The Walking Dead: Dead City – S01E05 – Stories We Tell Ourselves – 10/20

Heureusement qu’il y a quelques twists dans le dernier acte de cet épisode, car sans ça, on se demanderait franchement ce que l’épisode voulait raconter. Je ne suis pas convaincu par l’ensemble de ce qui est proposé, une fois de plus : il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison pour que tout fonctionne sur le plan émotionnel ou pour que les renversements de situation soient totalement choquants. Ou alors, je n’arrive pas à m’attacher à la série. Un peu des deux sûrement.

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent séparés par les événements après l’échec de leur mission dans l’arène du Croate.


He’s defintely an after situation.

Eh, mais on est lundi ! C’est terrible les vacances, j’allais me coucher sans avoir vu mon épisode hebdomadaire… C’est dire à quel point je l’attendais celui-ci. Cela dit, je suis plus proche de la fin de saison qu’autre chose, alors autant continuer et voir jusqu’où mènera cette histoire à ce stade.

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Les égouts

J’avoue que je n’avais pas tout capté au délire de ce qu’il se passe sous la ville. Le Croate utilise les êtres humains pour créer de l’énergie, je l’avais compris, mais il me manquait une étape à son système. Cet épisode me permet de comprendre que les égouts servent en fait d’usine pour créer cette énergie avec le méthane. Soit.

Maggie, Ginny, Tommaso et Amaia s’y retrouvent et perdent bien du temps à parler plutôt que s’enfuir. Je ne sais pas, les égouts sont censés être dangereux, mais ils laissent Maggie chercher trois plombes sa lampe-torche et s’intéressent à Ginny alors que bon, il me paraît plus urgent de quitter les égouts. Tommaso est beaucoup stressé quand sa copine touche son bras pour qu’il ne soit pas mordu honnêtement ! La copine est persuadée que les Burazi savaient qu’ils arrivaient et, selon elle, c’est sa faute. Alors non, meuf, c’est juste le marshal qui vous a balancés, hein.

Pas de quoi s’attarder sur place toutefois : comme je le disais, il faut se barrer au plus vite car le méthane risque fort de les empoissonner pour longtemps – et personne n’a envie de devenir une source d’énergie pour le Croate. Une fois en mouvement, notre petit groupe ignore un peu trop les zombies sur lesquels ils marchent et finissent par tomber sur un tas de graisse bien écœurant.

Ginny en profite pour essayer de s’échapper, forçant Maggie à lui expliquer que Negan est en fait un monstre qu’elle ferait mieux de ne pas essayer de suivre. Bizarrement, le discours semble faire son petit effet auprès de Ginny qui se remet à marcher avec le reste du groupe.

Le problème, c’est qu’on ne sait pas trop combien de temps ils marchent ou dans quelle direction ; et à vrai dire, eux aussi ne semblent pas trop savoir ce qu’il en est, mais bon… J’imagine que c’est le but, nous perdre un peu, alors que les personnages sont de plus en plus affectés spar le méthane. Cela dit, ça tombe bien : Tommaso trouve des masques à oxygène.

Maggie se met alors à soupçonner Tommaso d’être un traitre. Elle se rend compte qu’il savait exactement où aller lors de l’attaque des zombies, mais aussi qu’il est celui qui a trouvé des masques à oxygène. Sa preuve ? Tommaso a retiré son sac avant de trouver le masque à oxygène, ce qui est un signe pour elle qu’il ment : il avait les masques à oxygène sur lui depuis le départ et savait très bien qu’ils devraient passer par les égouts.

Pire, récupérer ces masques était probablement un signal permettant au Croate de savoir qu’ils allaient attaquer l’arène. C’est vachement alambiqué, mais le problème, c’est que Maggie a raison. Moi, j’imaginais de faux masques à oxygène les empoisonnant après avoir été posés là par des Burazi, je suis un peu déçu.

Amaia prend très mal la trahison de Tommaso, qui affirme aussitôt que leur rêve ne pouvait être que ça, un rêve. Il est le traître qui a provoqué la mort de bien des gens, en vain. Bon… Et ça servait à quoi de le confronter à ce moment-là Maggie ? Elle n’est pas des plus malignes quand elle s’y met. Elle se créé un ennemi alors qu’ils ne sont pas encore sortis d’affaires, franchement. En plus, elle s’obstine à ne pas vouloir d’oxygène, allez savoir pourquoi. Cela permet d’affaiblir encore la série : des flashbacks de la mort de Glenn nous prouvent à quel point la série d’origine était bien à une époque et à quel point celle-ci est juste chiante à mourir en comparaison.

Avant ce petit malaise flashback de Maggie, notre héroïne prend toutefois le temps de proposer à Amaia de se rendre chez elle. En donnant son nom et en revenant avec Ginny, elle est sûre d’y être acceptée sans que personne ne pose de questions. Mouais. Maggie n’allant pas bien, elle aurait besoin de rejoindre la surface au plus vite. Pourtant, ils prennent tous le temps d’une petite pause. On nous fait un faux suspense en nous montrant des zombies bougeant au ralenti dans l’égout où ils s’arrêtent, mais avant de passer à l’action, il faut encore que Tommaso se justifie.

Il explique ainsi que le Croate a promis une vie de banlieue bien pépère à Tommaso et que c’était suffisant pour le convaincre d’au moins essayer ça, pour Amaia. Ouais, mais en attendant, Amaia se fait attaquer par un des zombies derrière elle – c’est d’autant plus marrant que l’on nous avait montré un zombie derrière Ginny à la base.

Du coup, quand l’attaque de zombies commence, Tommaso se précipite, mais c’est uniquement pour mieux tomber tête la première sur d’autres zombies au sol. Maggie sauve en priorité Ginny, puis Amaia, alors que tous les zombies semblent se relever un à un. Malheureusement, c’est trop tard que Maggie se pointe : Amaia est éventrée par des zombies et ne survit pas. Tommaso non plus. Putain, mais quelle purge ? Les scénaristes n’en sauvent même pas un et nous débarrassent d’eux avant qu’on ne soit vraiment attaché à eux ou qu’on ne soit sûr qu’Amaia soit enceinte. C’est largement ce qui est sous-entendu par le souhait de Tommaso d’avoir à disposition une école.

Bref, l’épisode peut continuer : Maggie et Ginny avancent désormais seules dans des égouts qu’elles ne connaissent pas. C’est presque comique de voir comment la série continue sans un instant pour être triste : en fait, Maggie et Ginny non plus ne connaissent pas le couple… Rapidement, Maggie en est à essayer de récupérer toute la confiance de Ginny.

On ne sait pas bien si c’est efficace, mais elle lui laisse en tout cas la fin de leur bombonne d’oxygène. Pas la meilleure des idées cet entêtement à respirer le méthane ! Elle parvient malgré tout à escalader un autre tas de zombies à la suite de Ginny. Elles essaient de faire le moins de bruit possible pour éviter de réveiller d’autres zombies, mais c’est peine perdue : Maggie s’effondre finalement quand sa jambe s’enfonce dans le torse d’un cadavre.

Le bruit réveille clairement le mauvais cadavre et ça termine en vraie scène d’horreur. La jambe dans un cadavre, Maggie se retrouve à devoir faire face au zombie qu’elle a réveillé et qui est clairement terrifiant, j’avoue. Avec le temps, son corps a fusionné bien malgré lui avec d’autres zombies. On se retrouve donc avec un zombie qui a plusieurs têtes et plusieurs bras, avec un espèce de look d’araignée au passage. Glauque.

Oh, Maggie s’en tire, c’est évident, mais tout de même, ça semble plus dur que prévu. La dernière tête a réussi à me faire sursauter comme la franchise n’avait plus réussi à le faire depuis longtemps. J’en étais à me demander pourquoi Maggie avait les bras nus en pleine apocalypse zombie. Bon, et alors qu’il ne fallait pas faire de bruit quelques secondes avant, Maggie se met à poursuivre Ginny en criant son nom. C’est inutile : elle a laissé en lettres de sang sur le mur le mot « Menteuse » à l’attention de Maggie.

Pourquoi ça ? Eh bien, un flashback nous révèle que Ginny a découvert que Maggie mentait sur la situation de son campement. Elle affirme qu’on lui a volé du blé et toute la nourriture depuis le départ… mais en fait le stock de grains est encore plein.

Si Hershel a été enlevé, ce n’est finalement pas pour que Maggie fournisse plus de nourriture ; c’est pour qu’elle livre au Croate… Negan ! Oh. Bon, c’est un twist qui retourne toute la situation en théorie, mais comme elle déteste Negan depuis le départ, je n’ai pas l’impression d’avoir affaire à une révélation si significative que ça.

C’est pourtant le cliffhanger final de cet épisode : Ginny connaît la vérité sur Maggie et échappe à sa surveillance suffisamment longtemps pour s’éloigner en ville et tirer une fusée de détresse…

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Negan & Armstrong

Sans trop de surprise, une autre partie de l’épisode se concentre sur Negan qui est désormais le prisonnier du marshal. C’est si inintéressant ! Plutôt que de le tuer comme il le voulait car Negan est voulu mort ou vif, Armstrong décide donc de partir en balade avec son ennemi juré. Je ne comprends pas. Il le veut mort depuis le début de la série ? D’accord, Negan lui a sauvé la vie, mais qu’espère-t-il au juste ? S’il le ramène loin de New-York, Negan sera tué quand même… autant le buter tout de suite.

Bon, je suis content qu’il ne le fasse pas cela dit. Cela ferait désordre de perdre Negan après tant de saisons et des mains d’un personnage qu’on connaît si peu. La situation est toutefois tendue pour les deux hommes : ils se détestent, apprennent à se connaître en chemin et… bof. Le chemin ? L’idée est de quitter New-York, mais ça se fait en se planquant régulièrement de hordes de zombies.

Negan finit par comprendre que son geôlier est un new-yorkais juste avant une autre horde de zombies. Ils sont obligés de se retrancher, entrant dans un bâtiment en passant par… C’est une porte de frigo ? Ils échappent vraiment aux zombies comme ça ? Qu’est-ce que c’est encore que ce bâtiment dans lequel ils sont ?

C’est une bonne question, parce qu’ils y trouvent une œuvre d’un artiste avant-gardiste – ou juste d’un taré d’après l’apocalypse : des poupées de bébé éviscérées et placées en arc-de-cercle. Chacun sa déco, j’imagine. Malheureusement, ils ont évidemment affaire à un taré d’après la chute du monde : ils trouvent ensuite des cadavres d’animaux et d’humains. Chaque fois, la mise en scène se veut un brin artistique, avec des membres coupés. C’est joyeux.

Cela renvoie Armstrong au cadavre de son père. Negan profite de l’inattention de son geôlier pour tenter de s’enfuir : il lui balance un zombie à la figure, sachant qu’il est blessé à la jambe et qu’il ne pourra pas courir aussi vite que lui. Pas de chance pour lui : Armstrong le rattrape plus vite que prévu. Chance pour lui : Armstrong ne sait pas viser et se contente de l’aider à dégager une planche « Don’t open, dead inside ». Eh, on voit la référence.

Voyant son ennemi épuisé, Negan décide finalement de proposer son aide à Armstrong. Il ne souhaite pas le laisser pour mort derrière lui (on vient de voir ça quand il lui balançait un zombie à la figure) et préfère lui venir en aide, mais seulement en échange de la certitude qu’il ne l’emmènera pas à New Babylon. Armstrong refuse, mais Negan lui vient quand même en aide. Allez comprendre, à ce stade, c’est juste n’importe quoi.

Negan décide en tout cas de l’aider au point de lui proposer quelques soins pour sa blessure à la jambe. C’est au sein d’un bus scolaire qu’il trouve un kit de premiers secours jamais utilisés pendant tout ce temps. Cela tombe sacrément bien pour Armstrong, tout de même. Ce dernier se décide alors à raconter sa vie à Negan – et moi, je me demande comment il est possible d’avoir une dentition si parfaite dans une apocalypse zombies. Sérieusement.

Le passé d’Armstrong ? On essaie de nous faire nous attacher à lui, mais on a bien compris qu’il avait peu de chance de survivre à la saison, comme tous les autres. Et quand bien même il survivrait, non merci, ce perso a réussi à me souler parce qu’on nous l’impose trop sans réussir à lui créer une vraie histoire. Bon, c’est ce qu’ils font dans cet épisode avec la révélation que c’est en fait son grand-frère (purée, il était vieux son frère ?) qu’il a laissé mourir seul à New-York. J’aime bien que ça mène finalement au thème de l’épisode – les histoires qu’on se raconte pour dormir plus simplement – mais ça me semble inutilement compliqué pour en arriver là.

Et durant la nuit, évidemment, Negan voit la fusée de détresse de Ginny…

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Le Croate

On ne sait pas bien pourquoi, mais cet épisode nous propose aussi un petit segment avec le Croate qui s’amuse à dégommer un zombie en voiture avant de hurler toute sa frustration de son échec de l’épisode précédent à son volant. Il me semble que sa colère aurait pu être suggérée différemment, mais admettons. Après l’arène, la scène de spectacle : le Croate se rend dans un théâtre où ses hommes poussent la chansonnette.

Ses hommes ? Peut-être pas ? Il y a quelqu’un pour lui dire « out of my way, bitch », ce qui laisse supposer que le Croate n’est peut-être pas la figure la plus autoritaire de New-York, finalement. Il semble rendre des comptes à une femme qui est dans la loge des artistes à écouter de la musique d’opéra. Bordel, il ne manquait plus que ça !

La femme semble connaître Negan, au moins de réputation et elle nous fait un résumé de ce que la série a essayé de proposer, en insistant sur le fait que c’était génial au début (Ah ?) et que la fin doit l’être à présent. Ben écoutez, je leur souhaite, mais ça n’en prend pas le chemin tout de même. Après avoir annoncé la présence de Negan, le Croate explique à la femme qu’un marshal est venu à New-York, selon ce qu’elle avait craint depuis le début… Des hommes reviennent à New-York pour rétablir un système qui leur serait profitable.

Pour s’éviter ça, la femme veut absolument que le Croate récupère Negan, apparemment. J’ai du mal à comprendre pourquoi, franchement, mais eh, il y a une méchante plus méchante que le méchant dans cette saison finalement !

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

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Secret Invasion – S01E04 – Beloved – 14/20

Une fois n’est pas coutume, cet épisode m’a laissé avec des sentiments mitigés. J’ai été déçu par la durée de l’épisode, trop court, et par le traitement superficiel de certains dilemmes internes des personnages. Les révélations étaient prévisibles ou mal amenées, ce qui a enlevé une part de surprise. Cependant, j’ai apprécié les scènes d’action bien réalisées et les performances impressionnantes des acteurs. C’est déjà ça !

Spoilers

Varra a décidé de trahir son mari, mais Fury a plus d’un tour dans son sac.


I ignored every signal in my head, heart and body that screamed « stop ».

Alors pardon, mais comment ça cet épisode dure 37 minutes avec plus d’une minute de résumé de l’épisode précédent et encore un générique de fin de quatre minutes ? L’abus, encore et toujours.

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

G’iah

L’épisode précédent nous laissait G’iah pour morte, tuée par Gravik. Comme cela faisait beaucoup de tuer encore leur seul personnage féminin intéressant et qu’ils n’allaient pas payer Emilia Clarke pour seulement trois épisodes, ce début d’épisode se veut surprenant : avant de s’échapper, G’iah a eu la bonne idée de passer par le laboratoire.

Ce qu’on n’avait pas vu, en revanche, c’est qu’elle en avait profité pour devenir une super-Skrull elle aussi. Elle est donc capable de ressusciter en début d’épisode grâce à son nouveau pouvoir la rendant résistante aux balles. C’est un sacré coup de poker de sa part et ça pose quand même quelques questions pour la suite : le plan de Gravik est bien efficace.

Celui de G’iah aussi, vous me direz. Elle peut revenir auprès de son père désormais et lui expliquer que l’amour familial est plus important que le reste pour elle. Cependant, elle réclame tout de même un plan pour que son peuple puisse avoir une planète, et un plan aussi efficace que celui de Gravik. C’est intéressant : idéologiquement, elle reste du côté de Gravik, mais son père compte plus pour elle que ses idées. Franchement, G’iah pourrait être un personnage hyper intéressant avec ce dilemme interne. Malheureusement, c’est exploité de manière bien trop superficielle dans la série pour le moment, et c’est décevant.

Le plan de Talos ? Il ne convainc pas du tout sa fille : il souhaite continuer de vivre sur Terre, ce qui déplaît fortement à G’iah. Elle, elle veut vivre sans avoir à cacher sa véritable apparence. Certes. Au moins, elle a une scène avec son papa dans cet épisode, et je sens que ça va être important car on approche de la fin de la série et qu’il faudra bien quelques sacrifices de plus.

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

Fury & Varra

Cet épisode prend aussi la décision de nous ramener en 2012 à… Paris ? On y voit Fury dans un bar en compagnie de sa femme. Cette dernière l’interroge pour savoir s’il a quelque chose à voir avec les Avengers qui viennent de défendre New-York et le monde. Bon, ça se passe donc après la bataille de New-York et avant le début d’Agents of S.H.I.E.L.D ?

J’aime bien l’idée d’en voir plus sur cette période que j’aime beaucoup, mais ça ne m’empêche pas d’être bien trop nostalgique de la série d’ABC. Ramenez-moi Daisy dans cette série ! Ils ont vraiment pris les comics et tout mis à la poubelle, pour n’en garder que l’idée de base, c’est chiant. Et c’est chiant aussi ce flashback qui nous introduit un peu plus le couple de Fury pour que la trahison de sa femme soit plus violente à vivre dans le présent.

Comme on sait déjà que Varra est sur le point de le trahir, cependant, ce n’est pas si efficace. Je vois l’idée, je ne l’approuve pas. On nous impose une scène où ils parlent poésie et ce n’est pas subtil : on sent tout de suite que le poème aura son rôle à jouer lus tard dans l’épisode. En attendant, il est temps de revenir au présent où Varra a donc rendez-vous à l’église pour obtenir de nouvelles informations de la part de Gravik.

Ce n’est pourtant pas Gravik qui se rend au rendez-vous, mais… le colonel Rhodes. Oh bordel. C’est énervant, car ça confirme ce que la série cachait jusque-là : il est probablement un Skrull. Je ne vois pas d’autres raisons de travailler à ce point contre Fury, parce que oui, le but du rendez-vous, c’est quand même de conspirer pour que Varra tue Fury, hein. Finalement, la trahison n’est peut-être pas totale en fait ! Fury est en effet tranquillement dans son jardin en train d’écouter toute la conversation avec des écouteurs. Est-ce qu’il suit sa femme ou est-ce qu’elle lui vient en aide ?

Ce n’est pas bien clair a priori, mais quand Varra rentre chez elle, elle découvre que l’alliance de son mari n’est pas à son doigt. Pourtant, il est toujours là, même s’il promet de repartir bientôt au travail… Ah, si, la trahison est totale. Il était juste suspicieux de sa femme, alors ? Ou le micro était sur Rhodes ? J’avoue, j’ai dû rater un élément à un moment, mais je ne trouve pas que ça change grand-chose et que ça affecte particulièrement ma compréhension de la scène qui suit avec Varra.

Fury commence par lui faire croire que tout va bien entre eux, avant de s’asseoir à table avec elle pour lui dire qu’il regrette leur mariage. Enfin, pas exactement : grosso modo, sa femme est sa pire erreur selon lui et il ne comprend pas pourquoi il n’a pas divorcé avant ou pourquoi il n’a pas écouté tous ses instincts. Le pire, selon lui, c’est que même en sachant qu’elle envisage à présent de le tuer, il sait qu’il aurait été capable de prendre les mêmes décisions. Mouais. On nous vend une relation amoureuse à laquelle il est difficile de croire tout de même.

Varra raconte alors que l’apparence qu’elle a prise est celle d’une femme qui avait un cancer qu’elle cachait à tous. Cela dit, la vraie raison de l’amitié entre Varra et Priscilla, c’est que Varra espérait déjà à l’époque se faire Fury… Elle propose donc à la cancéreuse de tomber amoureuse, tout simplement en reprenant sa vie comme elle la laissait, sans que personne ne sache jamais qu’elle était morte.

Varra promet alors trois choses à Priscilla : l’enterrer dans la mer, prendre soin de ses parents et ne jamais blesser Fury. Ouais, c’est un peu raté pour la troisième raison, franchement. L’avantage, c’est que malgré la trahison et l’histoire de couple compliquée entre eux, Varra et Fury s’aiment encore. Ils se récitent donc leur poème préféré, avant de se tirer dessus.

La série nous fait du suspense, mais bon, Fury n’allait pas mourir comme ça. Je l’ai écrit plus haut : on nous vend une vraie relation amoureuse entre ces deux personnages, qui ont donc chacun tiré dans le mur derrière leur partenaire. C’est-y pas mignon. C’est une fin en queue de poisson : ils sont incapables de se tuer, ils sont trop en désaccord idéologique pour continuer ensemble. Fin de parcours, Fury s’en va en précisant qu’ils ne sauront jamais s’ils auraient pu s’aimer sans l’apparence de Priscilla pour Varra. Charmant. Je croyais qu’on nous vendait de l’amour ?

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

Rhodes

Après tout ça, c’est vraiment sans la moindre surprise qu’on nous révèle que Rhodes est bien un Skrull. C’était difficile de ne pas s’en douter après sa scène avec Varra, et déjà avant, je me posais quelques questions. La manière dont ça nous est révélé est un peu contreproductive pour nous surprendre, par contre. Franchement, par rapport aux comics où l’on se demandait à chaque page qui était qui, la série ne parvient pas à créer la surprise.

Ce n’est pas si grave, cependant, surtout qu’on enchaîne avec une scène où Fury décide de confronter Rhodes. Ce n’est pas bien surprenant, puisqu’après tout, Rhodes cherche à le tuer, tout de même. Pour l’instant, Fury se contente de le manipuler en lui répétant ses soupçons d’une taupe au gouvernement… mais il le fait en faisant bien comprendre à Rhodes qu’il l’a grillé.

Pourtant, ce dernier continue de refuser les demandes simples de Fury. Je le mets au pluriel, mais la seule vraie demande est en fait qu’il souhaite récupérer son job. Rhodes lui refuse, préférant lui remontrer la vidéo du moment où Gravik a tué Maria Hill, avec l’apparence de Fury. Mouais. Mais pourquoi Fury n’agit-il pas plus que ça ? N’a-t-il pas compris que Rhodes était un Skrull finalement ? Si oui, il n’est pas fin d’esprit.

En attendant, il laisse Rhodes reprendre son boulot de conseiller auprès du président, qui a des négociations importantes à faire avec la Russie. Le président se rend ainsi à un sommet en convoi. Le convoi de voitures n’est pas la manière la plus discrète de se déplacer, surtout en plein milieu d’une route campagnarde déserte.

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

Le convoi

C’est donc sans trop de surprise que l’on tombe d’un coup dans l’action de l’épisode : Gravik débarque en hélicoptère et attaque le convoi à coup de missiles explosifs. Le président survit à l’attaque, ce que les soldats s’empressent d’annoncer à la radio en utilisant son nom de code : Citadel. Ouais, Disney + se met à faire de la pub pour Amazon apparemment !

Par chance, Talos et Fury étaient à proximité de la scène eux aussi. Ils débarquent pile à temps pour abattre un hélicoptère qui risquait fort de venir à bout du président. La scène d’action est très jolie, avec des cascades et des explosions dans tous les sens, des fusillades en veux-tu en voilà et une lisibilité de ce qu’il se passe plutôt bonne. La cohérence de l’ensemble, en revanche, n’est pas idéale : même si ça tire dans tous les sens, je ne comprends pas bien pourquoi personne chez les Skrull fait exploser la voiture du président par exemple.

En apprenant la présence de Fury, Gravik révèle soudainement qu’il est un Super Skrull, avec un pouvoir digne de Groot qui lui permet de dégommer un soldat bien vite… mais il n’utilise pas pour autant son don pour s’en prendre à Fury ou pour tuer le président. Les renforts américains arrivent heureusement pour contrer Gravik et ses hommes. Tous convergent désormais dans la même direction : le président.

Gravik se rend compte que les américains se servent de Talos pour récupérer le président, alors il le fait abattre. Bien que blessé à mort, Talos essaie encore de faire ce qu’il peut pour libérer le président, et même ça, j’ai trouvé que c’était étonnant comme manière de présenter l’intrigue. La mort de Talos est lente et douloureuse, mais on voit au moins que Fury est capable de le faire accepter auprès des soldats. J’aime beaucoup comment la mort de Talos se fait avec une transformation progressive en Skrull. Par contre, j’ai du mal à comprendre comment Gravik peut rester aussi passif pendant si longtemps.

Certes, l’idée est bonne : c’est en fait lui le soldat à qui Fury fait accepter l’aide de Talos pour sauver le président. Gravik accepte donc de laisser le président lui échapper, mais il le fait en s’assurant d’être à proximité de Talos. Grâce à cela, il est capable de nous poignarder Talos devant un Nick Fury qui comprend juste à temps qu’il a affaire à son ennemi. Enfin, juste à temps… Juste avant que Talos ne le révèle lui-même. J’imagine que son but aurait été d’être capable d’entrer dans la voiture du président autrement – dans celle de Fury, plus précisément.

C’est un échec, qu’il compense par la mort de Talos. Décidément, il va tuer tous les potes de Fury ce Gravik. Plein de rage, Fury n’hésite pas à lui tirer dessus en pleine figure… Mais ça n’est pas très efficace. Si G’iah a pris du temps pour ressusciter, lui il a une peau qui se reconstruit directement quand la moitié de son crâne est dégommé. Putain, Gravik fait un bon méchant et les effets spéciaux sont excellents. Je tiens à souligner aussi que ça fait du bien d’avoir ce genre de scène où on se souvient que Samuel L. Jackson est un excellent acteur ! Bref, un cliffhanger qui permet de relancer les enjeux pour la suite… Il était temps !

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

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Pokemon Horizons – S01E10 – Nemona & Brassius – 13/20

Je n’ai pas trop aimé le rythme de cet épisode, qui semble au départ sauter vraiment des explications pour être correctement introduit et qui laisse de côté de nombreux éléments des épisodes précédents. Il faut dire qu’il était chargé en informations, devant introduire de nouvelles mécaniques de combat au sein de l’animé. C’est un peu artificiel comme rendu, mais j’imagine que ça finira par avoir un vrai intérêt.

Spoilers


Nemona | Brassius | Téracristallisation

Nemona

Liko et Roy continuent leurs aventures ensemble et se rendent dans une nouvelle ville. Ils espèrent trouver à Cuencia des informations sur un pokemon mystérieux, mais ils commencent leur excursion en ville par la découverte de nouveaux Pokemon. Enfin, ils sont nouveaux pour eux ! Moi, je capturais des Héliatronc sur GameBoy avant même la date de naissance de ces personnages.

Sans perdre de temps, l’épisode nous introduit ensuite une intrigue claire : Liko et Roy vont probablement rencontrer un artiste au cours de l’épisode. Ils cherchent des informations sur ce Brassius, l’artiste, en vain, mais finissent par tomber sur une dresseuse qui peut les renseigner. Et pour cause : elle sait qu’il s’agit du champion d’arène de la ville !

Faut qu’on m’explique comment les gens peuvent ne pas connaître le nom de leur champion d’arène, tout de même. Les choses ont changé dans l’univers de Pokemon. En plus, le dresseur est absent depuis un moment d’après Nemona, la dresseuse super forte que nos héros rencontrent dans cet épisode. Il me semble donc que tout le monde devrait être à sa recherche ou au moins connaître son identité, mais soit.

Assez vite, Nemona est très sympathique avec nos héros. Avant même de se présenter, elle raconte donc toute sa vie. Elle est chouette Nemona, je l’aime bien. J’aimerais en connaître plus sur son pokémon aussi, tant qu’à faire – elle a un Phomotte. Grâce à Nemona, Roy et Liko rencontrent bien rapidement Brassius finalement : il est ami avec elle. S’il a fermé son arène, il accepte de la recevoir chez elle et de lui raconter ce qu’il se passe.

Nemona | Brassius | Téracristallisation

Brassius

Il fait bien, parce que Poussacha est capable de venir en aide à l’Olivado de Brassius. Son Pokemon n’allait pas bien, mais un peu de bonne odeur provoquée par Poussacha le calme soudainement. Et sinon, j’ai eu du mal à suivre toute la logique de l’épisode : Liko se présente donc comme la fille d’une amie de Brassius et ça suffit à ce que Roy en oublie de poser ses questions sur le Rayquaza noir.

Quand il le fait, Brassius va soudainement mal et refuse de continuer à leur parler. Il s’isole dans un coin et ça permet à Liko de comprendre que s’il va si mal, c’est parce qu’il est en manque d’inspiration. La scène m’a rappelé que nous étions devant un dessin animé pour enfants, quand même, parce que j’aurais pu me passer de l’explication sur ce qu’est le manque d’inspiration. Merci bien, je connais.

En tout cas, Liko et Roy se donnent la mission de venir en aide à Brassius et font tout pour ça : ils partent en ville à la recherche de plusieurs Heliatronc pour apporter la bonne humeur à Brassius ! Il s’agit d’un Pokemon souriant et plein de soleil, après tout. Le problème, c’est que la méthode n’est pas la bonne : oui, les habitants de la ville cherchent des Heliatronc pour être de bonne humeur, mais ce n’est pas le cas de Brassius.

Quand les enfants finissent par trouver l’artiste, celui-ci n’est pas ravi, forcément. Il décide de révéler son secret : il les emmène, avec Nemona, dans son atelier où se trouve justement une statue d’un Rayquaza noir. Il raconte alors qu’il avait créé une scène où un Heliatronc avait peur du regard de Rayquaza… et il a fini par vivre la scène en fait : il a croisé Rayquaza et cela a terrifié un Heliatronc.

Si tout cela bloque totalement l’artiste, cela motive Roy à retrouver Rayquaza au plus vite. Un peu trop vite, en fait : Brassius trouve que Roy est trop plein de vie et aime la fougue de sa jeunesse, alors sa réaction logique est de… l’affronter en duel, bien sûr ! Le champion d’arène reprend du service pour tester Roy et voir s’il est digne de retrouver le Rayquaza noir.

Roy s’est à peine entraîné depuis le début de la série, alors son Chochodile ne parvient pas du tout à faire face au Simularbre de Brassius. C’en est presque triste à voir, avec un Chochodile qui se mange plein de rochers sans jamais atteindre Simularbre. C’est triste un pokemon feu incapable de battre un pokemon flamme… mais la différence de niveau est inévitable.

Nemona | Brassius | Téracristallisation

Téracristallisation

Finalement, le champion d’arène finit par expliquer à Roy ce qu’il doit faire pour gagner le combat : il faut canaliser la colère de Chochodile pour en faire une attaque. Une attaque capable de mettre au sol un pokemon de type sol, en plus. Roy reprend donc le dessus sur le combat, forçant Brassius à dévoiler l’un des mystères de Paldea : la Téracristallisation. Mouais.

Il est beau le Téra-Simularbre, mai sil change de type, et ça complique vachement les combats. Les scénaristes en ont bien conscience. Alors que Liko est déprimée de voir que Roy apprend beaucoup de son combat, elle en découvre plus elle aussi et est désormais capable de comprendre la Téracristallisation. Cela me paraît une nuance complexe en plus qui vient ruiner la mécanique simple des combats Pokémon, mais admettons. Nemona nous explique tout ce qu’elle sait de la Teracristallisation, notamment le fait que le type peut varier selon les Pokemon. Bref, c’est un processus variable et efficace, c’est cool.

L’épisode ne servait qu’à introduire cette information, je pense. Une fois l’info obtenue, Roy et Liko voient une nouvelle statue de Brassius, puis rentrent sur le dirigeable raconter ce qu’ils ont découvert au cours de l’épisode. Soit. On a peu vu le dirigeable dans cet épisode, c’est étrange par rapport aux épisodes précédents, et ça ressemblait bien plus à un épisode de la série d’origine. Bien sûr, le but était aussi de faire le lien avec les jeux, mais comme je n’y joue plus, je suis un peu largué : en me renseignant, j’ai vu qu’il s’agissait de la deuxième arène de Paldea normalement… Liko y reviendra peut-être maintenant qu’elle semble développer un intérêt pour ce genre de combat !

Nemona | Brassius | Téracristallisation

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The Walking Dead: Dead City – S01E04 – Everybody Wins a Prize – 10/20

Je ne passe pas sous la moyenne parce que l’épisode n’est pas si mauvais en soi. En fait, il peine juste à surprendre en fournissant exactement ce à quoi on peut s’attendre, jamais rien de plus. C’est prévisible, c’est convenu, c’est plutôt cool du côté de la production et des scènes d’action. Non, vraiment, chaque épisode a ses petits moments sympathiques et marquants, mais ça ne va jamais plus loin et c’est bien dommage.

Spoilers

Negan et Maggie partent à l’arène où le Croate les attend déjà.


Hell, lots of people have wanted me dead.

Comme avec la série-mère, je me sens un peu piégé et je reviens chaque lundi. Je suis curieux de voir ce que la série va proposer, en même temps.

Un flashback inutile | Negan & Maggie | Un plan bien réfléchi | Negan & le Croate

Un flashback inutile

Et cette semaine, la série propose un flashback pour commencer son épisode, nous renvoyant des siècles en arrière, à l’époque où Simon travaillait encore pour Negan. Bien. C’est vrai qu’il n’était déjà pas assez clair qu’on avait affaire à un spin-off incapable de se séparer de la série d’origine ! C’est typiquement le genre de scène qui m’énerve car elle ne met pas en valeur la franchise au moment où je me dis qu’il faudrait que je la rattrape en entier.

Ceci étant dit, ça fait plaisir de retrouver Simon et de voir Negan se balader à nouveau avec sa batte. Après, c’est juste que je trouve que la série ne peut que perdre de l’audimat comme ça : déjà qu’il n’y a pas grand-monde qui a envie de revenir pour une nouvelle série, là, on se prive même des gens qui auraient pu avoir envie de découvrir la franchise par cette série-là. Comment convaincre une nouvelle audience de commencer une série si on l’alourdit de flashbacks ? Et si en plus les flashbacks ne servent qu’à faire du fan-service ?

Ben oui : c’est ce qu’il se passe avec ce flashback qui nous ramène Simon pour le plaisir (ou peut-être pour qu’on le distingue définitivement du Croate, parce que je trouve que les deux acteurs se ressemblent un peu quand même). C’est tout ce qu’il fait : narrativement, on se contente de nous montrer ce que Negan avait déjà raconté, à savoir le moment où le Croate est parti en vrille et a fait le contraire de ce qu’il lui demandait. Bref, un vrai flashback inutile. Un flashback, quoi.

Un flashback inutile | Negan & Maggie | Un plan bien réfléchi | Negan & le Croate

Negan & Maggie

Quand on retrouve le présent, c’est pour mieux nous montrer que Negan est un putain de manipulateur qui a plus d’un tour dans son sac. Il est ainsi parvenu à cacher aux yeux de toute une communauté vivant dans le même immeuble qu’il a tué l’un des leurs et Amaia passe sa matinée à chercher son pote, en vain.

Maggie a le sens de l’observation – elle voit la blessure à la main de Negan – et elle n’est pas idiote, je suis donc à peu près sûr qu’elle comprend bien vite ce qu’il s’est passé. Pourtant, elle ne dit rien – ni à Negan, ni à ses nouveaux alliés. C’est compliqué de suivre exactement la raison de son silence, surtout que rien ne permet d’être sûr à 100% de ce qu’elle a deviné ou non.

De toute manière, elle préfère continuer de faire ami-amie avec Negan : les deux se préparent pour l’expédition mortelle vers l’arène en continuant de se raconter des bouts de vie pas franchement utiles. Je suis perplexe : j’aime bien apprendre à connaître les personnages dans des moments plus légers et avec des conversations de tous les jours, mais la franchise ne sait vraiment pas les gérer. Ainsi, la conversation finit par être autour de l’harmonica qu’on entend à peine dans le fond sonore. Eh, par chance, j’avais les sous-titres activés automatiquement ! Cela m’a donné la raison pour laquelle Maggie divaguait complètement sur le passé et sur Amos qui voulait apprendre de l’harmonica. Par contre, ça n’apportait absolument rien à l’intrigue.

L’intrigue, donc, je vais me concentrer sur ça en espérant que ça soit mieux, non ? C’est la chose à faire en théorie. En pratique, malheureusement, je n’ai pas trop aimé la manière dont l’expédition est lancée dans cet épisode. Negan, Maggie, Amaia et quelques autres se baladent donc en ville sans croiser le moindre zombie ou ennemi, se contentant de passer par le métro où les zombies sont allongés sur les rails mais pas bien dangereux. Ils arrivent assez vite dans l’arène qui sert de QG au Croate.

J’ai beaucoup aimé la scène où Maggie pense retrouver Hershel, parce que l’actrice le gère très bien et que j’aime la manière dont ça renforce une fois de plus sa relation à Negan… Par contre, j’ai trouvé que l’absence de suspense était affligeante : il était évident qu’il ne s’agissait pas d’Hershel. C’était trop tôt dans l’épisode pour qu’elle le retrouve mort, trop tôt dans la saison pour qu’elle le retrouve tout court. La série a ainsi le même défaut que la série-mère : elle manque de suspense tant sa narration est évidente.

Ainsi, après ce petit moment dramatique, Maggie découvre que Negan est responsable de la mort de Luther… mais on s’en fout pas mal.

Un flashback inutile | Negan & Maggie | Un plan bien réfléchi | Negan & le Croate

Un plan bien réfléchi

L’épisode prend aussi le temps de nous réintroduire le personnage du Croate comme un grand méchant, mais sans avoir vraiment d’enjeux à proposer. J’ai donc totalement décroché de la scène où il torture psychologiquement une gamine sous son commandement (et où, probablement, on nous explique que le plan est d’attendre l’arrivée de nos héros pour faire rentrer tous les zombies dans l’arène ?), pour ne m’intéresser qu’au sifflement de Negan que le Croate finit par entendre.

Ma foi, c’est un plan efficace : le Croate se précipite tout sourire vers son ancien mentor, probablement pour se venger, sachant pertinemment que l’arène entière sera infestée de zombies moins de cinq minutes plus tard. La dynamique s’inverse ensuite sans qu’on ne sache trop pourquoi, avec le Croate qui siffle à son tour et finit par faire peur à Negan. Il faut dire qu’il se rend compte que Maggie ne suit pas le plan, alors il est inévitablement inquiet.

De son côté, Maggie pénètre dans le garage des lieux pour voler un taxi à New-Yorkais – et non une voiture de la NYPD. EH EH EH ! ON EST À NEW-YORK ! Pardon, mais c’est tout ce que j’ai vu dans cette scène, alors que l’essentiel, c’était que Maggie aperçoit finalement Ginny qui les suit depuis le début de l’épisode.

Elle la rattrape, oubliant un peu trop le plan de base et inquiétant pour rien Negan. Quand elle chope enfin Ginny, celle-ci ne lui adresse toujours pas le moindre mot et Amaia débarque avec ses hommes pour affirmer qu’ils ne sont pas là. Ils ? Les prisonniers. Il est toutefois trop tard : face à l’intrusion d’un type qui siffle, la décision a été prise d’abandonner l’arène. Bon, d’accord, c’est l’arrivée certaine de Negan qui avait provoquée cette décision, mais je ne comprends pas du tout pourquoi le Croate n’envisage pas de tuer Negan sans détruire pour autant son QG…

C’est plutôt efficace comme système d’autodestruction : alors que tous les Burazzi se précipitent dans le garage pour évacuer l’arène, les portes de l’arène explosent pour laisser pénétrer tous les zombies de Manthattan au sein de celle-ci. Un plan vachement bien ficelé de la part de nos héros, donc.

Maggie et ses nouveaux amis luttent alors comme ils peuvent pour leur survie – et sans succès pour un certain nombre d’entre eux – dans une arène où la musique et les stroboscopes rendent dingues et empêchent de suivre exactement ce qu’il se passe. Grosso modo, tous les figurants y passent un à un, ce qui permet de se concentrer sur l’efficacité au combat de Maggie, Amaia et Tommaso.

Cela dit, Tommaso se fait alors traîner par des zombies et le suspense est total. En théorie. En pratique, je n’en ai rien à foutre de la mort de ce personnage dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il a le crâne rasé et des muscles qu’il exhibe en permanence. Loin de vouloir lui venir en aide, Maggie envisage plutôt de se barrer pour retrouver Hershel, car c’est sa priorité.

Toutefois, elle se rend compte que Ginny est encore là, et qu’elle est entrée dans le ring de l’arène. Elle décide donc de l’y rejoindre, et j’imagine qu’on peut parler à ce stade d’un instinct maternel ? D’autres survivants les y rejoignent et, une fois le ring de l’arène fermé, se retrouvent coincés par les zombies eux qui les entourent.

Maggie met alors au point un plan surprenant où elle propose d’utiliser des boucliers de fortune pour faire face à l’ennemi qui les entoure. Le but n’est pas de rester statique dans l’arène comme on pourrait le penser, cependant, c’est d’avoir un semblant d’armure pour tenter de quitter l’arène. C’est un demi-succès, avec un autre figurant qui se fait zombifier (triste !) et Amaia qui manque de peu d’y passer elle aussi. Elle est sauvée de justesse par un Tommaso sortant de nulle part. Ah. Il nous fait ainsi une Glenn : laissé pour mort, il revient pile à temps pour sauver ses amis.

C’est toujours le même scénario en vrai. Bon. En tout cas, ce plan d’urgence et de fortune de Maggie finit par porter ses fruits : nos héros parviennent à s’enfuir et se réfugier dans une petite pièce où… ils sont coincés à nouveau. Ils n’ont aucune issue et sont forcés d’envisager un moyen de bloquer la porte. Une fois que c’est fait, on voit que leur blocage ne tiendra pas : Maggie envisage alors de passer par les égouts (introduits plus tôt comme plein de méthane et dangereux) pour s’enfuir enfin de cette arène et Amaia… Est insupportable ? La meuf se contente de rappeler que c’était une mauvaise idée de venir quand il est très clair que s’enfuir au plus vite est essentiel.

Le but de la scène est toutefois de nous montrer qu’elle est amoureuse de Tommaso et inversement, histoire que le sacrifice de l’un ou de l’autre puisse nous faire un peu de peine. Comme si. Le couple part en premier, puis Ginny (ouais non, pas les femmes et les enfants d’abord, sorry) les suit, et enfin Maggie.

Un flashback inutile | Negan & Maggie | Un plan bien réfléchi | Negan & le Croate

Negan & le Croate

Pendant que Maggie lutte comme elle peut pour sa survie, Negan se retrouve coincé dans le garage où tous leurs ennemis sont pour fuir l’arène. Il manque de peu de se faire griller par eux, mais on connaît assez Negan pour lui faire confiance et se planquer à temps. Pas trop de suspense, une fois de plus, et un Croate qui pourrait fuir en abandonnant là l’arène, comme prévu.

Seulement, la présence de Negan empêche le Croate de fuir. J’ai du mal à comprendre exactement pourquoi il risquerait autant sa vie. Encore, envoyer quelques hommes de main pour faire Negan prisonnier, ça s’entendrait… Mais rester lui-même ?

Bon. Il doit être quand même bien allumé. Après, Negan n’a pas l’effet de surprise qu’il espérait. Certes, il est capable de retrouver le Croate et d’avoir une supériorité sur lui en le pointant avec son arbalète… mais le Croate est déjà au courant de tout ce que lui veut Negan : le marshal lui a tout raconté. Ce n’est pas pour autant que le Croate envisage de donner Hershel à son ancien mentor. Tout ce qu’il est prêt à faire, c’est lui envoyer le marshal dans la gueule et manquer de peu de le tuer, parce que le marshal tient à survivre et est assez agile pour attraper pile à temps une barrière.

Negan tente alors de sauver la vie du Marshal, ce qui n’est pas du tout du goût du Croate. Ce dernier utilise donc son harpon pour tenter de les arrêter, blessant à la jambe le marshal. Celui-ci ne passera pas la saison avec une telle blessure dans cette ville pleine de zombies ! En attendant, il passe l’épisode : Negan réussit à le faire sortir de l’arène (comment, mystère !) sans qu’ils ne soient poursuivis par les hommes du Croate (pourtant tous valides…). Ils se réfugient dans un bâtiment à proximité où le marshal remercie Negan de lui avoir sauvé la vie en… le braquant et lui expliquant qu’il est condamné à mort selon la loi. Ben su-per.

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