NCIS Tony & Ziva – S01E06 – We’ve Got Company – 15/20

Voilà un épisode très détaché du reste de la saison, mais ça fait du bien de pouvoir respirer de ce fil rouge inutilement complexe et pas franchement intéressant. Là, les enjeux sont clairs et bien menés. Certes, il y a des moments prévisibles et des grosses ficelles qui plombent un peu le rythme, mais l’épisode est plutôt bien mené dans l’ensemble.

Spoilers

Sophie et Tali se pensent à l’abri en Allemagne. Elles ne le sont pas.

Sorry, I thought I cleared it.

L’épisode commence en 2020 dans une forêt allemande. Cela change un peu la structure habituelle de l’épisode de commencer par le flashback. Nous voyons donc Tony et Ziva arriver dans une des safe houses de Ziva pour y passer des vacances. Le seul problème, c’est que Ziva a zappé qu’elle truffe ses maisons d’armes à feu apparemment. Les vacances commencent bien mal : Tali trouve un flingue, Tony en veut aussitôt à Ziva d’avoir mal organisé et mal rangé ses affaires. Tout débute par une dispute entre eux.

D’autres flashbacks dans l’épisode nous montrent que les parents de Tali ne s’adaptent que bien mal à la vie ensemble à élever une gamine. Ils n’ont jamais vécu ensemble, jamais vraiment parlé d’éducation, alors c’est assez logique que ça se passe mal, je suppose. Ziva a des règles sur les temps d’écran que Tony est incapable de respecter. Je déteste Tony, le saviez-vous ?

En 2025, Tali revient dans cette maison de vacances, avec Sophie. Officiellement, c’est pour y passer des vacances, mais la pré-ado n’est pas ravie d’être coincée là. Apparemment, elle préférerait être en cours à faire ses contrôles, même si elle peut passer son temps sur la Switch en attendant. Et oui, on nous montre tout ce qui est arrivé à Sophie et Tali depuis le début de la saison. J’aime bien l’idée, même si on est rapidement coincé avec elles.

Et puis, où est la crédibilité de l’ado qui oublie son chargeur de Switch ou réussit à faire en secret des gâteaux d’anniversaire pour Sophie – gâteau qu’elle ne mange même pas à cause d’abeilles. Le but est juste de nous montrer que Sophie est allergique, et on se doute aussitôt que ça servira dans l’épisode. Pour l’instant, on se contente de voir la semaine passer assez vite : on a quelques scènes plutôt classiques qui pourraient presque être ennuyantes – c’est bien de savoir que Tali lit des livres qui ne sont pas de son âge, mais bon.

Par chance pour nous, Tali s’ennuie aussi et est maligne. Elle se débarrasse de sa babysitter en prétendant avoir ses règles. Son but est en fait de charger la montre de son père pour avoir un jeu vidéo à portée de main. Le problème, c’est que si elle s’en sert pour jouer, c’est aussi un excellent moyen de la géolocaliser, je suppose. Par chance, même si elle joue à Snake, Tali reste assez maligne pour savoir que ce n’est pas normal d’entendre une voiture arriver.

La plupart des gamins resterait pourtant absorbé sur leur téléphone. Elle prévient Sophie de l’arrivée de cette voiture, puis appelle ses parents au secours. Nous en sommes revenus à l’épisode précédent, donc. C’est plutôt une bonne chose que ça ne dure pas des heures !

L’arrivée de trois hommes armés fait flipper Sophie qui ne semble pas équipés pour faire face. La maison l’est, heureusement : Sophie embarque Tali dans une panic room où elles peuvent observer les intrus fouiller la maison. Assez vite, les hommes comprennent qu’elles sont cachées, parce qu’ils trouvent les caméras. Ils inspectent aussitôt tous les murs à la recherche de la panic room, sans succès.

À l’intérieur de celle-ci, Tali et Sophie sont coincées : elles n’ont pas de réseau pour prévenir qui que ce soit. Sophie demande donc à Tali de passer par un conduit d’aération pour essayer d’avoir du réseau. C’est simple et déjà vu, mais ça fonctionne. Le problème, c’est que le téléphone n’est pas en mode silencieux et qu’elle se fait repérer par les français à ses trousses. Ils n’ont pas le temps de s’occuper d’elle : les abeilles l’en empêchent.

Abeilles et conduit d’aération ? Bien sûr que Sophie se fait piquer quand Tali revient auprès d’elle. Et bien sûr qu’elle n’a pas son adrénaline à portée de main. C’est vraiment une grosse ficelle qui permet d’ajouter une dizaine de minutes de suspense à l’épisode, mais ça fonctionne. Je me suis même vraiment posé la question de la survie de Sophie – elle est un personnage très secondaire après tout. Je n’avais aucun doute pour Tali, en revanche, même quand elle est envoyée seule dans la maison.

Sophie lui demande de l’abandonner et de s’enfuir, mais Tali préfère sauver la vie de sa tante. Tante ? Allez, on va dire ça. Elle récupère son adrénaline et retourne dans la panic room, mais elle révèle au passage l’emplacement de l’entrée de la panic room. Les français peuvent s’acharner sur la porte tandis que Tali, elle, parvient à sauver la vie de Sophie en lui faisant une piqûre. Pourquoi toujours dans la jambe et à travers un jean épais ? On ne peut pas faire la piqûre dans le bras ? Bref, on s’en fout.

J’ai bien aimé cette panic room et la maison ultra équipée pour une situation de prise d’otages comme ça. Ce sont des facilités scénaristiques, mais ça se justifie bien comme Ziva est parano.

La situation commence toutefois à tourner en rond. Les scénaristes usent donc d’une ruse de plus : les abeilles parties, les français finissent par trouver l’évacuation de la bouche d’aération utilisée par Tali un peu plus tôt. Ils en profitent aussitôt pour tenter de les enfumer. Heureusement, elles ont des masques à gaz et la maison n’a pas révélé tous ses secrets : Sophie peut empoisonner les types et leur balancer du gros son pour les faire tomber malade.

Cela les force tout de même à sortir et je n’ai pas trop compris pourquoi. Elles auraient pu utiliser ça dès le départ et rester tranquillement dans la panic room, non ? Je suppose que non, ou alors c’est juste que les scénaristes voulaient avancer vers autre chose. Voilà donc Sophie et Tali qui sortent de leur cachette. Pendant que Sophie s’occupe des hommes dans la maison, Tali se précipite vers la voiture des méchants… où il y en a justement qui l’attend.

Tali mord son agresseur et lui met un coup de tazer bien placé. Elle s’enferme ensuite dans la voiture. Elle est trop jeune pour vraiment savoir conduire, mais ça reste la fille de sa mère. Elle parvient même à renverser un type. Comment c’est possible. Sophie la rejoint finalement, mais la voiture tombe en panne à force de se recevoir trop de balles.

Pour autant, Sophie ne se démonte pas et parvient bien à gérer l’action. Même à court de balles, elle fait face au français d’Interpol dans un combat à mains nues bien foutu. Au moment où elle semble sur le point de perdre, Claudette débarque. C’est pile à temps. Sophie s’en sort quand même toute seule, dans une chorégraphie de combat franchement pas mal, je trouve. Et puis, les retrouvailles avec Claudette sont sympathiques et permettent un petit baiser entre elles. Ziva et Tony arrivent juste après. Tout est bien qui finit bien.

Enfin, qui finit… La fin d’épisode nous ramène en Italie : Tony et Ziva expliquent la situation à leur fille et lui rappellent que sa sécurité est leur priorité numéro 1. La préado n’est pas ravie, mais elle s’entend bien avec Sophie tout de même. En vrai, c’était un épisode sympathique et détaché du reste du fil rouge. Le sauvetage est express, mais ça marche bien.  Quant à Tali, elle finit par comprendre qu’elle vit dans un monde dangereux quand elle apprend la mort de son oncle Henry, la veille. Elle s’occupe aussitôt de savoir comment va son père, avant même de se préoccuper de son chagrin. Cela perturbe beaucoup Tony, surtout qu’il a failli perdre sa fille. Il termine l’épisode dans les bras de sa fille.

La fin d’épisode nous ramène tout de même à l’intrigue générale de la saison, avec une nouvelle étape pour le fil rouge. Il s’agit pour Tony et Ziva de retrouver un médecin maintenant. Pendant ce temps, à Paris, Martine vit sa meilleure vie de couple, même si les méchants ont quelques problèmes.

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Hotel Costiera – S01E01 – Sheryl – 13/20

Je m’attendais à un soap médiocre et je suis servi avec un premier épisode qui ne brille pas par son intelligence ou son originalité, mais plutôt par le physique de certains acteurs/actrices et la vitamine D qu’elle essaie de donner par procuration. Pour un premier épisode, j’ai trouvé que ça manquait de moments où on découvrait des personnages appréciables et l’hôtel du titre, mais ça viendra. La construction avec un fil rouge est bienvenue, c’est déjà ça.

Spoilers

Le mari de Sheryl est porté disparu, c’est à Daniel de le retrouver.

Not just a pretty face.

Pardon, mais la première minute de la série remplit tellement le contrat ! J’attendais une série qui me fasse voyager comme si on était en été, sans que la qualité ne soit là. Quand on voit le héros de la série, que je ne dissocie toujours pas de son rôle culte dans Grey’s, chanter faux et à tue-tête dans un décor de rêve sur un scooter au moins aussi ridicule que son look… Oui, le contrat des charges est respecté.

Pour autant, je me suis vite ennuyé. La première scène voit en fait notre héros débarquer dans une somptueuse villa où trois ados se disputent. Il interrompt la dispute, met KO deux ados sur trois après avoir été menacé au couteau et l’on comprend qu’il a été envoyé là pour… récupérer Coco, un chien en cage. Franchement… Ce ne serait pas cet acteur, j’aurais déjà zappé. C’est nul. Tout simplement nul.

Il ne faut pas toujours juger sur la première scène, cela dit. La seconde n’est pas mieux : il ramène Coco (putain, j’ai le nom du chien, mais pas du personnage principal, que les scénaristes se concentrent un peu bordel !) à sa riche propriétaire qui fait la fête en boîte de nuit – et qui arrive à le convaincre de passer la nuit à faire la fête.

Le lendemain, on apprend que le héros de la série s’appelle Daniel. Il est enguirlandé par une certaine Adele, qui semble bosser plus dur que lui pour l’hôtel. Pourtant, c’est lui que les clients adorent, puisqu’il retrouve les chiens kidnappés. Dognappés.

En vrai, l’hôtel est sublime, mais il n’est pas fait pour quelqu’un comme moi et ça se voit. Daniel y fait tâche. Il a un physique de rêve, je ne dis pas, mais son costume si peu repassé après une nuit de fête, c’est non. Il rentre donc chez lui – ça semble être une maison – où l’attend une douche qu’il ne prend pas, des altères qu’il ne touche pas et tout un tableau d’enquête. AH. La série va donc avoir son propre fil rouge.

Daniel est à la recherche d’Alice, une jeune femme tout aussi belle que lui, sauf qu’elle, elle a disparu. On a droit à l’inévitable flashback, évidemment, où l’on découvre qu’Alice est la fille du gérant de l’hôtel. Daniel, lui, est un ancien marine. Belle histoire d’amour en perspective, non ? Seulement voilà. Il va avoir un passé louche (et une sacrée cicatrice) dont il ne s’occupe pas car il gère les problèmes des autres, elle n’est pas heureuse de vivre dans un hôtel.

Il aura fallu dix minutes pour que la série trouve le prétexte de mettre Daniel De Luca à poil (putain, il s’appelle De Luca en plus ?). C’est long pour ce genre de série, en vrai. Il est sous la douche quand il reçoit un appel dont on ne saura pas grand-chose si ce n’est qu’il s’agit d’un ami d’Alice. Nous sommes de retour dans le présent et on découvre qu’Alice est la sœur d’Adele. Pour autant, Adele est sûre que sa sœur s’est juste barrée pour cramer son argent et rien d’autre. Soit.

Je trouvais qu’elle exagérait un peu au départ, mais quand on apprend que ça fait seulement deux semaines que personne n’a de nouvelle après son départ il y a un mois… Difficile de ne pas être de son côté. D’accord, son père, Augusto, s’inquiète de sa disparition et embauche Daniel, mais deux semaines, c’est court pour s’inquiéter dans ce milieu de riches jet-setteurs. Non ?

Cela n’empêche pas Daniel de mener l’enquête : il retrouve « l’ami » d’Alice qui voulait juste récupérer l’argent qu’Augusto serait prêt à lui donner. Finalement, on apprend que le type ne sait pas grand-chose : il connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a vu Alice à Naples deux semaines plus tôt. MOUAIS.

S’il y a un fil rouge pour la saison, il y a aussi une intrigue pour l’épisode, évidemment. On voit donc arriver à l’hôtel Aaron Tarsky, un riche et vieil homme qui débarque avec sa nouvelle femme, Sheryl, et ses deux filles plus vieilles que Sheryl. Il a aussi ses petits-fils qui sont là. Il ne les privilégie pas cela dit, préférant passer du temps seul sur son bateau avec Sheryl.

On voit où ça va assez vite : les petitS-fils utilisent un drone pour espionner le bateau de leur grand-père et voir Sheryl à poil, mais ils découvrent assez vite que non seulement elle a un maillot de bain, mais en plus, elle a perdu leur grand-père. Ce dernier est parti chercher un calamar, paraît-il, mais ne revient pas auprès de Sheryl.

Daniel est aussitôt embauché par l’hôtel pour retrouver Aaron. Il contacte trois de ses amis et collègues que l’on reverra régulièrement mais qui n’ont pas la chance d’avoir de noms à ce stade apparemment. Il y a deux hommes et une femme, tous sont là pour gérer l’aspect comique de la série, notamment elle : elle souligne à quel point il est évident que l’homme est tué par Sheryl.

Cela ne peut pas être si simple pour un épisode pilote, cependant. On apprend ainsi que l’entreprise d’Aaron est en plein rachat et que l’annonce de sa disparition ferait perdre beaucoup d’argent à ses héritiers. Si Daniel promet la discrétion, celle-ci n’est plus possible quand la main d’Aaron est retrouvée sur la plage proche de l’hôtel. Et seulement la main.

La police est contactée et montre aussitôt l’alliance à Sheryl qui reconnaît la bague de son mari. Elle devient la principale suspecte, mais jure à Daniel qu’elle est innocente. Ses envies de prendre la fuite ne l’aide pas à paraître innocente, mais il est à peu près évident qu’elle sera innocente d’ici la fin de l’épisode. En attendant, l’enquête prend un peu. On commence à connaître les personnages aussi : Daniel comprend que c’est étrange de ne pas montrer la main à Sheryl et propose aussitôt à ses collègues de se renseigner. Et si Aaron avait juste voulu disparaître ? Il en est à sa quatrième femme, personne ne sait s’il a vraiment envie de rester avec elle après tout.

Daniel fouille donc la chambre d’Aaron à la recherche d’ADN, tout en envoyant deux de ses collègues à la morgue pour retrouver la main. Y a rien qui va du côté des collègues, en vrai : l’humour ne prend que moyennement avec moi, que ce soit les deux boulets qui ne veulent pas toucher la main ou la collègue qui flirte avec un laborantin en se faisant passer pour stupide, juste pour avoir les résultats plus vite. Il va me falloir un peu de temps pour les apprécier, je suppose. Et des prénoms, peut-être.

En tout cas, l’enquête avance vite parce qu’il y a plein de choses à mettre en en avant dans cet épisode : Daniel comprend que le but d’Aaron pourrait être de faire capoter volontairement la vente car il n’en voulait pas. Sa mort et sa résurrection ? Il gagnerait une nouvelle fortune. Daniel retourne interroger la pauvre Sheryl qui est très triste d’être assignée à résidence dans l’hôtel. Tandis qu’elle flirte avec Daniel, elle se souvient ENFIN avoir été filmée par les petits-fils d’Aaron.

Dès lors, Daniel retrouve le drone et la vidéo filmée pour voir ce qui a bien pu arriver à notre riche papy. Cela lui donne une piste improbable avec un homme qui est à l’eau avec un bateau, à proximité d’une grotte. Daniel rappelle sa collègue pour aller fouiller la grotte en question. Tout ce qu’ils trouvent, cependant, c’est un bateau. Partant de là, Daniel mène son enquête sous l’eau. Au moins, la série ne lésine pas sur les moyens financiers : on bouge beaucoup dans l’épisode, l’air de rien. D’ailleurs, on bouge peut-être même un peu trop à mon goût. On aimerait découvrir l’hôtel plutôt que des clients imbuvables.

Daniel retrouve Aaron au fond de la grotte. Suite à un accident de plongée, il n’a pas réussi à ressortir de la grotte et est resté coincé quelques heures. Il en ressort plus riche car l’annonce de sa disparition et de sa résurrection lui augmentent sa fortune. Et voilà. Sheryl est vexée de voir ses vacances gâchées, mais voilà, affaire réglée, Augusto demande à Aaron de quitter l’hôtel et hop. Tancredi (ah, un collègue avec un nom !) se demande tout de même d’où vient la main, mais pour l’instant, on écarte tout ça d’un revers de main (sans jeu de mots, promis) : l’argent permet tout à Costiera. MOUAIS.

Je n’ai me pas trop les personnages principaux pour l’instant, mais on verra ce que donnera la suite de la série. En attendant, on reprend le fil rouge avec Daniel qui croit voir Alice. Il est travaillé par tout ce qui lui arrive, le pauvre, mais eh, il a des collègues et amis qui sont là pour lui. Mouais. Mouais. MOUAIS.

Daniel décide en tout cas d’aller voir Augusto pour lui parler de sa piste à Naples et de son impression qu’il est possible qu’Alice ne veuille juste pas être retrouvée. Forcément, ça compliquerait ses recherches. Augusto lui demande de continuer malgré tout. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que Daniel ne doit pas être amoureux d’Alice. Il est très obnubilé par elle, c’est certain, mais il couche avec Sheryl en fin d’épisode – rassurez-vous, avant ça, elle lui dit qu’elle demande le divorce, hein.

C’est une bonne chose qu’il le fasse, parce que Sheryl a un truc à lui montrer sur son portable après ça. Elle a pris un selfie avec Aaron une semaine plus tôt, à Naples. Et à l’arrière-plan, il y a Alice (elle est trop floue pour que ce soit crédible que quiconque la reconnaisse, mais bon). Un flashback nous révèle qu’elle est en train de se disputer avec un homme, qui la traîne de force hors du bar et veut la faire monter dans sa voiture, quitte à utiliser un flingue. Ah. Je voulais un soap, je suis servi.

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Hotel Costiera (S01)

De quoi ça parle ?

Un ancien militaire résout tous les problèmes dans le riche hôtel de Villa Costiera.

Ce que j’en attends

Un soap qui me donne envie de partir en vacances d’été. Je suis extrêmement frustré que toute la saison soit déjà diffusée quand j’ai bien envie que ça dure dans la durée – franchement, le temps maussade en ce moment fait qu’une bonne dose d’UV par semaine serait nécessaire. C’est à peu près tout ce que j’en attends : des riches avec des problèmes de riche, un Jackson Avery à poil un épisode sur deux et une série qui n’aura probablement aucune logique ou cohérence (je sais, il s’appelle Jesse Williams). Eh, le scénario me fait penser à un mix entre Grand Hotel (qui s’en souvient même ?) et Dollhouse.

Cela ne peut que mal tourner… Et en même temps, qui sait, c’est le genre qui permet aussi de révéler des succès improbables parfois. Si on fait exception du fait qu’il n’y a que six épisodes à la saison et qu’elle est sur Prime Video, elle a quand même tout de la petite série ABC. Je me devais d’essayer !

Oui, je me sacrifie pour vous, en fait. Remerciez-moi.

Note moyenne de la saison : –/20

Hotel Costiera – S01E01 – Sheryl – 13/20

Je m’attendais à un soap médiocre et je suis servi avec un premier épisode qui ne brille pas par son intelligence ou son originalité, mais plutôt par le physique de certains acteurs/actrices et la vitamine D qu’elle essaie de donner par procuration. Pour un premier épisode, j’ai trouvé que ça manquait de moments où on…

NCIS Tony & Ziva – S01E05 – To Be Determined – 15/20

Allez ! Les enjeux s’accélèrent dans l’épisode maintenant que les masques tombent les uns après les autres. Les scénaristes continuent de mettre quelques gags et même si dans l’ensemble, c’est très prévisible et pas toujours bien logique quand on s’attarde sur des détails de l’intrigue, je dois bien dire que la série fonctionne déjà mieux qu’à ses débuts. C’est divertissant… Et ça le serait tellement plus sans Tony, je ne le supporte vraiment plus !

Spoilers

Tony et Ziva planifient encore une évasion de prison.

You’ve got to admit it : it’s gonna be hilarious.

Une semaine déjà ? Le temps passe à une vitesse qui me fait peur, j’ai l’impression d’avoir vu l’épisode hier. Et pourtant, non ! Je m’en rends un peu compte quand même quand il s’agit de replonger dans l’intrigue. En octobre 2025, donc, Ziva, Tony, Boris, Claudette et Fruszina détournent un avion, avec Claudette qui recommence à ne pas aimer de faire des actes illégaux. La différence, c’est que maintenant, elle les fait, par contre.

Concrètement, Fruszina (qui me fait de plus en plus rire) a volé le sac de Martine, ce qui permet à nos héros d’utiliser son avion d’Interpol pour se balader. Leur destination ? Une prison, où ils veulent faire évader encore une autre personne. Est-ce qu’ils vont passer la saison à faire sortir des gens de prison ? Il faut croire. En plus, en prison, ça prend des allures de mauvais épisode de Prison Break avec du métal indétectable planqué dans un chausson. Sérieusement.

Nos héros ne restent pas longtemps dans l’avion. On retrouve ensuite Tony et Ziva au bord d’une route avec une voiture et un camion en panne. Les autres ne sont pas là. Pardon ? Est-ce qu’ils ont coupé des scènes ? Je sais que je ne suis qu’à moitié la série parce que je suis défoncé par des antibiotiques, mais tout de même !

Bon, le camion n’était pas vraiment en panne : Ziva le trafiquait pour qu’il puisse permettre de faire diversion à l’entrée de la prison. Elle se fait passer pour un livreur dont le camion prend feu, en profitant pour trafiquer la base de données de la prison. Je ne sais pas si ça pourrait vraiment se passer comme ça, mais écoutez, pour aujourd’hui, ça permet à Tony d’entrer dans la prison en se faisant passer pour un agent de la CIA.

À distance, Claudette et Boris se débrouillent comme ils peuvent pour que tout soit fluide sur place : Ziva peut ainsi retourner sa veste (littéralement) et devenir gardienne de la prison, l’air de rien. C’est amusant, on va dire, ça fait un peu plus série d’espionnage et on s’amuse bien. Enfin, on s’amuserait plus si Tony savait fermer sa gueule, je reconnais. Plus le temps passe, moins je supporte son personnage – et l’acteur. Enfin, l’acteur, ça fait un moment que c’est consommé.

Bien sûr, Tony et Ziva sont vite rattrapés par Martine. Claudette et Boris s’aperçoivent qu’elle est quelque part dans la prison, sans pouvoir la localiser précisément (c’est complètement con : il y a d’autres gens avec un tag autour d’elle, il suffit de vérifier où eux ils sont). Cela n’empêche pas Tony de contribuer comme prévu à la libération d’Oscar, son ancien pote. Le problème, c’est que lui aussi retourne sa veste, mais moins littéralement que Ziva. Non, lui, il révèle qu’il bosse en fait avec Martine – et Tony comme Ziva le comprennent un tout petit peu trop tard en apprenant qu’il y a un drone dans la prison.

Martine et Oscar retournent donc le jeu en leur faveur : Martine peut demander à Boris de se rendre, Tony a le temps de lancer un message à Claudette avant de se faire cogner et malgré la résistance qu’ils tentent d’opposer, Tony et Ziva finissent prisonniers – un comble dans une prison, non ? Tony est tellement mauvais, je suis sûr que Ziva aurait pu s’en sortir si elle avait été seule. Après, il faut que je souligne le plaisir d’avoir Oscar qui se fout de la gueule de Tony incapable de trouver un jeu de mots dans cette situation.

Oscar passe du statut d’allié au statut de gros connard en très peu de temps : il récupère la clé USB dont Ziva s’est servie pour pirater le serveur de la prison avant de proposer à Martine de s’occuper du couple du NCIS en utilisant Tali. Martine s’y refuse, et elle a des arguments pour qu’Oscar lui cède tout ce qu’elle veut : ils sont en couple.

En tout cas, Tony est blessé au crâne pour le reste de l’épisode. Cela ne suffit pas à le faire taire. Au moins, il a pu avant de se faire assommer filer un message codé à Claudette. Celle-ci explique le code pour le déchiffrer à Boris et Fruszina. Vraiment, je n’aimais pas le couple lors de son introduction, mais ils font beaucoup pour l’humour de la série.

C’est finalement Fruszina qui déchiffre le code de Tony : il leur demande de retirer les étiquettes de noms de tout le monde à la prison, un gadget qu’ils ont beaucoup utilisé pendant l’épisode en vrai. Pendant ce temps, Tony et Ziva sont enfermés dans une cellule et peuvent ruminer la situation. Enfin, Tony rumine et Ziva fait un peu de yoga. Je la comprends : ça doit être sacrément énervant d’être coincé comme ça avec Tony, ce type insupportable. Son point de vue n’est pas celui-ci : bien sûr qu’elle l’aime.

Quand Claudette et Boris agissent finalement et réussissent à retirer les étiquettes de noms de tout le monde de la vidéosurveillance, Tony et Ziva peuvent planifier leur évasion. Ils n’ont aucun mal à sortir de la cellule où ils sont coincés. Toutefois, ils sont pris au piège quand trop de gardes les empêchent de se déplacer comme ils veulent. Acculés, ils décident de contacter Henry. Celui-ci arrive justement à la prison où Martine lui tend un piège… Mais leur fera-t-il confiance ?

Il pourrait y avoir du suspense si nous n’étions pas sur une série si prévisible dans les grandes lignes. OK, l’intrigue est faussement complexe et tout n’est pas toujours limpide, mais là, on sait qu’il sera de leur côté au bon moment, non ? Les gentils gagnent toujours. D’ailleurs, Tony et Ziva parviennent à recontacter le trio qui leur vient en aide à distance à prouver qu’ils ne mentent pas à Henry : ils ont besoin d’images de vidéosurveillance de Martine à Budapest.

De son côté, Martine est toujours avec Oscar. Ils libèrent quelques prisonniers pour semer le chaos dans la prison, puis recrutent l’un d’eux face au drone. Les deux agents d’Interpol sont clairement en train de partir en vrille. Par chance, Henry se range donc du côté de Tony et Ziva quand il reçoit la vidéo de Martine et comprend qu’elle est une traitresse. Il débarque juste à temps pour aider Tony et Ziva à s’évader de la prison.

Tout pourrait être bien dans le meilleur des mondes, sauf qu’on se retrouve alors avec un sacré problème : Claudette reçoit un message de Sophie, en fait envoyé par Tali. Elle comprend que celle-ci est en danger avec quelqu’un dans l’appartement. Pour ne rien arranger, Martine et Oscar parviennent à activer le drone. Ils sont de sacrés méchants : le drone fait exploser la prison, rien que ça.

Le problème, c’est qu’avant ça, Henry aide Tony et Ziva à récupérer la voiture de Martine. Cela leur permet d’aller chercher Tali et la sauver, en théorie. En pratique, ça fait qu’Henry reste seul avec Martine, Oscar et le prisonnier qui code les drones. Il se laisse distraire par l’explosion de la prison et se retrouve ainsi poignardé par Oscar.

Tony s’en rend compte, le couple hésite à faire demi-tour pour sauver Henry, mais c’est trop tard : il se fait abattre sous leurs yeux. Ziva a beau essayer de se convaincre qu’ils ont fait le bon choix en décidant de passer Tali en priorité, ça n’empêche pas que Tony culpabilise de la mort de son pote, qu’il venait juste de retrouver. Allez, ça donne un peu plus d’enjeux de voir qu’Oscar est un grand méchant, plus que Martine.

Un flashback nous renvoie cette fois en juillet 2020 à Vincennes. C’est original comme destination. On y suit Tony et Ziva faire une thérapie de couple. Pour la deuxième fois de l’épisode, on voit Tony se défiler et demander à Ziva de prendre le lead de toutes les conversations de couple. La série veut trop le faire passer pour un chic type ensuite (Non, Ziva, tu ne me blesses jamais blablabla) qui est fou amoureux, mais c’est trop. C’est juste trop, ça sonne faux et ça fait que je le déteste encore plus.

Heureusement, le psy ne semble pas dupe et sait à qui il a affaire. C’est déjà ça de pris ! Il le confronte pendant la nuit et je trouve ça un peu étonnant tout de même que Tony connaisse aussi si bien le psy de Ziva. Cela aide la série à nous faire comprendre certaines décisions prises dans le présent, mais bon. C’était un peu longuet. Ils ne savent plus quoi faire des flashbacks.

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