Severance – S01E07 – Defiant Jazz – 17/20

Je dois bien avouer que je suis lancé dans le visionnage de la série et que j’ai à présent du mal à m’arrêter, je sens que je vais bingewatcher jusqu’à la fin. Le rythme est à présent excellent, avec juste ce qu’il faut pour maintenir devant l’écran à chaque fois. J’aime beaucoup les différentes intrigues de la série, chacune apporte une pièce du puzzle et une bonne dose de mystère. C’est bien foutu, vraiment.

Spoilers 

Mark rencontre Reghabi, mais aussi Graner…

We’ll finish what Petey started.

Graner

Je suis content que l’épisode ne perde pas trop de temps et nous ramène dès le départ au cliffhanger qui voyait Mark rencontrer Reghabi. Celle-ci le fait traverser la fac, déserte de nuit, et lui explique qu’elle est celle qui a fait la procédure à Petey pour désactiver sa puce. Elle lui explique aussi que Petey aurait pu vivre s’il n’avait pas eu peur de ses premiers symptômes.

Bref, Reghabi est un personnage-clé qui a plein de réponses. Elle a aussi de grandes théories sur les innies, qui sont comme des enfants à ses yeux : l’innie de Mark n’a que deux ans après tout. C’est un personnage très surprenant, qui a plein de réponses et propose à Mark de fusionner ses deux personnalités.

Ils sont toutefois interrompus par l’arrivée de Graner, qui n’est pas une surprise puisqu’il était question qu’il vienne à la fac dans l’épisode précédent. En revanche, il n’était pas du tout question que la série se débarrasse de lui si vite. Pourtant, Reghabi le surprend et l’assomme avec une batte, avant de lui donner plusieurs coups et de le faire bien saigner.

Le tout se passe devant un Mark plus que confus de voir celui qui se présentait comme un collègue et ami être cogné de la sorte. Malgré tout, il accepte d’aider Reghabi à déplacer le corps, se retenant de vomir comme il peut. On aimerait tous avoir une Reghabi pour nous aider à gérer les situations stressantes, franchement : elle fait les choses avec beaucoup d’efficacité. Elle file ainsi à Mark le pass de sécurité de Graner, en assurant que son innie saura quoi en faire, puis lui ordonne de se barrer. Bon, Mark vomit en chemin, ça ne me paraît pas être son idée la plus brillante, mais j’imagine que ce n’est pas si simple de se retenir quand quelqu’un est en train de se faire tuer devant vous.

En tout cas, Mark rentre paniqué chez lui et suit les ordres de Reghabi, se débarrassant de ses vêtements dans un sac poubelle – même de ses chaussettes. Pourquoi les chaussettes alors qu’il avait des chaussures montantes ? Bref, on s’en fout. Ce qui compte, c’est qu’Alexa le surprend en caleçon dans sa cuisine et cherche à en savoir plus sur l’endroit où il était.

Cet abruti a pour premier réflexe de lui mentir, ce qui ne passe pas du tout quand elle révèle qu’elle est réveillée depuis une heure. Finalement, il se débarrasse d’elle, ce que j’ai trouvé triste : il lui dit donc qu’il a peut-être envie qu’elle se barre parce que tout ça, c’est beaucoup pour lui…

Le lendemain, il se débarrasse de son sac poubelle plus tôt que d’habitude, ce que Mrs Selvig constate aussitôt. Elle est si cinglée. Elle me fait penser aux voisins du Truman Show, en fait.

Milchick

Pendant ce temps, à Lumon, Milchick commence tôt la journée, pour avoir le temps de checker ce qui a été fait durant la nuit et de récupérer la carte volée par Dylan la veille. Il lui a indiqué l’avoir mis dans les toilettes, alors Milchick la retrouve vite. Il l’apporte rapidement à Burt, avant de lui ordonner de se remettre au travail – tout en promettant au passage une récompense. Souffler le chaud et le froid, à la manière de Lumon, quoi.

La journée de Milchick commence à peine, mais elle est déjà bien remplie. Il doit ensuite s’assurer d’être présent pour l’arrivée de Dylan au travail. Il lui indique donc que la procédure de la veille est parfaitement normale, mais fait surtout en sorte d’être certain que Dylan ne parle de rien à ses collègues. Il refuse aussi de lui donner le nom de son fils. Cela me parait une sacrée mauvaise idée. L’ignorance a des bienfaits, je veux bien, mais ça ne peut que ronger Dylan de ne pas savoir ça et de ne pas en savoir plus sur son enfant.

Une fois que Dylan est installé à son poste de travail, Milchick se débrouille pour aller chercher chacun de ses collègues à l’ascenseur, et pour cause : de nouvelles mesures sont mises en place désormais, avec notamment la maintenance qui a changé les portes du bureau. Nos héros sont donc enfermés pour la journée.

Et l’Enfer, c’est les autres. Dylan est plus grognon que d’habitude, s’énervant même contre Irving, qui est lui-même inquiet comme jamais pour son amant. Pour détourner cette attention bien morose, Milchick propose donc de fêter les 75% de réussite d’Helly (finalement, 73) et d’organiser une petite fête dansante. C’est la procédure MDE : ils ont cinq minutes pour danser sur du jazz car c’est ce que Kelly a décidé.

Elle a aussi droit à une maraca et un éclairage tout spécial. C’est un grand wtf cette série. Helly est riante, souriante, de bonne humeur… Et ? Pourquoi ? Elle voulait se suicider deux jours plus tôt, tout de même, qu’y a-t-il de si drôle à voir Milchick danser ? Les acteurs s’éclatent, en tout cas, c’est très clair.

Par contre, Dylan refuse de profiter de ce moment festif, préférant continuer de travailler. Marc, lui, découvre le pass de Graner dans sa poche et… toute la fête change totalement d’ambiance. Dylan pète subitement un câble contre Milchick, décidant de lui sauter dessus et de le mordre jusqu’au sang. Voilà qui met un terme au moment de danse exceptionnel, hein.

Selvig

En parallèle de tout ça, Cobel vit sa meilleure journée en tant que Miss Selvig. Elle passe donc du temps avec Devon pour l’aider à s’organiser dans sa vie de nouvelle maman. Elle explique à Devon comment gérer l’allaitement, par exemple. Si elles s’amusent bien, ça tourne vite au désastre : Devon se confie à sa nouvelle amie. Bordel, elle joue bien Patricia Arquette, c’est terrifiant. Elle s’arrange donc pour détourner les soupçons de Devon qui pense tout comme moi que la femme rencontrée il y a deux épisodes pourrait bien être dissociée, elle aussi.

Le plan

Milchick, qui ne voulait rien dire de tout ce qu’il s’est passé avec Dylan à Cobel, de toute manière absente toute la journée, se retrouve bien con quand Dylan le mord, en tout cas. Il se barre énervé, pensant enfermer les personnages ensemble. Ce n’est pas le cas : Mark a la carte de Graner. Bon, il faut attendre encore une minute ou deux avant d’en arriver à cette révélation, le temps pour Dylan d’expliquer à ses collègues qu’il a un fils et qu’il existe une procédure nommée « Astreinte externe » pour les réveiller chez eux.

Helly a aussitôt l’idée de partir en exploration dans Lumon et de se servir de ça pour découvrir qui est sa vraie personnalité, en se réveillant en-dehors de l’entreprise. Bref, heureusement que Mark a une carte. Le plan est rapidement mis en place par toute l’équipe en tout cas. Ils décident d’utiliser le pass de Graner pour sortir du bureau où ils sont et se rendre dans celui de Graner.

Dylan reste dans le bureau pour les couvrir, Irving abandonne vite ses amis pour aller voir si Burt va bien et Mark se retrouve donc avec Helly pour aller vérifier ce qu’il se passe dans la salle de sécurité, repéré un an plus tôt par Petey. La salle de sécurité est digne de l’expérience Dharma de LOST, avec de vieux moniteurs et des boutons dans tous les sens. Et surtout : la salle est déserte, confirmant qu’il n’y avait que Graner pour les surveiller.

Helly se précipite sur les guides et protocoles, alors que Mark se concentre sur les écrans. Cela lui permet de constater que Cobel est en train d’arriver dans le bâtiment. C’est gênant comme tout : il a peur qu’elle vienne directement dans cette salle. En vérité, Cobel est interrompue : son intermédiaire vers la hiérarchie débarque pour lui annoncer la mort de Graner. C’est déroutant comme tout pour elle, évidemment, mais ça lui permet d’avoir enfin une occasion de rencontrer le conseil au-dessus d’elle : elle leur annonce que la procédure Severance n’est pas irréversible et qu’elle a des preuves, mais elle veut les rencontrer en personne pour leur prouver. On le lui accorde : elle devra se rendre à un gala de la famille Eagan.

Irving

De son côté, Irving parvient à se rendre au département O&D pour mieux être perturbé par ce qu’il y trouve. Milchick a bien organisé une surprise à Burt : sa fête de départ en retraite. Le message de son outie est effroyable, à affirmer qu’il se souviendra de chacun de ses collègues même s’il ne les connaît pas, et Irving est dépité de ce qu’il se passe. Il comprend que Burt va mourir – en tout cas, celui qu’il connaît.

Irving pète un câble sur Milchick et sur les employés d’O&D, mais est vite interrompu par Milchick lui-même. Alors que ce dernier, à qui on vient de reprocher de ne pas avoir la procédure Severance, ordonne à Irving de retourner dans son service, Burt parvient à s’assurer que son crush du moment puisse rester à sa fête d’adieu. C’est terrible cette procédure Severance, sincèrement. Leurs adieux sont observés par Milchick qui s’assure qu’on en reste à une poignée de mains.

Irving peut alors retourner à son bureau, le cœur brisé. La chanson choisie est déprimante et digne d’un enterrement (je ne connaissais pas Paul Anka, en plus), mais cela permet à Irving de revenir dans son bureau avec une rage nouvelle. Il souhaite détruire complètement Lumon, ce qui correspond à peu près au plan de Mark et Helly de toute manière. Ces derniers sont revenus auprès de Dylan et ont trouvé comment faire pour réactiver leur innie hors de Lumon. Il faut en revanche être deux à rester à Lumon pour cela. Oups.

Cliffhanger

Le soir, Mark rentre chez lui et se bourre complètement la gueule. Il demande à Alexa de revenir chez lui pour récupérer son téléphone qu’elle a oublié chez lui. Elle n’est pas franchement ravie et ne souhaite pas s’éterniser. Je la comprends. Mark a l’air complètement fou, sincèrement. En plus, il décide de déchirer une photo de Gemma, persuadé que c’est le problème entre eux. Oh la pauvre. Elle abandonne donc Mark, qui la suit en plein milieu de la route pour tenter de la retenir. Mais à quoi s’attendait-il ?

J’ai du mal à comprendre ce personnage quand il est l’outtie. L’innie est plus simple à comprendre. Pour l’instant, on suit toutefois un Mark qui regrette Gemma et qui regrette avoir découpé la photo de ex-femme aussi. C’est frustrant de sentir qu’on approche de la fin de l’épisode, en tout cas, parce que j’ai vraiment envie d’en savoir beaucoup, beaucoup plus. En attendant, Mark décide de scotcher à nouveau la photographie de Gemma.

Le cliffhanger est alors très efficace : il met tellement de temps à scotcher la photo, le visage est tellement caché qu’on s’en doute… Sa femme, on la connaît déjà : il s’agit de Miss Casey. Oh le bordel ! J’ai vraiment hâte maintenant de voir combien de temps Mark mettra à le savoir. Pour l’instant, tous les twists de la série nous sont réservés et Mark n’est au courant de rien de ce que l’on sait. C’est particulièrement frustrant.

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Severance – S01E06 – Hide & Seek – 17/20

Le mystère continue de s’épaissir à chaque épisode, mais bizarrement, j’ai l’impression que les pistes proposées par cet épisode permettent de commencer à y voir un peu plus clair. C’est mieux que rien d’avoir un semblant de lucidité sur les nombreux éléments flous de la série. En espérant que les pièces du puzzle s’emboîtent davantage désormais que la fin de saison approche. Enfin, il reste un tiers de la saison, cela dit.

Spoilers 

Cobel et Milchick veulent empêcher que les employés de Lumon partagent leurs informations.

Maybe love transcends Severance.

Cobel

De manière surprenante, l’épisode commence par une Cobel qui s’apprête à se mettre au lit. Eclairée à la bougie et avec un look digne de La Petite maison dans la prairie, j’ai l’impression de découvrir un tout nouveau personnage, encore. Nous la voyons, avant d’aller au lit, prier devant un autel avec des photos, des seringues, une étiquette Charlotte Cobel et un portrait de Mr Eagan (je suppose). Elle reçoit également un appel qui lui indique que la puce de Petey a été trafiquée par une certaine Reghabi. Le problème ? Reghabi bosse pour Lumon.

Chez lui, Mark se rend une fois de plus au sous-sol pour retrouver le portable de Petey. Que lui arrive-t-il soudainement pour y revenir ? Pourquoi n’est-il pas plutôt auprès de sa nièce, franchement ? Bon, il sort finalement de chez lui pour jeter le téléphone.

Lumon

À Lumon, nous retrouvons Burt et Irv dans une sorte de serre. Les deux n’en finissent plus de se draguer, franchement. Après les petits touchers de main des épisodes précédents – et Dylan qui a clairement compris l’attirance entre ces deux -là – les voilà donc qui se retrouvent à pouvoir se prendre la main au milieu d’une pièce pleine de plantes.

Ils sont tout de même embêtés par le protocole qui suggère que les romances entre employés ne sont pas les bienvenues. Il n’en faut pas plus pour qu’ils décident qu’il est possible de s’embrasser tant que ce n’est pas romantique… Sauf que ce n’est pas quelque chose qu’Irving se sent prêt à accepter pour l’instant. Un petit câlin de têtes suffira donc pour aujourd’hui.

Il n’empêche qu’Irving retourne ensuite auprès de ses collègues pour les convaincre qu’ils devraient tous retourner à O&D désormais. Helly est aussitôt motivée, espérant que ça puisse être la pièce suivante du puzzle. Mais de quel puzzle, au juste ?

Le truc, c’est qu’Irving n’est toujours pas prêt à faire la cartographie et que Dylan reproche rapidement à Mark de flirter avec Helly. Le changement de caractère d’Helly est tellement visible et les sourires de Mark si surprenants que je comprends le questionnement qui s’impose. Il n’empêche que c’est vite lourd quand Dylan demande ensuite à Helly si elle a couché avec Mark.

La conversation est de toute manière interrompue par Mark lui-même. En effet, il revient du détour de Cobel en étant sacrément énervé. Il s’y rendait pour avoir des nouvelles de Miss Casey, mais il a surtout obtenu une nouvelle brimade de la part de Cobel. Cette dernière lui révèle certes que Casey est en break room, mais elle insiste surtout sur le fait qu’ils ont de trop mauvais résultats dans son service et qu’il est temps de s’y remettre. Mark tente bien de protester un peu, mais la colère de Cobel et son ton sec pour affirmer qu’il faut servir Kier ne laissent pas trop de place à la protestation.

Rapidement, on se retrouve donc avec Mark qui engueule son service, parce qu’il est forcé de le faire, mais qui change tout aussi vite d’avis. Il sait que Cobel abuse, il trouve Lumon mystérieux lui aussi et veut en savoir plus. Par conséquent, il accepte la proposition d’Irving de retourner à O&D, alors même qu’ils sont censés être interdits de retourner dans les couloirs désormais.

Cobel est dépassée par les événements et met aussitôt Milchick sur le coup, mais c’est trop tard : tous nos héros sont désormais dans le service O&D. Les employés de Lumon qui se rencontrent pour la première fois sont tous sur la défensive, hésitant à répondre aux questions des autres sur les services respectifs.

Avec cette histoire de bébé chèvres et d’arrosoirs désormais, il est sûr que Lumon apparaît de plus en plus mystérieux. En plus, on leur dit que leur boulot est supposé être l’illumination pour tous, mais ils sont laissés dans l’obscurité des détails du travail qu’ils fournissent. Oh. La série part dans de grands discours d’un coup, avec un Mark qui paraît soudainement leader d’une véritable révolution.

Cela ne plaît pas à Milchick qui débarque aussitôt pour les interrompre et les raccompagner à leur service, où Cobel attend ses employés pour… Pour… Chanter un hymne à la gloire de Kier ? Mais elle est complètement allumée ! On se retrouve avec une véritable vénération de Kier, ça fait peur tant de dévotion d’un coup. Bien sûr, elle envoie ensuite Mark en breakroom. Mark ne proteste pas, semblant parfaitement conscient de ce qui est en train de se dérouler.

Cela va peut-être permettre d’en savoir un peu plus sur la breakroom. Mark y croise Miss Casey qui est justement en train d’en sortir… et une fois de plus, l’épisode coupe au moment d’entrer en breakroom. Moi qui espérais en savoir plus, je suis servi, vraiment.

Alexa

Dans son quotidien hors du boulot, Mark continue, contre toute attente, de voir Alexa, la sage-femme de sa sœur. Un autre rencard après le premier catastrophique et l’accouchement de la sœur de Mark ? Elle doit avoir une vie bien misérable Alexa pour s’obstiner comme ça. Elle lui pose en plus des questions sur Gemma, son ex, avec qui Mark aurait pu vouloir des enfants, non ? Mais qui es-tu Alexa ? Elle est trop parfaite pour être réelle. Et puis, elle a le nom d’une IA Amazon, hein, ça ne m’aide pas à lui faire confiance.

Cette fois-ci, cependant, le rencard se passe bien. Au moment de l’interrompre, Mark propose même de le prolonger en se rendant au concert de June. Il voit sur un mur un flyer du groupe de la fille de Petey et décide de proposer à sa nouvelle copine de s’y rendre. C’est étrange comme décision. Et c’est étrange comme groupe : son titre-phare clame sa haine de Lumon. Pourtant, Mark et Alexa rentrent rapidement dans le délire et hurlent les paroles – un bon vieux « fuck you, Lumon ».

Mark présente ensuite June à Alexa, tous les deux complimentent June sur un groupe de musique pas fifou et… Alexa décide de terminer la nuit en embrassant Mark. Et en couchant avec. Bordel. Cela perturbe évidemment Mark, qui finit par se réveiller et retourner fouiller les poubelles, à la recherche du téléphone de Petey. Il parvient à le rallumer et, quand il sonne, il décide finalement de l’allumer. La voix qui décroche est celle d’une femme, qui connaît l’identité de Mark et lui demande de le rejoindre, au beau milieu de la nuit.

Le lieu de rendez-vous ? La fac, bien sûr. Bon, je dis « bien sûr », mais je n’ai pas encore développé ici pourquoi c’est évident…

Devon

De manière très surprenante, l’épisode nous propose aussi de nous reconcentrer sur Devon. Elle promène son bébé au beau milieu d’un parc enneigé et retombe sur la femme enceinte de l’épisode précédent. Elle aussi a accouché. Seulement, elle voulait appeler son bébé William et voilà maintenant qu’elle révèle qu’il s’appelle Bradley. Comme elle n’a pas l’air de reconnaître Devon quand elles se croisent, je me demande sincèrement si elle n’a pas elle aussi une puce Severance.

La question se pose d’autant plus quand Devon fait quelques recherches sur Internet pour en savoir plus sur sa nouvelle amie. Elle découvre ainsi que le mari de celle-ci est un sénateur qui exprime tout son soutien à la procédure Severance. Comme par hasard.

Elle est interrompue dans ses recherches par… Miss Selvig. Comme par hasard. La voisine envahissante de Mark se propose comme babysitter et est vite embauchée par les nouveaux parents qui galèrent clairement avec leur nouveau rôle de parents. Ah, Miss Selvig ou Cobel fait bien trop peur à mon goût.

Durant la soirée, Graner vient également chez elle pour l’informer qu’il pense avoir retrouvé Reghabi, dans un vieux laboratoire de la fac. Bien sûr, c’est donc Reghabi que Mark rencontrerait en fin d’épisode.

Dylan

Contre toute attente (décidément, dans cet épisode !), nous en découvrons plus sur la vie de Dylan hors du travail. C’est la première fois qu’on s’éloigne autant de Lumon sans pour autant suivre Mark : Dylan se réveille dans un placard où Milchick l’engueule parce qu’il s’est rendu compte qu’il avait volé une image dans le département O&D. Il s’agirait d’informations confidentielles (pourtant, non ?) hautement problématiques, ce qui justifie que Milchick se soit déplacé jusque chez Dylan.

C’est terrible, et ça l’est d’autant plus quand ils sont interrompus par… le fils de Dylan. Celui-ci découvre donc qu’il a un enfant, juste avant que Milchick ne fasse réactiver sa puce. Il y a donc un interrupteur on/off qui permettrait de la faire fonctionner à distance ? C’est très différent de ce qu’on en savait jusque-là, avec une portée a priori délimitée à un espace géographique.

Et sinon, durant la nuit, l’équipe de maintenance fait un gros travail pour tout changer aux installations de l’immeuble. J’imagine que le but est de séparer à nouveau les services.

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Lessons in Chemistry – S01E06 – Poirot – 15/20

Pfiou, c’est un épisode qui ne fut pas simple à critiquer, car toutes les intrigues s’entremêlent dans cet épisode. Cela dit, ça me convient, parce que c’est toujours chouette à suivre. Je ne fais que me répéter : les personnages sont géniaux, l’intrigue est simple, mais c’est ce qui rend le tout efficace. En plus, tout s’enchaîne avec tant de fluidité que ça ne peut qu’être agréable à suivre. Je trouve toutefois que cet épisode se perd en cours de route avec des sous-intrigues qui semblent être là pour rallonger l’histoire. Je me demande si tout était dans le livre et comment c’était présenté… Définitivement, j’ai hâte de le lire !

Spoilers 

La première de Supper at six est plus proche qu’on ne pourrait le penser.

Disperse immediately.

L’enfance d’Elizabeth

L’épisode commence dans l’Alabama en 1934 et euh… pourquoi, au juste ? Pour nous parler des parents d’Elizabeth, bien sûr. On découvre son père alors qu’il prêche dans son Eglise. C’est clairement un grand arnaqueur et un menteur qui met en place dans son Eglise des signes de Dieu. N’importe quoi. Le grand frère d’Elizabeth lui explique donc que Dieu n’a pas vraiment envoyé un signe et que le feu ne s’est pas allumé seul quand il s’est allumé.

Non, c’était de la chimie avec de la combustion de pistache à retardement. Le grand frère est tout sympa avec la petite, lui expliquant toute la vérité et nous menant à l’Elizabeth athée que nous connaissons, j’imagine. Le problème, c’est qu’on sent dès le départ qu’il y a un malaise grandissant avec ce fils qui fait tout ce que son père lui demande tout en étant clairement attiré par les garçons. La série ne montre pas grand-chose : un regard pendant la messe, une dispute avec son père qui lui reproche d’avoir été avec un garçon, puis un père qui torture son gamin en le mettant dans le coffre. Sans aucune surprise, surtout qu’AppleTV spoile dès le départ avec un message d’avertissement, le frère décide donc de s’ôter la vie durant la nuit. Quelle horreur.

Et bien sûr, on nous montre tout ça avant d’en revenir au présent. La transition ? Son père est applaudi par ses fidèles, Elizabeth l’est par ses fans maintenant que l’émission fonctionne. Le parallèle dure tout l’épisode et j’ai un peu tout résumé ici.

Pantalon

À propos de l’émission, je dois bien dire que je trouve un peu frustrant qu’elle soit lancée si vite. Nous ne voyons pas vraiment Elizabeth galérer à la lancer – la première a eu lieu bien vite, on ne nous montre pas vraiment les recettes et à la fin du cinq, elle a déjà plein de fans et une aisance face caméra impressionnante. Elle a même pris le temps de sourire dans un épisode, c’est dire !

Bon, tout se passe bien en tout cas. Phil en est à dire qu’il a tout de suite vu qu’elle allait être une grande star, tout en critiquant le fait qu’elle porte un pantalon. Et si tout se passe bien, c’est aussi parce qu’Elizabeth est capable d’inspirer son audience. Finalement, elle n’est pas si loin des mensonges de son père quand elle inspire une femme au foyer en lui disant qu’elle pourrait très bien être une chirurgienne cardio-vasculaire et qu’il lui suffit de suivre des études pour ça.

Bien sûr, c’est vrai. Mais à l’époque où la société met tant de freins et alors qu’elle a déjà plusieurs enfants ? Je ne sais pas, j’ai quelques doutes. Mais bon, tant mieux si Elizabeth a des fans – tellement qu’elle se trouve à signer des autographes. Elle est toutefois ravie de pouvoir faire une différence parce qu’elle porte un pantalon à la télévision, et elle en parle dès qu’elle le peut à Harriet.

Harriet

Le problème, c’est qu’en parallèle, les scénaristes n’oublient pas l’époque dans laquelle nos personnages vivent. C’est le moment où Martin Luther King Jr est arrêté parce qu’il inspire un peu trop de gens. Inévitablement, on découvre cette information lorsqu’Harriet rentre chez elle et découvre l’information à la télévision.

Elle est aussitôt tellement énervée parce qu’elle vient de voir qu’elle passe sa soirée à le ruminer. Et elle a ainsi une sacrée idée : elle pourrait organiser un blocage de la fameuse autoroute contre laquelle elle luttait, en signe de lutte pacifique. Son mari n’est pas convaincu et plutôt inquiet par cette idée. Bref, il y a de nouveau une dispute entre eux et autant vous dire qu’Harriet n’en a un peu rien à faire d’apprendre qu’Elizabeth portait un pantalon à la télévision. Elle a autre chose en tête.

Le lendemain, elle organise donc sa manifestation. Ce qui est bien, c’est qu’elle peut tout de même en parler à Elizabeth. J’étais content de les voir être amies et réussir à conserver cette amitié, mais cela ne dure pas : Elizabeth est une figure publique qui ne peut pas faire ce qu’elle veut. Elle l’apprend à ses dépens dans cet épisode.

Chantage

En parallèle, nous suivons toujours l’enregistrement de l’émission d’Elizabeth. Si tout se passe bien et qu’elle est une star, elle a du mal à garder le contrôle : avec le succès, viennent les annonceurs. Et comme elle ne gère pas le marketing, elle n’est pas bien ravie de voir Phil essayer de lui imposer un ingrédient pour qu’elle fasse de la pub en échange d’un contrat juteux.

Mentir à son public, ce n’est pas dans l’esprit d’Elizabeth. Elle refuse donc de faire la pub pour de la fausse graisse, en profitant même pour en remettre une couche sur les dangers du produit qu’elle est censée vendre. En représailles, Phil décide d’interrompre le tournage de l’émission pour trois jours. Le but est simple : lui faire céder par chantage, en faisant pression sur les petits employés autour d’elle qui ne seront pas payés en cas de rediffusion. La pauvre. Elle a de quoi être légitimement énervée.

En plus, évidemment, Phil la fait passer pour la méchante. Elle perd donc la confiance de plusieurs des employées de l’émission qui lui en veulent d’avoir perdu trois jours de salaire. Logique. Quand elle croise Fran en faisant ses courses et que l’ancienne secrétaire se dit à la recherche d’un emploi, Elizabeth lui propose de venir voir son émission. Fran est une ancienne amie, après tout, même si ça s’est mal terminé entre elles. Elle est aussi fan de l’émission, alors ça ne coûte pas grand-chose à Elizabeth de l’inviter.

Fran vient pour la reprise de l’émission, assiste à une Elizabeth qui ravale sa fierté pour faire la pub de l’émission et lui conseille en fin d’émission de ne pas répondre à toutes les questions. Elizabeth décide aussitôt d’embaucher Fran pour sa franchise et ses bonnes idées. Elle la présente à Walter, qui tombe aussitôt sous le charme de Fran. C’est chouette de retrouver Fran : je ne pensais pas du tout qu’elle reviendrait dans la série.

Par contre, toute cette histoire fait prendre conscience à Elizabeth qu’elle ne peut pas dire et faire ce qu’elle veut à l’antenne, même si elle a beaucoup d’audience. C’est pourquoi, elle est forcée d’expliquer à Harriet qu’elle ne peut pas se rendre à la manifestation qu’elle organise – ce qu’Harriet ne prend pas bien du tout, parce que le déjà vu est désagréable. Elle lui fait donc la morale, sur son importance en tant que star dans ce qu’elle dit, mais aussi sur les sujets dont elle choisit de ne pas parler.

Je suis partagé sur la question : en soi, il est difficile de ne pas être d’accord avec Harriet, mais en pratique, je n’aime pas trop la rhétorique qui consiste ici à dire que les stars devraient s’exprimer sur absolument tous les sujets. Dans tous les cas, l’idée est ici qu’Elizabeth entend le message adressé par Harriet. Elle décide donc qu’il est important de participer à la manifestation.

Après quelques calculs sur ce que coûte une journée de suspension, elle décide donc d’annoncer à la télévision sa participation à cette manifestation. Phil pète bien sûr un câble, mais elle a une réponse toute trouvée : cela coûte plus cher à Phil d’annuler l’émission que ça ne lui coûte à elle de payer les employés qui ne le sont pas quand il décide de suspendre la diffusion. C’est excellent, tout simplement.

Je m’attendais en revanche à ce que la manifestation rencontre plus de succès grâce au poids d’Elizabeth. Ce n’est malheureusement pas le cas : il n’y a que les voisins noirs d’Elizabeth qui bloquent l’autoroute, avec elle bien sûr. Et autant on nous met un avertissement sur la violence du suicide en début d’épisode, autant on ne nous dit rien pour les violences policières beaucoup plus traumatisantes qui sont mises en scène ici.

Face à cette protestation pacifique, les policiers emploient en effet la force et tabassent quelques voisins d’Elizabeth pour les faire changer d’avis et dégager la route. Cela ne fonctionne pas bien sûr, ça ne permet que de nous traumatiser et de montrer la violence des répressions policières à l’époque. Enfin, à l’époque. On a les mêmes aujourd’hui, en vrai.

Mad

De son côté, Mad continue d’en vouloir à sa mère de ne pas s’occuper assez d’elle. Elle lui fait payer le soir en raccourcissant leur temps de conversation dans le but de pouvoir faire quelques recherches la nuit. Quand ses babysitters dorment devant l’émission d’Elizabeth, elle prend le temps de passer quelques appels à toutes les écoles St Luc qu’elle trouve, parce qu’elle sait que son père a été dans une école St Luc.

Malheureusement pour elle, elle ne fait que tomber sur des impasses. C’est Curtis qui finit par lui faire comprendre ça. Cela ne décourage pas Mad qui profite d’avoir pour babysitter la fille d’Harriet pour la convaincre d’aller à la bibliothèque. Sur place, elle peut chercher des informations sur Calvin et obtenir enfin une information précieuse : un acte d’un cabinet d’avocats, qui est celui d’Harriet.

Il n’en faut pas plus pour que Linda et Junior, les enfants d’Harriet, s’introduisent dans le cabinet et vole un dossier. Au moins, Harriet peut prévenir Elizabeth de ce qu’il passe et lui fournir une bonne psychanalyse de sa fille.

En tout cas, ça motive Elizabeth à parler, en fin d’épisode, de Calvin à Mad. C’est une scène extrêmement touchante où Elizabeth explique à sa fille que son père lui manque. Le problème, c’est que j’ai trouvé le timing très mauvais dans l’épisode, car ça suit la scène de violences policières et la réconciliation entre Harriet et son mari, qui ont trouvé un terrain d’entente sur la peur qu’ils ont ressenti quoi.

Du coup, nous parler d’abiogenèse et de Calvin, alors qu’il est dur de se remettre de la perte de ce personnage. La scène est toutefois très sympathique : elle permet à Elizabeth et Mad de parler de Calvin, des souvenirs que Mad a récolté… mais aussi de ceux qu’Elizabeth a gardé de son frère. Ah.

Tout ça nous mène alors a un cliffhanger que je n’ai absolument pas compris : Mad trouve une lettre d’un certain Avery Parker adressé à Calvin. Ce qui la surprend est que la lettre ne lui demande pas d’argent et fait mention de l’école de Calvin. Elle en parle donc au prêtre qui est surpris de découvrir l’identité du père de Mad. Euh ? Pourquoi ? J’ai raté une étape, je pense, mais on verra ça au prochain épisode !

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Lessons in Chemistry – S01E05 – CH3COOH – 17/20

Deux mois plus tard, c’est toujours un coup de cœur. Cette série est on ne peut plus simple et chaque épisode raconte un chapitre de la vie d’Elizabeth avec beaucoup d’efficacité. Le scénario est plein de petits moments extrêmement bien pensés qui permettent d’apprécier le personnage et l’intrigue, tout semble toujours évident, simple et fluide… Le calcul est vraiment parfait.

Spoilers 

La première de Supper at six est plus proche qu’on ne pourrait le penser.

We are the opposite of alone.

Près de deux mois sépare mon visionnage de l’épisode précédent et celui-ci. C’est une petite catastrophe, soyons francs. Pourquoi tant de temps ? Je ne sais pas l’expliquer. Les séries Apple ont cet effet sur moi : je les adore, je me plonge dedans et suis à fond… mais dès que j’en sors, même si l’envie de retourner est là, je n’y vais pas. C’est en grande partie parce qu’elle demande un effort de concentration tant elles m’emmènent loin ; mais aussi parce qu’elles sont totalement déconnectées de mon quotidien, je crois. Je ne sais pas.

Ce qui est sûr, c’est que j’ai adoré le début de saison, que j’ai à présent le livre à portée de main (ben oui, pourquoi faire dans la demi-mesure ?), que c’est déprimant parce que c’est écrit tout petit dedans et que j’ai déjà perdu une semaine de mes deux mois d’essai gratuit d’AppleTV offert pour Noël. Bref, il était temps de m’y remettre. Et ça commence par une pub ? Il y a de la pub sur AppleTV, c’est nouveau. En plus, c’était pour un film que j’ai déjà vu.

L’arbre généalogique

L’épisode commence par Elizabeth ayant accepté de faire de l’aviron et continuant de gérer sa vie quotidienne comme elle peut à côté. Elle fait ainsi des réunions Tupperware où elle offre à manger et rage de s’être fait voler sa découverte scientifique par ses anciens collègues. Et c’est tout, on passe directement au générique. Bon, il ne s’est pas passé grand-chose quand même dans ce début d’épisode, mais je suis déjà de nouveau à fond dans la série. C’est fou ce sentiment provoqué par AppleTV à chaque fois.

Après le générique, on retrouve Elizabeth et Mad en train de faire des courses, et c’est hilarant à voir. Pendant qu’elles achètent des céréales, Elizabeth parlent des gènes récessifs de son père qui expliquent qu’elle puisse avoir les yeux bleus. C’est à peine abusé comme dialogue, mais ça me fait rire tout de même. Le but de l’intrigue ? Nous expliquer que Mad doit faire un arbre généalogique pour l’école, mais aussi que le fait de ne pas avoir de père commence à lui peser.

L’intrigue nous permet ensuite de suivre Mad à l’école où ses questions incessantes dérangent tellement sa professeur qu’elle finit par appeler Elizabeth. Elle lui raconte tout le dérangement que représente sa petite fille pour une classe et en arrive à la conclusion, plutôt inattendue, que Mad serait mieux dans une école privée qui la stimulerait bien plus. C’est inattendu principalement parce que la maîtresse semblait odieuse dix secondes plus tôt à sous-entendre qu’Elizabeth était misanthrope. Bon, après, c’est plutôt vrai.

Elizabeth est en tout cas embêtée de découvrir que sa fille n’aime pas l’école – et elle décide aussitôt de la changer d’école. Avant ça, elle accepte qu’Amanda, sa nouvelle meilleure amie, vienne passer l’après-midi à la maison. Et on sait déjà où ça mènera.

Changement de carrière

Avant d’en arriver à l’émission de télévision qu’on attend tous, cependant, nous apprenons qu’Elizabeth vend désormais des Tupperware, mais rassurez-vous, c’est pour avoir un revenu en continuant de faire ses recherches. Ce n’est pas gagné cette affaire. Après sept ans, elle continue d’être très pote avec Harriet et organise de grands dîners de famille avec elle et sa famille. C’est sympa et ça mène à une scène où on nous apprend qu’Elizabeth n’a toujours pas lâché ses grands idéaux vis-à-vis du travail.

Elle cherche donc à se faire réembaucher par un autre laboratoire, mais celui-ci demande évidemment ses références. Cela force Elizabeth à retourner dans son premier laboratoire, pour demander à Donatti de ne plus bloquer sa carrière comme il l’a déjà fait. Par chance, il n’y bosse plus, mais elle tombe sur son remplaçant qui n’est autre que… Boryweitz, évidemment.

S’il ne souhaite pas bloquer sa carrière, il espère tout de même qu’elle acceptera de bosser à nouveau avec lui – et, en fait, pour lui. Bref, il ne lui fait pas de lettre de recommandation et bloque totalement sa carrière, c’est top. Je veux dire, comment peut-il envisager qu’elle accepte de bosser pour lui et qu’il soit premier auteur ?

Elle se barre donc de là au plus vite et c’est ce qui fait qu’elle se retrouve un peu plus encline à travailler pour la télévision quand le père d’Amanda vient chercher sa fille. En vrai, elle ne considère pas du tout son offre, mais alors qu’ils apprennent à se connaître et que Walter est de plus en plus fan de son caractère – découvrant que les molécules peuvent rendre un plat meilleur le lendemain de sa conception – le sujet revient inévitablement sur le tapis. Elizabeth découvre un monde où un homme souhaiterait être dans son ombre, sans que personne ne sache son existence dans l’ombre de l’émission.

Cela change la donne pour elle, surtout que c’est bien payé et qu’elle a besoin de cet argent pour l’école privé de Mad. Bim, voilà Elizabeth qui accepte l’émission. Sa première journée au travail est étonnante pour elle, en tout cas : elle découvre qu’elle a carrément un assistant pour lui servir du café. C’était si drôle comme scène. La qualité est dans ce genre de détail : elle lui demande comment il aime son café avant de découvrir que c’est en fait tout l’inverse.

En tout cas, elle comprend vite qu’elle n’est pas tout à fait prête pour une émission. En toute logique, et en cohérence totale avec son personnage, Elizabeth décide alors d’étudier la télévision : il lui reste deux semaines avant sa première émission et elle veut absolument être parfaite. J’ai adoré cette scène qui la voit stresser de devoir se trouver une catchphrase ou se demander pourquoi tout le monde sourit tant à la télévision. Cela faisait aussi un rôle sympa pour Harriet, même si on sent qu’elle a une intrigue à venir avec son mari qui s’absente beaucoup. Je ne suis pas sûr d’aimer cette partie.

Concentrons-nous donc sur Elizabeth en attendant : elle fait quelques essais à la télévision, et le directeur du studio n’aime pas du tout ce qu’il voit. Walter essaie bien de convaincre Elizabeth de suivre les règles et tout ce qu’il a préparé, mais Elizabeth préfère largement suivre son instinct. Et son instinct, il fait peur au gérant du studio. De son côté, Elizabeth a peur de ce que le studio lui fait faire – trouvant même ridicule le nom de son émission, qui lui semble mensonger.

Cependant, Walter est obligé de la calmer quand elle en arrive à demander à avoir une blouse. Il a beau lui expliquer qu’il déteste Phil, le gérant du studio, il est forcé de reconnaître qu’il a partiellement raison. Il propose à Elizabeth quelques changements et comme il leur reste deux semaines pour se préparer, tout va bien. En théorie.

Supper at six

En pratique, Phil décide que les rediffusions d’une autre émission sur la chaîne sont une catastrophe et qu’il est temps de lancer le show. Voilà donc Elizabeth qui se retrouve en direct alors qu’elle pensait pouvoir s’entraîner encore un moment. On sent son stress dès le départ… et c’est pour une bonne raison : Walter lui annonce que c’est peut-être un moyen de faire annuler l’émission plus vite s’ils se plantent.

Et a priori, ils se plantent. Walter est terrifié de voir qu’Elizabeth est en roue libre : elle fait retirer tous les éléments de décor de son plan de travail pour pouvoir être plus libre, elle a un crayon dans les cheveux, elle parle de science en permanence et elle fait peur aux annonceurs.

Il y a bien sûr des critiques du public présent pour assister à la première qui sont organisées. Le problème, c’est qu’il y a trop d’hommes dans ceux-ci. Ils n’arrêtent pas de la critiquer, notamment sur son absence de sourire, là où les deux femmes présentes sont déjà fans d’Elizabeth. On sent bien ce qu’il va se passer : elle a son public, mais ce n’est pas celui qui prend les décisions. Après, les décisions se basent sur les chiffres, et ça, c’est une bonne chose pour elle.

Oh, sa soirée commence évidemment par Phil qui veut lui remonter les bretelles parce qu’elle a fait n’importe quoi selon lui, mais il y a plein de téléphones qui sonnent en arrière-plan. On devine ce qu’il se passe : le standard de l’émission est débordé d’appels qui veulent plus d’informations sur les ingrédients nécessaires pour la recette du lendemain, notamment le CH3COOH du titre qui s’avère être tout simplement du vinaigre. Elizabeth explique donc cela, puis va répondre elle-même au téléphone pour découvrir qu’elle a des fans.

Et ça énerve Phil, parce qu’il a beau la critiquer à fond, la formule est en train de fonctionner. Et à fond, elle aussi.

Mad

Et pendant qu’Elizabeth fait tout ça et bosse, il y en a une qui se retrouve toute seule en rentrant de l’école : Mad. On sent bien qu’elle est triste de ne plus passer ses fins d’après-midi avec sa mère, mais elle profite de sa relative tranquillité nouvelle pour fouiller les affaires de son père, toujours dans le but de remplir son arbre généalogique. C’était bien la peine de changer d’école !

Elle a tout de même une super baysitter qui l’emmène à l’Eglise. Elizabeth et elle ne sont pas croyantes, mais voilà, c’est un moindre mal. Sur place, Mad rencontre Curtis, le prêtre de l’épisode précédent qui est toujours là. Celui-ci comprend vite le mal-être de la petite fille et s’occupe plutôt correctement d’elle, l’aidant ainsi à retrouver l’école de son père pour qu’elle puisse mener des recherches sur lui et sa famille.

Cela se fait en plusieurs fois. On sent qu’Elizabeth est débordée et ne s’occupe plus tout à fait de Mad, mais c’est parce qu’elle a ses émissions à gérer, et ses nouveaux fans aussi. Curtis, lui, semble avoir bien du temps pour s’occuper de cette fillette et la mener tout naturellement à la religion. Ainsi, quand elle rentre chez elle, Elizabeth trouve une Mad particulièrement frustrée d’avoir été toute seule et abandonnée par sa mère, surtout qu’Elizabeth rentre de plus en plus tard du travail.

Pour se faire pardonner, Elizabeth décide d’emmener sa fille dans un diner pour qu’elle puisse lui raconter toute sa journée. Celle-ci est ravie de pouvoir parler à sa mère… Mad est toutefois interrompue dans sa critique littéraire par la serveuse qui vient raconter qu’elle est fan de l’émission et que les conseils que donnent Elizabeth lui servent à elle et sa famille. Bien sûr, l’échange n’est pas très long, mais il déstabilise la dynamique mère-fille. Mad en veut donc à sa mère d’écouter la serveuse plutôt qu’elle.

Quand celle-ci revient pour un autographe et que ça rend triste Mad qui voit bien qu’elle n’a plus toute l’attention de sa mère, j’ai trouvé ça vraiment triste. C’est bien écrit, c’est fluide, mais c’est triste, parce que le timing est bon : Elizabeth fait plein d’efforts, mais la vie est contre elle avec sa fille. Oh, pauvre Elizabeth, elle me fait trop mal au cœur à devoir ajuster sa vie comme elle peut face à une petite fille qui n’a que besoin de toute l’attention de sa maman. C’est dur la vie.

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