Utopia (S02)

Cet article date également de septembre, mais mieux vaut tard que jamais. Attention spoilers !

Avis : Après avoir englouti la saison 1 d’Utopia, je me voyais mal ne pas engloutir dans la foulée la saison 2. J’avoue m’être laissé une rapide pause de quelques heures avant d’enchaîner, déjà pour savourer le cliffhanger, ensuite pour finir la rédaction de mon article et enfin pour bronzer – puisque j’ai vu cette série lors du premier week-end de septembre qui était assez ensoleillé pour monter à 27°C quand même !

Tout cela n’a donc rien à voir avec la saison 2 et je pense qu’il vaut mieux entrer tout de suite dans mes attentes concernant les six derniers épisodes de la série : des réponses sur le sort de Jessica et Becky, des retrouvailles Alice/Grant (mais je ne suis pas convaincu que ça puisse arriver), une nouvelle traque et si possible, une vraie bonne conclusion. Oui, tout mon problème est là : j’ai vraiment peur de ne pas avoir droit à une conclusion car la série a été annulée…

Alors fin ou pas ? C’est ce que je m’apprête à découvrir !

 Note moyenne de la saison : 16,5/20

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Épisode 1 – 16/20
We can’t afford attachment, Philip. You need to remember that.

Bon, j’avoue avoir été surpris et un peu déçu par ce début qui est un épisode flashback sur le père de Jessica. Il a une telle importance dans la première saison que c’est une excellente chose d’en faire un vrai centre d’intérêt, mais j’aurais préféré que ça intervienne un peu plus tard. L’ambiance, la musique, les plans, les couleurs, tout nous rappelle qu’on est bien dans Utopia malgré le cadrage très ancien. Toutefois, je reste étonné de ce lancement qui repart bien en arrière et nous dévoile tout de Janus dans les années 70, de ce scientifique à la Walter Bishop (Fringe) qui se prend pour Dieu et des implications existant dès les premières années de la vie de Pietre. La note est un peu plus basse que ce que je donnais en saison 1, mais c’est sûrement parce que je trouve dommage de concentrer toute une heure de reprise à cette parenthèse dans le passé. Si la série avait commencé par là, ça aurait été un 19 ou 20 assez facilement (enfin, il manquerait quelques explications quand même pour un début). Après tout, il y a une scène de torture qui vaut presque celle du pilote. Cet épisode nous apprend toutes les informations dont nous avions besoin sur les origines du projet qui a détruit la vie paisible des personnages de la saison 1.

Épisode 2 – 17/20
What have I done to you Jessica ? What have I done ?

Voilà, je me replonge dans l’univers d’Utopia tel que je le connais, mais cela ne dure qu’un temps quand je découvre un Pietre jouant le bon père de famille alors que tout le monde s’est réinstallé dans une vie banale et même ennuyeuse. Bref, un peu de temps s’est déroulé depuis la fin de saison, mais ce n’est pas plus mal d’avoir accordé un répit aux personnages. C’était surtout nécessaire quand on voit ce qu’est devenu Grant, qui a évidemment bien grandi entre les deux saisons. Bon, évidemment, le répit est de courte durée avec le retour de Lee dans la vie de Pietre : la mort lui allait mieux, il est toujours aussi terrifiant. Il y a quelques longueurs dans cet épisode, des blagues et bien sûr du sang sur la fin. Il est intéressant de suivre la manière dont les personnages se retrouvent, à l’exception de Jessica qui est néanmoins toujours aussi psychopathe. L’ambiance de cette série l’est tout autant et c’est un vrai plaisir, même si l’effet de surprise s’est un peu dissipé par rapport à la saison 1.

Épisode 3 – 16/20
I would suggest no one Googles anything from now on.

Wow, cet épisode m’apprend que la série joue la carte des révélations : le père de Jessica et Pietre n’est en fait pas mort et, mieux que ça encore, il est avec notre groupe. C’est de loin l’information la plus importante de la série jusqu’ici et ça constitue le tournant majeur de l’épisode/la saison. Nous sommes à la mi-saison, ce n’est donc pas si surprenant. Autrement, j’ai bien aimé l’ensemble de ces 50 minutes, mais je trouve peu crédible que Becky et Ian acceptent aussi facilement d’inclure un nouvel adolescent dans leur problème, même si ce hacker apportait une touche nécessaire d’humour. C’est d’autant moins crédible que l’épisode fait aussi un clin d’œil aux fausses accusations des épisodes 2 et 3 de la première année avec la diffusion de la photo de Ian aux infos. La série est indubitablement bonne, mais il y a quand même une baisse de qualité par rapport à la saison 1 : moins d’action peut-être, quoique Jessica couvre bien cette branche (jolie perruque), mais surtout beaucoup plus (et trop ?) de prise de tête je trouve ! Les choses sont moins bien amenées de ce côté-là désormais, bien que ça reste bluffant.

Épisode 4 – 16/20
So you have nothing to worry about Ian. I’m sterile. Should we do it again?

L’introduction de cet épisode est sacrément longue, mais mon dieu, elle est aussi sacrément réussie : comme pour le pilot, elle nous plonge à nouveau dans un univers glauque et sombre avec ce père de famille qui tue toute la baraque après une virée on ne peut plus mystérieuse. Les révélations à ce sujet viennent plus tard dans l’épisode sans pour autant être hyper limpides, ce qui renforce le mystère et donne envie de continuer. Autrement, pêle-mêle : la relation Ian/Becky prend un mauvais tournant, où elle est hyper sincère avec lui, mais lui couche avec Jessica. La vérité ne tardera pas à exploser puisque Jessica apprend enfin que son père est encore en vie au moment où elle allait tuer Mr Rabbit – pendant que de leur côté, les autres découvrent que Mr Rabbit est une femme et que leurs aventures de la saison 1 ne se sont jamais terminées. Enfin, je n’accroche pas du tout à l’intrigue Dugdale (encore, toujours) et Lee/Pietre ont une intrigue qui paraît vraiment secondaire, mais qui est sympa pour le développement de ce second. J’en oublie une fois de plus Wilson dont je n’aime vraiment pas l’évolution au cours de ces quatre derniers épisodes. En bref, donc, un épisode qui révèle aux personnages des choses que l’on savait déjà et qui nous ajoute des mystères. Tant que ça fonctionne pour relancer la suite… Un peu trop en phase transitoire peut-être.

Épisode 5 – 17/20
For now, we are Mr Rabbit.

On s’approche de la fin, mais ça ne se sent pas trop, ce qui a tendance à m’inquiéter. N’ayant pas accroché aux intrigues de Wilson et Dugdale, les retrouvailles ne m’ont pas enthousiasmés plus que ça, mais je continue de vraiment aimer le personnage de Ian (malgré son erreur de l’épisode précédent) et à me sentir peiné pour ces personnages qui perdent tous leur famille. Heureusement, la réalisation reste impeccable, ça aide à rester dedans. C’était beaucoup plus intéressant du côté de Jessica qui retrouve Grant, son frère et son père ; mais aussi lorsque les retrouvailles avec Alice ont enfin lieu ! Cela fait un peu cinq épisodes que j’attendais ça, mais c’est vrai que l’actrice ayant moins grandi que Grant, ça fait un peu étrange. Les fusillades finales sont des plus intrigantes mais aussi les plus tristes de la série. Pietre est le personnage qui aura connu la plus grosse évolution de la série et ce n’est pas le dénouement que j’attendais pour lui. Quant à Mr Rabbit, j’adore la manière dont elle meure, mais je suis tout aussi dégoûté, car c’était pour moi le troisième personnage le plus intéressant de la série. Il reste Jessica on va dire. Le final est lancé à merveille par la séquence de fin qui promet donc le lancement de la grippe russe à grande échelle.

Épisode 6 – 18/20
I don’t think I am me. Not anymore.

Mon dieu, l’épisode final aura réussi à avoir la meilleure introduction de la série et peut-être bien la plus violente aussi, car elle consiste à détruire psychologiquement et à se poser tellement de questions. Ces cinquante dernières minutes s’avèrent être une course contre la montre pour retrouver l’agent chargé de contaminer le monde, ce qui permet la réunion de Wilson, Becky et Ian autour du même objectif, tandis que Grant s’est finalement transformé en pré-ado insupportable, comme tous les gamins de séries. Tout est réglé assez rapidement, mais c’est logique, l’épisode n’est pas si long. Il leur faut donc peu de temps pour réussir à anéantir toute menace. Cela dit, tuer l’agent chargé de répandre le virus n’est pas suffisant pour conclure la série. Becky décide de se suicider car elle n’a plus de médicaments, Wilson part en vrille. Au moins, il bute Lee et ça, c’est appréciable comme fin de le voir devenir le nouveau Mr Rabbit. En revanche, c’est une vraie fin ouverte et à l’opposée d’un happy-ending que propose Utopia. Difficilement pleinement satisfaisant, mais c’est le coût d’une annulation.

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EN BREF – Une saison 2 pas vraiment à la hauteur de la première, mais qui n’en reste pas moins brillante avec d’excellents moments. Tout reste impeccable du côté de la technique et ça ne fait que servir une écriture déjà bien maîtrisée, donc ce n’est pas que de l’artifice, une chose que je ne supporte pas et reproche trop souvent aujourd’hui. L’annulation de cette série est une aberration qui me renvoie à mes vieux traumatismes de l’annulation d’Hex ou à la saison 4 fantôme de Chosen (j’y crois encore).

Con Man (S02)

Avis : J’ai mon nom au générique de la saison 1 (enfin, en théorie, mais ça défile tellement vite que je ne l’ai jamais trouvé), vous vous doutiez bien que je finirais tôt ou tard par parler de Con Man !

L’an dernier, Alan Tudyk a lancé un projet de série en crowdfunding en réunissant autour de lui Nathan Fillion, Seth Green, Gina Torres et Felicia Day. Autant dire que je n’ai pas hésité longtemps avant de lâcher un peu d’argent pour eux afin de pouvoir regarder cette série. Avec de tels noms, la levée de fonds fut rapide et a dévié sur tout un business : comics, jeu sur portable (qui est génial), etc. De quoi largement compenser ma frustration de n’avoir pas pu, à l’époque, participer au financement de Veronica Mars ou du film Lust for Love de Dichen Lachman (avec tout le casting de Dollhouse ou presque, je vous hurle de le voir au plus vite !).

Finalement, la saison 1 a fini par débarquer en fin d’année 2015 et c’était plutôt drôle. Franchement, ce serait mentir de dire que c’est la série de l’année. Le format websérie ne l’aide pas vraiment avec un tel budget et l’humour n’est malheureusement pas toujours au point (en tout cas, ce n’est pas le mien). Qu’à cela ne tienne, c’est compensé par un casting de malade, qui enchaîne les excellents guest-stars (souvent venus tout droit du Whedonverse), et une critique du showbusiness très fonctionnelle et opérationnelle. Ironiquement également, la saison 1 me rappelait un peu la 5 de The Guild et c’était du tout bon, franchement.

Bref, quand j’ai appris qu’ils renouvelaient avec une saison 2, j’étais aussi heureux que sceptique sur la suite à donner, mais je me suis jeté dessus dès que possible (pas évident vu la diffusion chaotique et payante).

C’est parti pour la critique des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15/20

01Épisode 1 – What Goes Up – 12/20
You both need to grow up

Retour tout doux pour la série : d’un côté, nous avons Wray qui sort avec l’agent de Jack sans lui dire et qui se retrouve à s’occuper de son proprio un peu sénile revivant sa gloire passée. Oui, bon, rien de bien passionnant par rapport à l’intrigue générale. De l’autre, Jack se retrouve dans une réunion sans son agent où il apprend qu’il est bon pour finir dans une série TV car il n’est plus un acteur d’envergure par rapport aux Hemsworth. OK. Quelques bonnes blagues émergent de cette réunion dans la critique du showbusiness, sans oublier des guest-stars très convaincants comme toujours, et c’est ce que j’attends le plus dans Con Man, mais franchement, cet épisode n’est pas des plus convaincants.

Capture d'écran 2016-12-15 14.49.17.pngÉpisode 2 – New Deal, No Deal – 13/20
Have you ever heard of artistic integrity?

La critique du showbusiness continue avec efficacité dans ce second volet des aventures de Wray, avec une danse très drôle des employés à l’agence, tous virés les uns après les autres. C’est tellement comme ça que j’imagine les choses que c’est sympa de le voir confirmé par Alan Tudyk et sa série. D’un autre côté, pas de guest-star exceptionnel me concernant, donc c’est un peu décevant quand je regarde aussi et surtout pour voir des réunions d’acteurs amis entre eux. Les liens d’amitié crevaient l’écran en saison 1 et faisaient beaucoup de bien à l’ensemble, c’est donc frustrant de ne pas les retrouver. Quelques bonnes blagues (get your shit together), mais rien qui ne me marquera au long terme, je pense.

03-2.pngÉpisode 3 – Them’s the Breaks – 13/20
I love your Grandmother, Wray

Le retour de Bobby fait beaucoup de bien à la série qui manquait un peu d’humour et qui en regagne beaucoup avec les déguisements de cette agent. Wray continue de vouloir décrocher le rôle du docteur/avocat dans la nouvelle série et fait ce qu’il peut pour y parvenir. L’épisode était sympathique, sans plus, avec une journée de tournage qui part en vrille pour Wray. Il fait tout pour paraître plus badass qu’il ne l’est, notamment en voulant faire ses propres cascades. Bref, ça apporte un peu d’humour sur le dessous de ceinture, mais il faut ce qu’il faut, j’imagine. Côté guest-star, il est cool de voir Tahmoh Penikett, je ne savais pas qu’il était engagé pour cette saison 2… mais je ne peux pas dire que je sois surpris puisqu’il a travaillé avec Alan Tudyk dans Dollhouse. Et bizarrement, je trouve qu’il vieillit bien, ce rôle le fait paraître beaucoup plus fun et énergique que dans mon souvenir.

04.pngÉpisode 4 – A Small Step for Manly – 12/20
You’re my TV agent.

Bobby est toujours aussi déjantée, mais ça fonctionne moins bien dans cet épisode où Wray l’embauche finalement comme agent et non plus simplement comme la nana chargée de gérer ses conventions. Je découvre un job au passage, mais cette première scène était trop perchée. En seconde partie d’épisode, Wray se fait larguer et Jack perd son assistante. L’épisode avait donc beaucoup de longueurs et peu d’humour, malgré un Jack chauve qui réussit effectivement à m’arracher un rire, avant un bras coupé un tout petit peu trop exagéré pour moi. C’est bizarre, je ne me souvenais pas que c’était autant WTF en saison 1 et ça commence à me laisser beaucoup trop perplexe.

05.pngÉpisode 5 – Dick Lansing – 14/20
I need your help for an audition

L’épisode démarre lui aussi par Bobby et un nouveau look, et il n’y a pas à dire, l’actrice y met du sien quand même. Tant mieux, car c’est l’une des seules réussites de la série cette saison. Je commence à me dire qu’ils auraient dû s’arrêter en saison 1, et c’est con quand même, parce que le casting est parfait. La blague du mixer était superbement gérée, j’ai moins accroché à la classe d’impro, malgré un concept plutôt drôle en lui-même et une scène qui a dû être horrible à tourner pour les figurants. Wray s’entraîne donc pour son audition avec encore un guest. Cette histoire d’audition s’étend à l’infini, même si c’est un fil rouge, ça commence à être too much, j’espère qu’on s’en débarrasse dans l’épisode 6.

06.pngÉpisode 6 -Gum Drop – 16/20
Drop the God damn gum!

Eliza Dushku ! Enfin ! Et elle est juste géniale dans ce rôle bipolaire de la nana gérant l’audition, dont on se débarrasse bien. Ce n’est pas pour autant la meilleure, « Sarah » m’ayant fait bien plus rire avec l’audition par elle-même et son insupportable chewing-gum. Bref, cet épisode m’a bien plus convaincu niveau grand délire, ça me rappelait ce que j’avais adoré dans la saison 1, et ça avait tout de suite plus de gueule que les précédents épisodes. Tout n’y est pas parfait et les scènes continuent d’être trop longues : les épisodes se divisent toujours en deux scènes et c’est risqué. Dès que l’on n’accroche pas à l’une d’entre elles, on a la moitié de l’épisode qui devient chiante. Et je dis ça sur le premier épisode qui m’a accroché du début à la fin.

07.pngÉpisode 7 – Pin Cushion – 14/20
I didn’t have to worry about that with Wray

Bon, je ne sais pas trop pourquoi je me suis arrêté après l’épisode 6 que j’avais bien aimé et que je viens de revoir. J’avais en tout cas envie de reprendre aujourd’hui, parce qu’avec tout ce qui se passe du côté du Whedonverse en ce moment, ça fera du bien de revoir ces acteurs que j’adore ensemble.

Bobbi est de retour pour annoncer à Wray qu’il n’a pas encore le rôle du docteur de l’épisode 6, confronté qu’il est à un Hemsworth, pour changer. Il est en convention, enfin : c’est un peu le titre de la série quand même. Cela permet le retour rapide de Felicia Day dans le rôle de Karen, la cosplayeuse, et l’arrivée de l’actrice qui incarne Karen dans Wrecked jouant ainsi l’organisatrice cinglée de la convention. Toutes les deux sont capables de me faire rire peu importe ce qu’elles font alors, c’était réussi (et j’ai éclaté de rire deux fois). Malheureusement, je n’arrive pas à raccrocher à l’humour d’Alan Tudyk autant qu’avant. Il se retrouve encore coincé dans un plan foireux alors que la convention tourne au désastre. C’était drôle, mais on a vu mieux.

08.pngÉpisode 8 – I’m with Stupid – 20/20
Wray, you’re trending worldwide.

La convention continue à partir en vrille pendant que dans les coulisses, nous avons toute une pièce qui se joue… une pièce musicale à mourir de rire, qui me fait espérer mon point de Bingo Séries. Une chanson, deux chansons (et quatre acteurs), trois chansons (et un fou rire honteux avec le rôle du chien qui ne meure pas, un gag super long qui m’a achevé) et quatre chansons. Bon, ce n’est clairement pas le musical du siècle, mais ça fonctionne ma foi, il était super hilarant. Gros coup de cœur surprenant sur la voix de Bobbi, aussi, et sur son interprétation toujours parfaite, dire qu’ils ne se connaissaient pas avant la saison 1. L’épisode est on ne peut plus stupide et les voit faire leur show fonctionne à merveille. Vraiment. Wray se retrouve face à un dilemme entre accepter le rôle de John pour Broadway ou la convention et le film spectrum. Le seul vrai défaut de l’épisode, c’est Nathan Fillion qui est incapable de prononcer gif correctement car tout le reste m’a fait mourir de rire, plus encore qu’en saison 1, tellement c’était perché.

09.pngÉpisode 9 – Back to the Past – 16/20
It’s a gun, Wray, it’s safety.

Il est l’heure de la réunion Spectrum et ça commence par une émission à la Youtube sur Spectrum et une attraction on ne peut plus dangereuse. Wray apprend qu’il est à ça d’avoir le rôle dans la série, car le premier Hemsworth s’est retiré… pour mieux être remplacé par un Hemsworth perdu. Franchement, ils sont fous. La réunion des acteurs se fait comme toujours dans la chambre de Wray et Dawn (Amy Acker, ENFIN) y débarque seule. Elle est toujours aussi brillante, peu importe le rôle, et toujours aussi sexy à draguer Wray en lui annonçant qu’elle ne le drague plus depuis qu’elle a des jumeaux… malgré la saison 1 où elle le draguait complétement. C’est complétement fou, mais pas autant que le caméo de Stan Lee, normal, en cours d’épisode. Stan Lee ! Sérieusement, quoi. Toujours pas fan du rôle de Jack, même si Nathan Fillion le gère clairement très bien encore une fois. Il y avait donc encore une fois un bon humour et cette saison offrait enfin ce que je voulais : de vraies réunions d’acteurs et des blagues.

10.pngÉpisode 10 – Dawn of Girth – 15/20
I will not « kill » him.

Le shock-a-con continue et c’est hilarant, avec les signatures qui vire au désastre lorsqu’Hemsworth débarque pour narguer Wray ; puis lors de la séance photo avec un panneau pour faire semblant d’avoir Jack présent. La séance photo est ce qui m’a le plus fait rire dans cet épisode, même s’il y avait un peu trop de temps entre chaque fan ; Pour avoir fait plus d’une séance photo dans le genre, le rythme y est plus vif, mais autrement la conversation entre les acteurs qui continuent comme si de rien n’était et les photos que personne ne regarde, ça me paraît être tout à fait réaliste. Au-delà de ça, l’intrigue avance un peu, et puis Alan Tudyk et Amy Acker qui flirtent, c’était hilarant, comme toujours. En revanche, repasser à un épisode de neuf minutes, c’est un peu abusé dans une saison où les épisodes duraient plutôt 20 minutes.

11.pngÉpisode 11 – A Shot with Finie – 14/20
Back to you.

Nous revoilà pour dix minutes de shock-a-con, qui commence à merveille avec un live d’émission youtube à mourir de rire. Les acteurs donnent du leur, j’adore : les présentateur d’un live 24/24 sont épuisés mais encore à l’antenne. C’est une critique facile des Comic Con, mais ça m’a bien fait rire. Il reste donc uniquement une soirée privée avec les stars où Tiffany essaye désespérément de boire de l’alcool sans que personne (et surtout Wray) ne la laisse faire pour autant. Wray essaye surtout par tous les moyens de s’obtenir le rôle-titre de sa série, comme tout le reste de la saison, mais les gags fonctionnent plutôt bien. On est loin des fou rire que j’avais quelques épisodes plus tôt malheureusement et on retombe dans une série qui se suit, mais que je ne regarderais probablement pas si le casting était différent ; et c’est dommage de réunir autant de talents pour nous faire un truc passable, sans plus.

12.pngÉpisode 12 – Shock to the System – 18/20
You can’t go in there, it’s a death trap

Il suffisait que je me plaigne d’une série passable pour me retrouver à exploser de rire à nouveau avec une Janet, la présentatrice, endormie et un Donnie Hendrix en perchiste. Ce guest-star est parfait. Bon, la matinée de Wray commence par quelques cauchemars, puis par un retard à son panel Spectrum. Il se confronte une dernière fois à son Hemsworth, dans l’attraction mortelle présentée quelques épisodes avant. C’est plutôt bien joué dans la cohérence globale de la saison, donc j’ai bien aimé cette résolution qui voit Wray obtenir le rôle alors qu’il n’aurait pas dû l’avoir. Il y avait de bon running gag (sans jeu de mots concernant Brenda bien sûr) tout au long de l’épisode et les jumeaux de Dawn s’avèrent être bien différents et à la paternité incertaine. J’adore. La toute fin voit Wray confronté à un problème de taille : le tournage de sa nouvelle série et du film Spectrum commencent tous deux le 15 septembre. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est problématique. Ainsi, Wray enfonce tout le casting et refuse de faire le film… jusqu’à ce que ce soit suggéré un changement de date du tournage. La fin de saison nous laisse donc avec la promesse d’un film avec ce casting loufoque et plein de problèmes (Tiffany est même retombée dans l’alcool, bien sûr), avec un Jack qui regrette déjà de vouloir faire ce film. Il y aura sûrement de quoi bien s’amuser quand la saison 3 débarquera !

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EN BREF – Je ne sais quoi penser de cette saison qui a été plus inégale que jamais. Certains épisodes se suivaient sans plus, d’autres m’ont forcé à faire pause tellement j’étais mort de rire et ne pouvait plus suivre ce qu’il se passait. Le casting et les guests sont toujours ce qui fait la réussite d’un épisode, de même que les commentaires méta et la critique pas si sous-jacente du show business. C’est toujours un plaisir de voir autant de visages connus dans une série et je suis pressé de voir la saison 3, malgré les difficultés qu’à Alan Tudyk a conservé le même niveau d’humour et qualité narrative tout au long des épisodes. En plus, le format lui-même est incertain, oscillant entre 8 et 20 minutes, et c’est déroutant. Allez, à très vite Con Man… j’espère.

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Club de Cuervos (S02)

Avis : Je ne sais pas pourquoi je m’étais convaincu que la série ne revenait qu’en 2017 alors que mon article sur la saison 1 se terminait sur l’annonce de la série en 2016. Quoiqu’il en soit, c’est un vrai plaisir de retrouver si vite l’ensemble des Cuervos et j’étais hyper impatient de commencer cette saison.

Recevoir la notification Netflix était tout à fait un plaisir attendu et, étant donné que j’ai déjà fait ma liste de supposition sur ce qui allait se passer en août, à la fin de l’article sur les treize premiers épisodes, je ne résiste pas à l’envie d’immédiatement lancer l’épisode 1 sans plus de préambule. J’avoue avoir un peu peur de m’être auto-survendu la série en l’attendant autant et être déçu de n’avoir pas un résumé de la première salve d’épisodes, mais Netflix n’aime pas trop les Previously on. Qu’à cela ne tienne, j’ai relu mes résumés/critiques et je me sens prêt à faire play. GO CUERVOS.

Note moyenne de la saison : 16/20

01Épisode 1 – Descenso – 18/20
Pero la pregunta es : sera suficiente?

La saison 2 reprend là où la précédente nous avait abandonné et c’est violent. Chava se casse donc sans prévenir personne au Mexique et le match vire à la catastrophe totale pour les Cuervos, puisque l’arbitre est payé en leur défaveur, ce qui est largement suggéré dans la première scène. Le bordel sur le terrain est reflété en tribune tant la triche est grande et c’est extrêmement rapidement que je retrouve l’ambiance qui me plaisait dans la série, le générique génial après une Isabel brillante et une Mary-Luz qui s’en prend encore plein la tronche. Littéralement. Cette première scène est grandiose et relance parfaitmeent la série, avec un possible accident de Chava qui nous laisse en plan pour le reste de l’épisode, au désespoir de sa mère, Mary-Luz et surtout Hugo Sanchez. L’épisode retrouve assez vite les thèmes de prédilection de la série avec un machisme détonnant, une corruption de la ligue plus importante que prévu et un Tony toujours aussi loser. J’ai adoré cet épisode qui était drôle, ramenait tout le monde sur le devant de la scène (même Susanita aha !) et donnait un petit goût d’été très appréciable en plein mois de décembre. Retour gagnant pour la série qui a su proposer un épisode dans le ton habituel tout en proposant une virée à l’hôtel qui change de décor et des moments dramatiques parfaitement maîtrisés, de la fausse mort de Chava à Isabel qui se fait complétement manipuler. Jusqu’à la dernière seconde, cet épisode déchire et reste fidèle à ses personnages, tout en proposant des intrigues sympas, de Chava qui décide de laisser tout le monde s’inquiéter à Isabel qui est enceinte, sans vraiment de surprise après la première scène.

02.pngÉpisode 2 – Bienvenidos a Segunda – 16/20
No vamos a jugar

L’épisode commence par l’incendie de la savonnerie Iglesias, ce qui ne va pas arranger leurs affaires financières, évidemment. Pour le reste, le foot est mis en avant une fois de plus dans cet épisode et c’est une excellente chose après une première saison qui le mettait trop de côté. L’absence de Chava qui ne se ressentait pas trop dans le premier devient vraiment lourde dans cet épisode alors qu’Isabel ne fait que chercher de l’argent pour maintenir le club en vie, alors que les joueurs se mettent logiquement en grève. Heureusement qu’on a Hugo Sanchez pour rire (encore que ça finit par être déprimant), sinon Chava manquerait beaucoup trop. Pour compenser, les scénaristes décident d’enfin s’occuper du passé de Mary-Luz (cette chanson merdique) qui s’est trop mise en avant dans la recherche de Chava et a donc menti sur l’identité du père de son enfant. L’évolution de la série est hyper plaisante car ils vont exactement là où je le souhaite dans à peu près toutes les intrigues (bon, mis à part Chava et l’absence définitive d’Aitor, dont le potentiel comique manque encore un peu). Cet épisode part dans la déprime totale avec la grève, le passé sombre de Mary-Luz, l’avortement d’Isabel et la déprime d’Hugo Sanchez, enfin compensé par les vidéos de l’icloud de Chava en toute fin d’épisode. Qu’est-ce que cette série est cool !

03.pngÉpisode 3 – A quien estas buscando ? – 15/20
Tienes Facebook?

Chava s’est donc réfugié chez Aitor et c’est la meilleure idéedée que les scénaristes pouvaient avoir pour traiter sa dépression. L’introduction de cet épisode se concentre sur sa fuite et nous dévoile son mode de vie débridé et déprimé. Le problème, c’est que ça passe tout l’épisode à faire ça et ça finit par être long, même si la réalisation est impeccable et le jeu d’acteur toujours parfait. Le retour de Paty, la journaliste idiote de la première saison, est totalement improbable et inattendu, mais c’est pour cela qu’il fonctionne aussi bien. Ce pauvre Hugo Sanchez se donne bien du mal pour retrouver son ingrat de patron qui mène du coup la vie stupide de Patty entre alcool drogue et sexe – oh, mais attendez, c’est la vie de rêve de pas mal de gens ça, non ? Ce n’est pas si ouf comme épisode à partir de là, ça part dans un délire de drogue vu et revu depuis True Blood. La soirée d’Acapulco part vraiment loin dans le délire cependant, avec des tentes complétement dingues et un Hugo Sanchez qui fait le chien à quelques centimètres de son boss. Le vrai avantage de cet épisode est qu’il réussit à nous perdre dans un amas de scènes délirantes à l’esthétique travaillée et artistique qui mène le personnage à la prise de conscience tant attendue de Chava qui comprend qu’il n’aime pas le foot. Brillant. Paty reprend ses lettres de noblesse dans cet épisode et Chava sa connerie car après quelques minutes de rêve de nouveau départ, il décide finalement de retourner à Nuevo Toledo, pour le meilleur et pour le pire. En bref, c’était un long épisode de fête (une nuit de cinq jours) qui explore en profondeur le personnage de Chava. C’est le genre d’expérience qui me font souvent décrocher dans d’autres séries, mais celle-ci était quand même plutôt réussie, ne serait-ce que pour sa direction artistique.

04Épisode 4 – Ho Oponopono – 16/20
Soy alergico al plastico

Le retour de Chava à Nuevo Toledo apporte son lot de remous lorsqu’il déclare qu’il est désolé à la radio et organise une fête hawaïenne pour redorer son image, quand il ne fait en fait que jouer un rôle pour enquêter sur Mary-Luz, qui n’est pas au bout de ses surprises. Cela dit, Isabel non plus car cette nouvelle attitude de Chava est fichue de ruiner un peu plus la situation et elle n’en a clairement pas besoin quand Aitor suffit à le faire. Parce que oui, ils ont fait revenir Aitor qui les menace d’un procès coûteux. C’est génial de voir le personnage revenir, même si ce retour aurait probablement pu être mieux géré encore. J’ai adoré le voir être méga-connard avec Chava même s’il était prévisible que c’était un coup monté. J’ai malgré ça apprécié le rapprochement entre le frère et la sœur qui était un changement de dynamique réussi. La vraie réussite de cet épisode réside dans le couple Isabel/Rafa et dans l’attitude protectrice du mari envers sa femme. Parfaitement maîtrisé, exactement comme la relation Aitor/Chava qui est brillantissime. Cette saison est clairement bien mieux écrite que la première car elle part sur les bonnes bases que lui offraient les treize premiers épisodes : les personnages et les intrigues sont fixés et clairement définis, ce qui manquait énormément dans les premiers épisodes l’an dernier.

capture-decran-2016-12-13-00-18-46Épisode 5 – Matahari – 15/20
Continuamos, hablamos futbol

Une intro bizarre sur Felix (toujours aussi méconnaissable je trouve) qui paraissait totalement déconnectée du reste comme seule Club de Cuervos sait le faire. Cette saison continue de mettre le football en avant en tout cas, et c’est une excellente chose après une première saison qui l’avait trop perdu de vue. C’est possiblement un peu trop pour moi quand ça aborde la stratégie de match et tout, mais c’est intéressant malgré tout et surtout nécessaire par rapport au synopsis de base de la série. C’est toujours appréciable de voir le destin des joueurs se dérouler sous nos yeux, et particulièrement celui de Tony, auquel je m’étais attaché en saison 1 et qui continue ses boulettes cette saison. Pour une fois, c’est son heure de gloire dans cet épisode, ça change ! Chava continue son enquête (et ses fantasmes !) sur Mary-Luz en s’entourant, comme toujours, des mauvaises personnes qui le grillent bien rapidement auprès de Mary-Luz. Il en profite aussi pour filer les tactiques de Rafa aux équipes adverses, ce qu’Isabel finit logiquement par découvrir pour conclure cette mi-saison (déjà !). Autre graine plantée pour le reste de la saison : les finances de Potro sont au plus mal, il ne paye pas ses impôts et n’a peut-être pas de permis de travail. Comme Hugo Sanchez est au courant, il semblerait que Chava possède une arme de plus et c’est tant mieux parce qu’il est quand même con au point de laisser son ordinateur allumé avec les preuves de sa trahison ! Je ne sais toujours pas pour qui je suis dans cette série, mais c’est un cliffhanger réussi. Enfin, comment ne pas citer la scène la plus WTF de la série, malgré l’épisode 3 !, avec cette zoophilie improbable surprise par Felix. Mon dieu, quoi. Dégueulasse à souhait.

06.pngÉpisode 6 – El Oasis en el Desierto – 14/20
Toda guera tiene daño colateral

L’épisode reprend là où le précédent s’arrêtait, avec une Isabel furax et plus drôle que jamais, qui s’en prend à la mère de Chava puis à sa petite voiture. Elle sait comment le blesser, quoi. Cela fonctionne plutôt très bien, avec la mère de Chava qui prend un rôle plus important que jamais dans cet épisode, montrant qu’elle tient en fait pas mal de ficelles dans l’ombre. C’est cool d’ajouter un rôle plus important à ce perso qui est là depuis un moment et qui conseille à son fils de surveiller un peu la savonnerie aussi. Du coup, Chava s’incruste dans la relation entre son cousin et Mary-Luz, ce qui est une bonne idée de la part des scénaristes pour faire rebondir le personnage et l’intrigue. Rafa, de son côté, est jaloux de l’embauche d’un nouveau coach qui a l’air assez cool et doué dans son job alors que Potro, lui, est balancé par Chava pour sa situation irrégulière, conduisant à la scène la plus drôle de l’épisode et à un mariage express un peu ridicule, mais efficace, qui ne le sauve que partiellement de la merde dans lequel il se met tout seul comme toujours. Enfin, l’épisode permet la réconciliation définitive de l’équipe après l’histoire d’Eliseo. Enfin, oui. Il n’empêche que c’est un épisode un peu plus faible que les autres en terme d’intrigue et d’écriture. Très bon malgré tout.

07.pngÉpisode 7 – La Salvadora – 16/20
Seamos un equipo verdadero

Le montage d’introduction fait passer le temps, et c’est nécessaire sur une saison raccourcie. Les Cuervos remontent dans le classement et Potro galère avec sa nouvelle femme envahissante, un brin tarée. De son côté, Chava est dégoûté du succès de sa sœur alors que son idée de casino Iglésias rame. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il se défonce pour son projet, mais qu’il n’oublie pas de ruiner la vie de son ancienne équipe en leur apprenant la vérité sur Moises et Isabel. En parallèle, Rafa est quant à lui jaloux de la relation de sa femme avec le coach et ses fans, ce qui lui permet de se motiver à faire une formation et à draguer une serveuse. Nous voilà bien, mais on le comprend vu comment Isabel le traite cette saison, ce n’est pas vraiment une surprise. Tout finit plutôt bien après un détour en prison qui permet des réconciliations générales, y compris avec Isabel. C’est hyper plaisant de voir les Cuervos enfin triompher, même si ça signifie la défaite de Chava, qui commence à être un peu lourd à force. Cependant, l’écriture se redynamise sur cet épisode tout en se concentrant toujours sur le foot. Toujours aussi fan de cette série et la fin de saison qui approche ne me rassure pas sur la sensation de manque qui arrivera forcément dans trois épisodes.

08.pngÉpisode 8 – La Tregua – 13/20
Si fue lo que fue. Y ya, ya fué.

Improbable : Chava réussit à convaincre son investisseur grâce à une énième citation de Walter Bazar. Ricky Lamas apporte beaucoup à cet épisode en étant totalement cinglé et en balandant Chava, Mary-Luz et Hugo Sanchez de restaurant en restaurant. C’est hilarant tout autant que déprimant lorsque Chava le dégage. Hugo Sanchez continue de se faire balader pendant que Chava et Mary-Luz apprennent à mieux se connaître à nouveau. Bon, je suis partagé : l’épisode apportait beaucoup aux personnages, notamment bien sûr Chava et Mary-Luz qui vont jusqu’à s’embrasser, mais c’était drôlement curieux si proche de la fin de saison de partir en vrille comme ça et d’oublier totalement les Cuervos. Quant à Hugo Sanchez, son intrigue n’était vraiment pas à la hauteur de la série. Il faut donc se contenter de quelques infos sur Mary-Luz et c’était frustrant. Cependant, l’intrigue annoncée en fin d’épisode apporte beaucoup de bien pour les deux derniers restants.

09Épisode 9 – La Maldicion de la Pluma Negra – 18/20
Yo sé la verdad sobre Valentin

Chava continue son enquête sur Mary-Luz, mais cette fois-ci, ça paye bien car il s’approche de son véritable secret et se lance dans une quête d’ADN assez fascinante et facile. Celle-ci se conclut sur une confrontation terrible entre les deux personnages, confrontation attendue depuis une saison et assez horrible. Cette série réussit quand même quelque chose de bien compliqué : elle me fait m’attacher à tous ses personnages, y compris (surtout) ceux qui sont en conflit. De leur côté, les Cuervos doivent affronter une malédiction maintenant qu’ils sont en finale : ils n’en ont pas gagné une depuis des années, alors forcément ça met sur les nerfs. Il y a de quoi quand même : Tony refuse de jouer par peur de se faire casser la gueule, Potro est confronté à sa psychopathe d’épouse qui s’attaque à son oiseau et Rafa trompe Isabel avec sa serveuse… Bref, c’est la merde, et ce n’est rien par rapport à la réunion organisée par Chava. De son côté, Felix se fait voler Julito, son joueur fétiche de la saison, par les asiatiques qui lui font à l’envers depuis le dernier : ils veulent simplement s’enrichir. Les intrigues atteignent leur apogée dramatique en fin d’épisode : Isabel remotive ses joueurs contre toute attente et leur permet de gagner pour accéder à la finale, Mary-Luz se barre et laisse Chava en pleurs et ce boulet de Tony tire par accident sur Potro qui se retrouve avec une balle dans la jambe. Oh putain, je savais que ce gun n’annonçait que de la merde. Excellent épisode qui mène sur une fin de saison qui a tout pour être explosive, l’ensemble des intrigues étant hyper prometteuses et parfaitement menées jusqu’ici.

10.pngÉpisode 10 – Iglesias VS Iglesias 2 – 19/20
Ademas de perder? Ni puta idea

Potro blessé, les dirigeants de Club de Cuervos perdent tout espoir de victoire alors que Chava, lui, perd tout espoir de dégager sa sœur après le départ de Mary-Luz… même si la blessure lui redonne évidemment du baume au cœur et le motive à acheter l’équipe adverse des Cuervos, dirigée par Felix pour battre Isabel qui se défonce pourtant pour la victoire des Cuervos. C’est une très belle relation entre la Salvadora et ses joueurs, une réussite de la part des scénaristes. Le travail sur l’évolution du personnage est dingue entre la saison 1 et la seconde, mais aussi sur l’intrigue de la saison qui mène à un nouveau Iglesias vs Iglesias très bien mené, avec l’ombre d’Aitor qui gère un trafic financier brillant, permettant à Chava le rachat d’une équipe. Le match est à nouveau stressant, mais pas autant que la situation dans laquelle Mary-Luz laisse les Iglésias. Elle les arnaque une dernière fois et se barre avec Ricky Lamas. Dur de ne pas être dégouté de cette conclusion, même si c’est parfaitement mené. De son côté, Potro doit se démerder avec sa cinglée de femmes qui perd encore un peu plus la boule et décide de se marier avec Julie, avec la demande en mariage la plus drôle (et la plus gênante) que j’ai pu voir à la télévision. Je pensais avoir tout vu. L’épisode enchaîne sur un match au stress ambiant avec des enjeux énormes : si les Cuervos gagnent, Chava est dans la merde financièrement ; s’ils perdent, c’est Isabel qui s’en prend plein la tronche. Et les scénaristes décident donc que c’est à Chava d’avoir son heure de gloire cette saison. C’est une improbable victoire de sa part, en parallèle d’une démission de Felix, définitivement dégoûté par le monde du foot malgré la note d’espoir apportée par Julito. Je n’ai jamais trop apprécié le personnage de Felix et il était beaucoup trop déconnecté de tout cette saison en terme d’intrigue, j’ai donc du mal à être peiné par ce départ. Reste un dernier acte complètement dingue (mais un chouilla prévisible) qui voit Isabel et Chava s’allier à la tête du club. Les deux deviennent donc présidents des Cuervos, de retour en première division. Autant dire que ça va péter en saison 3, et qu’il y a intérêt à avoir une saison 3 !

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EN BREF – J’ai souvent du mal avec les saisons 2, mais au contraire celle-ci capitalise pleinement sur les pistes ouvertes par les premiers épisodes. Les personnages acquièrent une vraie maturité d’écriture au cours de cette saison, au point que désormais on ne peut que les apprécier et vouloir les voir tous gagner, même si c’est souvent contradictoire. Les histoires de gérance du club sont enfin liées de manière plus claire aux matchs joués par les Cuervos, ce qui manquait beaucoup en saison 1. J’ai adoré voir les matchs de foot être aussi importants et continuer à suivre les aventures des joueurs. Étonnamment, Moises ne m’a pas trop manqué. J’espère que Mary-Luz reviendra, j’espère que la série reviendra et je serais clairement au rendez-vous car cette saison a su me convaincre encore un peu plus que Club de Cuervos était une excellente série, aux antipodes de ce que je regarde habituellement. Gros coup de cœur confirmé pour mon challenge séries 2016 !

Supergirl (S02)

Coup de Pub : Vous ne le savez peut-être pas, mais Chyler Leigh (Alex Danvers) chante parfois avec son mari. Celui-ci est à la tête d’un groupe qui s’appelle East of Eli (c’est un lien vers Youtube, oui) et ils ont eu la bonne idée de faire un concert en France le 4 juin 2017. Vous pouvez retrouver plus d’infos sur cette page Facebook et dans mon article.

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison 2 de Supergirl, rédigé après le visionnage de chacun des épisodes.

Avis : Encore une série que j’aurais pu larguer pour gagner du temps… mais je suis trop fan des actrices au casting pour le faire. Je suis donc de retour devant cette saison 2 malgré un final de saison 1 très mauvais avec des incohérences énormes (Alex conduisant un vaisseau extraterrestre, vraiment ?). J’en avais occulté la moitié des événements, mais mon amie Pauline a eu la bonne idée de le voir ce WE alors je lui ai demandé un résumé (il faut comprendre : je l’ai fortement incitée à le regarder et me raconter ce qu’il se passait).

La fin de saison voyait donc un vaisseau de Krypton se crasher à National City… Côté coulisse, la série déménage de CBS à CW, où elle a bien plus sa place. C’était depuis le départ une série qui n’avait rien à faire sur CBS, donc ce n’est pas plus mal, mais ça suppose un revirement encore plus ado j’imagine. De toute manière, la série a tout du guilty pleasure manichéen et enfantin depuis le début. Et bien sûr, il était dur de passer à côté de l’imposante promo fait cet été concernant l’arrivée de Superman, trop lourdement présent tout au long de la première année. C’est ridicule d’insister autant, je ne vois pas bien l’intérêt de l’incorporer à la série, mais il va falloir s’y faire, car la CW a aussi prévu un méga cross-over plus tard dans la saison (et c’est génial car je n’ai jamais vu Arrow ou Flash, je suis donc ravi).

Voilà, je pense avoir fait le tour de ce que j’avais à dire en intro, passons à la critique des épisodes.

Saison 2 Saison 3Saison 4

Note moyenne : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – The Adventures of Supergirl – 17/20
Everyone this is my cousin, Superm… I guess, you already know.

Oh mon dieu, un nouveau résumé, il ne manquait plus que ça ! Ils ont osé le changer, mais il commence déjà à me saouler.

Pas le temps de souffler, on est replongé directement dans le final de la saison 2 où un vaisseau de Krypton débarquait en ville. C’est plutôt une bonne chose de recommencer au milieu d’une intrigue, car il ne faut pas longtemps pour que la série retrouve ses marques, malgré un nouveau DEO lourdement présenté (on n’est plus à ça prêt niveau lourdeur dans cette série, ça n’a jamais fait dans la dentelle).

Très vite, Clark Kent débarque donc dans le show. Les effets spéciaux restent à la hauteur et le changement de chaîne ne se fait que peu ressentir. L’introduction de Superman est aussi inutile que prévue, surtout qu’il amène inévitablement avec lui l’ombre de Loïs Lane ou celle de Lex Luthor, qui est du coup introduit dans l’univers. On le sait bien qu’ils sont là, mais leur présence hors écran est du coup trop imposante, comme pour Superman en saison 1.

La série nous introduit du coup la sœur de Lex, parce que bon, il faut quelqu’un dont le nom cause à tout le monde… Bref, c’est un retour à la hauteur de mes attentes faibles vis-à-vis de la série, qui propose de nouvelles intrigues à suivre sur le long terme (Kara reporter, l’insertion de Superman dans l’univers, la nouvelle assistante de Cat…).

Cet épisode surfe également (et malheureusement/évidemment) sur la mode des attentats assez rapidement, mais c’est le principe même des superhéros que de donner de l’espoir face aux dangers de leur époque. C’était un bon épisode de Supergirl, ce qui inclut forcément ses incohérences et lourdeurs, comme la vision rayon X des cousins qui ne semble pas marcher à travers leurs lunettes, logique.

Les relations entre personnages restent l’énorme point fort de la série, avec bien sûr les répliques de Cat. Allez, j’arrête de lutter, c’est drôle à voir et l’épisode était un bon moment qui, à plusieurs reprises, m’a même fait relever le nez vers l’écran, comme lors de ce combat d’Alex (dommage qu’elle se fasse ensuite avoir comme une bleue).

Enfin, il me faut mentionner mon fou rire final de retrouver ENCORE Brenda Strong dans une nouvelle série. Décidément, 2016 marque l’année de son grand retour en tant que méchante, après The 100 et Fear the Walking Dead.

02 copie.pngÉpisode 2 – The Last Children Of Krypton – 15/20
Can you see me? Can you hear me? This is not over. I will find you.

L’épisode nous offre une intro qui nous montre à quel point la CW leur donne un budget par rapport à CBS : Superman et Supergirl enchaînent les effets spéciaux dans des cas vite traités nous montrant à quel point National City est désormais un lieu sûr. Pas de bol, ça ne durera pas : Brenda Strong est là pour y veiller.

Cet épisode nous introduit donc un nouveau méchant capable d’envoyer des rayons de kryptonite qui met Clarke K.O le temps de donner un peu d’action à Kara. Pas d’inquiétude, la série a beau s’appeler Supergirl, c’est quand même Superman qui la sauve de cette première mauvaise rencontre.

Kara rencontre son nouveau supérieur, à l’opposé de Cat en terme de caractère, ce qui est plutôt cool. En revanche, bien moins cool est l’annonce du départ de Cat, qui est l’une des vraies raisons pour lesquelles je suis encore là ou l’introduction de la forteresse de solitude de Clarke qui n’a rien à faire là. J’aime beaucoup la manière rafraîchissante dont l’acteur le joue, mais franchement, je ne comprends pas le besoin des scénaristes de nous foutre toute la mythologie de Superman cette saison, avec un nouveau tour à Metropolis.

Son départ en fin d’épisode est donc une bonne chose et les scènes de SMS (déjà de retour) ont un peu plus d’impact que l’an dernier. Il y a donc quand même un peu de positif.

Pour conclure l’épisode, Winn invente un bouclier anti kryptonite qui permet aux super de prendre de l’avance, puis d’être mis en difficulté et d’être sauvés par John/Alex. L’écriture est assez classique, avec une réconciliation des personnages et un Jimmy Olsen promu au poste de Cat (qui va vraiment manquer à la série, je ne comprends pas).

Comme l’an dernier, la série reprend l’habitude de finir sur un cliffhanger, ce que je trouve plutôt cool et qui donne envie d’y revenir, même si la qualité n’est pas toujours là. En l’occurrence, cet épisode était toutefois plutôt bon pour la deuxième semaine consécutive.

03.pngÉpisode 3 – Welcome to Earth – 17/20
You guys are fun.

Le cliffhanger de la semaine dernière est vite évacuée par cet épisode, avec un Kryptonien qui s’enfuit et l’arrivée de la présidente des États-Unis.

À nouveau, Supergirl prend subitement une dimension nouvelle et beaucoup plus importante : l’an dernier, nous en étions à la découverte de cette super-héroïne, aujourd’hui, nous en sommes déjà à une dimension nationale et il ne faudra pas longtemps avant que la série soit obligée de s’engouffrer dans l’international/le galactique. C’est un peu dommage d’aller si vite, surtout que seul le changement de saison vient justifier cette évolution.

Au-delà de ça, l’épisode s’intéresse à la carrière de reporter de son héroïne qui patine évidemment puisqu’elle est pleine de bons sentiments.

Le plus marrant vient peut-être du personnage d’Alex qui se retrouve dans un bar alien très homoérotique. Décidément, le passage sur CW n’arrête pas de se faire ressentir : après l’agrandissement du DEO et de la rédaction, c’est donc le personnage d’Alex qui change radicalement. L’an dernier, nous avons quand même eu droit à un nombre incalculable de fois où elle draguait un millionnaire qui a désormais disparu (remplacé par une Luthor en terme de rôle). J’aime beaucoup cette nouvelle direction qui correspond un peu plus à ce que j’imaginais pour ce personnage.

Cat a disparu et manque un peu dans cet épisode, mais elle est largement remplacée par Maggie, une nouvelle agent travaillant conre le DEO (sans le savoir), par la présidente, par la nouvelle Luthor… Oh, ce n’est même plus féministe à ce stade, c’est la domination des femmes. Peu importe, il y a des évolutions d’intrigues qui sont très très cool, à commencer  par cette présidente alien ou par ce flirt entre Maggie et Alex, qui est pour le moment la relation amoureuse la plus crédible de la série (pas beaucoup de concurrence vu la saison 1 en même temps, je ne vois pas d’alchimie entre Jimmy et Supergirl).

Une fois de plus le cliffhanger est plutôt bien fichu (et introduit pour la troisième fois de l’épisode un personnage féminin badass). Ce début de saison est pour l’instant génial et bien meilleur que ce que j’en attendais, c’est un grand plaisir de retrouver chaque semaine les personnages.

C’est toujours cheesy et prévisible par moment, mais je ne regrette pas d’avoir persisté l’an dernier quand je trouvais ça vraiment nul ! J’aime beaucoup aussi l’alchimie entre Kara et Mon-El ou l’introduction de ce bar qui m’a un peu trop fait pensé aux dernières saisons de Buffy.

J’accroche vraiment à cette saison qui dépasse peu à peu le cadre du simple guilty pleasure.

04.pngÉpisode 4 – Survivors – 15/20
There is no shame in surviving

Il faut bien avouer que j’étais impatient de voir cet épisode après un début de saison si réussi et après avoir vu que la guest de la semaine était Dichen Lachman (Dollhouse, The 100, Agents of S.H.I.E.L.D, etc, etc.) Je ne pouvais pas vraiment passer à côté et j’ai donc entamé ma journée par cet épisode, et tant pis pour tout mon retard dans les articles de ces derniers jours.

De manière générale, je continue d’apprécier les ajouts au casting, même si Cat me manque : Mon-El est très cool, mais pas autant que Maggie. Ce double nouveau love interest (Supergirl/Mon-El ; Alex/Maggie) fonctionne tellement que les autres personnages semblent disparaître totalement (James et l’ensemble de la rédaction sont totalement dérisoires, ce premier étant d’ailleurs absent de l’épisode).

Mon-El s’adapte donc peu à peu à sa nouvelle vie sur terre, prenant le temps de se bourrer la gueule pour Halloween avec un Winn totalement différent de ce que l’on connaissait de lui. C’est une évolution sympa et cette bromance permet assez vite d’intégrer le personnage autrement que par la drague.

Côté drague, justement, Maggie et Alex s’en donnent à cœur joie avec 150 coups de téléphone au cours de l’épisode et beaucoup, beaucoup de moments où il est très clair qu’il y a plus que de l’amitié entre elles… Jusqu’à ce que Maggie sorte une petite-amie de nulle part limite au beau milieu de la scène d’intervention. Normal. Il faut bien retarder un peu cette intrigue…

Enfin, M’Gann est déjà développée et est bien moins cool que prévue quand elle balance Hank à Roulette (Dichen Lachman, donc) pour ses combats illégaux. Roulette était un guest sympa, mais j’imagine qu’on la reverra dans d’autres épisodes (et c’est tant mieux) car elle n’a pas eu l’occasion de faire grand-chose cette semaine. M’Gann, quant à elle, permet à la série (et Supergirl) de nous sortir une nouvelle morale un peu lourde et un cliffhanger problématique. Enfin, Lena Luthor  réapparaît pour peu de choses, mais semble bien trop sympa avec Kara pour être une vraie gentille.

La série s’éparpille donc avec tant de nouveaux personnages et en explorant de nouvelles perspectives au détriment de celles de la saison 1, mais cela lui fait beaucoup de bien en terme de rythme et d’intérêts. Le cahier des charges reste le même que l’an dernier et le divertissement pour pré-ado continue de prendre le dessus par moment (morale lourdingue et naïveté insupportable de Kara), mais il sait heureusement se faire discret à d’autres moments.

Le changement de chaîne se fait vraiment ressentir, c’est dingue comme le convenu de CBS se fait démolir par CW !

05.pngÉpisode 5 – Crossfire – 14/20
What is it with this town and heroes?

L’épisode démarre avec une Kara aux petits-soins pour Mon-El qui se voit attribuer une nouvelle identité, celle de Mike, qui évidemment est embauché comme stagiaire à CatCo. C’est censé être humoristique, mais ça passe moyen tellement c’est naïf. Enfin, je dis ça, mais j’ai tenu toute la saison 1 en critiquant sur ce point, ça fait partie de la série, c’est tout. Et puis, on sort de la naïveté quand Mike se tape la secrétaire de James.

L’intrigue de la semaine est assez claire : des malfaiteurs ont réussi à mettre la main sur des armes anti-aliens (merci Brenda Strong) et bouhou, c’est mal ! En plus, cela permet de relancer le débat autour de l’acceptation de la présence des aliens qui semble être assez clairement le fil rouge de la saison et est évidemment lié à Lena.

C’est aussi l’occasion pour James de se taper une petite crise existentielle de sidekick voulant devenir héros, aidé du coup, évidemment, par Winn. Il fallait bien leur trouver un rôle.

De leur côté, Alex et Maggie continuent leur flirt. Cela tombe bien : cette dernière s’est fait larguer, ça simplifie le travail ; sauf qu’Alex n’assume pas vraiment être totalement sous le charme de Maggie. C’est fait un peu lourdement, mais venant de cette série, ça ne pouvait être autrement et leur dernière interaction est vraiment bien écrite. Ce coming-out d’Alex est interprété à la perfection par Chyler Leigh (forcément, cette actrice est parfaite de toute manière) qui trouve enfin un rôle lui permettant de dévoiler tout son talent (depuis Grey’s, c’était un peu l’errance pour elle et même dans Grey’s, ce n’était pas toujours ça).

L’intrigue est plutôt sympa en elle-même, surtout que Lena Luthor est elle aussi assez clairement non-hétéro et qu’elle rencontre Alex chez Kara.

Quant au cliffhanger, ce serait mentir de dire que ça m’a surpris, j’ai carrément fini la réplique avec Lena tellement c’était évident. Cela permettra malgré tout, je pense, de bons moments dans les épisodes à venir.

06.pngÉpisode 6 – Changing – 16/20
Who is this mysterious guardian?

Le bar présenté comme illégal quelques épisodes plus tôt est devenu le lieu cool de la série où traîne Mon-El et Kara, en tenue de tous les jours à boire des verres mortels pour les humains. Jolies couvertures. Kara est donc bourrée, ce qui est une nouvelle étape dans la CWisation (c’est un mot dans le dico, promis) et la perte de l’audience enfantine. J’espère que cela leur permettra d’oublier la naïveté de la série.

Quoiqu’il en soit, l’intrigue de la semaine nous recycle des acteurs beaucoup trop vus ailleurs pour une histoire de parasites qui n’est pas des plus originales. Cela permettait de changer un peu les perspectives héroïques, libérant de l’espace pour Mon-El qui sort ainsi de sa crise d’ado et pour James, qui lui poursuit sa crise existentielle et devient un super-héros pas si super, le gardien.

Il y avait juste ce qu’il fallait pour rester divertissant et l’intrigue marchait bien, avec une résolution aussi simple qu’évidente.

Le plus réussi dans cet épisode est une fois de plus le coming-out d’Alex qui ressemble trait pour trait à celui d’une amie, au point que ça en devient flippant. Je n’avais jamais vu cela traité comme ça à la télévision et c’est plutôt rafraichissant d’avoir quelque chose de vrai. En plus, Alex qui ne parvient pas à parler, ça ressemblait beaucoup à Lexie en fin de saison 8 de Grey’s et je suis plus que fan de cette performance. C’était parfaitement traité, jusque dans la raison pour laquelle Maggie refuse de se mettre en couple. En plus, c’est tellement rare de voir un râteau à la télé, surtout pour les couples homosexuels.

J’attends maintenant de la voir flirter avec Lena et que cela rende Maggie jalouse, tant qu’à faire. Les cliffhangers étaient en revanche moins convaincants, que ce soit autour de nos derniers enfants de mars ou de Mon-El.

07.pngÉpisode 7 – The Darkest Place – 17/20
Well, I wasn’t always that mature

L’épisode démarre une fois de plus dans le bar qui est clairement devenu le lieu où traîner pour tout le casting. C’est toujours plus crédible que de traîner au boulot comme l’an dernier.

Le gros débat de ce début d’épisode est donc de savoir si le Guardian est quelqu’un de gentil ou pas, et bien sûr s’il l’est, ses adversaires ne le sont pas et se font passer pour lui. C’est une intrigue qui fonctionne plutôt bien, surtout lorsque Winn se met à flipper de devoir aller en prison. Il est juste dommage que la construction de ce superhéros se soit fait trop rapidement pour être pleinement crédible, mais j’accroche totalement aux dynamiques que ça construit entre Winn et Alex. Et puis, un secret dans une série, c’est toujours synonyme de rebondissements à venir.

La transfusion de John nous le présente comme un personnage totalement paumé avec des hallucinations et dès le départ de l’épisode, il est clair que ça va mal finir pour lui puisqu’il attaque Kara. Il s’agit en fait d’une fausse piste rapidement écartée au profit d’un cyborg.

Quant à John, il découvre qu’il ne peut s’en prendre qu’à sa bienfaitrice, dans une intrigue secondaire pas franchement passionnante où on apprend qu’il est transformé peu en peu en White Martian. Mouais.

De son côté, Mon-El est toujours sous les griffes de maman Luthor. Kara est détournée de ses objectifs pour venir le sauver et se retrouve à son tour prisonnière. Elle abandonne alors ses pouvoirs pour protéger Mon-El et devient rat de laboratoire. Il est plutôt cool d’être face à un épisode qui ne glorifie pas Kara : la série a désormais tellement de superhéros qu’elle peut se permettre de passer un épisode sans Supergirl en tant que super-héroïne.

Elle est finalement sauvée par son père adoptif sorti de nulle part qu’elle a la gentillesse de ne pas appeler papa histoire de nous paumer un peu en tant que spectateurs pas attentifs n’ayant pas retenu que son père adoptif s’appelle Jeremiah (je doute être le seul à avoir fait une recherche Google pour être certain que ce soit bien lui).

Kara retourne alors à sa vie sans s’inquiéter outre mesure de l’échantillon de son sang qu’elle a laissé derrière elle : évidemment, ça permet de proposer un nouveau cliffhanger sympathique.

Côté love, ça se dessine lentement entre Kara et Mon-El, mais ça ne devrait pas traîner trop pour autant.

Enfin, il faut en revenir une fois de plus à Alex/Maggie, dont les retrouvailles sont gênantes car justement pleine de gêne. Cela fonctionne toujours plutôt bien comme intrigue, la gestion du râteau qu’Alex se prend étant pleinement crédible.

Une fois de plus, la série mène de front plusieurs intrigues qui avancent toutes à un rythme soutenu avec début/développement/conclusion en un épisode, sans négliger pour autant un fil rouge.C’est une dynamique d’écriture qui fonctionne parfaitement et qui est devenue un peu trop rare à la télévision de nos jours.

Capture d'écran 2016-11-29 13.23.15.pngÉpisode 8 – Medusa (1) – 14/20
They’re dead, all the aliens are dead

C’est parti pour le premier épisode d’un long crossover de quatre épisodes entre quatre séries que je ne regarde pas. Supergirl a la bonne idée de passer en premier, du coup, j’espère que seule une intrigue sera concernée et que je n’aurais pas à tout voir, car j’aimerais éviter de me spoiler sur le reste. On verra assez vite.

Tout commence par un traditionnel épisode de Thanksgiving sur la révélation de secrets étouffant un peu tout le monde… Et évidemment, c’est au moment le moins opportun que l’intrigue générale attaque, tandis qu’Alex a déjà empêché tout le monde de révéler ses secrets. Bien joué.

L’intrigue de la semaine (et pour le coup de toute la semaine) s’immisce donc sympathiquement dans la série, avant que notre bar illégal favori soit la cible d’un attentat anti-alien grâce au virus Medusa, créé par le père de notre super-héroïne. C’est malin d’être aussi con, les kryptoniens ne sont pas mieux que les humains, un truc que j’avais déjà compris gamin mais qui se confirme d’année en année.

Et cette histoire de virus est sympa en parallèle de ce qui arrive avec le futur White Martians. Cette saison est assez claire au moins, méfiez-vous de ce que peut transmettre le sang !

J’ai aimé l’évolution du personnage de Lena Luthor cette semaine, il est intéressant de la voir osciller entre bien et mal de manière bien plus convaincante, en une scène, que Smallville n’a jamais réussi à le faire avec Lex Luthor. Pas un instant, je ne l’ai cru méchante dans cet épisode, il m’a paru évident qu’elle jouait un rôle pour faire tomber sa mère dès le départ… C’était parfaitement joué par l’actrice, mais je n’ai pas eu un seul doute tellement ce n’était pas crédible comme évolution pour le personnage.

L’an dernier, pourquoi pas (je n’ai pas oublié la catastrophe Shioban), mais pas cette année.

Cependant, mon gros kiff cette semaine reste évidemment sur Alex se bourrant la gueule, bien mieux joué que Kara. Le coming out auprès de sa mère tombe un peu à plat après de très bons épisodes, parce que sa mère qui lui dit qu’elle n’est pas bonne à garder un secret après leur Thanksgiving en saison 1, c’est un peu ridicule (Alex lui avait révélé qu’elle travaillait pour le DEO et c’était la surprise générale). Au-delà de ce détail, c’est néanmoins une très belle scène, mais ça n’empêche que j’ai trouvé ça un peu évacué au beau milieu de l’épisode, histoire de s’en débarrasser.

Cela dit, il n’y avait possiblement pas grand-chose de plus à en dire et sa première scène avec Maggie (il n’y a pas de médecin au DEO ? Pas d’hôpital à National City ?) est magistralement rédigée.

L’autre intrigue romantique est clairement bien menée elle aussi, malgré la naïveté perpétuelle et insupportable de Kara, j’ai trouvé le premier baiser avec Mon-El bien amené et la soi-disant amnésie bien reloue.

Pour moi, cet épisode est moins intéressant que la moyenne de la saison, car il se concentrait trop sur une seule intrigue (réunissant certes tout le monde) plutôt que sur la multitude comme d’habitude. C’est dommage, il y avait pourtant de quoi présenter la série à tout le monde et je trouve qu’ils se sont enfermés dans leur défaut, avec des simplicités scénaristiques énormes : Lena qui reste plantée là quand elle se fait attaquer, Maggie blessée qui suffit à divertir Kara du grand méchant ET LUI TOURNER LE DOS pour qu’il s’enfuit ?, Maggie qui change d’avis parce qu’elle a failli mourir en se prenant un coup dans L’EPAULE ou encore la guérison rapide de tout le monde…

Cette fin de mi-saison est vraiment rushée et, certes, j’aime les conclusions apportées, mais il est dommage de voir ces intrigues un peu bâclées pour laisser deux/trois minutes à l’intrigue du crossover… que je ne regarderai pas, car il n’aura a priori aucun impact sur la série Supergirl.

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Épisode 9 – Supergirl Lives – 15/20
And everything coming out of my mouth is very cliché

Reprise mouvementée pour Supergirl avec une première scène d’action pleine d’effets spéciaux et d’action. Ce n’était pas forcément utile, mais ça remet tout de suite dans l’ambiance super-héros un peu niaise.

Surtout, ça lance une première intrigue autour de Winn qui est enfin un peu approfondi cette semaine. Dommage, ça ne passe que partiellement. J’ai adoré que l’épisode se concentre un peu sur lui, mais il y avait pour moi de trop grosses erreurs dans son développement. À commencer que ni Alex, ni Kara (!) ne s’inquiète pour lui quand il leur dit qu’il a été agressé. Genre, normal, on passe tout de suite à autre chose ? Mon dieu, je change d’amis illico à la place de Winn moi (soyez prévenus) !

Cela dit, la conclusion qui le voit être un peu plus débrouillard et fort que d’habitude est vraiment cool, rendant le personnage plus sûr de lui – et il en a besoin puisqu’il est entouré de super-héros de tous les côtés ! Disons que je suis mitigé, car c’était un développement nécessaire, mais mal amené.

La vraie intrigue de la semaine concerne cependant Supergirl & Mon-El, encore et toujours. Leur flirt porte l’épisode à bout de bras, mais aussi niais que ce soit, ça fait plaisir à voir en mode guilty pleasure, on va dire. Je ne peux pas en affirmer autant de la manière dont les scénaristes traitent le travail de Kara. C’était pour le coup un peu mieux géré en saison 1, mais la série a pris une telle dimension différente sur cette seconde saison, qu’il est difficile de tout concilier.

Toute l’intrigue d’esclaves humains à laquelle Kara (& Mon-El, un peu contre son gré) veulent mettre un terme m’a paru un peu pompée sur un mauvais épisode d’Angel, du coup, j’ai eu du mal à m’y faire.

Heureusement, cela permettait le retour de l’excellente Roulette. Le personnage est pas mal inutile, mais comme j’adore Dichen Lachman (qu’elle est badass, regardez ci-dessus), je ne crache pas dessus !

En parlant d’actrice que j’adore, comment oublier l’excellente performance de Chyler Leigh encore cette semaine ? Inutile de vous dire que c’est ce qui a amené des points à l’épisode si vous avez déjà suivi cet article (sinon, bienvenue, je shippe Alex & Maggie). J’ai trouvé hilarant de voir le personnage d’Alex être encore plus niaise que sa sœur une fois en couple, ça passe très bien, surtout que c’est supposé être sa première relation. Une fois Kara en danger, Alex se sabote toute seule en nageant en plein code 307*.

Et là, là, on touche à ce que j’ai adoré dans cet épisode : les références geeks multiples toutes bien utilisées, de Stargate (le portail) à Star Trek (red shirt), en passant par le trope du malheur qui doit forcément arriver à la lesbienne heureuse. Alex semble l’avoir intériorisé et c’est tellement dans l’ADN du personnage que la scène était super bien fichue. Les scénaristes jouent aussi du cliché quand un alien menace de tuer Alex… Bref, tout ce qui touche de près ou de loin à Alex, de son réveil niais à la réconciliation avec Maggie, est plutôt très réussi.

L’écriture est simpliste, comme toujours avec Supergirl, mais ça fonctionne très précisément pour cela. Et puis la réplique où Alex dit qu’elle veut être heureuse, désolé mais moi ça remue mon traumatisme Lexie de Grey’s, alors j’accroche.

Pour conclure sur un truc qui n’a rien à voir, j’ai aimé la recharge d’énergie solaire pour Kara, ça apporte un outil bien pratique pour la suite de la série qui peut continuer ainsi à voir large… ce qu’elle n’hésite pas à faire avec son cliffhanger !

* Le code 307, c’est un très mauvais cliché télévisuel qui voit les personnages lesbiens se faire tuer juste après avoir enfin assumer leur homosexualité/leur couple (et plus généralement, après avoir consommé l’amour ; un trope qui existe aussi chez les hétéros depuis le drame romantique… mais qui est bien moins généralisé. N’importe qui suivant plusieurs séries en 2016 a probablement été confronté à un code 307 tellement ils en ont abusé absolument partout).

10.pngÉpisode 10 – We Can Be Heroes – 14/20
You’ve done enough superheroing today.

Tout le monde veut devenir un (cat) super-héros dans cette série et le début de l’épisode nous le rappelle en nous montrant en parallèle l’entraînement de Mon-El et les actions de plus en plus chiantes du Guardian.

Non, franchement, James, je ne peux vraiment pas. Il tente bien d’avouer les choses à Kara, mais il est juste trop relou pour ça et bien sûr, c’est en cours d’épisode que Supergirl l’apprend par elle-même. Du coup, ça lui donne la possibilité de rendre cette intrigue encore plus relou (improbable, mais pourtant !) en faisant la morale à James. Franchement, ce n’était pas nécessaire et je ne vois pas trop en quoi ses arguments sont censés être bons. Je regrette bien que ce ne soit pas James qui se soit cassé en début de saison, car plus on avance, plus son intrigue pourrit la saison.

Cependant, Kara s’en tire bien pour faire tout ça toute seule, reprochant même à Mon-El de ne pas l’écouter parce que madame a toujours raison. Bref, du pur Kara (digne également de Superman, pour le coup) et tout ce que je déteste toujours dans les DC où les héros sont gentils et ont toujours raison et sont seuls à avoir raison et ouin leur vie est trop dure car les autres sont méchants avec eux et personne ne les écoute alors qu’ils ont toujours raison. Et évidemment, les événements leur donnent raison, alors que juste, ils ont tort.

Bref, des superhéros trop parfaits et, il n’y a pas à dire, c’est chiant, surtout quand ils ont tort mais que les scénar’ leur donnent raison. Je savais dans quoi je m’embarquais avec Supergirl, mais ça me rappelle les sombres heures de Smallville où il est dur de ne pas être irrité par le héros.

Bon, bref, vous comprendrez bien que je ne suis pas vraiment satisfait de la tournure des événements par rapport à la révélation du Guardian, mais au moins l’évolution de Winn continue de me plaire beaucoup. Ce qui est déjà pas mal.

Cet épisode prend aussi le temps de jouer avec ses spectateurs : il y a ainsi un double retour, avec M’gann, qui part en vrille toute seule dans sa cellule au point d’être à deux doigts de mourir sans que personne ne sache pourquoi, et Livewire, qui trouve le moyen de s’enfuir alors qu’on l’avait tous oubliée au fin fond de la saison 1 (soyons honnêtes). Allez comprendre, je pensais qu’ils avaient tiré un trait sur la saison 1, mais non.

Comme je n’avais vu aucune promo, j’étais surpris de ce retour de Livewire, et c’était une surprise positive. C’est en effet un retour réussi, avec d’excellentes scènes d’action et une intrigue qui la voit devenir prisonnière et être utilisée contre son gré. C’est tout bête, mais ça fonctionne à merveille, en développant aussi sa relation avec Kara et le personnage qui finit dans la nature.

J’ai adoré cette partie de l’épisode, aux effets spéciaux réussis et promettant une bonne suite de saison (en plus, c’est à se demander si elles ne flirtent pas les deux ennemies, j’y reviens en fin de critique). Je tiens à signaler le très beau tacle anti-Trump également, avec une « nasty woman » qui pulvérise un méchant et un girl power réaffirmé plus que jamais par Livewire. Il était temps, après un début de saison très orienté sur les pouvoirs du casting masculin, d’en revenir à la base de la série. Cat manque plus que jamais là-dessus, mais heureusement, les scénaristes ont su rusé pour cet épisode. La position anti-Trump n’a rien de surprenant, et je veux bien qu’ils poursuivent ce genre de tacles très rigolos.

J’espère donc que les scénaristes ne tarderont pas trop à la faire réintervenir, mais en même temps (et c’est l’influence Supernatural qui doit me faire ça), je ne suis pas contre attendre deux ou trois épisodes avant si c’est pour que ce soit aussi réussi quand ce sera le cas.

Je ne peux pas en dire autant pour M’gann : son intrigue ralentit le rythme de l’épisode et provoque quelques incohérences (genre Supergirl et Alex qui restent avec John à ne rien faire alors que tant de méchants sont dans la nature). Quant à son cliffhanger, je n’en avais juste rien à faire. Oups.

Malgré tout ça, la relation Maggie/Alex continue d’être exploitée en arrière-plan dans deux petites scènes et c’est très positif, car le côté flirt et jeu continue malgré la relation naissante entre elles. Trop de séries zappent ces moments dans la création des couples, alors j’approuve à 100% que mon ship de la saison soit (bien) développé et installé comme tel dans le scénario !

Je suis bien plus sceptique face au traitement de Mon-El/Kara, qui finissent réconciliés, mais pas en couple malgré une très belle déclaration d’amour (enfin, CW style, hein) de la part de monsieur. Étrange fin donc, mais il est peut-être trop tôt pour en faire des caisses, allez savoir.

Cela soulève malgré tout un tas de question sur Kara, qui flirtent à droite à gauche avec la moitié du casting masculin depuis le début de la série et féminin depuis le début de la saison, sans jamais se poser vraiment. Il y a matière à proposer quelque chose de novateur en terme de réflexion sur la sexualité, que ce soit de la bisexualité, de l’asexualité, ou que sais-je encore. Et s’il y a une chaîne pour se le permettre, c’est bien la CW, qui s’affiche ouvertement pro LGBT. De là à toucher au personnage de Supergirl ? A priori peu problable, mais wait & see.

Tout ceci fait que je suis mitigé face à l’épisode : il est plein de bonnes intentions et de bonnes idées, mais il ramène sur le devant de la scène tout un tas de défauts propres à l’univers. Meh.

11.pngÉpisode 11 – The Martian Chronicles – 14/20
That’s what we do, we protect people

Bon et bien c’est encore un épisode un peu long cette semaine, on sent qu’on est en mi-saison et cela nous offre un bottle episode plutôt cool, même s’il se concentre surtout sur M’gann, dont je n’ai pas grand-chose à faire.

L’épisode débute au bar, ce qui n’est pas très original, pour cette saison 2. Plus originale est la réaction de Kara qui affirme qu’elle n’est pas attirée par Mon-El. Le pire, c’est qu’elle paraît sincère et que son discours n’est pas loin du coming-out (« it’s the way you are » ?).

En tout cas, il y a de quoi remplir quelques fanfics pour les gens étranges shippant Kara & Alex (oui, il paraît que ça existe) car l’épisode explore aussi leur relation (de sœurs, je rappelle, hein) avec un bas cette semaine : Alex lâche sa soeur adoptive pour être avec sa copine. Comme en même temps, elle semble aussi avoir lâcher l’idée de secourir son père (merci Pauline de me l’avoir rappelé ce week-end) pour être avec sa copine, ça devrait surprendre personne. Et puis Maggie l’emmène voir les Barenaked Ladies (ce groupe est absolument partout, c’est fou), c’est dur de faire la compétition avec ça non ?

Il faut croire que si, car Alex culpabilise comme d’habitude et plutôt que de téléphoner à Kara, elle change de t-shirt et se rend au DEO. Bien lui en prend : elle se retrouve au sein d’une quarantaine imposée lorsqu’un White Martian infiltre les locaux. Cela permet le retour du personnel oublié du DEO (sérieusement, y en a qui ressortent de nulle part, notamment Vasquez, mais c’est cool de voir qu’elle existe toujours) et une petite psychose pour savoir qui est le White Martian.

L’épisode s’en tire plutôt pas mal en proposant Winn, même si ça se sentait un peu (mais j’avoue, je soupçonnais les figurants), puis Alex (je sentais bien que c’était trop simple). Deux White Martians pour le prix d’un, ça permet, une fois de plus, de jolis combats bien menés du début à la fin.

Tout cela permet d’aboutir au départ de M’gann (sérieusement, tout le monde vient de se battre pour que tu restes et tu te barres sans même embrasser John ?) et à une réconciliation Kara/Alex. J’ai trouvé un peu sous-exploité le personnage de Maggie cette semaine, et c’est dommage, car chacune de ses scènes sont généralement réussies. Du coup, c’est étrange de ne pas jouer sur le stress d’Alex de la retrouver après lui avoir poser un lapin (et en plus, elle a raté son concert putain).

Pas de cliffhanger cette semaine, si ce n’est la situation sentimentale de Kara, puisque celle-ci faisait simplement en sorte de se fermer à l’amour et que ça a duré un peu trop longtemps pour Mon-El.

Je suis donc bien parti trop loin dans l’analyse du personnage (et tant mieux ?) et elle est aussi insipide que son cousin avec de grandes phrases bidons (cf la citation ci-dessus) et une tendance innée à se compliquer la vie.

Un peu moins bon que d’habitude, cet épisode me rappelle un peu  la saison 1 avec un rythme routinier et très peu d’avancée dans l’intrigue. Oh, et aussi, on en parle de Kara qui dit qu’elle a un job à assumer entre deux ? Non parce que Cat’Co semble juste être devenu une bien mauvaise couverture contrairement à l’an dernier.

Bref, un épisode qui se tient, qui divertit, mais ne fait pas plus.

Screenshot_2017-02-14-11-15-07.pngÉpisode 12 – Luthors – 16/20
Then find something to prove her innocent!

J’aime vraiment beaucoup cette saison, il n’y a pas à dire.

Cette semaine, on retrouve la famille Luthor et, comme le nom de l’épisode l’indique, on passe beaucoup de temps avec eux, au point même de voir Lex. Bon, en flashback, mais Lex quand même. C’était plutôt bien joué de la part des scénaristes de passer un peu de temps avec les Luthor, car les différentes scènes qui leur sont consacrées dans cet épisode fonctionnent à merveille – à part les flashbacks, plutôt inutiles.

Lena s’affirme comme l’un de mes personnages préférés à la télévision cette saison, avec une profondeur qui laisse songeur, volontairement. La voir découvrir qu’elle n’est pas la fille biologique de Lilian était une bonne chose dans cet épisode qui explore plus en avant la relation mère/fille. Bon, moi, j’aurais pas réagi comme ça à une telle nouvelle, mais admettons.

La relation entre les deux personnages est intéressante et j’ai aimé la volonté des scénaristes de nous mettre le doute concernant Lilian. Son long discours comme quoi elle était une gentille mal comprise est plutôt efficace, même si inutile, car on sait bien qu’elle est profondément mauvaise – elle vient juste de s’enfuir de son propre procès.

D’ailleurs, avec autant de pouvoirs, Supergirl avait largement le moyen de la retenir, puis de sauver les gens de la grue (ou tout simplement d’emmener la Luthor avec elle dans les airs), mais bon admettons. Cela permet surtout de questionner la sincérité de Lena tout au long de l’épisode : elle nous est présentée comme parfaitement innocente, mais seule (l’insupportable) Kara continue de la croire. Lena est surtout enlevée une fois de plus par sa mère qui cherche à se servir de son ADN, une intrigue un peu farfelue mais qui fonctionne jusqu’au sauvetage de Supergirl (ah lol, Melissa Benoist ne peut pas porter l’actrice incarnant Lena cela dit, ça casse un peu le mythe de voir ce montage hésitant sur la manière de faire comprendre les choses).

Il n’y a absolument aucun suspens sur la survie de Kara d’ailleurs et l’explosion nous est grave survendue. Soit. Toute cette intrigue se termine sur une scène entre Kara et Lena que j’ai vraiment du mal à ne pas shipper. Qu’on me dise que Lena est lesbienne et qu’elle virera méchante une fois frustrée du rejet de Rateaugirl, ça ira plus vite et ce sera plus crédible que ce pseudo-suspens sur le jeu d’échec.

En parlant de coming-out à faire, le début de cet épisode voit Maggie & Alex continuer leur relation en l’affichant au grand jour (enfin à la grande nuit) dans ce fameux bar illégal ouvrant tous les épisodes de la saison. Cet épisode prend le temps d’approfondir très rapidement le personnage de Maggie, présentée comme une flic un peu bornée, sûre d’elle et respectant la loi à la lettre malgré Kara tentant de la raisonner (il y avait un potentiel intéressant à les voir en désaccord, mais finalement, non).

Toutefois, c’est surtout James que les scénaristes cherchent à développer et il y en a bien besoin. Le Gardien prouve une fois de plus son inutilité face aux grands méchants dans cet épisode et continue de se clasher de manière ridicule avec Kara (c’est d’autant plus ridicule que la série prend le parti de Kara quand il est évident qu’elle a tort et que n’importe quel journaliste ferait sa une sur Lena, hein… mon dieu qu’elle est insupportable avec so « I told you so » en fin d’épisode !).

Leur scène finale où ils disent redevenir amis fonctionne et j’espère que ça en restera là, car ça devient lourd, presqu’autant que la relation entre Kara et Mon-El. On arrive enfin au baiser en fin d’épisode, mais bien sûr cela ne se fait pas vraiment grâce au brillant cliffhanger qui m’a laissé à peu près dans le même état que Kara.

Bref, j’ai adoré l’intrigue Luthor qui occupe une bonne partie de l’épisode et était moins convaincu par le reste, mais l’épisode est solide et se tient, ce n’était pas toujours le cas l’an dernier. En plus, Winn et Alex m’ont fait mourir de rire à jouer au billard en début d’épisode.

12.pngÉpisode 13 – Mr & Mrs Mxyzptlk – 16/20
You can’t just put me in a wedding dress

L’un des trucs que je trouve le plus détestable dans l’univers DC, c’est quand même ces innombrables noms volontairement imprononçables (genre, le titre de cet épisode) ou stupides (je ne me suis pas encore remis de M’gan). J’imagine que je devrais m’y faire, mais non, ça me stresse à chaque fois. Qu’importe.

La scène d’introduction paraît sacrément longue car le rythme y est juste dingue, avec un tas d’informations balancées et beaucoup de blagues d’un coup. Il y a clairement un petit problème dans la diffusion, puisqu’il s’agit d’un épisode de St Valentin qui aurait donc dû être diffusé la semaine dernière. Je comprends mieux les bugs des gens un peu partout sur Internet, mais peu importe, bis.

Du coup, la romance est au cœur de l’épisode, avec Kara entre Mon-El et Mxyzptlk (putain, merci le type qui a inventé les copier/collers), Alex qui aimerait fêter la St Valentin que Maggie déteste et Winn qui traîne seul au bar (pourquoi ?) et tombe amoureux de Lyra, une alien qui semble tout droit sortie de Buffy avec son maquillage de vampire.

Kara est une fois de plus le point relou dans cet épisode, déchirée entre ses deux prétendants. Et en même temps, il y a un bon humour, Mxyzptlk apportant de bons moments drôles dans l’épisode. J’ai adoré aussi la dispute avec Mon-El, même si je ne comprends pas bien qui est censé savoir son identité Kara/Supergirl au DEO… Tout le monde ?

Quoiqu’il en soit, cela mène à un nouveau combat bien marrant entre Mon-El et Mxyzptlk, dont l’issue est évidente. Pour régler cette intrigue, un petit long détour à la forteresse de solitude de Clark permet à Kara de se débarrasser de Mxyzptlk en utilisant ses propres règles et en détruisant la statue de son oncle. Je suis sûr que Clarke appréciera.

Du côté d’Alex et Maggie, c’était hyper intéressant car on en apprend un peu plus sur Maggie, enfin, même si ce sont des informations totalement aléatoires et inutiles au premier abord. Le développement autour de son coming-out et de la St Valentin en apporte néanmoins beaucoup et vient expliquer un peu le caractère du personnage tels qu’ils l’utilisent. C’est plutôt bien vu, avec un passé crédible et une dispute enfin vue à l’écran. Quand même, elles passent de toute évidence leur temps à se disputer et se réconcilier à chaque épisode, mais dans celui-ci où Kara nous fait la morale sur ce qu’est l’amour, les scénaristes ne pouvaient se passer de développer leur relation.

S’ils avaient juste pu passer un peu moins de temps sur Kara et plus sur les autres, ça aurait été appréciable malgré tout. Surtout que même la scène Maggie/Kara semblait un peu bizarre, avec une Kara qui se mêle de ce qui ne la regarde pas et une Maggie qui la laisse faire. Mouais.

Les scènes Kara/Alex, en revanche, rien à dire, c’est réussi et la St Valentin version Alex, c’était marrant !

Enfin, Winn tombe instantanément amoureux d’une alien beaucoup trop forte pour son propre bien, surtout qu’elle est très agressive sexuellement. Dans n’importe quelle série, surtout fantastique, cela signifie que c’est la merde pour lui, mais il semble ne pas le savoir, l’imbécile. La suite au prochain épisode ? Il ne faudrait pas critiquer l’amour un jour de St Valentin.

Pour terminer cette critique, j’ai envie de me moquer de James que l’on n’a évidemment pas vu parce que c’est la St Valentin et qu’il s’est fait virer du rôle de love interest il y a bien longtemps. Oh, et aussi, très bonne utilisation de la figurante blonde au DEO, elle m’a fait rire à ses deux apparitions, alors même qu’on n’a pas vraiment vu sa tête !

14.pngÉpisode 14 – Homecoming – 12/20
Hey everybody! Eeer quick thing Kara & I are dating. Yes, it’s awesome, yes, we are very happy. Your jealousy is appropriate. You can carry on now, thank you (so much)

Et c’est reparti pour un épisode de Superguuuurl qui, d’après le résumé, se rappelle enfin que le père d’Alex est en vie. Bon, il était temps.

L’intro démarre lentement, contrairement à la journée de Supergirl, avec le développement du couple Kara/Mon-El. Ce n’est pas hyper passionnant et l’humour y est un peu lourd, comme toujours avec Mon-El. Je leur reconnais quelques trouvailles à l’arrivée au DEO, notamment tout ce qui concerne les ressources humaines.

On entre ensuite enfin dans la mission de la semaine : des idiots (figurants tellement inutiles qu’on ne saura pas ce qu’ils deviennent) tirent sur Supergirl avec des fusils tout ce qu’il y a de plus classique et un convoi tellement peu sécurisé qu’il crie le piège à 100 km est arrêté par l’héroïne et John. Seulement, Kara ne s’en rend pas trop compte, aveuglée qu’elle est par les retrouvailles avec son père adoptif, prisonnier du convoi.

D’un coup, tout le monde semble avoir été toujours hyper inquiet de la disparition de Jeremiah, mais franchement, après les quelques derniers épisodes, c’est dur de rentrer dans leur jeu et dur de croire à toutes ses retrouvailles, même si elles sont bien jouées (surtout par Chyler Leigh, encore et toujours). Team Mon-El en ce qui me concerne, tout est beaucoup trop parfait pour être crédible, le piège est visible à des kilomètres à la ronde !

Alors certes, l’alien a un caractère de merde et est un gros connard avec sa copine, mais il a raison, donc c’est chiant de voir Miss Morale le contredire. Et c’est encore plus chiant de savoir qu’il a raison alors qu’il se comporte comme de la merde avec elle, mais bon, c’est la magie de la télévision, du patriarcat, tout ça tout ça. Il y a toute une partie du fandom qui doit hurler à la mort du féminisme à l’heure qu’il est, et sans me lancer dans de telles extrémités, c’est vrai que cette saison 2 me laisse un peu perplexe sur le sujet. Cat manque pour rétablir la balance, je ne peux m’empêcher d’imaginer tous les commentaires qu’elle ferait de Mon-El.

Je m’égare énormément là, donc j’en reviens à l’épisode qui continue avec l’organisation d’un bon gros dîner de famille. Cela n’aide pas à me rassurer sur Jeremiah, ça sent gros l’arnaque et le chantage que fait le père à Mon-El confirme qu’il a des choses à cacher (oh ça va être intéressant la suite de cette saison pour Kara), tout en soulignant que Jeremiah est bien en train de bosser pour l’ennemi).

Winn est surtout réduit à un rôle de comique cette semaine. C’est marrant, ça fonctionne, mais son intrigue romantique est majoritairement laissée de côté. Il a bien deux scènes avec sa nouvelle copine, mais il y apparaît totalement niais et aveuglé d’amour, je continue donc d’attendre la baleine sous gravillon, surtout que je n’aime vraiment pas cette nana. Il avait meilleur goût en saison 1, même si sa copine a mal tourné. Qu’à cela ne tienne, on renforce sa bromance avec Mon-El, ça faisait longtemps qu’on ne les avait pas vu fonctionner ensemble et c’est cool de les retrouver.

Autour de Jeremiah, les tensions ne font que continuer à grimper, sans me passionner, jusqu’à une dispute Kara/Alex. Franchement, le personnage d’Alex est insupportable quand il est comme ça, mais force est de reconnaître que c’est très en accord avec le développement du personnage depuis deux saisons. Il faut donc prendre sur soi et attendre le moment où ça lui reviendra dans la gueule.

Sans surprise, ça arrive au moment le plus critique : Jeremiah s’avère avoir changé de camp, quel choc !, et être une espèce de cyborg bossant pour l’ennemi afin de récupérer les données du DEO sur les aliens (attention jeu de mots de la semaine digne de moi : he handled it avec sa main handicapée, qu’il montre bien à l’écran pour qu’on comprenne bien que c’est un jeu de mots, wouhou).

Winn a heureusement eu la bonne idée d’avoir équipé Jeremiah d’un traqueur sans lui dire, donc ils le retrouvent bien vite et cela ne sert à rien d’autre que nous prouver que Kara est meilleure que n’importe quelle équipe de la RATP et qu’Alex est incapable d’avoir la présence d’esprit de tirer dans la jambe de son père (ou mieux, dans son bras robotique) pour le retenir (ce que vous entendez n’est pas le vent qui souffle dehors, mais mon soupir le plus exaspéré).

Bon, pourquoi pas, après tout il est toujours censé avoir un traqueur sur lui… mais ça, ce sont les scénaristes qui n’ont pas la présence d’esprit d’y penser (finalement, j’avais un soupir encore plus exaspéré en réserve).

La fin voit Alex fondre en larme dans les bras de Maggie (et c’est tout ce qu’on aura comme conséquence de son sale caractère, du moins cette semaine) et Kara se réconcilier avec Mon-El. Mouais.

C’était un épisode assez moyen qui remet sur le devant de la scène des choses que les scénaristes ont volontairement laissé de côté tellement longtemps qu’on a du mal à accrocher aux enjeux. Comme en plus c’était très prévisible (pour pas dire grossier), c’était sûrement l’un des moins bons épisodes de la saison, alors qu’ils délivraient pourtant de bonnes choses, notamment dans les performances et évolutions des relations.

Je reste intrigué par le marché qu’a pu passer Jeremiah avec la mère Luthor, qui une fois de plus s’en tire comme si de rien n’était. Pour résumer, l’épisode était plein de bonnes intentions et de bonnes idées, mais l’écriture n’était vraiment pas à la hauteur, me rappelant les moins bons moments de la saison 1. Il aurait peut-être gagné à être l’intrigue périphérique d’un arc, histoire que le moment de la trahison soit un peu plus attendu mais plus surprenant dans le moment choisi pour l’exécuter.

Espérons que les scénaristes oublient bien vite tout cela, comme ils en ont l’habitude

Capture d'écran 2017-03-07 18.48.58.pngÉpisode 15 – Exodus – 15/20
Wish I had what you two have…

Alors avant toutes choses : oui, cet épisode avait pas mal de défauts internes et je l’ai un peu surnoté. Seulement, pour une fois que Kara n’est pas au centre de l’intrigue, mais devient presque un personnage secondaire (moi, exagérer ? à peine !)… Et pour une fois qu’ils ont compris que ça n’allait pas avec Cat’co, aussi, surtout. Bref, pour une fois qu’il y a ce que j’attends depuis quinze épisodes, je ne pouvais pas mettre une trop mauvaise note. Et puis, cet épisode commence sur Magic in the air que j’ai encore en tête quand même, ça vaut bien quelques points de plus. Non ? Bon, non, c’est vrai que ça, ce n’est pas une raison.

Alors, je vais commencer par Kara/Supergirl cette semaine, parce qu’il y a moins à dire que d’habitude ! Youpi ! Les scénaristes nous font un petit détour par Cat’co, pour mieux lui dire au revoir, au moins pour l’instant. Une fois de plus, Kara est en désaccord avec son chef qui est un énorme con et probablement un très mauvais journaliste pour ne pas publier son interview de Supergirl.

Non, parce que son principe de la double source est excellente, mais quand une personnalité publique te balance un truc aussi énorme, tu le publies en disant que l’info n’est pas vérifiée et vient d’elle. Même pas vérifié son témoignage est suffisant pour limiter les dégâts, c’est juste une interview, donc c’est juste la seule chose à faire. Bref, pour une fois Kara a raison… et les scénaristes lui donnent tort. Allez comprendre.

Je pense surtout qu’ils ont vu l’opportunité de faire virer Kara d’un boulot qui ne correspond plus du tout à la série qu’ils écrivent. La voir tenir son blog pourrait être largement suffisant. Ou alors ramenez nous Cat quoi…

Largement suffisant, donc, un peu comme le rôle de Mon-El en tant que soutien moral. C’était très bien en ce qui le concerne cette semaine, ni trop, ni pas assez, juste assez relou pour coller au personnage, mais pas assez à l’écran pour que ce soit un problème. Apprendraient-ils de leurs erreurs ? Probablement pas, parce qu’il y a encore son secret de la semaine dernière à explorer dans quelques épisodes.

D’ailleurs, cela fait quelques épisodes déjà que Lyra, la nouvelle copine de Winn, est là. Cette semaine, ils réussissent à lui trouver une utilité qui, en plus, fait avancer le fil rouge : Cadmus enlève tous les aliens du coin et le DEO est impuissant. Mon-El propose d’avertir le bar et la scène suivante commence au bar où tout le monde s’éclate comme d’habitude.

Vous la voyez la nouvelle baleine sous gravillon ? (recoucou Pauline, je sais que tu me lis et j’aime ton expression). Moi, en tout cas, je la voyais et c’est sans surprise que j’ai vu les hommes de Cadmus débarquer et réussir à enlever Lyra qui en est déjà à rencontrer les potes de Winn, ici James, qui devait en avoir marre d’être au chômage technique cette semaine. Les scénaristes n’ont tellement plus d’intrigues à lui donner, c’est triste. Et le départ de Kara de Cat’co n’aidera probablement pas.

Peu importe, la scène de l’enlèvement est plutôt excellente : pour une fois, pas de Supergirl à l’horizon, et tout le monde s’en sort plutôt pas mal. Même le Gardien se trouve une utilité pour aider Maggie et Alex qui sont totalement trop géniales. Je veux dire Maggie qui retient Winn comme s’il pesait dix kilos, c’était excellent à voir. Mais Lyra s’est fait enlever.

Cela pourrait être l’occasion d’un gros développement de Winn, mais ce n’est pas le choix des scénaristes. Tant pis.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je fais un petit détour par Lena Luthor qui ne sert pas à grand-chose cette semaine, à part donner un peu plus de temps d’écran à Kara. Leur intrigue n’est pas très utile, mais je continue de penser que ça flirt gentiment et que Lena tombera de haut en rencontrant Mon-El. Bientôt, j’espère ! Et de moins haut que son bureau, aussi, parce que c’est un peu tout ce qu’elle a fait cette semaine.

Le vif du sujet, donc, c’est Alex cette semaine. Alex, qui tabasse un témoin pour le fun, Alex, qui ruine encore un rencard avec Maggie à parler de sa famille, Alex, qui se fait mettre à pied en prouvant que son père peut la manipuler hyper simplement (ça sentait le gros piège, je suis content que ce soit le cas, mais que ce soit un piège de J’onn, je l’aurais mal vécu si Alex se faisait encore rouler dans la farine), Alex qui reçoit un énième sermon de Kara (qui décidément a raison dans cet épisode !) pendant que Maggie fait plante verte derrière elle, Alex qui… décide de prendre les choses en main avec sa copine ?

Oh, excellent. Absolument pas crédible, mais excellent.

Le couple se lance sur la piste de Cadmus et fait en trente secondes ce que le DEO est incapable de faire, à savoir avoir un énorme coup de bol et tomber sur l’alien, Brian, qui est le prochain à se faire enlever. Deux choses sur Brian : d’où elles l’appellent par son prénom ? Et quand est-ce qu’on va le revoir ? C’est un figurant totalement périphérique en soi, mais il a un fort potentiel comique évident, qui me rappelle un peu Clément de Buffy, pour les connaisseurs. Y a moyen de le revoir ? Non ?

Bon, peu importe, Alex a ce qu’elle voulait et elle plante donc Maggie sur place (hein ?) pour aller retrouver son papa. Alors quand même, c’est pas hyper crédible, Maggie qui accepte de rester sur la touche vu ce qu’on connaît de son caractère. Pourquoi pas, on va dire, mais ça commence à faire beaucoup de choses pas très crédibles dans la même scène. Je sais que le principe même de l’existence de Supergirl n’est pas crédible, mais ils pourraient essayer d’être cohérents, au moins.

Qu’importe, pendant que Kara publie son article de blog (qui a un succès immédiat, parce que c’est bien connu, un article, deux tweets et t’es hyper populaire avec ta théorie du complot – y a qu’à voir le succès national de ce blog sur lequel vous êtes, peut-être plus par erreur ou hasard que parce que j’ai eu un succès immédiat avec cet article), Alex se rend donc chez Cadmus, planque des bombes dans toute la base (hein ? Quoi ? Quand ?) et se fait finalement capturer par son papa quand on pense qu’elle arrive. Donc elle se fait capturer par choix ? Pas très clair, pas très cohérent… et je leur pardonne vu la note, je suis d’un faible !

En tout cas, son chantage à la bombe est efficace, j’ai aimé la voir être déçue de son père (alléluia tu ouvres les yeux !) tout en faisant en sorte de lui faire prendre la bonne décision. Et puis, c’est très classe d’avoir tout fait péter, et j’adore Chyler Leigh alors je ne suis pas objectif et puis c’est tout (c’est pas de ma faute, elle a encore joué de ses mains avec Jeremiah/J’onn, la vilaine… Tout ce qui me rappelle Lexie me fait craquer, c’est comme ça, cherchez pas).

Et alors que tout explose, Alex a cette fois encore la pire des idées possibles ! Monter dans le vaisseau, libérer Lyra (qui retrouvera Winn, mais je n’accroche toujours pas à leur couple, désolé), la charger de libérer tout le monde et s’occuper d’aller désactiver le lancement automatique du vaisseau de l’intérieur.

Hein ? D’où tu sais faire ça et depuis quand c’est possible ? Ah tu sais pas et ce n’est pas possible ? Parfait.

Il faut donc Kara pour finalement la sauver, mais peu importe, c’était un excellent épisode dans l’ensemble pour Alex, la faisant un peu évoluer par rapport à son père et nous rappelant qu’il n’y a pas besoin d’être une alien pour être une Supergirl. Facile, mais efficace, malgré des trous béants dans le scénario.

Sur ce, j’ai un concours à aller réviser, parce que je pense pas que parler de Cadmus à la place de Camus demain soit la meilleure des idées. Après, sur un malentendu, allez savoir…

Edit : On me signale très justement dans l’oreillette que j’ai oublié de parler de Teri Hatcher, oups. Alors 1) je n’ai pas vu l’épisode en HD (faute de connexion suffisante, bienvenue à Paris ?) donc je n’ai pas réussi à mettre un nom sur le visage familier (j’ai honte, si vous saviez !) et 2) encore un cliffhanger supplémentaire comme s’il y avait besoin quand on ne sait toujours pas ce qu’est devenu la présidente des USA ! À la semaine prochaine !
Edit 2 : Ah ben, non, y a pas d’épisode la semaine prochaine.

Supergirl Season 2 Episode 16_0001810265.jpgÉpisode 16 – Star-Crossed (1) – 16/20
« She’s arme fataled me. »

Je vous l’avais bien dit que Lyra cachait quelque chose ! Et heureusement, parce que ça permettait d’apporter quelque chose que j’aime bien à cet épisode. Je vais commencer par là concernant ce nouveau crossover avec Flash, précisément parce que ça n’a rien à voir avec le crossover.

Lyra se joue donc de Winn depuis le début de manière à ce qu’il l’aide à voler un tableau, sans même le savoir et en se faisant plutôt plaisir (heureusement pour lui, c’est quand même loin du regard des caméras). C’était prévisible (le plus imprévisible, c’est que la Nuit étoilée de Van Gogh devient subitement un Picasso dans une réplique en cours de route), mais c’était aussi une bonne intrigue, pour plusieurs raisons. Déjà, parce que ça fait quelques épisodes que c’est mal amené, alors ça fait plaisir de s’en débarrasser.

Ensuite, parce que pour la première fois (je crois ?), on a le droit à un développement du personnage de Maggie indépendamment d’Alex. C’est elle qui arrête Winn, elle qui l’interroge, elle qui est juste géniale tout au long de l’épisode. Certes, elle cède aux demandes d’Alex de libérer Winn (crédible…), mais elle fait entendre aussi sa voix et se montre bien plus drôle que d’habitude. Maggie est mon gros coup de cœur de cet épisode.

Alex et James débarquent donc à temps pour sortir Winn de son pétrin et l’aider à retrouver Lyra, rapidement et efficacement. La confrontation entre les deux n’est pas des plus convaincantes, principalement parce que j’ai trouvé le jeu de Winn pas vraiment à la hauteur. En plus de tout, on ne sait pas bien pourquoi Alex met autant de temps à arriver pour l’aider.

On apprend ensuite qu’il s’agit d’une « simple » intrigue sur l’immigration. Forcément. C’est un thème à la mode dans les informations du monde entier et Supergirl se fait plaisir cette saison avec les thèmes à la mode. Cependant, ça fait quand même un nombre incalculable d’intrigues et nombre d’entre elles sont laissées de côté pendant des épisodes et des épisodes (plus de nouvelles de la présidente ? du père d’Alex ? de Lena ? etc.) ; pendant que Kara et Mon-El occupent toute la place tout le temps. L’équilibre de la saison s’en ressent un peu, avec des inégalités dommageables. Disons qu’à vouloir toucher à tout, ils finissent par être superficiels à pas mal d’égards.

Cette semaine ne déroge pas à la règle : cette intrigue se boucle un peu trop vite et facilement, avec un frère de Lyra qui a à peine la parole, un tableau dont on ne sait pas franchement ce qu’il est devenu, un alien qui se moque du gardien parce qu’un humain ne peut l’arrêter mais s’arrête quand le DEO (donc des humains) débarque (Alex, encore en retard) et un Winn qui pardonne Lyra en deux secondes, par manque de temps. Bref, les facilités de Supergirl, encore et toujours, et le personnage de Lyra qui dit qu’elle va se casser, elle aussi. OK.

Cependant, pas de temps effectivement : il faut mettre en place le crossover de la semaine et, par conséquent, s’occuper une fois de plus du cas Mon-El. Et si ça se sent dans quelques-unes de mes critiques précédentes, j’atteins un ras-le-bol vis-à-vis de ce personnage dont j’ai de plus en plus envie de parler. Du coup, je ne vais pas me gêner aujourd’hui.

Avant cela, un topo rapide de la situation : après une introduction rapide qui fait un clin d’œil au côté musical qu’est censé avoir ce crossover, la Terre entière (ou au moins National City) apprend que Mon-El dont elle n’a jamais entendu parler est voulue par des aliens. Sans surprise, il s’agit donc de ses parents, et sans surprise, personne ne s’en préoccupe plus que ça dans la ville. Rien du côté de Cat Co, forcément.

Côté DEO, on s’inquiète, mais Kara s’en charge. Elle part à l’attaque du vaisseau et épuise ainsi le budget de l’épisode en matière d’effets spéciaux avant d’apprendre la vérité sur son chéri : il est le prince de sa planète d’origine. Pire que tout, ses beaux-parents sont pro-Trump et veulent « Make Daxam Great Again ». Bim, les scénaristes nous indiquent subtilement que Susan Mayer et son nouveau mec ne sont pas des gentils, même si elle est fan des Indestrucibles (Kryptonian in cape!).

Soit. Kara digère mal le mensonge de son Mon-El et on ne sait plus trop pourquoi : à chaque épisode il la manipule, l’ignore, agit à l’inverse de ce qu’elle lui demande de faire, la bafoue, se moque d’elle, lui ment… Mais là, c’est trop. En voilà une qui ne veut pas devenir princesse Disney apparemment. Je l’ai dit déjà, mais le féminisme de la série a pris de violents coups cette année. Son porte-parole préféré (Cat) a pris les voiles et Mon-El est arrivé. Mon-El, c’est grosso modo l’anti-féminise de base, le bon gros mâle un peu béta qui est sûr d’avoir raison sur tout et qui agit comme tel. Alors, bien sûr, il a eu ses débuts sympas, même drôles, quand je pensais naïvement que les scénaristes allaient nous fournir un arc d’évolution intéressant.

Le problème auquel on arrive aujourd’hui, c’est que le personnage est installé, plus ou moins repenti de ses erreurs passées, mais toujours aussi insupportable. Chaque semaine, il rabaisse Kara d’une manière ou d’une autre, et tout le monde lui pardonne, justifie ses actes ou le défend. Cet épisode en est un défilé particulièrement honteux, avec Alex puis Winn qui défendent Mon-El auprès d’une Kara soulée à raison d’être aussi méprisée de celui qui est supposé l’aimer. Déjà, les débuts de cette relation étaient étranges avec le râteau qu’elle lui a foutu avant qu’Alex ne la fasse changer d’avis, mais plus ça va, plus ça dérape.

Alors oui, j’aime beaucoup le personnage de Mon-El qui amène un bon humour à la série et une intrigue intéressante, qui pourrait aussi être un intérêt amoureux fonctionnel pour Kara si les scénaristes arrêtaient de lui laisser une impunité énervante et énervant plus d’un fan. Dit autrement : plus on avance, plus c’est du gâchis.

Pour en revenir à l’intrigue, les parents de Mon-El veulent donc le ramener pour diriger le peuple de Daxam, alors même que les flashbacks nous révèlent qu’il est encore plus horrible que prévu. Afin d’arriver à leur fin, maman Mon-El (ex Susan Delfino, ex Loïs Lane) essaye de convaincre Kara que son fils ne sera jamais un héros. J’en profite pour noter que cette fois c’est sûr : tout le DEO connaît l’identité de Supergirl, hein. Tu parles d’un secret.

Bref, cette intrigue atteint sa conclusion quand Kara doit prendre sa décision par rapport à Mon-El. Ce dernier revient une fois de plus la queue entre les jambes (oh, cette expression est aussi imagée que juste, désolé) pour se faire pardonner avec une belle et grande déclaration d’amour qui constitue sa « vérité ». Et oui, c’est vrai qu’il aime Kara, mais en fait, ce n’est pas elle qu’il aime, c’est l’image qu’il se fait d’elle. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.

Alors, je croyais savoir où ça allait, surtout après les scènes d’Alex et Winn. Mais en fait, non ! Kara décide enfin de larguer ce type incapable de grandir et de reconnaître ses torts, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Mon-El se rebelle alors contre ses parents, et je tiens à saluer la très bonne performance de Teri Hatcher.

Comme cet épisode est censé être un énième cliffhanger, il faut alors mettre en place les choses. Je note qu’on nous a vendu un musical dès cet épisode, mais en fait non, il n’y a que les quelques dernières minutes qui s’en préoccupent rapidement et sans une note de musique. Darren Criss débarque au DEO, nous fait un petit jeu de regard étrange et paf, Kara s’effondre pour se réveiller en tenue de chanteuse et prête à chanter. Bêtement, avec tout le bruit qu’ils ont fait autour de cet épisode musical, je pensais que ce serait la semaine prochaine. Mais non, en fait c’était dès le lendemain (donc aujourd’hui) dans The Flash. Du coup, ben…

flash.pngThe Flash, 3×17 – Duet (2) – 12/20
My sister says I put the Kara in karaoke.

…Me voilà forcé de regarder un épisode de la saison 3 de Flash et ça m’énerve un peu, car j’aimerais voir un jour la série (dans un futur probablement lointain) et je me sens forcé de me spoiler. Et ça n’y va pas légèrement dans le résumé avec une demande en mariage de Barry qui se sépare finalement de sa fiancée dont je n’avais jusque-là jamais entendu parler.

Sans y aller par quatre chemin parce que la note suffit à le comprendre : je suis hyper déçu par ce crossover qu’on nous a vendu comme un épisode musical qui possède bien peu de chansons et qui est blindé de défauts. On nous a aussi vendu une sorte de Glee 2.0 avec des superhéros, mais on en est loin, à part peut-être en ce qui concerne les romances.

Bref, l’introduction est encore un peu plus lourde que dans Supergirl (où Mon-El et Kara arrêtent de regarder Game of Thrones pour en arriver aux comédies musicales) avec des extraits de Singin’ in the rain, qui confirment que j’adore vraiment Barry. Supergirl arrive inconsciente, ammenée par Mon-El et John. Bim, il n’en faut pas plus pour me saouler : la rédemption de Mon-El à venir est évidente, et c’est blasant.

La note est basse, mais elle s’explique aussi parce que je suis paumé dans Flash, au point de découvrir les personnages (oh il y a un bébé Flash), auquel il est difficile d’accrocher. Ils sont caricaturaux et peu développés par l’injection du casting de Supergirl. Forcément, avec autant d’arrivées d’un coup, tout le monde souffre un peu.

Assez rapidement, Darren Criss débarque à son tour et s’en prend à Barry qu’il envoie à son tour dans le coma. Il y retrouve Kara et ils se découvrent le même amour des comédies musicales, auxquelles les scénaristes font constamment référence avec beaucoup de brio. Les explications sont hâtives : Darren (je crois qu’il n’a pas de nom de perso ?) leur explique qu’ils doivent suivre le scénario de comédie musicale dans lequel ils sont, qu’ils peuvent mourir là où ils sont (peu importe où c’est) et que ce sont eux qui fabriquent ce monde, ce qui explique la présence d’une partie du casting (Winn !) avec eux, dans le rôle de personnages nouveaux et caricaturaux.

Alors, si vous n’avez pas trop mal à la tête déjà, vous verrez comme moi que ça n’explique pas l’absence d’Alex (en plus, la voix qu’elle a mériterait largement une scène chantée) ou d’une grosse partie du cast de Flash.

En-dehors du rêve (?) musical, ce n’est pas beaucoup mieux : le casting de Flash est sous-exploité et on sent la difficulté des scénaristes à filer des répliques à tout le monde. Il y a quelques passages sympathiques, comme la révélation de John en tant que martien, et d’autres qui ne sont pas réfléchis : pourquoi Mon-El ne part pas après Blaine/Darren Criss/l’anonyme ? Pourquoi Blaine se donne-t-il tant de mal juste pour… voler une banque ? Mystère.

Dans le musical, Kara et Barry font équipe pour retrouver la fiancé de Barry et c’est tellement lourdement amené qu’on comprend tout de suite qu’elle est avec Mon-El. Cela ne rate pas : les deux personnages qu’ils incarnent sont les Roméo et Juliette de ce monde, et ça agace la jalousie de nos super-héros. Si on ajoute que même Barry prend la défense de Mon-El, il est dur d’approuver ce qui se met en place. Sans aucune difficulté, Barry et Kara parviennent à convaincre leurs ex devenus amants de se déclarer à leur famille.

Cela se fait, se passe a priori bien mais en fait non. Kara et Barry s’entraîne alors pour chanter sur scène, « I’m your superfriend » étant de loin la meilleure chanson de cet épisode, la seule que j’ai envie de réécouter et dont les paroles m’ont fait sourire avec de bons jeux de mots. La manière dont les deux héros sont paumés tout l’épisode et un peu en décalage est une vraie réussite qui sauve l’épisode d’une note en-dessous la moyenne.

Le fou rire que j’ai eu lorsqu’ils se sont fait fusiller comme des merdes et sans raison a aidé aussi. On voit alors débarquer Mon-El et l’ex-fiancée de Flash dans le rêve musical avec une explication absolument pas claire. Un baiser suffit à tout rétablir, forcément. C’était prévisible et ça pourrait être pardonnable si c’était un peu mieux fichu : on voit à peu près à quel moment Kara décide de pardonner Mon-El (en défendant le personnage qu’il représente face à son père), mais pas du tout pour Barry.

Et on en arrive alors au pire de l’épisode : la conclusion super-pourrie d’un épisode qui frôle le super-nul. Darren s’enfuit sans souci et sans expliquer vraiment qui il est ou pourquoi il a voulu donner une leçon bien niaise à Barry et Kara. OK. Franchement, c’était dans la lignée des lourdeurs énormes de cet épisode (le nombre de fois qu’ils se plantent de prénoms, purée) et des facilités que j’ai l’habitude de voir dans Supergirl.

Franchement, la machine à potins s’est emballée et a survendu l’épisode avant même qu’il soit écrit. Dans l’écriture d’ailleurs, on sent un manque de temps énorme qui fait l’impasse sur les explications de fond du musical. Pas d’explication, peu de chanson et une écriture éléphantesque des relations amoureuses de Supergirl et de Flash. On nous a pondu des séparations précipitées et des réconciliations bâclées. Certes, la toute fin et la redemande en mariage sont très sympathiques, mais c’est un peu tard pour sauver le Titanic, quoi.

Du coup, ça sauve les meubles avec des références, des dialogues sympas, des costumes ou décors somptueux et des chansons qui s’écoutent, faute de mieux.

17.pngÉpisode 17 – Distant Sun – 15/20
You have kindness in your heart.

Bon, c’est un autre bon épisode de Supergirl aujourd’hui, mais je suis de plus en plus ennuyé par quelques-uns de ces défauts. Et plus précisément par un, que j’ai déjà évoqué longuement la semaine dernière et qui s’appelle Mon-El.

Cette semaine, Mon-El se rattrape en préparant le petit-déjeuner au lit, passionnant. Heureusement, on ne s’attarde pas trop là-dessus et on passe à un extra-terrestre en carton-pâte digne d’un épisode des années 90 de Power Rangers. Oups. Ce méchant sorti de nulle part ne sort pas tout à fait de nulle part mais répond en fait à un contrat sur la tête de Supergirl.

L’idée des tueurs à gage extraterrestres est intéressante en soi, mais assez mal exploitée avec seulement deux attaques et un simple épisode pour en faire le tour. J’aurais aimé que ça dure un peu plus longtemps, mais bon, cette saison 2 multiplie les intrigues, donc il faut bien en conclure certaines. Supergirl vit bien qu’on souhaite attenter à sa vie, mais le DEO beaucoup moins : c’est un peu chaud pour la survie de la planète, c’est clair.

Du coup, on demande à Supergirl de rester tranquillement chez elle, ce qui ne l’arrange pas du tout. Elle refuse, jusqu’à ce que Mon-El fasse tout un tas d’effort pour bien se mettre à son niveau intellectuel et qu’elle accepte. Ugh. C’est un joli exemple de Mansplaining et de tout ce qui ne va pas avec Mon-El, qui semble vraiment la prendre pour une débile à choisir autant ses mots avec prudence.

C’est totalement une relation toxique, mais bon.

D’autant plus toxique que Mon-El soupçonne ses parents d’être responsable du contrat mis sur la tête de sa bienaimée. Il les confronte donc dans son bar favori, parce que c’est bien connu, tu emmènes tes parents dans ton bar préféré quand tu as envie de les accuser de tentative de meurtre. Enfin, cela dit, c’était l’occasion d’une scène sympa avec l’explication sur le métier de Mon-El qui tente désespérément d’améliorer sa condition de barman. Dans des scènes comme ça, j’aime beaucoup le personnage. Le truc qui ne va vraiment pas, c’est sa relation avec Supergirl, et la manière qu’ont tous les personnages de valider cette relation comme la plus belle chose qui puisse arriver à Kara (que ce soit Alex dans ses réactions, Winn ou John qui demande carrément à Mon-El de surveiller Supergirl pour la protéger, hein). Plus la saison avance et plus je perçois l’ensemble des problèmes apportés par Mon-El dans une série qui se voulait féministe et oppresse de plus en plus son héroïne dans une relation amoureuse prétendument idyllique.

Bref, les parents de Mon-El se disent parfaitement innocents et du coup il rentre bredouille chez Kara où il la retrouve à jouer à des jeux de société avec James et Winn (qui était pourtant censé travailler plus à la place d’Alex, occupée de son côté, mais j’y reviens ensuite). De cette scène calme surgit la meilleure scène de l’épisode, à savoir un combat entre Kara et Mon-El. J’ai adoré le tueur télépathe, c’était une bonne sous-intrigue et puis, c’est Winn qui l’arrête alors j’approuve. En revanche, du côté de ce qui ne va pas, ce nouvel extraterrestre sait que Kara est Supergirl, Kara elle-même combat dans la rue sans sa tenue de Supergirl, etc, etc. Comme d’hab.

Si j’étais de mauvaise foi (et je le suis il paraît), j’insisterais aussi sur le manque de crédibilité de Kara qui se fait presque laminer par Mon-El alors que l’on sait (on l’a vu en début de saison) qu’elle est censée être plus forte que lui. Bon, c’était pour l’intérêt dramatique, un peu comme ces longs plans gênants de John et du télépathe ensuite. Sans surprise, le tueur révèle que ce sont bien les parents de Mon-El qui ont mis Supergirl en danger de mort.

Kara étant Kara, elle espère raisonner sa belle-mère dans la forteresse de solitude. Pas de bol, c’est bien Susan Mayer la grande méchante de l’histoire, et je dois dire que je suis hyper satisfait du rôle qui est donné à Teri Hatcher. Cela lui va comme un gant de jouer la méchante, pourtant, c’est un rôle qu’elle n’a jamais vraiment eu dans sa carrière. On sent bien la carapace dure construite autour de la faiblesse maternelle, c’est un jeu d’actrice tout en nuance et très réussi. Les scènes de combat ne sont même pas ridicules, alors qu’elles auraient pu l’être. Tout mon amour pour Teri Hatcher se confirme.

Mon-El fait alors le choix de se sacrifier et de repartir pour sa planète natale quand il voit sa maman péter les plombs et planter sa compagne à la Kryptonite. Bon, on se doute bien tout de suite que c’est très beau pour être vrai.

Et en effet, c’est une Supergirl stressée et morte d’inquiétude qui arrive au DEO en quête de renfort. Deux choses à en dire : Melissa Benoist est brillante également quand on lui donne l’occasion de jouer autre chose que de longs discours cucul-la-praline sur la gentillesse dans le cœur des méchants et « ahahaha » les scénaristes se sont subitement souvenus qu’ils avaient introduit une présidente des USA extra-terrestre. Elle ne sert pas à grand-chose cette semaine, à part à être une empêcheuse de tourner en rond. Le cliffhanger la concernant reste intact : c’est une extraterrestre. C’est bien, vous nous l’aviez déjà dit il y a quinze épisodes les gars, mais au moins, à l’époque, vous l’aviez fait interagir vraiment avec le casting, vous ne vous étiez pas contenté d’une conférence vidéo toute pourrie.

Bon, bref, comme prévu, tout est bien qui finit bien : l’équipe va récupérer Mon-El sur le vaisseau ennemi, avec une ruse qui consiste une fois de plus à faire en sorte que John prenne la place de Supergirl et que Winn soit le meilleur des héros. Sa relation avec Mon-El est d’ailleurs plutôt cool encore une fois, preuve qu’il n’y a vraiment qu’avec Supergirl que ça déraille. Pour régler la situation chaotique, Mon-El choisit logiquement de péter une vitre, ce qui pourrait tuer tout le monde normalement (et surtout Winn qui vient juste de le libérer, après avoir apparemment deviné qu’il était emprisonné dans tel endroit du vaisseau ! Pire que Stargate SG1 leur histoire).

Le papa de Mon-El révèle la gentillesse de son cœur et laisse son fils s’en aller, ce qui lui vaut de se faire planter un couteau dans ce même cœur par sa femme en cliffhanger. Je suis tellement heureux que Teri Hatcher joue cette méchante, je vous jure, je ne m’attendais pas à un tel rôle pour elle et je trouve que ça lui va à merveille. C’est juste parfait (et c’est un meilleur cliff que la présidente).

Voilà pour l’intrigue principale, légèrement éclipsée par moment avec une intrigue secondaire sur Alex et Maggie. Autant je déteste la relation Kara/Mon-El, autant la relation Maggie/Alex continue d’être traitée avec énormément de justesse.

Cette semaine, la série nous propose le grand classique de l’ex de retour en ville, ce qui pue à des kilomètres, surtout quand Maggie semble bien souriante de tomber sur elle. Alex tente de se montrer aussi compréhensive que possible, c’est-à-dire qu’elle est une fois de plus hyper invasive. Elle l’invite d’abord à dîner et Emily, c’est le nom de l’ex, leur pose un lapin magistral. Parfait, mais Alex étant Alex, elle retourne à la charge pour apprendre qu’en fait, c’est Maggie la méchante de l’histoire, c’est elle qui a trompé Emily après cinq ans de relation.

Damn ! Nous retrouvons donc Alex en train de boire chez elle, comme toujours. Toute cette alcoolémie ne l’empêche pourtant pas de fournir une magistrale psychoanalyse du personnage de Maggie qui ne fait plus confiance en personne, et surtout pas en ses proches. C’était une très belle scène qui nous rattrape toutes les conneries que fait Mon-El avec une vérité extrêmement bien mise en scène et assez douloureuse tant elle est criante de vérité.

Évidemment, ce n’est pas trop l’intérêt principal de l’épisode, alors tout ça est vite éclipsé par un appel de Kara, mais tout de même, c’était une chouette scène. En plus, pour une fois on a même droit à une conclusion, où Maggie se réconcilie avec Emily sous l’œil bienveillant d’Alex. C’est mignon.

Inutile de se leurrer, c’était malgré tout un autre épisode sur la relation Mon-El/Kara où Mon-El dit admirer Supergirl, mais fait tout pour la changer en permanence, et où Kara se dit grave fan de son mec. Mon dieu, quoi. Cela dit, si je critique beaucoup Mon-El, je dois souligner que Kara est loin d’être un ange également, parce qu’elle lui spoile sans problème Roméo & Juliet. Sérieusement, c’est un motif de rupture et je suis sûr que Winn serait d’accord avec moi quand on voit son sourire lorsqu’il apprend que Mon-El a enfin vu les Star Wars et qu’il va pouvoir en parler avec lui !

Beaucoup de défauts donc, mais quelques bons moments, une intrigue Maggie/Alex qui sauve l’épisode et une Teri Hatcher en grande forme que je suis impatient de retrouver, le plus vite possible j’espère.

18-2
Épisode 18  – Ace Reporter – 13/20 
It’s very creepy journalism.

Supergirl revient enfin après une longue absence… Et elle est aussi motivée que moi apparemment. Le truc, c’est que ma motivation est partie en cours de route, alors qu’elle, tous ses problèmes commençaient. L’épisode est loin d’être mauvais, mais le truc, c’est qu’après un mois de pause, j’aurais aimé revoir tous les personnages. Ce n’est pas le cas, le DEO est absent cette semaine, on ne sait pas trop pourquoi, du coup, nous n’avons qu’une seule scène avec John et Alex. Bon, et vous savez comment je suis fan du couple Alex/Maggie. Forcément, ça me pose problème cette absence.

Cependant, l’épisode n’avait pas trop de temps à leur accorder cette semaine car les scénaristes se sont soudainement souvenus de l’existence de James. Le gardien a ainsi sa propre sous-intrigue cette semaine, même si, une fois n’est pas coutume, celle-ci passe surtout par Winn.

Ce dernier est toujours en couple avec Lyra et cet épisode développe leur relation maintenant que le passé de méchante de celle-ci a été balayé. C’est plutôt bien fait, avec sa volonté d’aider le gardien qui cause quelques soucis quand elle s’en prend à un enfant qui a volé de l’alcool. Mouais.

Franchement, ce n’était pas une super intrigue. En plus, on nous dit que Supergirl n’a rien à faire et, effectivement, le Gardien se retrouve sur des affaires bien nazes. Si je suis 100% honnête sur cette intrigue, j’ai eu l’impression qu’on nous lançait un très mauvais spin-off dans cet épisode, sur le travial de ces trois-là. Franchement, je vois la possibilité de développer une toute nouvelle série autour d’eux, moins bien que Supergirl, mais intéressante quand même.

James ne servant plus à rien dans la série, Winn n’existant plus que pour Lyra (son amitié avec Kara a un peu disparu, son job à Catco a disparu et il a repris le taf du perso de Briana Venskus au DEO, elle peut toujours revenir) et Lyra n’étant pas spécialement importante dans l’univers de la série, je trouverais ça presque plus intéressant de les voir évoluer dans une série à part, comme Angel a pu le faire dans le Buffyverse.

Bref, cette intrigue était déconnectée du reste de la série à ce point, et je ne vois pas bien l’intérêt de nous former ce trio pour la suite. Pourtant, j’adore Winn, mais là franchement, ce n’est pas ça que j’adore dans le personnage.

Bon et donc du côté de Kara, on apprend qu’il n’y a pas de problème à National City cette semaine (bien sûr) et qu’elle occupe sa période sans emploi à faire la cuisine dans son appartement déjà trop grand pour qu’elle puisse en payer le loyer quand elle bossait. Par chance pour elle, Lena débarque et la traîne à une convention scientifique tenue par son ex copain.

Pardon ? Depuis quand Lena a une vie amoureuse ? C’est une Luthor, ça devrait être interdit… Cela dit, force est de constater qu’elle a la même alchimie avec son ex qu’avec Kara, alors c’est crédible quand même, même si cette semaine encore,ça y allait fort avec Kara.

Pas de chance, de manière tout à fait prévisible, son ex est parti en vrille avec Biomax, une nanotechnologie censée pouvoir guérir les humains de leurs blessures. En fait, ce n’est pas franchement le cas et toute l’intrigue de cette semaine sent bon le complot technologique et le journalisme maltraité. Au moins, Mon-El (un autre personnage qui ne sert pas à grand-chose cette semaine) reconnaît que c’est du « creepy journalism », ça me rassure. L’avantage de la faible présence de Mon-El, c’est que je n’ai pas trop de critique à lui faire. Il se comportait même normalement avec sa chérie, c’est dire !

Du côté méchant de la semaine, nous avons donc la nanotechnologie et un ex qui s’est fait doubler par son assistante. C’est plutôt bien écrit, faut bien le reconnaître, mais c’est franchement une intrigue à la semaine qui n’apporte rien à la série (hormis un développement supplémentaire dans la vie de merde de Lena). Et puis, faut m’expliquer comment de la nanotechnologie empêche la superforce de Kara de fonctionner aussi. Et pourquoi elle n’était pas en liaison avec le DEO sur cette affaire ? Habituellement, alien ou pas, ils sont là pour l’aider quoi.

En fait, c’est même plus dérangeant que ça. Toute l’intrigue Biomax sert d’excuse pour faire réembaucher Kara à Catco. Alors… non, en fait. C’était une excellente chose de l’avoir fait virer de ce boulot dont il ne savait plus quoi faire. Je ne vois pas l’intérêt de la refoutre une fois de plus à Catco, alors que ça ne fonctionnait pas. La série a beaucoup trop de choses sur le feu, c’était bien d’en avoir conclu une avant que ça ne finisse comme un plat de Kara.

Et pourtant, Kara vient s’excuser auprès de son patron. Je sais bien que je suis le premier à dire que j’en ai marre de la voir avoir toujours raison même quand elle a tort et que je devrais être heureux que les scénaristes lui fassent avoir tort… sauf que, précisément, dans cette intrigue, elle avait raison d’ouvrir son blog et son boss avait mal fait son job. Du coup, c’est totalement contre-productif de nous faire croire qu’elle avait tort, alors que non.

Ajoutez à tout ça que Lena a une robe rouge qui vous pète les yeux (qui est donc un red shirt*, je n’aime pas ça), puis un cliffhanger où la mère de Mon-El débarque pour collaborer avec elle et vous comprendrez que cet épisode me laisse un immense sentiment de « meh ».

C’est une reprise un peu ratée qui ne traite pas les intrigues en cours et sous-exploite une moitié du casting. J’en attends plus de Supergirl cette année car cette saison a introduit la masse de bons éléments. Le problème, c’est que cet épisode traitait tout ce qui n’allait pas sans réussir à le faire aller bien. Heureusement, il restait quelques bonnes répliques.

* un red shirt, c’est lorsqu’un personnage porte un vêtement rouge à l’écran et ça signifie souvent qu’il ne va pas tarder à de mourir. Et oui, c’est de mauvais augure depuis Star Trek, où l’équipage (souvent voué à mourir d’une manière ou d’une autre) portait toujours un haut rouge.

19Épisode 19 – Alex – 19/20
You’re a badass, Danvers.

Bon, après l’absence la semaine dernière de Floriana Lima, après l’unique scène de Chyler Leigh et avec un titre pareil, je dois bien avouer que j’avais un tas d’attentes vis-à-vis de cet épisode. Et vu la note, vous comprenez assez facilement qu’elles sont toutes atteintes.

J’ai adoré cet épisode qui se concentrait non pas sur la relation Alex/Maggie, mais sur celle entre Kara et Maggie. C’est une excellente idée, car il a toujours été que Superman ne s’entendait pas plus que ça avec les flics. Du coup, j’ai beaucoup aimé les prémices de cet épisode qui nous montrent un dîner de couples qui part en vrille avec une engueulade Maggie/Kara autour d’un cas où Supergirl a ruiné des heures de travail de Maggie.

Il y avait de bonnes trouvailles dans la dispute et surtout une phrase très juste de Maggie qui dit avoir problème avec Supergirl, pas Kara. Pour une fois qu’il est assez clair que Supergirl fait aussi de la merde par rapport au vrai monde dans lequel elle vit, c’est jouissif. C’est très exactement ce que je dis dans plusieurs critiques depuis le début de la saison. L’autre point positif de cette scène (et de cet épisode), c’est que Mon-El est moins dérangeant qu’avant maintenant qu’il est réduit au stade de petit-ami qui se la ferme. Ce n’est pas toujours pas une excellente écriture du personnage, mais c’est toujours mieux que ce qu’on nous servait avant, alors je prends.

De manière assez prévisible (à cause du titre, à cause de la mise en scène, parce qu’elle se retrouve entre les deux femmes de sa vie), Alex se fait enlever. Le lendemain, Maggie prévient Kara que quelque chose cloche et Kara reçoit aussitôt un appel avec rançon.

L’enquête n’est clairement pas le plus passionnant dans cet épisode, même si elle est plutôt bien amenée avec un retour en saison 1 et les débuts des pouvoirs de Kara. J’aime beaucoup l’idée du pote d’école qui devine par lui-même que Kara est Supergirl et fait en sorte de libérer son père. C’est on ne peut plus simple, comme ça il n’y a pas à perdre trop de temps dans la mise en place, et en même temps, ça monte les enjeux émotionnels assez vite.

Bon, je n’ai jamais senti Alex en danger dans cet épisode, même dans les derniers instants du compte à rebours. Je vois mal la série se séparer d’elle pour l’instant, surtout comme ça. C’est une série trop gentillette, trop ado, pour oser le faire. Du fond de sa cellule, Alex parvient même à rester clairement badass, comme le dit d’ailleurs Maggie quand elle arrive à lui parler en tête à tête. Badass, oui, mais pas super-héroïne non plus, donc elle est coincée pour de vrai, c’est une bonne chose. Ils ont trouvé un bon équilibre entre sa débrouillardise et son impuissance, donc c’était plutôt cool… Surtout que la pauvre passe son épisode à parler toute seule (et à jouer de ses mains face caméra dès qu’il est question de sentiments, y a des choses qui ne changent pas).

Cependant, j’espérais vraiment que Maggie serait celle qui trouverait la solution et l’épisode m’a un peu déçu de ce point de vue-là. Supergirl fait de la merde pendant tout le long de l’enquête, fonçant tête baissée comme toujours, mais c’est finalement elle qui réussit à raisonner le père de notre méchant du jour (lui-même un méchant probablement déjà vu en saison 1 ; je déteste cet acteur).

C’est dommage car, comme toujours, la série donne raison à son héroïne parfaite, alors qu’elle ne le mérite pas. La solution qu’elle trouve est tout à fait celle que Maggie voulait appliquer depuis le début et, même si Kara le précise à la fin, c’est dommage de nous montrer Maggie en prise à ses sentiments plutôt qu’ayant la tête froide. En même temps, c’est une inversion des rôles sympathiques qui permet de résoudre le conflit Maggie/Kara.

Je trouve cette relation entre les belle-sœurs très savoureuses. Du côté du ship, Maggie et Alex finissent l’épisode sur un « je t’aime » respectif, forcément. Il était bien amené, prévisible mais parfaitement joué, rien à redire là-dessus. J’ai aussi aimé avoir un aperçu de la relation amicale Alex/Winn, même si j’aurais aimé une scène de plus entre eux, et puis une où il est avec Maggie tant qu’à faire. Ce n’est bien sûr pas le cas puisque nous avons eu beaucoup de Winn la semaine dernière.

À ce propos, James est une fois de plus absent de cet épisode, de même que Lyra, et j’en ai juste rien à faire. Ces critiques sont totalement subjectives puisque je me plaignais des absences d’une partie du casting la semaine dernière, mais j’ignore totalement celles de cette semaine. C’est comme ça.

Enfin, une sous-intrigue un peu rushée cette semaine voit Lena parler avec Rhea, la mère de Mon-El. Alors, il faut bien reconnaître que c’est très bien amené au début, avec un dîner où les deux deviennent amies mais où une gaffe permet à Lena de comprendre à qui elle a affaire. Elle rejette donc la proposition qui est de construire un portail sur Terre, portail qui, clairement, ne nous amènera que de la merde.

Perdue, Lena appelle finalement Kara à la rescousse et, en toute logique vu tout ce qu’il se passe, Kara la rejette. Du coup, et c’est là que c’est trop rushé pour être bien écrit, Lena décide de faire confiance à l’extra-terrestre et de construire le portail… Mais pas sans appeler Kara quand Rhea est encore dans son bureau.

Euh, ça pouvait difficilement être plus mal écrit comme scène, avec une situation parfaitement improbable qui ne sert qu’à amener un cliffhanger. Bref, on s’approche de la fin de saison, mais il y a encore tellement de pièces sur l’échiquier, je ne sais pas comment ils vont réussir à tout aborder en trois épisodes !

Sinon, je serais curieux de savoir le titre du Ted Talk de Lena Luthor, quand même.

20.pngÉpisode 20 – City of Lost Children – 16/20
Would a hero kill his own mother?

Bon, après l’épisode de la semaine dernière, j’en attendais encore un peu trop de la série cette semaine. Sans être exceptionnel, c’était pourtant un bon divertissement malgré tout. Cet épisode commence de nouveau sur une agression et le Guardian qui fait son job sous la pluie. C’est une bonne indication pour le reste de l’épisode qui se concentre sur James et sa petite crise d’adolescent au beau milieu de sa trentaine. Et oui, il se tape une crise identitaire car le monde adore Superman, Supergirl mais pas le Guardian. Tu m’étonnes en même temps.

Cet épisode suit beaucoup James, mais pour une fois, c’est intéressant. Enfin un peu plus que lors de ses autres épisodes, quoi. Il mène l’enquête tout seul, avec le désir de prouver qu’il vaut quelque chose. L’enquête ? Et oui, cette semaine, il est témoin d’une attaque d’extra-terrestre. Il réussit à retrouver le fils de cette terroriste et l’emmène au DEO.

Il s’y sent de nouveau inutile puisque John lui fait sentir qu’il ne sert à rien. Pourtant, Marcus, le fils, n’est pas de cet avis. En effet, il a établi une connexion avec lui et John décide de le laisser à la garde de James. De cette manière, le petit commence à parler, avant de péter le même câble que sa mère au beau milieu de Cat Co qui en prend un sacré coup. C’est rigolo comme intrigue, surtout lorsque l’on voit Kara se changer en Supergirl au beau milieu de la rédaction… Crédible, crédible.

Grâce à cela, Supergirl et James comprennent que les extra-terrestres ne contrôlent pas leurs pouvoirs. Ils ramènent Marcus au DEO, un peu impuissant. Tout cela était très bien mené. Je n’aime pas le personnage de James, donc sa crise identitaire m’a plus fait lever les yeux au ciel/rire qu’autre chose, mais ça fonctionne très bien dans cet épisode.

En parallèle de cette intrigue pluvieuse, Kara et Lena déjeunent ensemble au soleil. Lena y parle de Rhea sans que Kara ne puisse savoir qu’il s’agit d’elle. Un peu plus tard, Lena dîne avec Rhea (oui, elle passe le début d’épisode à bouffer) qui semble presque la draguer tant elle en fait trop pour jouer de son affection. Cette intrigue est un peu trop précipitée sur la fin de saison, mais on sent que les scénaristes font en sorte de créer une mère de substitution pour Lena. Du coup, il est peu probable qu’on revoit la mère Luthor cette année alors qu’elle paraissait longtemps être le « big bad » de cette saison.

Le monde étant bien fait (ou alors, les scénaristes étant malins), Mon-El passe par là quand sa mère sort du restaurant et il l’aperçoit. Cela nous fait croire un temps qu’il va remonter sa piste à temps, mais après avoir demandé de l’aide à Winn, il comprend que sa mère est définitivement partie. Oh, quel naïf !

Pendant ce temps, Rhea et Lena construisent une porte des étoiles (désolé, mais ils auraient pu essayer de lui trouver au moins une autre forme, là c’est vraiment pompé sur Stargate). Avec les infos qu’elle a eu de la part de Lena en début d’épisode, Kara comprend que le travail de Miss Luthor est ce qui provoque les pétages de câble de Marcus et sa mère. En effet, c’est à chaque fois que Lena et Rhea tentent l’ouverture de leur porte des étoiles que les aliens pètent un câble. C’est un moyen simple de relier les deux intrigues, mais c’est très efficace au niveau des enjeux.

Rhea se révèle à Supergirl et au reste du DEO comme la grande méchante qui planifie tout. Une fois de plus, l’intrigue tourne autour du choix de Mon-El, mais c’est quand même plutôt bien construit et prend une portée universelle sur l’ensemble de la séire.

Winn, qui a un beau rôle également cette semaine, trouve un moyen de stopper les crises de Marcus et sa mère. Ils partent donc avec James à la recherche de la mère de Marcus, histoire de la calmer en cas de nouvelle crise. Pour en rajouter une couche, on découvre alors qu’ils sont une dizaine d’extra-terrestres et que la machine de Winn n’est pas suffisante. Paf, c’est l’occasion rêvée pour que James joue au héros et résolve sa crise identitaire en sauvant Marcus, qui a son tour sauve sa mère et le reste des aliens. Tout ceci était une fausse piste qui permettait de nous éloigner du cœur du problème de cet épisode…

… À savoir, Rhea, qui réussit à ouvrir sa porte des étoiles sans que Lena, qui commençait à se douter de l’anguille sous roche, ne puisse faire quoique ce soit. En quelques minutes, elle met KO John, occupe Supergirl avec le portail et réussit à convaincre son fils de ne pas le tuer. Quel boulet ce Mon-El. En même temps, la tuer n’aurait pas changer grand-chose au cliffhanger… mais il aurait été roi, donc ça aurait pu être une invasion pacifique.

Ah oui, parce que le plan ultime de Rhea, c’est d’envahir la Terre, comme prévu. Bon, au moins, ils craignent les balles, nous ne sommes pas entièrement perdus, amis terriens. L’invasion se fait sans trop de problème, avec une centaine de vaisseaux prenant place au-dessus de National City. Bien, je pense qu’on peut dire que la fin de saison est à présent lancée !

J’aime bien cette intrigue qui devrait remuer vraiment beaucoup de choses la semaine prochaine, mais il y a encore tellement de sous-histoires à régler que je ne sais pas comment ils vont réussir à tout mener de front. Il est probable qu’une bonne partie des intrigues soient oubliées et gardées de côté pour la saison 3. Nous verrons bien, mais j’espère qu’ils ne feront pas ça avec Maggie, parce qu’elle a un peu manqué cette semaine (même si c’est vrai que ça aurait été compliqué de lui trouver quelque chose à faire, je reconnais).

21.pngÉpisode 21 – Resist – 20/20
I’m so glad that when things looked their worst people thought to run straight to a bar

On entame cette semaine la fin de saison en deux parties, mais nous n’aurons qu’un épisode aujourd’hui et le suivant dans sept jours. C’est frustrant, mais en même temps, comme il est génialissime (vous avez vu cette note ?!), difficile d’en vouloir à la CW de se garder les audiences sur deux semaines.

Kara ne s’est pas occupée de sauver Lena la semaine dernière, et c’était une erreur car Rhea l’a récupérée avec elle pour lui montrer que le monde ne vaut pas la peine d’être sauvé et qu’elle ferait mieux d’épouser Mon-El.

La série se lance dans une invasion et ce n’est pas facile à jouer, la série ayant de fortes allures de Power Rangers par moment. La première scène est dingue côté actions et effets spéciaux, Alex et Maggie étant de loin les plus badass même si elles sont séparées. Alex effectue son petit saut dans les airs pour fuir le DEO envahi et Supergirl la sauve de justesse, se barrant sans aider Winn. Vraiment ?

Celui-ci s’en sort sans problème et, sans surprise, tout le monde se retrouve au bar, bien en vie pour l’instant. C’est un excellent choix, même s’il est peu probable que ce bar ne soit pas envahi ou sécurisé par son propriétaire, quel qu’il soit. Maman Luthor débarque à son tour dans le bar, pour se vanter d’avoir eu raison depuis le départ et leur proposer de l’aide, principalement pour sauver Lena.

Alex, puis Kara, refusent cette aide, notamment parce que leur père est toujours aux abonnés absents. Pas le temps de souffler, la série s’embarque aussitôt sur une autre storyline ouverte et jamais terminée, celle de la présidente. Celle-ci fonce sur la menace, donnant aux scénaristes l’occasion de réaffirmer leur pensée anti-Trump. La présidente communique avec Rhea et est interrompue par… Cat Grant ! Oh je suis tellement heureux. Le retour de celle-ci n’a aucune once de crédibilité (parce que franchement, je vois mal comment elle peut avoir le niveau d’entrer dans l’Air Force One) mais il est brillantissime, avec tout ce qu’il faut de féminisme et de répliques géniales à mourir de rire.

Finalement, tout est assez vite expliquée : Cat est une des grandes amies de fac de la présidente. Pourquoi pas, après tout… Supergirl découvre lors d’un sauvetage express que la présidente est une extra-terrestre. Du coup, je trouve que la révélation aurait été surprenante dans cet épisode que bien plus tôt, mais bon.

Arrivées au bar, Cat et Olivia (la présidente) déchirent toujours autant. Bon, le problème, c’est que l’extraterrestre ordonne à Alex, nouvelle directrice du DEO pendant que John est dans le coma, de détruire le vaisseau.

Le problème, c’est qu’à bord de celui-ci se trouve Mon-El, le copain de Supergirl, et Lena, sa meilleure amie. Ces deux-là ne sont d’ailleurs pas au meilleur de leur forme, forcés de se marier par Rhea qui est déjà en train de concevoir leur héritier (les joies d’être extra-terrestre). Cela permet à Lena de porter à nouveau une robe rouge, ce qui est toujours aussi immonde.

Sur les conseils de Cat, Supergirl comprend qu’il faut finalement travailler avec Lilian, ce qui permet aussi de faire travailler le sosie de John… et donc l’acteur, même si le personnage est toujours dans son coma. Comme je n’aime pas John, ça ne m’a pas dérangé plus que ça, surtout que l’épisode fonctionne. Finalement, toutes les intrigues laissées en plan réussissent plutôt bien à se rejoindre (il reste quelques personnages en l’air). Parmi les abonnés absents, il faut souligner aussi que pendant tout ce temps, le Guardian et Maggie font équipe dans les rues de National City, hors écran. Quant à la copine de Winn, elle n’est même pas mentionnée, ce qui n’est pas une grosse perte.

Le plan est assez cool : Alex prépare la destruction du vaisseau, avec Maggie, pendant que Supergirl et ses nouveaux alliés envahissent le vaisseau pour sauver Lena et Mon-El. Le plan de sauvetage ne peut fonctionner que si Cat réussi à faire diversion. Toujours aussi drôle, elle parvient à reporter le mariage de Lena et Mon-El en un discours de résistance parfaitement maîtrisé. Puis-je souligner que j’ai adoré une fois de plus Winn dans cet épisode également ? Il avait d’excellentes répliques et interactions, surtout avec Alex et Cat où lorsqu’il était question de James et « Kiera ».

Le plan de sauvetage est facilité par Lena et Mon-El qui font équipe pour résister à leur tour, grâce au beau discours de Cat. Bien sûr, il est aussi compliqué par Lilian qui abandonne derrière elle Mon-El et Supergirl. Lena pète alors un câble assez justifié contre sa mère.

Bien sûr, Winn a géré une fois de plus et laissé une télécommande de secours à Kara. Alors qu’Alex prépare le canon capable de détruire le vaisseau, Kara décide malgré tout de rester à bord pour tenter de convaincre Rhea de se rendre. Euh hein ? Putain, la morale à deux balles des héros DC sérieux, faut arrêter à un moment.

À Cat’Co, Cat, qui a annoncé son retour, me paraît plus que jamais en danger. L’actrice n’a pas quitté la série par plaisir mais parce qu’elle ne voulait pas déménager et je ne pense pas que la saison 3 change grand-chose à cela. La tuer permet donc de trouver une victime (nécessaire pour l’histoire à ce stade de la saison et de la série) que les fans vont pleurer, sans perturber franchement l’équilibre de la série. Par chance, le Guardian arrive pour la sauver juste à temps. Les scénaristes en profitent pour une dernière bonne blague dans cet épisode, puisque Cat reconnaît James grâce à ses yeux, alors qu’elle est toujours incapable de reconnaître Supergirl…

Alex se retrouve forcée de tirer alors qu’elle sait sa sœur à l’intérieur du vaisseau. Elle hésite une demi-seconde de trop et le canon, qui était la solution miracle, est détruit. À bord du vaisseau, Rhea affirme une nouvelle fois à Kara sa supériorité, juste avant que Supergirl ne se fasse attaquer par… Superman. Wow, ça c’est du cliffhanger, je n’avais rien lu du casting (même si j’avais su pour le retour de Calistha Flockhart, malheureusement), donc la surprise était totale.

Il y avait quelques scènes un peu plus longues, comme par exemple ce long discours de Cat pour redonner confiance à Supergirl, mais c’était un excellent épisode, malgré quelques répétitions de personnages tombant dans le vide et sauvés in extremis. En plus, revoir Cat Grant dans la série montre bien à quel point le personnage manquait à cette saison, tout son humour et ses conseils fonctionnent toujours autant et je suis fan, tout simplement fan.

Il faut aussi parler, d’ailleurs, de ces effets spéciaux qui sont vraiment bien meilleurs que lors de la saison 1. Je me souviens m’être fait la réflexion dès le premier épisode de la saison, mais ça ne fait que s’améliorer avec le temps, comme la qualité d’écriture de la série.

Franchement, cet épisode était tout simplement parfait, démontrant tout ce que la série sait faire de mieux et ralliant tout ce qui était laissé en plan depuis des épisodes et des épisodes pour en proposer un très solide et réussi. Franchement, ça mériterait presque d’être le dernier de la saison : les cliffhangers sont efficaces et donnent envie de revenir. Seulement, la série est plutôt du genre à boucler les arcs commencés et proposer seulement des pistes pour la saison suivante. Il faudra donc revenir la semaine prochaine pour voir ce que nous réservent les scénaristes, mais cette saison a déjà tout bon de toute façon.

Capture d'écran 2017-05-23 13.21.16.pngÉpisode 22 – Nevertheless, She Persisted – 19/20
Do you think Supergirl is ready for this?

Toujours pas de « When I was a child » dans cet épisode, mais un bon gros résumé de la saison qui nous ramène carrément Mgann. J’ai aussitôt compris qu’ils allaient vraiment relier toutes les intrigues de la saison, c’est fou. Il sera dur de proposer quelque chose d’aussi bon l’an prochain.

 Pourtant, je n’y mets que 19, parce que l’écriture du scénario cette semaine était un peu en-dessous, avec moins de répliques percutantes (mais moins de Cat aussi) et des moments un peu téléphonés, mais je vais y revenir. En revanche, grosse, grosse qualité des effets spéciaux. Je ne sais pas où ils ont trouvé le budget, mais l’invasion est parfaitement réussie visuellement.

Superman attaque donc Supergirl et, sans grande surprise, cela est dû à de la Kryptonite, argentée cette fois. J’ai toujours du mal avec la manière dont la Kryptonite explique toujours tout dans l’univers de Superman, mais la série n’en a jamais trop abusé en deux ans, alors ça passe. Cela passe d’autant mieux que le combat entre Superman et Supergirl est certes super long, mais aussi super bien foutu. Franchement.

Je dois avouer que j’ai senti une petite pointe de stress quand Alex et Maggie découvrent le combat et restent plantées là, à l’arrière-plan, mais autrement le combat était parfaitement jouissif, digne d’un jeu vidéo, en mieux peut-être. C’est une jolie manière de commencer le final et c’est surtout nécessaire pour nous expliquer que Supergirl est plus forte que Superman.

En effet, sans ça, leur délire Dakkam Ur serait moins bien passé. Dans la forteresse de solitude, les kryptoniens (et Alex qui ne doit rien comprendre à ce qu’elle « lit ») découvrent en effet un moyen de stopper Rhea : un combat entre deux champions pour régler le sort du conflit. Cela faisait fort longtemps que je n’avais pas eu droit à une intrigue comme ça dans une série de la CW dis donc (et un an depuis que j’y avais eu droit avec Brenda Strong, d’ailleurs). Cependant, ça se développe bien différemment que dans The 100 ici, heureusement.

Cependant, Supergirl ne se contente pas de ce plan : elle possède aussi un plan B, apporté sur un plateau d’argent par Lilian et Lena. Cette dernière culpabilisait en début d’épisode et s’est laissée manipuler par sa mère pour modifier une invention de Lex chargée de tuer tous les Kryptoniens. Cette fois, il est question de tuer tous ceux venant de Daxam, y compris Mon-El.

Bien sûr, Supergirl fait tout pour éviter ça, avec un joli combat (encore !) contre Rhea. Teri Hatcher se démène et prend bien du plaisir dans le rôle de Rhea, ça se sent (malgré une doublure parfois un peu trop visible) dans son jeu d’actrice et c’est tant mieux. Bien sûr, Rhea étant ce qu’elle est, elle piège Supergirl et organise la destruction de la ville pendant ce combat, avant d’avouer que l’issue du combat ne changera rien.

Supergirl est donc obligée d’utiliser l’arme qui tuera Mon-El, mais se débarrasse ainsi de Rhea qui meure et se décompose sous ses yeux comme des vaisseaux ennemis qui se barrent (un tout petit trop vite pour être crédibles). Les adieux avec Mon-El sont bien tristes bien qu’anticipés tout au long de l’épisode (déjà, la scène du rêve de Kara n’annonçait rien de bon). N’ayant jamais aimé cette relation, je ne peux pas dire que je suis particulièrement triste de cette rupture forcée, même si les scènes de conséquences qui suivent sont magnifiquement interprétés.

Mon-El finit donc dans un portail, mais je ne suis pas sûr qu’on entende pas parler de lui en saison 3 pour autant…

Le reste du casting peine un peu à trouver sa place cette semaine au milieu de ces aventures de superhéros. Winn tire son épingle du jeu en étant ce génialissime Winn de toujours : il est heureux de retrouver Superman et J’onn, heureux d’aider Lena, heureux de vivre, en fait, au beau milieu de la destruction de sa ville. Il apporte une bonne touche d’humour, nécessaire à l’épisode.

Alex est mise en avant également comme le cerveau derrière toute la série, à deux reprises : dans sa relation avec J’onn et dans celle avec Supergirl. Concernant celle avec J’onn, on la voit très inquiète pour lui, mais même une fois qu’il est réveillé, c’est encore à elle de prendre la direction du DEO. Maggie lui sert alors de faire-valoir, dans une scène qui paraissait bien téléphonée tellement elle n’était pas crédible (ce « don’t worry I have your back » était charmant de sa part, mais faisait vraiment forcé dans le scénario histoire de lui donner un rôle). J’espère qu’ils trouveront un peu plus de consistance pour le personnage de Maggie l’an prochain, il y a de quoi faire quand même, vu son boulot et son passé !

Dans sa relation avec Supergirl, Alex paraît plus au centre de l’attention que jamais quand Kara comprend que Mon-El est condamné. Son premier réflexe est de se tourner vers sa sœur pour lui demander de l’aide. SuperAlex ne peut rien faire de plus, mais son dialogue avec Kara est assez révélateur de la dynamique entre les sœurs et pour la série. Alex sera toujours la grande sœur ayant les réponses, celle sur qui Kara s’appuie, mais aussi celle sur qui J’onn s’appuie, et Winn, et James, et le reste du monde. Bref, cet épisode nous le montrait mieux encore que le 19 pourtant centrée sur elle, et c’est tant mieux.

Lena et Lilian ont donc leur moment de gloire en modifiant la machine de Lex avec l’aide de Winn. Bien sûr, Lilian nous rappelle qu’elle est méchante malgré tout, mais c’est Lena qui la stoppe avec une ruse bien jouée. Autrement dit, Lena est encore une fois présentée comme LA gentille de la famille Luthor. J’ai de moins en moins envie que ça change, maintenant qu’elles sont meilleures amies avec Kara. J’aurais d’ailleurs aimé une scène où on les voit ensemble pour parler du départ de Mon-El.

Seulement, c’est à Cat que revient ce rôle et force est de constater que les scénaristes n’ont pas perdu la main. Le personnage de Cat est encore une fois celui qui a les meilleures répliques et apporte beaucoup d’humour à la série, que ce soit dans sa drague de Clark Kent, son non visionnage de Star Wars qui choque même Kara ou ses références méta à Rob Lowe avec qui elle aurait pu se marier (c’est un énorme clin d’œil à Brothers & Sisters). Elle ne sert pas à grand-chose durant tout cet épisode, jusqu’à ce qu’elle console Kara de la meilleure des manières… et termine par un « Go get ‘em Supergirl » que Kara n’entend pas mais qui signifie qu’elle sait pour son identité secrète. ALLELUIA.

Il faut que je le mentionne, mais James n’a servi absolument à rien dans cet épisode, comme dans la moitié de la saison. Je m’attendais vraiment à ce qu’il meure, mais les scénaristes n’ont pas osé. Il faudra voir par la suite.

Bon, il me reste à parler de J’onn et M’gann ! Je ne les aime toujours pas particulièrement, mais leurs scènes sont mignonnes et suggèrent que le lien télépathique entre eux est vraiment plus fort que la distance. M’gann est en pleine campagne politique sur Mars en compagnie des White Martians gentils qui regrettent ce qu’ils ont fait au peuple de J’onn. C’est un peu gros, mais ça permet d’apporter un peu de renfort dans les rues de National City qui en a plus que besoin.

En effet, pendant que Rhea et Supergirl se battent, la ville est quasiment détruite, alors tous les superhéros du coin la protègent : J’onn voit ainsi le retour de M’gann le sauver in extremis après avoir conseillé à la population de se mettre à l’abri (la ville étant en plein siège, ça paraît compliqué), Mon-El se bat pour une planète qui va devoir le chasser et Superman se rend utile comme il peut. Avant cela, il avait réconforté Kara, dont les états d’âme me sont tellement passés au-dessus que je me suis contenté de remarquer pour la première fois que ses bottes paraissaient inconfortables ou qu’elle avait développé toute une technique pour s’asseoir malgré la cape. Ouais, j’en suis là. C’est dire à quel point l’écriture a moins maintenu mon attention que la semaine dernière.

Superman permet aussi d’entamer le bal des conclusions de la saison, lorsqu’il affirme à Supergirl qu’il est plus fort qu’elle. La boucle est ainsi bouclée avec les premiers épisodes de la saison où c’est lui qui la sauvait et où il paraissait plus fort qu’elle. Cette fois, Supergirl est plus forte que Superman, que ce soit sur le plan physique (le combat du début d’épisode) ou moral (parce qu’elle sacrifie Mon-El quand il n’aurait pas pu sacrifier Loïs). Simple, mais efficace, cela affirme bien la supériorité de Supergirl.

Comme toujours, et je ne dois vraiment pas être objectif, je trouve que c’est pourtant Alex qui apporte le meilleur soutien à Kara en lui rappelant le courage qu’elle lui a apporté quand elle s’était prise un vent de Maggie dans l’épisode 6. Alex se dit fière de sa sœur et ça marche particulièrement.

Supergirl s’envole alors et Alex… demande Maggie en mariage. Bien. Ce n’est pas du tout précipité et irrationnel comme décision. Un bon baiser aurait suffi à conclure leur intrigue, sérieusement. Là, on a la non-réponse de Maggie (un sourire) comme cliffhanger, mais franchement, j’ai trouvé ça dommage. Si c’est un « oui », c’est beaucoup trop rapide pour être crédible, si c’est un « non », ça va créer du drama inutilement entre elles. On verra bien.

J’onn reste un peu M’gann, Winn est supposément avec Lyra (qu’on ne voit pas, mais est-ce vraiment une grosse perte ?) et Supergirl déprime que tous ses amis soient en couple. Coucou James.

Enfin, Lilian parvient à tirer la couverture médiatique sur elle et se présente comme l’héroïne ayant sauvé la planète avec sa machine et la série se conclut sur un putain de cliffhanger voyant un nouveau bébé kryptonien, tout de noir vêtu, s’envoler 30 ans plus tôt vers la Terre, où il doit grandir pour mieux y régner. Oups. On verra l’an prochain.

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EN BREF – J’ai l’impression d’avoir déjà rédigé ce bilan 150 fois au cours de l’année, mais cette saison 2 de Supergirl aura su me surprendre positivement à bien des égards. La série est passée de divertissement médiocre à excellent divertissement, au moins pour moi. Mieux que ça, elle est un vrai cas d’école désormais, prouvant, s’il le fallait encore, l’influence que peut avoir une chaîne de diffusion sur la qualité globale d’une série et ses intrigues.

Dès le premier épisode, un véritable vent de changement soufflait sur cette saison : l’arrivée de Superman après un an de messages ridicules, les nouveaux locaux pour le DEO, l’amélioration flagrante des effets spéciaux… et puis, Mon-El, et puis le coming-out d’Alex, et puis 150 intrigues lancées en même temps, au point de se perdre un peu (le père d’Alex ou la présidente ont quand même été introduits très tôt, puis oubliés). Le départ de Cat Grant, qui aurait pu (et dû !) couler la série quand on sait son importance en saison 1, a su être géré par l’arrivée de nouveaux personnages (Lena !). Oh, il y a bien quelques défauts (James, l’intrigue à CatCo) et épisodes un peu en-dessous, c’est sûr, mais de manière globale, Supergirl est devenue une bonne série, qui a su se réinventer autour de ses défauts pour proposer, toujours dans le même univers, quelque chose de bien plus attractif que sa saison 1 qui n’osait (ne pouvait ?) pas aller dans des directions pourtant évidentes.

L’arrivée sur la CW a multiplié les ships réussis et les intrigues secondaires, parfois en en faisant un peu trop, mais le plus souvent avec beaucoup de justesse. Cette saison 2 a su me faire changer totalement d’avis sur la série, au point d’éclipser totalement la saison 1 (et certains de ses personnages disparus en cours de route, hum) et de devenir l’une des séries que j’attendais le plus impatiemment ! Et ça, je ne l’avais pas vu venir.

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