The Decameron – S01E01 – The Beautiful, Not-Infected Countryside – 19/20

OK, c’est bien parti pour être un coup de cœur. Ce premier épisode a pour seul défaut d’être trop long, car vraiment, j’aurais préféré des épisodes de 20 minutes. Le ton est en effet celui de la comédie, l’humour domine largement et n’est pas sans me rappeler l’excellente Another Period. C’est impertinent, décadent et le rythme est excellent, quand bien même ça semble partir dans tous les sens. Je ne boude pas mon plaisir.

Spoilers

La Peste fait rage à Florence.


My wife is dead!

Il faut tout de suite commencer par dire ce qu’il en est : le générique est incroyable et met dans l’ambiance. Toute cette vermine qui fourmille, les rats qui se réunissent pour former le titre, le rat qui meurt à côté de ceux qui couchent ensemble… L’esprit est peut-être respecté, finalement.

Florence

Bienvenue à Florence au XIVe siècle. Post-covid, c’est marrant à voir, on a eu de la chance d’être confiné, hein ! La petite musique nous introduit correctement dans cet univers. Il est très clair dès le début que cette production compte mettre en avant l’humour et toute l’impertinence de la situation. Toute la ville est en train de crever de faim et de la peste ? Pas grave, ça n’empêche pas le fun d’exister avec cette petite musique et les réflexions complètement décalées qui s’ensuivent.

On a donc une bourgeoise qui espère être assez aimée un jour pour que son mari la pleure à sa mort comme celui qu’elle voit dans la rue, un médecin qui s’inquiète pour son patient qui, c’est une chance !, à penser à garder ses excréments du matin pour lui montrer ou encore une vieille femme qui vole les chaussures d’un cadavre parce que c’est quand même bien pratique.

Ouais. Le confinement, c’est bien aussi. Après, à cette époque, les connaissances médicales sont plus que limitées. Ainsi, Licisca pense tout de même échapper à la Peste en se mettant des pâquerettes dans le nez, hein. Lisisca est une servante, la dernière de sa maison, et elle s’occupe du père bien malade de sa maîtresse. Cette dernière est présentée comme une bourgeoise qui ne pense qu’à elle et sa propre misère – elle est sur le point de finir orpheline sans mari, c’est la fin pour elle.

Franchement, je ne vais pas mentir. C’est différent du Décaméron ne serait-ce que par le choix d’avoir un langage moderne… mais qu’est-ce que c’est bien pour respecter l’esprit de base, en vrai. Et qu’est-ce que c’est bien pour nous embarquer dans l’histoire, surtout. Je ne m’attendais pas du tout à accrocher autant – le casting me vend déjà du rêve. Filomena, la maîtresse de Licisca, est exceptionnellement drôle, franchement.

Quand elle reçoit l’invitation du vicomte Leonardo à venir passer du temps à la campagne loin de la ville infectée, elle accepte aussitôt cette opportunité. C’est le cousin de son père, mais elle envisage déjà le mariage, même s’il est sur le point de rencontrer sa femme. On note au passage que le côté hyper dramatique de l’épidémie et les nombreux morts servent ici de ressort humoristique. Si Licisca freine un peu des quatre fers pour y aller, Filomena se prépare donc aussitôt à se rendre à la campagne.

Et ce n’est pas la seule : on voit ainsi le médecin qui emmène son patient loin de l’épidémie, mais aussi un autre couple de personnage. En chemin, ils croisent ainsi des pénitents qui se flagellent sur la route – mais ils sont loin d’être l’image qu’on attendrait d’eux. Ainsi, ils servent surtout de fantasme à une bourgeoise. C’est tellement n’importe quoi, mais c’est fait avec tant d’humour que ça fonctionne très bien.

Vraiment, l’humour choisi est une bonne chose. Cela me rappelle Another Period, et j’adorais cette comédie. Je ne me rendais pas compte qu’elle me manquait à ce point ! Enfin, nous voyons Filomena qui a préparé ses valises après avoir pleuré son père bien malade. Elle annonce le décès de son père à Licisca, forcée de la croire sur parole puisqu’il faut éviter de voir le cadavre et de se faire contaminer par la peste. Filomena lui fait croire ça parce qu’elle a absolument besoin d’une servante pour l’accompagner et ne peut s’accoutumer à une vie sans personne pour ne prendre soin d’elle.

En chemin, cependant, Licisca décide de laisser du pain à un malade au bord de la route. Cela ne plaît pas à Filomena qui finit par réclamer l’autre moitié du pain de Licisca, parce que cette dernière assure que Jésus considère que tout le monde mérite du pain. Tout pour nous faire rire. Les deux femmes se mettent ainsi à se disputer le pain. Incroyable de voir une servante se rebeller autant contre sa maîtresse, mais qu’est-ce que ce duel est amusant à voir. Je suis un peu triste, toutefois, que ça se termine par une Filomena poussée à l’eau. Licisca décide aussitôt de prendre sa place chez Leonardo – mais moi j’aurais bien gardé Filomena plus longtemps dans la série tant elle me faisait rire. Allez, fuck yeah, signora. Incroyable ce premier épisode.

La villa

Tous nos personnages se rendent donc vers la maison du vicomte Leonardo. La première bourgeoise de la série est ainsi celle qui sera sa future femme, officiellement : il s’agit de Pampinea. Elle vient avec sa servante, Misia, qui est en admiration totale devant sa maîtresse.

Elles sont accueillies par Sirisco, le valet les informant que Leonardo est absent pour un petit moment. Et pour cause : Sirisco se garde bien de leur dire qu’il est mort. La campagne était censée être un moyen de se tenir loin de l’épidémie, mais en fait, il n’y a plus que deux serviteurs (et demi ?) dans toute la baraque. Eux, ils s’inquiètent de ce qu’ils deviendront sans maître. Ils décident donc de maintenir la mascarade pour tout le week-end : faire croire que Leonardo est en vie pour se rendre indispensable à la personne qui voudra récupérer sa propriété et qui pourrait être parmi les bourgeois venant ce week-end là.

Pour autant, les personnages qui viennent ont des problèmes eux aussi : on découvre donc que Pampinea a peur qu’on découvre sa vieillesse (elle a 28 ans ahaha) et que son mariage soit annulé ou que Misia, qui fait tout pour protéger sa maîtresse, a aussi planqué Parmena dans un tonneau. Oula.

Ensuite, Pampinea rencontre Panfilo et Neifile, le couple dont la femme très pieuse admirait les pénitents pour raison charnelle, ainsi que le docteur et son patient – le patient révélant une allergie au parfum de Neifile. C’est amusant comme les situations parviennent à faire rire par leur côté ubuesque et décalé. Bref, Licisca finit par arriver elle aussi, et elle se fait passer comme prévu pour Filomena.

Tous les personnages sont donc réunis et il est temps pour une petite visite de la propriété de Leonardo. Pampinea se comporte déjà comme la maîtresse de maison, Neifile passe son temps à osciller entre pensées impures et prières, un running gag qui va fonctionner, et le médecin se met aussitôt à draguer Licisca.

C’est si impertinent. On enchaîne sur une scène où Neifile se plaint à Panfilo des moqueries qu’elle doit subir de la part des autres personnages parce qu’elle prie. Elle est si drôle à ensuite fantasmer totalement sur le docteur qui se déshabille dans le jardin et à vouloir monter sur une selle pour se faire un peu plaisir. C’est si impertinent de la voir se donner un orgasme – et si amusant que ce ne soit pas la seule. Pendant qu’elle se masturbe sur la selle en regardant le docteur – je crois qu’il s’appelle Dioneo, on découvre ainsi que Panfilo se masturbe lui aussi, avec la même vue tant qu’à faire.

Le deuxième jour

De son côté, Licisca prend ses aises dans la chambre de sa maîtresse et c’est bien trop drôle. Elle est un peu comme moi à galérer sur les prénoms de tous les personnages et j’aime bien le parti pris de nous mettre de la musique moderne pour accompagner tout ça. Bien sûr, Dioneo vient la chercher pour une promenade matinale, la drague lourdement, mais ils sont interrompus par Tindaro, le patient du docteur. Il est persuadé que les personnages parlent de lui dans son dos à chaque fois, un autre genre de running gag. Le problème ? Tindaro se met à avoir des vues aussi sur Licisca, ce qui embête bien Dioneo, à ses ordres. Il n’en faut pas plus pour qu’il joue à nouveau sur le fait que Tindaro a une petite tendance à être hypocondriaque. Il me fait bien rire à annoncer aussitôt à Tindaro qu’il est malade – pour qu’il se concentre là-dessus plutôt que sur Licisca.

Cette dernière croise aussi Panfilo et paraît suspecte à ses yeux, à s’excuser en se prosternant devant lui. Si Pampinea interdit qu’on parle de la peste, il n’en reste pas moins que toute l’Italie est en pleine pandémie. Misia ramène Parmena, qui a la peste, et la servante est obligée de cuire un rat.

Pour le dîner du soir, Pampinea exige d’avoir du porc, ce que Misia lui promet même si Sirisco insiste pour dire qu’il faut deux jours pour le cuire. Les bourgeois se retrouvent donc à attendre longtemps le repas et… ils n’ont rien à se dire, surtout en l’absence de Leonardo, qui n’arrive toujours pas (forcément). Pampinea est si stressée de l’absence de Leonardo que ça finit par se voir. Elle révèle donc le secret de son âge à Neifile et « Filomena ».

Loin de cette scène fun où les deux dernières font ce qu’elles peuvent pour la rassurer (Neifile en est incapable, c’est beaucoup trop drôle), l’ambiance est quelque peu cassée quand Misia retrouve Parmena morte dans son tonneau. C’est triste. En plus, elle se fait griller en train de se débarrasser du corps par Sirisco. Ce dernier pense un instant avoir le pouvoir sur Misia, sauf que Misia se rend compte au même moment que Leonardo est mort lui aussi. Il est temps pour eux de passer un pacte, pour garder le silence sur la présence de la peste à la villa.

Le festin

Les bourgeois sont loin de se douter de ce qu’il se passe dans les réserves de nourriture continuent de s’amuser à l’étage. Au milieu des amusements, il y a quelques problèmes tout de même. Ainsi, quand Panfilo se rend compte que « Filomena » drague lourdement Dioneo, il s’arrange pour la tenir à distance. Il lui fait un peu de chantage, soulignant qu’il a bien compris qu’elle n’était pas qui elle prétendait être. Panfilo invite donc cette impostrice à plutôt draguer Tindaro – mais bon, ça ne donne pas envie. Licisca n’a pas envie de se laisser dicter quoi faire, mais elle se retrouve tout de même à devoir supporter les flatteries de Tindaro – quand il n’est pas en train de vomir en tout cas.

Quand elle se rend compte que Tindaro se voit offrir davantage de services que Dioneo – et notamment du vin – alors que le médecin l’avait demandé en premier, elle essaie aussitôt de faire en sorte de changer le système et les privilèges. C’était une scène amusante, même si elle prend beaucoup de risque pour son crush, je trouve.

Trois hommes débarquent alors à la villa pour violer les femmes et récupérer un peu d’eau propre si possible. Un joyeux bordel s’ensuit, avec de quoi rire un bon coup dans la fuite de Pampinea, les lancers d’assiettes (Tindaro qui éclate une assiette sur Licisca, c’était beaucoup trop drôle) ou le fait que Neifile reconnaisse l’un des trois hommes pauvres voulant les violer comme étant son cardinal. Outch. Cela dit, le Cardinal se fait alors couper un doigt de pied, Pampinea court et hurle dans tous les sens et le Cardinal finit par hurler que lui et ses hommes s’en vont. Avant de le faire, il annonce tout de même que tout est perdu et que Dieu a rendu son jugement.

Loin de l’écouter, Licisca décide alors de tuer le cardinal quand elle constate qu’il est plein de peste. La peste est dans la villa, Licisca commet un meurtre devant tout le monde et… elle réclame un peu plus de vin. Ah ouais, sacré cliffhanger, en vrai. Ce n’est que le début des emmerdes : à la porte, la vraie Filomena arrive enfin. Elle ressemble davantage à une servante qu’à une noble, mais il n’empêche que… ça posera problème !

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The Decameron (S01)



Synopsis : La Peste fait rage à Florence et dans toute l’Italie. Un groupe de nobles bourgeois se retirent dans une villa.

Pour commencer, je dois dire que j’ai pas mal hésité à me lancer dans la série, pour un tas de raisons. Déjà, parce que c’est une adaptation d’un monument de la littérature italienne qui a déjà fait couler beaucoup d’encre – son impertinence, sa décadence, sa liberté de ton, son invention du genre de la nouvelle… Bref, je connais bien le Décaméron et une adaptation version Netflix, ça me fait un peu peur. Pour autant, la curiosité l’emporte.

Avant même de commencer, j’ai déjà des critiques, à commencer par la longueur des épisodes et surtout leur nombre… Comment ça, une adaptation du Décaméron en huit épisodes ? Déca veut dire dix, putain, s’ils n’ont déjà pas compris la structure de ce qu’ils adaptent, est-ce que ça peut être vraiment bien ? Et en même temps… La liberté de ton.

Il me semble que ça peut être une série pas mal en période estivale. Quelque chose d’un peu fun et décadent, c’est parfait pour l’été, non ?

Note moyenne de la saison :

Reparlons de sport, alors

Suggestion de rédaction pour Bloganuary
Quels sports préférez-vous regarder et pratiquer ?

Salut les sériephiles,

J’aurais dû anticiper la question du jour en regardant à l’avance ce qu’elle serait, parce que j’ai déjà évoqué la place qu’occupait le sport dans ma vie il n’y a pas si longtemps. En ce qui concerne les sports que je préfère regarder, c’est bien simple : absolument aucun. C’est la partie nouvelle de l’article, profitez-en : je ne vois pas l’intérêt de regarder le sport. Ne me tuez pas, je sais que des tas de gens adorent, mais enfin, en ce qui me concerne, je préfère encore faire du sport que le regarder. La Coupe du Monde de Football ? Très bien, mais pourquoi rester 90 min devant son écran à regarder des gens courir après un ballon. Autant le faire moi-même. Et encore, ça, j’aime pas.

Et ne me lancez pas sur les Jeux Olympiques cette année… Je sens que ça va tellement me pourrir la vie ! Je suis agoraphobe, pour ne rien arranger, voyez-vous. Enfin, peut-être pas. Ou peut-être quand ça m’arrange uniquement. Je ne sais pas. Je n’aime pas la foule, c’est comme ça.

En ce qui concerne la pratique du sport, je suis plus actif, mais vous le saviez probablement déjà. Je suis un amateur de randonnée, même si j’en fais très peu, et de marche, parce que je fais tout à pied, tout simplement. Bon, et en RER, parce que c’est trop loin. Les bus, j’évite, si je peux – vraiment, je préfère largement me faire les 20 minutes à pied pour aller au boulot que de prendre le bus. Je le vois souvent passer sur mon trajet, mais tant pis. Faut profiter. C’est une façon pour moi de m’évader du métro-boulot-dodo, j’imagine. Souvent, on dit que ça permet de se déconnecter, mais ça, ce n’est pas tout à fait vrai : c’est là que je cogite le plus.

Presque le plus. Ben oui, je pratique également la natation cette année, un sport que j’ai toujours apprécié. La sensation de glisser dans l’eau est à la fois apaisante et stimulante, et là, je peux vous dire que je cogite parce que je suis loin de mon portable.

Enfin, en ce qui concerne les sports liés aux séries, on peut mentionner les séries sportives; bien sûr. Je n’ai toujours pas vu Ted Lasso, je n’ai regardé que d’un oeil lointain One Tree Hill, mais j’ai en revanche adoré les premières saisons de Club de Cuervos. Un jour, je finirai la série. Peut-être. En fin de compte, bien que le sport ne soit pas ma passion principale – et même qu’il soit très loin de l’être ! – il occupe tout de même une place de plus en plus importante dans ma vie. Et qui sait, peut-être qu’un jour je me laisserai inspirer par une série pour essayer un nouveau sport !

One Piece – S01E08 – Worst in the East – 20/20

Ouais, je surnote un peu, mais je refuse de faire la fine-bouche. Cet épisode vient très bien conclure la saison et réussit à donner un goût d’achèvement là où le manga continuait encore et encore sans forcément donner ce sentiment de conclusion. L’adaptation est vraiment maîtrisée, et ça me fait plaisir de mettre une dernière bonne note en attendant la saison 2.

Spoilers

Il est temps de venger Nami – et de faire face aux marines.


That’s not a fight, that’s a massacre.

Incroyable, j’arrive enfin à la fin de cette saison ? La saison 2 va être beaucoup trop longue à venir, franchement, et pourtant j’ai fait durer autant que possible mon visionnage de cette saison 1. Désolé à ceux qui auraient voulu les critiques plus rapidement que ça, d’ailleurs !

Arlong Park

Le début d’épisode revient en arrière un peu pour rien, je trouve. Nous y voyons Nami se faire tatouer par Arlong et on nous rappelle la promesse du pirate qui était de libérer le village en échange des cartes de Nami et de cent millions de berrys. On le sait, c’est littéralement le contenu de l’épisode précédent. À la rigueur, la scène y aurait été bienvenue, surtout vu le titre de l’épisode 7 !, à ce moment-là.

Bon, elle est gardée pour le final afin de nous remettre tout de suite les enjeux, mais je ne sais pas, j’ai trouvé ça étrange comme construction. Juste après ce flashback, nous voyons l’équipage de Luffy débarquer pour venir en aide au village de Nami qui vient de se faire cramer par Arlong. Sanji est choqué de la cruauté du pirate, mais Nami explique qu’Arlong voulait punir les villageois et la punir elle. Les punir de quoi au juste ? D’exister.

C’est révoltant et il n’est donc pas étonnant que le village soit enfin décidé à se révolter pour aller tuer Arlong. Nami s’y refuse toutefois, préférant clairement gérer la chose toute seule. Elle a toutefois demander l’aide de Luffy et c’est tout l’équipage qui prend cette mission à cœur désormais. Nous suivons donc nos héros qui débarquent à Arlong Park pour venir à bout des hommes poissons ; Cela permet de très jolies scènes d’action, mais aussi un peu d’humour en cours de route, parce que le scénario est bien écrit. J’ai beaucoup aimé.

Bien sûr, il fallait que ça traîne un peu en longueur aussi : Nami emmène Luffy dans la salle des cartes pour récupérer celle de Grand Line, mais elle en profite pour lui dire qu’elle a été enchaînée jusqu’à ses douze ans. Arlong finit par les retrouver sur place et ça mène forcément à un long monologue de sa part, histoire d’expliquer à Nami qu’elle est stupide et qu’il s’est servi d’elle. J’ai surtout apprécié la fin du monologue, cela dit : Arlong demande à Luffy comment il compte se servir de Nami. Le truc, c’est que Nami n’est pas une chose qu’on peut utiliser, c’est une humaine avec des rêves. Et voir qu’on peut faire ça à un de ses amis, ça énerve Luffy.

En vrai, personne n’a envie d’énerver Luffy. C’est toujours une mauvaise idée. Bon, le combat a ensuite quelques longueurs, mais j’ai beaucoup aimé la stratégie de Luffy. À défaut de pouvoir lui arracher définitivement les dents qui repoussent toujours, Luffy décide de blesser Arlong en détruisant tout ce qu’il a construit. J’ai beaucoup aimé comment la mise en scène nous montre simplement les piliers porteurs de l’édifice principal d’Arlong Park être détruit.

De son côté, Usopp s’attire la haine d’un membre de l’équipage en visant sa tête. Il se retrouve à devoir fuir dans la forêt. J’ai beaucoup aimé l’action proposée. Et puis, c’est toujours bien de voir qu’un personnage lâche peut être héroïque malgré tout. Bon, son héroïsme consiste à se faire passer pour mort avant d’utiliser une petite bille pour exploser une bouteille d’alcool et cramer au passage un homme-poisson.

Bien sûr, Sanji et Zoro ne sont pas en reste. On retrouve ce que je reproche souvent au manga : les personnages se séparent et se retrouvent à devoir se battre chacun contre un adversaire. Inévitablement, cela fait beaucoup de monde et souvent beaucoup de pages à lire pour avancer un peu. L’avantage de l’adaptation, c’est qu’on sait qu’un épisode suffit à se débarrasser de ces longueurs.

On voit donc Zoro être affaibli par sa blessure mais se battre quand même, on les voit prendre la décision de restaurer la tête de Baggy à son corps pour que ce clown les abandonne plus vite (vraiment, Jeff Ward est excellent dans ce rôle) et on voit, bien sûr, des combats compliqués. Tout est évidemment bien qui finit bien, avec évidemment Usopp et Nami qui rejoignent Sanji et Zoro à temps pour la fin du combat – et surtout pour voir l’édifice principal d’Arlong Park être détruit par Luffy.

Ils craignent tout de même pour sa survie, logique, mais bon… Luffy survit. Cela aurait pu faire un bon cliffhanger de saison, en vrai. Cela dit, ça aurait été dommage de se passer des fortes émotions qui suivent : Luffy déclare que Nami est leur amie et qu’elle fait partie de leur équipage désormais. C’était beau et ça permet pas mal d’émotions après de l’action et de bons gags (Sanji qui essaie d’avoir un câlin de Nami, par exemple). Tout est bien qui finit bien, en théorie, surtout que même Luffy finit par approuver les mensonges d’Usopp qui se dit essentiel à la victoire contre Arlong Park.

Marines

Seulement, ce serait trop simple et oublier une grosse partie du fil rouge. Pendant ce temps, du côté de la marine, nous retrouvons le capitaine qui vient de voler l’argent de Nami. Il est convoqué par Garp qui cherche à savoir ce qu’il se passe exactement sur l’archipel. Sans trop de surprise, le capitaine ment autant que possible pour se couvrir et met tout sur le dos de Luffy. C’est une mauvaise idée car il le fait en présence des cadets qui prennent aussitôt la défense de Luffy.

Malgré tout, Garp décide d’aller chercher Luffy dans le village de Nami. Oh, Kobby et son nouveau meilleur ami refusent bien de suivre les ordres donnés par Garp, mais ça n’empêche pas tout le reste des marines de faire ce qu’on leur demande. Ils prennent en joug tout l’équipage de Luffy, laissant donc Luffy se battre seul contre Garp. Ce dernier est sacrément puissant, mais même s’il met à terre Luffy plus d’une fois, il ne parvient pas à le faire changer d’avis.

L’entêtement de Luffy est genre sa première caractéristique : Luffy refuse de se soumettre et affirme qu’il sera toujours pirate, riant au passage comme Gold Roger. Il n’en faut pas plus pour que Garp comprenne que c’est un combat perdu d’avance. Le grand-père décide donc de laisser s’en aller Luffy et son équipage. Oh, ça ne plaît pas à tous les marines présents, mais un petit coup de bâton de Nami suffit à faire taire le connard qui lui a volé son trésor, Nezumi. C’était un minimum.

Happy end. Ends.

On peut se diriger alors vers un happy end qui traîne un peu trop en longueur à mon goût. On y voit Nami se recueillir sur la tombe de sa mère et sa sœur lui expliquer que sa mère est forcément fière d’elle. On découvre aussi que Nami a changé de tatouage pour en avoir un qui ressemble désormais à celui de sa sœur.

De ce happy end, on retiendra aussi que la série veut nous remettre à la mode les mandarines, hein. Bon, et les avis de recherche. J’ai trouvé très cool de voir Kobby apporter à Luffy son avis de recherche : Nezumi se venge en faisant de Luffy un homme recherché par la marine, mais c’est exactement ce que Luffy voulait. Il m’a fait délirer Luffy, et ça m’a privé des moments d’émotions des adieux avec Kobby.

Cela dit, la fin de saison est une vraie réussite : tous les personnages découvrent l’avis de recherche de Luffy – et Usopp est heureux de voir qu’il y a son dos sur l’affiche aussi. Zoro leur fait prendre conscience que ça complique un peu les choses pour eux : désormais, tous les chasseurs de prime seront après eux. Effectivement. On voit donc Baggy vouloir les tuer, mais ce n’est pas le seul. Tous les personnages secondaires de la saison découvrent l’affiche, ce qui est un clin d’œil très sympa.

On pourrait croire que la série s’arrêtera là-dessus, mais non, toujours pas. En fait, ça n’en finit pas et c’est horrible, parce qu’on sait qu’on va les quitter, on n’en a pas envie mais on finit quand même par se dire qu’il va être temps d’y mettre fin. Ainsi, on voit Kobby et son nouvel ami devenir vraiment des marines qui seront formés par Garp ; on voit Mihawk prévenir le mentor de Luffy de ce qu’est devenu son poulain, on voit des pirates qui en veulent à la peau de Luffy, bordel, tellement de choses restent à évoquer en saison 2 ! C’est un univers vaste…

Pour autant, la dernière scène sur le bateau de Luffy était nécessaire : les mandarines sur le pont pour Nami, le drapeau pirate enfin avec un chapeau de paille pour les cris de joie de Luffy (bordel, ces cris de joie, ça fait du bien !) et la cérémonie sur le tonneau sont de très bonnes touches. C’est une belle aventure qui vient de commencer. L’ajout de cette cérémonie est une vraie bonne idée, avec chaque fois un flashback sur l’enfance d’un personnage au moment d’évoquer son rêve. Non, vraiment, c’est simple comme tout et c’est beau.

Et bien sûr, la saison termine sur quelques références à la suite, que ce soit cette rivière remontant une montagne ou ce cigare écrasé sur l’affiche de Luffy. J’ai beaucoup trop hâte de voir comment tout sera mis en scène et adapté !

En bref

Quand j’ai lu que One Piece allait être adapté en série, je n’en avais rien à carrer : je ne lisais pas encore les mangas et je pensais que ça n’allait pas être pour moi. Et puis, je suis tombé dans les mangas parce qu’un élève m’a demandé de lire le premier – et je savais bien que je n’allais pas m’arrêter là. Un an plus tard, je termine la saison 1 de l’adaptation avec le smile. Franchement, la série est à la hauteur du manga, surtout qu’elle en diminue certains défauts avec ce qui semble être de la facilité mais qui a dû demander un travail de dingue sur le scénario.

Les personnages sont respectés, les dynamiques bien adaptées, les intrigues parfois simplifiées, mais avec efficacité. L’univers est super large, pourtant, la série mène son bateau sans problème le long de flots qui ne sont pas tranquilles du tout. Les principaux écueils sont évités et j’adore tout simplement le voyage qu’on nous propose dans cette saison 1.

J’attends avec impatience la saison 2, mais ouais, il y a de fortes chances que je la fasse durer autant que la saison 1 quand je finirai par la voir !

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