Wild Cards – S01E04 – Strangers on a Wave – 16/20

Voilà un épisode qui donne l’impression que les scénaristes lisent mes critiques, parce qu’ils ont travaillé exactement le point qu’il fallait pour améliorer le début de la série. C’est toujours un procédural, mais c’est un peu fun et ça devient efficace car on s’intéresse davantage aux personnages – limite on s’attache à eux. Bon travail, donc, et bon divertissement aussi.

Spoilers 

Un surfeur est retrouvé mort sur la plage, Max & Cole sont appelés pour mener l’enquête.

See, we already finish each other sentences.

Un peu trop de travail cette semaine pour regarder l’épisode dès jeudi matin, mais hors de question de prendre du retard dans la série alors que j’essaie de rester à jour dans mes visionnages lors de cette période plutôt creuse de diffusion. Bref, un samedi soir avec un peu de fièvre, c’est parfait aussi pour cette série.

L’épisode commence par un live où l’on entend quelques coups de feu, et hop, on est directement le lendemain : Max et Cole sont appelés pour étudier le corps retrouvé sur la plage. Pardon ? Comment ça on les appelle désormais sur les meurtres directement sans stratagème élaboré pour qu’ils tombent dessus par hasard ? C’est un peu dommage, j’aimais bien ce petit élément comique dans les premiers épisodes.

Cole & Simmons

Bon, tant pis, on fera avec. Ce début d’épisode voit donc notre duo rencontrer un personnage secondaire qui reviendra forcément à un moment ou un autre puisqu’elle est le médecin légiste du commissariat. Elle apporte un peu d’humour et surtout l’information que le corps retrouvé sur la plage est celui d’un surfeur. On s’en doutait un peu : on est sur une plage dès le début d’épisode, puis on sait par le générique de la série que Cole va avoir un moment où il est surfeur.

Et c’est donc celui-ci : ça se fait dès le début de l’épisode. Incroyable, Cole arrête enfin d’être fade ? Il suit les idées habituelles de Max : elle n’approuve pas du tout la méthode des autres flics du commissariat qui ne s’adaptent pas aux surfeurs qu’ils interrogent. Cole décide donc de se faire passer pour un surfeur, puis de se faire arrêter par Simmons, un des deux collègues cons qu’il subit depuis le début.

En quelques scènes, le personnage de Cole devient d’un coup plus intéressant : on découvre donc que Simmons est son ancien partenaire et il y aura clairement des choses à découvrir sur ce duo. Ils se détestent trop pour qu’on ne nous sorte pas une sacrée histoire dans leur passé. J’ai adoré les voir en tout cas se défouler l’un sur l’autre quand Cole demande à Simmons de l’arrêter. Le but ? Que ça se passe devant les surfeurs pour se les mettre dans la poche.

Il y en a une qui est fière, c’est Max. Le commissaire assiste à tout ça et est moins ravi qu’elle, mais la méthode fonctionne en vrai. S’il a bien envie de mettre à nouveau de côté Cole, il est forcé de reconnaître que c’est même plutôt efficace dans la suite de l’épisode. Alors que Cole entre sous couverture (avec des cheveux toujours impeccables malgré l’eau de mer), Max est mise de côté. Ce n’est pas elle qui se déguise, alors elle se retrouve coincée au commissariat.

Elle en profite pour poser des questions à Simmons sur son passif avec Cole. J’aime bien que ça permette de le découvrir plus et d’en apprendre davantage sur lui : c’est exactement ce que je reprochais au début de la série de ne pas nous le développer assez. Ainsi donc, il était partenaire avec Simmons, tout se passait bien entre eux jusqu’à une affaire qui a rendu Cole obsessif. Ensuite, on a trouvé la drogue dans sa voiture, et voilà, c’en était fini de leur amitié – même si Simmons reste convaincu que Cole est innocent.

Max profite ensuite du reste de l’épisode – et d’une planque – pour poser des questions plus ou moins discrètement à Cole sur cette affaire déclarée résolue par Li mais qui continuait de hanter le détective. Elle n’a pas de réponse immédiatement, évidemment : il veut en dire le moins possible.

Jesse & Marcy

En parallèle de tout ça, « Jesse », le nom sous couverture de Cole, s’intègre assez rapidement au groupe de surfeurs du début d’épisode – celui qui refusait de parler aux flics. Grâce à cette mission sous couverture improvisée, il apprend plein de choses sur les meurtriers potentiels du surfeur. Ils ont beau organiser une cérémonie en hommage à leur pote, ils sont étranges et Cole le sent bien. En plus, s’il est accepté par un des surfeurs, il y en a un autre qui voit d’un mauvais œil l’arrivée de cet étranger dans leur groupe.

Il s’arrange donc pour l’exclure à un moment où tout le groupe de surfeurs s’isole, mais c’est mal connaître Cole. Il appelle Max et les deux se mettent à suivre les surfeurs. Cette filature est efficace : ils découvrent rapidement que le groupe deale de la drogue en la cachant dans des planches de surfs. C’est original comme idée. Tout cela les mène ensuite en planque pour suivre la drogue et essayer d’en savoir plus sur le meurtrier. Et c’est ainsi que les personnages se séparent.

Il n’en faut pas plus pour que Max décide de passer à l’action, contrairement aux ordres donnés par Cole. Elle s’infiltre donc dans une chambre de surfeur pour retrouver les sacs de drogue. Elle a beau porter des gants et ne rien toucher, elle me fait rire : elle a des cheveux tellement longs qu’elle ne peut qu’en perdre.

À distance, Cole s’inquiète évidemment pour elle alors qu’il suit en filature un autre type, mais il a tort : elle fait plutôt un bon boulot et trouve finalement une piste qui va lui permettre de se déguiser. L’avantage, c’est que l’actrice s’éclate chaque semaine. Elle se retrouve cette semaine avec une perruque blonde à faire rougir de jalousie Veronica de Riverdale et un accent franchement pas terrible. La voilà donc qui interprète Marcy pour obtenir plein de réponses de la part d’une femme qui bosse pour une compagnie qu’elle soupçonne liée au trafic de drogue.

C’est amusant à voir, même si déjà un peu répétitif de la secrétaire de l’épisode sur les sportifs. Après, on comprend bien le fonctionnement de Max : elle dit aux gens ce qu’ils veulent entendre et les flattent pour obtenir toutes les infos dont elle a besoin. Elle les transmet aussitôt à Cole qui, pour la troisième fois de l’épisode, lui demande de ne rien faire. Il devrait commencer à la connaître pourtant. S’il la met de côté, il demande toutefois l’aide de Simmons pour aller arrêter le suspect cerné par Max/Marcy.

Résolution

Malheureusement, Simmons trouve surtout un cadavre. Les trois détectives (bon, wannabe détective dans le cas de Max) enchaînent donc sur une conférence téléphonique qui leur permet d’ajuster un peu le plan. Je suis déçu qu’on n’en sache pas plus sur la soirée karaoké de Max qui avait l’air fun : on passe directement au lendemain où Cole prétend avoir été arrêté une nouvelle fois par les flics pour faire peur aux surfeurs et dépister les réactions des uns et des autres. Malin, efficace.

De son côté, Max continue de se faire passer pour Marcy, malgré un changement de garde-robe un peu étrange et pas du tout adapté à l’épisode où elle est censée infiltrer une entreprise en deuil. Le pantalon blanc, c’est osé. En tout cas, à l’aide d’une clé USB, elle parvient à pirater un ordinateur – se servant au passage de son meilleur ami-serviteur, Ricky. Je suis vraiment curieux sur l’identité réelle de ce partenaire ; et sur les raisons de sa fidélité à Max. Les scénaristes lui trouvent chaque fois un nouveau rôle, c’est un vrai couteau-suisse le type.

Max aussi, en vrai : elle passe d’infiltration sous couverture à balade dans les conduits d’aération de l’entreprise – absolument pas poussiéreux et ne salissant pas son pantalon blanc – pour observer sa nouvelle meilleure amie et leur suspect principal coucher ensemble. Il est alors révélé que ce sont eux qui ont manigancé les meurtres pour avoir chacun ce qu’ils veulent : le surfeur a tué le patron de sa copine pour elle, parce que le patron voulait supprimer son job en gros ; la copine a tué le surfeur pour que son copain devienne le chef de gang des surfeurs. Simple et efficace.

Tout aussi simple et efficace est l’intervention de Simmons dans l’épisode. Je trouve étonnant qu’il soit tant séparé de sa partenaire habituelle, par contre, parce qu’elle est sacrément peu développée par rapport à lui, d’un coup.

Bon, sinon, histoire d’avoir un peu d’action dans l’épisode, il est évident que Max tombe du conduit d’aération directement sur les meurtriers. Plutôt que de se débarrasser d’elle, ils en font aussitôt une prisonnière, mais comme Cole était au téléphone avec elle, il intervient aussi vite que possible pour lui venir en aide. Max, elle, peut découvrir que c’est bien Kathy sa nouvelle pote le cerveau de l’opération, tandis que Cole organise des recherches efficaces pour retrouver Max à l’aide de Ricky et de Simmons. Sacrée équipe.

Le truc un peu moins crédible ? Max est menacée par un flingue, on lui demande de se suicider, mais pas une seconde, elle ne sort de sa couverture et ne quitte son accent. Bien sûr, les flics arrivent pile à temps pour arrêter les méchants avant que Max ne meure, hein. Tout est bien qui finit bien, donc, sauf que Max remarque une fois de plus que Li est super cassant envers Cole. Elle décide d’aller le défendre auprès de leur supérieur commun, ramenant au passage l’histoire de drogue datant de l’année précédente. On a ainsi la vision de Li : il avait peur de Cole parce qu’il n’a pas géré le meurtre non élucidé de son frère. Vivement que ça revienne le hanter dans un prochain épisode !

On n’a pas le temps pour creuser ça cette semaine, évidemment. À la place, on termine l’épisode par Max s’incrustant chez Cole pour parler avec lui – du fait qu’elle a failli mourir, certes, mais aussi de la fameuse affaire de l’année précédente. Finalement, ça se termine surtout par une petite danse sympa, et franchement la série est sympa et divertissante. Elle fonctionne de mieux en mieux chaque semaine.

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Wild Cards – S01E03 – Howl to Get Away with Murder – 15/20

C’est rare qu’une série semble trouver si vite son équilibre, et pourtant, c’est consistant depuis trois épisodes. Les scénaristes savent ce qu’ils nous vendent, tiennent un personnage qui porte la série sur ses épaules sans problème et proposent des intrigues classiques avec des petits twists à la 2024 dans les détails. Histoire de, on est quand même sur une série qui se veut moderne dans le ton, à défaut de l’être dans le format. Et ça me va, je crois.

Spoilers 

Max et Cole enquêtent sur la disparition d’un certain Lucas, mais ça prend une tournure inattendue quand la magie s’en mêle.

Oh my Merlot.

J’ai décidé de moins me prendre la tête sur ce genre de séries, comme vous savez, alors ne vous étonnez pas qu’elle soit complètement déstructurée : je vais juste compiler mes notes sans développer plus que ça. Il faut dire que côté écriture, on ne se prend pas la tête non plus : c’est bien simple, Max apporte tout l’humour de l’épisode, une fois de plus et le reste semble s’écrire tout seul. C’est plutôt bon signe et gage de qualité : l’intrigue est simple et efficace, les acteurs ont tous des visages déjà vus ailleurs et l’ensemble fonctionne bien.

L’enquête de la semaine concerne la disparition de Lucas, un cuisinier. Pendant que Cole mène l’enquête normalement dans le magasin de Lucas – on sent vers quoi ça se dirige, non ? – Max se déguise une fois de plus. Cette fois-ci, elle se fait passer pour une sorte de future ménagère avec un bob qui ne lui va pas tellement, et hop, elle récupère des infos devant la boutique. Simple comme bonjour, cette enquête.

Cela les mène naturellement vers une cheffe cuisto qui veut prendre ses décisions malgré son patron et mec qui gère le restaurant, en théorie. La cuisto est devenue végétarienne, transforme tout le restaurant et s’attire les soupçons de nos enquêteurs en étant énervée dès qu’elle parle de Lucas. Elle n’est qu’une boule de nerfs hyper énervée d’à peu près tout durant l’épisode, en vrai.

Son mec ? Il est l’exemple typique du type propre sur lui qu’on ne peut que soupçonner et qui attire bien les soupçons lui aussi. Il s’énerve non sur sa meuf, mais sur Pam, une nana qui est sa voisine et qui a perdu son loup. C’est vrai, on a tous des loups domestiques à portée de main. Bon, on comprend le proprio qui s’énerve de voir ses clients effrayés par un loup en liberté, surtout quand l’enquête mène finalement Max et Cole au cadavre de Lucas. Voilà qui est fait. Je m’attendais à ce qu’on nous dise que quelqu’un vende de la bouffe humaine, mais le cadavre est à peu près complet.

Bien sûr, les premiers soupçons se portent sur le loup, mais Pam affirme que son loup ne ferait jamais ça, surtout que ses loups connaissent Lucas. Mouais. L’enquête a aussitôt lieu et mène nos inspecteurs à chercher la trace du loup. Ils sont ainsi capables de retrouver le van de Lucas, ce qui leur donne la piste d’un autre suspect, un prof de bio tout stressé par la réunion parents-profs – ou par le meurtre de Lucas.

Max remarque aussitôt qu’il nettoie ses lunettes chaque fois qu’il est question de Lucas. Finalement, l’enquête les pousse à examiner le passé de tous ces adultes qui allaient au même lycée si on en croit des photomontages franchement ratés. Je ne comprends pas. Même moi, je suis capable de faire de meilleurs montages en moins d’une heure, comment peut-on se contenter de cette qualité ? Qu’importe, parce que l’intrigue prend une tournure inattendue et bien trop drôle : Max et Cole se font voler des vêtements et suivent la voiture du voleur.

Cela les mène dans une forêt de nuit où ils tombent sur… un rituel de magie. Aha. Le début de l’épisode nous informait déjà que ça prendrait cette tournure avec la caravane de Lucas, mais c’est excellent : tous les suspects de notre duo sont réunis pour jeter un sort sur les vêtements qu’ils viennent de voler. Leur but ? Empêcher le duo de découvrir ce qu’ils ont fait. Voilà qui est raté. Bref, le duo découvre surtout que les trois sorciers couchaient avec Lucas – la monogamie, c’est surfait d’après eux.

Cela dit, ça ne résout pas tout à fait le meurtre. On sait juste que Lucas voulait finalement se faire à la monogamie et arrêter de s’amuser avec ses trois amants. Pour résoudre le meurtre, il faut retrouver rapidement le loup en interrogeant une des amantes de Lucas, puis découvrir un tunnel suspect qui mène directement dans la cave du restaurant du type propre sur lui qui vient de virer sa cuisto végétarienne.

Il avait le look du type détestable et riche. Ou riche et détestable. Ou détestable parce que riche. Bref, on s’en fout : le type ose braquer un flingue sur un policier et menace de s’en débarrasser. C’est con, parce que malgré un flingue qui tire correctement, il se laisse finalement piéger par Max. Avec beaucoup d’humour, elle amène les touristes venus visiter les vignes du riche directement dans la cave, assurant que ce qu’ils voient est une recréation d’un événement spécial qui s’est déroulé sur le domaine. L’arrestation a ainsi le mérite d’être hilarante. Je sais, c’est too much, mais c’est le personnage de Max, alors ça ne surprend pas. Et même, je trouve que c’est plutôt efficace.

L’écriture est vraiment fluide. C’est over the top à chaque fois, mais juste ce qu’il faut pour que ça passe tout de même. Bien sûr, en plus de tout ça, l’épisode n’oublie pas que nous n’en sommes qu’au début de la série. L’équilibre est déjà trouvé cependant, il ne semble pas y avoir beaucoup de recherches à faire sur le ton : Max se moque de ses collègues qui ne sont pas Cole, fait de l’humour tout du long et pousse Cole à se confier un peu plus sur lui-même. Pour cela, on passe par la lourdeur d’un manuel de « team building ». Max est 100% pour l’idée d’une équipe avec Cole et ne comprend pas son mutisme face aux collègues qui n’arrêtent pas de se foutre d’eux.

Pour la défense des autres flics, il y a de quoi se foutre d’eux quand les suspects qu’ils ont sont des sorciers. Pourtant, il n’y a jamais aucun doute : il est évident dès le départ que le duo va les ridiculiser en résolvant le meurtre. En attendant, on a droit à un épisode où Cole et Max apprennent à travailler ensemble et se font peu à peu au caractère l’un de l’autre. Par moments, j’ai l’impression que c’est surtout à Max de s’adapter au caractère lunaire et changeant de Cole. Autant les scénaristes écrivent le personnage de Max de manière bien consistante – elle se fout de tout, apporte de l’humour non stop – autant Cole change parfois du tout au tout d’une scène à l’autre niveau caractère. Bon, il est toujours un peu grognon, cela dit ; mais parfois, il se fait à la présence de Max et rentre dans son jeu, parfois pas du tout.

Sinon, la série est claire désormais : son fil rouge sur les parents de Max attendra un bon moment. On nous en parle brièvement dans l’épisode, on nous confirme que la relation entre Max et son père est top (mais bon, on se doute qu’il ne paie pas l’acteur juste pour une scène au téléphone dans chaque épisode, faudra bien qu’il se passe quelque chose dans son intrigue !) et elle termine l’épisode en rappelant que ses parents n’étaient pas de mauvaises personnes. Pour le reste, eh bien, il faut attendre. Ce n’est pas un problème : la série parvient à accrocher, je trouve.

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Wild Cards – S01E02 – Show me the murder – 13/20

Voilà ce que j’appelle un épisode correct, qui maintient l’intérêt sans pour autant être exceptionnel. On attend de voir comment la série va évoluer : il y a clairement du travail à faire pour qu’elle vaille vraiment le détour. Pour l’instant, elle se contente de faire son travail sans marquer les esprits plus que ça. Elle a besoin de trouver son équilibre… comme beaucoup de séries qui en sont à leur épisode 2, cela dit.

Spoilers 

Max et Cole enquêtent sur le meurtre d’un agent sportif.

No one was put on this Earth for only one thing.

L’épisode démarre avec une affaire banale de vol de colis qui conduit Max et Cole vers quelque chose de plus sinistre. Avant d’en arriver là, bien sûr, il faut nous réintroduire les personnages. Si la première scène où ils sont chacun sur un bateau n’est pas dingue, j’ai adoré voir comment ils gèrent la jalousie des collègues de Cole, apportant une touche d’humour bienvenue à l’épisode. En vrai, Max s’intègre plutôt mal au commissariat avec son déguisement de détective.

Envoyé pour parler des vols de colis, le duo découvre finalement un cadavre, ce qui lance toute une enquête sur laquelle ils ont le lead. Pas crédible, mais bonne idée pour lancer la série, il fallait bien quelque chose pour justifier que Max puisse se retrouver à enquêter comme une flic. Ils se retrouvent ensuite sur la piste d’une star du sport, d’agents véreux prêts à tout et d’un trafic de résultats médicaux mettant en danger une athlète sur le point de battre un record de boxe.

Les thématiques abordées sont sympa (on sent qu’on est en 2024 quand même dans les réflexions féministes l’air de rien) et permettent à Max de se déguiser à plusieurs reprises. J’ai eu un petit coup de coeur sur la secrétaire là… Dommage de ne pas avoir de conclusion à cette intrigue. En tout cas, on comprend quel sera grosso modo l’atout de Max dans les enquêtes : elle ose tout, indépendamment des protocoles, et se fait en permanence passer pour qui elle n’est pas afin de récolter des informations. Pas sûr que ça tiendrait ensuite dans un procès, mais bon, tout le monde finit toujours par avouer de toute manière.

C’est bien simple : Vanessa Morgan, dans le rôle de Max, est définitivement la star de la série, ce qui est un peu con quand il y a deux stars au générique. D’ailleurs, c’est un générique beaucoup trop long. C’est sympa d’en avoir un, mais dommage qu’il dure un peu trop longtemps – il n’y a que deux acteurs à présenter si on les croit. Et une seule vaut vraiment le détour sur ces deux premiers épisodes : le personnage de Vanessa Morgan porte l’épisode avec ses répliques cinglantes et ses références culturelles.

Par contre, le personnage de Cole va vraiment avoir besoin d’un développement pour les prochains épisodes, car pour l’instant ce n’est pas dingue. Autant Max a son serviteur pour la servir et apporter de l’humour en changeant de villa à chaque épisode, autant le bateau de Cole, on en a déjà fait le tour et le voir parler avec son chat, ça va être gênant.

Ceci étant dit, Max, malgré son humour, peut elle aussi parfois m’agacer, surtout quand elle outrepasse les limites, comme lorsqu’elle récupère des preuves sur une scène de crime ou qu’elle se fait passer pour une journaliste avec un accent pourri.

L’enquête en elle-même reste intéressante. C’est très prévisible, mais c’est sympathique : évidemment, durant l’enquête, il y a un moment où l’enquête semble résolue mais Max est sûre que ce n’est pas fini. Il va de soi que Cole insiste pour lui dire qu’il faut s’en tenir aux protocoles et il va de soi que non. Finalement, l’épisode se dirige tranquillement vers un happy end, avec aussi le message répété trois fois que personne ne vient sur Terre pour une seule chose.

Côté intrigue principale en fil rouge, on aperçoit brièvement le père de Max, laissant présager plus pour les prochains épisodes… mais je trouve que c’est trop peu pour un second épisode, surtout qu’il n’y a que dix épisodes annoncés. Quitte à avoir annoncé un fil rouge, ça aurait été bien de le répartir sur tous les épisodes de la saison, je trouve.

Cela dit, j’ai apprécié la façon dont Max règle le problème initial du vol de colis et je suis content que ça ne soit pas sacrifié au profit du fil rouge. Ce qu’on aurait pu sacrifier, en revanche, c’est la scène finale qui nous instaure un « will they/won’t they » usé jusqu’à la corde et dont je n’ai rien à battre. En vrai, j’espère même qu’ils ne coucheront jamais ensemble Max et Cole !

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Wild Cards – S01E01 – The Infinity Thief – 12/20

Comme je m’y attendais, on est sur du déjà-vu mais ce n’est pas pour autant désagréable ou sans saveur. Les acteurs se débrouillent et sauvent une intrigue très banale (pour ne pas dire bancale). En gros, ça se regarde sans prise de tête, et on passe un moment sympa. C’est un pseudo cop show idéal pour se détendre, sans être la série sur laquelle se jeter non plus.

Spoilers 

Cole, un flic rétrogradé, doit faire équipe avec Max, une arnaqueuse, pour résoudre une série de cambriolages.

Hi, are you my ride ?

Cela commence si mal dès la première scène que j’ai décidé que j’allais tester une critique plus courte – du moins, je l’espérais. À quoi bon faire une critique scène après scène pour ce genre de séries bien trop prévisibles ? Après tout, elle est diffusée sur CW – sans même être produite par le network, ce qui en dit long. Bon, l’article est un peu moins détaillé que d’habitude, mais j’ai quand même plein de choses à dire. Vous me direz ce que vous en pensez !

Moi, je dois vous dire de ce premier épisode très franchement que… Ce n’est pas grandiose. Du tout. Mais on n’était pas là pour ça de toute manière. Je savais à quoi m’attendre quand je me suis dit que j’allais manger devant cet épisode. On commence avec Max, une arnaqueuse soi-disant de haut vol, qui se fait choper presque aussi vite qu’elle a volé la carte bancaire d’une riche femme en se faisant passer pour la remplaçante de sa femme de ménage. Un peu cliché, non ?

Si, vraiment beaucoup. Tout le montage du début d’épisode crie l’absence totale de crédibilité et de réalisme pour la série. Et en même temps, on sent que la série va reposer sur les épaules de Vanessa Morgan. À mes yeux, elle a tout ce qu’il faut pour ça : elle était à mourir de rire quand elle dansait dans la garde-robe de la femme et pour le reste de l’épisode.

Bref, elle est donc vite arrêtée, comme je le disais. Pas de bol, son vol de banque se produit le même jour qu’un match de volleyball entre flics et pompiers. Elle est donc escortée au commissariat par Cole, un flic grognon qui a été relégué à l’unité maritime de la ville – et ça ne lui plaît pas du tout de bosser là. Autant Vanessa Morgan porte l’épisode, autant j’ai trouvé que Giacomo Gianniotti n’était pas du tout au meilleur de sa forme. Après, c’est sûr que passer de Grey’s à un copshow tout simple comme ça, bon, je peux comprendre. Dans sa première scène, son partenaire principal de jeu est tout de même un chat. C’est marrant de voir cette série juste après avoir écrit qu’il n’y avait quasi jamais d’animaux dans les séries.

Max a donc un chat qui aime se promener sur les bateaux – on découvrira plus tard dans l’épisode qu’ils vivent sur un bateau, tout de même. Mais bon, on n’en est pas là encore, ça, ce sera pour les longueurs de l’épisode. Avant tout ça, Max et Cole arrivent donc au commissariat pile quand on présente à tout celui-ci le « voleur de l’infini », un gros cambrioleur qui se paie la tête des flics depuis un moment. En effet, il en est à son troisième cambriolage et laisse des pièces pour se payer leur tête à chaque cambriolage.

Seulement voilà, Max comprend vite qu’il se paie leur tête en laissant de la boue pour leur donner une fausse piste, quand la vraie piste, c’est justement les pièces. Grâce à cet indice de taille, elle comprend vite qu’elle tient une piste qui pourrait intéresser Cole, parce qu’elle voit bien que tout le monde se moque de ce flic et que bon, il pourrait lui être utile à la place de ça.

Partant là, Wildcards ne réinvente pas la roue, mais ça se laisse regarder : le duo est prévisible, mais fonctionne à merveille. Max utilise son coup de téléphone pour indiquer à Cole où aura lieu le prochain vol, elle a évidemment une intuition très juste qui leur permet de se faire remarquer par la hiérarchie de Cole. Cole et Max se retrouvent donc à enquêter ensemble sur le voleur de l’infini.

C’est là que je vais sacrément abréger la critique : les twists sont on ne peut plus prévisibles pour une série à enquête. Cole a des contacts dans le milieu qui vont lui être d’une aide précieuse, avant de se révéler encore plus précieux que prévu quand la criminelle à arrêter se trouve être la femme de l’un d’eux – et l’amante de l’autre ; sachant que les deux étaient frères. Simple comme bonjour d’être flic dans cette série !

L’intrigue se fait à base de bibliothèques, d’enchères caduques, de passages secrets et de retournements de situation, avec une petite dose de meurtre et surtout beaucoup d’humour. Vanessa Morgan est totalement convaincante dans son rôle et j’ai bien aimé ce que je regardais. C’est vraiment un cop show par excellence – ce n’est donc pas excellent.

Grosso modo, le meurtre est résolu, le voleur de l’infini était en fait un couple, et voilà, tout est bien qui finit à peu près bien. Reste à savoir ce qu’il adviendra de nos héros. Du côté de Cole, c’est assez prévisible : il se retrouve en période probatoire pour prouver qu’il peut de nouveau être un bon flic. En cours de route, on a appris qu’il a été rétrogradé quand de la cocaïne a été retrouvée dans sa voiture. Rassurez-vous, il reste du bon côté de la loi : c’est un flic qui s’est retrouvé embarqué dans une enquête trop ambitieuse et qui n’a pas lâché l’affaire quand il aurait dû.

Max ? Eh bien, elle a voulu voler un collier de diamants dans une banque, ça la fout mal pour la libérer tout de même. La série nous sort alors un dernier retournement de situation totalement ridicule : elle a en fait volé le passeport d’une femme réduite en esclavage par la riche propriétaire du début d’épisode. Le collier ? La propriétaire tentait une arnaque à l’assurance. Grâce à l’aide de Cole, Max a tout ce qu’il faut pour le prouver.

C’est improbable comme jamais, mais voilà, ça permet à Max d’être à peu près libre. Il reste le problème qu’elle a utilisé une fausse identité pour entrer dans le coffre de banque. La police décide donc de lui laisser deux mois de probation pour prouver qu’elle peut leur être utile et mettre ses talents à leur service. Ses talents ? Mais quels talents au juste ? Dans l’épisode, elle n’a pas vraiment démontré qu’elle était une arnaqueuse très utile.

Tout au plus, elle est une pickpocket et a des contacts. Cela dit, on n’a pas fini d’entendre parler de ses contacts, surtout quand l’un d’entre eux est son père, incarné par… Jason Priestley ! Il ne manquait plus que lui. Cet acteur, c’est dingue, il resurgit toujours dans les séries de manière totalement inattendue. Il joue donc désormais le père de Max, un homme en prison qui est pote avec ses gardiens et qui veille encore beaucoup sur sa fille – allant jusqu’à lui donner des informations sur Cole.

On se retrouve alors avec un cliffhanger qui change toute la donne (non) : Max s’introduit en fait dans le commissariat pour une bonne raison, qu’on ne connaîtra pas, et qui arrange aussi son père. J’imagine que le but sera de prouver son innocence du coup. Seulement, ça, ce sera pour plus tard. On termine l’épisode sur une bonne note – et en musique tant qu’à faire. Just the two of us est une bonne chanson pour tenter de nous convaincre de continuer les aventures de ce duo improbable.

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