler si jamais vous avez envie de regarder l’émission, mais il y a de fortes chances que vous entendiez des chansons issues de l’émission cet été ; même si vous ne le savez pas ! Dans les prochaines semaines (pour l’instant, il y n’y a que six épisodes commandés), on trouve encore de gros noms comme Meghan Trainor ou les Jonas Brothers.

Et ce qui est assez fascinant à découvrir, c’est la manière dont une chanson pop qui pourrait déjà fonctionner est totalement transformée par un artiste. C’était déjà un peu audible avec John Legend sans être évident car je ne connais que peu l’artiste, mais voir Will.I.Am modifier les chansons et en faire des titres des Black Eyed Peas, c’était assez fou. En deux minutes, une chanson lambda devenait une chanson que l’on pouvait facilement identifier comme un titre des BEP. Rien que pour ça, j’ai adoré la deuxième émission et j’ai hâte de découvrir leur prochain album.

Alors Songland vaut-elle le détour ? En définitive, oui. C’est un moment sympa à passer, plein de bons sentiments et surtout plein de découvertes. Parce que comme les candidats sont déjà eux-mêmes des artistes, ils ont aussi leur propre compte en général ; et ça m’a permis de faire de bonnes découvertes (Max Embers ci-dessous, par exemple). Bref, c’est tout bon pour les oreilles et les playlists !

Et la prochaine émission est cette nuit aux États-Unis. J’ai hâte de découvrir la prochaine chanson qui va me rester en tête !

Midnight, Texas (S02)

Synopsis : Après une saison 1 mouvementée et la défaite de Colconnar, cette saison 2 promet en théorie de se concentrer sur l’hôtel de Midnight qui s’apprête à rouvrir ses portes, à en croire le cliffhanger de la saison précédente !

Saison 1 | Saison 2

12

Pour commencer, je ne me souviens plus vraiment où s’est arrêtée la série en saison 1, mais c’est plus fort que moi ce soir, j’ai eu envie de la regarder alors hop, je me suis lancé. Il faut bien dire ce qui est : il fait encore 23 degrés dehors à 22h, j’ai 27 degrés dans l’appartement, mes derniers cours sont prêts, c’est déjà l’été. Je suis à deux doigts de me sortir de la glace du congélateur – mais j’ai bien mangé déjà.

Quel rapport avec la saison 2 me direz-vous ? J’ai toujours vu cette série comme une série estivale. D’ailleurs, c’est pour ça que je me la suis mise de côté lors de sa diffusion. Et comme aujourd’hui, j’ai entamé mes séries estivales avec Fear the Walking Dead, je me suis dit que je pouvais bien me lancer le début de celle-ci aussi. En plus, je devais la voir en juin dans mon planning du Challenge Séries et, devinez quoi… On est en juin !

Lumières éteintes, grand verre d’eau citronnée avec glaçons paré, je n’ai plus qu’à m’y mettre, hein !

Note moyenne de la saison : 16/20

S02E01 – Head Games – 18/20
Si je regrette d’avoir attendu si longtemps pour voir cet épisode, je ne regrette pas de le voir pour ce que je considère être le début de l’été avec une soirée déjà bien chaude, parce que cette saison 2 est toujours une série estivale – les personnages ne sont quand même pas beaucoup habillés, hein. Côté intrigue, ça se renouvelle de manière sympathique et côté casting, on se débarrasse d’un personnage que je n’aimais pas vraiment pour gagner deux acteurs que j’aime bien. C’est bien parti !
S02E02 – The Monster of the Week is Patriarchy – 15/20
Cet épisode est déjà beaucoup plus routinier dans son écriture et sa mise en œuvre. Bien que sympathique, il ne casse pas trois pattes à un canard. Certaines intrigues fonctionnent bien vis-à-vis du fil rouge, d’autres sont bien plus soporifiques. Dans tous les cas, on avance et on sent que la saison ne fait que peu d’épisodes, parce que ça bouge vite. Tant mieux, c’est agréable.
S02E03 – To Witch Hell and Back – 14/20
Si c’est toujours un plaisir de passer du temps avec les personnages de cette série, force est de constater que j’ai eu un peu plus de mal à accrocher cet épisode. Il faut dire qu’il se concentrait trop sur des intrigues amoureuses schématiques et peu pertinentes, ainsi que sur un personnage auquel je n’ai jamais accroché. Ce n’était pas gagné d’avance, quoi.
S02E04 – I Put A Spell On You – 15/20
Un épisode on ne peut plus classique pour la série qui approfondit certains de ces personnages sans trop se soucier, pour le moment, d’un vrai fil rouge. Cela dit, je pense qu’il se dessine de plus en plus avec l’intrigue secondaire qui tisse du lien entre les différents épisodes de cette saison. Tout en étant curieux de voir où ça va nous mener, je trouve que cette saison ne donne pas forcément envie de tout dévorer d’un coup comme je m’y attendais… Alors je la fais trainer, pour en profiter pleinement.
S02E05 – Drown the Sadness in Chardonnay – 16/20
Voilà un épisode qui se concentre sur un personnage que j’aime beaucoup, alors forcément, ça fonctionne bien sur moi, surtout que ça apporte enfin des réponses que j’attendais vraiment depuis un moment. Autrement, l’écriture de la saison est intéressante, parce qu’on sent que le budget décroissant l’a impacté ; mais ce n’est pas mauvais pour autant.
S02E06 – No More M. Nice Kai – 16/20
L’épisode était de facture on ne peut plus classique pour la série, mais il possédait quelques bonnes surprises dans le traitement des personnages et les évolutions de ceux-ci. Ce sera un dont je me souviendrais longtemps, mais pas forcément pour les bonnes raisons du coup. Je suis très curieux de voir ce que donnera la suite, parce que je crois que c’est la première fois de la série que je me suis retrouvé vraiment surpris par un twist !
S02E07 – Resting Witch Face – 16/20
Même si j’avais deviné où allait nous mener une bonne partie de l’intrigue, j’ai trouvé que c’était plutôt bien écrit et joué – même la médiocrité est bien jouée. Certains acteurs sont malheureusement en-dessous, peu aidés par une écriture qui est clairement précipitée. C’est un peu mon problème : on sent que la saison a été raccourcie à neuf épisodes et qu’il faut tout dire trop vite, quitte parfois à être moins cohérent. C’est dommage, parce qu’autrement, c’est une bonne saison.
S02E08 – Patience Is A Virtue – 18/20
Oula, on approche dangereusement de la fin de la série et ça se sent. C’est plutôt bien foutu : en deux saisons, ils ont eu le temps de faire monter les enjeux progressivement et même si cette saison est un peu précipitée, elle tient la route. Cet épisode apporte les derniers éléments de mythologie nécessaires pour mener à un final qui promet d’envoyer du lourd, alors que l’ensemble de la saison aura vraiment eu des airs de dernière saison.
S02E09 – Yasss, Queen – 18/20
C’est une bonne fin de saison, mais pas tout à fait une fin de série pour autant… même si rien ne me dérangera sur le long terme. Malgré de très bonnes scènes, cet épisode a quelques twists que je n’ai pas trop aimé dans la manière dont ils ont été exécutés. Bon, ça restera une bonne série d’urban fantasy dans ma mémoire, et je la quitte en gardant aussi mon coup de cœur pour Olivia, qui illuminait vraiment cette série.

Saison 1 | Saison 2