Something is killing the children (vol. 1 à 3)

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je vous parle de Something is Killing the Children de James Tynion IV, un comic dont j’ai littéralement dévoré en moins de 24 heures les trois premiers volumes. Une adaptation en série est prévue prochainement sur Netflix.

De quoi ça parle ?

Imaginez une petite ville tranquille, Archer’s Peak, où des enfants sont d’abord retrouvés déchiquetés, avant que d’autres ne disparaissent mystérieusement. Il y a bien un survivant du massacre, mais il n’ose pas trop raconter son histoire cauchemardesque de monstre tapi dans l’ombre. L’arrivée en ville d’Erica Slaughter, aussi redoutable et mystérieuse que son nom de famille le suggère, marque le début d’une traque effrénée, et on se retrouve plongé dans un univers qui accroche dès les premières pages.

Cela faisait des années que je voulais découvrir ce comic dont le premier numéro date de 2019, mais je le gardais de côté pour une période un peu spéciale – Halloween me paraissait le moment parfait, mais j’étais toujours pris par autre chose et j’étais un peu frileux de voir la collection être de plus en plus longue.

C’est vraiment bien ?

Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que j’ai fini par craquer ce 31 octobre… Et je n’ai pas été déçu du tout : dès les premières pages, j’ai été captivé par cette héroïne badass qui n’a pas froid aux yeux et par ce pré-ado traumatisé par le massacre de ses amis.

Ayant déjà beaucoup aimé Wynd du même auteur (la suite arrive enfin dans une douzaine de jours !) et n’ayant jamais lu la moindre critique négative sur cette saga (au contraire, même), j’étais confiant, mais ici, Tynion IV livre quelque chose de bien plus intense et percutant que ce que j’imaginais. C’est sombre, c’est choquant, et c’est tout simplement impossible à lâcher.

L’histoire est un vrai page-turner, avec des scènes d’une intensité franchement bien sentie. Certaines cases m’ont carrément fait frissonner, sans exagérer (mais maintenant que j’ai écrit ça, ça ne vous le fera peut-être pas…) tant elles sont sanglantes et graphiques. Un moment en particulier m’a… terrifié doit être le mot : je savais que ça allait être violent, je savais que ça allait arriver car il y a des indices pour l’anticiper, mais je ne pensais pas que ce serait à ce point rapide, violent et choquant ! Ce n’est clairement pas pour les âmes sensibles, mais c’est justement ce qui rend la lecture aussi addictive. En France, j’ai cru voir passer un « interdit au moins de 16 ans ». Ça ne me surprend pas, et certains twists ne sont pas sans rappeler la violence de The Walking Dead, par exemple.

Une adaptation à venir

Ce qui rend Something is Killing the Children si intéressant, c’est aussi son univers. La mythologie autour de l’organisation dont Erica fait partie est fascinante, et on sent qu’elle n’a été qu’à peine effleurée dans ces trois premiers volumes. C’est le genre de saga qui pourrait durer encore longtemps tant le potentiel est là, avec une organisation à découvrir, peut-être même à renverser, et un bestiaire de créatures qu’on devine immense.

L’annonce de son adaptation en série par Netflix n’a donc rien de bien surprenant, mais elle m’intrigue aussi beaucoup sur la forme et le ton que ça prendra.

L’histoire rappelle bien sûr Buffy contre les vampires, avec cette héroïne blonde qui se charge des monstres. Mais en 2024, l’approche est plus sombre, plus brute, bien plus sanglante et pour l’instant, on est un peu moins dans l’approfondissement des personnages secondaires. On sent qu’ils sont attachants, mais je me demande lesquels resteront pour la suite.

Les trois premiers volumes formaient une première grande histoire concentrée sur Archer’s Peak, ce qui pourrait d’ailleurs correspondre à une saison 1 assez efficace pour la série. C’est intense, ça va droit au but, et ça pose de solides bases pour la suite. On a tout ce qu’il faut : une héroïne charismatique, une ambiance glauque, et des personnages auxquels on s’attache progressivement.

Bref, j’adore. Si vous aimez les histoires sombres, captivantes, avec un soupçon de frisson et des créatures monstrueuses, Something is Killing the Children est un must. Personnellement, je suis déjà impatient de découvrir la suite, tant il y a de choses à explorer et de mystères à résoudre.Cela tombe bien, il me reste cinq volumes à découvrir. À lire absolument… mais peut-être pas, comme moi, avant de dormir car vous y passerez la nuit !

Olivia Rodrigo débarque sur Netflix avec son Guts Tour

Salut les sériephiles !

Il va falloir que je songe à renommer le blog parce que je ne parle vraiment pas de séries ces derniers jours… Ce n’est pas de ma faute si l’actualité ne s’y prête pas. L’actualité ? Regardez ce qui débarque sur Netflix aujourd’hui :

Par où commencer ? Si vous suivez le blog depuis un moment, vous savez déjà que je suis fan d’Olivia Rodrigo depuis presque cinq ans maintenant, avec un coup de cœur dès le tout premier épisode d’High School Musical The Musical The Series (I think I kinda you know?). Bref, j’ai eu l’occasion d’en parler plein de fois ici, et si vous n’étiez pas au courant mais que vous êtes en train de lire cet article… eh bien, sûrement que ça vous intéressera de savoir que vous avez un peu de lecture sur le sujet :

Cette introduction étant posée, j’avoue que je ne suis pas allé à son premier concert français parce que la date tombait trop mal dans mon emploi du temps et que j’avais peur de la horde d’ados dans le public. Quand j’ai su qu’elle revenait pour le Guts Tour en revanche, croyez-moi bien que j’ai tout fait pour avoir ma place, et tant pis si l’un des deux concerts tombait le jour des 30 ans d’un ami d’enfance. Oups.

On connaît tous ce moment d’attente où l’on scrute les billets en ligne, à espérer un petit miracle, n’est-ce pas ? Et bien, nous ne sommes pas dans un conte de fées, ça a été une catastrophe : je n’ai jamais reçu le mail qui permettait de s’inscrire pour avoir sa place. Le système du tirage au sort, c’est le pire du monde.

Il faut de la patience, mais il est possible d’avoir de bonnes places quand même.

Cela dit, après un tirage au sort pas très chanceux, j’ai finalement réussi à me dégoter une place pour le concert d’Olivia Rodrigo à Paris. Comment ? J’ai tenté ma chance juste avant Noël, quelques mois après l’échec du tirage au sort : j’errais sur Ticketmaster, pire site au monde, comme je le fais parfois à la recherche de spectacles ou concerts à voir pendant les vacances quand je me suis dit « et si ? ». Et si quelqu’un revendait sa place ?

Je ne sais pas si c’était le cas, parce que ce n’était pas écrit revente, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y avait quatre places disponibles pour le second concert parisien. Et croyez-moi bien que je n’ai pas hésité bien longtemps à prendre ma place. La seule hésitation fut sur la place. J’ai finalement opté pour une place avec une bonne visibilité – c’était un peu plus cher, mais bon, qu’est-ce que 140 euros quand on est fan ?

Qui dit concert à Paris, dit cliché français.

C’est beaucoup trop, mais bon, après vous arrivez dans la salle, vous regardez la personne à côté de vous et vous voyez sur son billet qu’elle a payé 250 euros… C’est moche et méchant, mais ça m’a déculpabilisé. Et puis, d’habitude, on met 140 euros à deux, là, j’étais tout seul, mais c’est le même prix, non ? On fait les accords qu’on peut avec sa conscience ! Et là, BAM, première partie sympa, énormes bougies au nom de la tournée qui crame pendant quinze minutes, puis… Le concert commence, et dès le premier accord, on sait qu’on va en avoir pour notre argent.

J’ai rarement ressenti une telle intensité en ouverture. Pour vous donner une idée, le final du concert de Mika dans la même salle à Bercy (c’était déjà fou) n’avait même pas la moitié de la puissance du premier morceau d’Olivia Rodrigo. C’était une vraie tornade, un raz-de-marée de décibels et juste ma chanson préférée pour débuter le concert. Bad idea right à fond dans les oreilles, dans les vibrations des gradins, la folie. Oui, les gradins, les fosses, ce n’est pas pour moi. Déjà que j’ai dû faire face à la horde d’ados hurlant que je craignais…

J’ai rarement de si chouettes photos en concert, vraiment, je ne regrette pas ma place.

Oui, parce que si vous n’êtes pas au courant, sachez que le concept de surdité temporaire, ça existe, j’en suis convaincu. Je peux vous dire qu’après ce concert, c’est un phénomène que j’ai appris à connaître de près. Ça envoie tellement que mes protections auditives ont failli exploser (enfin, façon de parler ; mais oui, j’avais évidemment des boules Quies parce qu’on est presque vieux ici, on a dix ans de plus qu’Olivia Rodrigo au jour près et on a raté sa vie quand on la compare à sa deuxième tournée mondiale dès 21 ans). Depuis, je porte des boules Quies à peu près partout, juste au cas où (encore cette semaine, j’ai fini par les mettre dans une salle de ciné où le son était mal ajusté, hein).

Ajoutez à ça la perte de voix, parce que, comme tout le monde dans la salle, j’ai hurlé les paroles à m’en décoller les cordes vocales. Un vrai exutoire. Et oui, tout le monde connaissait par coeur les paroles de toutes les chansons. C’est d’ailleurs le plus dingue en concert : l’énergie des fans. Ils connaissent chaque parole, chaque note, et chantent tout, tout le temps, à pleins poumons. Même pendant la première partie, on sentait déjà cette ferveur dans les gradins. C’est simple : ça vibre littéralement sous les pieds, ça me fait sentir coupable quand je ne connais pas tout à fait les paroles d’une chanson et ça envoie des étoiles dans les yeux. Littéralement. Après tout, Olivia Rodrigo se baladait à cheval sur une lune au milieu d’étoiles brillantes pour une partie du concert. Tout bonnement incroyable.

Si proche, si loin, si parfaite.

Alors, bien sûr, avec une ambiance pareille, j’étais ultra-curieux de voir ce qu’allait donner la captation Netflix, annoncée en grande pompe il y a deux ou trois semaines par Olivia Rodrigo. Ce n’est pas le concert de Paris qui est enregistré (malheureusement), mais celui de Los Angeles, dans la Californie natale de la chanteuse. Impossible de capter un quart de l’intensité d’un tel concert (ce n’est pas tous les jours qu’un concert devient mon fond d’écran pour six mois). La version Netflix promettait de revivre l’énergie brute de ce show, alors autant vous dire que je me suis jeté dessus dès huit heures ce matin.

Bref, c’est un concert que je ne suis pas prêt d’oublier, mais que je suis content de pouvoir retrouver quand je veux sur Netflix.

Je ne le regrette pas. Ce n’est pas pareil, pas pareil du tout même, mais c’est tout de même génial. Après la déception lointaine du documentaire sur sa « jeunesse » (elle est si vieille, n’est-ce pas ?) et son début de carrière sur Disney + il y a deux ou trois ans, ça fait du bien d’avoir du contenu numérique Olivia Rodrigo vraiment réussi. J’aurais aimé un peu plus de coulisses bien sûr (sympa le générique de fin), mais ce n’est pas le but, après tout. Non, le but, c’est d’avoir le concert tel qu’il s’est déroulé – y compris avec les petites improvisations permettant de savoir qu’elle a mangé des escargots en France et les invités qu’il est possible d’avoir quand on est aux USA mais pas à Paris – et d’en profiter à fond.

Je ne peux que vous inviter à vous rendre sur Netflix et en profiter à fond, donc. Et le conseil vaut pour les fans autant que pour les non-initiés, histoire que vous découvriez à quel point cette artiste est géniale. Oh, et n’oubliez pas d’activer les sous-titres en anglais pour avoir un petit karaoké maison. Bonus : mettez les sous-titres en violet pour être encore plus dans l’ambiance !

Bon concert à tous, savourez bien.

The Decameron – S01E03 – By Homer, It’s a Winner’s Wreath – 18/20

Les épisodes sont trop longs, ça se confirme, mais qu’est-ce qu’ils sont drôles. C’est un mélange impertinent d’humour, de sexe et de quiproquos qui fonctionne à la perfection. J’ai eu peur un temps que l’intrigue soit trop éclipsée par tous les désirs des personnages, mais ce n’est pas du tout le cas : on avance même plutôt vite dans les rebondissements, et c’est sacrément plaisant à suivre !

Spoilers

Pampinea organise des jeux pour divertir ses invités et fêter son mariage.



Behind closed door, we can do whatever we want.

Un épisode par semaine, c’est hyper plaisant tout en étant un peu de la torture, parce que j’aime vraiment beaucoup cette série. Au moins, ça marque mon été.

Misia

L’épisode commence bien et me fait regretter de ne pas l’avoir vu avant : un peu d’Enya dès le début, ça ne peut faire que du bien. Bon, la scène est un peu triste puisqu’il s’agit du deuil de Misia, mais ce n’est pas grave. Misia prépare donc une couronne de deuil, mais lorsqu’elle fait l’erreur de l’amener devant Pampinea, celle-ci souhaite savoir de quoi il s’agit. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec une couronne de la victoire.

Misia organise donc des festivités pour chacun de nos personnages, histoire de fêter le mariage sur le thème de la pureté. Tindaro en profite pour charmer Licisca – qu’il pense toujours être FIlomena – et Panfilo demande à Pampinea le récit de son mariage. L’improvisation vaut ce qu’elle veut et on s’amuse de tous les quiproquos et toutes les grimaces déjà en place entre les personnages. Franchement, il y a de quoi rire un bon coup.

Le concours du jour ? Il consiste en plein d’épreuves toutes plus loufoques et idiotes les unes que les autres. Pampinea fait tout pour les gagner, quitte à tricher de manière bien visible devant tout le monde. J’ai bien ri sur le concours de lancer de plumes ou le concours de dessin. Les scénaristes sont forts, les acteurs s’éclatent. Oh, et on notera que le côté « racontons des histoires » correspond enfin à ce qu’est le livre inspirant la série… mais bon, c’est clairement pour le fun plus que pour autre chose.

Les jeux (de l’amour ?)

Licisca a couché avec Dioneo la nuit précédente, et trois fois plutôt qu’une. Elle finit par s’en vanter auprès de Filomena qui est absolument dégoûtée. Dioneo est peut-être sexy, mais il n’en reste pas moins de la classe inférieure. Les scénaristes en profitent pour établir de nouvelles règles entre ces deux personnages : une fois dans la chambre, elles reprennent les rôles qu’elles sont censées avoir. Ou plutôt, Filomena se permet de faire ce qu’elle veut sans jouer la servante, y compris critiquer tout ce que peut faire Licisca.

C’est excellent pour l’humour et Filomena est vraiment un personnage génial. Pendant le reste de l’épisode, elle fait de son mieux pour être une servante, mais ce n’est pas si évident. On la voit donc parler et faire des remarques ironiques un peu trop souvent, s’attirant les foudres de Misia. C’est plutôt marrant à suivre.

En plus, en parallèle, Licisca se fait une ennemie en la personne de Pampinea. C’est assez inattendu, mais elle en a marre des jeux de Pampinea avant les autres et n’hésite pas à le faire savoir, défiant à plusieurs reprises les décisions de son hôtesse. Pampinea pète un câble, assez légitime, mais quand l’aigle de Sirisco choisit Licisca comme grande gagnante du dernier jeu, elle est forcée de se reconnaître ex-aequo (lol) et d’aller bouder dans sa chambre.

Sirisco fait tout ce qu’il peut pour la réconforter avec un livre de dessins du vicomte, et… c’est étrange de les voir si proches d’un coup, à commenter les dessins de « paysages » du vicomte, qui sont clairement des dessins pornographiques en fait. Il faut ce qu’il faut pour justifier ce qui suit avec Pampinea qui cède totalement aux désirs de la chair – notamment quand Sirisco lui montre comment le vicomte l’aurait embrassé.

Dioneo serait discret selon Licisca… mais bon, il se réveille bien tard, et uniquement grâce à Tindaro. Ce dernier est amoureux fou de celle qu’il pense être Filomena. Il envisage déjà de l’épouser et en parle à son médecin pour avoir ses conseils. C’est si drôle : Dioneo vient juste de coucher trois fois avec elle, alors il fait tout pour qu’elle reste célibataire. Quel succès cette Licisca !

Et quel succès ce Dioneo, parce que Neifile passe également l’épisode à essayer d’attirer son attention et à la chauffer, tout en continuant de prétendre qu’elle est pieuse. Pampinea et Licisca n’hésitent pas à lui faire remarquer qu’elle est assez ridicule dans ce rôle, d’ailleurs. Licisca peut se le permettre de toute manière, parce que la nuit suivante, c’est encore elle qui est dans le lit de Dioneo. Celui-ci est assez surpris de voir qu’elle est déjà de retour, sans sembler se sentir honteuse ou regretter quoique ce soit. Et pendant qu’elle couche avec Dioneo, notre pauvre Neifile continue de fantasmer sur lui pendant ses prières du soir. Difficile de lutter contre ses pulsions, même pendant les prières.

Sexe

On a donc droit à un super montage de Neifile lisant la Bible, puis se masturbant sur « All I ever think about is sex ». On est à deux doigts de la pornographie, en vrai, parce que le montage enchaîne sur du sexe entre plein de personnages – Sirisco prenant la place du Vicomte (et Misia est au courant) ; Licicsca qui se matte dans le miroir de la chambre de DIoneo…

Et bien sûr, il faut encore plus de sexe pour conclure ce montage. Un nouveau beau gosse débarque à la villa, en la personne du postier. C’est évidemment Panfilo qui ouvre la porte à Andreoli et tombe immédiatement sous son charme. Pourtant, il apporte de mauvaises nouvelles – encore un décès dans la famille de leur hôte de toute manière morte, mais aussi la ruine pour Panfilo. En effet, toute sa fortune a été confisquée par les banques et il est temps pour lui d’assurer son futur (et celui de Neifile) en obtenant une place définitive auprès de Pampinea.

Le jour, il prétend donc trouver Pampinea brillante et drôle. Le soir, il couche avec Andreoli dans la grange – et ce sont les seuls que l’on voit complètement nus finalement. Pourtant, c’est peut-être la relation qui a été la plus bâclée, parce que l’on passe d’une scène où ils se parlent en se draguant à peine à une scène où ils couchent ensemble.

Si tout le monde couche avec tout le monde dans le plus grand des calmes et dans la joie la plus totale, il reste tout de même quelques épisodes. On enchaîne donc avec Sirisco forcé de faire peur à des hommes voulant rentrer dans la villa et se prenant un peu trop pour l’homme de la maison. Pampinea est forcée de le remettre à sa place, l’engueulant devant toute la maison et en profitant pour dire que ses invités sont des couards.

Sirisco ? Il est remis à sa place en public, certes, mais aussi dans la chambre de Pampinea où elle lui demande de l’appeler à nouveau « Vicomtesse » et de ne plus jamais s’introduire sans son autorisation. Il ne serait qu’un vaisseau à travers lequel elle jouit du vicomte ? Parfait. Il semble bien le prendre, avant de l’enchaîner avec des réflexions assassines pour sa confiance en elle-même déjà peu développée.

Trahisons

En parallèle, Neifile a de plus en plus de pensées impures et s’en confie à Panfilo, qui la réconforte comme il peut. Rassurée, elle décide de se mettre nue devant Dioneo, qui était plus occupé à chercher Licisca (qu’il pense toujours être Filomena). C’est dur pour son avenir à lui, en vrai, il fait le choix de Licisca plutôt que Neifile. Elle lui en voudra – et il se retrouvera sans titre de noblesse alors que c’est un peu ce qu’il vise aussi. En plus, Licisca n’est là que pour les plaisirs de la chair, non ?

Cela semble assez peu l’intéresser quand Dioneo lui fait une déclaration d’amour. Pourtant, elle commençait bien mieux que toutes celles de Tindaro. Cela finit par faire rire Licisca, surtout quand il lit les didascalies de son propre texte. Malheureusement, ça signifie aussi qu’elle paraît sacrément charmée par Tindaro, et le tout devant un Dioneo complètement jaloux. Il faut dire que Tindaro s’invite dans la chambre de Filomena le soir-même.

L’air de rien, on se dirige donc vers une rupture inattendue entre Licisca et Dioneo. Le pauvre était fou amoureux d’elle et se retrouve à devoir supporter qu’elle lui dise qu’elle est libre de faire ce qu’elle veut pour son futur. Quant à Tindaro, il est tellement content de lui qu’il finit par envisager de se marier avec « Filomena ». Cela pousse Dioneo à envisager de l’empoisonner. Après tout, il a besoin que son maître soit en mauvaise santé pour justifier sa présence à la villa et l’amour lui donne des ailes. Jolie trahison !

Dioneo en arrive à faire une jolie déclaration d’amour à Licisca, encore. Il sait qu’elle est noble (lol), mais souhaite s’évader avec elle de la villa. Vivre en la voyant avec Tindaro, pourquoi pas… mais la voir amoureuse de Tindaro, c’est impossible. « Filomena » est à deux doigts de révéler sa véritable identité à Dioneo, mais préfère finalement coucher avec lui. C’est dommage, parce qu’il aurait mieux fait de rester auprès de Tindaro : celui-ci est malade, mais la cuisinière s’occupe correctement de lui. Elle comprend bien vite qu’il est empoisonné, lui file un remède et le met en garde contre le docteur. Tindaro se met donc en quête de retrouver Dioneo, pour mieux le voir en train de coucher avec Licisca dans sa chambre. Oupsie.

Pendant ce temps, dans la cuisine, la vraie Filomena se lie d’une amitié assez improbable avec Misia. Est-ce qu’ils se dirigent vers un autre couple improbable ? Filomena est tellement dégoûtée par les serviteurs en théorie… À moins que ce ne soit par les hommes comme Dioneo ? Elles commencent l’épisode en se détestant, avec une Filomena qui n’hésite pas à se moquer de Misia, et elles finissent potes. On sait vers quoi ça se dirige.

Cliffhangers

Du côté des inattendus, Panfilo prend le temps de papoter avec Sirisco. Il se le met dans la poche l’air de rien, en l’écoutant se plaindre et en l’invitant à se plaindre encore plus. C’est ainsi que Panfilo apprend la mort du vicomte. Franchement, ça m’a provoqué un petit sursaut de surprise et ça m’a confirmé que j’étais à fond dans la série.

Le cliffhanger est excellent lui aussi : Pampinea annonce qu’elle est enceinte du vicomte (lol) à la surprise générale, mais est interrompue par Tindaro qui vient confronter Dioneo. Il annonce à tout le monde que son médecin l’empoisonne, le destitue aussitôt, lui fait retirer ses vêtements (avant de se rendre compte que ça ferait trop plaisir à d’autres) et… demande en mariage « Filomena ». Licisca accepte évidemment, devant un Dioneo dépité. Jolie tournure surprenante des événements.

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The Decameron – S01E02 – Holiday State of Mind – 17/20

Le rythme ralentit évidemment pour ce deuxième épisode, avec des petits groupes de personnages qui se forment. L’humour continue d’être excellent, les intrigues proposées fonctionnent plutôt bien et la série continue ainsi de beaucoup me plaire, malgré quelques petites facilités par moments. L’essentiel n’est pas là de toute manière, mais bien dans l’ambiance parfaitement maîtrisée par la série.

Spoilers

Filomena débarque à la villa, mais Licisca a déjà pris sa place.


She is not Filomena, I am.

Allez, il est plus que temps pour moi de lancer ce deuxième épisode. J’ai adoré le premier, malgré sa longueur et j’ai trop envie de savoir vers quoi on se dirige ensuite. Je dois avouer que j’avais peur d’avoir du mal à me remettre dedans, mais sincèrement, les premières notes du générique suffisent à avoir envie de regarder la suite. On se remet vite dans l’ambiance.

Filomena & Licisca

L’épisode commence dans une jolie forêt où une rivière laisse flotter plein de corps. C’est assez logique, en vrai : on se débarrasse des gens dans la rivière. C’est un peu flippant tout de même.  Filomena se réveille au bord de l’eau, escalade une butte, se fait des chaussures de fortune et entame une bien longue journée de marche. Son objectif ? Rejoindre la villa, évidemment.

Était-ce vraiment nécessaire de nous en faire un flashback ? Je ne pense pas. On y a droit quand même et ce n’est pas grave, car ce n’est pas si long. Finalement, on en revient au cliffhanger de l’épisode précédent et ça se profile plutôt bien : Pampinea ne croit évidemment pas Filomena quand elle donne son identité, puisqu’elle connaît déjà Filomena.

Les choses tournent mal pour Licisca, jusqu’à ce qu’elle reçoive l’aide de Panfilo. Son aide est plutôt attendue après l’épisode précédent, mais c’est plutôt chouette de le voir s’arranger pour que Filomena soit présentée comme étant Licisca. La vraie Licisca décide aussitôt de suivre son plan, mais bon, c’est sans compter sur Filomena qui n’a pas envie de se laisser ridiculiser ainsi. Du moins, elle n’en a pas envie jusqu’à ce qu’on la jette à la porte et que Licisca lui propose un peu de pain, tout en expliquant son plan d’être courtisée par Tindaro pour s’assurer qu’elles puissent avoir un lieu où rester. Bien sûr, elles sont interrompues par Sirisco et une femme qui se débarrassent du cadavre du religieux.

Malgré tout, Filomena décide de rentrer dans la villa en tant que Licisca. L’ancienne maîtresse s’embarque dans un truc qu’elle va vite regretter, avec la vraie Licisca qui se force à se prosterner devant les autres nobles. Pas évident de perdre ses privilèges de naissance et voir Tindaro se mettre à draguer sa servante.

La nuit

Elle se retrouve en tout cas au milieu d’un joyeux bordel. C’est là où nous en étions dans l’épisode précédent et on y revient vite avec Pampinea qui ne comprend pas comment les choses ont pu déraper alors qu’ils devraient avoir des soldats et surtout avoir Leonardo pour les protéger. Nous n’y sommes pas.

Pampinea est de moins en moins ravie d’être là en tout cas : elle n’aime pas Sirisco, elle n’aime pas la chambre trop petite, elle en a marre de Misia et elle décide, au beau milieu de la nuit, de rejoindre Leonardo. Elle a vraiment envie de découvrir son fiancé, et ça se comprend. Finalement, avec un peu de diplomatie et beaucoup de flatterie, le duo Sirisco et Misia parviennent à calmer Pampinea et la convaincre de ne partir à la recherche de Leonardo que le lendemain. Le tout se fait avec toujours d’humour, pendant que Misia concocte encore un plan.

Pendant ce temps, Dioneo prend soin de Tindaro en lui faisant un petit message. Il est sacrément patient franchement, parce qu’il doit supporter les jérémiades de Tindaro et ses envies de draguer Filomena. C’est énervant pour le médecin qui voulait justement finir avec elle.

En parallèle, Panfilo et Neifile passent une petite soirée ensemble. Il faut rassurer Neifile après le meurtre du cardinal, d’autant plus terrible qu’elle le connaissait. Elle garde ainsi son petit doigt, sans trop savoir pourquoi, et Panfilo est obligé de le cramer. Après tout ça, Neifile est prise d’une fringale nocturne, va voler de la bouffe en cuisine, s’enfuit avec un cochon dans la main et… tombe dans un puits. À ce stade, je n’ai aucun commentaire à faire, c’est tellement perché comme rebondissement que je ne sais pas quoi en penser.

Le lendemain

Filomena est une des premières à se réveiller : elle est réveillée, plus exactement, par la seule servante de Leonardo qu’il reste. Si on lui donne de l’eau et qu’on l’aide à se laver en remarquant sa peau douce, personne ne se donne la peine de la laisser être autre chose que Licisca. Evidemment. La voilà réduite à une vie de servante, et ça ne lui plaît pas vraiment. Elle passe ainsi sa journée à creuser une tombe pour les bandits de la veille et finit par se coucher dans la tombe elle-même.

Bien sûr, le plan de Misia est mis en place lui aussi : elle part donc avec Pampinea, comme prévu, pour essayer d’aller trouver Leonardo. C’est du moins ce que Pampinea pense. La vérité, c’est que le plan est de lui dire la vérité, mais de ne lui dire qu’à elle : Leonardo est mort. Bien sûr, elle hurle à la mort malgré un poussin dans sa main et il est vite confirmé que le plan de Misai de l’éloigner était une excellente idée. Ce trio est tellement bloqué dans une scène qui se résume en : c’est un grand nawak.

Une fois que c’est fait et que Pampinea se met à faire son deuil, il reste tout de même au trio à attendre toute la journée. En effet, il ne faut pas rentrer trop tôt pour vendre le problème de la mort de Leonardo. C’est triste, en effet : les autres pourraient prétendre que la terre leur appartient désormais, et la villa avec. Et personne ne veut ça.

À la villa, « Filomena » continue de flirter avec Tindaro. Ce n’est pas évident d’être assez patiente avec lui : elle n’a pas les codes qu’il faut pour rester à sa place de noble, il est insupportable et surtout, surtout, il utilise Dioneo pour la charmer avec un petit air de musique. Licisca a littéralement un filet de bave qui lui coule sur le menton, mais ce n’est pas la seule : Panfilo passe par là et est clairement intéressé par la vue. Cela dit, Neifile étant perdue au fond d’un puits, Panfilo passe la journée à la chercher. Quand il tombe sur Sirisco, il demande aussi quelques armes pour se protéger d’éventuels intrus. Après ces quelques événements, il tombe sur Neifile, mais c’est pour mieux découvrir que celle-ci souhaite rester au fond du puits.

Elle est persuadée que c’est un message de Dieu pour qu’elle croit à nouveau en lui : elle attend donc un signe de sa part pour être sauvée, car seul Dieu peut la sauver. T’es bien foutue, ma pauvre. Cela dit, Panfilo reste à côté du puits à lire un livre et l’écouter prier, encore et encore, et même à tenter de se suicider pour avoir un signe de Dieu plus rapidement.

Tout le monde veut Dioneo

Je ne sais pas qui passe la plus mauvaise journée entre lui et Dioneo forcé de faire tout ce que Tindaro lui demande – allez, c’est Panfilo qui passe la plus mauvaise journée, parce que celle de Dioneo finit si bien. Les deux entrent alors dans un petit combat branche contre branche. Licisca en profite pour se rincer l’œil sur le torse de Dioneo, tout en prétendant être fan de Tindaro. C’était si drôle, mais pas autant que le moment où Tindaro manque de peu de l’étouffer.

Licisca enchaîne sur plein de compliments pour Tindaro et d’excuses auprès de lui parce qu’elle voit qu’il a raison et que les femmes sont trop méchantes avec lui. La moquerie se fait devant Dioneo, qui sait bien qu’elle le préfère lui mais qui fait alors en sorte que tout se passe bien pour celle qu’il pense être Filomena. Dioneo assure ainsi à Tindaro qu’elle ne peut se moquer de lui quand il se met à douter, parce que bon, elle ne peut pas mentir comme elle est amoureuse de lui. Du grand n’importe quoi, mais c’était bien drôle. Licisca sécurise en tout cas sa place dans la villa, et se faisant, elle assure aussi celle de Filomena. Le duo est excellent, parce qu’on sent une certaine amitié entre elles malgré tout ce qui leur arrive.

De son côté, Panfilo s’inquiète vraiment pour Neifile. Il finit par demander à Dioneo de s’occuper d’elle et de la sauver en prétendant que c’est Dieu qui l’envoie. C’est du grand n’importe quoi, mais elle y croit puisqu’elle veut y croire. C’est plutôt sympa d’être sauvée par le beau gosse sur qui elle fantasme elle aussi. Et elle est servie dans ses fantasmes quand il décide de lui donner un peu de sa chaleur corporelle elle aussi. Neifile ne peut se laisser faire trop longtemps tout de même, elle a peur de trop se lâcher, j’imagine. J’ai tout de même eu un peu de mal à comprendre pourquoi Panfilo enchaîne en reprochant à Dioneo d’avoir retiré son t-shirt. Je l’imaginais plutôt être heureux d’avoir une telle vue.

Bref, l’essentiel, c’est que Neifile soit sauvée et puisse assister au dîner avec tout le monde. C’est d’autant plus important que le dîner est l’occasion pour Pampinea, Misia et Sirisco débarquent à la villa pour annoncer le mariage de Pampinea et Leonardo. C’est logique : ils se sont absentés une journée, ça permet de prétendre un mariage et ce mensonge sécurise que la villa revienne à Pampinea, ce qui les arrange tous les trois. Cela n’arrange pas Licisca qui fait une petite boulette en oubliant de l’appeler vicomtesse ni Filomena qui reste bloquée comme servante… mais bon, chaque chose en son temps.

La fin d’épisode prend tout de même par surprise, avec finalement Licisca qui se rend dans la chambre de Dioneo et se jette sur lui. Il ne la mérite pas vraiment quand on voit comment il drague tout ce qu’il bouge, mais bon, elle prend tous les risques pour lui et en est très heureuse.

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