Pokemon Horizons – S01E16 – With Kuwassu, I Can Do It – 16/20

Ouf, la deuxième partie de ce double épisode est bien plus efficace : on se concentre sur un personnage que l’on connaît moins et les développements sont bien plus cohérents. En fait, on a même des moments où les combats Pokémon sont prenants et où on se demande sincèrement quelle sera l’issue de l’épisode. Bien sûr, il y a quelques raccourcis et facilités dans le scénario, mais ça n’empêche pas que c’est efficace comme dessin animé. Une fois de plus.

Spoilers

Friede, Dot, Roy et Liko partent à la recherche du médaillon.


La diversion | Un trio de héros | Sauvetage

La diversion

C’est parti pour la contre-attaque de nos héros qui font tout ce qu’ils peuvent pour retrouver le médaillon de Liko ! Et ça commence par un improbable développement du personnage de Dot : on reprend très exactement là où l’épisode précédent s’est arrêté mais on nous dévoile ainsi que Dot n’avait jamais capturé le moindre Pokémon. Avant de partir à l’aventure, il faut qu’elle capture vraiment son pokémon. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec trois héros ayant les trois starters d’une nouvelle génération.

Friede les abandonne pour fouiller depuis les airs toute la ville à la recherche du voleur de médaillon dont il a identifié le pokémon, tandis que nos héros se mettent à réfléchir à ce qu’ils feraient s’ils avaient volé un objet eux aussi. Par chance, une pub sur écran géant leur indique qu’une croisière s’apprête à quitter la ville.

Ni une, ni deux, ils courent vers le bateau, en vain : celui-ci est déjà parti quand ils arrivent à quai. Pourtant, Dot n’a jamais couru si vite. C’est inutile de toute manière : Friede est déjà là lui aussi, puisqu’ils ont pris la peine de l’appeler. Grâce à Dracaufeu, Friede peut débarquer sur le ferry et… se retrouver aussitôt face à un ennemi prêt à le combattre.

Pendant le combat, Friede comprend vite qu’il n’a pas affaire à la bonne personne. Par chance, Pikachu est suffisamment fort pour se débarrasser de cet ennemi au plus vite. Malheureusement, c’est un peu tard : Friede découvre en effet qu’il s’agissait d’un piège pour l’éloigner des enfants quand Murdoch lui annonce qu’il n’a plus de trace de Dot.

La diversion | Un trio de héros | Sauvetage

Un trio de héros

En effet, en ville, le reste des adultes du vaisseau s’inquiète pour Friede, tout de même, alors que Liko se met à raconter à Dot tout ce qu’elle a raté depuis le début de saison : elle explique ainsi l’importance de son médaillon. Quand elle le fait, la vieille Pokéball d’Oliva se met à rayonner à nouveau. Ils en déduisent que le médaillon pourrait encore être à proximité d’eux. Il n’en faut pas plus pour que nos trois héros se mettent à sa recherche.

Nous suivons alors particulièrement Dot, qui suit son pokémon partout, même quand il monte sur un bateau prêt à partir. C’est là que le signal de son portable se met à dérailler (merci pour le Bingo Séries) et c’est là aussi qu’elle se fait attaquer par les pokémons des méchants. Par chance, son pokémon envoie un signal que Liko et Roy voient depuis les quais. Toujours par chance, Roy est un peu plus rapide que Liko et il peut donc l’aider à monter à bord.

Il était nécessaire qu’ils y arrivent, parce que sur le pont, le premier combat de Dot ne se passe pas exactement comme prévu. Alors qu’elle est sur le point de se faire électrocuter par Magneton, Roy et Liko débarquent donc et la sauvent de justesse. C’est si simple, mais en même temps terriblement efficace.

En plus, j’enchaîne cet épisode avec le précédent et ils forment vraiment un tout qui fonctionne. Bref, revenons-en au résumé de ce qu’il se passe : Liko entend la voix de son voleur grâce aux micros placés sur les cous des Pokémons et elle et Roy comprennent qu’ils font face aux Explorateurs. Les grands méchants, donc. Il n’en faut pas plus pour que le combat s’engage !

Au départ, les choses se déroulent mal pour nos trois gamins, principalement parce que Dot est inhabituée aux combats et à l’IRL. Cela dit, elle comprend vite que ça peut être fan et les trois gamins mettent vraiment à mal les pokémon de leur ennemi. En fait, ils sont assez vite K.O… sauf que nous sommes face à un méchant déloyal.

La diversion | Un trio de héros | Sauvetage

Sauvetage

Plutôt que de rendre le médaillon comme promis après sa défaite, il envoie donc son Noctali sur le pont – un détail important car ça signifie qu’ils sont tous sur le même bateau. Malheureusement pour nos héros, Noctali est super fort et n’a aucun mal à les mettre K.O eux aussi. C’est toutefois sans compter sur le médaillon magique de Liko. Une fois de plus, celui-ci se signale par un rayon lumineux à sa maîtresse.

De son côté, Friede est inquiet pour les enfants, évidemment. Il se sert de son équipage pour tenter de les retrouver au plus vite, pouvant compter pour cela sur les matelots du quai qui n’hésitent pas à donner quelques infos. Il est ainsi dans la bonne direction et peut venir à temps pour récupérer les enfants.

Enfin, à temps : ce n’est pas comme s’ils avaient besoin de lui ! Le méchant est forcé d’abandonner le médaillon à Liko quand le médaillon brille, que la pokéball ancienne révèle Oliva et que le pokémon géant prend évidemment la défense de Liko, Roy et Dot. Oh, ça indique quand même au méchant deux choses essentielles : il comprend pourquoi Gibeon veut le médaillon pour lui, mais aussi que c’est Liko qui sera la clé pour l’avoir. Sans déconner. Par contre, il ne révèle pas tout ce qu’il sait à ses boss – oui, c’est un pluriel parce qu’il y a bien plus de méchants que prévu !

En tout cas, nous touchons à la fin de cette aventure : Liko, Dot et Roy sont secourus par Oliva, puis par Friede. Ainsi, ils peuvent tous retourner sur le dirigeable où Dot prend enfin le temps de parler avec Liko. Leur amitié peut ainsi commencer et se retrouver sur d’excellentes bases – Liko apprend enfin que Dot est Gurumin. Il était temps qu’on se débarrasse de ce secret insupportable ! Et évidemment, Liko récupère aussi son médaillon, donc tout va bien.

La diversion | Un trio de héros | Sauvetage

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Special Ops : Lioness – S01E08 – Gone is the Illusion of Order – 18/20

Bien que l’épisode soit plus long que les précédents, la fin m’a paru étonnamment rapide : je suis pris de court, au point d’espérer une saison 2 pas forcément nécessaire. À l’image de la saison, l’épisode a ses points forts – le développement psychologique de certains personnages, le bon dosage de l’action et de son intensité rapide – et ses points faibles – la géopolitique soi-disant complexe juste pour le principe ou des longueurs accompagnant des moments prévisibles. Cependant, c’est une fin qui a le mérite d’être efficace pour conclure les intrigues en cours et pour nous embarquer. Bien joué.

Spoilers

Cruz se rend finalement au mariage.


I bet it’s the last of New-York I’ve seen for a while.

Bien sûr que je suis au rendez-vous et à l’heure pour le dernier épisode de la saison ! Bien sûr que je suis un peu frustré de découvrir que l’épisode fait un bon quart d’heure de plus que les précédents. Même si c’est le dernier, c’est frustrant que les séries ne respectent plus jamais leur timing.

Cruz | Les USA | Kate | Fin de partie | En bref

Cruz

L’épisode commence par l’arrivée de l’avion des Special Ops à destination. Joe profite de l’occasion pour donner à Cruz des bijoux qui lui permettront de contacter l’équipe en cas de besoin pour une extraction. Elle s’assure aussi que sa lionne soit prête à faire son job correctement, et Cruz lui assure. Pourtant, les huit heures de vidéos terroristes n’ont pas trop eu l’air de faire l’affaire pour qu’elle soit 100% concentrée sur son travail – et uniquement sur celui-ci.

Qu’importe : le temps presse, elle est invitée au mariage et doit s’y rendre. On lui donne les dernières consignes d’extraction, puis on l’embarque dans une voiture où Kyle se rend également. Ils y rencontrent une officielle qui leur fait quelques tampons sur le (faux) passeport, puis doivent rapidement se séparer dans un nouvel aéroport. Ben oui, après huit heures de vol, rien ne vaut un second voyage en avion bien plus inconfortable qu’un jet privé. Kyle y est en bonne compagnie, d’ailleurs, avec le sosie de Meghan Markle comme fausse petite-amie.

C’est cette dernière qui, à l’arrivée, prend une photo de la plaque d’immatriculation de la voiture qui embarque Cruz. Je n’ai pas trouvé ça spécialement discret par rapport à d’habitude, mais souvent, plus c’est gros, plus ça passe, non ? C’est ma grande théorie dans la vie. Bien sûr, Cruz est amenée dans une villa merveilleuse et richissime.

Malheureusement pour elle, le luxe n’est jamais qu’un leurre à des comportements bien plus discutables. Ainsi, elle est conduite en premier lieu auprès du mari d’Aaliyah, pas d’Aaliyah elle-même. C’est plutôt logique : il est déjà au courant de tout ce qu’il s’est passé à New-York et s’énerve que Cruz ne lui révèle pas la vérité sur ce qu’il s’est passé. Les deux femmes racontent les mêmes mensonges – des larmes de peur – et ça insupporte plutôt le futur mari. C’est un homme détestable qui n’hésite pas à frapper Cruz pour essayer d’en savoir plus, puis à la menacer.

Pas de bol pour lui : Cruz sait répondre à la menace. Elle n’a pas la langue dans sa poche et n’hésite pas à l’envoyer bouler. Cruz est finalement amenée du côté des femmes. C’est l’occasion pour nous de découvrir la merveille qu’est cette villa. Elle paraît immense, mais c’est sûrement la télé qui permet ça. Cela dit, dans le scénario, il y a donc deux parties pour la villa, parce qu’il y aura aussi deux fêtes – une pour les mecs et une pour les femmes. C’est un mariage qui sert, selon Aaliyah, d’entraînement pour le reste de sa vie. Il n’y a pas à dire, j’aime toujours le personnage d’Aaliyah. Je trouve qu’elle est développée de manière prévisible, mais jamais trop lourde pour autant.

Sans trop de surprise, Aaliyah finit par révéler à Cruz qu’elle ne pourra pas assister à la cérémonie du mariage en elle-même, car c’est pour la famille la plus proche, mais qu’elle aura tout de même l’occasion de rencontrer son père. Cruz navigue alors en eaux dangereuses, confrontant Aaliyah sur toute la sécurité et les risques supposés que prendrait son père – feignant de ne pas comprendre pourquoi il a si peur pour sa vie si son business est clean.

Franchement, ce sont de bonnes scènes et ça ne donne pas envie qu’Aaliyah ou Cruz se fassent tuer ensuite. L’épisode s’approche progressivement de sa fin pourtant. Cruz a même l’occasion de rencontrer rapidement la mère d’Aaliyah, qui ne lui adresse pas un mot, avant de découvrir sa chambre de luxe, d’apprendre qu’Aaliyah a peur de ne pas aimer ses enfants et de se retrouver dans un moment bien gênant où elles auraient envie de s’embrasser et coucher ensemble dans la chambre.

Seulement, ce n’est pas possible. Cruz met les bonnes barrières entre elles – et je tiens à rappeler que ses larmes sont un peu risibles quand on sait à quel point elle ment à Aaliyah. Grosso modo, elle est simplement en train de mentir sur son identité – même si ses mensonges s’inspirent de la vérité, on sait.

C’est sans surprise que ça ne s’arrête pas là entre les deux femmes, même si Cruz y met autant de stops que possible. Cela n’est pas suffisant : Aaliyah débarque au beau milieu de la nuit pour lui rappeler qu’elle ne veut pas se marier et qu’elle n’a pas la chance de choisir ce qu’elle veut. Le rapprochement entre elles est inévitable, surtout qu’Aaliyah en a vraiment envie. Cruz aussi, malgré toutes les barrières qu’elle espère réussir à mettre en place.

Elles finissent donc par s’embrasser à nouveau, juste après une scène facile à écrire pour les scénaristes : Aaliyah qui fait des compliments à Cruz, sachant que chaque compliment qu’elle fait s’avère évidemment être un clin d’œil au fait que Cruz lui ment énormément. Cette dernière n’est vraiment pas loin de craquer et dire la vérité, ce qui n’est pas malin, mais elle finit par avoir l’idée de sortir de la pièce. C’est une bonne chose… sauf qu’elle ne sait pas encore que sa couverture vient d’être grillée par une vieille coupure presse retrouvée sur internet.

Cela dit, elle se retrouve avec une chance improbable de tuer sa cible au beau milieu de la nuit grâce à ça. En cherchant de l’eau, elle cherche surtout un moyen de gagner du temps et de la fraîcheur. Elle ouvre donc le congélateur pour prendre autant de fraîcheur que possible et pour se concentrer à nouveau sur sa mission… Et c’est là qu’elle tombe nez à nez avec le père d’Aaliyah. Inattendu.

Cruz | Les USA | Kate | Fin de partie | En bref

Les USA

Pendant ce temps, à la Maison Blanche, le chef de Joe et Kaitlyn se retrouve à devoir annoncer au gouverneur qu’ils ont pris la décision de ne pas suivre ses ordres – après tout, ce n’est pas de sa faute : ils sont bien obligés de le faire parce que le programme Lionne ne fonctionne pas autrement ! Leur atout est déjà sous couverture, la faire disparaître serait bien plus suspect.

En plus, il insiste sur leur succès passé, notamment avec la mission en Syrie. Oui, ils ont perdu la lionne sous couverture, mais ils ont surtout réussi à se débarrasser des dirigeants d’Isis. C’est bien le monde des séries. Bref, l’idée est simple : un petit sacrifice pour le bien de tout un pays, ce n’est pas grand-chose. L’opération en cours sera exactement la même : soit un succès pour les US, soit un échec pour une Lionne qui agissait seule.

Ce n’est pas si simple pour autant. La géopolitique s’en mêle en effet et pose ses propres problèmes : oui, le père d’Aaliyah est un terroriste notoire qui tue des gens pour voler du pétrole, mais le faire chuter va bouleverser les cours du pétrole et poser problème à des alliés voyez-vous. Détestable… Mais malheureusement plutôt réaliste.

En parallèle, Joe et le reste de l’équipe Lioness investissent un nouveau bateau de luxe pour mener à bien la surveillance du mariage et de tout ce qu’il se passe. Ils apprennent bien sûr que le gouvernement veut mettre un terme à la mission, mais c’est déjà trop tard : ils n’ont aucun moyen de contacter Cruz pour lui donner cet ordre – c’est déjà suffisamment risqué comme ça d’avoir le bracelet de Cruz qui permet de les contacter.

Et comme prévu, Kaitlyn ne ment pas à son supérieur : la voiture de Cruz passe rapidement dans une zone où les signaux de téléphone sont brouillés. C’est inévitable pour ce genre de mariage. Les satellites permettent tout de même de savoir très précisément ce qu’il se passe dans la villa magnifique où le mariage est prévu. Alors que Cruz passe la sécurité en tant que Zara, le gouverneur tente de comprendre le programme Lioness.

C’est assez amusant : concrètement, tout ça aurait dû se faire dès le premier épisode. C’est une belle manière d’introduire le concept et la mission précise de Cruz, franchement. Bon, ce n’est pas grave. Je trouve ça plus grave que le bateau de Lioness soit vite repéré par la famille d’Ehsan, mais bon, ça manque d’intelligence dans la manière d’approcher la mission – et ça, des deux côtés. Je veux dire, on apprend tout de même que le père d’Aaliyah se balade à découvert sur des balcons avec vue sur la mer. Les satellites le repèrent donc et aux USA, on en arrive aussitôt à une situation où on aimerait retirer Cruz de sa mission sous couverture. Seulement, c’est impossible.

Cruz | Les USA | Kate | Fin de partie | En bref

Kate

Bien sûr, ce ne serait pas un épisode de Lioness sans un détour lourd et pas franchement utile par Kate, la fille de Joe. Celle-ci fait désormais des terreurs nocturnes bien compréhensibles et regrette de ne pas avoir pu aller à l’enterrement de sa pote. La pauvre. Elle m’a fait de la peine à être si triste et à hurler la nuit, mais Neal n’est pas des plus malins quand il accepte qu’elle appelle Joe au beau milieu de la nuit.

D’ailleurs, je ne suis pas un expert des décalages horaires, mais je trouve ça étonnant que ce soit le milieu de la nuit pour tout le monde. Qu’importe. Même si Joe est capable de consoler sa fille à distance, elle s’énerve après Neal parce qu’elle ne comprend comment il a pu lui passer sa fille sans la prévenir au milieu d’une mission si stressante pour elle. La dispute de couple est plutôt risible, parce que Joe est littéralement dans un moment de pause, hein.

Il n’empêche que la situation est difficile pour elle. Même quand elle se retrouve prête à intervenir et à aller tuer des ennemis, elle ne pense qu’à eux – pas aidée par les appels et SMS de Neal. Finalement, Joe est une grande sensible qui pense plus à sa famille qu’à sa mission. C’est con quand la vie de Cruz est en jeu !

Cruz | Les USA | Kate | Fin de partie | En bref

Fin de partie

On en arrive à une scène où Cruz risque bien plus qu’elle ne le pense au beau milieu de la nuit. Elle est ravie d’avoir eu envie de se servir de l’eau, je pense. Le père d’Aaliyah s’avère être un homme plutôt sympathique avec elle – loin du monstre qu’on imaginerait. En même temps, c’est logique, il est là pour le mariage de sa fille et c’est le milieu de la nuit. Bon, il comprend toutefois que cette étudiante est un peu bizarre à chercher de l’eau dans le congélateur.

Il ne s’attend pas pour autant à ce qu’Ehsan débarque au milieu de leur conversation pour accuser Cruz d’être une terroriste. Tout va alors super vite – beaucoup trop vite pour que j’écrive ma surprise et la critique à la fois. En deux trois coups et grâce à un couteau de cuisine, elle tue donc Ehsan de manière si rapide que je n’ai pas eu le temps de m’y attendre. Et elle ne s’arrête pas là : elle est excellente et n’hésite pas à massacrer aussi le père d’Aaliyah. Et un coup de couteau, deux, trois, quatre, une gorge tranchée, bim. Le boulot est fait – et je pensais tellement que l’épisode proposerait une conclusion différente à cette intrigue que je n’arrive pas à y croire.

Bon, par contre, c’en est fini pour Cruz, je ne vois pas comment elle pourra reprendre sa vie après tout ça. Je veux dire, Aaliyah va vite comprendre la trahison : c’est elle qui retrouve les corps et sonne l’alarme. Cruz est aussitôt prise en course par toute la villa, mais la course-poursuite, aussi intense soit-elle, est difficile à suivre.

Bien sûr, elle a le temps de prévenir Joe qu’elle est grillée et doit être extraite de la villa. Son plan ? Rejoindre l’eau au plus vite. Dans l’eau, Joe et toute l’équipe Lioness qui attendaient depuis un bateau se rendent aussitôt vers la villa avec bien des fusils. Ils parviennent ainsi à extraire Cruz de sa mission, mais ce n’est pas si évident pour autant. On voit bien la complexité de ce qu’il se passe, l’énervement de Cruz face à ce qu’elle vient d’être forcée à faire et l’angoisse de la Maison Blanche de ne pas savoir exactement ce qu’il se passe.

Les noms de code sont finalement utilisés pour annoncer la mort du père d’Aaliyah et… La mission est un succès, certes, mais un succès toutefois mitigé. Aux USA, on sait bien que les relations avec le Moyen-Orient viennent de reculer de quarante ans. Sur le bateau, Cruz fait remarquer à Joe qu’elles viennent juste de créer ensemble une nouvelle génération de terroristes – les enfants d’Aaliyah, qu’elle aura bien un jour ou l’autre. La scène est bien écrite et résume la complexité de ce genre de situation à merveille.

J’ai vraiment aimé la montée de la tension dans l’épisode – ça menait à une conclusion plutôt logique. Malheureusement, la pression retombe d’un coup et ça m’a moins captivé : Kaitlyn rentre chez elle auprès de son mari pour une énième conversation à demi-mots entre eux, Joe rentre auprès de Neal pour lui pleurer dans les bras. Blessée au visage – par Cruz qui n’hésite pas à la frapper bien fort en pleine face – elle trouve au moins le réconfort de son mari.

Cruz ? La série ne lui offre pas d’autres conclusions. C’est un peu frustrant de terminer sur une Aaliyah en larmes et une Cruz pleine de regrets, qui démissionne sous le coup de la colère (et à raison). Je me retrouve à espérer une saison 2, mais j’aime le fait que si elle ne devait pas avoir lieu, alors on aurait tout de même eu toute une intrigue complète, menée de bout en bout. C’est bien joué de leur part.

Cruz | Les USA | Kate | Fin de partie | En bref

En bref

La série ne fut pas du tout ce que j’en attendais. Je m’imaginais un procédural assez bête et méchant dans la forme, avec un patriotisme exacerbé et beaucoup de scènes bien militaires ; j’ai eu une série à l’intrigue condensée et suivie, du patriotisme bien nuancé par de la géopolitique en veux-tu en voilà et un féminisme bien pensé en tête d’affiche. J’aurais pu m’en douter avec le titre, vous me direz.

Concrètement, c’est le point fort de la série : les personnages féminins proposés sont vraiment intéressants et toujours bien traités, sans trop de détours ou d’artifices. Il y a eu des longueurs, ça a été prévisible, mais en même temps, la série a su surprendre par ses petits sursauts de violence parfois.

Un petit plaisir à suivre, finalement !

Cruz | Les USA | Kate | Fin de partie | En bref

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One Piece – S01E01 – Romance Dawn – 18/20

Franchement, c’est une adaptation très réussie pour du live-action d’un manga aussi populaires. Je ne doute pas qu’il y aura des puristes pour tout critiquer, et j’en fais un peu partie à ne pas accrocher à tous les acteurs ou au choix de changer certains procédés dans la narration, mais c’est un premier épisode fluide et qui donne bien à voir ce que proposera la série par la suite. C’est efficace, c’est fun, c’est divertissant et c’est effréné, parce qu’il se passe bien trop de choses dès ce premier épisode. Petite réussite pour Netflix, ça faisait longtemps !

Spoilers

Luffy souhaite devenir le roi des pirates. Pas simple.


Why would anyone want to become a pirate ?

J’ai déjà l’impression d’être agressé par le titre tout en majuscule de l’épisode et la miniature de Nami pour me faire cliquer sur l’image de la série sur Netflix, ça part mal cette affaire !

Gold Roger | Alvida | Kobby | Nami & Zorro | Shells Town | Cliffhangers

Gold Roger

Bizarrement, je ne m’attendais pas à un début avec une voix off et une carte, mais je trouve que ça fonctionne bien pour l’univers. Après tout, un monde de pirate sans carte, ça n’est possible ! À l’inverse, c’est sans trop de surprise que la série commence 22 ans avant le début de la série avec Gold Roger capturé. Bim. Point du Bingo Séries avec une jolie affiche « Wanted ». Je savais que je pouvais compter sur One Piece pour l’avoir !

Que cela n’empêche pas le gouvernement de faire une grossière erreur : Gold Roger est exécuté devant une foule immense dans la capitale. Avant ça, il a droit à quelques derniers mots lors desquels il assure avoir réalisé tous ses rêves et invite la foule à en faire autant : son trésor est bien caché, à eux d’aller le trouver. Je ne peux m’empêcher de penser que la fin du manga sera inévitablement de nous dire que le trésor n’est qu’une pièce – après tout, c’est le titre – mais est surtout tout le voyage et le mode de vie des pirates.

On verra bien. En attendant, la série peut commencer : la foule se met aussitôt en quête du trésor et part dans tous les sens, et Gold Roger meurt en changeant à tout jamais le monde qui entre dans l’âge d’or de la piraterie. Simple et efficace comme lancement et comme enjeux global pour la série, ça fonctionne toujours aussi bien : tout le monde part à la recherche du One Piece, le trésor de Gold Roger.

Gold Roger | Alvida | Kobby | Nami & Zorro | Shells Town | Cliffhangers

Alvida

Une fois que c’est fait, nous sommes propulsés sur l’East Blue Sea où l’on nous introduit le personnage de Luffy. Les attentes sont énormes et la série joue totalement avec nous, en commençant par un gros plan sur le chapeau fétiche de Luffy. Eh, ça aussi ça fonctionne. Quand il relève la tête, bim, petite excitation de début de série.

Par contre, on s’éloigne déjà beaucoup du manga : on nous épargne l’enfance de Luffy et l’histoire du fruit du démon pour l’instant, en nous indiquant seulement que Luffy nage « comme une enclume ». Son caractère est le bon, par contre : il parle à un oiseau pour se présenter et tenter de le recruter, en vain, et on nous fait tout de suite comprendre que l’univers de la série sera un peu perché. Je veux dire, Luffy est taré, se parle tout seul, crie de joie, s’enferme dans un tonneau pour ne pas couler avec son bateau…

C’est tout con, mais ça marche bien comme raccourci, malgré un petit côté Pirate des Caraïbes. Autant je n’y pensais jamais à ces films quand je lisais les mangas, autant maintenant que je regarde sous forme de live-action, je ne peux qu’y penser. En effet, Luffy se retrouve dans un tonneau pris entre deux feux – ou plutôt entre deux navires. Les pirates s’attaquent entre eux à coups de canon et on nous introduit le capitaine Alvida. La capitaine Alvida. Une femme ! Bonne idée, ma foi.

Elle attaque donc avec son équipage un autre bateau dans le but de retrouver Zoro. Malheureusement pour elle, il n’est plus dans le navire ennemi et elle n’apprend pas grand-chose d’utile de la part de ses ennemis. Il n’en faut pas plus pour qu’elle montre qu’elle n’a pas de pitié et qu’elle tue le capitaine adverse. On nous introduit alors son larbin, un garçon blond aux lunettes rondes. Ouais, on sent qu’on vient d’un manga quand on voit ces lunettes excessivement grandes, mais bon, ça participe à l’humour et à l’univers. Et bien sûr, le tonneau de Luffy finit sur ce bateau lui aussi.

Durant la nuit, Luffy sort donc du tonneau pour mieux tomber nez à lunettes avec le larbin du navire – du moins, c’est comme ça que Kobby est introduit ici. Malheureusement, la série tombe alors dans un écueil que je pensais qu’elle souhaitait éviter : le flashback. Luffy raconte ainsi à Kobby qu’il est un pirate, même s’il n’en a pas l’air, et parle brièvement de son enfance pour révéler qu’il a toujours voulu être pirate. La scène sur le bateau en flashback était clairement en trop dans la narration de l’épisode. Autant le manga présentant ça dans l’ordre chronologique réussissait à nous accrocher un peu, autant cette obsession des flashbacks dans les séries depuis Lost commence à se faire vieille. Et c’est dommage, parce qu’en plus, je ne vois pas ça durer dans le temps sur toute la saison.

Bref, j’ai plutôt envie de me concentrer sur le présent de l’action, avec un Luffy qui a évidemment faim et dont le caractère loufoque va vite apparaître à tous ceux qui ne le connaîtraient pas encore : alors qu’il faut être discret et que Kobby se fait le plus petit possible quand ils sortent de la cale, c’est dans un mouvement très Luffyiesque que Luffy réveille tout le navire.

Bim, l’action est relancée : Alvida est déçue de voir que Kobby le trahit, Luffy affirme qu’il sera roi des pirates et Alvida lui rappelle qu’elle est la pirate la plus puissante. Je connais déjà l’histoire, mais je me laisse facilement emporter malgré tout : le casting est franchement bon, j’adore cette interprétation du personnage d’Alvida. Elle n’est évidemment pas du tout comme je l’imaginais, mais son rôle est top – c’est bien écrit, son jeu me fait rire et apporte à la série la touche d’humour qu’il fallait.

Rapidement, Luffy défie par son caractère la capitaine Alvida, en affirmant que Kobby est libre (he’s a free elf ?) et qu’il pense qu’Alvida est un cachalot. Il n’en faut pas plus pour qu’Alvida sorte sa batte – son arme caractéristique – et tente de tuer Kobby, mais là encore, Luffy n’hésite pas à le sauver. Dès lors, la première bataille pour Luffy commence et c’est tout fun : on voit Alvida qui s’énerve à tenter de frapper Luffy, en vain. On nous révèle ainsi les pouvoirs de Luffy : c’est un homme-élastique. Il survit quand on lui tire dessus et il se déforme à l’envie à chaque coup de batte.

Alvida, hyper puissante jusque-là, est donc tournée en ridicule bien rapidement et Luffy utilise même son poing pour la faire tomber du navire. L’attaque spéciale de Luffy ? En vrai, ça passe mieux que je l’imaginais. Je pensais que ça rendrait forcément ridicule en live-action. Là, les effets spéciaux sont quand même bons – pas exceptionnels, mais ça passe – et la pause que ça impose dans la bataille ne m’a pas sorti de l’épisode.

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Kobby

Une fois Alvida éjectée du bateau – en feu, en plus ! – Luffy propose à Kobby de le suivre sur un canot de sauvetage. Ce n’est pas comme s’il lui laissait vraiment le choix, cela dit, mais bon, ça permet à l’épisode d’avancer un peu. Kobby peut ainsi poser plein de questions à Luffy sur son passé. On repart ainsi dans le flashback où l’on voit Luffy tenter de se crever l’œil, en vain, et être soigné par Shanks. Je ne suis pas convaincu plus que ça par le casting de Shanks d’ailleurs.

Il me semble qu’il est pourtant supposé être l’une des grandes attentes de la série. On va faire avec : le personnage est toujours top avec Luffy et il donne de bonnes leçons au petit qui veut devenir un pirate. Malheureusement, Luffy n’en fait qu’à sa tête et n’est pas très obéissant : il décide donc de manger un drôle de fruit qu’il trouve dans la cale du navire et qui fait partie du trésor de Shanks.

Shanks, lui, ne surveille pas assez Luffy, tout occupé qu’il est à se prendre la tête dans un bar et à se résigner à faire face aux pirates débiles qu’il croise sur son chemin. J’aime la leçon qu’il tente de donner à Luffy ensuite sur le fait que la violence ne peut pas tout résoudre (un comble, dans cet univers de pirate) et la mise en scène menant à la révélation du pouvoir de Luffy est plutôt bonne.

On revient dans le présent ensuite où Luffy explique qu’il a mangé le Gum Gum Fruit, un fruit du démon. Soit. Les différents éléments de la série sont plutôt bien introduits et vraiment, je trouve très cool l’acteur choisi pour incarner Luffy. Il fonctionne vraiment en Luffy, c’est chouette. Quant au caractère du personnage, il me soule souvent dans le manga, mais pour le moment, j’accroche bien à l’humour qu’il apporte – c’est un peu plus dosé, peut-être.

S’il affirme qu’il veut aller sur Grand Line, Kobby lui fait remarquer qu’il a besoin d’une carte pour ça. C’est la première fois que Luffy s’en rend compte et il est vite convaincu que Kobby lui sera utile pour ça. Il écoute tout de même son rêve de rejoindre la marine et décide de mettre au point un plan qui permettra à tous les deux d’obtenir ce qu’ils veulent.

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Nami & Zorro

Cet épisode introduit également le personnage de Nami, il le fallait bien. Ce scénario est un peu trop éclaté à mon goût, parce que plutôt que de suivre une trame linéaire comme le manga, il fait le tour de plein de choses en parallèle. C’est l’avantage d’une série, c’est sûr, mais ça complexifie un peu le nombre de personnages pour un premier épisode. Cela me donne l’impression que la série s’adresse avant tout à des lecteurs du manga ou des fans de l’animé – tout est expliqué pourtant, mais ça me paraît aller trop vite pour tout ingérer d’un coup.

Nami, donc, est introduite comme une damoiselle en détresse sur un canot. Elle est secourue par deux pirates complètement débiles qui se laissent berner par un coffre sur le canot de sauvetage de Nami. Le coffre est évidemment vide et elle profite de leur faim d’argent pour leur voler leur navire. Simple et efficace. L’actrice ? J’adore sa voix et elle joue bien, mais vraiment, la couleur des cheveux, c’est too much pour que j’accroche pour l’instant. Ils auraient pu trouver un roux plus naturel – même si ça collait moins au manga.

Contre toute attente, cet épisode propose aussi de faire un détour par l’île de Sixis. C’est l’avantage d’une adaptation : ils peuvent déformer un peu le matériel d’origine. Plutôt que de suivre le début de l’aventure de Luffy uniquement, on nous introduit donc déjà d’autres personnages. Je ne sais pas si je suis convaincu, mais il faut faire avec : nous découvrons donc le personnage de Zorro (grosse attente pour le casting, j’ai hâte de voir ce que ça va donner) être contacté par Baroque Works par l’intermédiaire de Mr 7. Y a pas à dire, ce costume est ridicule sur papier, mais c’est encore pire en vrai !

Mr 7 explique à Zoro qu’il est intéressé par ses talents et souhaite le recruter, mais ce n’est pas trop le délire de Zoro, qui refuse un tatouage sur le visage s’il n’est pas le numéro 1 – avec son doigt d’honneur. OK. Niveau écriture, le personnage de Zoro est vraiment top et badass. L’acteur a un peu plus de mal à me vendre le personnage pour le moment. Quoiqu’il en soi, il nous tue Mr 7 en quelques secondes. Les combats n’ont jamais été si courts dans One Piece, non ?

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Shells Town

En parallèle, Luffy et Kobby arrivent à Shells Town où le but est pour Kobby de rejoindre la marine et pour Luffy d’obtenir une carte. Une fois en ville, Luffy est terrifié de constater qu’il existe des dizaines d’affiches « Wanted », parce qu’il y a beaucoup de pirates et pas son visage sur les affiches. Et ça, ce n’est pas normal pour lui. Kobby, lui, est juste terrifié par l’existence même des pirates.

J’aime bien l’amitié improbable entre eux et je trouve que ça fonctionne bien, comme dans le manga en soi, d’avoir cette relation entre eux. Et puis surtout, on en arrive à un moment bien fun où tout le monde est réuni dans la même taverne. En effet, alors que Luffy se remplit l’estomac en présence de Kobby, Nami débarque et drague un type de la marine – le plus petit possible (et c’était fun) – alors que Zorro arrive au bar.

C’est par lui que l’action va reprendre, quand un type s’en prend à une enfant qui était sympa avec Zorro et lui offrait de la nourriture. Zorro n’apprécie pas du tout l’attitude de ce Malfoy en carton (désolé, mais c’est ce qu’il m’a renvoyé) et il est toujours aussi badass. Il tente donc de forcer le blond à manger une boulette de viande qu’il vient de faire tomber par terre et le blond veut aussitôt l’attaquer.

C’est une mauvaise idée : Zorro n’a même pas besoin de dégainer l’un de ses trois sabres pour le mettre à mal, tout en explosant aussi la tronche de tous les marines qui essaient de l’arrêter. Luffy est fan de Zorro à peu près aussitôt, Nami en profite pour assommer un garde, Kobby se planque sous une table. Franchement, l’action est sympa et mène à la révélation que Zorro se bat vraiment contre Malfoy : le blond lui propose tout ce qu’il veut parce que son père lui donnera.

Son père ? Le capitaine Morgan, richissime marine… Qui lui doit de l’argent. En effet, Zorro ramène le corps de Mr 7 pour collecter la prime. C’est son business : récolter les primes. Le problème ? Il a attaqué des marines, et ça, c’est récompensé par sept jours sur une croix, sans nourriture et sans eau. Un petit régime, donc. Zorro préfère encore ça plutôt que d’être embauché par les marines comme Morgan lui propose.

Alors que Zorro fait face à cette punition, Luffy et Kobby retournent dans leur canot pour passer la nuit. Plutôt que de dormir, ils papotent et c’est l’occasion pour Kobby que le monde ne fonctionne pas en noir & blanc, mais en nuances de gris. Il est surpris d’avoir vu un marine être méchant avec une petite fille, parce que ça ne correspond pas à sa vision du monde : un pirate a protégé la petite, contrairement à la marine dont c’est le but.

Le lendemain, le blondinet revient évidemment voir Zorro qui est désormais sur une croix pour se foutre de lui. Il est absolument insupportable et mérite vraiment ce qui est sur le point de lui arriver. Nous n’y sommes pas encore cependant. Pour l’instant, on voit plutôt Nami s’infiltrer parmi les marines avec l’uniforme et Luffy tenter d’entrer dans la base en passant par les canalisations. Malheureusement pour lui, Luffy se contente d’atterrir devant Zorro crucifié.

La conversation s’engage entre eux malgré la volonté de Zorro de ne pas lui parler, et ça fonctionne vraiment bien. Il n’y a pas à dire, le matériel d’origine est génial : on nous révèle ainsi que Zorro est un chasseur de pirates qui souhaite de devenir le meilleur en combat de sabre là où Luffy souhaite être le roi des pirates. C’est à peu près tout ce qu’il faut en retenir, le caractère sympa et un peu naïf de Luffy suffit à faire le reste : il libère Zorro pour qu’il puisse suivre son destin et repart par les égoûts.

Il tombe alors dans une salle pleine de cartes où Nami se trouve justement. Elle essaie de voler la carte de Grand Line en se faisant passer pour une marine, sauf que ce n’est pas si simple : elles sont en fait toutes dans le bureau de Morgan et Nami sait certes mentir, mais elle se fait vite griller. Comme elle sait se battre, ce n’est pas un souci. Bref, Luffy tombe sur elle quand elle est déjà hors de danger et il lui dit aussitôt qu’il a tout entendu et qu’elle cherche sa carte.

Si Nami n’est pas tout à fait d’accord avec ce possessif, elle suit malgré tout Luffy qui se balade ensuite dans le bâtiment comme s’il était tout à fait normal d’y être. Vraiment, c’est un personnage marrant Luffy, il n’y a pas à dire, sa simplicité d’esprit et sa volonté de toujours demander ce qu’il veut comme si c’était normal de l’obtenir le rend hyper sympathique et attachant.

Bon, pas pour Nami, qui a juste peur qu’il les fasse repérer, ce qui ne manque pas d’arriver. Une fois face à face avec Morgan, donc, Nami se retrouve à reprendre ses mensonges pour expliquer qu’elle emmenait Luffy en prison – et Morgan la croit. Luffy est fasciné et trouve aussitôt qu’ils forment une super équipe, mais c’est encore avant de savoir que Nami est une voleuse professionnelle qui a réussi à voler les clés de Morgan.

Bon, s’il est fasciné et qu’il demande à Nami de rejoindre son équipage – comme il l’a fait à Kobby et Zorro plus tôt – Nami refuse. Elle veut bosser seule et refuse d’être associée aux pirates, car elle les déteste. Elle accepte tout de même que Luffy la suive jusque dans le bureau de Morgan où elle cherche la carte pendant qu’il joue avec tous les objets du bureau. Cela lui permet de découvrir le coffre caché de Morgan, et c’est bien drôle à voir.

Bon, ils sont tout de même pressés par le temps quand Morgan apprend qu’ils sont là et débarquent à la porte du bureau. Ce n’est pas vraiment un problème pour Luffy cependant : il décide d’utiliser ses pouvoirs pour arracher la porte du coffre. Nami lui vient en aide et hop, les voilà qui passent par la fenêtre avec le coffre entier. C’est con. Mais c’est marrant. Surtout qu’ils sont en haut d’une tour. Pas de quoi s’inquiéter avec les pouvoirs de Luffy cependant.

Pendant ce temps, Zorro suit sa vengeance personnelle. Il avait promis qu’il ferait gémir le fils de Morgan et ça ne manque pas. C’est assez simplifié, en même temps, par le fait qu’il le retrouve complètement nu en train de s’amuser avec son sabre (non, c’est pas une image, je parle d’un vrai sabre). Quand il s’apprête alors à quitter le bâtiment, il tombe dans la cour intérieure sur Nami et Luffy en train de se battre avec tous les gardes.

La scène d’action est vraiment très sympa à suivre. C’est ce que doit se dire Zorro, parce qu’il décide finalement de rejoindre Luffy et Nami pour les aider à se battre contre les marines. Le ménage est vite fait et nos trois héros se retrouvent alors à se battre contre Morgan qui est amusé de les voir tous les trois ensemble. Si Luffy affirme qu’ils sont un équipage, les deux autres refusent et hop, on enchaîne sur un combat plutôt bien mené.

Les chorégraphies sont stylées, les pouvoirs de Luffy plutôt bien exploités et les trois sabres de Zorro révèlent chacun où ils vont dans ce combat qui est sympathique à suivre. Bien sûr, le trio finit par gagner, même si Nami est plutôt occupée à chercher comment embarquer le coffre. La solution est pourtant simple : il suffit d’utiliser les bras de Zorro tout simplement.

Ils se rendent donc tous sur le bateau de Nami – même s’ils ne sont toujours pas un équipage. Luffy refuse de partir sans Kobby, toutefois, et c’est con parce que les marines cherchent toujours à les arrêter. Parmi eux, il y a une fois de plus le fils de Morgan, ridiculisé encore un peu plus par Zorro qui lui a refait sa coupe. Il y avait tant de possibilités pour le ridiculiser, c’est presque la version gentille.

Toujours est-il qu’il compte bien les arrêter… jusqu’à ce que Kobby le frappe. Malgré tout, Kobby ne souhaite pas partir avec Luffy. Eh, ça fait beaucoup de mangas d’un coup dans ce premier épisode, tout de même. C’est efficace cependant, et j’aime bien que ça aille si vite. Kobby refuse donc de les suivre alors qu’ils partent sur Grand Line parce qu’il souhaite mener sa propre vie et devenir un marine. La prochaine fois qu’ils se verront, ils seront ennemis… mais pour l’instant, let’s go, ils sont amis et il les aide à s’enfuir.

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Cliffhangers

Plusieurs cliffhangers viennent ponctuer ce premier épisode, et je crois bien que… je n’ai pas été assez loin dans les mangas finalement ? Je n’ai aucun souvenir de Garp qui reçoit un coup de fil (enfin, d’escargot) et apprend que la carte de Grand Line a été volée par trois pirates. Par contre, j’ai très hâte de voir l’arc de Baggy le Clown et je suis content d’en avoir un aperçu dès cette fin d’épisode. Le clown affirme qu’il s’agit de sa carte et qu’il va la récupérer, et franchement, la folie de Baggy est parfaite pour Jeff Ward. Je suis content de le retrouver, même si ce rôle est très, très loin de celui qu’il avait dans Agents of S.H.I.E.L.D.

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One Piece (S01)

Synopsis : Embarquez pour une aventure épique aux côtés de Monkey D. Luffy, un pirate intrépide en quête du trésor légendaire connu sous le nom de One Piece. Entre camaraderie, combats et mystères, sa quête promet d’être mouvementée… comme dans le manga, donc !

Pour commencer, One Piece sur Netflix est la série que tout le monde attendait pour la rentrée, mais qui sort le dernier jour des vacances du prof que je suis. Génial, non ? Tous mes élèves l’auront binge-watchée d’ici lundi, et moi, je serai à la traîne et vais me prendre tous les spoilers dans la figure. J’ai lu les 30 premiers tomes du manga, donc je devrais être à l’abri de révélations vraiment incroyables, mais je suis vraiment curieux de voir ce que cette adaptation va donner et j’aimerais me forger mon propre avis avant d’avoir le leur.

De toute manière, je n’ai pas vu l’animé (qui cartonne) alors mon avis sera forcément différent de celui de mes élèves. Il n’empêche qu’entre la montagne de travail qui m’attend et un week-end déjà bien chargé par d’autres occupations (faut bien profiter des derniers jours de répit), je sens que je vais devoir ruser pour trouver du temps.

Malgré tout, ce qui me pousse à plonger dans cette nouvelle série, c’est que ma curiosité est plus que titillée et que je sais que tout le monde va la regarder. Si le manga prend son temps pour démarrer, je doute que la série fasse de même avec seulement huit épisodes (d’une heure, certes, mais tout de même).

Côté acteurs, le casting de Luffy me semble excellent, même si j’ai quelques réserves sur Nami et ses cheveux à la coloration beaucoup trop artificielle pour mes yeux. Par contre, Sanji, mon personnage préféré dans le manga, a intérêt à être à la hauteur de mes attentes ! Mes attentes ? Je souhaite une adaptation qui va à l’essentiel tout en conservant l’esprit du manga. Je ne veux pas d’un copier-coller, qui est de toute manière impossible, mais plutôt d’une interprétation qui sait capturer l’essence de l’histoire originale. C’est un équilibre délicat à trouver… mais j’ai envie d’y croire !

Ca ne veut pas dire que j’y crois à 100% autant. D’abord, j’ai peur que la série soit bien réalisée mais qu’elle se fasse descendre par les fans puristes et se terminent sur un cliffhanger. Ce serait dommage, même si le manga permettra toujours de compenser. Ensuite, il y a toujours le risque que le rythme ne soit pas bien géré et que je m’ennuie ou décroche – ou que ça me donne envie d’aller lire la suite du manga. Et enfin, il faut que j’évoque le pire scénario pour moi… Que la série soit tellement addictive que je veuille tout regarder d’un coup alors que je n’ai clairement pas huit heures devant moi.

Note moyenne de la saison :