NCIS Tony & Ziva – S01E01 – No Country is Safe – 13/20

La série capitalise autant sur la nostalgie que la curiosité, et ça fonctionne plutôt bien quand ils le font. J’ai envie de voir les deux personnages principaux se retrouver, même si j’ai aussi envie que Tony meure, par exemple. Par contre, si j’adore l’actrice et si c’est fun de se prendre des coups de vieux en les voyant interagir, il y a un gros problème de cohérence dans l’intrigue proposée. Peut-être que c’est parce que ça se passe en France et que ça ne passe pas ses répliques en mauvais français, mais franchement, j’ai trouvé qu’il y avait plein de moments qui frôlaient le ridicule…

Spoilers

Tony et Ziva vivent en France depuis cinq ans.

It wasn’t a promise, it was a plan and plans change.

Oh, la série commence par un immense résumé de l’histoire entre Ziva et Tony. Même si ça court sur plusieurs saisons, ce n’est pas si compliqué à faire tellement il ne s’est rien passé à l’écran. Nous avons la rencontre entre eux, puis les quelques missions avec rapprochements et voilà quoi. Pour autant, la nostalgie fonctionne super bien. Le coup de vieux aussi : la qualité d’image évolue vite d’une scène à l’autre, pour nous montrer que depuis 2005, bon… Pardon, 2005 ? Cela fait vraiment 20 ans que ce ship existe et on n’a toujours rien eu de croustillant ? Dingue.

Bien sûr, ils ont eu une fille ensemble, fille que Tony n’a découvert que des années après que Ziva se soit barrée du NCIS. Tony a quitté à son tour le NCIS pour s’occuper de Tali, surtout que Ziva avait disparu. Depuis, elle est revenue à la vie et tous les trois ont pu se retrouver. Hors écran.

La série commence en octobre 2025 ? Pardon, mais non, nous sommes en septembre, me perturbez pas comme ça. Est-ce qu’ils vont nous proposer une structure inversée ? On retrouve Tony qui se précipite dans une Eglise et qui tombe. Mouais. Il semble être en intervention spéciale, mais on nous révèle qu’il cherche en fait à enfiler un costume de… mariage. La mariée n’est autre que Ziva. Elle sort de nulle part, ils ne semblent être que tous les deux, elle a un voile que je trouve particulièrement immonde et… ils sont couverture, pas vrai ? Elle lui dit même qu’elle veut en finir au plus vite, tout est dit.

Non parce que Ziva finit par entrer dans l’Eglise, mais il n’y a pas un visage que l’on connaisse parmi les invités, en plus. Faudrait voir à pas déconner. Et voilà : Ziva se marie en fait avec un type que l’on ne connaît pas. Tony, lui, est dans les coulisses à surveiller avec son flingue une des invitées. Il est très clair qu’elle aussi a un flingue. Et… ce sera tout ce qu’on saura pour le moment.

Neuf jours plus tôt, l’intrigue commence dans une banque parisienne où tout est écrit en anglais, mais sous le format français. Le 25 september… Sérieusement, on dirait des collégiens sur la traduction ! Ils m’ont fait rire malgré tout.

Tony nous fait ensuite la petite introduction nécessaire : il est en train de se vanter de l’efficacité de sa boîte de sécurité qui sécurise à fond la banque. Malheureusement pour lui, il y a quelqu’un qui est en train de voler l’argent en direct. Son assistante, Claudette (sérieusement ?), vient le prévenir et tous les deux se lancent aussitôt dans une chasse aux méchants. Tony conduit tellement comme de la merde et à toute vitesse qu’il finit par être pris en chasse par les flics.

On a donc droit à une petite course poursuite en plein Paris C’est plutôt rigolo, même si on nous ridiculise évidemment la police française qui ne sait pas conduire et que Tony n’a aucun mal à semer. Bon, les flics retrouvent Tony et Claudette assez rapidement et arrêtent Tony. L’agent de sécurité de la banque explique cependant qu’il y a une femme avec lui (« C’est son part’naire », à quoi bon embaucher des acteurs sachant parler français, hein ?)… mais rien de grave. Tony ne se laisse pas mettre des bâtons dans les roues.

On dirait vraiment un pitre, Tony, ça ne s’arrange pas avec le temps. Un pitre efficace, cependant : il sauve sa partenaire, sans même voir qu’il n’y a pas que les flics dans la banque, il y a aussi la voleuse de banque qui était à ça de tuer Claudette. Il n’empêche que Tony et Claudette arrivent à stopper le vol juste avant d’ouvrir la porte aux flics. Il s’agissait juste de retrouver une clé USB, rien de bien compliqué. Tony et Claudette finissent en plus par être libérés, puisqu’ils bossent pour Interpol. Les pauvres flics français sont bel et bien ridiculisés, hein.

Tony retourne alors au travail où il retrouve Henry. Bon, c’est logique de nous proposer une nouvelle équipe, mais je n’aime vraiment pas Michael Weatherly depuis toute l’affaire avec Eliza Dushku. J’ai signé pour une série qui a le nom de Ziva, montrez-moi Ziva, bordel !

Il suffit apparemment de demander pour obtenir ce qu’on veut : Ziva semble être richissime désormais. Elle bosse dans une école plutôt chouette, qui semble brasser de l’argent vu les looks et donne des cours de français. Il y a une voiture qui pétarade, faisant penser à un coup de feu, mais Ziva est capable de rassurer tout le monde en assurant que ce n’est pas un flingue qui fait ce bruit. Quelle superhéroïne.

Ziva se pose ensuite sur un banc pour regarder une petite vidéo datant de 2020. Il y a cinq ans, Tony et Ziva se retrouvaient enfin et obtenaient leur happy end : Ziva retrouvait sa fille et l’amour de sa vie, et voilà. L’alchimie entre les deux acteurs est toujours absolument dingue, les voir enfin s’embrasser en 4K, c’est un peu ce que tout le monde espérait et tout est pour le mieux. On se doute que ça ne va pas durer, cependant, sinon il n’y aurait pas de série.

Dans le présent (enfin, dans vingt jours techniquement, car ça se passe le 25 septembre 2025), Tony débarque alors derrière Ziva. Il était temps qu’ils aient une scène ensemble pour de vrai, histoire qu’on profite de l’humour qui se dégage d’eux. En vrai, ça marche toujours de les voir fonctionner ensemble. Ils se font toujours des vannes bien cassantes. Eh les gars, ça fait 20 ans, passez à autre chose ? On semble si vieux, tous, quand on voit ça.

Tony vient en fait récupérer sa fille, et on comprend donc que Ziva et lui ne vivent pas ensemble. C’est triste, mais prévisible. Ziva ? Elle regardait la vidéo non par nostalgie, mais à cause de ce qu’il s’est passé juste après les retrouvailles sulfureuses avec Tony : sur le terminal, une bombonne métallique est tombée au sol, faisant un bruit de dingue, comme un coup de feu. Ziva, terrifiée, a sorti son arme. Les français ont aussitôt décidé de la prendre pour une terroriste, évidemment. Tout s’est bien passé finalement, mais tout de même, c’est un moment traumatique pour Ziva, un moment qui lui fait comprendre qu’elle a besoin de voir un psy.

Cinq ans plus tard, Ziva montre donc à nouveau la vidéo à son psy, mais cette fois, c’est pour lui dire qu’elle a surpassé une partie de son trauma : elle est désormais capable de faire la différence entre un coup de feu et une voiture qui pétarade. Tout est pour le mieux dans sa vie, donc, et elle ne compte pas se remettre avec Tony. Aha. Bien sûr que si, on le sait.

Il est ainsi logique que Tony vienne foutre la merde dans la vie de Ziva. Le vol du début d’épisode revient le hanter quand la clé USB (9.4, c’est son petit nom) attire l’attention d’un grand méchant qui n’y va pas de main morte. Il fait semblant de bosser avec des flics et s’isole avec Tony pour lui demander de lui rendre 9.4. Pour le convaincre, l’homme utilise son portable sur lequel Tali est filmée en direct avec sa nounou, Sophie. Rien que ça. Tony vient juste de les laisser ensemble.

L’air de rien, il se débrouille pour que Claudette entende sa conversation et donne toutes les infos nécessaires pour qu’elle puisse se méfier des flics dans le bâtiment, puis contacter Ziva avec un message codé. NCIS : No Country Is Safe. C’est culotté.

Ziva reçoit le message avec le feed en direct de Tali : elle quitte donc son psy aussitôt qu’ils reconnaissent la rue dans laquelle est Tali. Il y a de quoi rire : ils sont comme par hasard sur les Champs-Elysées. De toutes les rues de Paris, c’est celle-ci ? J’ai ri, mais allez, pourquoi pas, c’est une série qui se passe à Paris, faut bien faire les touristes un peu.

Ziva prévient Sophie qu’elles sont surveillées et celle-ci se met aussitôt à faire demi-tour et courir avec Tali, prétextant des soldes. J’ai ri. La gamine est trop vieille pour qu’on la balade comme ça, en vrai, mais pas encore assez pour être une adolescente insupportable qui refuse de le faire non plus. La course poursuite est rapide et mène dans des arcades où Ziva rejoint Tali et Sophie. Un petit combat plus tard, Tali est safe évidemment.

Dès que Tony capte que Tali est en sécurité car sa « mère juive » se rapproche d’elle (j’avoue, c’était bien placé et du pur Tony), il retourne la situation avec Galimard, le type qui essaie de lui voler 9.4. Comme il n’a pas envie de voir ses employés être tués pour rien, Tony finit par céder et lui rendre 9.4 en le laissant partir. Avant ça, il colle une puce GPS sur 9.4, pour être sûr de retrouver les méchants.

Bon, les méchants ne sont pas la priorité de toute manière. Ma priorité, c’est de voir Tony et Ziva être une famille. C’est ce qu’on veut tous, non ? Ils le sont quand on les retrouve : leur priorité reste Tali et ils savent que les problèmes de l’un sont les problèmes des deux autres. J’aime bien qu’il assume être probablement l’élément déclencheur des problèmes, mais que ça n’empêche pas Ziva de vouloir protéger sa fille et se mêler de ses affaires. Ils ne sont plus en couple, mais ils sont toujours une équipe efficace. Et puis, je suppose qu’on nous révélera que c’est lié à Ziva quand même. En attendant, Tony comprend que si Galimard a su trouver si vite 9.4, c’est qu’il y a un traître dans son équipe. Ziva fait aussitôt équipe avec lui.

Ils se retournent contre Henry, le collègue de Tony aperçu en début d’épisode. Cela donne une bonne scène où Ziva est toujours capable de tirer avec une précision remarquable sur un portable en mouvement. Soit. Cela leur permet de se croire en sécurité un temps. Ils savent tout de même qu’ils sont embarqués dans un truc qui les dépasse : ils décident d’envoyer Tali en sécurité dans une safehouse de Ziva, avec Sophie en qui ils ont toute confiance. Faudrait nous expliquer qui elle est si on doit lui faire confiance !

Peu importe. On enchaîne très vite sur 9.4 qu’il faut retrouver et qui est réactivée dans un grand hôpital parisien. Est-ce que c’est un hôpital, se demande Tony. A priori, si ça s’appelle Hôpital, il y a de fortes chances, hein. Il est révélé que 9.4 ne sert pas seulement à transférer illégalement de l’argent et à faciliter les vols de banque, ça permet aussi de couper le courant des hôpitaux et demander des rançons.

La série souffre d’un gros, gros, manque de crédibilité. Que la clé USB fasse ça, c’est déjà trop énorme pour y croire. Qu’en plus, les voleurs demandent à l’hôpital de payer une rançon improbable tant la somme est élevée en seulement dix minutes et que Ziva les presse de le faire pour les aider à arrêter les méchants ? Eh, c’est bon quoi. En plus, les médecins s’exécutent parce qu’ils voient deux agents du NCIS. Pardon, mais en France, le NCIS, c’est personne. Bon, ça rend la chose un brin comique, cela dit.

Ziva presse donc un médecin de payer la rançon, en français, pendant que Tony effraie le type de la maintenance avec son arme pour lui sauver la vie et arrêter les méchants lorsqu’ils récupèrent 9.4. Le problème, c’est que Tony n’est pas dans la position de force qu’il pensait. Il y a cette femme, qu’on a déjà repérée pendant le mariage du début d’épisode et qui a failli tuer Claudette, qui est juste derrière lui, avec son flingue. Elle empêche ainsi Tony de récupérer 9.4 et prend la fuite, après lui avoir dit « bonjour » sans se présenter. Il est clair qu’ils se connaissent, mais d’où ? Ca va être qui, la cousine de Ziva ? Il est clair qu’elle connaît Ziva aussi dans la manière dont elle en parle !

Tony est frustré, mais ce n’est que le début des emmerdes. Il reçoit en effet un coup de fil de Claudette qui lui fait comprendre qu’ils sont désormais avec Ziva les suspects principaux du vol : ils viennent de recevoir un virement de l’argent volé sur le compte de leur boîte pro. Ziva et Tony voient Henry débarquer pour les arrêter et prennent évidemment la tangente. Au téléphone avec lui, ils essaient de se justifier, mais les apparences sont contre eux : faire semblant d’être des agents fédéraux et braquer des médecins, ça ne joue pas en leur faveur.

Bref, les voilà qui deviennent ensemble des fugitifs. On quitte déjà Paris pour l’Italie en fin d’épisode. Bordel. Il s’est passé tellement de choses en un épisode déjà, je suis fatigué à ce stade. Tony et Ziva débarquent en Italie auprès de Boris, qui est sur le point de se marier, et m’ont fait rire à faire semblant d’être heureux pour lui afin de gagner sa confiance. J’avoue que je n’ai pas tout saisi à qui était Boris, mais c’est la prochaine étape dans leur mission pour se blanchir et retrouver 9.4, ainsi que l’argent. Ils vont bosser ensemble et monter ce plan complètement improbable où Ziva se marie avec Boris. Pour de faux, donc.

L’épisode se termine à Lyon où il est révélé qu’Henry travaille bien avec la méchante… sauf que le problème, c’est qu’ils sont dans le bâtiment d’Interpol. Est-ce que deux agents d’Interpol essaient de voler Interpol ?? La suite au prochain épisode, comme on dit dans le jargon. En espérant que ça ne fasse pas de nouveau 50 minutes, parce que c’était long là.

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NCIS Tony & Ziva (S01)

De quoi ça parle ?

Cinq ans que Tony et Ziva se sont retrouvés, avec leur fille Tali, à l’aéroport. Cinq ans qu’on n’a plus de nouvelles d’eux. Que devient donc ce couple mythique du petit écran ?

Ce que j’en attends

J’ai du mal à savoir moi-même pourquoi je vais regarder la série, mais ça se résumerait en quatre lettres s’il me fallait vraiment un argument : Ziva. C’est un personnage que j’adore, tout simplement : elle a apporté à la série d’origine tellement de choses ! La répartie avec Tony, le passé alambiqué avec Israël et le Mossad, l’histoire familiale tordue, eh, vraiment, c’est un personnage qui a tout pour plaire et que personne n’oserait écrire en 2025. Il y a vingt ans, ça passait bien. Aujourd’hui, je suppose qu’ils vont beaucoup gommer son passé pour s’éviter des polémiques.

En revanche, il y a un personnage que je déteste, et ça tient en quatre lettres aussi : Tony. Sexiste et machiste, harceleur de ses collègues, bouffon dans les ¾ de ses enquêtes, c’est un personnage avec lequel j’avais du mal avant même que ce soit mainstream de détester les personnages comme lui. Rien ne s’est arrangé avec le temps : je tiens l’acteur pour responsable de l’arrêt de la carrière d’actrice d’Eliza Dushku, parce qu’il lui a fait des blagues sexistes en coulisse et qu’il n’a pas apprécié qu’elle le dénonce et le remette à sa place. La victime s’est retrouvée compensée financièrement, virée et hop, tais-toi on n’en parle plus. Comment l’acteur peut-il encore avoir une carrière, c’est un mystère.

Pourquoi je regarde alors ? Eh. Je suis en plein conflit entre Ziva que j’adore et Tony que je déteste. La curiosité me pousse pour le reste : j’aime bien la franchise, mais ils ne peuvent pas proposer un « NCIS Paris », quoi. J’ai envie de savoir ce que ça va donner, en fait.

Note moyenne de la saison : 14/20

NCIS Tony & Ziva – S01E01 – No Country is Safe – 13/20

La série capitalise autant sur la nostalgie que la curiosité, et ça fonctionne plutôt bien quand ils le font. J’ai envie de voir les deux personnages principaux se retrouver, même si j’ai aussi envie que Tony meure, par exemple. Par contre, si j’adore l’actrice et si c’est fun de se prendre des coups de vieux…

NCIS Tony & Ziva – S01E02 – No Friend of Mine – 13/20

Je suis sûr que l’intrigue n’a rien de compliqué, mais je me suis laissé perdre dans l’insipide suite d’explications à rallonge. Qu’importe, je suis surtout là pour les personnages et, de ce point de vue-là, c’est un plaisir de les retrouver. Après, je suis désolé, mais la simplicité des enquêtes de la franchise manque quand…

NCIS Tony & Ziva – S01E03 – Cover Story – 15/20

Je pensais que la fatigue allait me faire détester cet épisode, finalement, elle fait que je suis plus indulgent. J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu dans cet épisode qui s’éloigne du fil rouge pour des moments plus comiques et plus raccords avec le couple Ziva/Dinozzo. Concrètement, cet épisode réussit à me faire apprécier davantage…

NCIS Tony & Ziva – S01E04 – Wedding Crashers – 16/20

La construction de la saison a le mérite de me surprendre en bouclant plus vite un pan de l’intrigue que je ne l’imaginais. C’est une bonne chose, car ça aurait tiré en longueur autrement ! Du côté des personnages, je trouve cet épisode un peu plus prenant, que ce soit grâce aux scènes d’action, aux deux…

NCIS Tony & Ziva – S01E05 – To Be Determined – 15/20

Allez ! Les enjeux s’accélèrent dans l’épisode maintenant que les masques tombent les uns après les autres. Les scénaristes continuent de mettre quelques gags et même si dans l’ensemble, c’est très prévisible et pas toujours bien logique quand on s’attarde sur des détails de l’intrigue, je dois bien dire que la série fonctionne déjà mieux qu’à…

NCIS Tony & Ziva – S01E06 – We’ve Got Company – 15/20

Voilà un épisode très détaché du reste de la saison, mais ça fait du bien de pouvoir respirer de ce fil rouge inutilement complexe et pas franchement intéressant. Là, les enjeux sont clairs et bien menés. Certes, il y a des moments prévisibles et des grosses ficelles qui plombent un peu le rythme, mais l’épisode…

NCIS Tony & Ziva – S01E07 – Dark Mirror – 14/20

Un épisode avec assez peu d’action, mais des approfondissements de chaque personnage principal vraiment bienvenu. J’ai aimé la manière dont les scénaristes usaient de tous les subterfuges possibles pour développer les dynamiques et les relations de manière plutôt cohérente. C’est à souligner principalement parce que le reste de l’intrigue et de l’action n’est pas toujours…

NCIS Tony & Ziva – S01E08 – Fire Sale – 14/20

Il faut bien avouer que j’ai totalement lâché la série à quelques épisodes de sa fin. Franchement, les intrigues d’espionnage alambiquées à la mords-moi-le-nœud ne parviennent pas du tout à m’accrocher. Heureusement, les personnages sont sympathiques pour la plupart et il y a quelques situations comiques qui font que la série reste plaisante à regarder,…

NCIS Tony & Ziva – S01E09 – Ride or Die – 14/20

Le rythme s’accélère et le dernier épisode a de quoi remonter le niveau, je pense, parce que j’aime bien comment cet épisode de transition nous mène vers une intrigue finale qui devrait permettre la victoire des héros après quelques épreuves de plus. La construction de la saison est basique, mais pourquoi pas. Quant à cet…

NCIS Tony & Ziva – S01E10 – Full Circle – 14/20

Eh bien, la saison s’achève sans que la qualité ne soit vraiment au rendez-vous. Vraiment, tout du long, ça aura été une série qui surfe uniquement sur la hype de ses personnages et sur les dynamiques. Cela fonctionne juste assez, en vrai : on s’amuse bien, il y a ce qu’il faut de suspense et on…

Alien Earth – S01E01 – Neverland – 12/20

La note parle d’elle-même : je suis déçu. Je ne peux pas critiquer la qualité des images ou l’aspect très léché de la production en général, mais j’ai trouvé que le scénario manquait vraiment d’originalité. Il manque sacrément de rythme et ne parvient pas à me convaincre pour le moment : les personnages sont caricaturaux, dans le mauvais sens du terme, les répliques hyper convenues et vraiment, que c’est lent à se mettre en place ! Et en vrai, ce n’est pas forcément un problème la lenteur, parce que parfois c’est bien fait et ça fait du bien… Mais là, bon, y a beaucoup de moments où ça ne se justifie pas. Quand je regarde le temps qu’il reste à plusieurs reprises sur un premier épisode, c’est que quelque chose est foiré dans l’immersion.

Spoilers

Un vaisseau s’apprête à s’écraser sur Terre, mais il va prendre son temps.

I’m not your brother.

La série commence par une mise en contexte écrite. Je n’aime pas toujours ces idées tordues où on ne retient rien d’un texte à rallonge à première lecture comme dans Star Wars, mais là, ça me va. C’est court, mais efficace : nous sommes dans le futur où une guerre fait rage entre Cyborgs, Synthétiques et Hybrides. Jusque-là, ça va. Peut-être qu’on pourrait nous en dire un tout petit plus sur ce qu’est un Synthétique, mais eh, ce serait me tirer une balle dans le pied que de le dire après cette introduction de critique. Non ?

Bref, nous sommes au début de la série en 2120 à 1300 millions de kilomètres de la Terre dans un vaisseau spatial où cela fait 65 ans que la mission Maginot a commencé. On y assiste au réveil d’un groupe d’explorateurs qui dormait dans des pods me rappelant ceux de Dollhouse… Ils étaient cryogénisés, bon, classique pour un voyage dans l’espace, vous me direz.

Ensuite… Eh, on ne comprend rien en vrai. C’est un peu longuet en plus, tu m’étonnes que l’épisode dure une heure ! Il y a plein de personnages qui parlent de gens qu’on ne connaît pas bien, puis des quatre entreprises – pardon, cinq – qui dominent le monde. On en a une qui a toute l’Amérique et la Lune, par exemple. OK. Il n’y a pas de pays, mais des entreprises, et la guerre qui fait rage entre les trois groupes vise à déterminer quelle entreprise gagnera. On insiste particulièrement sur la petite dernière, dirigée par le jeune Kavalier. Cela aura sûrement un impact pour la suite. C’est une exposition déjà lourde pour une saga qu’on connaît. Ne sommes-nous pas là juste pour voir des aliens ?

Onfinit par en voir quand l’équipe se trouve confronté à un gros problème : ils n’ont plus de communication, plus de journal de bord et brûle trop de carburant. Ils envisagent donc de se débarrasser des spécimens qu’ils ont récupéré (dans l’espace ?). Le seul problème, c’est que leur mission, c’est de les collecter. Certains autres envisagent donc de prévenir la sécurité si la conversation devait se prolonger.

C’est assez clair, tout en étant un peu étrange, car il y a beaucoup de personnages et je ne sais pas trop quoi en penser. Sont-ils les héros de la série ou vont-ils tous crever dans trente secondes comme je m’y attendais au départ. Ils retournent se coucher et le montage nous indique qu’ils sont possiblement en danger : la musique devient terrifiante, il y a quelques petits flash et zoom sur les spécimens… Je n’ai pas envie d’être à leur place, hein.

Sur Terre, nous découvrons l’île de Neverland (le pays imaginaire, pas de doute, c’est Disney +) où se situe un laboratoire de recherches. On y rencontre un scientifique et son enfant chauve (et malade) qui a peur des scorpions. Je peux comprendre, mais c’est bien tout ce que je comprends pour le moment. Il aurait peut-être fallu que je revois quelques films avant. En tout cas, l’enfant est amené dans un laboratoire pour un transfert de conscience dans le corps d’une femme qui me paraît plus âgée, mais bon.

On retrouve dans ce laboratoire le personnage de Kavalier qui dirige apparemment les choses. Il indique à la gamine qu’elle va être la première personne humaine à être transférée dans une synthétique. Eh, ça je l’avais vu dans la bande-annonce au ciné et ça me donne l’impression que la série commence enfin. J’espère qu’une fois l’intro longue passée, ça va évoluer dans un sens un peu plus dynamique. Non, parce que là, on a des répliques très clichées (je suis spéciale/tu es très très spéciale) et des extraits de Peter Pan (je rêve mes séries en couleur, faut croire). Si le futur, c’est juste comme aller chez le dentiste et regarder un écran au plafond pendant qu’on nous lobotomise, non merci. On découvre en tout cas que la gamine, Marcy, trouve que son futur corps ressemble à une Wendy.

Marcy ou Wendy, peu importe : elle voit sa vie défiler devant ses yeux pendant le transfert. À son réveil, elle peut admirer Neverland depuis une falaise et se faire appeler Wendy pour de bon. L’avantage d’être une synthétique ? Elle peut sauter de la falaise et atterrir bien en vie sur ses pieds quelques dizaines de mètres plus bas.

Elle n’est plus humaine, en revanche, et c’est une enfant dans un corps d’adulte. On a beau me dire que son esprit est là, moi, je me dis que ce n’est pas de la vie, ça. Oh, en face d’elle, on essaie de lui recréer une adolescence artificielle, mais bon, ce n’est pas grandiose. On confie vite à Wendy la fille si spéciale une mission : aider de prochains enfants (perdus) à se faire à leur transition vers des corps de Synthé. On comprend bien qu’il est question d’enfants malades qui se voient offrir une vie meilleure en tant que synthé adultes. C’est quelque peu perturbant, en plus, de voir que Wendy est déjà très adulte dans certaines répliques, alors que c’est toujours une enfant.

Et puis, tout n’est pas si merveilleux dans le monde de nos enfants qui deviennent synthétiques : on apprend ainsi qu’ils ne pourront jamais retourner chez eux. J’ai trouvé l’épisode un peu lourd avec Peter Pan aussi : on a compris le parallèle enfants perdus/synthé très vite. En fait, l’appeler Neverland aurait déjà suffi. Nous montrer en boucle les scènes de Peter Pan, puis faire en sorte que Kavalier lise le livre… Eh, c’est lourd, non ? La série fait aussi plein de mystères avec des plans coupés et serrés qui ne montrent pas grand-chose a priori, ou rien qu’on ne connaisse déjà en tout cas.

Cette intro pour Wendy étant passée, on retourne sur le vaisseau où une alarme se déclenche et ou une voix robotique annonce une collision imminente. Le crash que j’attendais dans la première scène va-t-il enfin se passer ? On est en droit de l’espérer alors qu’un scientifique essaie de confiner tous les spécimens.

Morrow, c’est son nom, est bien enfermé dans un sas où il sait qu’il peut survivre. Il a la sympathie de laisser une de ses collègues se faire tuer par un alien alors qu’elle le suppliait de le sauver. Un alien ? Pas n’importe lequel : un Xenomorphe. Il n’exprime aucune émotion et fait un peu peur le garçon si vous voulez mon avis. Sa collègue ? Elle se fait tuer par un alien qu’on ne connaît que trop bien et qui est ensuite assez malin pour chercher à s’en prendre à Morrow.

Celui-ci se prépare tranquillement au crash du vaisseau en entrant dans une soute à impact. Il se prend un peu de bave de Xenomorphe sur la joue, mais eh, c’est sa meilleure chance de survie. Je suppose que s’il avait sauvé sa pote, il n’aurait pas eu autant de temps et qu’il n’y aurait pas eu de place pour deux en soute. Cela reste un sacré bâtard. Au moins, ça m’a fait un peu d’action, c’est ce que j’espérais. On voit le vaisseau se prendre un satellite, puis se diriger vers la Terre pour un crash que Morrow a jugé inévitable.

De notre côté, on retourne observer Wendy qui, de son côté, observe Joe – apparemment, son frère. Elle parle toute seule – à ses peluches – et nous fait une voix off nous présentant le personnage de Joe. Il croit sa petite sœur morte, est devenu médecin et vit une vie toute calme dans une Terre qui n’a pas grand-chose de futuriste finalement. Bon, OK, sa sœur est un robot qui ne peut plus manger, ça change un peu du présent… mais c’est à peu près tout, parce qu’ils regardent dans le futur les mêmes films que quand j’étais gamin, quoi. Inventez des films, au moins, mince, un peu de budget !

Le budget finit par arriver pour le crash de Maginot, le vaisseau du début : Joe et ses amis assistent ainsi au crash de l’immense vaisseau sur une skyline un brin futuriste elle aussi. Et, pourquoi finit-il dans des tours triplées ? J’ai vraiment pensé au 11 septembre 2001, c’est trop étrange.

Joe fait partie de l’unité d’élite qui se rend en premier sur les lieux pour chercher des survivants et évacuer les blessés. Bien sûr, son unité est rapidement plongée dans le chaos. La série aurait pu commencer là, en vrai, c’est bien plus efficace comme début. La scène est impressionnante, il y a du budget dans les SDX, même si tout ça semble un peu faux – je n’irai pas jusqu’à dire qualité DC, mais vraiment, on se croirait dans un jeu vidéo par moments. Ceci dit, c’est impressionnant pour une série, c’est vrai.

Bon, l’équipe se dirige dans les bâtiments et cherche des victimes à sauver des décombres et à amener vers le centre médical de premiers soins et secours à l’extérieur. Ils trouvent rapidement le vaisseau et tous les dégâts qu’il a causés, s’intéressent de savoir d’où il vient et le pénètrent pour le fouiller. Ils vont libérer l’alien qui est à l’intérieur, pas vrai ? C’est un vaisseau chargé de transporter des formes de vie, ce serait bien de se méfier un peu.

Ils sont surpris de découvrir des spécimens dans le laboratoire et très sincèrement semblent terrifiés de ce qu’ils voient pour la première fois. Je peux comprendre, il y a des spécimens vraiment peu ragoûtants. Il y en a même un qui tombe sur l’épaule d’un membre de l’unité sans qu’il ne s’en rende compte.

Dans le vaisseau, Morrow est toujours en vie. Le Xenomorphe s’est échappé et éloigné de lui, alors il sort de sa soute et prévient l’intelligence artificielle du vaisseau qu’il est pris d’assaut par des terriens. Quand il tombe sur deux d’entre eux, il les menace aussitôt avec son flingue et les transforme en otages. Sans raison. Du moins, on ne les connaît pas encore. Les membres de l’équipe Prodigy sont peu rassurés. Ils voulaient sauver des vies avant l’effondrement de l’immeuble, ils se retrouvent menottés à des tuyaux. Pas cool. Morrow, lui, refuse de leur venir en aide même quand ils supplient : c’est un cyborg, il n’est pas leur frère, ben super.

Les pauvres soldats sont vraiment sacrifiés : ils sont rapidement trouvés par un spécimen qui fait un véritable buffet avec cette bouffe qui ne peut s’échapper. C’est triste pour eux.

De son côté, Wendy finit par découvrir ce qui est arrivé en ville et à son frère alors qu’elle faisait un test avec un scientifique stérile. Wendy veut aussitôt se rendre sur place pour aider son frère. Kavalier est surpris de la qualité de son travail car la synthé paraît super humaine, mais ça le convainc de l’envoyer à la rescousse. Il a besoin que les gens soient sauvés et sait que son travail permettra de le faire. Hop, il envoie les Lost Boys à la rescousse. Ce sont des enfants dans des corps d’adultes invincibles… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner en les envoyant en ville, hein ?

Dans le vaisseau Maginot, Joe et une partie de son équipe commencent à comprendre ce qu’il s’est passé : le crash n’est pas qu’un accident, il y a des cadavres qui datent d’il y a plusieurs jours. L’épisode se termine par l’effondrement d’une partie du vaisseau et de l’immeuble. Pour autant, Joe et ses potes parviennent à continuer les fouilles, tandis que Wendy explique à son créateur que son frère ne va pas mourir parce qu’elle va le sauver. Pff. C’est ça le cliffhanger ? C’est un peu pété, tout de même.

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Eyes of Wakanda – S01E01 – Into the Lion’s Den – 17/20

L’épisode a su éteindre toutes mes craintes d’une anthologie peu intéressante. Cet épisode s’attarde sur une héroïne qui m’a beaucoup plus et une histoire simple à comprendre. J’aurais aimé que ce soit plus long tellement j’ai accroché aux personnages principaux : ça aurait pu faire une bonne série, en vrai ! Et pourtant, ce ne sera qu’une anthologie, une histoire sans lendemain. Inévitablement, ça veut dire aussi que ce n’est pas complet… mais je ne regrette pas d’avoir regardé, loin de là !

Spoilers 

Le Wakanda est un royaume aux nombreux secrets.

No one is my master and I already have a home

J’en ai un peu marre de moi : j’ai lancé cet épisode parce que je me suis dit, « tiens, je vais préparer Disney + pour demain matin, c’est bien de regarder au réveil »… Et puis, changement total d’avis en voyant les miniatures des épisodes. Le style de dessin est totalement différent de ce que j’imaginais, parce que je pensais plutôt qu’on aurait un style à la What if.

Si je ne suis pas forcément fan des trais et de l’absence de contours parfois, je dois dire que je trouve les couleurs absolument magnifiques. Vraiment, c’est un régal à regarder. La série en elle-même ? Une anthologie, ce n’est pas fait pour moi, en théorie, quatre épisodes, c’est du foutage de gueule, mais eh, après une pause dans le visionnage d’absolument toutes mes séries d’à peu près deux mois, un animé qui sort du cadre de ce que je regarde habituellement ne peut pas faire de mal, je suppose.

Le générique m’a laissé parfaitement indifférent je dois dire, mais on verra si avec la répétition de quatre épisodes, il me gagne. En attendant, bon, et si je commentais l’épisode ?

L’idée est de repartir loin dans le passé, en Crète, lorsque des pirates débarquent et pillent un village. Les bandits brûlent ce qui est sur leur chemin, font quelques otages et décident de faire d’eux des esclaves qui serviront leur maître, nommé le Lion. Seulement, voilà, parmi les otages, il y a l’héroïne de ce premier épisode, qui s’appelle Noni. Alors qu’on essaie de faire d’elle une esclave, elle se lève et se rebelle, assurant qu’elle n’a pas de maître.

On comprend à son accent qu’elle vient du Wakanda, ce que la série confirme vite avec un flashback, six semaines plus tôt, où elle est encadrée par des Dora Milaje. Bon. Je pensais que la série repartait si loin dans le passé précisément pour nous faire une origin story des Dora Milaje ou du Wakanda. Tant pis, ce ne sera pas le cas. Pour autant, l’histoire de Noni est plutôt sympathique. Elle est envoyée six semaines plus tôt à la recherche de Nkati – le Lion. C’est embêtant : le wakandais (ça se dit comme ça ?) est devenu un méchant gourou ?

Eh oui. Le Lion a trahi le Wakanda, s’est barré malgré toutes les règles du royaume et a en plus volé des armes en partant. Il a une avancée technologique qui pourrait faire de lui rapidement un roi, un tyran même, à la tête d’une armée qui pourrait détruire le Wakanda. Inévitablement, c’est un danger pour le Wakanda et on demande à Noni de devenir un fantôme pour le retrouver et l’arrêter au plus vite.

C’est intéressant comme point de départ, d’autant plus que Noni n’est pas une Dora Milaje : elle a échoué, parce qu’elle refusait de s’intégrer au groupe des guerrières et voulait garder son libre-arbitre. C’est étonnant de l’envoyer elle à la recherche du Lion, mais le but est évidemment d’avoir une guerrière qu’il ne connaît pas déjà : il a vu les Dora Milaje, mais pas Noni. Soit !

Dans le présent, Noni se libère de son geôlier et part vite à la recherche du Lion maintenant qu’elle en apprend plus sur lui. Elle n’est pas déçue de son voyage, découvrant qu’il tente aussi d’avoir des esclaves sexuelles au passage, en les faisant éduquer par une de ses guerrières. Cela ne plaît pas à Noni qui s’interpose aussitôt. Et là, on en vient à un défaut un peu inévitable pour la série et que je regrettais sur les meilleurs épisodes de What if aussi : le rythme est beaucoup trop rapide ! J’aimerais que ça dure le temps d’un film, en fait, et qu’on m’introduise mieux le personnage de Noni.

Le point positif, c’est que je l’aime beaucoup et que j’accroche bien plus que ce que j’imaginais quand j’ai entendu parler de la série la première fois. Le point négatif, c’est que je sais que ça va être court et que je regrette presque la longueur des scènes d’action. Je veux des approfondissements, je veux en savoir bien plus.

Et pendant que j’écris tout ça, Noni se bat contre les guerriers du Lion et je décroche déjà un peu de ce qu’il se passe. Elle gagne évidemment son combat, ce qui n’est pas une surprise : il s’agit d’une série sur des figures héroïques du Wakanda, ce serait con de commencer par une défaite. Pourtant, je trouve ça un peu étrange aussi de commencer par une héroïne qui ne soit pas une Dora Milaje. À l’inverse, c’est hyper cohérent que le Lion soit un homme se sentant plus puissant que les autres et voulant à tout prix étaler sa domination sur le monde, à coup de statues de Lion en or.

Noni finit par se retrouver nez à nez avec Nkati, évidemment. Celui-ci est surpris de voir pour la première fois une guerrière qu’il n’a pas formée lui-même, mais ça ne l’empêche pas d’essayer de convaincre Noni de rejoindre ses rangs. Pour se faire, il lui raconte qu’il a été envoyé hors du Wakanda par le Wakanda : on ne lui a pas dit en l’envoyant en mission, mais Noni sait bien que le Wakanda a plein de secrets.

Le récit de Nkati ? Le Wakanda a des « Hatut Zeraze », des chiens de guerre, qui sont des espions envoyés par le Wakanda à travers le monde pour effectuer des missions les aidant à conserver des secrets ou obtenir quelques richesses. Soit. Les esclaves ? Nkati a une jolie réponse : il a besoin d’eux pour créer les générations libres de demain. Il a beau essayer de convertir Noni à sa cause, c’est un échec : Noni refuse de suivre Nkati. Le combat inévitable commence alors et je suis tellement du côté de Noni. Les scénaristes ont fait du bon boulot. Et puis, cette guerrière, ce n’est pas sans me rappeler les Tueuses de Buffy. Franchement, il y a de très jolis moves (j’ai adoré le moment où ils sont suspendus aux draps par exemple, simple et efficace) !

Bien évidemment, Noni remporte le combat contre Nkati. Elle perd un œil au passage et lui fait exploser son bateau pour éviter qu’elle ne puisse remporter avec elle tout ce qu’il avait volé au Wakanda. Le problème, c’est qu’elle considère ainsi avoir échoué dans sa mission qui était d’arrêter la menace (partie réussie) que représentait le Lion, certes, mais aussi de ramener tout ce qu’il avait volé.

On lui assure tout de même qu’elle a réussi et qu’elle est victorieuse, lui offrant au passage un rôle parmi les Dora Milaje. Elle le refuse, préférant garder son indépendance et étant parfaitement consciente qu’elle ne peut pas bosser dans l’armée comme on le lui demande. Qu’à cela ne tienne, on lui propose alors de continuer à servir le Wakanda en tant que… chien de guerre. Bim. Nkati disait la vérité, et je n’en suis même pas surpris.

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