9-1-1 – S08E13 – Invisible – 14/20

Le timing de cet épisode est étrange et fait un peu écho à une situation qui m’est arrivée aujourd’hui, c’est amusant. Ceci mis de côté, c’est un épisode on ne peut plus classique, avec toujours cette sous-intrigue sur un perso dont je n’ai rien à faire et des interventions toutes plus perchées les unes que les autres. L’essentiel, c’est que ça fonctionne.

Spoilers

Eddie veut récupérer Christopher, Hen est vexée par tout son entourage.


Probably my best birthday ever.

J’ai beaucoup hésité à lancer cet épisode, parce que je sais que je m’approche de l’épisode qui a traumatisé tout Twitter, qu’il est tard et que j’ai peur d’avoir à regarder le trauma juste avant d’aller bosser demain matin… Mais en même temps, j’ai un peu de temps et à quoi bon me lancer dans une énième série. Mon but est clair pour cette rentrée : regarder une saison à la fois jusqu’à son bout, en ne l’intercalant qu’avec les séries hebdo. C’est audacieux, je sais, mais je me dis que ça me permettra enfin d’avancer un peu…

Pour autant, je remets un peu en question mes choix face à la première intervention de l’épisode qui est loin d’être incroyable. On y voit un homme se faire virer, rentrer chez lui, ranger une maison qui ne ressemble à rien et se retrouver coincé par le sommier de son lit et devoir entendre sa fiancée le tromper avec son cousin sur ce même lit. Je ne vais pas m’aventurer plus loin dans les détails. Honnêtement, on s’en fiche, un peu, non ?

Pourtant, la deuxième intervention de l’épisode nous ramène le même type : Archie (ce nom, déjà…). C’est terrible : elle ressemble fort à du Destination finale. Après avoir été coincé sous son propre matelas, le voilà qui se retrouve coincé sur la roue d’un camion. Oui, oui, entre la roue et le reste du camion. Espérons qu’il puisse avoir une bonne assurance avec son nouveau job. Hen s’occupe un peu de lui, cette fois : elle se rend compte qu’il n’a vu personne à l’hôpital la fois précédente et lui fait la morale pour qu’il ose prendre un peu plus de place dans le monde, cette fois.

Buck et Eddie continuent de passer littéralement tout leur temps au téléphone en visio, y compris pendant qu’ils font la cuisine. Surtout pendant qu’ils cuisinent, apparemment. Eddie a une cuisine sympa, en vrai, et il explique à Buck tout ce qu’il fait pour tenter de convaincre son fils de venir vivre chez lui. Il lui a ramené la PS5, c’est bon signe, non ? Franchement, je n’aime pas assez Eddie pour être vraiment passionné par toute cette intrigue. Heureusement que ça tourne autour de Christopher, parce que j’aime ce personnage.

Il commence à être difficile d’apprécier sa grand-mère par contre. Elle fait vraiment en sorte qu’Eddie se retrouve seul sans son fils, en permanence, et elle juge tout en permanence. C’est si horrible de la voir tout faire pour garder la garde exclusive de son petit-fils, allant jusqu’à faire culpabiliser Eddie de vouloir passer du temps avec son fils. C’est finalement Buck qui lui donne le meilleur conseil possible : prendre un uber (lol) et se rendre au tournoi d’échec de son fils.

Sur place, il découvre que tout le monde pense que le grand-père est le père de Chris. Pourtant quand Chris se sent mal et se vomit dessus, c’est Eddie qui est le plus réactif et lui vient en aide. Chris en profite pour expliquer à son père qu’il déteste les échecs et la pression que ça lui met : il le fait pour son grand-père qui adore ça, tout simplement.

Eddie le ramène donc directement chez les grands-parents pour prendre toutes les affaires de Chris dont il a besoin pour passer la nuit chez lui. Bref, Eddie prend sa revanche sur ses parents : il les aime, mais eh, c’est son fils et ce de lui dont il a besoin. Parfait. Espérons qu’on ne retrouve pas les parents d’Eddie si tôt que ça dans la série !

En parallèle de tout ça, on retrouve enfin Hen dans sa famille. Cela fait quelques épisodes qu’on ne la  voyait plus vraiment. Après, c’est un peu violent : on la voit se préparer et se faire toute belle pour son anniversaire… sauf que Karen et les enfants oublient totalement de lui souhaiter. Bon, ça sent la surprise pour le soir-même, surtout quand la mère d’Hen oublie aussi de lui fêter son anniversaire. Pour autant, cela fait quelques bonnes blagues tout de même.

En plus, le timing est terrible parce que je me suis rendu compte il y a quelques heures que j’avais totalement oublié de fêter les 30 ans d’un collègue. Et moi, je n’ai pas organisé une surprise derrière hein.

Cela dit, eux non plus : contrairement à ce que j’imaginais, tous les personnages oublient bien l’anniversaire d’Hen. Elle le prend super mal, bien sûr, et elle finit par piquer une crise même si tout le monde se rattrape avec des cadeaux de dernière minute. Elle a l’air ridicule à s’énerver pour quelque chose de si ridicule qu’un oubli d’anniversaire, mais elle est blessée. Et ça se comprend.

En plus, sa crise se retourne contre elle quand elle se rend compte que la troisième intervention de l’épisode concerne encore Archie. Le soir même, la voiture dans laquelle il vit est emmené par la fourrière alors qu’il dort dedans, des gens le poussent avant de monter dans leur bus et hop, il n’en faut pas plus pour qu’Archie s’énerve. Il en a marre d’être invisible et suit le conseil d’Hen.

Le truc, c’est qu’il prend sa place dans ce monde en prenant tout un bus en otage. Rien que ça. C’est abusé et abusif, mais admettons, il a de quoi être en colère après le monde. Fort heureusement, les pompiers sont appelés à la rescousse sur le lieu de l’incident quand le bus rentre dans des voitures de police et qu’Archie poignarde par accident un homme qui essayait de lui demander de poser son couteau. Cela fait beaucoup d’incidents.

Hen comprend qu’ils ont affaire à Archie et demande à Athena de monter dans le bus pour le raisonner. Elle y parvient assez vite, développant une étonnante amitié avec Archie, même quand elle lui révèle qu’elle a été aussi égoïste que le reste du monde envers lui en parlant d’elle plutôt que de lui. Pour autant, elle lui sauve la vie et tout est bien qui finit bien. Archie est sauvé, fait un drôle de cadeau pourri à Hen et celle-ci vit finalement son meilleur anniversaire avec ses collègues faisant son boulot à sa place et la presse titrant ses exploits héroïques du jour. Merveilleux.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 – S08E12 – Disconnected – 14/20

Une fois n’est pas coutume : il y a une intrigue que j’adore et que j’aurais aimé voir durer bien plus longtemps tant c’était intéressant à suivre – du point de vue psychologique, du point de vue du personnage que j’adore. À l’inverse, le reste de l’épisode m’a profondément ennuyé parce que je n’aime pas le personnage et que ça n’a rien à voir avec le concept de la série, en fait. Décidément, cette saison !

Spoilers

Maddie veut retourner au travail, mais eh, pas si simple !


She took my voice.

Déjà une semaine sans épisode de 9-1-1 finalement. J’étais pourtant bien parti pour me les enchaîner, mais il y a eu quelques nouveautés et le taf est toujours là pour m’empêcher de bien faire mon hobby. C’est moche, pas vrai ? Pas autant que les cauchemars de Maddie. Il est assez logique qu’elle en fasse après ce qui lui est arrivé.

Petite chanson sympa et bonne humeur au début, certes, mais elle se retrouve ensuite à se parler au téléphone et se faire égorger. Elle a donc des terreurs nocturnes qui durent depuis cinq semaines (ah, y a donc eu une pause dans la diffusion, OK), ses terreurs concernent le travail et… Elle décide donc de reprendre le travail.

Cela paraît tordu à la base, mais elle le justifie plutôt bien : elle a l’impression de ne plus aider les gens, et c’est dans son ADN de le faire. Elle donne tellement envie de faire ce travail, en vrai. J’aime bien sa réflexion qui est qu’elle a l’impression de laisser gagner la serial killer. Maddie retourne donc au centre d’appel.

Son premier appel est celui d’un petit garçon coincé dans un appartement en feu, à cause d’un sachet de popcorn. Les grands classiques ! C’est triste, tout de même, parce que le petit garçon ne sait pas son adresse ou l’étage dans lequel il vit : il vient d’emménager avec son père, inconscient. Maddie fait son job et le fait super bien, trouvant toutes les pistes pour aider et localiser le gamin. Seulement voilà, plus l’appel progresse, plus Maddie semble perdre sa voix. C’est douloureux à écouter à ce stade : elle a vraiment une voix qui part en vrille, comme quand je fais 5 ou 6 heures de cours et que je force encore le soir. Sauf qu’elle, elle n’a pas forcé.

Pendant l’appel, elle devient subitement aphone, paniquant en plus de ne pas pouvoir aider le petit garçon. Pas de quoi s’inquiéter : Josh prend le relai, Buck et Ravi sauvent le petit sans aucun souci et s’occupent même de son papa. On n’en doutait pas. Par contre, Maddie ? Elle a vraiment perdu sa voix et n’arrive plus à parler.

Au départ, elle pense que c’est lié à sa blessure à la gorge. On notera qu’elle a désormais une cicatrice, qu’on ne voyait pas dans l’épisode précédent, il me semble. Qu’importe : le fait qu’elle soit aphone n’a rien à voir en fait. Son médecin finit par expliquer à Maddie et Chimney que sa blessure est possiblement psychologique et liée à un traumatisme. La pauvre. Elle comprend que son trauma est d’avoir été égorgée par un serial-killer lors de son dernier appel – alors se retrouver à nouveau en ligne lui a fait perdre sa voix.

Elle se retrouve à devoir faire quelques exercices de voix (quel enfer, ces trucs, je vous jure), mais est surtout déprimée de ne pas réussir à faire face. L’épisode rate vraiment quelque chose avec cette intrigue, par contre : il n’y a pas de scène avec Buck. Je trouve ça tellement exagéré ! Elle est toujours là pour lui, mais elle, elle est soutenue par Chimney (normal) et… Athena ? BON. Elles sont potes, je veux bien, mais c’est étrange tout de même. Athena est celle qui trouve les mots qui finissent par débloquer Maddie : oui, on a annoncé que ça pouvait durer à vie, mais évidemment que Maddie va trouver la solution pour retrouver sa voix. Elle passe son temps à écrire sur sa tablette, tout en écoutant Athena lui raconter sa peur quotidienne sur le terrain.

J’aime bien, en tout cas, la manière dont la série montre bien, en quelques minutes, la difficulté que ça peut être de ne pas avoir de voix. D’ailleurs, c’est finalement dans une situation où elle en a vraiment besoin que Maddie retrouve sa voix : elle pense perdre Jee au parc. C’est terrible pour elle, et elle a donc besoin de sa voix pour la retrouver. Elle parvient donc à crier. Et tadaa. C’est simple, tout de même. J’aurais aimé que l’intrigue dure deux ou trois épisodes, en vrai, mais c’est 9-1-1.

Maddie retourne donc au travail le lendemain et peut à nouveau aider les gens, tout est bien qui finit bien.

Malheureusement, mais c’était prévisible, la série décide de se concentrer un peu sur Eddie et son arrivée dans un autre État. Il cherche bien sûr à se faire embaucher comme pompier… J’aurais tellement aimé qu’il quitte la série, en vrai. Si Maddie s’est fait égorger il y a cinq semaines, Eddie est arrivé trois semaines plus tôt dans un appartement qui est horrible : fuite au plafond (eh, ça ressemble au mien !), placards qui ne tiennent pas, disjoncteur qui saute… Voilà qui ne donne pas envie.

L’entretien d’Eddie avec son nouveau capitaine, Morales, se passe moyennement bien : le capitaine est méfiant, parce qu’il a déjà embauché quelqu’un qui s’est barré rapidement et qu’il n’a pas envie de recommencer. Mouais. Eddie se vend bien, c’est déjà ça.

Il passe ensuite un peu de temps avec son fils et ses parents, histoire d’offrir une PS5 à Christopher et de gagner des points dans son affection et de lui lancer un dilemme terrible : faut-il installer la PS5 chez ses parents ou chez lui ? Le truc, c’est que la grand-mère n’a pas l’intention de laisser partir son petit-fils. Elle s’est habituée à sa présence et fait tout pour le garder auprès d’elle. Aha.

Eddie était sûr d’avoir décroché son job et payait même la PS5 en anticipant le bonus qu’il aurait en signant un nouveau contrat. Malheureusement, ce n’est pas le cas : les pompiers ne peuvent plus embaucher dans l’Etat pour le moment, un moment qui pourrait durer jusqu’à un an. Oups. Il contacte Buck pour lui raconter tous ses malheurs, bien sûr. À défaut d’être là pour Maddie, il est là pour Eddie, c’est déjà ça.

Eddie n’ayant plus de job, il finit par se résoudre à devenir chauffeur Uber. C’est loin d’être une réussite. La série nous impose un long montage où on le voit galérer comme c’est pas permis à se faire de l’argent : il est bavard, horrible chauffeur qui se mêle de tout. Franchement, il fait toutes les erreurs de débutant possibles. Et je le sais sans avoir été jamais chauffeur. Bien sûr, il galère financièrement à côté. Heureusement, une cliente finit par lui expliquer comment faire pour se faire de la thune sur ce job : il n’a qu’à se la fermer. Et ça marche super bien.

Le problème, c’est qu’il ment toujours à son fils et que celui-ci finit par s’en rendre compte quand il prend un chauffeur Uber avec son pote et tombe sur son père. L’un comme l’autre font comme s’ils ne se connaissaient pas, ce qui perturbe énormément Eddie après coup. Il s’en veut de son énième mensonge. Tout est bien qui finit bien, par contre : Christopher finit par venir voir son père et lui dire qu’il est toujours son père, qu’il a envie qu’il reste dans sa vie. C’est meugnon.

Enfin, j’en parle vite fait car c’était pas intéressant, mais y a aussi une intervention pour un type débile qui conduit pendant son procès en ligne alors qu’il n’est pas supposé avoir de permis à cause de ses infractions. Un accident plus tard, les pompiers doivent le sauver et sa voiture pile tombe sur celle d’un flic. Faut être complètement con pour se garer là. Tiens, et le cliffhanger sur Athena avec le paquebot n’en était pas un finalement ?

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 – S08E11 – Holy Mother of God – 14/20

Je suis partagé : une des intrigues, la principale si on en croit le titre de l’épisode, n’a pas réussi à me convaincre en me rendant insupportable un des personnages de la série et en me faisant lever les yeux au ciel mille fois au moins. La seconde, en revanche, s’est centrée sur un personnage que j’aime bien et, s’il lui a fallu du temps pour y arriver, a fini par enfin aborder une question qui devrait être traité depuis le début de la saison au moins. C’est plaisant à voir, même si c’était encore trop expéditif à mon goût.

Spoilers

Buck se remet du départ d’Eddie, Bobby retrouve en intervention une figure de son passé.


So I’m guessing Buck is Jesus in this metaphor.

Il faut croire qu’Eddie est définitivement parti : Buck emménage dans cet épisode et est complètement débordé par la situation. Je peux le comprendre : c’est horrible les déménagements, j’ai eu de quoi faire il y a quelques années et j’angoisse déjà du prochain, passant ma vie à l’anticiper (mais à continuer d’accumuler bien trop d’affaires). Après, je ne me suis jamais retrouvé à aller dormir chez quelqu’un d’autre comme il le fait, c’est un peu étrange tout de même.

Je ne sais pas comment il se débrouille, mais en même temps, c’est Buck, quoi. Il passe donc sa vie chez sa sœur, à qui ça fait tout de même du bien d’avoir son frère chez elle. Après ce qui lui est arrivé, OK, pourquoi pas, mais elle semble déjà remise : elle est sur ses pieds, elle a de la voix malgré l’égorgement, tout va bien, quoi. Buck, lui, va moins bien qu’elle et fait tout tourner autour de lui, une fois de plus : il ne s’habitue pas à son nouvel appartement, car c’est celui d’Eddie. Heureusement que Buck et Maddie ont une super relation, ça sauve tellement la série !

Maddie conseille à Buck de se faire de nouveaux amis. C’est vrai qu’il finit par être assez isolé. On se retrouve donc avec Buck qui essaie de devenir ami avec Ravi (Ravi est là ! Je n’y croyais plus, je l’avais oublié). C’est abusé, ça fait quatre ans qu’il ignore Ravi et que personne ne semble lui parler à lui. Je trouve ça d’autant plus surprenant que ça va à l’encontre de la notion de grande famille vendue en permanence par la série. C’est sûr qu’il y a du monde dans une caserne, mais ils sont tous si difficiles avec lui !

Et ça ne s’arrange pas quand Buck essaie d’être pote avec Ravi. Tout ce qu’il fait, c’est passer sa soirée à parler d’Eddie, d’Eddie et d’Eddie. À part ça, il est amoureux de Tommy, hein, pas de son « meilleur ami ». Quand Ravi part chercher quelques bières au bar, il tombe justement sur Tommy, ce qui lui permet de se trouver une porte de sortie. C’est pas cool d’abandonner Tommy et Buck ensemble, mais c’est amusant tout de même. J’adore Ravi.

Bref. Tommy et Buck rattrapent le temps perdu… ou pas. Tommy dit que Buck lui manque, qu’il n’a plus de news d’Eddie depuis des mois (c’était bien la peine) et… les deux couchent ensemble sans s’en dire beaucoup plus que ça. Non mais sérieusement. C’est énervant. Quelle relation pourrie ! Tommy largue Buck car il ne voit pas d’avenir dans cette relation, mais il couche avec ? Et il est prêt à recommencer sa relation avec au petit matin ?

Allez. La scène est géniale, cela dit : Tommy finit par balancer à Buck ce que le monde entier sait. S’il a rompu avec Buck, ce n’est pas par crainte qu’il couche avec d’autres gens un jour ou l’autre, c’était par crainte qu’il se rende enfin compte qu’il est amoureux d’Eddie. Buck le prend mal et réagit avec les pires réponses possibles – je n’ai pas à avoir de sexe avec tous les gens pour qui j’ai des sentiments et pas à avoir de sentiments pour tous les gens avec qui j’ai couche. Allez bim. Tommy se barre, mais au moins on progresse pour le personnage de Buck. Même Maddie se met enfin à souligner que ce ne serait pas si étrange qu’il soit amoureux d’Eddie.

Oui, bien sûr, Buck vient se plaindre à Maddie de ce qu’il s’est passé. Il finit par avouer qu’il n’a pas envie d’emménager, car ça voudra dire qu’Eddie ne reviendra pas. Mouais. Tommy ? Il le rappelle pour lui dire qu’il l’a peut-être utilisé pour ne pas être seul et que ce n’est pas génial comme idée. Et une fois que tout ça est dit et analysé, Buck parvient enfin à défaire ses cartons et s’installer dans l’appartement d’Eddie. Qui devient le sien. Le loft était tellement mieux !

La première intervention de l’épisode met du temps à se mettre en place, je trouve. On y suit une femme qui fait un one-woman show particulier comme on en trouve souvent aux USA. Il s’agit de Sister Ann, qui partage la bonne parole de Jésus pour régler les problèmes des gens. Tout semble bien passer dans une ambiance hyper festive jusqu’à ce que tout le monde se mette soudainement à s’évanouir.

Ce n’est qu’un début : quand nos pompiers arrivent, ils ont aussi affaire à des gens qui vomissent, tombent dans les escaliers ou dansent de manière étrange. Buck trouve rapidement la cause des soucis de tous ces gens : une intoxication au monoxyde de carbone, tout simplement, avec des consignes de sécurité élémentaires non respectées.

L’intervention est peu intéressante, même si on repère assez vite que Bobby semble intéressé par la femme qui faisait son one woman-show et qui est bien particulière : on pense d’abord qu’elle s’est barrée, mais elle revient faire son spectacle et convaincre une fidèle de sauter dans les bras de Buck, qu’elle compare à Jésus, pour éviter qu’elle ne se suicide suite à l’intoxication. L’intérêt de Bobby ? Il est finalement révélé que la femme, Ann, le connaît. Et pour cause, Bobby balance qu’il s’agit de sa mère.

Comme d’hab, c’est moyennement surprenant, entre le titre de l’épisode, l’insistance sur la figure d’Ann et le fait que l’actrice soit bien connue. Ils n’allaient pas payer son salaire juste pour être une guest. Bref, cela lance tout un épisode autour de la relation que Bobby a – ou plutôt n’a pas – avec sa mère. Il faut dire qu’Athena apprend ce qu’il s’est passé et surprise de voir qu’elle n’est pas morte : elle était sûre que Bobby ne parlait jamais d’elle pour cette raison. Ce n’est donc pas le cas et Athena cherche à comprendre désormais.

Je la trouve assez insupportable : elle insiste lourdement pour qu’il reprenne contact avec sa mère, même quand elle apprend à quel point elle a pu être horrible avec lui. Qu’il ne l’assume pas, qu’il sente de la honte vis-à-vis de ses spectacles… OK. Qu’elle envoie un simple faire-part pour le décès de toute la famille de Bobby dans l’incendie ? C’est juste odieux.

Et pourtant, Ann veut désormais voir son fils. Elle envoie le frère de Bobby (pardon ?) à la caserne pour lui donner rendez-vous. Il n’en faut pas plus pour qu’Athena soit ravie et force Bobby à se rendre sur place. C’est gênant comme tout : si on a envie d’un dîner de famille gênant, on ne regarde pas 9-1-1 normalement. J’ai du mal à accrocher avec Ann, et j’ai du mal avec Athena qui force vraiment trop les choses. Bobby lui dit que sa mère est horrible avec lui, pourquoi est-elle de son côté si sympathique avec elle ? C’est étrange.

Les tensions se font vite sentir en tout cas : Ann charme plus Athena que Bobby, Athena n’arrête pas de faire les gros yeux à Bobby pour lui dire de se taire alors que putain, c’est sa famille, quoi. Je vous jure, j’ai eu du mal avec son rôle. Vouloir que ça se passe bien, c’est une chose, mais éviter à tout prix les sujets qui fâchent ? Cela ne fonctionne pas, évidemment. En fait, c’est même pire : la dispute éclate inévitablement, tournant autour de l’abandon de la mère et de la critique qu’elle fait du père de Bobby, qui est clairement son modèle.

Pour ne rien arranger, Athena et Bobby découvrent qu’Ann ne les a pas invités : c’est en fait le frère de Bobby qui a décidé de les inviter. Bon. Peu importe. Une autre intervention de l’épisode s’avère complètement loufoque : un homme enterre sa femme après l’avoir empoisonnée, elle survit, il fait une crise cardiaque. L’ironie du sort, les voies mystérieuses du Seigneur, tout ça, tout ça. La mort du vieil homme fait réfléchir Bobby qui décide de retourner voir sa mère pendant l’un de ses spectacles. Il pense qu’elle est une arnaqueuse de talent, mais dans ce show, elle reconnaît ouvertement ses échecs. Cela aide Bobby à voir les choses différemment.

Sa mère fait alors un malaise sur scène. Cela permet à Bobby d’intervenir immédiatement et de tout de suite commencer un massage cardiaque. Ben tiens. Une fois à l’hôpital, Bobby apprend que sa mère est en fait en phase terminale. Elle ne voulait pas qu’il le sache, mais voilà, le frère de Bobby le lui révèle, avant de lui dire que sa mère a demandé à le voir. Ah, les séries américaines pleines de bons sentiments là. Bobby finit par s’excuser d’avoir dit que sa mère était une fraude et tout est bien qui finit bien entre eux.

L’épisode se finit alors l’épisode sur un cliffhanger qui m’a fait rire. Au départ, j’ai eu peur quand j’ai senti qu’on partait sur un cliff, parce que bon, je dois partir au taf, moi… Mais finalement, c’était juste hilarant : Athena est envoyée surveiller un suspect en attendant l’arrivée du FBI. Le suspect se trouve en revanche sur… un paquebot nommé « Odyssey ». J’ai ri.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 – S08E10 – Voices – 16/20

Il y a des grosses ficelles et des incohérences tout aussi visibles dans cet épisode, mais il faut bien avouer que la série est à son meilleur quand elle propose des intrigues tout à fait perchées comme celle-ci. La conclusion est bâclée, ça aurait mérité trois épisodes, et je ne parle même pas de la scène finale qui est complètement incohérente avec le reste de la série. Pour le reste, j’ai passé un bon moment et j’étais à fond dans l’épisode. C’était ce que j’espérais en reprenant la série, finalement.

Spoilers

Maddie a disparu.


Where’s mommy ?

L’épisode reprend un peu après la fin du précédent : Chimney et Buck rentrent chez le premier avec de la bouffe payé par Eddie pour son pot de départ. Ils sont de bonne humeur et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour eux. Comment peuvent-ils imaginer que Maddie n’est pas là à veiller sur sa fille ?

Assez vite, Buck découvre l’alliance de sa sœur sur le robinet. C’est atroce : difficile de ne pas penser à la fois où elle s’est barrée. Chimney essaie de l’appeler : le portable est sur la table. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’ils se mettent à flipper. Il n’en faut pas plus pour que Hen soit appelée à la rescousse. En fait, toute la caserne se rend chez Chimney pour mener au plus vite une opération de recherche.

Hen propose de contacter la police pour signaler la disparition de Maddie. Le truc, c’est que Chimney prend mal la situation : elle devait lui en parler si elle allait mal à cause de sa grossesse. C’est vrai que c’est assez atroce : ils savent tous qu’elle est capable de partir comme ça sans prévenir après tout. En tout cas, ce n’est qu’après un petit débat (assez court) que Hen se permet d’appeler Athena. Ils appellent toute la caserne, mais pas Athena et Bobby ?

Tss. Pendant que Bobby, Athena et Chimney se rendent au commissariat, Buck et Eddie passent la nuit à arpenter les rues de la ville en voiture, à la recherche de la voiture de Maddie. Ce n’est pas un franc succès.

Maddie se réveille pour mieux entendre deux femmes se disputer : l’une demande à l’autre de ne pas tuer Maddie, parce que Maddie a un bébé et que quand même des gens vont la chercher. Oh lala. Deux femmes ? C’est ce qu’elle pense dans son réveil drogué, mais bien sûr, il n’y en a qu’une. Schizophrène, probablement. Il s’agit de la détective. L’actrice joue toujours aussi bien, par contre, j’ai une grande question : si Amber, c’est son nom, est la seule coupable et est celle qui a « suicidé » Richard dans l’épisode précédent… Comment a-t-elle fait pour être avec Athena au moment de la découverte du corps sans que ce ne soit suspect ?

J’ai du mal à comprendre la chronologie du truc. Cela ne peut pas être si mal écrit, pas vrai ? On ne sait jamais avec cette série. Athena, qui vient juste de rencontrer Amber, l’appelle à la rescousse pour mener l’enquête. Qu’Athena l’appelle pour avoir des infos vu qu’elles lui ont parlée la veille, OK. Que ce soit Amber qui mène l’enquête ? MOUAIS. Très gros mouais, même. Après, la série s’amuse et il y a clairement des plans qui me rappellent American Horror Story dans la manière dont Amber est filmée.

Assez vite, Amber apprend que Maddie est enceinte et a un historique de problèmes de santé mentale. C’est terrible : on lui donne les informations dont elle a besoin pour maquiller vraiment la disparition de Maddie. Comme elle culpabilisait de la mort de Richard, c’est même super facile, en fait. Terrible, je vous dis !

Amber a toutes les cartes en main. C’est du moins ce qu’elle pense… Mais c’est bien différent, en fait : Maddie parvient à se détacher les mains dans la cave où elle est enfermée et joue assez bien avec elle. Elle l’appelle par son prénom pour sympathiser et essaie de choper l’air de rien des infos. Elle gagne aussi du temps, assurant qu’elle veut écrire une note de suicide. Elle est forte, Maddie. Faut dire, elle a l’habitude d’être enlevée !

Chimney rentre chez lui et est particulièrement dépité : il a bien compris que la détective pensait que Maddie s’était enfuie une fois de plus et c’est trop crédible pour qu’il ne le pense pas lui aussi. Il me fait de la peine. Il en parle à Karen et Hen, qui garde Jee en la faisant jouer avec leurs enfants. C’est une bonne chose : je trouve ça nul de faire douter Chimney, mais j’aime beaucoup que Jee parle aux enfants de Karen et Hen, disant qu’elle a entendu sa mère parler à quelqu’un d’autre. Le problème, c’est que le réflexe de Chimney est de parler avec Amber. Voilà qui ne nous aide pas, surtout qu’elle est injoignable (forcément, dur de rester joignable quand on kidnappe des gens !).

De son côté, Athéna mène une enquête solo : elle est rapidement convaincue que toutes les cartes s’alignent trop bien et que c’est suspect. Elle soupçonne donc l’existence d’un complice pour Richard. Elle cherche à comprendre si ce complice a pu enlever Maddie et c’est étrange de voir qu’Athéna ne fait pas équipe avec Amber qu’elle a appelée directement en apprenant l’enlèvement de Maddie. Après, c’est plutôt rassurant : elle fait appel à son partenaire d’enquête habituel, je trouve ça bien plus cohérent.

À la morgue, Athéna apprend que Richard s’est bien suicidé, mais que c’est un peu étrange tout de même : il avait plein de chloroforme en lui. Athéna comprend qu’elle est sur la bonne piste et qu’on a appuyé sur son doigt qui était sur la détente. Elle décide donc de retourner voir Jayna pour mieux comprendre ce qu’il en est. Assez vite, elle découvre donc qu’il y avait une femme avec Richard. Jayna a un témoignage important.

Forcément, Athéna soupçonne l’ex de Richard : elle la fait convoquer au commissariat et l’interroge, menant ainsi son enquête dans une belle impasse. Heureusement, la femme a un alibi qui permet de ne pas perdre trop de temps. De manière tordue, c’est grâce à Josh qu’Athena fait une vraie avancée dans l’enquête : elle découvre ainsi qu’Amber est elle-même une ancienne victime d’un kidnapping.

Le temps commence à manquer par contre. La lettre de suicide est une bonne idée pour gagner du temps, mais Maddie a beau écrire un pavé, elle en arrive à bout. Elle apprend ainsi d’Amber que sa mère ne l’aimait pas autant que Maddie aime sa fille. Soit. C’est une information importante qui lui permet de gagner encore un peu de temps par la suite quand la seconde personnalité d’Amber reprend le dessus. Ainsi, Maddie comprend qu’elle a affaire à « John », mais John lui révèle qu’il s’appelle en fait Peter. Oh, c’est compliqué tout ça.

Maddie parvient à gagner un peu plus de temps, laissant finalement Amber s’en aller. La kidnappeuse en série décide de retourner à l’hôpital pour s’en prendre à Jayna. C’est assez logique : de son point de vue, elle kidnappe et tue de jeunes femmes pour les sauver – de quoi ? Probablement de parents qui ne les aiment pas assez. Une fois qu’il est révélé qu’elle est une ancienne kidnappée elle-même, le mobile s’éclaircit un peu.

Bon. Ce que j’aime bien dans cet épisode, c’est que ça permet à Maddie d’avoir une deuxième chance de parler avec Amber pour la convaincre de ne pas tuer Jayna. Bon, ça aurait surement pu être efficace à terme, mais ça ne l’est pas car elles sont interrompues par Chimney. L’information qu’il a ne peut pas attendre : il est venu rendre directement visite à Amber chez elle pour lui communiquer tout ce qu’il sait.

Amber utilise un peu de chloroforme sur Jayna, mais Maddie ne peut pas prendre le risque de laisser Chimney seul à seul avec une psychopathe pareil. Elle essaie donc de faire son possible pour la retenir, puis se bat avec elle et Amber égorge donc Maddie. Pardon ? On se croirait en plein épisode d’Halloween, là.

Amber ouvre la porte à Chimney et tente de gagner du temps comme elle peut. Elle sait très bien qui est l’autre femme que Jee a entendu la veille, quoi. Il reçoit alors un coup de fil d’Athéna qui lui explique qu’Amber est la coupable. Il n’a même pas à jouer de sa meilleure poker face : Amber comprend qu’Athéna a deviné la vérité, alors elle le pointe avec son arme.

Maddie, toujours égorgée, sort alors de nulle part pour assommer Amber. C’est tellement gros. Bon, elle sauve la vie de Chimney, qui appelle aussitôt les secours en prenant en charge sa femme. Tout est bien qui finit bien, avec Athéna qui tue ensuite Amber, Jayna qui retourne à l’hôpital et Maddie qui est sauvée. Elle apprend qu’elle a un petit garçon en bonne santé dans son ventre, Chimney et elle sortent renforcés de l’épreuve. Mouais. Cela mériterait un peu de développement sur les doutes de Chimney, en vrai. On fera sans, soit.

L’épisode m’a ensuite pris par surprise : on voit Buck et Eddie charger un camion avant qu’Eddie ne prenne la route pour partir au Texas. C’est comme ça qu’il quitte la caserne ? Pas une scène d’au revoir, pas un épisode sur lui ? Eh, ça m’arrange, je n’aime pas son personnage, mais c’est un peu du foutage de gueule tout de même. On enchaîne où Hen dit qu’elle est avec sa famille en restant avec Chimney et il n’y a personne pour le déménagement et le départ d’Eddie ? Vraiment, y a des dingueries dans cette saison.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer