Maximum Pleasure Guaranteed – S01E01 – Magnets – 15/20

Je ne saisis pas encore le choix du titre, mais je suis content de ne pas avoir su le premier twist de la série avant de me lancer. Très clairement, elle prend son temps à s’installer, et peut-être même un peu trop pour que je sois vraiment à fond. Je sens tout le potentiel, l’histoire est vraiment bonne, il y a plein de personnages secondaires que l’on a envie de suivre et… Tatiana Maslany, bordel, quel bonheur de la retrouver ! Sans être exceptionnelle, la série m’accroche juste ce qu’il faut pour peut-être réussir à m’embarquer toute la saison. Je sens qu’elle peut devenir excellente ; j’ai bon espoir.

Spoilers 

Paula est séduite par Trevor, un jeune qu’elle paie pour passer du bon temps sur internet.

And I’ll fall asleep, I’m old and broken.

Avant même de commencer, la série a déjà un excellent bon point : l’épisode ne dure que 40 minutes. Il ne manquerait plus qu’un générique pour que ce soit parfait et devinez quoi ? La série a un générique ! C’est exactement le format que je regrette et ça commence si bien pour que la série puisse devenir un coup de cœur. Reste à savoir quel événement viendra bouleverser l’héroïne pour que ça en fasse une bonne série.

En attendant, la première réplique est pour Tatiana Maslany dans le rôle de Paula qui veut tuer quelqu’un avec un pistolet à glu ? Est-ce que le rôle est écrit pour elle ? Je ne sais pas trop. J’aime déjà l’ambiance de cette première scène qui est un vrai exemple d’introduction des personnages : Paula, mère célibataire débordée qui essaie d’installer son appartement comme il faut pour récupérer la garde de sa fille Hezel alors que son ex Karl est psychorigide parle avec Trevor.

La conversation semble toute gentille, elle lui raconte vraiment ses problèmes comme elle le ferait avec un ami. Le problème, c’est que Trevor n’est pas son ami. C’est un jeune homme qu’elle paie pour des sessions d’une heure, et ce ne sont pas des sessions de psy. Non, non, très vite la première scène tourne au sexe virtuel entre eux. Ma foi, c’est un début de série quoi. Il faut toujours du sexe dans les premières scènes, désormais. C’est un effet de mode assez visible.

Le lendemain, Paula écoute de la bonne musique en allant au boulot, puis fait ce qu’elle peut pour gérer à la fois sa fille qui l’appelle et ses collègues. Bordel, il y a beaucoup trop de visages connus dans ses collègues ! C’est plutôt une bonne chose, mais j’attends encore de voir si j’aime la série. Elle a ce qu’il faut, mais pour l’instant, je ne suis pas encore à fond dedans. Paula édite des textes et fait du fact checking, soit. Sa boss est exigeante sur les deadlines, pas sur le factchecking ; elle lui vend une promotion pour la motiver ; ses collègues sont drôles.

Après tout ça, Paula fait une pause aux toilettes. Vous vous doutez bien que si on voit ça, c’est qu’elle n’y va pas que pour soulager sa vessie. Elle préfère en effet regarder une vidéo de Trevor en ligne. Il est déjà à poil en pleine journée, avec un pote tout aussi sexy bien sûr. Cela dit, Paula n’est pas là pour se toucher au taf, elle veut juste réserver une session d’une heure avec lui le soir même.

Il est sacrément dispo pour un type sexy ce monsieur. C’est tellement bizarre la relation qu’on nous présente – elle le paie, il semble heureux de la retrouver et entretient très clairement l’illusion d’une relation amoureuse. Quel job absolument atroce que le sien.

Cela dit, durant la soirée parfaite qu’elle a booké, quelqu’un frappe à la porte de Trev. Il va ouvrir la porte et ce n’est pas une bonne nouvelle qu’il y a derrière, bien au contraire : c’est un autre homme, cagoulé. Celui-ci tabasse Trevor devant la caméra. Paula est paniquée et ne sait pas quoi faire : elle décide donc de filmer l’agression pour que ça arrête l’homme. Ce n’est malheureusement pas le cas, l’homme cagoulé se contente de regarder la caméra et de parler à Paula dans une langue que je ne connais pas. Les sous-titres me disent que c’est du serbe. C’est déjà ça.

Bien sûr, Paula contacte ensuite la police. J’aime bien l’enquêtrice qui lui rend visite et est immédiatement sceptique de ce qu’elle voit. Elle informe Paula qu’il peut s’agir d’une arnaque, que tout ça paraît bien faux et qu’on pourrait bien l’avoir filmée ou tenter de l’extorquer. C’est une bonne chose qu’elle soit divorcée, au moins, son couple n’est pas trop en danger. Cela ne calme pas Paula qui a bien peur de s’être faite avoir, même si elle défend Trevor à plus d’une occasion. Elle est sûre qu’il vit près d’elle, même si elle ne sait pas où exactement et a plein d’arguments pour le défendre.

Si cette intrigue est intéressante, on est sur un premier épisode de série et il faut introduire plein d’autres choses. La détective s’en va donc après avoir expliquée à Paula que les gens humains comme elle sont des magnets pour les arnaqueurs et Paula doit reprendre le cours de sa vie. Le lendemain, elle se rend donc chez Karl pour récupérer sa fille. On ne peut pas dire que ça se passe à merveille avec son ex : oh, la conversation est civile, mais c’est suffisamment bien écrit pour qu’on sente qu’il s’agit d’un couple divorcé avec des tensions.

Hezel met trois plombes à venir voir sa mère, mais elle finit par venir et Paula peut reprendre sa vie familiale : une vidéo TikTok, une soirée pizza, un appel de Trevor pour lui dire qu’il est kidnappé. Oh, oups, pas si vie familiale tranquille que ça ! Trevor réclame donc de l’argent et ça sent bon l’arnaque habituelle. C’est triste. Quand Paula trouve la force de lui raccrocher au nez, un deuxième appel, du « kidnappeur » cette fois, l’informe que Trev va mourir si elle ne paie pas.

La police lui explique qu’il faut ignorer les appels, une fois de plus. Le lendemain, c’est Hezel qui décroche le téléphone, parce que sa mère est sous la douche. Paula est terrifiée de ce que sa fille aurait pu entendre ou de ce qui aurait pu se passer, alors elle l’engueule, avant de la réconforter. La chantilly suffit vraiment ? Tant mieux.

J’ai eu un peu peur dans la scène suivante que ça tourne en kidnapping d’Hazel devant l’école, mais finalement, la série met en place son côté thriller d’une manière bien plus subtile : alors que ses collègues factchecker parlent de l’IA qui remplace progressivement leur job (je commence à les apprécier, je crois), Paula reçoit un appel sur son lieu de travail. C’est un appel de Trevor, évidemment.

S’il continue de lui faire croire qu’il va mourir, elle finit par le confronter et lui dire ouvertement qu’elle sait qu’il s’agit d’une arnaque. La série prend une tournure que j’aime quand Trevor fait tomber le masque et révèle qu’il s’en fiche pas mal : elle va devoir payer car ils savent toute sa vie. Outre ce qu’elle a pu dire, Paula prend conscience que la caméra a montré beaucoup de choses aussi : le planning scolaire de sa fille ou de ses activités extra-scolaires par exemple.

Terrifiée, Paula se dit qu’il faut peut-être contre-attaquer. Moi, je me demande surtout ce que Trevor et son complice attendent pour commencer à attaquer vraiment. Il est évident que Paula va voir sa vie détruite par cet événement, sinon il n’y aurait pas de série. Le plus frustrant est toutefois que la police n’a pas le temps pour elle. La détective est excellente à lui faire un fact check (ironique, non ?) de la réalité : elle n’est pas sa pote, Paula devrait suivre ses conseils plutôt que de mener son enquête de son côté.

Pourtant, l’enquête de Paula est plutôt excellente : elle parvient même à déterminer une adresse approximative pour Trevor à partir de la vidéo de son agression simulée. C’est convaincant, mais toujours pas assez pour la police, donc. Malgré les conseils très explicites de la détective, Paula ne change toujours pas de numéro pour autant, ce qui permet à son ex de l’appeler pour lui dire qu’elle aura bien sa fille pour les vacances. Paula considère que c’est une bonne nouvelle, mais je n’en suis pas si sûr : Trevor sait qu’elle voulait partir avec elle, après tout.

Comme elle a un peu de temps le soir après s’être occupée de sa fille, Paula finit par appeler son opérateur pour changer de numéro. Elle n’est pas encore sûre de le faire, comme c’est loin d’être évident. La pression psychologique s’apprête tout de même à monter d’un cran : quand elle dépose sa fille le lendemain chez Karl, ce dernier l’informe qu’il a reçu un appel de Trevor.

Il ne comprend pas pourquoi son ex a probablement couché avec un jeune de 20 ans et lui a raconté toute sa vie. Il met un terme à l’idée des vacances mère-fille, forcément, mais prévient aussi qu’il va prévenir ses avocats et que ça pourra jouer sur la garde. Oui, il fait tout ça sans même savoir exactement qui est Trevor, juste parce que ce gamin de 20 ans semble être un peu dérangé.

S’il savait la vérité, ce serait bien pire pour elle. Coincée dans un embouteillage en rentrant chez elle, Paula s’énerve. Elle a bien raison de s’énerver, je trouve, parce qu’elle est aussi coincée dans sa vie. Elle décide donc, sur un coup de tête, de se rendre dans la rue où elle imagine que Trevor vit. La voilà donc qui traverse une bonne partie de l’Etat pour rejoindre sa ville et enquêter jusqu’à trouver sa maison.

Armée d’une batte de baseball (mais que compte-t-elle faire au juste ?), elle sonne à la porte. Celle-ci n’étant pas verrouillée, elle peut carrément entrer dans la maison, qui est à proximité de la mer et de l’aéroport. La voilà qui se met à fouiller toute la maison. Franchement, la maison est bien plus belle que son appartement. Le problème, c’est qu’en fouillant la maison, elle finit par tomber sur le cadavre de Trevor, dans la baignoire.

Si je m’y attendais depuis qu’elle fouillait la maison, je ne m’attendais vraiment pas à ce cliffhanger. Parce qu’évidemment, le tueur de Trevor arrive pile à ce moment-là. Ah putain, c’est un cliff vraiment efficace qui me donne envie de poursuivre la série. Ce n’est pas raisonnable à 23h, et pourtant, regardez-moi bien le faire !

PS : la BO de la série est incroyable, j’adore !

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Maximum Pleasure Guaranteed (S01)

De quoi ça parle ?

Une mère célibataire trouve du réconfort auprès d’un jeune cam boy, jusqu’à ce que… Suspense.

Ce que j’en attends

J’en attends beaucoup de bien – mais une très grande part de moi en attend aussi beaucoup de déception. Cette nouvelle série Apple est un peu trop calibrée pour me plaire : elle a Tatiana Maslany dans le rôle titre, la bande-annonce semblait vendre un rôle aussi barré que pouvaient l’être ceux qu’elle jouait dans Orphan Black et rien que le côté « mère célibataire qui fait n’importe quoi sur Internet » suffit à me donner envie, pour la vibe Alison Hendrix.

Apple TV, c’est plutôt gage de qualité normalement, alors je devrais y aller les yeux fermés. Seulement, si je ferme les yeux, je vais m’endormir vu l’heure qu’il est. Oui, je sais, j’ai un humour de qualité. Blague à part, je sais qu’il s’agit de séries exigeantes en attention et qui ont un rythme/un fonctionnement différent de ce que j’ai l’habitude de regarder. J’ai donc peur et très envie à la fois. Cela faisait longtemps qu’une série n’avait pas réussi à provoquer ça.

La déception peut être immense, le plaisir… à son maximum garanti ? Oui, définitivement, un humour de qualité. Sinon, mes critiques sont dispos juste ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 17/20 

Scrubs (2026) – S01E04 – My Poker Face – 16/20

Quelques bons fous rire me rassurent sur la qualité de ce retour. Au risque de me répéter : je suis content de retrouver les personnages et je trouve que ça fonctionne vraiment bien comme revival. En fait, c’est à se demander pourquoi ça ne s’est pas fait avant. C’est cliché, mais hyper plaisant de voir les personnages qu’on adore devenir ceux qu’ils détestaient avant de se reprendre en main, c’est plaisant d’avoir le point de vue des persos désormais plus âgés sur leur manière de rester jeunes. Bref, c’est une série pour ceux qui étaient là il y a vingt ans, et c’est mon cas, alors…

Spoilers

JD a repris sa vie en main alors il chasse à présent sa jeunesse perdue.

You do you, Tarzan.

Je suis en retard dans toutes mes séries (ou presque), mais je peux bien caser un épisode de 20 minutes quelque part dans mon planning, quand même ? J’ai en plus l’impression d’être vingt ans en arrière en lançant cet épisode, c’est fou.

L’épisode commence par JD qui emménage dans son nouvel appartement tout en étant satisfait d’avoir aussi réussi son divorce et d’être aussi à l’aise à présent dans l’hôpital. Il en parle avec Eliott, tout aussi satisfaite. Tout est bien dans cet épisode pour JD, donc, sauf quand il essaie de monter son lit. Ouais, pardon, j’ai tellement éclaté de rire à voir JD essayer de monter son lit que je devais en parler ici. L’idée était excellente.

Quand Turk lui rend visite pour se plaindre de sa vie – et des femmes dans sa vie – la série reprend vraiment ses vieilles habitudes. Sont-elles de bonnes habitudes ? Je ne suis pas sûr. Il n’empêche que l’idée est rapidement prise d’organiser une soirée Poker chez JD et de transformer l’appartement en appartement de bro… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Pas grand-chose d’après les rêveries de JD et ses souvenirs de Macarena en flashback.

Il ferait mieux de changer d’avis, surtout quand il invite Sibby et qu’on découvre qu’elle est une addict. Ou quand Turk ne vient pas parce que eh, sa femme lui envoie quelques nudes. Ma foi, ça colle avec Carla et c’est une bonne manière de compenser son absence. Ce qui est sûr, c’est que la soirée poker n’est pas aussi fun que prévue pour JD (le pauvre, mais c’est très fun pour nous) là où Turk passe une excellente soirée. Cela mène à une scène où JD veut arracher le cœur de Turk, et c’est très drôle.

La réconciliation se fait grâce à un patient jeune papa qui a un cancer des poumons et, forcément, ça les fait remettre certaines choses en perspective. La fin d’épisode voit donc JD se faire à sa nouvelle normalité des soirées post-hôpital sans Turk. Il passe du temps avec les internes et Sibby, ça permet quelques gags et ça fait plaisir.

Les internes se plaignent à Turk d’être considérées comme des larbins et des baby-sitters. Le problème pour elles, c’est que Turk n’en a rien à faire des problèmes des internes, parce qu’il a trop à gérer lui-même. Pourtant, il faut s’en occuper quand la guerre entre les internes s’envenime : je redécouvre donc qu’il y a cette bataille habituelle entre internes en chirurgie et internes en médecine.

Ils décident donc de les emmener voir le même patient, histoire de mieux constater qu’au-delà des divisions entre eux, il y a aussi une tension sexuelle entre certains d’entre eux. Simple et efficace.

Eliott est un peu dépassée par son patient du jour – et par son régime TikTok. Il ne veut que des protéines et est sûr de mieux savoir qu’elle ce qui est bon pour lui, parce que son ancêtre est Tarzan. Le gag est facile, mais il m’a fait rire, comme chaque scène avec Sibby, finalement, et comme, à l’époque, chaque scène avec Eliott. La voir galérer avec le poids m’a fait mourir de rire, de même que la voir être acerbe avec son patient. Franchement, elle est dépassée par la nouvelle génération et ça fait d’elle ce que certains médecins étaient quand elle était encore jeune.

Le patient est donc à l’hôpital parce qu’il est mal nourri – ce qui force Eliott à lui dire de manger des fruits. Ce qui est triste, c’est qu’Eliott se montre ensuite désobligeante avec son interne accro aux portables. Cela la force à faire semblant de lire la Bible pour pouvoir utiliser son téléphone discrètement. J’ai tellement ri, même si ça fait d’Eliott une boomer. Le plus inattendu, c’est que c’est finalement JD qui en fait prendre conscience à Eliott. C’est une évolution intéressante pour les personnages, j’aime bien l’idée.

J’aime beaucoup l’idée aussi que ce soit finalement l’interne qui se rend compte que leur patient est anorexique et obsédé par son poids. L’intrigue ne nécessite pas Tik Tok pour comprendre ça, en vrai, mais ça marche de voir Eliott avoir tort – et ça marche de nous rappeler que les gens exposent beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, aussi.

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Scrubs (2026) – S01E03 – My Rom-Com – 16/20

Si je n’ai pas pleuré de rire devant l’épisode, je trouve qu’il fonctionne déjà mieux que les précédents et parvient à trouver son rythme. On cerne davantage les nouveaux personnages, les anciens reprennent vraiment des couleurs, les dynamiques sont cohérentes et rappellent celles de la série d’origine tout en développant de nouvelles nuances… Bref, c’est écrit de manière fluide (peut-être un peu trop simple parfois) et je passe ma critique de l’épisode à dire que ça fonctionne. Il ne manque plus grand-chose pour que ce soit encore plus drôle.

Spoilers

Elliot doit se faire à l’idée que son ex-mari est son boss.

They’re all my patients, Elliot

L’épisode commence par ce qui pourra rapidement redevenir un gag régulier : JD fait les rondes avec ses internes et ça permet quelques blagues faciles sur la sexualité des seniors. Allez, pourquoi pas. C’est assez raccord avec l’ambiance de la série, ça paraît même être recyclé.

L’intrigue principale de l’épisode est rapidement introduite : JD et Elliot doivent se réhabituer à bosser ensemble, ce qui n’est pas simplifié par le fait qu’ils soient divorcés et que JD soit désormais son chef. Inévitablement, ça termine en dispute. C’est chouette que Carla soit de retour pour commenter la relation entre Elliot et JD. Elle le fait avec Turk, s’immisce dans la relation JD/Turk et c’est parfait.

Toute l’intrigue tourne autour de JD prenant des décisions énervant Elliot, et c’est hilarant avec simplicité : je retrouve davantage la dynamique et l’humour de la série dans cet épisode et avec cette intrigue. Elliot qui tombe dans le couloir ou qui se fait draguer par Raffi, l’informaticien de l’hôpital, ça m’a énormément convaincu – autant que le fait que tout l’hôpital commente la situation et critique les deux médecins (et les octaves qui grimpent vite).

Je n’ai pas aimé la rêverie de JD, une fois de plus, mais tout le reste fonctionnait bien – et la rêverie m’a fait rire en toute fin d’épisode dans le combat avec Turk, même si la trahison de son secret, pfiou, tu parles d’un pote. La résolution de l’intrigue principale qui voit JD demander à Elliot de faire quitter l’hôpital à une de ses patientes refusant les soins est simplissime, avec Elliot faisant un transfert sur sa patiente âgée décidant de mourir seule et se confiant finalement à JD sur sa peur de finir seule. Pfiou, cette phrase était interminable, pardon. Pour simplifier : JD décide donc d’aider Elliot, parce qu’il veut être là pour elle avant qu’ils ne soient trop vieux.

Au milieu de tout ça, j’aime beaucoup le fait que Sibby soit de nouveau là dans cet épisode, mais j’ai quand même l’impression que les scénaristes galèrent à trouver une utilité à ce personnage. L’actrice est super drôle, mais la présence du personnage est un peu forcée, je trouve, surtout dans sa première scène. Après, toutes les blagues sur Là-Haut ont fonctionné sur moi, car je suis bon public. La blague, c’est que le mari de la vieille patiente ressemble au héros de Là-Haut (pas tellement en vrai), et oui, ça m’a fait rire principalement parce que l’actrice surjoue tout ça. Elle a ce qu’il faut pour faire rire en s’adaptant à l’humour de la série et est un très bon ajout comique. J’espère juste qu’elle ne soulera pas trop, parce que ce genre d’humour a ses partisans autant que ses détracteurs.

Sinon, du côté des internes, Elliot se sent obligée d’envoyer Tosh (je l’apprécie bien plus dans ce troisième épisode) chercher le patient, ce qui provoque quelques gags de plus et permet à la patiente, finalement, de décider de rester en vie pour faire chier son ex. Ce n’est pas tout à fait l’histoire d’amour mignonne qu’on nous vendait, mais c’est efficace pour conclure l’intrigue.

Une deuxième intrigue de l’épisode voit les internes s’inquiéter des résultats qu’ils obtiennent sur des applications pour noter les médecins. Ce n’est évidemment pas grandiose, ça permet à nouveau des blagues excellentes, à la fois sur les internes et sur JD. Ce dernier découvre que tout le monde ne l’aime pas parmi ses patients et il est particulièrement énervé de voir qu’on dit qu’il n’a pas les qualités pour être chef car il est trop narcissique.

Je supposais dès le début qu’on saurait assez vite que ça venait de quelqu’un du casting, mais en attendant, ça fonctionnait bien de le voir être un chef catastrophique. Il préfère acheter des robots à ses amis et des machines pour faire le ménage. C’est idiot, mais ça fonctionne. Évidemment, en fin d’épisode, Elliot explique que c’est elle qui a écrit la review négative. Le timing était le bon pour que ça fasse rire et ça permettait de relier toutes les intrigues de l’épisode (ou presque), ce qui est toujours bienvenu en comédie (mais moins dans mes critiques, car c’est un petit enfer à écrire de manière séparée et logique).

De son côté, Turk obtient le robot qu’il espérait dans l’épisode précédent – c’est l’intrigue C de l’épisode, qui ne tourne pas autour de Turk, mais d’Amara. En effet, c’est l’occasion de développer quelques nouveaux internes. On découvre ainsi un peu plus Amara, la bonne élève qui fait tout pour être bien vue… et qui est en fait une ancienne élève ayant fait école à la maison et ne sachant pas conduire. Il n’en faut pas plus pour que ses collègues la voient comme bizarre et que ça ouvre la voie à quelques blagues.

Amara ne parvient pas à faire fonctionner le robot comme il faut. En revanche, elle tape dans les yeux d’un des internes – et ça n’échappe pas à Blake, autre interne qui s’amuse de la situation. Bien sûr, ça permet aussi de développer Dashana : elle est amie avec Amara et décide de lui laisser la chirurgie qu’elle voulait à l’origine. Cela la rend encore un peu plus appréciable, surtout qu’elle parvient à Turk d’aider également Amara en lui apprenant à conduire.

En revanche, un point négatif de l’épisode est que la nouvelle némésis de JD ne soit pas là. Ils ont beaucoup insisté sur son personnage dans les deux premiers. J’imagine que comme toutes les séries de network, Scrubs doit composer avec des limitations de budget et des acteurs qui ne sont pas présents tous les épisodes. Sur seulement neuf épisodes, et au risque de me répéter, ça donne l’impression qu’on va manquer de temps pour tout développer autant qu’ils aimeraient le faire. J’espère donc déjà un renouvellement pour leur laisser une vraie chance par la suite.

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