Orphan Black Echoes – S01E06 – Unless You Trusted Someone – 16/20

Il n’y a pas à dire, je suis bien pris dans l’intrigue que propose la série. C’est simple et efficace. Je me retrouve tiraillé, en plus, par des dilemmes concernant certains personnages que j’ai envie de détester mais que je n’arrive pas à ne pas aimer malgré tout. C’est intéressant d’arriver à écrire ce genre de personnages dans une série, je trouve. Et ça se regarde tout seul.

Spoilers 

Lucy et Kira s’allient, Jules est isolée.

Please Josh, just leave me alone.

Kira

L’épisode ne perd pas de temps en introduction : on reprend exactement là où on s’est arrêté avec une Kira choquée de découvrir que Josh a pris soin de la trahir. Elle comprend vite que c’est bien le cas quand elle l’a au téléphone et décide aussitôt de prendre les choses en main. Elle se sent apparemment responsable du merdier qu’elle a provoqué. C’est la moindre des choses, effectivement.

Au moins, l’intrigue repart aussitôt dans cette nouvelle direction : Lucy et Kira décident de remonter la piste de Josh, espérant que ça leur permette d’atteindre ensuite Darros. Le but est évidemment de comprendre ce qui le motive, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises pour autant. En effet, quand Kira rentre chez elle, c’est pour mieux découvrir qu’Eleanor attend son retour. Oui, oui, Eleanor est en vie.

Un flashback nous apprend rapidement qu’un mois après la fuite de Lucy, Kira s’est laissée convaincre par Josh de tester une deuxième impression, cette fois avec un scan plus récent et plus à jour d’Eleanor. Dit autrement, elle a décidé de ressusciter sa femme, rien que ça. C’est tellement abusé ! Je ne sais même pas quoi en penser à ce stade ! Kira, mais qu’est-ce que t’as foutu ?

Bon, c’est totalement Josh qui joue le chant de la sirène pour elle, hein, mais elle craque. Pire encore, quand Eleanor se réveille, Kira décide de lui mentir sur ce qu’il s’est passé. Je ne comprends pas trop : Eleanor est forcément morte et enterrée, comment elle s’est démerdée pour la ressusciter ? Et l’Alzheimer ne revient pas car la recherche a avancé en quelques mois ? C’est vraiment tordu comme décision scénaristique.

Je me retrouve à aimer de moins en moins le personnage de Kira, et ça m’énerve, parce que j’aimerais l’apprécier. Et puis ne pas annoncer à l’amour de ta vie qu’il y a une copie d’elle plus jeune qui erre quelque part dans les USA ? C’est du grand n’importe quoi ! Et même si Kira assure qu’elle sait que ce qu’elle a fait est mal, elle continue de ne rien dire et de ne pas tellement aider Lucy à chercher Jules.

Certes, elle va avec Lucy chez le véto pour tenter de trouver la nouvelle adresse de Josh, mais c’est à peu près tout. Je trouve ça tellement abusé. Je ne vais pas m’en remettre de comment elle a mal vieilli, la Kira ! Elle n’est pas d’une grande aide pour Lucy, honnêtement, et j’ai tellement de mal à l’apprécier. On est au stade où on découvre qu’elle ment totalement à Eleanor, au point de la droguer à son insu pour son bien… La drogue, ce sont des médicaments anti-Alzheimer, mais on sent qu’Eleanor ne les prend pas toujours, malgré les tentatives de Kira. Et la mémoire commence à lui faire défaut.

Elle oublie même le repas avec son fils et sa nouvelle petite amie, alors qu’elle est censée l’attendre. La série nous impose malgré tout le repas de famille et je me demande bien pourquoi. On apprend que la petite amie de Lucas est croyante là où Kira déteste Dieu et ne s’en cache pas, mais aussi que le père biologique de Lucas, Derrick, est toujours dans l’équation. Bon, ce sont des informations qui auront peut-être un intérêt plus tard.

Le vrai intérêt, cependant, c’est de nous montrer qu’il y a des problèmes dans le couple de Kira et Eleanor depuis la résurrection de cette dernière. C’est bien logique : Eleanor est morte et Kira a peur de la perdre à nouveau. Du coup, Eleanor ne supporte plus d’avoir une Kira qui ne la challenge plus : elle est passée d’une control freak qui s’énervait pour rien à une nana 100% OK avec sa femme qui couche avec une autre. Oui, parce que c’est là qu’elles en sont : Kira découvre qu’Eleanor la trompe. Elle est évidemment choquée par l’information, mais elle veut tellement qu’Eleanor soit heureuse qu’elle ne parvient pas à lui en vouloir.

Josh

Quand elle rentre chez Tina, Lucy raconte tout ce qu’elle vient de découvrir à Jack. Monsieur parfait l’est soudainement beaucoup moins : il se montre l’air de rien jaloux de Kira, parce qu’après tout, Eleanor était mariée à elle et que bon, Eleanor, c’est Lucy. Il est aussi embêté de voir que ses priorités changent petit à petit, mais Lucy parvient à le convaincre de l’aider. C’est fou tout ce qu’il fait pour elle d’ailleurs. Il retrouve sans trop de mal l’adresse de Josh en utilisant ses contacts militaires, et hop. Une fois de plus, la série semble utiliser un raccourci, mais pourquoi pas.

La nouvelle baraque de Josh est incroyable, tout simplement. Pourtant, il souhaite tout de même déménager à nouveau : il a plein de frics et des bagages pour se barrer. Cela énerve encore plus Kira de s’en rendre compte et elle s’en prend donc à lui, essayant de comprendre comment il a pu la trahir comme ça. Et ça n’est pas bien logique, je trouve : elle lui reproche d’avoir vendu la technologie à Darros parce que lui ne le fait pas pour les bonnes raisons.

Et elle si ? Oh lala. Elle me soule. En plus, elle devait bien se douter que détruire une simple lentille n’allait pas suffire pour empêcher d’autres impressions. Je veux dire ! C’est tellement évident que c’est une technologie qui ne pourra que servir à nouveau. Elle a beau en vouloir à Josh, j’ai plus de peine pour lui que pour elle. Certes, il fait tout ce qu’il fait pour le fric et ce n’est pas génial, mais au moins, il ne semble pas trop aveugle, lui.

En fait, il l’est si peu qu’il comprend bien qu’il n’arrivera jamais à vivre avec ses regrets. Il choisit donc la voie du suicide. La scène me fait prendre conscience que je n’avais pas envie de perdre Kira (et pourtant !), mais elle est aussi sacrément forte. Côté réponses, on reste quand même sur de nouvelles questions : oh, on comprend bien que Darros veut utiliser l’imprimante pour que son héritage vive plus longtemps – il peut pas faire un gosse comme tout le monde ? – mais… pourquoi Jules ?

Jules

De son côté, Neeva ramène quant à elle Jules chez elle. La maman est finalement du bon côté si l’on en croit ce début d’épisode : elle rend son portable à sa fille et jure qu’elle croit tout ce que vient de lui raconter Jules, même si c’est fou. Neeva explique que Darros est celui qui a fait en sorte que le placement se fasse. Peut-être qu’elle est vraiment naïve et n’a aucune idée de ce qu’il s’est passé finalement.

Le problème, c’est que si je fais confiance à Neeva, ça veut dire que c’est au père qu’il ne faut pas faire confiance. Cela ne manque pas : il est évidemment celui qui a contacté le Dr Teller et cette dernière débarque avec des membres du gouvernement, soi-disant.

Jules est donc embarquée par sa psy et ces membres qui n’hésitent pas à supprimer les données de son téléphone sans que Neeva ne puisse rien y faire. C’est odieux ; mais aussi extrêmement rapide comme début d’épisode.

Le plus comique dans tout ça, c’est que Jules est amenée directement chez Darros après avoir été une nouvelle fois kidnappée. Elle se réveille enfermée dans une pièce, mais on lui promet bien vite que ce n’était pas intentionnel. On ? C’est Darros évidemment. Il explique donc à Jules qu’il a décidé de l’imprimer, mais il n’explique pas encore pourquoi.

Il faut dire qu’il a face à lui une Jules qui s’énerve bien rapidement. Il y a de quoi tout de même. Paul, c’est son petit prénom, affirme qu’il répondra à ses questions en temps voulu. C’est frustrant : le type détient toutes les réponses mais il refuse d’en donner la moindre quand Jules lui pose des questions. La colère de Jules est donc plus que légitime. Je comprends qu’elle décide de se barrer de là.

Bien sûr, si elle est libre de partir, ce n’est pas pour rien : Paul sait ce qu’il fait. Elle est abandonnée sans portable au milieu de nulle part. Mieux encore : toute la propriété est entourée d’un champ sonique qui ne manque pas de faire s’évanouir Jules dès qu’elle s’en approche. On ne va bien pas loin quand on essaie d’échapper à Paul, quoi.

Elle rencontre tout de même Xander, un de ses employés très sympathique. Il guérit le genou blessé de Jules avec un produit mystérieux, histoire qu’on continue de nous faire comprendre que la science est bien développée désormais. Il suffit d’avoir les bons accès. Xander ne met pas longtemps à vendre la propriété de Darros à Jules : il lui présente un hangar avec plein d’avancées technologiques et des plantes disparues qui reviennent à la vie grâce à lui.

Si Jules, apparemment fan de botanique (on va dire que ça va avec ses habitudes de dealeuse), est convaincue par la technologie et est toute impressionnée de ce qu’il se passe, elle ne perd pas pour autant son objectif de vie. Elle demande donc à Xander de l’aider à s’enfuir. Ce dernier refuse, c’est bien logique, mais bon, elle ne lui laisse pas le choix. Il l’embarque donc dans une pièce où elle n’est pas supposée être pour retrouver de quoi désactiver la barrière sonique. Grosso modo, on en retiendra que Darros a caché des choses dans sa maison, mais on ne saura pas encore quoi.

Dans le même genre, je ne sais pas trop pourquoi Xander accepte de prendre tant de risques pour Jules. Il l’aide beaucoup trop, je trouve, et le côté « je ne veux pas que tu sois en danger » est un peu trop feint à mon goût. Je ne lui fais absolument pas confiance. Certes, il fait tout ce que Jules dit, quitte à la laisser seule à pleurer dans un coin paumé, mais comme par hasard, il n’a pas tous les éléments nécessaires pour la faire quitter le lieu où ils sont enfermés ? Ce n’est pas crédible.

Du coup, c’est un peu sans surprise qu’on découvre ensuite que Xander n’est qu’une impression d’un Darros plus jeune. Il ne pouvait pas en être autrement et la série ne parvient pas à surprendre sur ce twist. Cela dit, la révélation est vraiment chouette : j’ai aimé le voir s’entraîner à parler comme son prédécesseur et expliquer à Jules, qui le découvre, que c’est comme ça, que Paul les possède et qu’il est son « Premier ». Allez, on a du vocabulaire maintenant.

Il n’empêche que Kira est donc responsable d’une nouvelle vague de clones et qu’on ne sait pas encore pourquoi Darros voue une telle fascination au personnage d’Eleanor.

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Orphan Black Echoes – S01E05 – Do I Know You ? – 17/20

C’est un joli épisode, mais il a le défaut d’être un brin trop prévisible à mon goût. Malgré tout, il parvient à atteindre ce qu’il vise : les émotions sont là, il est difficile de ne pas accrocher et j’ai même encore envie d’enchaîner sur l’épisode suivant juste après avoir fini celui-ci. Just one more episode, comme dirait l’autre. Mais il faut savoir s’arrêter.

Spoilers 

On connaît déjà l’origin story de Kira. À moins que…

I knew exactly what you were talking about.

Pris dans l’engrenage, je vais me coucher bien trop tard juste pour voir cet épisode, dans l’espoir d’avoir quelques réponses. Je suis faible et le regretterai au matin, mais c’est plus fort que moi. En plus, je suis sûr que l’épisode n’apportera pas les réponses immédiatement !

2030

Et ça ne manque pas. L’épisode décide de commencer par un énorme flashback dans le flashback ! Nous voyons donc d’abord Kira en 2050 sortir de la salle où elle a rencontré Lucy, avant d’avoir un flashback en 2030. Kira est alors encore une étudiante totalement attirée par le professeur Miller, une femme brillante qu’elle admire et qui n’est autre que… l’originale. Evidemment.

Elle fait ses études à Boston et travaille pour le professeur/docteur Miller, avec d’autres étudiants. Le sujet des études ? La maladie d’Alzheimer. Ben oui, avec tout ce que Kira a vécu enfant, je comprends son désir d’être scientifique, mais je ne m’attendais pas forcément à ce que la série aborde ce sujet. C’est un brin sensible.

Ce qui est sensible aussi ? Kira. Elle est totalement amoureuse de sa prof, ce qui est toujours gênant à constater, et fait tout pour être brillante à ses yeux. Ensemble, elles arrivent à constater quelques progrès chez un des patients. Après ça, elles se retrouvent à rentrer chez elles en même temps et bordel, quelle angoisse ! La scène de l’ascenseur ? Le double sens du « going down », les doigts qui se touchent ? Calogéro n’a pas fait mieux.

Dans la scène suivante, nous découvrons que Kira fait finalement le choix de s’éloigner du professeur Miller pour plutôt aller vers un certain Gideon. Elle préfère reprendre sa spécialité d’origine et s’éviter les distractions d’un flirt. Bien sûr, Miller réfute tout flirt entre elles, mais bon, on l’a tous vu qu’il y avait des étincelles entre ses deux personnages. Et donc quoi ? Kira clonera sa future femme à sa mort, c’est ça ? Dans l’espoir qu’elles soignent ensemble Alzheimer ? Peut-être que je me plante, mais ça ressemble vraiment à ça pour le moment.

Ce n’est qu’un générique et six mois plus tard que les deux femmes se retrouveront, à une fête pour célébrer les vacances de Noël. Les parallèles avec la série d’origine sont un peu frustrants, par contre : Miller propose à Kira de se barrer d’une fête universitaire, elles volent du vin et partent en moto là… Disons que ça rappelle beaucoup les débuts de Cosima et Delphine, et qu’elles ne font pas du tout le poids pour le moment !

Ceci étant dit, j’aime beaucoup que Miller soit si fan de la piscine. Elle ne décrit pas mieux que je ne le ferai le bien que ça peut faire de s’isoler dans l’eau – même quand il y a plein de monde ouais. Finalement, on apprend à mieux la connaître : elle travaille sur Alzheimer parce que sa mère l’a eu au moment où elle commençait à vouloir parler vraiment de son enfance. Kira ? Elle mentionne vite fait Sarah, mais nous n’en apprenons pas beaucoup plus et bordel, Sarah manque. Je veux dire, à ce stade, ils auraient mieux fait de tuer Sarah : comment Kira peut-elle être une adulte qui voit si peu sa mère ? Nous, on veut juste la voir. Kira, elle, elle veut juste se faire son ancienne boss et bien sûr, elle y arrive.

Eleanor

Six mois plus tard, encore, nous retrouvons Kira alors qu’elle effectue une présentation importante sur ses recherches scientifiques. Grosso modo, elle est fière d’être l’inventrice d’une imprimante qui permettra d’imprimer des organes biologiques identiques – parfaits pour des greffes donc. Elle va sauver bien des vies, et c’est ainsi qu’elle se fait remarquer par Darros.

Aussitôt, Miller la pousse à accepter sa proposition d’emploi, parce que c’est impossible de refuser une telle offre. J’aime bien l’idée de ce couple, elles ont une bonne alchimie, mais ça me manque encore de quelque chose pour que je sois vraiment convaincu par cette intrigue. C’est peut-être Tatiana qui manque. En tout cas, c’est chouette de voir Eleanor (parce que c’est son prénom) et Kira emménager ensemble.

Bien vite, elles décident de vivre ensemble donc et la question d’avoir un enfant se pose. C’est inévitable. Et on sait que ce sera le cas ! Cependant, il y a deux ans qui passent encore avant qu’on ne les retrouve.

Arf. Le temps passe vite et ça fout un peu des frissons à force. Deux ans plus tard, Kira est heureuse comme tout professionnellement : elle a réussi à imprimer un cœur qui bat de lui-même. Si Eleanor est fière d’elle, il y a tout de même un problème, de taille : Eleanor apprend qu’elle ne pourra pas avoir d’enfant. Elle voulait être enceinte et accoucher, mais la grossesse serait trop compliquée. C’est finalement Kira qui décide de porter Lucas. Oh. Les frissons.

Je ne suis pas 100% à fond convaincu par ce couple, mais bordel, cette vie, cette intrigue, ce résumé en une vingtaine de minutes ? C’est si efficace. Et ce n’est pas terminé : on découvre que, contrairement à ce que je pensais, Eleanor n’est pas morte jeune. Bien au contraire, en 2050, elle est encore en vie. Oh bordel.

2050

Je suis surpris de voir que la série a fait le choix de caster une actrice différente pour la version 2050 d’Eleanor. En vrai, c’est logique, ils ont galéré à vieillir Jordan Gavaris… Et d’ailleurs, cet épisode aurait pu être une bonne idée pour ramener Jordan Gavaris sans avoir à le vieillir avec ces flashbacks. Ce n’est pas ce qu’ils décident, cependant.

Non, au lieu de ça, on découvre que les deux scientifiques ont une vie heureuse à élever Lucas jusqu’à l’âge où va à la fac ; tout en menant des carrières de dingue. Kira est capable de produire des organes viables pour les greffes, Eleanor aide à soigner Alzheimer. Bien sûr, Darros entretient vite l’idée de produire des clones avec le travail de Kira.

Celle-ci est complètement contre. On se doute bien qu’elle changera d’avis cependant, puisqu’elle a cloné Eleanor et a décidé de la faire se réveiller dans un salon similaire au sien… Pourquoi ça, à votre avis ? Eh bien, parce qu’Eleanor a développé Alzheimer, tout simplement. Elle n’a pas réussi à mettre au point un traitement qui soigne complètement la maladie (et c’est frustrant, j’espère qu’on aura un vrai traitement viable dans trente ans quand même !) et, malheureusement, ça ne soigne pas la maladie pour elle.

Kira décide aussitôt de faire tout ce qu’elle peut pour sauver sa femme, mais ce n’est pas suffisant. Eleanor a peur de mal vieillir et d’oublier très rapidement son nom, car la maladie évolue vite. En vrai, elle évolue trop vite par rapport à ce que j’en sais. Cela n’empêche pas la scène où on la voit se perdre dans son quartier être absolument terrifiante – et celle où elle demande qui est Lucas ? C’est à nous briser le cœur !

On n’a pas le temps d’être totalement attaché à ce personnage, je trouve, mais on comprend bien que ouais, Lucy et Jules sont le produit d’un amour sans faille de la part de Kira. De là à ce qu’elle soit à l’origine d’un nouveau projet de clone ? De là à ce que personne dans sa famille ne lui vienne en aide face à ce drama ? Où est Sarah quand sa fille a besoin d’elle ? Vous nous torturez.

Cela dit, Kira continue ses recherches avec l’aide de Josh et réussit à mettre au point un traitement assez efficace pour qu’Eleanor retrouve ses esprits, et surtout sa mémoire. Cela fait plaisir, cette petite note d’espoir. Et en plus, elle retrouve vraiment tous ses souvenirs, jusqu’au jour où Kira lui a annoncé qu’elle allait bosser pour Gideon – un jour où elle a failli se noyer à la piscine tellement elle était déprimée.

Bref. Tout ça est bien beau, mais on sait parfaitement que ce happy end n’en sera pas un. Et c’est horrible. Tout simplement horrible. Kira se réveille un matin, un lendemain d’une très belle déclaration d’amour, et se rend compte qu’Eleanor, à ses côtés, ne respire plus. Quel enfer. Un chant du cygne, j’imagine. Bon. Je vous présente le réveil que je redoute avoir à vivre un jour, évidemment. Si tout ça me file des frissons, une fois de plus, je n’en suis pas au point de pleurer non plus. Cela dit, force est de constater que l’on a nos réponses et que c’est une très belle relation que cet épisode nous vend. Le petit montage souvenir ? Efficace comme tout.

L’imprimante

Il l’aurait sûrement été encore plus si la relation avait été développée sur plusieurs épisodes et si on ne savait pas la connerie que Kira s’apprêtait à faire. Sérieusement. Après tout ce qu’elle a vécu enfant, se décider à cloner sa femme pour la retrouver ? Franchement, je ne suis pas sûr de la comprendre et d’accrocher encore à son personnage après ça.

Bien sûr, elle décide de créer l’imprimante et d’y mettre ses conditions : Darros lui a assuré que son but n’était pas le clonage, mais la recherche scientifique. Elle demande donc la destruction de la machine dès qu’elle sera efficace. Vraiment, la démarche est purement égoïste de la part de Kira.

Elle veut retrouver sa femme et c’est tout, elle ne nous la fera pas à l’envers. C’est ainsi qu’elle se retrouve à travailler avec Josh à créer une machine capable de créer une copie. Ils gardent ensemble le secret de la composition de la machine et Kira s’enferme dans un mensonge grossier : un monde avec Eleanor sera meilleur qu’un monde sans elle. Et elle aura vingt ans de plus pour trouver un remède à sa maladie.

Je suis partagé. Je comprends son envie de la retrouver, mais cet égoïsme ? Où est Cosima pour lui apprendre à ne pas jouer à Dieu comme ça ? Pourquoi Josh ne la freine pas plus ? Comment peuvent-ils s’illusionner comme ça ? Bien sûr, Josh souligne que ce ne sera pas vraiment Eleanor, mais bon, Kira se berce dans ses illusions et est sûre d’elle.

On en arrive alors au début de la série. On comprend pourquoi ce médecin était si aimante vis-à-vis de Lucy, mais bordel, c’est encore plus frustrant qu’elle ne lui raconte pas immédiatement la vérité. La vérité, son histoire, finit par éclater au grand-jour. Kira raconte tout à Lucy. Tout, même le tatouage à UV qu’elles ont toutes les deux.

Bien sûr, Lucy en veut à Kira de ce qui lui est arrivé. C’est génial de mettre Kira face à son égoïsme, et en même temps, ça lui donne raison tout de même : Lucy a une jolie vie désormais. Elle a une fille, elle aussi, en quelque sorte, elle est bien contente d’être en vie, même si son réveil fut douloureux à la base. Je suis partagé sur le message à tirer de cet épisode, alors que Lucy elle-même semble en vouloir à Kira tout en étant forcée d’être reconnaissante. Elle comprend même pourquoi il serait compliqué pour Lucas de la rencontrer.

Le cliffhanger de l’épisode ? On le voit venir à des kilomètres et il est frustrant : Kira n’est absolument pas au courant de l’existence de Jules. Oh, ça va faire mal pour la suite ! Au moins, on a eu les principales réponses sur Kira et les origines de Lucy, et la série n’aura pas trop traîné. Il me reste une interrogation concernant le sang de Lucas pour réussir à me faire une vraie idée sur Kira. Mais… elle est égoïste, je ne suis pas sûr de pardonner à son personnage !

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Orphan Black Echoes – S01E04 – It’s All Coming Back To Me – 14/20

Si la fin d’épisode me raccroche vraiment à l’intrigue, à l’enquête et au désir d’avoir des réponses, j’ai trouvé que tout le reste allait trop vite en besogne. J’ai le sentiment qu’on rushe vers certaines scènes, sans trop savoir pourquoi. L’épisode ne dure que quarante minutes et on dirait vraiment que certains moments sont simplifiés à l’extrême pour aller au plus vite à la destination. C’est dommage que ça se sente, surtout quand on regarde une série et pas un film !

Spoilers 

L’épisode se concentre davantage sur Jules, pour que l’on apprenne à la connaître.

I need to figure out who the hell made me

L’épisode reprend par une Jules paniquée par ce qu’il se passe dans sa vie. Elle fait tout ce qu’elle peut pour se barrer au plus vite de chez elle, en en parlant à peine à Wes. Ce n’est pas évident pour Jules en tout cas : Neeva est sur son dos, Wes n’est pas ravi à l’idée de voir sa sœur quitter l’appartement et ne veut pas trop l’aider. Bien sûr, il le fait quand même : il accepte les idées de sa sœur sans trop discuter depuis qu’on le connaît après tout.

Voilà donc Jules qui récupère son téléphone, sa veste et son chapeau de manière à essayer de se faire passer pour lui. Contre toute attente, ça fonctionne auprès de Tom et sa nouvelle collègue, trop occupés à débattre de Maria Carey et Celine Dion ou de blagues de chats. Ecoutez, la vie des agents secrets est ce qu’elle est.

Boston

Contre toute attente également, Lucy et Jack décident de raconter toute la vérité à Charlie… mais pas à Tina. C’est un peu gros : Charlie trouve Lucy beaucoup plus cool maintenant qu’elle sait qu’elle a été imprimée, mais Tina ne pose aucune vraie question, même quand Jules débarque chez elle. Elle préfère se rendre à son rencard sans chercher à comprendre qui est cette gamine de la famille de Lucy qui n’est ni sa sœur, ni sa nièce, ni sa cousine. Ma foi.

J’aime bien l’idée : elles ne se revendiquent pas sœurs, et ça diffère bien de ce que donnait Orphan Black. Après tout, c’est bien d’avoir des différences. Dans les ressemblances, par contre, j’ai beaucoup aimé avoir Jules commentant les différences étonnantes qui existent entre elles : Jules n’est pas du tout monogame, alors que Lucy est casée dans un couple bien pépère avec Jack. Enfin, pépère… Cela fait à peine une semaine qu’ils assument d’être ensemble et on voit où ils en sont.

En tout cas, le commentaire fonctionne bien et j’aime bien la relation qui se tisse entre l’adolescente et sa version adulte. Les deux en arrivent vite à se droguer sous la surveillance de Jack, avec l’excuse de vouloir retrouver les souvenirs perdus. J’ai du mal à croire à cette intrigue, en vrai, c’est un peu trop perché à mon goût.

Cela dit, j’ai bien aimé le petit montage musical, le fun qui suivait avec les deux actrices qui s’amusent et… très vite, on en arrive à une scène où quelques avancées peuvent arriver. Ce n’est qu’une fois droguées que les deux commencent à regarder le carnet de dessin de Lucy pour voir si ça débloque des souvenirs de Jules. Ce n’est pas tout à fait le cas, mais les deux décident de se mettre à dessiner et peindre au maximum la salle de bain de leur souvenir commun pour tenter de la recréer.

Fallait-il vraiment se droguer pour ça ? Je ne suis vraiment pas sûr. Par contre, pour le son qu’elles se mettent à entendre une fois la salle de bain reconstituée en dessin ? Peut-être. Cela ne nous fait pas avancer pour autant. Finalement, tout ça n’est qu’un prétexte pour continuer d’apprendre à connaître les personnages : Jules explique à Lucy qu’elle est heureuse d’être une mère pour Charlie, mais aussi qu’elle pense que l’originale était une maman elle aussi. C’est un brin flippant pour Lucy de s’imaginer mère, cependant, et ça pose aussi des questions sur ce qu’et le bonheur.

Le lendemain matin, Lucy et Jules reprennent l’enquête sur la salle de bain. Avec la drogue et les dessins, elles découvrent de nouvelles choses : Lucy n’avait jamais vu la pile de vêtements et la montre dessinés par Jules, Jules n’avait jamais vu le bâtiment que Lucy a dessiné par la fenêtre. Ce qui est intéressant, c’est qu’en rentrant chez elle, Tina reconnaît le bâtiment comme étant Boston. C’est tellement… simple. Les scénaristes ne se foulent pas trop. Entre ça et Charlie qui n’a quasiment aucune question et reconnaît immédiatement Jules comme un clone de Lucy, on ne se pose pas trop de questions tout de même. Bien sûr, le mot clone, c’est moi qui le pose. La série fait bien attention à ne pas réutiliser le même vocabulaire.

Melissa

Il n’empêche que ça motive Jules et Lucy à se rendre à la fac de Boston. La salle de bain est apparemment là maintenant que le campus de la fac s’y est installée. Je suis plus que mitigé sur le développement de cette intrigue qui semble beaucoup trop brouillon et hâtif : les deux femmes font le tour d’une rue et finissent par trouver la maison qu’elles cherchent grâce au son d’une girouette. Bon, ça, ça passe encore.

Ce qui passe beaucoup moins pour la crédibilité de la série, c’est que la maison est utilisée par une sororité de la fac qui organise une fête ce jour-là et leur donne les clés de la salle de bain uniquement si elle gagne à un beer pong sans bière, mais avec du rosé. Et en vrai, pourquoi pas ? On est habitué aux fêtes d’Alison Hendrix ici. Seulement voilà, c’est trop précipité, pas du tout développé et vraiment pas crédible que Lucy, que Jules fait passer pour sa mère, reste assister à tout ça sans rien dire. En plus, elle finit par aller aux toilettes avec sa fille ? Et personne n’y trouve rien à redire.

La salle de bain est évidemment celle du mémoire flou des filles, mais ça ne suffit toujours pas à en savoir plus. Elles se renseignent donc pour en savoir plus sur la maison elle-même et apprennent qu’une certaine Melissa en l’ancienne résidente. Elles traquent bien vite (trop vite, en fait) cette Melissa jusque dans sa résidence. Atteinte d’Alzheimer, Melissa a tout de même quelques réponses à donner aux clones d’Eleanor. Oui, c’est une première réponse importante : Melissa appelle Lucy et Jules par le même nom.

Elles feraient mieux de se dépêcher à en apprendre plus tant qu’elles le peuvent : l’infirmière appelle bien vite Kira pour la prévenir de ce qu’il se passe, mais l’appel est intercepté par Tom. Il se rend aussitôt sur place avec Emily et une autre partenaire, tout en chantant Céline Dion. Ben voilà, on s’amuse bien… Pas comme Jules, torturée par Melissa lui peignant les cheveux, ou Jules qui se fait engueuler par la même.

Malgré tout, Jules et Lucy découvrent un coussin avec une photo d’Eleanor le jour de sa remise de diplôme de lycée. Elles comprennent que Melissa est la mère de l’originale, et elles en profitent pour poser quelques questions sur leurs origines. Ce n’est pas tellement les questions que je poserai à leur place, surtout qu’elle a Alzheimer et que le temps presse. Mais bon, elles n’en ont pas trop conscience.

Kira

En parallèle de tout ça, Darros continue de mener ses aventures philanthropiques de son côté. Dans le jardin derrière son incroyable maison, il organise donc une sorte de conférence où Kira est supposée faire une présentation, mais bon… Ce n’est pas le plan de Kira. Son but est plutôt de confronter Darros pour savoir ce qu’est son vrai plan concernant Lucy. Il lui explique tout gentiment qu’il n’est pas du genre à avoir du sang sur les mains et que, de toute manière, c’est un projet commun. Autrement dit : si le projet tourne mal, l’échec sera partagé.

Le sous-entendu est clair : il n’a pas l’intention de faire uniquement le bien avec ce projet. Reste à comprendre le lien entre l’originale et Kira à la base. En attendant d’y arriver, on se retrouve avec une scène où Emily vient parler à Kira pendant sa crise d’angoisse. Il y a de quoi faire une deuxième crise d’angoisse, en vrai.

Emily emmène en tout cas Kira dans un hangar où se trouve une caravane. C’est là qu’« elle » vivait et ça fait du bien à Kira d’obtenir quelques réponses apparemment. J’aimerais en dire autant, mais en vrai, pour nous ça manque de détails. On a bien vu que la caravane avait été emmené par deux types en début d’épisode, mais je dois avouer que je n’avais pas fait attention qu’en début de série, Lucy vivait dans une caravane. Pourtant, on la voyait bien au moment de son agression, mais j’étais occupé ailleurs.

Kira décide en tout cas de fouiller toute la caravane de Lucy pour en comprendre plus sur elle. Elle finit par trouver un livre dans lequel Kira a dessiné l’enfant de la photographie – celui qu’elle pense être son fils. C’est important pour Kira apparemment, et elle arrache aussitôt la page. Elle fait bien, ce sera utile en fin d’épisode, quand elle retrouvera Lucy.

En effet, Lucy et Jules sont rapidement retrouvées par Tom et ses coéquipières, mais aussi par Kira qui reçoit le message de la clinique juste après eux. Lucy entend la voiture des agents arriver et déclenche aussitôt l’alarme du foyer dans lequel elles sont, pour tenter de s’échapper. Les deux se séparent rapidement, Lucy sachant bien qu’elle attire davantage les intérêts de ceux qui les pourchassent. Du moins, en théorie. En pratique, Emily continue de jouer double jeu sans qu’on ne sache pourquoi.

Voilà donc qu’elle permet à Lucy de s’enfuir bien vite. Lucy se retrouve alors nez à nez avec Kira, qui lui intime l’ordre de monter dans la voiture, dessin du petit garçon et promesse de réponses à l’appui. Les réponses ne seront pas pour cet épisode, cependant, le cliffhanger se contentant de nous apprendre que Lucy est le fruit de l’amour. D’accord, mais l’amour de qui ? On veut savoir, bordel !

Neeva

Ce n’est que tard le lendemain de sa fugue que Neeva se rend compte que Jules n’est pas chez elle – et qu’elle n’a pas dormi sur place à vrai dire. En fait, elle a pris toutes ses affaires et s’est barrée. Wes ne peut pas tenir longtemps sans raconter à sa mère ce qu’il sait. Bien sûr, il essaie de le faire, mais bon, il finit par tout déballer. C’est compréhensible après tout : il s’inquiète pour sa sœur.

Toutes les informations permettent à Neeva de retrouver rapidement Jules. Elle tombe nez à nez avec elle en sortant de l’ascenseur de la maison de retraite où se situe Melissa, juste après la séparation Jules/Lucy. Il n’empêche que le timing est mauvais pour faire confiance à Neeva, mais Jules n’a pas trop le choix que de faire confiance à sa mère de substitution.

En plus, bon, Neeva regagne sa confiance en n’hésitant pas à gazer Tom avec un spray au poivre. Je suis curieux de voir ce que va donner la suite maintenant !

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Orphan Black Echoes – S01E03 – Pegasus Girl – 15/20

C’est un bon épisode et je suis vraiment dans la série grâce à l’utilisation judicieuse de tout un tas d’éléments pour me rappeler que je suis devant un spin-off d’Orphan Black, mais, tout de même, force est de constater que le niveau est un peu en-dessous. Les nouveaux personnages sont un peu moins géniaux, tout simplement. L’intrigue me fait tout de même me poser un tas de questions, et c’est une réussite.

Spoilers 

L’épisode se concentre davantage sur Jules, pour que l’on apprenne à la connaître.

Yeah I know, I have permission to change.

Ah oui, je veux faire durer mon visionnage de la saison, mais je n’arrive pas à résister : je me suis vite retrouvé devant l’épisode 3, croyez-moi ! Et il faudra me croire sur parole, parce que je n’ai rien publié sur le blog au moment où je le faisais, ce qui est idiot. L’épisode 3 ? Il commence par un petit thème musical qui me replonge immédiatement dans l’univers d’Orphan Black. Et à vrai dire, je commence même à me faire au générique – pas dispo sur Spotify malheureusement.

Jules

L’épisode commence par le réveil de Jules à l’hôpital après son soi-disant accident. On comprend assez vite que l’épisode va nous développer son personnage et, à vrai dire, je pense que j’aurais peut-être réussi à accrocher encore plus si on avait repris par-là avant de tout découvrir. Ce n’est évidemment pas le cas : nous la voyons donc se réveiller alors qu’on la connaît déjà, et on n’est pas trop surpris de voir qu’elle découvre derrière ses oreilles le même liquide que Lucy en début de saison.

Ensuite, l’épisode ne perd pas trop de temps et chaque scène nous fait avancer dans le temps bien rapidement. Jules rencontre donc le Dr Teller (un nom qui ne s’invente pas, c’est littéralement le « docteur raconte-lui »), sa neuropsychologue qui est là pour lui expliquer ce qu’il s’est passé : l’accident de voiture, la mort de ses parents, son amnésie totale sur les souvenirs à long-terme.

Une fois que c’est fait, elle peut lui raconter tous les bobards qu’elle souhaite sur sa vie : les noms de ses parents, la classe qu’elle aurait sautée, le grand-père trop faible pour s’occuper d’elle, sa seule amie qui prend contact qui est absolument insupportable… On sent bien à quel point toute sa vie est contrôlée. Et à vrai dire, c’est beaucoup mieux géré que le réveil de Lucy : quoi de plus logique que l’hôpital et l’âge adolescent pour aider Jules à s’intégrer à son nouveau monde.

Pam Teller est ensuite ravie des premiers souvenirs qui reviennent en tête à Jules et qui sont la preuve qu’on peut se mentir au point d’y croire, j’imagine. Comme Jules est suffisamment malléable pour croire qu’elle a des souvenirs, Pam lui explique que sa famille d’accueil est prête à venir la chercher. Mouais. C’est trop gros pour être crédible, je pense : cette famille d’accueil ne peut pas avoir été choisie au hasard.

Nous ne suivons pas la rencontre entre eux : on est tout de suite au moment où Jules prend la photo avec sa nouvelle famille. Elle dit au revoir à sa psy et suit cette nouvelle famille, et ma foi, j’ai l’impression d’être un peu comme elle : baladé dans ce début d’épisode d’une scène à l’autre sans trop savoir ce que ça nous apporte. L’approfondissement du personnage est pourtant intéressant, et ça donne une idée de déco ce mur avec les trois couleurs au choix.

En plus, ça permet d’en revenir au point où on en est dans la série : nous retrouvons Jules dans sa vie d’ado qui vient de se faire kidnapper et n’en a rien à foutre, avec un Wes qui s’inquiète un peu pour elle tout de même…

Pourtant, Jules peut reprendre sa vie de lycéenne comme si de rien n’était. On découvre donc qu’une autre fille est complètement amoureuse d’elle, mais que la réciprocité est discutable. Jules n’a pas trop envie d’être coincée en couple, apparemment. De toute manière, elle est coincée tout court : elle est convoquée dans le bureau du principal pour mieux y tomber sur Pam. Ouep, la neuropsychologue s’occupe de savoir comment sa patiente préférée, évidemment.

Elle est totalement en train de surveiller Jules qui commence à se méfier et à se poser plein de questions, sentant bien que le passé qu’on lui vend ne correspond pas à 100% à qui elle est. Le boulot a été super mal fait, en plus : on lui a donné un journal intime écrit avec les mots d’un auteur qui a écrit un livre nommé « Pegasus Girl ». Ce n’est pas un livre incroyable, en tout cas. Si Wes suggère qu’elle était peut-être fan de l’auteur, on peut comprendre les doutes de Jules vu la qualité d’écriture.

Par contre, ce développement m’a fait péter un câble. Elle tombe sur un auteur qui est terrifié de voir qu’elle a remonté la piste jusqu’à lui et ne veut pas qu’elle révèle qu’elle est au courant à ses employeurs. Jules veut logiquement savoir qui sont les employeurs, mais Wes coupe court à la conversation. Mais enfin ? À quel moment c’est possible de ne pas creuser cette piste ? Il n’y a personne pour les surveiller et intervenir, franchement !

Forcément, ça me fait douter sur Wes, à nouveau. Jules s’en débarrasse bien vite, comprenant qu’elle est peut-être bien une copie d’une autre.

Lucy

En parallèle, Lucy se rend à l’hôpital où Jules s’est réveillée pour la première fois, espérant y trouver des réponses plus précises que la photo retrouvée dans le bureau de Neeva. Elle s’y rend donc avec Jack, sûre de trouver quelques réponses. En vrai, tout ce qu’elle trouve, ce sont des questions de plus : l’hôpital ne peut officiellement lui communiquer aucune information.

Pourtant, Lucy tombe tout de même sur une infirmière qui révèle tout ce qu’elle sait de Jules, de son amnésie à l’absence de personnes proches, en passant par Pam Teller… une consultante privée, ce qui est étonnant pour un hôpital. C’est cool pour Lucy : ça lui permet d’avoir une nouvelle piste et de continuer d’avancer.

Son attention est vite détournée par Charlie cependant. En effet, pendant ce temps, il est évident que Charlie continue d’être pas mal traumatisée par ce qu’il s’est passé. Chez Tina, elle trouve donc le tiroir de flingues et les admire. Ouais, au pluriel. Les américains, écoutez. Ce qui détourne Lucy de son enquête, c’est toutefois le moment où Charlie agresse un autre enfant dans une aire de jeu en balançant le gamin du haut des jeux, puis en profite pour essayer de confesser au gardien du parc qu’elle a tué quelqu’un. Rien que ça.

Tina, chargée de la surveiller, parvient à embrouiller le gardien comme elle peut, mais elle est bien forcée de contacter Jack. Et en vrai, je ne fais pas confiance à Tina, mais je commence à bien l’aimer, vraiment. J’ai un peu de mal avec sa manière de jouer, mais bon. Tina balance donc Charlie à Jack et Lucy. Partant de là, Lucy passe le reste de l’épisode à essayer de comprendre Charlie. Elle souhaite atténuer sa peine et sa culpabilité, mais c’est finalement Jack qui y parvient en organisant un faux enterrement pour le type laissé derrière eux. C’est une bonne idée cette intrigue, mais je ne suis pas fou de la manière dont c’est mené pour autant.

Kira

Quand on retrouve Kira, elle a un rendez-vous avec Josh. J’ai encore du mal à comprendre comment ces deux personnages sont liés, mais Josh est apparemment très au point sur les expériences menées par Kira sur Lucy. C’est intéressant, parce qu’on apprend que l’imprimante n’était pas assez haute-résolution pour les souvenirs, mais que le choix du sujet de base n’est pas innocent : il s’agit d’une femme qui n’était pas dangereuse, clairement.

Kira regrette tout de même ce qu’ils ont fait, parce qu’elle est stressée par tout ce qu’il se passe. Josh lui apporte du soutien comme il peut, mais ce n’est pas bien efficace en vrai. Pendant que Kira stresse, Emily, la partenaire de Tom, commence à douter elle aussi de ce pour quoi elle est embauchée. Elle comprend que Lucy n’est peut-être pas dangereuse quand le rapport de balistique permet de comprendre que le tireur était bien petit.

Emily finit par rencontrer Kira en présence de Tom et Darros, quand il est question d’organiser un meeting pour décider quoi faire de Lucy. Kira veut la certitude que Lucy ne sera pas blessée et insiste pour dire qu’elle n’est pas fondamentalement dangereuse car les analyses scientifiques le lui suggèrent. Si Darros semble à l’écoute, Kira remarque bien le stress d’Emily pendant toute la réunion.

Elle est forcée de leur faire confiance, toutefois, et de continuer à vaquer à ses occupations. Elle participe donc à la collecte de sang de son entreprise – pour laquelle Josh ne bosse plus d’ailleurs. Sur place, elle retrouve Lucas qui vient donner son sang en présence de sa copine. On sent bien que c’est important, et ça l’est encore plus quand on voit Kira voler le sang de son fils. Pourquoi ?

On ne saura pas. Ce qu’on saura, c’est qu’Emily n’est pas si mauvaise : confrontée par Kira, elle lui avoue que pour garder Lucy en sécurité, Kira ferait mieux de la retrouver en premier. Emily ? Elle n’était pas du FBI, mais de la CIA, et elle a un passé trouble apparemment.

Confrontation

Après tout ça, on découvre sans trop de surprise que Jules cherche à recontacter Lucy. Elle passe par James pour cela, et la confrontation entre les deux personnages est vraiment sympathique. Cela permet à Jules de comprendre que Lucy lui disait peut-être la vérité. Elles ont tout de même les mêmes cauchemars, le même ADN et probablement les mêmes problématiques à gérer.

Cela dit, Jules est une dealeuse de drogue qui créé sa propre drogue au lycée, alors tout n’est pas si simple. Elle propose à Lucy de lui donner sa drogue pour essayer de la prendre ensemble et de faire un trip qui permette de peut-être décoder leur étrange cauchemar dans la salle de bain. Bon, pour ça, il faut toutefois qu’elle retourne chez elle.

C’est une mauvaise idée. Même si elle affirme à Lucy que tout ira bien, Jules oublie un détail : elle a des parents qui surveillent ses faits et gestes tout de même. Ils tentent de la confronter, et ça mène à un moment où elle est forcée de prendre un antidépresseur. Ah oui, des parents aimants qui tentent vraiment de la comprendre. Ils surveillent sa prise de cachet, c’est quelque chose. Jules est suffisamment maligne pour se faire vomir juste après cependant… mais c’est un étrange cliffhanger, du coup.

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