Daredevil Born Again – S01E06 – Excessive Force – 15/20

C’est tout de suite mieux quand la série n’essaie pas de faire un one-shot avec du fan service mal géré. Cet épisode est dans la lignée de l’avant-dernier et reprend un semblant de fil rouge bien plus crédible. On a aussi une évolution du personnage de Matt. Je regrette tout de même que ça se fasse en parallèle d’une évolution pour Fisk. Je ne comprends pas la fascination qui existe pour ce méchant, même si l’acteur est excellent. Mais bon, il faut faire avec.

Spoilers 

Angela souhaite que Matt reprenne le travail de son oncle.

Vigilantes. Why we venere the mask ?

Les artistes de rue ont plein de choses à dire aux caméras du documentaire de la saison dis-donc ! Ils sont plutôt fans des justiciers pour la plupart et on les comprend un peu dans une ville où il y a tant de crimes. Un an après, Matt est encore assailli de flashbacks de Foggy et le début de cet épisode traîne clairement en longueur. Je sais qu’il y a eu un mois de diffusion à ce stade, mais c’est un peu tôt pour faire tant de flashbacks sur les cinq premiers épisodes. Sérieusement, il n’y a pas eu grand-chose, on se souvient, hein.

Je me souviens, moi, en tout cas. Et surtout, on se souvient plus de Foggy que de la nouvelle meuf de Matt qui est un peu trop imposée à mon goût dans cette saison. Je n’arrive pas à cerner si je l’aime bien ou non. Ce qui est sûr, c’est qu’elle prépare un nouveau bouquin qui va faire un carton : elle veut parler des justiciers et demande à Matt la possibilité d’interviewer le Punisher ou Daredevil puisqu’il a déjà bossé avec eux. Lol.

Une fois au boulot, Matt retrouve la nièce d’Hector. Elle vient voir l’avocat pour qu’il reprenne les recherches de son oncle : elle sait qu’il était sur un gros coup. Il enquêtait sur de nombreuses disparitions et elle aimerait que le boulot soit terminé désormais. Angela, c’est son nom, donne de bonnes informations à Matt. Il essaie bien de la rediriger vers la police, mais elle déteste les flics pour des raisons bien légitimes étant donné ce qui est arrivé à Hector.

Elle comprend bien qu’elle est seule et que Matt ne veut pas l’aider. C’est con : elle veut finir le boulot toute seule et ça n’a rien de rassurant vu son âge. Bien joué, Daredevil ! Qu’est-ce qui pourrait mal tourner pour elle, hein ?

On la retrouve seule, téméraire mais un bien effrayée, dans les sous-sols de la ville. Sa mère n’ayant pas de nouvelle d’elle le soir-même, elle appelle Matt pour avoir plus d’informations. Si celuli-ci a pour premier réflexe d’appeler le 9-1-1, il finit par comprendre qu’il est temps de renfiler le costume de Daredevil et de partir à la recherche d’Angela.

Fisk est toujours maire de la ville, bien sûr, et ça ne plaît pas à tout le monde. Il y a un super tag où il se fait plaisir avec un cochon, par exemple. Le problème n’est même pas dans ce que représente cette fresque : le problème, c’est qu’elle est faite à partir de sang humain. Outch. Voilà donc ce que fait notre nouveau tueur masqué et pourquoi il vidait de son sang un mec la dernière fois ?

Et il n’y va pas de mains mortes : les analyses ADN révèlent à peu près 60 victimes potentielles. La réaction du maire n’est pas celle que la police attendait : il rit un peu et leur impose de n’en parler à personne. La publicité ferait mauvaise presse et pourrait stopper un temps ce serial-killer qui semble sévir. Ce dernier peint avec le sang de ses victimes et a la classe de signer ses œuvres : il s’appelle Muse.

Ne pas en parler n’est peut-être pas une si bonne idée, cependant. Malheureusement, l’info fuite tout de même jusqu’à Matt et le soir suivant, Muse s’en prend à deux fans qui voulaient le filmer sans savoir qu’il était un serial killer. Il laisse les deux femmes mortes au pied de sa nouvelle fresque. Il semblait y avoir du monde dans la rue où il les tue, elles hurlent… Comment a-t-il fait, sérieusement ?

En tout cas, face à cette menace, Fisk décide de contacter les flics les plus véreux de New-York – à commencer par Powell – afin qu’ils fassent le ménage dans les rues. Superbe. Le maire demande donc aux flics d’être créatifs dans leur manière d’améliorer le monde et leur montrer que la ville est à eux. Ben oui, qu’est-ce qui pourrait mal tourner, hein ?

Le dernier acte de l’épisode se concentre sur Muse : le tueur a bien sûr réussi sans trop de mal à kidnapper Angela. Il la prépare selon son rituel habituel pour la vider de son sang. Je trouve ça un peu gros tout de même : 60 victimes sans être repéré ? C’est énorme. Je ne comprends pas bien comment Matt le retrouve si vite dans les couloirs du métro, aussi. Je sais qu’Angela lui a dit où chercher, mais de là à tomber pile sur son repaire si vite ? Et s’en prendre à lui sans être certain ? Etonnant.

C’est une bonne chose qu’il le fasse, car on part tout de suite sur une grande scène de combat et car la vie d’Angela est en jeu. Chaque seconde compte à ce stade. Daredevil prend clairement du plaisir à nous défoncer Muse. Il le laisse vivre quand il le pend, parce qu’il entend le cœur d’Angela arrêter de battre. Il fait ce qu’il peut pour la sauver – mais ça laisse l’occasion à Muse de s’enfuir. C’est un schéma classique pour une série. Et Daredevil sauve à nouveau quelqu’un comme ça !

Sinon, en début d’épisode, Fisk a aussi un rendez-vous avec un ennemi politique bien déclaré qui négocie un énième deal véreux avec lui. C’est tout à fait le genre de scènes que je ne suis que d’une oreille, quitte à le regretter ensuite quand ça aura une importance pour le reste de la saison, mais bon. La série s’appelle Daredevil, pas Fisk et j’aurais aimé que les scénaristes s’en souviennent franchement.

On passe donc à nouveau plein de temps de cet épisode avec Fisk – Fisk et sa femme qui veut se faire un nom, Fisk et les riches de la ville qui le menacent parce qu’il n’est là que pour un temps, Fisk qui craque ses vestes parce qu’elles ne lui vont plus. Vraiment, ça n’a rien de passionnant. On nous revend aussi une scène où il vient voir son prisonnier… Et pfiou, pourquoi j’accroche si peu à Fisk ?

Sans trop de surprise, l’idée est de le voir se battre avec. Cela se fait en parallèle du combat entre Muse et Daredevil… mais ça finit par la mort du prisonnier.

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Daredevil Born Again – S01E05 – With Interest – 13/20

Voilà un épisode étonnant ! C’est un one-shot au sein de la saison et je n’ai rien contre en théorie, mais je suis plutôt contre les épisodes mal écrits. C’est malheureusement le cas de celui-ci, vraiment : s’il y a un guest inattendu et sympa, il y a beaucoup d’appât pour rien, des infos inutiles et des scènes auxquelles on ne peut pas croire, tout simplement. Franchement, c’est dommage : il y a plein de qualités (côté action, musique, acting…), mais les défauts les éclipsent.

Spoilers 

Et si on faisait un épisode braquage de banque ? C’est original, ça, personne ne l’a jamais fait, non ?

Careful what you wish for, Mr Murdock.

L’épisode marque des points en commençant directement par le générique, je crois. Je l’adore ce générique. Il marque aussi des points en étant un épisode pour la St Patrick, probablement diffusé la bonne semaine. Moi, je perds des points parce que je le regarde avec un mois de retard (pile, un mois après la St Patrick en tout cas) et parce que je n’ai pas reconnu immédiatement que le Mr Khan avec qui Matt avait rendez-vous était le père de Kamala Khan.

L’avantage, c’est que la série ne tourne pas autour du pot : le père parle de Miss Marvel histoire de. Si c’est juste pour du fan service et de la promo de Funko, c’est nul. Moi, j’ai maintenant envie de la voir. Pourtant, il faut juste que j’entende Matt raconter le besoin qu’il a d’un prêt financier pour son cabinet. Il parle en vain, en plus : le père de Kamala est tout gentil, mais il refuse le prêt.

Matt part donc de la banque… et ça se fait juste avant que celle-ci ne soit braquée. Par chance, Matt entend encore suffisamment bien pour faire demi-tour, tout en demandant à Kirsten d’appeler les secours. Peut-être que dire ce qu’il se passe serait utile, mais non. Alors que le père de Kamala essaie de contacter sa fille en vain, Matt revient donc dans la banque en sifflotant, l’air de rien.

Il est fort pour jouer les innocents et rappeler l’air de rien qu’ils risquent la prison à perpétuité s’ils se transforment en meurtrier. Allez. Les braqueurs n’apprécient pas d’avoir un avocat parmi eux, pas plus qu’ils n’apprécient de découvrir que malgré une préparation très minutieuse, ils ont choisi un jour où le directeur de la banque n’était pas là. C’est con. En plus, Matt fait venir les flics plus vite que prévu.

On sent bien qu’ils perdent un peu le contrôle, surtout que Matt entend tout ce qu’ils disent derrière des portes closes pour se préparer à la suite. Ils décident d’utiliser Yusuf, le père de Kamala, pour accéder au coffre-fort – mais Matt apprend de celui-ci qu’il ne peut pas réellement ouvrir le coffre – et de libérer deux otages en signe de bonne fois quand la police leur demande. La police ? On nous introduit l’agent Angie Kim. Elle est calme et déterminée comme il se doit. Je l’aime bien.

À l’inverse, les braqueurs n’aiment pas du tout Matt. Ils essaient donc de faire sortir de la banque quand ils doivent libérer des otages, mais il ne l’entend pas comme ça. Je trouve ça un peu grossier ensuite : non seulement, Matt parvient à négocier pour rester parmi les otages, mais en plus, il se fait accompagner aux toilettes simplement parce qu’il en a envie ? Et personne d’autre n’en a envie ? Non, franchement, c’est trop gros.

Cela mène à une scène sympa où on nous coupe la musique pour bien faire comprendre que Matt doit réussir à neutraliser le braqueur qui l’accompagne (et est super sympa à décrire tout ce que Matt ne peut pas voir comme s’il était guide habituel pour un malvoyant !) sans faire de bruit. La scène d’action reste efficace. Matt parvient à le faire et à atteindre Yusuf et un autre braqueur juste à temps : Yusuf était sur le point de se faire tirer dessus.

Une fois le braqueur KO, Matt décide de… braquer la banque, tout simplement. Son argument est qu’ils ne peuvent pas remonter les mains vides, ce que j’entends, mais ils vont remonter aussi avec deux braqueurs KO ? C’est cool de voir que Matt sait débloquer des coffre-forts. C’est moins cool de voir Yusuf galérer à ouvrir le coffre que les braqueurs visent, mais prendre le temps quand même de papoter avec Matt pour savoir s’il est vraiment orphelin. Non mais sérieux.

La blague de l’agent Kim sur la nonne leprechaun m’a fait rire, c’est honteux. Heureusement, on enchaîne vite sur autre chose : la police veut entrer, les braqueurs prennent mal que Matt remonte seul et avec le diamant dans la main et… Matt balance le diamant dans les airs ?

Il réussit ensuite à mettre KO les braqueurs car les fumigènes de la police ne l’empêchent pas plus que d’habitude de voir ce qu’il se passe (of course), puis à sortir de la banque comme si de rien n’était en tant qu’otage. Sortir de la banque ? Il veut rejoindre un dernier braqueur qui se fait passer pour un flic, histoire de le tabasser. Et le diamant ? Eh bien, il y a une cliente qui croyait l’avoir, mais en fait non, elle n’a qu’un bonbon.

Après tout ça, Matt prend le temps de revenir voir Yusuf pour prendre de ses nouvelles. C’est l’occasion de nous reparler de Kamala et de nous révéler que le diamant est désormais dans les bonbons de Yusuf. La police ne l’ayant pas retrouvé, le voilà riche ? Faudra juste qu’on m’explique pourquoi et comment Matt ne s’est pas retrouvé en prison par contre : il a littéralement ouvert le coffre et donné le diamant, qui a disparu, aux voleurs – ou à un employé de la banque, ou au public… Je veux dire, la police ne peut pas ignorer ça, si ?

Et bien si.

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Daredevil Born Again – S01E04 – Sic Semper Systema – 13/20

L’épisode s’éparpille bien plus et vous allez dire, à raison, que je ne sais pas ce que je veux, mais ça ne m’a pas plu non plus qu’il aille à ce point dans toutes les directions. Je trouve qu’on a du mal à voir concrètement où les scénaristes souhaitent aller. Au passage, il y a LA scène de retrouvailles qui était attendue mais qui est un peu un flop et un message social balancé lourdement. Eh, faites mieux !

Spoilers 

Une nouvelle menace pointe le bout de son nez, mais Matt est occupé à faire son deuil d’Hector.

I hate this city, no one is doing anything about it and no one will ever do anything about it.

On ne saura pas exactement comment Matt a appris la mort d’Hector : l’épisode commence avec son passage à la morgue pour savoir ce qu’il s’est passé exactement. Matt est aussi confronté à la nièce d’Hector venue voir son oncle. Elle devrait en vouloir bien plus à cet avocat qui a révélé l’identité de son oncle en vrai : oui, il l’a sorti de prison, mais cette exécution est clairement liée à son activité. Pourtant, elle laisse Matt la consoler, malgré sa colère contre la situation. Avant de passer au générique, on nous révèle alors un autre personnage au visage masqué. Allons bon, encore une miette jetée pour nous faire patienter jusqu’au cliffhanger… où on le revoit en train de torturer un type. Soit.

Post-générique, nous retrouvons un des hommes de main de Fisk alors qu’il passe une bonne soirée en boîte de nuit. Je ne m’attendais pas du tout à le suivre dans ce cadre-là, mais admettons. Il est évident que ce n’est pas gratuit de toute manière, même si pour l’instant, je peine à voir où les scénaristes veulent aller avec son personnage. Bien sûr, il parle de Fisk et donne des infos confidentielles, donc ça va lui retomber dessus.

Le lendemain, il retourne au travail et assiste à une réunion de Fisk dans laquelle celui-ci parle d’un projet immobilier. Sans trop de surprise, un article finit par sortir et comparer le maire à une ordure. Daniel, c’est le nom de l’employé, culpabilise et en parle à sa boss, Sheila. Elle essaie de distraire Fisk autant que possible, mais celui-ci est bien trop énervé par les retours de la presse pour que ça passe comme ça.

Il convoque toute son équipe pour essayer de savoir d’où vient la fuite. Daniel reconnaît son erreur face à Fisk. Bien que celui-ci soit très énervé, il réussit l’exploit de maîtriser ses nerfs : il remercie Daniel pour son honnêteté et ne le vire pas. En effet, il reconnaît son courage de dire la vérité et sa loyauté ; et il compte bien en profiter. Arf. C’est exactement ce genre d’attitude qui fait de Fisk un adversaire redoutable : il sait comment se rendre merveilleux aux yeux de ses employés. Daniel ne lui refusera plus jamais rien, je suppose. Le soir, on voit Fisk dîner face à un type en cage, et j’avoue que je n’ai pas reconnu qui c’était alors que je suppose qu’on doit déjà le savoir. Ce sera réexpliqué plus tard, hein. Adam, probablement ?

Après le procès d’Hector, Kirsten trouve un nouveau client pour Matt et l’envoie rapidement bosser là-dessus. Le nouveau client est un vrai rigolo qui souhaite faire rire les autres gens dans la cellule quand il découvre que son avocat est aveugle – en vrai de vrai, ça me pose question : tous les documents sont en braille ? Je sais, c’est un détail. C’est la première fois que j’y réfléchis je suppose.

Allez, tout ça ne l’empêche pas de faire son job, même si j’ai du mal à voir où va la série pour l’instant. Matt défend donc Leroy, un type récidiviste qui s’est fait arrêter pour… avoir volé du popcorn dans une boutique. Y a pas de petites affaires, je suppose ? Leroy est assez insupportable à ne pas reconnaître sa punition et à exiger de Matt qu’il fasse en sorte de le libérer sans le moindre jour de prison.

Ce n’est pas évident vu son casier. Pourtant, Matt parvient à négocier avec l’avocate d’en face avant même la tenue d’un procès : elle finit par concéder à ne laisser que dix jours de prison à Leroy quand elle comptait en demander 35 à l’origine. Matt est excellent dans son métier, ce n’est pas nouveau. Au tribunal, il croise aussi à nouveau l’agent Powell, ce qui est l’occasion pour lui de creuser sur ce qui est arrivé à Hector. Il écoute donc les battements de cœur du flic quand il assure ne rien savoir du meurtre d’Hector.

Une fois que c’est fait, il retourne voir Leroy, toujours pas heureux de ses dix jours de prison à venir. Il se lance dans une tirade sur la difficulté de la vie, sur les services sociaux qui lui coupent les allocations quand il ne vient pas aux rendez-vous parce qu’il est en prison. Soit. J’aime bien le message derrière, mais j’ai trouvé que c’était un peu grossier de la part de cette série de nous l’imposer comme ça. À voir s’il y aura un autre intérêt.

En attendant, Matt continue de mener l’enquête sur ce qui est arrivé à Hector. Sur le lieu de son meurtre, il retrouve la douille qui a servi à le tuer (on pourrait croire que la police aurait été capable de le faire si un aveugle réussit rien qu’avec son ouïe, mais bon) et découvre le logo du Punisher dessus. Il n’en faut pas plus pour que Matt rende une petite visite à Frank.

Je ne m’attendais pas à un retour comme ça pour Frank : il est clairement un déchet humain, enfermé dans sa base à ne plus vouloir se mêler de rien. Il agresse Matt en le prenant pour un intrus, se calme quand il le voit… mais le ton remonte tout aussi vite entre eux. En effet, Matt accuse Frank de rester inactif dans la lutte contre le crime.

Le meurtre d’Hector ? Frank blâme un de ses nombreux fans qui n’a pas compris son message. Ma foi, c’est bien écrit, ça ; c’est exactement ce qu’il se passe après tout. La scène entre les deux est aussi l’occasion, inattendue, de voir Matt digérer un peu la mort de Foggy. On en entend beaucoup parler pour quelqu’un qui est mort il y a plus d’un an : Frank cerne tout de suite que Matt n’a pas encore digéré la mort de Foggy. C’est à peu près tout ce à quoi cette scène sert finalement.

Matt rentre ensuite chez lui où il retrouve sa nouvelle petite amie. Elle ne vaut pas Elektra, tout de même, mais admettons. S’il couche avec elle, il ne trouve pas pour autant le sommeil ensuite. La conversation avec Frank a clairement réveillé quelque chose en lui : il remonte sur le toit de son immeuble pour s’entraîner avec ses armes de Daredevil. Après tout, lui aussi est inactif contre le crime depuis la mort de Foggy.

Enfin, la thérapie de couple continue pour Fisk et Vanessa. Je comprends bien qu’on y aura droit toute la saison, mais je n’arrive pas à savoir si je trouve ça vraiment pertinent. Leur couple n’est pas spécialement un couple qui fait rêver, qui peut servir de modèle avec les tromperies ou qui m’intéresse vraiment. C’est juste un moyen de découvrir un peu plus les personnages et les failles de chacun d’entre eux.

Vanessa a trompé Fisk avec Adam, aucun d’eux ne sait désormais où il est après une conversation avec Fisk et… ça semble convenir à tout le monde ? C’est étonnant. Vanessa a tout de même l’occasion de dire du bien de Fisk et d’assurer à sa psy qu’elle va bien : son mari ne lui fera jamais du mal. Tant mieux pour elle, je suppose… mais et les autres alors ?

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Daredevil Born Again – S01E03 – The Hollow of His Hand – 16/20

La série reste bien bavarde, mais je crois que je n’en attendais pas autre chose. En revanche, j’attendais un fil rouge qui s’étire dans la durée, pas une écriture similaire à celle d’un film. On avance plus vite que je ne m’y attendais en ne restant concentré quasiment que sur une seule intrigue dans cet épisode. Après, je dois bien reconnaître que ça fonctionne.

Spoilers 

Matt prépare le procès d’Hector.

You lecture me about what’s right and wrong, and then you have the nerve to make a mockery of my courtroom !

J’avais la meilleure volonté du monde pour voir cette série au fur et à mesure de sa diffusion, parce que j’adore voir les séries comme ça… Et pourtant, me voilà avec toute la saison à rattraper. Dire que j’avais même pour ambition de rattraper Punisher entre deux épisodes. C’est malin, ce fut un énorme fail. Il faut bien commencer quelque part, cependant, alors c’est parti pour cette critique.

En début d’épisode, Matt se rend auprès d’Hector pour le réconforter et, vraiment, cette série est parfois bavarde juste pour occuper du temps d’épisode, je trouve.

Après le générique, on s’éloigne de l’intrigue principale pour assister à un étonnant braquage où un homme se fait tuer parce que son collègue est trop con pour donner sans portefeuille sans broncher. Le lendemain, Fisk est tenu au courant de ce double meurtre et de la perte du camion que les hommes conduisaient pendant son petit-déjeuner avec Vanessa. Cette dernière s’inquiète un peu que la guerre des petites fourmis ne finisse par leur exploser au visage, mais Fisk lui assure qu’elle n’est pas concernée.

Il faut bien dire que c’est aussi comme ça que je me sens : je ne me sens pas trop concerné par les magouilles de Fisk et Vanessa, ni par les pions avec lesquels ils se battent sans trop le dire. Il faut pourtant qu’ils apprennent à communiquer : ils continuent de suivre une thérapie de couple – en espérant pour Vanessa qu’elle parviendra à obtenir ce qu’elle veut, à savoir être mouillée davantage dans les affaires de Fisk. Chacun ses délires.

De son côté, Matt rencontre l’agent Powell dans les toilettes du tribunal. Ce dernier est là pour tenter de l’impressionner, mais bon, il en faut plus que ça pour l’impressionner et il compte tout de même défendre Hector. Matt s’est déchaîné la veille, mais personne n’en parle : j’aime bien quand même que la série prenne le temps de nous montrer ses poings ensanglantés. Il n’est qu’un humain, après tout.

Un humain, oui, mais aux sens aiguisés : pendant le procès, il entend un autre flic murmurer que Nicky Torres ne doit surtout pas témoigner. Il faut dire que toute la défense de Matt repose sur sa présence pour prouver que Powell ment à la barre : il assure ne pas connaître son indic’ et Matt compte bien prouver que si. J’aime bien que la série prenne le temps de nous montrer un procès, parce que c’est le job de Matt après tout.

Il est plutôt bon avocat quand il s’attaque à Powell qui, lui, cherche à charger Hector autant que possible. On nous fait tout un tas de suspense autour de Nick en revanche : pendant un long moment, il semble qu’il ne viendra pas au procès… et quand il arrive enfin, le problème est qu’il revient sur son témoignage. Il ment à la barre et refuse de reconnaître qu’il donnait des infos aux flics. C’est con : c’est la raison pour laquelle Hector est intervenu à la base, il le protégeait.

Cela fait reculer de plusieurs cases le cabinet de Matt. Il fait quand même venir Hector à la barre. Lui, il confirme, sous serment, ce qu’il s’est passé. Comme ce n’est pas suffisant, Matt décide de révéler son identité secrète de White Tiger. C’est complètement abusé : après s’être battu pour garder le secret de son client, il le balance devant tout un tribunal, sans même prévenir Hector avant. Ce dernier ne semble même pas lui en vouloir plus que ça : le plus énervé dans l’histoire est le juge.

Je comprends le point de vue de Matt qui est que les policiers menacent ses témoins alors il faut bien montrer que White Tiger est un justicier qui fait le bien pour la communauté. En effet, les flics ne peuvent pas faire taire tous les gens qu’il a pu aider – surtout quand il y a aussi des rapports de police qui expliquent tout le bien que ce justicier fait.

La police a beau être corrompue, il est compliqué de faire face à un cas bien défendu par Matt. Il fait d’Hector un héros populaire. L’avocat en face est quand même capable de faire face, justement : il est tout à fait humain de faire le bien comme le mal. Les bonnes actions n’annulent pas les mauvaises actions ; et surtout, il y a un policier qui s’est pris un métro en pleine face. C’est un peu longuet ces scènes de procès ; pas forcément ce à quoi on s’attend en regardant une série de super-héros… mais c’est aussi hyper efficace comme écriture. Le changement de ton est plutôt bienvenu. En revanche, il y a des personnages secondaires qui manquent. Tout se centre tellement sur cette intrigue de procès qu’on dirait plus un film qu’une série.

Je m’attendais à ce que le procès dure sur la saison et soit un fil rouge, moi, mais ce n’est pas le cas : Hector est reconnu non coupable de tous les chefs d’accusation dix bonnes minutes avant la fin d’épisode. Bon, un peu moins avec le générique, je suppose, mais tout de même. C’est une victoire pour le cabinet de Matt et il célèbre ça en passant la soirée avec sa nouvelle copine – et en parlant de Foggy tss.

Il y en a un à qui la conclusion du procès ne plaît pas du tout : c’est Fisk. Il rappelle la journaliste pour faire une déclaration claire : le maire de New-York considère que les justiciers n’ont pas leur place dans ce monde et sont des lâches à cacher leur visage. Allez. Il assure que ça ne continuera pas ainsi. On en arrive alors au cliffhanger : Hector renfile son costume de White Tiger et sort pour protéger la veuve et l’orphelin. Malheureusement pour lui, il se prend une balle dans la tête de manière tout à fait gratuite et inattendue.

Et le tueur n’est autre qu’un homme habillé avec… Un pull Punisher, bien sûr. Arf.

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