Pokemon Horizons – S01E09 – Arrival in Paldea! – 16/20

Le retour à la maison est toujours un moment poignant dans toute aventure, et cet épisode ne fait pas exception, même s’il est encore tôt dans la série pour que ce soit vraiment marquant du côté des émotions. C’est un épisode solide, qui explore la croissance personnelle de son héroïne tout en développant de nouvelles pistes pour la suite de ses aventures. Efficace.

Spoilers

Liko fait face à un dilemme émotionnel lorsqu’elle retourne chez elle à Paldea.


C’est parti pour un nouvel épisode, avec plus de retard que d’habitude pour le visionnage -j’avais tellement de Manifest à voir ce WE-là que ma priorité était ailleurs, désolé ! – et plus encore pour la critique : j’ai oublié de la mettre en ligne et j’ai fait une longue pause dans mon visionnage du dessin-animé. Cela tombe bien, il est parti en pause aussi et ça me laisse jusqu’à 14 juillet pour voir les épisodes qu’il me manque. Bref, il y aura des critiques Pokemon sur le blog cette semaine !

Retour à Paldea | Les parents de Liko | Le choix

Retour à Paldea

L’épisode commence avec la promesse d’une arrivée à Paldea qui perturbe nos héros : Dot voit son pokémon faire n’importe quoi, Roy est surexcité (mais depuis son arrivée, il a rarement été autre chose que surexcité) et Liko se rend compte que c’est la première fois qu’elle rentre chez elle avec son pokémon. Pas le couteau le plus aiguisé du tiroir cette petite. En plus, Liko est tiraillée entre l’excitation de rentrer chez elle et la tristesse de quitter ses amis, les Rising Volt Tacklers, qui étaient chargés de la protéger et de la ramener en toute sécurité à Paldea. Serait-ce déjà la fin d’une aventure ? Evidemment, non. Elle ne le sait pas encore, cependant.

Après le générique, nos héros sont posés et envisagent ce qu’ils vont pouvoir faire sur Paldea. Liko écoute aux portes pour mieux se rendre compte qu’elle va se faire débarquer sur l’île par sa nouvelle famille. Joie. Elle est consciente de la mission de ses amis, mais elle lutte avec l’idée que son aventure est déjà terminée.

Bien sûr, Roy demande à venir voir à quoi ressemble la ville de Liko. Une chose est sûre, ce n’est pas Bourg-Palette et son académie Orange est bien plus grande que le labo du prof Chen. La ville est tellement grande qu’il y a même des habitants à… Pokemoto ?? Un Pokémon moto ? Vraiment ? Ils nous en feront pas d’autres, je crois !

La journée tourisme se passe bien pour le trio, car Friede accompagne bien sûr les enfants. Il attend des nouvelles de la mère de Liko pour la ramener chez elle, en vain. Finalement, ils se rendent donc ensemble à la maison, avec une Liko déprimant d’être bientôt abandonnée par ses amis. Vraiment, c’est hyper répétitif !

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Les parents de Liko

Si elle vit loin de la ville, sa villa en campagne est immense ! On découvre aussi qu’elle a un Pokémon chien chez elle… Ça casse un peu le truc, je trouve. Certes, il est à son père, mais on voit qu’elle a toujours vécu avec ce pokémon et ça casse un peu le délire de sa rencontre avec Poussacha et de son excitation d’avoir son premier pokémon. On aurait dit qu’elle découvrait vraiment comment la relation dresseur/pokémon fonctionnait dans les premiers épisodes… Bon après un enfant qui a son premier animal est dans le même état vous me direz.

Assez vite, on en arrive à nous présenter le père de Liko et toute la baraque immense dans laquelle elle a passé son enfance. On sent que Roy est ravi, mais Liko semble plus déprimée qu’autre chose d’être de retour chez elle : sa mère lui manque. Celle-ci est en voyage et semble bien peu s’occuper de sa fille. Ah. La pauvre. 

Ses parents travaillent donc non-stop, son père préfère assurer sa deadline que s’occuper du retour imprévu de sa fille, et en plus, il travaille sur un projet où il explique qu’il représente ses doutes sur les capacités de sa fille. Super sympa la famille de Liko !

Bien sûr, en cherchant Poussacha qui fait des siennes par jalousie, Liko entend tout ce que son père dit d’elle. Elle est vexée et annonce qu’elle repartira sur le dirigeable, tout en ne parvenant pas à maîtriser son pokémon. Bref, c’est une Liko déprimée qui rentre de chez elle à… Son vrai chez elle, le dirigeable. C’est quand même fou que Liko décide d’abandonner Poussacha chez ses parents pour la nuit. Je veux bien que Poussacha lui fasse la tête, mais sachant qu’elle en veut à son père de ce qu’il dit, pourquoi abandonner son bien le plus précieux dans cette maison ? 

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Le choix

Le lendemain liko découvre que l’important est encore de faire ce qu’elle veut. Elle décide alors de faire son choix : elle décide ainsi de faire part à son père de sa volonté de continuer à vivre des aventures avec sa nouvelle famille. En partant, Liko voit le costume de Dot. Il serait temps qu’elle comprenne à qui elle a affaire… m’enfin, je crois que les capacités de compréhension de cette gamine ne sont vraiment pas exceptionnelles. Je ne veux pas être méchant si jamais des fans de Liko passent par-là, mais tout de même, même Roy comprend mieux Poussacha que Liko. Vraiment pas maligne dans cet épisode, elle !

Avant de rentrer chez elle, Lolo essaie d’acheter un cadeau à ses parents, probablement pour que sa décision de les abandonner passe mieux. En chemin, elle est alors attaquée par un pokémon sauvage, un Gourmelet. Il était temps qu’on en revienne aux bases de Pokemon, avec des monstres surgissant de nulle part pour attaquer des gens qui n’ont rien demandé.

Heureusement pour Liko, Poussacha l’entend crier de loin et ne laisse pas sa dresseuse se faire embêter comme ça. C’était une jolie scène de combat, où Liko pouvait mettre à profit ce qu’elle avait appris des épisodes précédents. Il était temps qu’elle se comporte en héroïne et puisse nous prouver à quel point elle est cool par elle-même – surtout que dans cet épisode, elle m’a plus irrité qu’autre chose. Bref. Liko s’en sort indemne.

Bien sûr, entre temps, Friede a inquiété pour rien le père de Liko. Ce dernier s’est toutefois rendu compte que sa fille avait grandi lors de son début de voyage et accepte bien facilement la décision de sa fille. C’était un peu tôt pour nous jouer la carte de la nostalgie des épisodes précédents, mais admettons, ça restait sympa de voir Liko comme une héroïne… mais tout en nous rappelant que c’était de famille ! Ainsi, elle ne fait qu’appliquer ce que sa grand-mère lui a toujours dit et elle a pris sa décision. C’est beau. Pourquoi nous cacher le visage de la grand-mère ?

Liko se réconcilie finalement avec son père quand celui-ci accepte de la voir partir et affirme qu’il la sait capable d’assurer par elle-même, surtout avec l’aide de Poussacha qu’il adore. C’est-y pas mignon !

Et autrement, pendant ce temps, dans le dirigeable, le vieux est malade et, en ville, le reste du groupe fait des courses. Il y a peut-être là des pistes pour l’épisode 10, qu’il va bien falloir que je regarde à un moment ou un autre ! Le père de Liko laisse aussi une piste à explorer au moment du départ de sa fille : direction Bowl Town à présent, puisqu’un pokémon rare y aurait été aperçu. Cela ne peut que faire plaisir à Roy d’avoir une nouvelle piste pour son Rayquaza !

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Secret Invasion – S01E03 – Betrayed – 12/20

Je suis très clairement déçu par cet épisode parce qu’il n’a pas du tout réussi à me surprendre : tout y était prévisible, et le peu qui ne l’était pas était décevant parce que j’attendais de meilleures idées à la place. En plus, plus les épisodes passent, moins j’aime les personnages, ce qui est tout de même gênant.

Spoilers

Fury a encore un attentat de Gravik à déjouer


This is not a negotiation, Bob.

Oula, mais c’est que la durée des épisodes se réduit comme peau de chagrin l’air de rien ! En plus, on n’a toujours pas le droit au générique de Marvel Studios comme je le voudrais, rien ne va plus.

Gravik | Varra | Neptune

Gravik

L’épisode commence par la préparation d’un attentat, ce qui n’est pas l’idée la plus originale de la série à ce stade. L’idée est de nous montrer comment on arrive à convaincre un extrémiste de prendre des risques : les doutes de Beto sont vite éclipsés et il accepte de recevoir des dossiers classés confidentiels. J’imagine que son but sera ensuite de prendre l’apparence des hommes concernés et haut placés dans le gouvernement. C’est effectivement le cas : ils prennent l’apparence d’officiels pour attaquer un avion avec un sous-marin de l’ONU.

Nous retrouvons en début d’épisode Gravik qui accueille les membres de son conseil pour leur présenter plus clairement son plan : il leur explique donc l’attentat en cours et affirme que cela leur permettra d’intervenir en héros. Ils seront des super-Skrulls aptes à recevoir tout l’amour des gens. Et une fois que plus personne ne se méfiera d’eux, ils provoqueront l’extinction de notre espèce. Pas très sympathique ça, comme plan. En même temps, Gravik n’est pas sympathique…

Après cette réunion, Gravik se rend auprès de G’iah pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent. Brogan a affirmé qu’il n’avait jamais dit où il irait et il ne le savait pas exactement non plus : Gravik se met donc à douter assez légitimement de tous ceux qui savaient où était sa planque en ville – celle grillée par la police.

Nous savons évidemment que G’iah est coupable, mais ça, il ne le sait pas exactement. Il estime donc pouvoir encore lui faire confiance, mais on sent qu’il y a un doute de son côté cette fois. G’iah continue de le suivre comme si de rien n’était malgré tout. Elle n’est pas bien maligne, en revanche : il est très clair que Gravik doute et va la tester, mais ça ne l’empêche pas d’envoyer un SMS avec le peu d’information qu’il lui communique… cela sent l’appât pour la piéger, comment peut-elle passer à côté ? N’a-t-elle jamais vu le moindre film ou la moindre série ?

Pendant qu’elle fait ça, Gravik accepte de rencontrer Talos, le père de G’iah, pour discuter. Ils se donnent rendez-vous dans un musée, puis au restaurant de celui-ci. C’est un lieu public comme un autre, vous me direz. Public ? Oui… Mais l’invasion des Skrulls est en cours et on nous le prouve bien : quand Talos se montre menaçant envers Gravik, ce dernier s’avère particulièrement introuvable. Tous les gens autour d’eux sont en fait des Skrulls prenant l’apparence de Gravik ! Bon. Pourquoi pas ?

Le truc, c’est qu’il est assez clair que Gravik, le vrai, est bien celui à qui Talos est en train de parler. Il suffirait donc de le tuer sur le champ pour simplifier les choses. Bon, je sais : s’il a autant de pouvoir et de Skrulls capables de s’allier à lui, le tuer ne changera pas le fond du problème, parce que quelqu’un d’autre prendra sa place, mais tout de même. En plus, Talos a vraiment du mal à supporter Gravik : il va jusqu’à lui planter un couteau dans la main quand Gravik ose prononcer le nom de G’iah et rappeler à son père qu’elle est de son côté.

La blessure n’affecte pas Talos plus que ça : il est capable de guérir bien vite. Il part donc à la poursuite de Talos, en vain. Celui-ci a juste pu récupérer un téléphone portable quand quelqu’un – G’iah – lui est rentré dedans et a réussi à s’échapper.

Gravik | Varra | Neptune

Varra

Il est aussi temps avec cet épisode et après une semaine de revenir au cliffhanger de la semaine précédente. Cela dit, on le fait de manière détournée et inattendue, en reprenant en 1998, à New-York. On y découvre un Fury qui est parfaitement conscient de sortir avec une Skrull nommée Varra. Plus exactement, c’est le début de leur relation : ils ont été collègues, mais maintenant qu’ils ne le sont plus et qu’elle a un autre visage… tout es possible.

Dans le présent, l’ambiance n’est pas tout à fait au flirt quand Nick rentre chez lui auprès de sa femme, qui se fait appeler Priscilla apparemment. Elle nous confirme qu’elle n’a pas vu son mari depuis quelques années et est étonnée de son retour, mais le pire, c’est encore que Fury ne sait plus s’il peut avoir confiance en elle désormais. En effet, après cinq ans à être mort pour elle à cause de Thanos, il a décidé de se barrer quelques années à nouveau et ne sait donc vraiment plus qui elle est.

C’est problématique dans l’ambiance de la série, avec Fury qui veut se venger et qui est inquiet de savoir si sa femme a pu parler ou non à Gravik. Elle reçoit désormais des coups de fil mystérieux et continue d’embrasser Fury comme si de rien n’était – difficile d’y voir clair pour l’instant.

Malheureusement, l’épisode se termine par une « surprise » trop prévisible : la femme de Fury intègre l’action elle aussi, en se rendant dans une banque où elle peut accéder à un coffre bien précis. Dans celui-ci, elle trouve alors une enveloppe qui contient un flingue. Au téléphone, elle reçoit un ordre de mission qui vient tout droit de… Gravik.

Gravik | Varra | Neptune

Neptune

Avant tout ça, toutefois, il fallait que Fury quitte la maison une nouvelle fois. Il le fait en allant au restaurant avec Talos. La scène ne m’a pas passionné, mais les voilà donc qui se réconcilient rapidement après la confrontation Gravik/Talos qui, elle-même, ne menait nulle part. Fury reçoit donc rapidement le message que G’iah a fait passer à son père : le sous-marin Neptune est menacé par Gravik.

Fury appelle aussitôt Sonya pour avoir des informations sur ce sous-marin, et je peine toujours à bien appréhender qui elle est dans tout ça. Elle a en tout cas enfin compris que Fury espionnait son bureau, même si ça termine en gag pas bien réussi, je trouve. Cela termine également en une autre scène où Fury et Talos s’écoutent parler – et je sais que ça a fonctionné à peu près la semaine dernière de les avoir qui se parlent pour nous surprendre, mais je suis fatigué et la scène dans la voiture a surtout réussi à me faire bailler.

En vrai, je trouve ça gênant que les scénaristes insistent tant sur les actions passées de Fury, parce que chaque fois, je me retrouve un peu plus du côté de Gravik. Fury n’a pas tenu ses promesses, c’est désormais un type qui s’énerve non-stop et un personnage auquel j’accroche de moins en moins. Je le préférais quand il avait son aura de mystères !

La série la ruine complètement à vouloir l’éclaircir en permanence. On se retrouve en tout cas avec un Fury et un Talos qui font équipe pour aller récupérer Robert – Bob – le pilote de sous-marin Neptune qui serait la cible de l’attentat. Ouais, j’utilise du conditionnel, je ne fais absolument pas confiance à la série. En attendant, le duo fonctionne bien ensemble : Fury est capable de comprendre que Talos a été pris en otage et se débrouille pour renverser la situation, en utilisant le fils de Bob comme otage lui-même. Une scène très éthique, ma foi. Rassurons-nous : Talos emmène ensuite un verre d’eau au gamin, hein.

Pendant ce temps, le sous-marin reçoit l’ordre de tirer sur un avion – le fameux attentat que Fury essaie d’empêcher. Dans la maison de Robert, les choses ne font que s’envenimer ensuite : Talos ne parvient pas à obtenir le mot de passe qui annulerait l’ordre de mission en l’interrogeant. Fury s’énerve alors et tire dans la jambe de son otage pour obtenir le code et… Non, vraiment, je fais des efforts, mais j’aime de moins en moins Fury. Il est trop caricatural dans cette série.

À vrai dire, toute la série me paraît l’être dans cet épisode : Talos s’énerve aussi quand il comprend qu’il n’apprendra pas le mot de passe par Robert, remplacé par un fanatique de Gravik. Il décide donc de tuer ce faux Bob et de plutôt appeler G’iah. Contre toute attente, G’iah peut bien jouer son double jeu jusqu’au bout et doubler ainsi Gravik en découvrant le fameux mot de passe. Je m’attendais vraiment à ce qu’on découvre que tout ça n’était qu’une fausse piste. Pourtant, grâce à G’iah, Talos et Fury parviennent bien à faire échouer un attentat.

Malheureusement, cela signifie qu’elle grille sa couverture pour son père et doit donc s’enfuir de la base. Elle n’attend pas trente secondes pour le faire et G’iah se fait donc tirer dessus par Gravik alors qu’elle tentait de fuir. C’était tellement évident qu’il tendait un piège pour savoir qui était la taupe (je m’attendais même à ce qu’il manigance un deuxième attentat en parallèle, pour vraiment réussir son coup jusqu’au bout !)… et G’iah est laissée pour morte en fin d’épisode. Putain, déjà que je trouvais que la série manquait de personnages féminins, ça ne nous aide pas d’avoir G’iah qui se fait tirer dessus comme ça. Il reste un mince espoir pour sa survie avec le fait que Gravik l’abandonne au milieu de la route, on va dire.

Gravik | Varra | Neptune

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The Walking Dead: Dead City – S01E03 – People are a Resource – 09/20

C’est sûrement beaucoup trop tôt pour proposer un énième spin-off de la franchise : tout semble désespérément convenu et prévisible, c’est trop souvent creux pour avoir vraiment matière à l’horreur. Oui, il y a de bonnes idées dans les scènes d’action et certains moments donnent espoir que ça puisse être bien, mais en vrai, on en sait déjà trop sur l’univers pour que ça parvienne à être génial. Et puis, en plus, on nous prive de scènes qui pourraient avoir de l’intérêt, sans nous faire l’économie de longues conversations qui pourraient être des flashbacks regardables et des flashbacks super lents qui pourraient être des conversations. Bref, rien ne va.

Spoilers

Maggie & Negan continuent de découvrir les nouveaux alliés qu’ils ont, Ginny tente de retrouver Negan.


We ain’t tourists, that’s for sure.

Bon, j’ai clairement intérêt à rester à jour dans cette série. Mon problème n’est pas les spoilers, pour une fois, car j’ai bien l’impression que personne ne la regarde. Mon problème, c’est que je ne me vois pas bingewatcher cette série et qu’un épisode par semaine, c’est un bon rythme pour la supporter. Elle peine trop à trouver ses marques et à être aussi grandiose qu’elle souhaite l’être.

Negan & Ginny | Negan & Maggie | Le croate

Negan & Ginny

Il s’agit évidemment d’un flashback, où l’on apprend que Ginny a fugué grâce à une absence de surveillance de Negan. Il est énervé de devoir s’occuper d’une adolescente mutique, et moi, je me demande l’intérêt d’un tel flashback. Si au moins on apprenait à vraiment connaître Ginny, ça pourrait aider, mais si elle reste muette et qu’on doit se contenter d’écouter Negan parler en roue libre tout seul, bof.

Bref. Dans ce flashback, Negan se retrouve à aider Ginny pour qu’elle retrouve un dinosaure perdu. Je veux bien que ce soit un souvenir de son enfance, mais ça aussi, c’est chelou. Elle paraît trop adolescente pour y être si attachée, je trouve, et le flashback semble vraiment là pour nous faire perdre du temps dans une mini-saison. Allez, c’est mignon comme tout de voir Negan être un papa quand le reste de la série nous rappelle qu’il est un monstre, encore et toujours. C’est clairement leur meilleur personnage de toute manière et chaque fois qu’il siffle, il nous le rappelle…

Dans le présent, Ginny se rend à proximité de New-York, dans l’espoir d’y retrouver Negan probablement. De manière bien crédible et hilarante, la gamine monte alors dans une glacière pour traverser à la rame jusqu’à l’île… Pardon, mais ? Une glacière, vraiment ? Je vois l’idée, c’est marrant, mais ça n’a aucun sens qu’elle réussisse sa traversée comme ça – ou même que l’idée lui vienne.

On note aussi qu’elle a trouvé une moto pour venir jusque-là, mais on ne sait pas comment exactement. En fait, quel était l’intérêt de nous la montrer dans la chambre d’Hershel si c’était pour faire ça. Elle ne rencontre pas un zombie dans l’eau et est vite une nouvelle venue en ville. On sent déjà le cliffhanger arriver.

En attendant d’y être, Ginny se met en danger de manière ridicule, à être poursuivie par des zombies en ville, puis à suivre une étrange femme qui semble capable de se déplacer en ville en tuant des zombies avec un bâton et sans trop de difficulté supplémentaire.

Negan & Ginny | Negan & Maggie | Le croate

Negan & Maggie

Certains traversent en glacière pour venir errer dans les rues de New-York, d’autres s’y perdent alors qu’ils ne devraient pas. Nous voyons donc les nouveaux alliés de Negan et Maggie se débrouiller comme ils peuvent pour trouver à manger dans New-York en piégeant une biche innocente qui passait par-là. C’est d’autant plus déprimant que l’on voit le joli animal devenir une carcasse déjà dépecée. Bon. Il faut bien manger, j’imagine.

On apprend ensuite à connaître mieux ces nouveaux alliés : ils étaient enfants au début de l’apocalypse (ah oui, tout de même ! On a tendance à oublier ce détail, mais le temps est passé vite dans la série qui, elle-même, a débuté il y a plus d’une décennie) et ont donc vu arriver le Croate en grandissant. La protection qu’il leur offrait ne les tentait pas trop, et c’est comme ça qu’ils s’en sont vus réduits en esclavage, en revenant à ce qui était affirmé dans l’épisode précédent : un seul d’entre eux a survécu et réussi à s’échapper du croate. Pendant plus de dix ans ? J’ai comme un doute, tout de même.

En plus, maintenant que Negan et Maggie veulent rentrer dans l’arène du grand méchant, tout le monde s’excite sur la marche à suivre. J’essaie encore d’apprendre les noms, mais sincèrement, toute cette affaire est plutôt blasante. Evidemment, Negan et Maggie sont déjà potes avec celui qui s’est évadé, Tommaso. Evidemment, il ne veut pas y retourner. Evidemment, la copine de ce dernier (Amaia, mais je ne vais pas retenir ce nom) est énervée et est prête à tout leur raconter, et même à leur montrer. Putain, ils viennent de dire qu’ils ne veulent pas mener cette mission impossible et juste après elle dit qu’il faut leur montrer ? Qu’elle se décide !

Tommaso finit en tout cas par approuver le plan d’action, parce que Negan se prend à raconter son histoire, oubliant de préciser que c’était lui le grand méchant à qui il fallait reprendre les terres. Ouep, Negan évoque le Sanctuaire et la révolte qui a mené à sa chute, le tout devant Maggie, et oh, regardez, il y a un sous-entendu très lourd entre eux, vous avez vu ? VOUS AVEZ VU ON ECRIT UN EPISODE AVEC UN AUTRE SOUS-ENTENDU AU PASSE POUR MONTRER L’EVOLUTION DES PERSONNAGES.

Pardon. C’est comme ça que j’ai vécu la scène. Et on a pris du temps avant d’enchaîner sur la suivante, où Tommaso explique son plan pour rentrer à nouveau dans l’arène du Croate – où sont menés chaque jour les zombies de la ville si je comprends bien l’idée. Maggie en profite pour révéler à tout le monde que Negan est un ancien ami du Croate, mais qu’il est aussi celui qui lui a dégommé l’oreille.

C’est un joli moyen de récupérer la confiance de ses nouveaux alliés, je trouve… (c’est faux, c’est une idée complètement conne, mais au moins, le secret n’est plus). On finit par rétorquer à une Maggie qui met au point un plan peu réaliste qu’Hershel est probablement déjà mort et à nouveau les scénaristes semblent passer en majuscules pour nous montrer que NEGAN ET MAGGIE PEUVENT ÊTRE AMIS, IL LA SOUTIENT.

Bon, elle ne veut pas de son soutien évidemment et préfère s’isoler pour regarder de vieux dessins. Negan n’est pas du genre à lâcher l’affaire pour autant et il la suit donc pour lui parler et… lui offrir une casquette qu’il a trouvé plus tôt et qui ressemble à celle qu’Hershel portait. Non mais putain, peut-on faire plus idiot comme idée ? Comment trouve-t-il une casquette en si bon état après quinze ans d’apocalypse ? Et pourquoi est-ce que ça suffit pour que Maggie se confie ensuite à lui comme s’ils étaient amis à lui expliquer qu’elle s’est disputée avec Hershel avant qu’il se fasse kidnapper ? Et pourquoi s’écoute-t-il tant parler ensuite ? Je vous jure, c’est énervant.

En tout cas, le fils de Negan s’appelle Joshua. Quant à Annie, elle n’est plus avec lui, parce qu’un jour, elle a été violentée par un groupe de cinq types volant ses affaires et la battant. Cela a énervé suffisamment Negan pour qu’il décide d’aller tabasser les cinq types, alors qu’Annie lui avait demandé de ne rien faire. Se faisant de nouveaux ennemis, Annie, Joshua et Negan ont dû fuir, et Negan en a profité pour les faire fuir vraiment loin en train et les abandonner. Le pire, c’est qu’on nous affirme qu’il en est triste et que c’est dur pour lui alors que… Putain, il a abandonné sa famille pour une raison de merde en fait ?

Ce n’est pas parce qu’on enchaîne avec d’autres scènes et qu’on nous présente ensuite une sorte de bénédicité chelou avant le repas des nouveaux alliés qu’on va l’oublier. Le montage de l’épisode n’était franchement pas glorieux sur ce coup-là – et cette idée de cérémonie quasi religieuse sans explication de ce qu’il se passe et avec une Maggie et un Negan qui supportent sans rien dire ou sans poser de questions ? Que c’était étrange !

Après le repas, Maggie prend le temps de parler un peu avec Tommaso (c’est du flirt ça ? Il est avec Amaia, on a dit !), puis rencontre la femme que Ginny a aperçu et suivi plus tôt… Le monde est petit, je sais bien, mais New-York, c’est censé être une ville immense, tout de même. L’épisode se termine par Ginny observant Maggie, mais n’osant pas venir lui parler pour autant. Elle cherche à rejoindre Negan, pas Maggie.

De son côté, Negan est confronté au colosse du groupe qui décide de lui demander de partir dès le lendemain, avec Maggie. Il a en effet trouvé l’avis de recherche qui décrit Negan comme un espèce de grand psychopathe à qui il ne faut surtout pas faire confiance. La tension monte entre eux, à une vitesse qui ne semble pas bien cohérente avec le début de l’épisode où on les a vus devenir amis plus qu’autre chose.

Malheureusement, la tension monte jusqu’à ce qu’ils en viennent aux mains, parce que le colosse – dont le nom est Luther, je l’ai appris dans le bonus après l’épisode – refuse de voir qu’ils sont du même côté. Negan décide alors de lui râper le front (oui, oui, à la râpe !), ce qui nous fait tomber Luther pile comme il ne fallait pas. Negan finit le job et le tue une fois pour toute juste après. Ouais, bon, il va falloir partir le lendemain, c’est sûr cette fois.

Je suis bien déçu par cette scène. Que Negan soit toujours un cinglé, ça ne me dérange pas plus que ça, mais le colosse semblait être un perso un peu plus résistant et solide que ça, tout de même. Mais bon, que voulez-vous, il fallait bien quelques sacrifices et morts pour que la série soit une série de la franchise de zombies. M’enfin, ce n’est pas le meilleur des flashbacks.

Negan & Ginny | Negan & Maggie | Le croate

Le croate

Pendant ce temps, le Croate reçoit un nouveau prisonnier chez lui avec le marshal. Il en profite pour lui faire écouter de la musique de merde et lui fournir tout un joli repas italien, après quelques blagues sur l’étoile de shérif du marshal.

On apprend à connaître ce grand-méchant, qui n’est pas qu’un méchant : il a ainsi mis au point tout un système pour récupérer de l’électricité et de l’énergie à partir des… zombies. Ma foi, ça se tient, mais il me semble qu’il y aurait pu avoir encore plus simple que son explication scientifique toute foireuse. Bon, qu’importe, vous me direz, l’essentiel, c’est que le Croate a désormais un prisonnier capable de lui fournir des informations essentielles sur la présence de Negan et Maggie.

Bon, et comme il faut bien qu’on comprenne qu’il est un danger pour eux, on en profite aussi pour nous montrer à quel point il peut partir en vrille simplement. Ainsi, il trouve un vers dans la viande pourrie (what ?) de son repas et décide de tuer le type qui lui avait servi à manger. Avant ça, il lui fait avaler la clé des menottes du marshal… On comprend le jeu très amusant : s’il veut se libérer, il va devoir tuer le zombie qui se relèvera. Su-per. Cela semble être une bonne idée sur le papier, mais c’est un peu blasant comme idée pour en faire un méchant – tout sonne superficiel et creux, même la tête du type qui se fait tuer pour un asticot dans une assiette.

Bon. Finalement, on enchaîne ensuite sur une autre scène, dans la fameuse arène du croate. Le marshal refuse toujours de parler quand on lui en laisse la chance, le Croate excite la foule et leur fait scander que les gens sont une ressource d’énergie, puis il enferme notre marshal dans l’arène. Sans trop de surprise, on a alors droit à un combat de gladiateur : le mashal, drogué, se retrouve à devoir se battre contre le type qui a avalé la clé.

Il parvient à le décapiter bien rapidement, je trouve, puis à le dépecer pour récupérer la clé. Ce n’est toujours pas terminé pour autant : le croate fait entrer dans l’arène deux autres zombies. J’ai soupiré bien fort, parce que c’est avec une simple botte que le marshal finit par s’en tirer en vie. Les zombies, eux, sont vite maîtrisés et ne paraissent jamais être une vraie menace…

La menace, c’est le croate, on le sait bien. Il comprend en observant le marshal se battre qu’il doit planquer quelque chose dans sa botte, parce qu’il a refusé d’utiliser l’une d’elles pour se battre. Le croate lui fait donc enlever pour qu’on nous révèle une lettre d’amour, ou plutôt de cœur brisé… On va dire que ça donne de la profondeur au personnage, mais ça ne m’a pas passionné. L’intérêt de la scène était prévisible en plus : le marshal finit par expliquer qu’il est seul, que ses alliés sont morts et qu’il était là à la recherche de Negan. Adieu l’effet de surprise sur lequel Maggie comptait !

Negan & Ginny | Negan & Maggie | Le croate

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Secret Invasion – S01E02 – Promises – 17/20

Les intrigues se superposent, les mensonges, les manipulations, les identités secrètes se croisent ; la série tient réellement ses promesses… pas comme ses personnages, donc. Je suis plutôt satisfait de ce que propose la série : elle a vite mis en place son univers et ses enjeux, et ça fonctionne de manière plutôt fluide pour le moment. J’attends juste de voir la suite dans l’espoir de voir encore plus d’action, mais ça, c’est peut-être en demander un peu trop.

Spoilers

La communauté internationale s’agite de plus en plus après l’attentat.


The host gets to set the terms of the visitation.

Incroyable ! La série se motive à nous faire un résumé de Captain Marvel maintenant que nous n’en avons plus besoin parce que nous avons tous dû réviser avec le premier épisode. Le résumé est tout de même efficace pour nous réintroduire l’histoire de Soren et Talos, et c’est d’autant plus utile que l’épisode commence en 1997, donc deux ans après ce film.

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

1997

Soren décide d’y présenter Gravik à Fury alors qu’il est encore un enfant à ses yeux, un enfant qui vient de perdre ses parents à cause des Kree. Contre toute attente, Fury décide de faire confiance à Soren et de parler à Gravik, parce que si Soren voit quelque chose en lui, ce n’est probablement pour rien. La scène avance vite pour passer à un discours de Talos, sous forme humaine, à l’ensemble des Skrulls. Il y présente Fury comme un grand héros qui leur permet à tous d’être là, mais le problème, c’est que c’est un héros qui fait une promesse qu’il aura ensuite du mal à tenir. En effet, il promet aux Skrulls que Carol et lui feront tout pour leur trouver une nouvelle planète tant qu’en échange, ils les aideront à protéger la Terre sous forme humaine.

Cela pose un problème, car on sait bien que dans le présent de la série – où l’on est en 2025 – ce n’est toujours pas fait. Cela fournit un motif plutôt légitime à la colère de Gravik et ça ne nous arrange pas trop de nous mettre de son côté quand on sait qu’il est responsable de la mort de Maria Hill. J’espérais tellement qu’elle resterait plus longtemps en vie !

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Les conséquences de l’attentat

De nos jours, c’est donc la merde et l’épisode reprend directement avec ce qui suit l’attentat, à savoir la panique. L’américain au bonnet jaune est vite arrêté par la police – et il a beau clamer qu’il est américain, il va surtout être accusé de terrorisme désormais. Nick Fury aussi est arrêté, mais par Talos heureusement.

Après le générique (je me fais à la musique, mais pas à son horrible look d’IA), nous sommes toujours en Russie. On y découvre des soldats russes dans un train Moscou-Varsovie, à la recherche de Nick Fury. Un américain noir dans un train russe, ce n’est pas bien discret, mais on peut compter sur Talos pour dissimuler sa présence autant qu’il le peut, usant de sa capacité à se transformer en nana sexy pour détourner l’attention.

En revanche, après le passage des soldats, on se retrouve coincés nous aussi dans ce train assez long, avec une scène toute aussi longue entre Talos et Nick. Je vois bien que le but est d’apprendre à les connaître, mais bon, l’anecdote sur le passé de Fury n’apporte pas énormément – nous sommes déjà familier du personnage et on l’aime bien. Plus il parle, moins je le reconnais, en plus : il est par essence un personnage mystérieux dans le MCU, et je préfère qu’il le reste ! Malheureusement, cette scène s’évertue à nous faire nous attacher à lui en ajoutant des couches d’informations personnelles.

Bon, ce n’est pas tout ce que fait cette scène : Nick profite de ce moment pour en apprendre plus sur la situation géopolitique des Skrulls lors de l’invasion des Kree. Plus particulièrement, il aimerait comprendre ce qu’il ne sait pas déjà. C’est ainsi que Talos finit par expliquer à Nick Fury qu’il y a en fait un million de Skrulls sur Terre – tous ceux qui ne sont pas réduits en esclavage, en gros.

Nick est bien légitime aussi quand il s’énerve, mais j’ai du mal à comprendre comment leur arrivée a pu passer si inaperçu, même s’il manquait 50% de la population mondiale. D’ailleurs, il manquait aussi 50% des Skrulls restants normalement… donc il doit encore y avoir 50% dans l’espace ? Le timing n’est pas bien clair !

Ce qui est clair, en revanche, c’est que quand Fury est revenu après avoir disparu cinq ans, il s’est barré bien vite dans l’espace et maintenant, il s’énerve de la trahison de Talos. Pourtant, cette trahison est plutôt logique quand on s’intéresse un peu à son point de vue : il n’avait pas d’autres choix pour sauver son peuple et cela faisait près de trente ans qu’il bossait en vain pour Fury. Evidemment qu’à un moment tu prends des décisions radicales. Je vois pourquoi Fury râle un bon coup, et je sais bien qu’il a raison quand il rappelle que les humains sont incapables de vivre en harmonie sur Terre (difficile de le contredire en ce moment), mais il n’empêche qu’un peuple entier étant en galère… Talos ne semblait pas avoir d’autres choix.

Bizarrement, c’est sans transition que l’on passe d’une scène où Fury est en Russie à une où il est en Angleterre à Londres à parler à Elisabeth Hill, la mère de Maria. La scène est bien foutue, mais sans cette transition, on doute forcément de l’identité de Fury… alors que non, il semble en savoir trop pour que ce ne soit pas lui. Quitte à faire une série, il aurait été sympa de nous expliquer comment il a quitté le pays !

Bon, bref, la scène est plutôt bien écrite pour redonner à Fury la volonté de se battre : il est forcé d’expliquer lui-même à Elisabeth que sa fille est morte à cause de lui, parce que quelqu’un voulait lui faire du mal à lui et que s’en prendre à Maria était une option facile. Par contre, merde, elle est agent du S.H.I.E.L.D, ressuscitez-la d’une manière ou d’une autre ! Et puis, peut-être, montrez-nous davantage d’émotion de la part de Fury ? Il semble déjà l’oublier…

Cela ne semble pas être au programme tout de suite, malheureusement. Comme la mort de Coulson avait motivé les Avengers au départ, celle de Maria permet à Fury d’être motivé à se venger. Et ça tombe bien, parce que la vengeance va inévitablement être un thème de la série : on découvre ainsi que les médias suivent de près la montée en épingle du conflit entre américains et russes. C’est un peu schématique, mais efficace…

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Colonel Rhodes

En parallèle de tout le reste, nous suivons également la trajectoire du colonel Rhodes dans cet épisode. Sans trop de surprise, il se retrouve bombardé de travail quand il doit justifier justement cet emballement médiatique et les événements récents en Russie auprès de la communauté internationale. Un job que personne ne lui enviera, je pense.

Le pauvre est mis en difficulté quand il doit commenter les photographies fournies par la Russie et prouvant la présence de Fury et Hill durant l’attentat. Il s’en tire par quelques pirouettes sur de possibles fakes et des explications fumeuses sur les stratégies qu’ils doivent appliquer, puis il est contacté directement par Fury lui-même. La scène est un peu ridicule, avec des gardes qui le cherchent partout sans le trouver alors même que le commentaire qu’il fait sur le costume de Rhodes ne permet pas de savoir s’il l’avait vu ou non.

En plus, ils font tout ça pour que Fury finisse par donner de lui-même un rendez-vous à Rhodes, rendez-vous au cours duquel personne ne semble vouloir vraiment arrêter ou questionner Fury sur ses agissements récents. Il y a pourtant nombre de questions qui se posent. Finalement, c’est l’inverse qui se produit. Ainsi, Rhodes révèle à Fury qu’il savait depuis quinze ans l’existence des Skrulls et la possible menace qu’ils représentaient, mais en laquelle il ne croyait pas. Le problème, c’est que ce que Fury explique de son côté n’est pas bien crédible non plus, avec une menace qui serait déjà bien plus installée que ce que tous craignaient.

Rhodes a la réaction logique : appelons les Avengers. Il reste un problème : Fury est contre, parce qu’il sait bien que ce n’est pas la solution au problème. Effectivement, difficile de ne pas être d’accord avec lui, parce que les Avengers risqueraient aussi de voir leur identité être volée par des Skrulls pour être des terroristes. Finalement, nous ne sommes pas loin de la menace que posent les intelligences artificielles avec les images faussées.

Rhodes n’aime pas trop le discours de Fury, sans la moindre surprise : Fury est persuadé d’être le seul à pouvoir se battre contre les Skrulls et contre cette invasion secrète. Un égo pareil, c’est trop. Rhodes précise donc à Fury qu’il est viré et qu’il n’a pas d’autres choix que de monter dans la voiture, puis dans l’avion, que le gouvernement américain lui propose. Ce serait mal connaître Fury que de penser qu’il se laisserait faire, toutefois : il n’a aucun mal à se débarrasser du seul garde chargé de l’escorter et à menacer Rhodes d’être toujours présent, quoiqu’il fasse.

Une fois que c’est fait, Fury peut se rendre dans une maison où l’attend… son épouse ? Et c’est une Skrull. On ne sait pas s’il sait que c’est une Skrull et on ne sait pas trop qui elle est. C’est un étrange cliffhanger après celui de la semaine dernière, en plus !

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Gravik

Pendant ce temps, en Russie, G’iah continue de passer son temps avec Gravik – essayant de comprendre comment il avait pu anticiper la présence de Fury au moment de l’attentat. Pas de chance pour elle, sa seule réponse est qu’il avait l’espoir. Il ne manquait plus que ça, le voilà avec un discours digne d’un fanatique religieux.

Ou comme un politique… C’est plutôt comme cela qu’il est présenté dans cet épisode, à emmener G’iah à une réunion probablement secrète avec des politiques hauts placés. Ces derniers lui reprochent d’avoir agi sans l’approbation du conseil et d’avoir tué des dizaines d’innocents, mais Gravik leur rappelle à tous qu’il n’en a rien à foutre : Fury n’a pas tenu sa promesse, alors il est temps pour les Skrulls de reprendre ce qui leur appartient de droit selon lui, à savoir la Terre.

C’est frustrant de vouloir donner raison à Gravik sur une géopolitique si peu réussie de la part de Fury. Il n’a pas géré, c’est tout. Comment en vouloir à Gravik de vouloir une planète pour son peuple ? Juste, ce serait mieux s’il ne s’agissait pas de notre planète, quoi. Trouver une planète vide et vivable dans l’univers, en revanche, c’est un peu compliqué ; d’où les attentats qu’il organise, d’où le coupable idéal qu’était Martin Wallace pour l’attentat en Russie.

À présent, Gravik demande à tout le conseil d’avoir foi en lui, promettant même qu’il a déjà une idée pour lutter contre les Avengers s’ils devaient revenir sur Terre. J’aimerais bien savoir ce qu’il a pu prévoir, mais je doute qu’on puisse voir ça un jour. En attendant, il souhaite se faire élire Général des Skrulls et obtenir les plein pouvoirs – passant pour ça par la complicité d’une autre membre du conseil. Celle-ci explique qu’ils ne sont plus en paix et qu’il faut une nouvelle chaîne de commandement, avec un Général que personne ne remettrait en question.

Le parallèle avec la première scène et la promesse est évident : tous les membres de cette réunion doivent se lever avec un visage de Skrull, pas un visage humain, pour voter pour Gravik. Tous ne le font pas, mais avec un peu d’usage de force, Gravik obtient une large majorité. En fait il n’y en a qu’une pour s’opposer à lui.

On lui propose de s’en aller en paix – et je m’attendais vraiment à ce qu’elle se fasse dégomemr bien rapidement. Ce n’est pourtant pas le cas : Shirley a le temps de prévenir Talos de ce qu’il se passe et du nouveau poste de Général de Gravik. Elle est clairement terrifiée de ce qui est en train de se passer. Moi, j’étais plus terrifié pour elle. Pourtant, elle survit assez longtemps pour pouvoir organiser un rendez-vous entre Talos et Gravik.

La réunion étant terminée, Gravik retourne à sa base avec G’iah, mais celle-ci continue de jouer un double rôle qui n’est pas bien clair si vous voulez mon avis. En effet, on la voit continuer d’espionner ce qu’il se passe dans la base de Gravik, histoire de mieux comprendre les manipulations qui ont lieu. Elle découvre ainsi un laboratoire s’intéressant à divers ADN, puis cherche des informations sur les sujets de ce laboratoire – qui analyse en fait un peu toutes les espèces (y compris Groot, pas touche !). Par contre, G’iah ferait mieux d’apprendre à rester discrète.

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Boucherie

Une autre intrigue s’intéresse de nouveau à Sonya qui, en Russie (j’imagine ?) se rend dans une boucherie où un homme est torturé. L’homme en question est Martin Wallace, plutôt difficile à reconnaître sans son bonnet jaune ! Je me demande tout de même qui est cette Sonya exactement, parce qu’elle est introduite ici comme un personnage d’une importance capitale sans qu’on ne sache trop d’où elle sorte.

C’est sans la moindre hésitation qu’elle coupe un doigt à l’homme qu’elle torture, pour confirmer qu’il n’est pas humain, mais bien Skrulls. Ma foi, c’est radical et rapide. Sonya paraît sacrément méchante d’un coup et Olivia Colman semble s’éclater dans ce rôle. Elle est aussi terriblement efficace quand il s’agit de torture : elle découvre rapidement la vraie identité de l’homme à qui elle parle, puis cherche à en savoir plus sur la localisation de Gravik.

Ce n’est pas si facile pour elle, mais elle finit par trouver un autre angle d’attaque où elle rencontre davantage de succès : elle souhaite savoir ce que Gravik fait précisément. On nous explique donc ce qu’on a vu dans le laboratoire : Gravik cherche à utiliser une machine pour rendre les Skrulls plus forts. Le Skrull refuse un temps de donner le nom du couple marié qui aide Gravik à parvenir à son but, mais il s’agit finalement des Dalton, quand une partie de moi ne pouvait qu’espérer entendre parler de Fitzsimmons (ouais, bon, je sais, ils n’avaient pas spécialement de raison d’être du côté des Skrulls, mais allez savoir).

Sans la moindre surprise, en-dehors de cette pièce, on découvre que Gravik et ses hommes (enfin, ses Skrulls) débarquent eux-aussi à la boucherie pour récupérer ce pauvre alien torturé. Ils ne font pas dans la dentelle pour cela, n’hésitant pas une seconde à faire de la boucherie une vraie boucherie. Sonya se retrouve tout de même avec suffisamment de temps pour s’enfuir par une trappe de secours, comme elle l’avait prévue.

Le Skrull terroriste jure à Gravik qu’il n’a rien dit de compromettant, qu’il n’a fait que mentir à leurs ennemis et Gravik semble le croire. J’avoue que la question se pose : les Dalton existent-ils réellement ?

Nous ne le saurons pas tout de suite. Ce qui est sûr, c’est que le QG secret de Gravik en ville est pris d’assaut quand il essaie d’y retourner, ce qui n’inspire pas trop confiance. Pourtant, le Skrull torturé n’y est pour rien : c’est clairement G’iah qui a passé un coup de fil pour donner la localisation de Gravik… Je trouve ça dingue de voir que Gravik a toute confiance en elle et qu’elle ne réagisse pas non plus quand le Skrull torturé finit par être exécuté sur ordre de Gravik. C’est frustrant tout ça.

Par contre, toutes ces trahisons qui se superposent et qui font douter de tout continuent d’être terriblement efficaces, je trouve. La série a trouvé un ton plein de mystère et est une vraie série d’espionnage. C’est ce que j’en attendais, même si j’aurais aimé une dimension plus super-héroïque également. Cela viendra peut-être avec le temps et avec les épisodes suivants.

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