Jessica Jones – S02E012-13

Épisode 12 – AKA Pray for my Patsy – 16/20
Bien qu’un peu lent, cet épisode se dirige vers le dernier épisode de la saison et on comprend à la fois comment et pourquoi. Il me faut noter ici que j’ai particulièrement aimé suivre une sous-intrigue que j’ai pourtant beaucoup critiquée tout au long de la saison, alors qu’à l’inverse, l’intrigue principale était trop prévisible dans ces 47 minutes, du début à la fin.

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Spoilers

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I’m the reason that she’s obsessed with powers.

Bon, voilà, j’ai six jours de retard sur ce que je comptais faire, mais j’arrive à la fin de cette saison. J’aurais bien aimé qu’elle dure plus longtemps, en plus, parce que j’ai trouvé très sympathique l’intrigue de ces épisodes. Cet épisode débute sur Trish à l’hôpital, veillée par sa mère et Jessica… qui ne s’embrouillent même pas, pour une fois. C’est tellement rare que c’en est beau ! Elles s’inquiètent pour Patsy après tout. Et elles ont bien raison !

De son côté, Alisa a réussi à s’échapper de la prison et elle ne met pas longtemps à reprendre ses repères de fugitive dans la ville qui ne dort jamais. Son obsession n’a pas changé : elle veut se venger de Trish. Elle commence donc par se rendre sur son lieu de travail, n’ayant pas idée que Trish s’est fait virer.

À court de piste, elle décide ensuite d’aller pleurer Karl dans son motel, où elle découvre la localisation de Trish. Il ne faut donc pas longtemps pour qu’elle se rende à l’hôpital avec la ferme intention de la tuer. Par chance pour la blonde, Jessica est sur le coup elle aussi : la police l’informe de l’évasion de sa mère et elle coopère complètement, avec Costa et avec la partenaire.

C’était plutôt intéressant à suivre, pour une fois qu’une héroïne Marvel travaille avec la police. Franchement, ça change. Bon, ce qui ne change pas, c’est l’inefficacité de la police dans les séries de super-héros. Ils sont complétement dépassés par les événements, forcément, et c’était plutôt drôle de voir Jessica s’énerver à l’arrière de leur voiture et finir par les planter derrière elle.

Elle a bien fait : elle arrive à l’hôpital pile au même moment que sa mère. Les choses escaladent vite vers une situation où Trish se retrouve étouffée par le bras de Jessica, contre son gré en plus. Jessica parvient à stopper sa mère et même à la récupérer mentalement parlant quand elle lui dit que Trish est sa seule famille, mais malheureusement, les flics débarquent à ce moment-là et ne le voit pas comme ça.

Sans trop de surprise, ils s’en prennent à Alisa et cette dernière se sent forcée, pour s’enfuir, de tuer l’une des détectives sur son cas, Ruth Sunday. Franchement, elle aurait pu juste balancer la flic sur son partenaire et ne plus en parler. Mais non, c’était plus marrant de la tuer. Pauvre Costa.

Après cette attaque, Trish est déplacée vers la morgue, histoire de mieux la protéger. Sans trop de surprise, la mère de Trish est tout de suite moins fan de Jessica aussi, même si c’est techniquement de sa faute si sa fille a failli perdre la vie, parce qu’évidemment que la mère a répondu à des interviews sur l’état de santé de Patsy.

Ce n’est pas bien passionnant, mais ça finit par mener à une scène où l’on découvre que Trish est réveillée… et qu’elle en veut à Jessica de ne pas l’avoir laissée obtenir des pouvoirs. Les deux s’embrouillent donc, mais ça ne dure pas : dès qu’Alisa appelle Jessica, cette dernière lui reproche d’avoir failli tuer sa sœur et meilleure amie, et ça suffit à les réconcilier.

Il est aussi intéressant d’avoir Trish qui explique à Jessica qu’elle a des pouvoirs et qu’elle pourrait s’en servir pour faire le bien et sauver des gens, plutôt que pour envoyer chier ces mêmes gens. Certes. Elle s’arrange en tout cas pour convaincre Jessica de donner rendez-vous chez elle à Alisa, blessée à la jambe par Costa.

Bon, il faut d’ailleurs que Jessica échappe aux flics pour se rendre à ce rendez-vous, parce qu’elle est sous surveillance. Bien évidemment, ce n’est pas très compliqué d’échapper à la police quand on est Jessica Jones, et elle s’arrange pour se rendre chez Trish avec un camion de la morgue.

Alisa s’y rend aussi, ne se doutant pas que Jessica soit capable de prévoir de la tuer, même si elle veut l’arrêter… et elle a bien raison : Jessica n’a pas envie de tuer sa mère. Ainsi, elle n’y arrive pas, même si elle l’a en joue. Alisa est douée aussi pour convaincre Jessica qu’elle est revenue du bon côté de la force grâce à elle et qu’elle pourra recommencer autant de fois que possible. Pauvre Jessica. Elle n’ose pas tuer sa mère, normal, et elle se fait donc assommer puis kidnapper par celle-ci. Alisa a toujours voulu s’enfuir avec sa fille après tout…

Pendant ce temps, à la morgue de l’hôpital, Trish se sent partir et mourir. Elle s’en confie à sa mère, bug complètement et entre dans une étrange crise épileptique dont on ne saura pas le fin mot dans cet épisode.

Bien évidemment, la série doit aussi fournir une conclusion à l’intrigue de Jeri. Celle-ci refuse d’appeler la police, mais elle veut racheter ce qu’elle a perdu, surtout les pièces uniques qu’Inez et Shane revendent. Ils sont un peu cons, parce que c’est une arnaque qu’ils font régulièrement. Elle n’a donc aucun mal à les retrouver, quitte à se débarrasser de sa montre de luxe offerte par sa femme. Le vrai problème, c’est qu’on découvre alors qu’elle est sur une piste de vengeance, puisqu’elle achète un flingue…

Elle se rend alors devant l’appartement de Shane, pour mieux y attendre l’arrivée d’Inez, qui lui explique qu’elle est amoureuse de Shane. Jeri est brillante, cela dit, et elle ne met pas très longtemps à récupérer Inez de son côté. Ce n’est pas bien compliqué en même temps : Shane est un connard qui arnaque des tas de femmes comme Inez pour récupérer leur argent.

En quoi est-ce que c’est brillant de la part de Jeri de tout révéler à Inez ? Eh bien, elle n’a plus qu’à offrir le flingue à Inez et attendre tranquillement qu’elle tue Shane. Une fois que c’est fait, et bien, il n’y a qu’à appeler la police pour la dénoncer. La vengeance est un plat qui se mange brûlant pour elle, apparemment, mais il faut bien reconnaître que ça fonctionne complétement comme intrigue.


Épisode 13 – AKA Playland – 17/20
C’était moins explosif que je ne m’y attendais, mais la toute fin de cette saison aura réussi à véritablement me surprendre dans sa conclusion. Une grande majorité de personnages – pour ne pas dire tous – finissent la saison à des endroits très différents d’où je les attendais à l’origine. C’est signe d’une saison réussie pour moi, car la surprise est un ingrédient-clé de ce type de séries !

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Do you accept that your life is a disaster?

L’épisode reprend sur le réveil de Jessica, qui se découvre paumée en pleine forêt. Comme elle ne veut pas tuer sa mère, et comme elle a peur de livrer sa mère à la police, elle est complétement bloquée. Sa mère veut toujours s’enfuir plus loin avec elle, surtout qu’elle trouve que Jessica est bien trop alcoolique pour son propre bien et pour prétendre mener une vie normale.

La mère et la fille sont parties pour un long roadtrip, avec Jessica complétement coincée. Elle regarde donc une famille s’amuser dans la voiture d’à côté, et c’est une jolie manière de nous préparer à la suite : cette famille se retrouve au beau milieu d’un accident de voiture qui force Jessica et sa mère à faire équipe pour les sortir de leur véhicule avant qu’un camion à proximité et en flamme n’explose. C’est problématique.

Lorsque le camion explose, Jess pense vraiment avoir perdu sa mère, et elle est dévastée. Forcément, quand elle se rend compte qu’elle est toujours en vie, ça change tout pour elle et elle décide de s’enfuir pour de bon avec Alisa. Avant ça, cependant, elle doit encore se trouver de nouveaux papiers… et elle le fait grâce à Oscar.

Ce dernier est dégoûté de voir Jessica choisir sa mère plutôt que la vie new-yorkaise, mais il comprend vite qu’il ne pourra pas la convaincre. Elle, elle comprend vite qu’il a été suivi par les flics qui ont compris leur relation grâce au portrait de Jessica qu’il a fait. C’est d’un triste.

Jessica prend sa décision finale et s’en prend aux policiers qui espéraient qu’elle puisse les conduire à sa mère. Si elle parvient à s’enfuir, elle devient officiellement une fugitive sur ce coup-là. La mère et la fille reprennent donc la route vers le Nord plutôt que le Sud comme prévu, pour éviter les flics et parce qu’il est plus simple de passer la frontière canadienne en sautant sur un train. Pourquoi pas, mais elles oublient qu’elles ont gardé un des téléphones de la famille qu’elles ont sauvée…

C’est sur ce téléphone que Costa contacte Jessica pour lui dire qu’elle fait une erreur, qu’elle est désormais complice de sa mère et que bon, ça veut dire qu’elle risque désormais sa vie. Tout ça sert surtout à tenter de la localiser, et ce n’est pas une grande réussite. En revanche, Alisa commence à culpabiliser de ce qu’elle fait à sa fille.

Pendant ce temps, Trish aussi se réveille à nouveau à l’hôpital et elle paraît franchement en pleine santé. Déjà, elle supporte sa mère, je trouve que c’est plus que ce que je pourrais faire dans son état vu la mère insupportable qu’elle a ; mais en plus, elle veut se casser. Bon, elle se laisse convaincre quand même et décide de rester à l’hôpital.

Sa mère continue d’être insupportable et de vouloir planifier sa vie, toute sa vie, mais elles sont interrompues par Costa. Celui-ci a besoin d’informations sur Jessica et il souhaite l’aide de Trish, parce que c’est encore elle qui la connaît le mieux. Trish n’est pas très utile, mais cette conversation la motive à sortir de son lit d’épisode, probablement pour retrouver Jessica, qui serait selon Costa en train de l’abandonner au profit d’Alisa.

Elle sait exactement où retrouver Jessica en plus : à la fête foraine. C’est que c’est en train de devenir un classique des fins de saison, dites-moi ! Jessica y est venue pour les bateaux alentours, mais Alisa lui propose un tour de grande roue. Elle accepte donc de se rendre pour laisser une chance à Jessica d’avoir une vie. C’est beau.

Et Trish ruine tout : elle tire sur Alisa, depuis la terre ferme alors qu’elles sont en haut de la grande roue. Franchement, je ne l’ai pas vue venir celle-ci. C’était abusé comme conclusion. Les intentions de Trish sont à peu près bonnes, puisqu’elle pensait sauver Jessica, mais eh, ça sent la frustration aussi. Malgré tout, Jessica laisse s’enfuir Trish parce qu’elle sait bien que c’est Trish et qu’elle ne peut pas la tuer, mais clairement, c’est fini pour ces deux-là.

Quant à la police, au moins, Costa pense que Jessica a tué sa mère, donc ça permet de conclure la saison avec Jessica en liberté. En liberté, oui, mais aussi en complète roue libre sur l’alcool et autonomie dans la vie : elle refuse de parler à Trish, qu’elle ne considère plus comme sa sœur, et elle a perdu Malcolm.

Et oui, après un épisode où son absence était abusée, Malcolm est de retour dans la série, enfin. Même s’il a démissionné, il a fini de réparer le bureau de Jessica, ce qui est un brin abusé. Il prend ensuite rendez-vous avec l’associée de Jeri et se prépare à jouer le rôle d’un homme d’affaire (ou avocat), dans des plans qui ne sont pas sans rappeler ceux de la morning routine de Billy Russo.

Devenu freelance, il gère bien son affaire en volant ce cas à Jessica et en se pointant chez Jeri qui a retrouvé la paix intérieure. Ce n’est que le début de sa paix intérieure, en plus, parce que Malcolm lui apporte les nouvelles dont elle avait besoin pour reprendre le contrôle de sa vie. C’est brillant : elle a de quoi quitter sa firme pour créer la sienne avec déjà un énorme client qui représentait 62% du chiffre d’affaire de sa firme précédente.

Tranquille. Le truc, c’est qu’elle refuse d’embaucher Malcolm quand il lui en fait la demande. Pas grave : il est persistant ! Il décide donc de s’associer avec Cheng (ugh) et se retrouve bien embauché par Jeri lorsqu’elle décide d’embaucher elle-même d’embaucher la boîte de Cheng. Très clairement, Malcolm est dans une quête de pouvoir bien différente de celle de Trish, mais tout aussi efficace.

Ah oui, parce que clairement, Trish se découvre un pouvoir en fin d’épisode, une super agilité et un réflexe improbable lui permettant de sauver son portable et de m’offrir un point de Bingo Séries. J’ai hâte de voir ce que ça donnera en saison 3 !

Quant à Malcolm, il croise Jessica sans lui adresser un mot en fin d’épisode, parce qu’ils ne sont plus associés, ni amis : elle lui a dit qu’il n’était qu’un voisin de pallier après tout. Ouais. Ben moi, je leur dis bonjour à mes voisins de palier. Même si j’en ai pas.

Heureusement pour Jessica, il y a tout de même une famille qui veut bien d’elle : celle d’Oscar et Vido. Elle finit donc l’épisode et la saison chez son mec, avec son fils, et ils sont tout mignons.

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EN BREF – Cette saison 2 de Jessica Jones était plus savoureuse que la première, parce qu’on en connaissait déjà les personnages principaux et parce que son écriture était toujours aussi redoutablement efficace dans l’humour. C’est du Netflix, ce n’était donc pas parfait avec quelques longueurs malgré tout, mais dans l’ensemble, j’ai vraiment passé de bons moments devant ces treize épisodes, et j’ai même eu quelques surprises.

Certaines scènes sont marquantes, surtout en fin de saison, et la saison fonctionne bien dans son ensemble, même si l’intrigue de Jeri était un peu trop déconnectée du reste tout le long de ces treize heures. J’ai hâte de voir la saison 3 quand elle sortira (si je suis à jour d’ici là) et j’espère qu’elle osera de nouveau les crossovers (ça manquait un peu là !) pour conclure les intrigues des séries pour lesquelles il faut à présent que je me mette à jour : Luke Cage, Iron Fist et Daredevil. Et re-The Punisher. Bref, j’ai encore quelques heures de Marvel à me mettre sous la dent !

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Station 19 – S02E14

Épisode 14 – Friendly Fire – 17/20
Il faut que je me fasse une raison : je n’arrête pas de dire que je n’aime pas les épisodes construits comme celui-ci, mais ils obtiennent toujours les meilleures notes. Bon, là, ça n’a pas tant rapport avec la construction qu’avec l’intrigue ! C’était un plutôt bon épisode, mais ce qui le démarque vraiment, c’est la perspective d’un nouveau crossover (dans deux semaines, c’est de la torture !) et le développement des storylines m’intéressant le plus. Je ne suis plus qu’impatience de voir les prochains épisodes !

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Spoilers

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Yeah, it’s also kind of a marriage.

Voilà un épisode qui commence comme je n’aime pas : avec un petit « cinq heures plus tôt » qui suit une scène où Andy se prend une explosion dans la tronche. Et cinq heures plus tôt, Andy est « amie » avec son boss, s’entraînant avec lui, suant et étant essoufflée comme s’ils faisaient autres choses. Mais eh, ils ne sont qu’amis à passer la journée ensemble.

Elle va jusqu’à en parler à Jack, c’est dire à quel point elle se leurre sur sa relation avec lui. C’est en suivant leur routine que Sullivan et Andy tombent sur un incendie encore non signalé. Ce n’est pas bien passionnant, mais on sait que ça terminera mal, puisque c’est ce qu’on a vu en début d’épisode. Pour le moment, en tout cas, ça se passe bien : Andy et Sullivan sauvent la vie de trois personnes avant l’arrivée des pompiers censés s’occuper de cet incendie.

C’est l’occasion pour eux de tomber sur les pompiers de la caserne 42 et pour Sullivan de comprendre qu’il a besoin d’amis, surtout qu’Andy est à fond pour dire qu’elle a des amitiés incassables, notamment avec Maya et pourquoi pas avec Jack.

Sullivan prend la décision de demander à Ripley d’être son ami (oui, on en est là dans cette série aha !) et bien sûr, Andy découvre la relation entre Maya et Jack sans qu’ils ne lui disent. Ils avaient prévu de le faire, mais avant ça, ils se sont dit qu’un dernier coup discret, ce serait pas mal. C’était évident que ça allait mal finir, surtout que la porte avait une vitre quand même.

En parallèle, Ripley et Vic essaient de se représenter la suite de leur relation et des conséquences de la révélation de celle-ci s’ils sautent cette étape qui consiste à tout révéler à tout le monde. C’est parfait, parce qu’ils en arrivent à envisager carrément le mariage. Bien sûr, elle en parle à Travis, et je trouve que cette intrigue est plutôt marrante.

Oui, je ne sais pas, peut-être que ça va pas bien dans ma tête, mais j’aime bien cette idée du mariage juste pour le principe administratif ; ça doit être mon côté fonctionnaire en quête de points, ça. Et puis, ce n’est pas un mariage blanc non plus. Cela dit, ce n’est que quand Travis souligne la folie de cette solution que Vic se rend compte que ce n’est pas une bonne solution. Dommage.

De son côté, Ben continue d’étudier pour Medic One, avec l’aide de Travis… dont il ne veut pas spécialement, parce qu’il le trouve moins efficace que Miller. Ce dernier continue toujours ses rencards à l’aveugle organisés par sa mère, mais cette fois-ci, il est évident dès le départ que ça va mieux se passer. Elle arrive en retard et critique son père qui organise ce genre de rencard…

Le truc, c’est que ça se passe bien, mais qu’elle s’en va à l’arrache sans lui laisser vraiment de quoi la recontacter ; alors il reste sur sa faim. Il en parle à Ben tout en l’aidant à réviser, et Ben passe son temps à revenir sur le boulot justement.

C’est après tout ça que la caserne 19 est rappelé sur l’incendie que l’on a vu auparavant, dans une usine à café. C’est l’occasion de découvrir que Pruitt a retrouvé un job d’infirmier du privé, ce qu’Andy ne savait pas plus que nous. Et bien sûr, on en arrive à l’explosion prévue en début d’épisode. Elle n’est jamais que la suite logique de toutes les explosions dans la vie privée d’Andy. La métaphore n’est pas bien subtile, mais elle fonctionne. En plus, ils ont des collègues de la caserne 42 coincés dans le bâtiment d’où vient l’explosion alors.

Tout se passe grosso modo bien pendant l’intervention, mais on note quand même que Pruitt se fait engueuler par ses nouveaux collègues, eux-mêmes remis à leur place par Ryan. Ridicule : il n’a rien à faire dans ces affaires-là. En plus, Pruitt finit par prendre les commandes des pompiers, parce que les pompiers ne savent pas s’organiser mieux que ça. Ben oui, le capitaine de la 42 reste coincé dans l’usine et refuse qu’on vienne le chercher… ce qui oblige Ripley à y aller alors que Sullivan prend sa place et que Pruitt prend la place de Sullivan.

Pendant l’intervention, Ben a l’occasion de voir une intervention de Medic One, et il agit pendant et ensuite comme un gamin le jour de Noël. On notera que cette intervention est aussi l’occasion pour Andy et Maya de commencer à parler un peu, avec toute la haine possible, à la fois sur place et le lendemain matin, quand tout est fini et que tout le monde va bien. Andy se sent humiliée forcément et, soupir, je suis blasé. Certes, je comprends bien ce qu’elle veut dire et tout, mais eh, on s’en fout, c’est ta meilleure amie, elle est heureuse, basta. Ces séries, faut toujours que tout le monde s’y complique la vie !

Ce n’est pas le plus intéressant de toute manière, évidemment, parce que Ripley a plongé dans les flammes, donc forcément Vic est super mal pendant toute l’intervention. Les scénaristes jouent avec nos nerfs, en plus, en faisant exploser un petit sac de café juste en face de lui et en le laissant inconscient quelque temps. Il sort de l’usine malgré tout, au plus grand soulagement de Vic.

J’ai commencé à voir les choses de manière un peu plus noire quand il a refusé de prendre de l’oxygène pour parler à Vic. Tu viens de sortir d’un immeuble en feu, crétin ! Bien sûr, après avoir flippée comme jamais, Vic lui avoue qu’elle ne veut pas d’un mariage pour les papiers… mais d’un vrai mariage ; et elle le demande donc en mariage sur place.

Plutôt que de lui répondre, là où la réponse est clairement « oui » en plus, il décide de lui répondre seulement le lendemain matin, dans leur diner habituel. Soit, pourquoi pas. Quand elle s’y pointe, Vic se retrouve à l’attendre. Et comme l’option « je te pose un lapin » était difficilement envisageable, j’ai commencé à stresser.

En plus, j’ai vu avant de commencer l’épisode qu’il n’y en avait pas la semaine prochaine et que la semaine suivante, ce serait la deuxième partie d’un crossover avec Grey’s. Ce crossover commence bien évidemment dès les dernières scènes de cet épisode, réunissant deux personnages que j’ai appris à aimer cette saison alors que je les appréciais moyennement l’an dernier. Dès lors, j’ai su vers quoi on se dirigeait, et je me suis mis à insulter ma télé. C’est toujours bon signe, quand ça arrive.

Levi et Ripley se retrouvent donc chez le fleuriste ; le premier, pour acheter des fleurs à un Nico qui clairement ne les mérite pas (je vous laisse lire ma critique de l’épisode 15×22), le second, pour acheter des roses à Vic, histoire de lui dire qu’il veut passer le reste de sa vie avec. C’est Levi qui paye le bouquet de Ripley qui n’arrête pas de tousser de manière qui veut dire « AU SECOURS JE SUIS DANS UNE SERIE DE SHONDA JE VAIS CLAQUER SUR LE TROTTOIR DES QUE TU AURAS LE DOS TOURNÉ ». Levi ne s’en rend pas compte, évidemment, et ce n’est qu’après qu’il retrouve Ripley sur son trottoir, où il s’est effectivement évanoui, et cogné la tête en plus de ça. Je suis dégoûté.

Dégoûté, parce que Vic pense s’être fait plaquée. Dégoûté, parce que l’intrigue Ripley/Vic est l’une des rares que j’aime. Dégoûté, parce qu’il n’y a pas d’épisode la semaine prochaine. Dégoûté, parce que je sais déjà que je ne pourrai pas voir le jour J le crossover dans deux semaines. L’attente va être longue, j’aurais dû me garder cet épisode de côté !

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Jessica Jones – S02E08-11

Épisode 8 – Ain’t We Got Fun – 15/20
L’épisode était bien, mais il avait un peu trop de longueurs à mon goût. Et elles n’étaient pas forcément nécessaires à ce stade de la saison. J’ai appris, depuis le temps, qu’il fallait faire ; c’est le principe des séries Netflix après tout. Toutes les intrigues avancent et elles sont presque toutes super à suivre, alors je ne peux pas trop me plaindre !

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Spoilers

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He destroyed us. He’s a pervert with a God complex!

Petit thé, à défaut de la bouteille d’alcool de Jessica parce que je n’en suis pas là dans ma vie, et hop, c’est parti pour un nouvel épisode, avec Jessica qui se réveille enchaînée sur le lit où était sa mère le jour d’avant. Alisa n’est plus là, puisque sa fille ne lui pardonne pas. Heureusement pour Karl, elle ne s’est pas énervée de voir sa fille ne pas lui donner son pardon.

Karl fait bien son travail en tout cas, et il parvient presque à calmer Jessica alors que ce n’était pas gagné. Il lui assure surtout que sa mère l’aime toujours comme une mère, malgré tout et malgré les dix-sept ans d’absence… Pendant ce temps, Alisa gère ses nerfs comme elle peut, ce qui n’est pas gagné vu la situation : elle s’énerve donc en cuisine contre des œufs qui n’avaient rien demandé pourtant. Cela fait des bruits de fond sympa pour la conversation entre Jessica et Karl, également interrompue par un appel de Trish voulant des nouvelles de Jessica. Ce n’est pas si simple d’en avoir, cependant ; et Jessica refuse de lui dire la vérité. À la place, elle lui annonce que l’enquête est finie.

Le but est clairement d’obtenir la confiance de Karl afin d’être libérée, et ça fonctionne. Dès qu’elle récupère son portable, elle alerte donc la police, et ça ne plaît pas du tout à Alisa quand elle s’en rend compte. Evidemment que ça la met hors d’elle et évidemment que ce n’est pas une bonne idée. La mère et la fille ne sont pas loin d’en venir aux mains, complétement en désaccord sur Karl. En fait, Alisa bloque sa fille pour l’empêcher d’arrêter Karl, alors que celui-ci s’enfuit.

La décision est prise rapidement, mais elle est intéressante : Karl rappelle à Alisa qu’il est amoureux d’elle… avant de se barrer en l’enfermant avec Jessica. Cette dernière est un brin frustrée quand même, parce qu’elle voulait voir les deux être arrêtés. Bizarrement, Alisa est super calme une fois Karl échappé et elle accepte de parler avec sa fille, pour répondre à ses questions.

C’est vrai que l’épisode précédent n’a pas pu tout nous révéler après tout : avant l’accident, la famille de Jessica n’était pas aussi heureuse que ce que l’héroïne aimerait croire. Ses parents se disputaient au point d’envisager le divorce et son frère le savait. Quant à Jessica, elle était déjà imblairable à l’époque. C’est triste comme tout de voir que Jessica est forcée de voir la réalité en face. En revanche, ça se transforme en un épisode drôlement calme cette conversation mère/fille.

Plutôt que d’attendre simplement les flics, Jessica sympathise donc avec sa mère et… l’aide à s’enfuir, parce que la salle est loin d’être aussi sûre que prévu : sa mère s’enfuyait chaque jour, elle n’a donc aucun mal à trouver comment. La fuite est plus ou moins réussie : elles prennent un taxi dont le chauffeur énerve encore plus Alisa, et elles sont obligées de marcher.

De son côté, Malcolm est loin d’être idiot et comprend vite que Trish est en train de se droguer. Il la confronte donc et découvre vite la vérité, parce qu’elle lui avoue en étant toutefois aussi convaincante que possible à lui dire que ce n’est pas vraiment de la drogue. Ce pauvre Malcolm, il prend aussi cher que prévu.

Du coup, il se retrouve à Alias Investigation à bosser sur le cas de Jeri et à tenter d’obtenir des nouvelles de Jessica. En vain. Trish fait de même, pour la deuxième partie en tout cas, et elle s’énerve de ne pas la retrouver. En plus, Malcolm l’envoie paître au téléphone, elle n’est pas habituée. Elle cherche donc à le rejoindre alors qu’il est en train de draguer l’associé de Jeri mais culpabilise soudainement. Il trouve de quoi pourrir l’autre associée, parce qu’il n’a pas besoin de tout ça.

Seulement, ils se font aussi agresser verbalement à la sortie du bar et Malcolm prend assez mal les insultes homophobes. Il décide donc de riposter face à ces trois idiots, et ça tourne mal pour lui : un contre trois, c’est un peu trop (évidemment que l’associé s’est barré). Par chance, Trish débarque et l’aide à se débarrasser de ses agresseurs.

Par malchance, Trish débarque avec son inhalateur et elle réussit à le convaincre que ce n’est pas addictif. Pauvre Malcolm putain. Il se rend immédiatement compte qu’il est tombé à nouveau dans le piège de la drogue et il se barre aussi loin que possible de Trish, mais c’est trop tard.

Jessica et Alisa finissent par arriver à Alias Investigation à leur tour. C’est un soulagement pour Jess qui peut recommencer à boire, mais ça reste une inquiétude aussi : sa mère est une psychopathe qui peut tuer n’importe qui n’importe quand. Pourtant, elle est forcée de la laisser en-dehors de sa vue pour répondre à la police qui lui demande des comptes, forcément, parce que les policiers sont un peu vexés d’avoir suivi une piste ne menant nulle part.

Quand elle rentre à nouveau dans son bureau, elle s’aperçoit que sa mère s’est enfuie. Ou pas : elle s’est échappée pour que les flics ne la coincent pas, mais elle reste dans l’immeuble, et ça lui permet de rencontrer Oscar.

Bien sûr, on continue aussi de suivre l’intrigue d’Inez et Jeri, et ça ne me passionne pas. Pourtant, je trouve le personnage d’Inez sympathique, mais je ne sais pas, ça n’arrive pas à m’accrocher. Jeri se débrouille donc pour retrouver le soigneur dont lui a parlé Inez et elle a bien de la chance : il est en prison à attendre son procès. C’est une opportunité en or pour Jeri qui peut donc lui faire un chantage basique sa liberté en échange d’un traitement qui lui sauvera la vie à elle.

De retour chez elle, Jeri retrouve Inez et comme on s’en doutait tous depuis trois épisodes, elle s’arrange pour coucher avec, toute excitée qu’elle est par les cicatrices de l’infirmière. Forcément. Et comme ça ne faisait pas un bon cliffhanger, cet épisode se termine à Alias Investigations où Jessica et sa mère passent une soirée tranquille… avant de se faire tirer dessus. C’était inattendu, je n’avais même pas vu la fin des 50 minutes arriver. Forcément, ça se termine mal : Alisa pète un câble, un de plus, en voyant qu’on a tiré sur sa fille et elle décide de partir à l’attaque, poursuivie par Jessica, qui ne prend même pas le tranquillisant avec elle. Malin, ça.


Épisode 9 – AKA Shark in the Bathtub, Monster in the Bed – 16/20
Le vrai problème, c’est que je connais assez les séries Marvel/Netflix pour savoir quand un épisode essaye de m’embrouiller en faisant tout ce qu’il faut pour qu’on ne s’occupe pas de l’intrigue principale. C’est plus visible que dans les autres séries, je trouve. Heureusement, les personnages sont assez géniaux pour que ça reste intéressant !

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I so don’t need to hear about my dead’s dad dick.

On reprend quelques instants plus tôt, mais du point de vue de Chneng cette fois : c’est bien sûr lui qui a tenté de tuer Jessica et Alisa. Et quand il se rend compte qu’il a foiré son coup, il tente de s’échapper. C’est peine perdue : Alisa le rattrape vite… mais Jess aussi. Et elle a le tranquillisant qu’elle n’a pas pris dans l’épisode précédent. Bizarrement, elle ne s’en sert pas sur elle mais sur lui : quand sa mère la voit, elle se calme aussitôt.

Les deux se débrouillent pour ramener Cheng dans l’immeuble d’en face, à Alias Investigations, et Jessica est soignée par sa mère ; parce qu’après tout elle s’est fait tirer dessus quand même. La nuit promet d’être longue : Alisa se fait menotter par sa fille, Cheng finit dans la baignoire et jessica ne dort pas. Pour changer.

Elle reçoit la visite de Trish, qui est toute excitée/énervée. Bon, elle demande d’abord des nouvelles de Malcolm, puis comprenant que celui-ci n’a rien dit mais a pris sa journée, elle décide d’engueuler Jessica dont elle n’a pas eu de nouvelles. Elle veut continuer à enquêter sur les meurtriers, Trish, et c’est vrai que je la comprends, elle n’a aucune idée de ce qu’il s’est passé dans la vie de Jessica.

À l’inverse, Jess ne met pas longtemps à comprendre ce qu’il s’est passé dans la vie de Trish, et elle essaye de la convaincre de vite recommencer à essayer de devenir sobre. Elles sont interrompues par des bruits dans la chambre de Jess : Trish pense que c’est un type et s’enfuit, Jess a la chance de découvrir que sa mère est somnambule, et que ce n’est pas une bonne chose.

Le lendemain, elle reçoit la visite d’Oscar qui est inquiet de découvrir sa fenêtre brisée. Cette relation amoureuse est sympathique, mais elle n’apporte pas grand-chose à l’épisode puisqu’ils sont interrompus par l’ex-femme d’Oscar, Sonia, tapant un scandale de voir qu’il n’est pas là pour récupérer leur gamin.

Jess essaye ensuite de réveiller Cheng, mais le tranquillisant était tellement une forte dose que ce n’est pas efficace, même avec de l’eau. Elle a donc encore le temps de papoter avec sa mère, ce qui permet à Alisa de rassurer sa fille sur l’absence de culpabilité qu’elle devrait avoir par rapport à l’accident. C’est triste, ça finit avec les cendres du père de Jess dans les toilettes, parce que pour Alisa, c’est lui le coupable.

Oh, Alisa en profite aussi pour demander à sa fille de s’évader avec elle, mais elles sont interrompues par Oscar qui en rajoute encore sur les épaules de Jess : il lui demande de retrouver son fils Vido, enlevé par Sonia. C’est un détour très sympathique qui permet de fournir des scènes où Jess et sa mère travaillent ensemble, puis une scène « d’action » où elles utilisent leurs pouvoirs ensemble. Certes, c’est sympathique, mais c’est un détour.

Oscar retrouve en tout cas son fils et découvre que la mère de Jess a tout autant de pouvoir qu’elle. Cette fois, c’est clair, le lien entre les deux personnages est scellé. Quant à Alisa, elle se fait de faux espoirs et s’imagine vivre avec sa fille. Elle essaye donc de la convaincre qu’elle peut tuer Cheng et se débarrasser du problème comme si de rien n’était.

Manque de bol, Cheng se réveille à ce moment-là et c’est la pire des idées qu’il pouvait avoir : Jessica réussit à stopper sa mère, certes, mais cela la confronte aussi à la réalité de ce qu’est sa mère, et son envie perpétuelle de tuer les gens. C’est gênant, quoi. Cheng réussit à la convaincre que la vie avec n’est pas possible, et Jessica décide donc d’appeler les flics pour vendre sa mère.

Celle-ci ne vit pas bien cet appel qu’elle entend à travers la porte et pète un câble, forcément. Elle essaye de s’en prendre à Cheng, mais Jess l’en empêche, autant qu’elle peut, quitte à se prendre quelques coups. C’est drôlement violent tout ça, mais quand elle voit sa fille en sang, Alisa comprend qu’elle va trop loin. Elle laisse Cheng s’enfuir et finit devant l’immeuble où les flics l’attendent. Et la vue de Jessica arrive même à la convaincre de se rendre. Pas sûre qu’elle soit une prisonnière très stable, cela dit.

De son côté, Trish essaye de rester en manque, mais quand elle voit un reportage de Griffin, envoyé spécial sur le front d’une guerre, elle craque et reprend l’inhalateur. En parallèle, on retrouve Jeri et Inez au lit, et je ne sais pas trop quel est l’intérêt de tout ça. Comme en saison 1 – plus qu’en saison 1 ! – j’ai l’impression que les scénaristes cherchent à tout prix à trouver une occupation pour Jeri, mais bon.

Elles reçoivent ensuite la visite de Trish, dont l’enquête pour IGH vire à l’obsession et qui veut ainsi mettre Inez au micro de la radio. Jeri protège sa nouvelle copine et hop, encore une scène peu utile. L’idée est de pousser Trish dans ses retranchements. C’est donc à bout qu’elle retourne à la radio pour faire une interview sur le gluten. Rien qui ne la passionne : elle pète un câble (c’est à la mode cette saison) et décide donc de démissionner. Bien.

Pour n’importe qui, ce serait la plus grosse erreur que fait faire la drogue… Mais pour Trish, c’est le moyen d’enfin se faire remarquer par la chaîne de télé qu’elle convoite et de se faire employer. Le seul problème, c’est qu’elle sera en manque pour son interview du lendemain, parce que… l’inhalateur est vide. Il fallait bien que ça arrive, vu tout ce qu’elle prend.

Enfin, Jeri réussit à libérer son futur guérisseur de prison et à le convaincre d’essayer de la sauver. Il n’a pas vraiment le choix en fait, parce qu’il a de nouveau de quoi l’envoyer en prison. Jeri finit l’épisode à pleurer dans son lit alors qu’il essaye de la sauver, et on n’en saura pas beaucoup plus.


Épisode 10 – Pork Chop – 17/20
La série explore des pistes auxquelles je ne m’attendais pas, et une des intrigues me paraît peu cohérente par rapport aux précédentes scènes, même si je le sentais venir depuis l’épisode précédent. Dans l’ensemble en tout cas, cet épisode a réussi à piquer de nouveau ma curiosité et le cliffhanger est juste brillant.

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But one thing you will never do is control me.

L’épisode commence sans trop de surprises par Alisa en prison. Elle est représentée par Jeri, bien sûr, et elle n’a pas le droit à sa confidentialité avec son avocate. Jess est là aussi, mais s’énerver ne sert à rien dans ces cas-là, c’est un protocole spécial. On découvre donc que malgré tout, Alisa se voit offrir une peine allégée si elle livre Karl : emprisonnée à vie, elle pourrait bénéficier d’un traitement particulier adapté à sa condition si elle le fait. À l’inverse, si elle se tait, elle peut aussi finir en prison sans voir personne et sans traitement. L’enfer, donc. Sans surprise, Alisa refuse de livrer son mec, et ça énerve encore plus Jess.

Pendant ce temps, Trish commence à travailler pour ZCN. Ce n’est pas brillant : il est très clair qu’elle est gênée, et qu’elle est en manque, et ça fait de la peine de la voir comme ça, surtout que ce n’est qu’un test caméra. Et il n’est pas réussi… jusqu’à ce que le producteur lui conseille de parler d’elle. On nous fait croire que peut-être ça va aller, mais en fait pas du tout. Par contre, ça permet à Trish d’entendre qu’il y a une piste sur la meurtrière.

Elle appelle donc Jessica qui sort justement de prison et il est donc temps pour Jessica de tout lui raconter. Je suis content de voir que la scène se fait aussi en présence de Malcolm, même si celui-ci n’est pas super heureux d’avoir été mis de côté depuis trois épisodes. C’est clair que c’est triste. Il s’en va donc, mais son pétage de câble suffit à faire comprendre à Jess qu’il a couché avec Trish.

Cette dernière abandonne son envie de raconter l’histoire d’Alisa maintenant qu’elle a son identité et… elle se rend chez Malcolm. Celui-ci lui ferme la porte au nez : certes, il est encore amoureux d’elle, mais il ne veut pas compenser son manque de drogue par l’amour (son manque à lui, son manque à elle ; dommage, ils faisaient un beau couple !).

Le soir, Oscar prend le temps d’appeler Jessica pour la consoler, parce qu’il sait ce qui est arrivé à sa mère. Forcément : elle s’est fait arrêter devant l’immeuble, quoi. Alors que Jess essaye de se débarrasser d’Oscar pour boire plus par elle-même, encore et toujours. Elle finit par coucher avec à la place, parce qu’il est persistant le monsieur.

Le lendemain, Jessica se rend auprès de Jeri pour gagner du temps pour sa mère : elle est sûre qu’elle peut faire en sorte que Karl soit arrêté. C’est le moment pour Jess de se prendre quelques insultes de la part d’Inez qui ne porte pas sa mère dans son cœur, évidemment, et de rencontrer le guérisseur, Shane. Rien de fou. Elle se rend ensuite en prison, histoire d’obtenir une piste pour retrouver Karl.

C’est super efficace : elle décide de faire ce qu’il faut pour retrouver Karl et pour lui offrir de nouveaux papiers, parce que sa mère est amoureuse après tout. Pour les nouveaux papiers, elle passe bien sûr par Oscar.

De son côté, Trish n’est pas si sobre que ça : elle a fait analyser l’inhalateur avec pour but de le faire reproduire. Et voilà, c’est une menteuse ; mais elle va quand même mieux et semble vouloir dire que ce n’est plus son intention. En fait, elle est plus inquiète parce qu’a dit Jessica sur les dangers de la drogue. Tu m’étonnes : il y a de quoi être flippée, apparemment, parce que les produits sont hyper toxiques et dangereux.

Contre toute attente, Trish se rend ensuite en prison pour rencontrer Alisa et pour… s’arranger pour faire arrêter Karl. Enfin, c’est ce qu’elle dit ; mais il est très clair qu’elle veut juste des pouvoirs elle aussi, et Alisa s’en rend compte. Elle s’énerve donc après Trish, qu’elle accuse d’être responsable de tous les meurtres qu’elle a commis. Ca se tient, en même temps.

Trish se rend ensuite auprès de Jessica pour tenter de la convaincre que sa mère est un monstre, mais tout ce qu’elle y gagne, c’est de comprendre que Jessica est en train d’aider Karl. Et là, Trish comprend donc qu’Alisa a raison : Jessica fait passer sa mère avant Trish. Dépitée, Trish décide donc de… se rendre auprès de Malcolm, en pleine muscu à moitié à poil évidemment. Cette fois, il ne lui claque pas la porte au nez, hein.

Pendant ce temps, en prison, Alisa est torturée sans arrêt par son gardien. Elle manque de le tuer quand il essaye de la forcer à manger de la viande, et donc il revient à la charge le lendemain, avec plus d’efficacité grâce à plus de matériel de torture. J’imagine que l’idée est de nous rendre triste pour la meurtrière.

Elle prend quand même le temps de signer les papiers de son marché pour rester dans cette prison, ce qui prouve à quel point elle tient à sa fille. Cette dernière croise Jeri et est bien forcée de lui avouer qu’elle a appris que Shane n’était pas un patient de Karl, et qu’elle n’était donc pas guérie. Bien évidemment, Jeri refuse d’y croire. M’enfin bon, la graine du doute est là à présent. Tout ça pour rien, cela dit : quand Jeri rentre chez elle, elle s’est tout fait voler, parce qu’Inez l’a manipulée pour mieux la cambrioler. Quelle horreur. Les scénaristes nous ont bien eu aussi, parce qu’Inez semblait avoir vraiment eu de la peine en découvrant les pilules de Jeri. Elle n’avait pas du tout la tête d’une meuf qui avait un gros plan machiavélique. C’est une fin d’épisode hyper violente pour Jeri en tout cas.

Jessica se rend ensuite auprès de sa mère et découvre qu’elle est torturée par un gardien… Je ne donne pas cher de sa peau, du coup. Le truc, c’est que pendant qu’elle s’occupe de son cas, elle ne s’occupe pas de Trish et Malcolm qui décident de retrouver Karl et y parviennent grâce au cloud de Jessica. Ils terminent l’épisode devant le bon motel. Une fois qu’elle est sûre d’être au bon endroit, Trish n’hésite pas à assommer Malcolm avec son flingue.

Le gardien de prison ? Jessica se renseigne sur lui et découvre qu’il a poussé plusieurs prisonniers au suicide. Elle ne peut pas laisser faire ça, c’est évident. Par conséquent, elle décide de s’introduire chez lui pour avoir plus de renseignements pour le faire tomber… et ça finit mal : elle se rend compte qu’il tue ses prisonniers, il la découvre chez lui, il l’attaque et alors qu’elle se fait tabasser, Jessica, qui n’avait rien à faire là, le… tue. Oups.


Épisode 11 – Three Lives and Counting – 18/20
Ah lala, les scénaristes ont eu la meilleure idée possible pour le guest-star de cet épisode qui apporte énormément d’humour à une intrigue lourde en stress et en tension. Par conséquent, c’est brillant, tout simplement, avec pile poil le bon équilibre pour rendre cet épisode passionnant. J’ai hâte de terminer la saison à présent, parce que tout ça est superbement amené !

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What a difference a guard makes.

L’épisode reprend là où le précédent nous a laissé, sauf que Jessica est désormais en pleine crise de nerfs… au point d’entendre Kilgrave lui suggérer de faire passer ce meurtre pour un suicide. Moui, c’est mal barré vu la violence du coup qu’elle lui a foutu. Elle fait le ménage bien comme il faut, écrit sa lettre de suicide, avec toutes les preuves pour le justifier, puis balance le corps du haut de l’immeuble. C’est bien la fille de sa mère, et Kilgrave l’applaudit.

Elle rentre ensuite chez elle pour mieux se remettre à boire. J’aime comment tout ça est traité : même si c’est une héroïne badass, elle n’est pas habituée à tuer, et c’est ce qui la rend différente de pas mal d’autres héros Marvel – tous les autres sont des tueurs, quoi.

Une fois chez elle, elle se débarrasse de ses fringues qu’elle ne peut plus supporter forcément et reçoit un appel de… sa mère. Cette dernière est en effet surprise de voir que son garde n’est pas venu et elle comprend immédiatement que Jessica y est pour quelque chose. Un message codé peu discret suffit à ce qu’elle en reçoive la confirmation au téléphone.

Elle finit en larmes, mais elle est quand même fière de sa fille Alisa. Quant à Jessica, elle est harcelée par le souvenir de Kilgrave, étonné de la voir meurtrière et de gérer les faux papiers de Karl. Le problème, c’est que quand elle va porter les faux papiers de Karl au motel, il n’est plus là… Contrairement à Kilgrave. Il fait une bien meilleure voix off que Jessica à commenter tout ce qu’elle découvre. Il ajoute énormément d’humour et ça permet de se rendre compte à quel point il était un méchant brillant en saison 1. Cette saison 2 s’en tire bien sans grand méchant, surtout qu’Alisa est un vrai bon personnage dans cette deuxième moitié, mais tout de même, rien ne vaut Kilgrave chantant I want your cray cray.

L’épisode ne nous dit pas ce qu’a fait Trish la veille, ce qui est bien dommage, mais on suit toute la journée de Jessica qui prend le temps, une fois de plus, d’aller voir sa mère en prison. Sachant qu’elle ne conduit pas, je ne sais pas comment elle arrive à gérer ses journées ! Elle va à tellement d’endroits différents à chaque fois !

Enfin bon, ce n’est pas le sujet, le sujet, c’est qu’elle rentre à Alias Investigation et que Malcolm et Trish ne sont pas super intelligents : ils ont laissé l’ordinateur allumé sur la photo de Karl, ce qui suffit à Jessica pour comprendre la trahison de Malcolm, puis son lien avec Trish quand elle en trouve les lunettes de soleil sur son lit. Evidemment. Le meilleur dans cette enquête de Jessica qui réussit à retrouver Malcolm grâce à son application de rencontre ? Les commentaires de Kilgrave, bien sûr.

Pendant ce temps, Trish se débrouille donc pour retrouver son sacro-saint inhalateur : elle emmène Karl faire quelques courses afin de le recréer, tout en gardant Malcolm dans le coffre où elle l’a enfermé. Celui-ci réussit à se libérer malgré tout, mais pas à arrêter Trish qui n’hésite pas à essayer de lui tirer sur le pied. Wow. On l’a vraiment perdue dans son addiction la Trish. C’est tellement triste. Même Jessica ne parvient pas à la convaincre de s’arrêter quand elle la retrouve.

Elle mène alors l’enquête avec Malcolm, qui s’en veut à mort, (et Kilgrave) et comprend rapidement la triste vérité : Trish ne veut pas se droguer ; elle veut des pouvoirs. Et Karl peut lui en donner. C’est complétement dingue, mais bon, c’est Patsy. Le truc, c’est qu’alors que Trish a toute sa tête quand elle accepte la procédure qui lui injecte le sérum capable de lui donner des pouvoirs, Jess pète un câble total dans la rue, parce qu’elle voit Kilgrave absolument partout.

Malcolm se charge de s’occuper des gens qu’elle agresse pendant que Jess retrouve Trish… un tout petit peu trop tard : le produit est injecté. La procédure est toutefois interrompue, parce que Jess débarque à temps pour ça. Elle est encore obsédée par Kilgrave, en revanche, et elle envisage sérieusement de tuer Karl avant de se rendre compte de ce qu’elle fait.

Si elle ne le tue pas directement, ses mots suffisent à lui donner envie de se suicider : il fait exploser tout le bâtiment dès que Jess et Trish en sont sorties. Mouais, il reste le doute : on ne le voit pas mourir à l’écran, alors bon…

L’épisode se termine avec une Trish à l’hôpital et un Malcolm inquiet pour elle, autant que Jessica. Oui, mais cette dernière ne le vit pas du tout pareil pour autant : elle est hyper énervée par la trahison de Malcolm et elle le vire une fois de plus… ouais mais cette fois, il démissionne en représailles. C’est d’un triste. Kilgrave ? Jessica parvient à s’en débarrasser après une petite conversation, c’était presque trop simple.

En parallèle, l’épisode prend aussi le temps de nous proposer un flashback inutile sur Karl et Alisa, à l’époque où le médecin a proposé à sa patiente de venir vivre avec lui. Pas très intéressant, mais juste ce qu’il fallait pour rendre la perte de Karl un peu plus triste. Et puis, bien sûr, le cliffhanger de l’épisode voit Alisa apprendre que son mari est mort, et qu’il a été vu plus tôt dans la journée avec Trish. Elle s’en prend donc à sa nouvelle gardienne, pourtant super sympa, et s’échappe de prison, avec sûrement pour intention d’aller tuer Trish. Voilà donc pour le programme des deux derniers épisodes de la saison.

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Jessica Jones – S02E06-07

Épisode 6 – AKA Facetime – 16/20
C’est marrant cette série : j’ai beau l’adorer, j’ai besoin d’une motivation énorme pour m’y mettre, à chaque fois. Une fois dedans, je n’ai plus envie d’arrêter, mais quand j’ai arrêté, c’est difficile à lancer. Je ne me l’explique pas, mais en tout cas, la qualité est toujours au rendez-vous avec cet épisode, même si la construction similaire de tous les épisodes finit aussi par être lassante… sans parler de celles des saisons Netflix/Marvel. À l’épisode 6, il est temps d’avoir la révélation de mi-saison !

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Spoilers

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Fine by me, I can repress feelings all day.

L’avantage d’avoir regardé The Rookie ? Ca m’a donné super envie de recommencer à regarder cette saison 2 parce qu’au moins, ça, ça sera mieux. On reprend très exactement à l’épisode précédent, avec l’aquarium qui a explosé et Jessica forcée de s’acheter du riz pour son portable plein d’eau. Au passage, elle découvre que Trish n’est plus en couple dans un magazine people, alors qu’elle vient d’assister à ses fiançailles. Pas mal.

Quand son portable recommence à fonctionner, elle regarde les photos qu’elle a prises pour découvrir que ses deux ennemis ont une bague de fiançailles. Pour se réconforter, elle décide d’aller voir Oscar. C’est un réconfort comme un autre, et ça finit en baiser après un verre d’alcool. Un baiser ? non, c’est plus torride que ça et ça finit en œuvre d’art pleine de peinture pendant qu’ils font l’amour dessus.

Le lendemain, elle continue d’inspirer son mec qui décide de la dessiner pendant qu’elle dort. Un brin flippant. Et c’est donc un brin flippée que Jessica rentre chez elle pour tomber sur Malcolm qui l’attendait avec une bonne nouvelle : ce n’est pas une photo de bague de mariage qu’elle a trouvé ; c’est une photo de bague d’université.

C’est Malcolm qui se charge de mener l’enquête, parce qu’il s’agit de son ancienne université. Cela lui permet en plus de recontacter Niche, son ex. C’est l’étape de la réconciliation pour ces deux-là… qui offre l’occasion à Malcolm de lui voler son pass d’université. C’est exactement ce dont il a besoin pour découvrir l’identité de Dr. Karl.

De son côté, Trish a donc recommencé à se droguer avec l’inhalateur de Simpson, et elle se balade en ville avec ses sens hyper développés. Elle prend le bus et fixe un type de manière à provoquer un combat, mais ça ne fonctionne pas. Par chance, elle peut jouer les justicières contre un type harcelant une nana dans le bus.

Le lendemain, Trish n’assume pas tellement ce qu’elle fait, alors elle met des lunettes de soleil pour voir Jessica qui n’a aucune idée de ce qu’il se passe dans la vie de Trish. Elle prend ça pour un moyen de cacher les larmes de la rupture. Mouais.

Toutes les deux se changent les idées en enquêtant sur leurs méchants dans une bijouterie, ce qui leur permet de découvrir que Karl a dû droguer la tueuse pour l’embarquer dans sa voiture. Elles rentrent ensuite à Alias Investigation où Malcolm drague clairement Trish qui ne voit rien et où Jessica apprend donc l’identité de Karl. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elles se rendent à un club de golf où Jessica compte interroger l’un des amis de Karl, qui lui paye toutes ses dépenses.

Jessica veut évidemment savoir pourquoi, et il s’avère que l’homme a payé Karl pour qu’il trouve un remède à son fils, atteint d’une maladie qui le condamnait. Pourquoi pas. Pendant ce temps, Trish était censée faire distraction, mais elle se retrouve surtout en manque alors qu’elle tapait un immense scandale. J’aime beaucoup l’actrice, je trouve qu’elle s’en sort bien. Jessica la retrouve donc et Trish promet qu’il s’agit d’une intoxication alimentaire, mais bon, zéro crédibilité.

Bizarrement, Jessica se décide à jouer les infirmières, mais elle se laisse endormir par Trish. Celle-ci a perdu sa drogue, alors il faut qu’elle se débarrasse de Jessica, évidemment. L’inhalateur ? Sur le bureau de Malcolm, dans sa veste, qu’elle a laissé à Alias Investigation. C’est con. Il la retrouve, heureusement, et il joue les bons samaritains, malheureusement. Il ramène donc sa drogue à Trish qui, dès qu’elle la retrouve, s’arrange pour s’isoler et prendre sa dose. Malcolm pourrait s’en rendre compte quand même, c’est un ex-drogué !

Mais bon, l’amour rend aveugle et il est amoureux. Elle, elle est excitée par la drogue, alors elle décide de l’embrasser et d’aller directement plus loin. Oh, pauvre Malcolm, il va prendre cher dans les jours à venir, du coup. M’enfin, il vit son fantasme, c’est déjà ça, et en plus leur scène de cul est presque poétique avec son désir d’être vu.

Jeri rentre chez elle pour retrouver Inez à qui elle a acheté des fringues… mais qui ne lui offre pas les informations dont elle a besoin. Elle rappelle donc Jessica pour lui expliquer qu’elle ne gardera l’infirmière que jusqu’au lendemain. Celle-ci entend tout et décide donc de voler les richesses de Jeri avant de se barrer… sauf qu’elle tombe sur les médicaments de son hôte et se met clairement à culpabiliser.

Elle comprend en tout cas pourquoi Jeri lui pose toutes ces questions, et elle se décide à lui parler de tout ce qu’elle sait. Il faut dire qu’elle sait qu’un des patients était capable de soigner les autres. D’ailleurs, il a même soigné Inez d’une paralysie certaine.

De son côté, Karl est donc rentré chez lui et s’occupe de la tueuse qu’il a drogué et maintenant ligotée. Heureusement qu’ils étaient en couple, hein. Il lui annonce en tout cas l’arrivée prochaine de Jessica, ajoutant qu’il pense qu’il est temps. Mais temps pour quoi exactement ? Je le sens mal, ça sent l’histoire de famille.

En rentrant à Alias Investigation, Jessica a droit à un charmant tableau terminé d’elle en train de dormir. C’est beau, ma foi, mais elle préfère le poser face cachée dans son bureau. Tu m’étonnes, c’est un peu narcissique. Le lendemain, elle s’arrange pour retrouve Karl en menaçant le fils de son nouvel ami du golf. Ma foi, ce fut rapide et facile, ça aide d’avoir des pouvoirs !

Elle retrouve donc rapidement la maison de ses ennemis et y entre, découvrant progressivement toute leur vie : la tablette avec les leçons de piano, le lit avec les menottes à la cave, les crèmes utilisées par la tueuse et à vrai dire, même son parfum. Un parfum qu’elle reconnaît, si l’on en croit son jeu. C’est le moment « Mais nooon ? » de la scène, où elle fait tomber le parfum et où comprend que oui, la tueuse, c’est sa mère. Cela nous est vite confirmé et ça permet le gros cliffhanger de mi-saison, comme toujours dans les épisodes 6 de Netflix.


Épisode 7 – I Got Your Cray Cray – 19/20
Si je ne suis pas super fan de ce type d’épisode dans beaucoup de séries, je trouve que là, ça passe drôlement bien. Juste quand je me plaignais d’une saison qui devenait trop prévisible dans sa construction, les scénaristes pondent cinquante minutes qui nous changent bien de l’ambiance habituelle. C’était réussi, et passionnant.

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07

In a split second, I lost everyone. I lost myself.

La mère de Jessica prend la narration de cet épisode pour nous raconter ce qui lui est arrivé, à commencer par son accident de voiture en rentrant en Floride. Elle a alors servi de cobaye à Karl qui l’a sauvé en lui donnant des pouvoirs, mais son réveil est difficile malgré tout : elle est complétement défigurée et pète un câble, manquant de blesser une Jessica adolescente. Notons tout de suite qu’elle s’appelle Alisa, et qu’elle a donc déjà ses pouvoirs de super force.

Karl parvient à la maîtriser contre toute logique et la fait tomber dans le coma. Cinq ans plus tard, elle se réveille à nouveau, mais n’est plus défigurée. Elle n’a plus de cheveux et plus toute sa mémoire… mais Karl lui explique la situation, en commençant par lui dire qu’elle est un miracle de génétique à l’ADN reconstruit par sa science. Pas super rassurant, moi je trouve. Elle se découvre surtout un nouveau visage, avant d’apprendre la mort de son mari et de son fils.

C’est super triste tout ça, et c’est sacrément bien joué. Tant mieux : sans ça, on s’ennuierait ferme, parce qu’on ne découvre pas grand-chose en fait. Quelques temps plus tard, Alisa se remet de son accident sans savoir où est Jessica, ce qui finit par l’énerver. Elle refuse ainsi les traitements de Karl, qui ne servent plus qu’à améliorer sa formule plutôt que soigner Alisa.

Pour la convaincre de continuer, il compte donc lui dire toute la vérité sur Jessica : elle s’est fait adopter, parce qu’il fallait bien qu’elle ait une vie normale. Cela fait plaisir à Alisa, jusqu’à ce qu’elle apprenne que sa fille pense qu’elle est morte. Il n’en faut pas plus pour provoquer une de ses fameuses crises de nerfs. Bon, là, en même temps il y a de quoi ! Karl sait comment la calmer, avec une petite injection.

À son réveil, cela dit, elle balance Inez à travers la pièce et tue l’autre infirmière. C’est bien beau tout ça, mais on le savait déjà. La scène n’en est pas moins atroce, certes. Alisa s’enfuit ensuite pour mieux retrouver la mère de Trish dont elle a l’identité et dont elle sait qu’elle a recueilli Jessica. Elle se fait passer pour l’ex prof de maths de Jessica histoire de la retrouver.

En parallèle, on reste dans le passé lorsqu’on retrouve Jessica, un verre d’alcool en main, et Tish, dont la chanson débile donne son titre à l’épisode. Non seulement la chanson est débile, mais en plus, ils en ont fait tout un clip digne des années 90, effectivement. Jessica est au comble de la dépression, mais c’est toujours mieux qu’entendre Patsy en boucle. Trish est donc en pleine période de drogue alors que Jess en plein alcoolisme.

Que fait leur mère (biologique ou adoptive) ? Elle se pointe pour passer un bon moment dans ce bar, bien sûr. Elle drague le barman, ce qui énerve Jessica plus qu’autre chose. Faut dire que le barman est plutôt mignon et qu’il lui a tapé dans l’œil aussi. Il ne reste pas barman bien longtemps, puisqu’il est viré super vite à force de draguer et de trop servir les clients.

La soirée finit bien de ce point de vue-là pour Jess qui finit avec le barman. En revanche, elle finit autrement mal : Jessica et Trish s’embrouillent plus que jamais, s’envoyant les pires atrocités possibles à la tronche. Trish tombe dans la drogue, Jess dans le vandalisme en récupérant l’argent d’un distributeur.

Quelque temps plus tard, on retrouve Jessica dans les bras de son ex-barman, Stirling, dans une rue, à se galocher comme jamais. Ouais, c’est vachement le lieu pour ça. Ils font ça devant un magasin vendant une fameuse veste en cuir… que Jessica n’hésite pas à voler. Ah ben sympa l’origin story de la veste ! Quant à Stirling, il a l’air plus louche qu’autre chose, mais il est drôlement lié à Jessica, ce qui sent super mauvais pour lui : il veut quand même ouvrir un club qui s’appellerait… Club Alias. Quand je pense que je commençais à voir là-dedans une simple anagramme du nom de sa mère.

Le soir, ils se rendent en boîte pour mieux tomber sur Trish. Les deux filles se parlent comme si elles ne s’étaient jamais disputées, apprenant à mieux connaître la vie de l’une et l’autre. Stirling ? Il en profite pour réclamer de l’argent à Trish, le malin ! Faut dire qu’il est endetté auprès des mauvaises personnes, le genre qui n’hésite pas à débarquer à trois au milieu de la nuit pour vous réclamer de l’argent et vous tabasser au besoin.

C’est à peu près à ce moment-là qu’Alisa la retrouve pour la première fois : Jessica et Starling se rendent dans un bar où Alisa suit justement Jessica. Elle fait son premier contact… aux toilettes, donnant à sa fille un tampon qu’elle vole dans un distributeur. Tout ça part d’une belle intention et finit super mal : quand elle remonte au bar, elle tombe sur Stirling qui est emmené à l’extérieur par ses amis investisseurs.

Elle le suit pour mieux entendre qu’afin de se débarrasser d’eux (ou pas ?), Stirling est prêt à vendre les services des super-pouvoirs de Jessica. Enervée, Alisa s’excite donc sur le mec de sa fille, et ça finit super mal parce qu’elle lui explose la face… juste avant que Jessica, inquiète, ne le retrouve mort dans une allée. Bien sûr, ce sont les investisseurs/harceleurs qui sont accusés du meurtre.

Jessica est effondrée et son réflexe pavlovien est alors de retrouver Trish, dont la vie n’est pas beaucoup plus glorieuse : camée, elle est prête à sucer n’importe qui pour de la drogue. Jess la sauve donc de cet enfer et la force à se rendre en désintox, le tout sur le toit de l’immeuble du premier épisode de la saison.

De son côté, Alisa rentre à l’hôpital auprès de Karl pour se confier sur ce qu’elle a fait, et sur sa culpabilité. Elle a tué une infirmière après tout. C’est une histoire sacrément triste n’empêche, elle est juste incapable de contrôler ses excès de colère à cause de Karl.

Et dans le présent, elle raconte tout ça à Jessica qui n’est pas du tout prête à lui pardonner et se fait endormir par Karl. Eh bah, ça promet !

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