The Rookie : Feds – S01E01 – Day One – 13/20

Beaucoup trop de clichés, de sourires Colgate et de moments peu crédibles pour que la série soit un franc succès. Je vois déjà les défauts qui ont mené à son annulation – mais en même temps, ce sont des défauts qui existent aussi dans la série-mère. Ils n’ont pas eu de chance avec la grève et le rachat de 9-1-1, je pense. On verra bien.

Spoilers

Simone revient à Los Angeles maintenant qu’elle est agent du FBI.



Points faibles :

– L’épisode commence bien mal, avec deux nouveaux agents du FBI qui gère une dispute à laquelle on ne comprend pas grand-chose devant un lycée. Ni l’un ni l’autre ne me donne envie de croire qu’ils peuvent être du FBI. C’est du grand n’importe quoi, et le personnage de Brendon qui était acteur avant de rejoindre le FBI, ça m’a fait lever les yeux au ciel super haut dès le départ. Ca a continué pendant tout l’épisode : l’humour autour de son ancien job, le fait qu’il vomisse face au sang, le boss qui dit qu’il ferait un super agent sous couverture alors que tout le monde connaît son visage ? C’est du grand n’importe quoi. Et le cliffhanger qui le fait hésiter à redevenir acteur ? Tss.

– Simone a passé sa vie à Los Angeles, mais la seule personne qui vient la chercher à l’aéroport, c’est John ? Et comment ça John Nolan a le temps pour elle alors qu’on sait que Rosalind est dans la nature ? C’est étrange de voir que le crossover commence en foirant totalement le cliffhanger génial de la série-mère.

– Franchement, le personnage de Simone est insupportable. Elle fait le contraire de tout ce qu’on lui demande, à chaque fois. Comment a-t-elle pu devenir agent même ? Les rookies de la série d’origine n’en ont jamais fait autant à leur tête. Je ne comprends même pas comment ils essaient de nous faire croire que sa carrière peut exister là.

– Même quand il n’est pas question de sa carrière, elle est insupportable : sincèrement, elle est odieuse avec son père alors qu’il l’accueille chez elle… et sa relation avec lui ne parvient pas à me convaincre pour l’instant.

– Je sais que c’est un spin-off et que c’est donc normal de reprendre les codes de la série d’origine, mais je n’ai pas aimé le fait qu’on utilise des bodycams dans les interventions du FBI. En fait, c’est la première fois que j’en vois sur des agents du FBI et je trouve ça déroutant. Et puis, surtout, ça n’aide pas la série à trouver son indépendance, surtout que John et Angela sont dans l’épisode aussi.

– Je n’aime donc ni Simone, ni le chef qu’elle veut à tout prix rejoindre, ni Brendon. Cela risque d’être pénible sur certains épisodes…

Points forts :

– Rex Van de Kamp est le boss de Simone ? Cela me plaît bien ! Ce n’est pas fait pour durer, c’est certain, mais j’aime bien que l’acteur se retrouve un rôle, je l’aimais bien. Bon, il n’y a que 22 épisodes et Simone change déjà de division en cours de route, mais j’imagine que ça veut dire qu’on aura plein de guests dans cette série aussi.

– En parlant de guests, c’est un vrai plaisir d’avoir Angela dans l’épisode. J’aime bien qu’elle soit toujours en contact avec Simone. Le but est évidemment de nous certifier qu’on a affaire à un spin-off, et ça fonctionne.

– Niveau enquête, on est sur du très classique et on sait directement que Simone finira dans l’unité qu’on lui refuse en début d’épisode, mais il y a quelques bons moments tout de même. Le coup de l’ADN quand elle griffe le motard ? J’ai ri comme jamais. C’était une bonne idée, on va dire.

– L’épisode termine par une scène qui fait le tour des personnages pour donner quelques cliffhangers avant la suite, puis par la fameuse scène du « on a un criminel à attraper ». C’est plutôt efficace. Oh, on se demande juste pourquoi ils ne s’occupent pas de Rosalind, mais bon.

– Il y a trois personnages qui sortent du lot pour moi pour le moment : Elena, Carter Hope et Laura. Elena est directement ma préférée du lot et pourtant on la voit très peu dans l’épisode. J’espère qu’elle sera développée davantage, parce que chacune de ses scènes était une réussite. Les deux autres apportent un bon humour à être les recrues déjà expérimentées du FBI. J’imagine qu’ils ne le seront pas tant que ça. En tout cas, je vois déjà que Laura/Brendon vont se retrouver à flirter et que Carter sera un excellent allié pour Simone. Bref, le point fort, c’est qu’on a déjà une équipe et qu’on nous montre plein de personnages avec tout autant de pistes et dynamiques à explorer.

Echo – S01E01 – Chafa – 14/20

Bon, comme je l’imaginais, ce n’est pas glorieux du tout comme introduction. Je comprends pourquoi la série n’a pas fait parler d’elle : l’intrigue proposée est extrêmement décousue et galère à introduire ses personnages, sa mythologie et ses enjeux. Disons que ça donne l’impression qu’ils veulent être sur trois fronts à la fois, sans arriver à en gérer un seul. Ceci étant dit, les scènes d’action sauvent l’épisode car elles sont hyper qualitatives.

Spoilers 

Maya a une enfance aussi malheureuse que ce qu’on connaît d’elle à l’âge adulte.

Maya… You and I, your father, we’re family.

Enfance malheureuse

La série commence déjà mal avec un « Marvel Studios » qui se passe du générique habituel. Je suis là pour avoir ma dose de Marvel, ça commence théoriquement par là. Bon, je vais essayer de ne pas en tenir rigueur à la série et de me concentrer un peu sur ce qui suit. Le problème, c’est que je ne suis pas sûr de comprendre ce qui suit avec des êtres tatoués de partout (marqués serait plus juste) qui sortent de Terre et boivent de l’eau d’une source magique avant d’être enterrés à nouveau lorsque le plafond (volcanique ?) s’écroule. Mais qu’est-ce que je viens de voir ?

Ce qui est sûr, c’est que la femme qu’on vient de suivre finit par atterrir dans ce qui ressemble à un jardin d’Eden, avec un oiseau qui se pose sur elle et sa peau d’argile qui se craquèle. En-dessous, il y a une peau humaine et des vêtements qui l’empêchent de finir à poil devant le reste de sa tribu, les Choctaw.

Tout ça n’est en fait qu’une histoire racontée en 2007 par une petite fille à une autre, sa cousine, malentendante. Bon, il est question de Maya, quoi, mais je ne suis pas convaincu par une introduction qui semble déjà se perdre dans une mythologie inutilement compliquée. Il me semble qu’une voix off pour expliquer ce qu’on voit n’aurait pas été de trop, pour une fois.

Après, on n’est pas en manque d’action : les parents des petites filles sont en train de se faire une bonne soirée qui se terminera mal. Les grands-parents de Maya (je suppose) partent en laissant les cousines ensemble sous une tente. Comme il pleut des cordes, elles finissent par rentrer et réclamer du chocolat chaud. Alors que Maya part avec sa mère acheter de quoi en refaire, elles ont alors un sacré accident de voiture parce que les freins de sa voiture ne fonctionnent plus.

La scène suivante nous apprend que ceux-ci ont été sabotés à cause de son mari, un criminel local. Ma foi, on le savait déjà, mais ça ne fait pas de mal de nous le rappeler. Dans l’accident de voiture, Maya a aussi perdu sa jambe et son père a perdu tout le respect de sa belle-mère. Forcément. Le père décide dès lors de partir à New-York, loin de sa belle-famille qui lui en veut, tandis que Maya passe son temps à culpabiliser pour l’accident dont elle se sent responsable. Elle voulait du chocolat chaud après tout.

Le départ pour New-York est super violent pour la petite en tout cas. Non seulement, elle a perdu sa jambe et sa maman, mais elle perd aussi le soutien de sa cousine. C’est compliqué pour elle. À New-York, son père fait tout ce qu’il peut pour offrir une vie différente de la sienne à sa fille. Il veut la maintenir loin du crime, mais bon, quand on a un papa criminel, c’est un peu impossible. Maya observe tout et comprend vite ce qu’il en est.

Malgré sa jambe en moins, elle a une prothèse qui lui permet de faire du judo, où elle croise Fisk. On ne nous le dit pas encore comme ça, mais on le comprend.

Fisk

Après cette longue introduction, il est temps de sauter dans le temps pour quinze ans à peu près. Nous retrouvons Maya sur un ring de boxe où elle met KO son adversaire sans le moindre souci. Elle part ensuite en moto vers un immeuble où elle tombe sur un véritable massacre en cours. Un type avec une épée semble être en train de dégommer tout le monde dans le bâtiment. Maya se fait aussi discrète que possible et assiste ainsi au meurtre de son père, transpercé par un sabre. Euh… OK.

C’est une introduction plus que chaotique tout ça, et ça continue quand la cousine envoie des SMS à Maya pour lui dire qu’elle est là en cas de besoin. Mouais. C’est étonnant comme manière d’introduire un personnage tout ça. On ne comprend pas trop pourquoi, mais Maya est ensuite arrêtée par la police dans une concession de moto. Elle balance une moto sur une voiture de flics, mais aucun d’entre eux ne lui tire dessus.

C’est plutôt une bonne chose, cependant : ça permet à Fisk de venir s’occuper d’elle. Il empêche son arrestation et l’embarque en limousine pour lui raconter que lui aussi a perdu son papa quand il était jeune. Pardon, mais si le but est de nous faire compatir pour Fisk, non merci hein. C’est un connard, on le sait. Bref, il recrute Maya et l’engueule pour qu’elle transforme sa peine en quelque chose d’utile (pour lui).

Elle se rend alors dans un autre repaire de malfrats où elle aura pour mission de tuer tout le monde, parce qu’ils ne sont pas sympathiques avec le Caïd. Soit. Les mouvements de caméra sont fluides et les scènes d’action sont plutôt bien fichus, parce qu’il y a le budget Marvel, mais le personnage de Maya n’est pas dingue pour l’instant. On la voit par exemple s’en prendre à un garde qui essaie de la peloter avant de se figer complètement au moment où l’action commence.

Finalement, un méchant lui tombe dessus, ce qui la fait sortir de sa léthargie. Elle met KO deux types très rapidement, avant de… se faire attaquer par Daredevil ! Alléluia. Enfin un personnage qui peut donner envie d’accrocher à la série. Les scènes d’action avec lui sont toujours aussi incroyables. Malgré tout, Maya parvient à s’enfuir après une action très fluide. Elle a fait ses preuves pour Fisk et c’est comme cela qu’elle entre dans le monde du crime. De mon côté, elle fait ses preuves comme excellent personnage pour les scènes de combat : on s’éclate en post-prod à nous retirer le son par moment et les chorégraphies sont géniales.

La série peut avancer à nouveau très vite et nous rappeler que Maya, on la connaît déjà bien : nous avons eu l’occasion de la voir découvrir la vérité sur le meurtre de son père dans une autre série. C’est donc Hawkeye qui lui explique que c’est Fisk qui a commandité le meurtre de son père. Elle a du mal à le croire, mais doit se rendre à l’évidence. Elle décide donc de le tuer d’une balle dans la figure, juste après la bataille de Noël vue dans Hawkeye, justement.

Cinq mois plus tard

Ah, nous y voilà enfin : la moitié du premier épisode permet d’en arriver là où je pensais que la série allait commencer. Il serait temps. Nous retrouvons Maya blessée au ventre. Elle se rend en Oklahoma sur sa moto, manquant de se tuer en chemin parce qu’elle s’endort au guidon. Je ne savais même pas que c’était possible de s’endormir en moto en vrai.

Bref, elle se rend dans sa maison d’enfance et en profite pour recoudre sa blessure, avant de se mettre à rêver de la tribu Choctaw et de Chafa, la première femme de la tribu. C’est très décousu comme manière de nous introduire l’intrigue, c’est terrible.

Au réveil, elle a l’impression que sa maison va être prise d’assaut, mais ce n’est finalement qu’un de ses cousins, ravi de la retrouver. Le plaisir ne semble pas trop partager par Echo que je trouve odieuse avec lui. Certes, elle essaie de se faire discrète, mais ce n’est pas une raison pour être si détestable. J’imagine que ça permet d’instaurer le cadre de la série, ce que l’épisode cherche clairement à faire ensuite en nous présentant toute la ville avec des filtres et des biais très précis. Maya est une motarde, c’est l’ambiance visée de manière pas très discrète.

Pas très discrète, c’est aussi une manière de décrire Maya, je trouve. Elle se trimballe avec une moto hyper bruyante pour espionner sa cousine, devenue pompier, puis continue d’être très discrète en se rendant dans… comment ça s’appelle ? Une piste de patinage ambiance disco. En vrai, ça a l’air rigolo comme endroit.

L’idée est qu’elle contacte le gérant de cet endroit parce qu’il peut la mettre en relation avec quelqu’un pour soigner sa blessure par balle – Gretchen, croque-mort. Le problème, c’est qu’elle passe par l’accueil, tenu par un certain Vickie qui n’hésite pas à balancer sa présence en ville, en échange d’une prime. La série galère un peu à introduire ses personnages quand même. Vickie sort de nulle part et est un malfrat de plus, le gérant est clairement lié à la famille de Maya puisqu’il connaît sa cousine aussi. Cela dit, on passe vite à autre chose quand Maya révèle qu’elle est en fait en ville pour s’attaquer aux hommes de Fisk – à Fisk Entreprise.

Le gérant le vit mal très mal et décide donc de l’abandonner. Soit. Le flashback de l’épisode nous révèle alors, sans la moindre surprise, que Fisk a survécu. Le mec se prend un camion dans la face, une balle dans l’œil, mais il vit encore ? Tss. Oh, sinon, le générique de fin a plutôt la classe.

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Echo (S01)

Synopsis : Maya Lopez est poursuivie par l’empire criminel de Wilson Fisk après avoir assassiné Fisk. Qui s’en souvient même ?

Pour commencer, il faut bien savoir que si je regarde la série avec tant de retard par rapport à sa diffusion, c’est parce que je ne suis pas sûr d’avoir vraiment envie de la voir. Je suis actuellement en période de manque post-bingewatching intensif de The Rookie, je me dis donc qu’une petite dose de Marvel ne peut pas faire de mal. Et quand je dis « petite », j’insiste bien sur le mot : cinq épisodes seulement, avec probablement dix minutes de générique chacun (j’abuse à peine), on est juste sur un film Marvel découpé grossièrement en série, non ?

Dire que les retours sur Echo sont mauvais serait un mensonge : ils ont été tout simplement inexistants. J’ai l’impression que personne n’a vu la série, que personne ne sait qu’elle existe. Pourtant, son personnage était sympa lors de sa première introduction. J’ai plus de mal avec Fisk, qui est un personnage qui m’a particulièrement déplu dans Daredevil et que je ne suis pas forcément ravi de retrouver – je ne me fais aucune illusion, il y aura forcément un milliard de flashbacks, au minimum. Bon, ça, c’est autre chose vous me direz, surtout que c’était un méchant que tout le monde adorait.

Bref, je me lance finalement dans la série sans grande conviction. Au moins, je serai rapidement à jour et ça va me permettre de dire que je le suis dans le MCU aussi !

Note moyenne de la saison : 11,5/20

Echo – S01E01 – Chafa – 14/20

Bon, comme je l’imaginais, ce n’est pas glorieux du tout comme introduction. Je comprends pourquoi la série n’a pas fait parler d’elle : l’intrigue proposée est extrêmement décousue et galère à introduire ses personnages, sa mythologie et ses enjeux. Disons…

Echo – S01E02 – Lowak – 12/20

Je commence à peine à m’attacher aux personnages qu’il y a déjà des répétitions dans les scènes proposées et les dynamiques. Les scènes d’action ? Le budget est sacrément réduit dans ce deuxième épisode et c’est beaucoup moins prenant. Quant…

Echo – S01E03 – Tuklo – 13/20

Le retour de l’action fait du bien à la série, mais l’écriture reste poussive, je trouve. On sent bien que le rythme peine à être trouvé et que les dynamiques sont expédiées sans transition d’un point à un autre,…

Echo – S01E04 – Taloa – 13/20

Une fois de plus, Marvel passe par la case « énorme raccourci » dans l’écriture du scénario. L’épisode est aidé par le fait qu’il s’appuie sur un personnage déjà bien établi et bien écrit, mais malgré tout, le rythme a du…

Echo – S01E05 – Maya – 05/20

C’est honteux. C’est juste honteux de supprimer un épisode pour proposer ce gâchis monumental en épisode de fin de saison. Concrètement, il manque des morceaux entiers d’histoire pour que l’ensemble puisse être cohérent : les personnages devinent des choses qu’ils…

Allegiance – S01E02 – Supply Side – 18/20

La série conserve toute sa qualité pour de deuxième épisode, ce qui est un vrai soulagement. Mieux, je me suis rendu compte en cours d’épisode, coup sur coup, qu’il y avait en fait deux autres acteurs que je connaissais déjà et que j’avais adoré dans d’autres séries. Je ne suis pas physionomiste, vraiment, mais le casting ne cesse de gagner en qualité à mes yeux, tandis que la qualité d’écriture est pour l’instant au top. Que demande le peuple ?

Spoilers 

Sabrina, Luke et Gabinski sont confrontés à une overdose.

We take the high road.

C’est le moment d’avouer que j’ai peur de lancer ce deuxième épisode. J’ai tellement aimé le premier que je crains d’être déçu en cas de perte de qualité. Et en même temps, il n’y a qu’un moyen de le savoir : regarder l’épisode. C’est donc ce que je me décide à faire au lendemain de sa diffusion.

Début de journée

L’épisode commence par un coup de fil d’Ajeet à ses enfants. Il tente de garder sa bonne humeur et son optimisme en affirmant à ses enfants que tous les politiciens devraient connaître l’envers du système judiciaire et qu’ils doivent garder la tête haute en attendant de savoir ce qu’on lui reproche exactement – les infos étant tenues secrètes pour l’instant. Moi, le gros plan sur le visage d’Ajeet m’a fait buguer comme jamais : je ne l’avais pas reconnu dans le premier épisode, mais il s’agit évidemment d’un acteur de Continuum ! Vraiment le casting de cette série est un bonheur, il n’y a que des acteurs que j’aime et dont j’avais un peu oublié l’existence en fait ?

Après une matinée à pleurer au téléphone avec son père, Sabrina se rend au travail. J’aime que la série prenne le temps de vouloir être crédible : Brambilla est absent en attendant de pouvoir reprendre le travail après sa blessure de l’épisode précédent. La crédibilité est aussitôt attaquée quand Sabrina se retrouve surveillée par Gabinski, mais que celui-ci décide de conduire seul sa voiture et laisser ses bleus conduire ensemble. Oui, Sabrina se retrouve à faire équipe pour la journée avec Tucker. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Une chose est sûre, en deux ou trois scènes, la série a réussi à déjà me donner le smile. Je suis content de retrouver ces personnages. Bien sûr, dans la voiture, Tucker commence par critiquer Brambilla, expliquant à Sabrina qu’elle sera toujours derrière lui dans l’avancement de carrière à cause de ce mauvais tuteur. J’ai un doute, on ne doit pas avoir vu le même premier épisode !

Overdoses

Une première intervention les met tout de même au travail : ils se rendent à une adresse où ils voient un homme forcer la fenêtre d’une voiture puis entrer en précipitation dans la maison. Il y plante une seringue dans un homme inconscient. Les deux bleus et Gabinski comprennent vite ce qu’il en est : ils ont affaire à une double overdose lors d’un repas de famille.

Même si cela n’est pas vraiment leur juridiction, ils vont devoir apporter leur soutien aux enquêteurs à présent, car l’affaire a lieu dans une banlieue où il y aura des pressions pour avoir une réponse. Pour apporter leur soutien, Gabinski mène les bleus vers un skatepark où il demande à Sabrina d’arrêter un dealer sans lui préciser de qui il s’agit. C’est un test voué à l’échec pour elle, malgré une bonne scène d’action. Le vrai but de Gabinski est en effet ailleurs : il voulait juste une diversion pour parler à son indic.

Franchement, la série s’amuse bien avec sa bleue, mais aussi avec nous à ce stade. Et ça fonctionne. Cela permet d’avancer dans l’intrigue avec les trois policiers qui tombent sur un centre où la drogue est vendue de manière presque légale. Assez vite, ils sont confrontés à des problèmes politiques qui font que leur tuteur les laisse pour aller chercher un mandat. Le but de les laisser ? Faire peur aux futurs acheteurs de drogue.

Pendant qu’ils sont en… j’allais dire planque, mais ce n’est pas le cas vu qu’ils veulent être visibles, Sabrina et Luke ont largement le temps de parler. Et… c’est là que je me suis rendu compte, enfin, que je connaissais aussi cet acteur incarnant Luke Tucker : c’est James de The Watchful Eye ! Je suis si nul. Bon, bref, Sabrina essaie d’imaginer sa vie jusqu’à ce que la gérante du centre sorte de là avec une attitude suspecte. Et pour cause !

Elle les mène tout droit à la maison d’une autre victime d’overdose : cela confirme que l’héroïne qu’elle vend est dangereuse car mal dosée et la force à coopérer avec la police. J’aime en tout cas cette intrigue sur l’usage d’une héroïne plus médicale et sur les zones grises de la politique. Et même si les actions de ses bleus ont donné la possibilité de sauver une victime, Gabinski prend le temps de les engueuler car ils n’ont pas respecté ses ordres.

Une fois que c’est fait, il renvoie Tucker monter la garde devant le magasin et prend Sohal avec lui, parce que Sabrina déborde de bonnes idées et prend les bonnes décisions. C’est un peu gros, ça fait deux épisodes qu’elle dicte la conduite à suivre à ses tuteurs tout de même. Bon, c’est tout de même cool de la voir réussir ses premières journées en tant que flic. C’est chouette aussi que ça permette de frustrer un peu Luke. Il essaie d’être salopard avec elle, mais sans grand succès : elle a trop confiance en elle et ses capacités pour que ça fasse vraiment effet.

Et puis après tout, elle empêche aussi une autre overdose et fait équipe avec Delphine, la dealer qui se retrouve à avoir tué quelqu’un alors qu’elle voulait juste aider quelqu’un à supporter sa douleur. Le message est passé en tout cas : si Sabrina veut vraiment aider, elle va devoir trouver une solution pour les 200 personnes qui ne pourront plus se servir de son centre pour trouver de la drogue et soulager des douleurs.

Brambilla

Ce n’est évidemment pas possible, et on comprend donc que la police a apporté une solution à des overdoses, mais en créant plus de problèmes encore. Dur, dur. Sabrina a du mal à s’en remettre, mais elle peut au moins en parler avec un tuteur un peu plus compréhensif que Gabinski. En effet, Brambilla débarque au commissariat. On lui propose une retraite anticipée, dont il ne veut pas car il préfère bosser avec Sabrina, et il prend le temps d’écouter Sabrina. Il fait bien : ensemble, ils se rendent chez une des femmes que Delphine aidait et ça finit par donner l’idée à Sabrina de continuer l’enquête.

Grâce à son instinct et quelques recherches de Luke, Sabrina en arrive à la conclusion que la drogue qui était vendue était effectivement propre. Le problème vient d’Oscar, l’assistant de Delphine : c’est lui qui coupait la drogue pour en revendre une partie. Sabrina et Brambilla parviennent donc à arrêter le vrai coupable et réduire la peine risquée par Delphine. Tout est bien qui finit bien, quoi, avec une Delphine qui souhaite même reprendre ses activités, du coup.

Luke ? Il tire profit de l’arrestation et explique à Sabrina qu’il est content de reprendre sa première place dans la compétition. Cela mène Sabrina à proposer aussi une réflexion sur le racisme dont elle pourrait être victime – certains pensant qu’elle reçoit des privilèges grâce à sa couleur de peau. J’ai adoré la leçon qu’elle fait à Brambilla sur la couleur de peau qui a son importance, et j’aime vraiment la dynamique de ce duo qui repart ensuite sur la paperasse comme si de rien n’était… alors que tout a changé.

Par contre, je suis un peu déçu par la quasi absence de Grove, la meilleure amie de Sabrina. Elle n’a pas fait grand-chose dans cet épisode, ça manque d’une scène entre elles… Et en même temps, c’est aussi ça le monde du travail : tu ne bosses pas tous les jours avec tous tes collègues.

Eye of the Hurricane

En parallèle de tout ça, le frère de Sabrina a sa propre sous-intrigue, lancée tout de même par sa sœur. Elle lui envoie une photo des locaux du bureau de leur père tagués par ce qui ressemble à un gang. Nous le suivons donc en train d’enquêter sur tout ça et d’en parler à son copain (petit-copain ?) : « Eye of the hurricane ». Le groupe IOH pose un vrai problème au frère quand il commence à chercher un peu plus d’informations sur eux : il se rend compte qu’ils étaient au courant de l’arrestation de son père… avant qu’elle ne se déroule. Oups. Est-ce que le fil rouge de la série vient de gagner en profondeur ? On dirait bien.

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