Teachers (S02)

Spoilers

Ci-dessous, retrouvez mon article sur l’excellente saison 2 de Teachers.

Avis : J’ai attribué la note de 18,5/20 à la première saison de Teachers, je pense que ça ne surprend donc personne que je sois là pour la reprise et si vous êtes là par hasard sans n’avoir jamais vu un seul épisode… Foncez la regarder !

J’ai l’impression que la première saison était il y a une éternité et je ne me souviens que peu de choses, si ce n’est « Do the maths people » et de bons gros délires loufoques. Malgré cela, je suis plus qu’impatient de retrouver l’école et ces personnages de profs totalement cinglées qui donne envie de retourner en classe (et ça tombe bien, je veux être prof – pour des élèves plus vieux, certes).

Je n’attends pas grand-chose de cette seconde saison, si ce n’est un fou rire minimum par épisode. Non, je n’abuse pas du tout, ce n’est pas grand-chose, si ?

Note moyenne de la saison : 17,5

capture-decran-2017-01-18-19-22-40Épisode 1 – First Day Back – 18/20
Do you ever feel like an old Tupperware whose lid is lost and doesn’t get filled with leftovers anymore?

Je crois que je surnote légèrement cet épisode parce que c’est un épisode de retour, mais tant pis, je le fais de bon cœur. Comme prévu, j’ai adoré retrouver chacune des profs et leur directeur. L’épisode était tout bonnement excellent.

La structure classique d’intrigue A et B est abandonnée au profit d’une exposition des nouvelles situations de chacun pour cette nouvelle année scolaire. C’est tant mieux, cela permet de retrouver tout le monde (à l’exception des élèves évidemment) à parts égales.

Miss Snap se voit confier la Hell Class et son monde s’en voit chambouler. Il va falloir travailler et gagner en autorité, une intrigue marrante et très bien menée d’un bout à l’autre de l’épisode, même si c’était un peu prévisible. Cela promet de grandes choses pour la suite.

Mary-Louise est probablement celle qui a le moins d’intrigue, car rien ne change pour elle. Elle est donc drôle malgré elle, et c’est tant mieux.

Pendant ce temps, Caroline découvre que son prince charmant le plus parfait n’est autre que le proviseur. Et ça fonctionne très bien de nous mettre ces deux névrotiques ensemble, c’est totalement « out of box » comme la série sait si bien le faire et la conclusion est épique.

Mrs Feldman oublie que c’est la rentrée et passe sa journée sur la route, prétendant au besoin avoir une diarrhée alors même qu’elle donne cours en FaceTime.

Mrs Cannon se retrouve à enseigner les arts sans budget (dure réalité) ni salle fixe et Deb est délocalisée en dehors des bâtiments dans une roulotte.

Enfin voilà quoi, c’était un retour réussi, et je l’ai su dès cette première scène chantée qui n’inspirait que du bon et qui m’a aussitôt mis le smile. VITE, la suite !

02.pngÉpisode 2 – Stranger Danger – 17/20
Remember : PERVERTS ARE EVERYWHERE

On s’éloigne des préoccupations de l’épisode 1 et je ne sais pas si c’est dommage de ne pas suivre un fil rouge Hell Class/Trailer Class ou si c’est au contraire une excellente chose fidèle à l’ADN de la série.

Cette semaine, l’intrigue de base est donc qu’un inconnu s’infiltre dans l’école pour boire le café gratuit de la salle des profs. De cette idée déjà bien délirante en elle-même découle tout un tas de blagues qui fonctionnent plutôt pas mal : Deb apprend à ses élèves comment reconnaître les pervers et en fait trop comme d’hab (elles le font toutes, mais elle, quand même), Mary-Louise & Miss Snap décident de monter un groupe de défense pour les femmes (la partie un peu décevante de l’épisode en elle-même, mais avec d’excellentes répliques, Mrs Cannon et looks pour sauver le tout), et Caroline trouve l’amour grâce à un mannequin qu’elle nomme et trimballe partout avec elle – jusqu’à ce qu’il la trahisse avec Mrs Feldman.

Enfin, le proviseur embauche un vigile et part en mode commando tout seul dans son délire, ce qui fait qu’il passe pour un pervers. L’épisode avait un bon rythme, trois sous-intrigues (donc une de plus que d’habitude) et j’ai encore passé un beaucoup trop bon moment devant la série, qui m’a bien fait rire… et du coup, je mangeais devant, c’était n’importe quoi, autant vous le dire !

03.pngÉpisode 3 – School Sweet School – 19/20
I’m gonna read that… again.

Bon, la série gagne à être vu en binge-watching, je crois, j’ai toujours un peu de mal à re-rentrer dans les épisodes chaque semaine, et comme ils sont assez courts, perdre 30 secondes, c’est vraiment dur. Oui, c’était totalement de l’ironie !

Cette semaine ne déroge pas à la règle de cette seconde saison, avec une multitude d’intrigues permettant d’exploiter un peu tout le monde. Deb ramène son mari à l’école quand son mari (Damien, donc) fait livrer la maison à l’école. Celui-ci va alors avoir une influence positive sur l’ensemble des profs à l’exception de sa femme. C’est donc un épisode qui parvient à réunir tous les personnages autour des problèmes de couple de Deb, et ça fonctionne à merveille.

Mrs Cannon vit un vrai échec avec sa classe d’art et décide donc de créer sa propre ligne de boucles d’oreilles, qui sont absolument horribles. Ses collègues n’osent pas lui avouer la vérité et se retrouvent forcées de les acheter, ce qui permet de bons gags vu que tout vient évidemment des poubelles, dans lesquels on retrouve tout ce que Mary-Louise se voit forcer de jeter.

Le problème de Mary-Louise, cette semaine, c’est qu’un de ses élèves aime se mettre des objets ronds autour du pénis, ce qui est de loin l’intrigue la plus drôle de l’épisode en ce qui me concerne. La toute fin de l’épisode est notamment géniale, avec Miss Snap qui ferait mieux de vérifier ce qu’elle met dans la bouche… Mon dieu, quoi.

Et si j’ai une intrigue la plus drôle, j’en ai également une la plus évocatrice pour moi, celle de Mrs Feldman. La pauvre n’a pas préparé son cours, comme d’habitude, et se retrouve à improviser face à des élèves qui, eux, ont lu le livre qu’ils devaient lire. Et quand on est prof, il arrive toujours un moment où on est censé savoir un truc qu’on ne sait plus, et il n’est pas toujours évident de reconnaître sa limite, alors j’ai adoré la voir se lancer dans des questions hyper larges.

Drôle et efficace, ce nouvel épisode permet toujours quelques fous rire. Si seulement la série pouvait être plus connue, car elle le mérite vraiment !

04.pngÉpisode 4 – Held Back – 18/20
Oh my God, I don’t even need therapy, I just fixed myself.

C’est le retour de Hot Dad ! Mary-Louise part en vrille totale à sa vue, comme toujours, et cherche à savoir dans quelle classe son fils sera lorsqu’il redoublera. C’est plutôt drôle à voir, puisqu’elle s’associe avec Deb pour trouver la réponse (Deb qui, elle, pète un câble sans café). Pas de chance, Hot Dad lui préfère Caroline, du coup elle se lance dans une opération passive-agressive génialissime avec un bon détournement des films d’horreur.

Cela permet de découvrir que Caroline continue de voir le directeur (le chien de Miss Snap en dit long sur leur relation !) et de conclure sur un rapprochement entre Hot Dad et Mary-Louise… ruinée par le directeur.

Miss Snap s’est donc achetée un chien qu’elle a appelé Ryan Gosling. Évidemment. Cela la force à aller voir la psy de l’école quand le directeur décide de mettre un peu d’ordre dans l’école. C’est de loin l’intrigue la plus drôle de l’épisode, et c’est pourtant considéré comme une sous-intrigue vu le titre, tout est dit sur la qualité de l’épisode.

Cela fonctionne un peu moins avec Miss Feldman qui est forcée par le directeur de suivre le programme. Elle part alors en plein délire toute seule, imaginant Miss Cannon l’aider à résoudre un problème.

Sans ça pour casser le rythme, j’aurais passé l’épisode à rire franchement, cette saison 2 est géniale.

05.pngÉpisode 5 – Snap Judgement – 17/20
And then my boring week was blessed with the most magnificent trainwreck of all

Miss Snap se lance en politique pour représenter les profs et elle fait des promesses faciles à tout le monde. Mary-Louise se lance dans une opération de conversion des profs qui est marrante et toutes ses collègues habituelles lui viennent en aide. L’intrigue occupe tout l’épisode sans B-story, et c’est une excellente chose car cela fonctionne merveilleusement bien.

Il est dur de ne pas penser à l’élection américaine, mais c’est marrant et le message est sacrément fort. Ryan Hansen est l’acteur parfait pour incarner le macho misogyne cliché et il le fait avec beaucoup d’humour.

L’épisode gère à merveille les doubles standards, les clichés et la victoire de Miss Snap aussitôt flinguée par un connard sexiste qui lui dit comment se comporter. Il va même jusqu’à oser la parodie de Game of thrones, dans une scène peut-être un brin trop décalée et loufoque, mais parfaitement réussie.

Cet épisode est un petit bijou anti-sexiste qui en plus parvient à faire rire plus d’une fois. Tout bon et dans la lignée d’une saison excellente et sans faute.

06.pngÉpisode 6 – Brokebitch Mountain – 16/20
Yes, it’s because teachers are paid crap. It’s part of the 1%’s conspiracy to keep the masses dumb and compliant.

Mrs Feldman n’a plus d’argent et ça la rend totalement dingue. Elle tente de se calculer un budget, mais sa classe lui fait comprendre qu’elle est trop pauvre pour espérer s’en sortir. La critique n’est pas subtile, mais elle a le mérite d’être assez efficace : les profs sont sous-payés et pas qu’en France. Rassurant, dis donc.

Cela finit par une scène très « cheesy » comme ils disent là-bas, à savoir qu’elle est tellement mignonne que ça donnerait presque envie de pleurer, avec son élève qui arrête de bégayer en chantant. Tout ce que j’en retiens cependant, c’est vive la Finlande, les gars.

Une autre intrigue voit Caroline croire à nouveau en l’amour grâce à ses élèves, et plus particulièrement Craig & Amy qui « sortent ensemble ». Pas forcément la meilleure des intrigues, c’était toutefois l’occasion de quelques bonnes répliques (« don’t be that girl ») et situations qui prêtaient à sourire.

Enfin, l’autre point était une réflexion sur les règles. Parodiques à l’extrême dans les réactions du proviseur, cette intrigue m’a bien plu. Elle ne m’a pas vraiment fait rire, mais elle est assez juste malgré tout et il est bon de voir des séries aborder un sujet aussi tabou que ça sur le ton de l’humour.

Je ne suis pas tout à fait certain que la conclusion soit vraiment la meilleure, mais je prends. Je n’ai pas tout à fait accroché à l’épisode, mais je suis plutôt crevé et de mauvaise humeur en ce moment, alors je n’étais pas dans les conditions idéales. J’ai malgré tout ri et adoré l’intrigue de Feldman, alors ça valait le coup de le voir.

07Épisode 7 – Thirty-One and Done – 16/20
You guys know who Lou Bega is, right?

C’est l’anniversaire de Chelsea et comme tous les profs, elle ne le vit pas si bien quand ses élèves tentent de deviner leur âge. Elle découvre au passage qu’elle est la plus vieille de ses collègue et que prendre de l’âge est son pire cauchemar. Les choses ne font qu’empirer quand Mary-Louise lui rappelle toute la journée que c’est son anniversaire ou quand elle se flingue les cheveux toute seule.

Par ailleurs, la photocopieuse est en panne : Feldman fait lire le manuel de la photocopie à ses élèves, puis innove avec le lecteur DVD. C’est la guerre dans l’école, pour trouver des activités pour les élèves ou pour savoir qui est responsable de la panne. Les grands classiques des écoles.

Pour oublier les différents et pour l’anniversaire de Chelsea, les profs se rendent donc à une soirée universitaire.

Toutes, sauf Mary-Louise qui, quant à elle, s’arrange pour revoir son Hot Dad autant qu’elle peut, au point d’accepter un baby-sitting. Elle est toujours aussi dérangeante dans son affection pour lui, mais quand en plus il est OK pour qu’elle passe la soirée avec lui, elle ne peut que se faire des films, tenter de l’embrasser et tomber dans les vapes. Bien joué. Elle empire encore les choses en s’enfuyant et se prenant la vitre.

De leur côté, Chelsea et les filles passent la pire des soirées où chacune se sent vieille à sa manière, et pour oublier ça, elle finissent en soirée déjantée qui casse la photocopieuse. Brillant. Ce n’est pas le plus drôle des épisodes, mais il est efficace et fait toujours autant rire.

Je n’en demande pas plus, mais comme en plus il fait avancer certaines intrigues, j’approuve !

08.pngÉpisode 8 – Getting Drilled – 19/20
Oh Deb, I’m so sorry that you are mentally ill.

Une tempête éclate en ville et cela affecte bien sûr l’école : une tornade approche et l’école part en chaos total, malgré un plan bien révisé qui foire à merveille avec le caractère de chacun des profs (vive Sharknado, cela dit !).

Dans le genre chaos total, la tête de Deb est pas mal non plus : elle transporte avec elle le cadavre de son chat empaillé. Le directeur n’a d’autre choix que de les envoyer en thérapie de groupe, qui part en vrille elle aussi puisque ses profs sont incapables de rester normales trente secondes. Cela tombe bien car leur thérapie est tout sauf normal : elles finissent donc en parcours d’obstacles.

Entre la tornade et le parcours d’obstacles torturant Chelsea, cet épisode était l’un des meilleurs. Les gags étaient tous hyper perchés mais fonctionnaient à merveille justement parce qu’ils étaient abusifs.

En plus, cela permet de réaffirmer la cohésion du groupe malgré ses différences et la fin de nous prouver que la série sera toujours la même de ce point de vue-là. C’est juste génial comme fonctionnement et les six profs ont eu leur moment de gloire dans cet épisode.

Bref, Teachers est toujours aussi efficace, et clairement, c’est mon humour.

09.pngÉpisode 9 – In Security – 16/20
That’s what hypocrisy looks like

Bam, trois épisodes dans la journée, ça valait le coup de prendre un peu de retard dans la diffusion rien que pour la dose de rire.

Deb se voit forcée d’entraîner l’équipe de Kickball de Fillmore, et ça entraîne pas mal de situations marrantes, avec notamment la coach Beist de Glee. Cela dit, c’est rapidement devenu lourd de la voir entraîner une équipe incapable de faire quoique ce soit, tombant trop vite dans le cliché.

De son côté, Mary-Louise essaye de faire comprendre à Feldman l’importance du drapeau américain de l’école quand elle doit se faire remplacer un matin pour la cérémonie (c’est ça pour elle) du lever de drapeau. Elle le voit tellement sacré qu’elle est forcée de brûler le drapeau chaque fois qu’elle le désacralise. Un peu lourd également comme intrigue et, surtout, hyper américain.

Pendant ce temps (heureusement il reste une intrigue excellente), des vols sont commis en toute impunité à l’école et le directeur veut les stopper. Avec l’aide du garde, Tobby compte bien y arriver : tout ce que les caméras révèlent, c’est que Cecilia n’est pas si Vegan que ça, que Chelsea a des problèmes de sous-vêtements et que Caroline est la pire des voleuses : elle fait le ménage pendant la nuit. Quant à Tobby, il danse dans les couloirs. C’était bien drôle comme intrigue et ça change un peu des problèmes habituels de la série.

La conclusion est toute trouvée avec Mary-Louise, mais j’ai aimé voir ces deux personnages devenir potes, c’était une évolution cool. Dommage que ça ne continue pas par la suite avec cette fin, il y avait un bon running-gag potentiel quand même !

Bref, un épisode un peu en-dessous, mais qui se rattrape de manière inattendue !

10.pngÉpisode 10 – Lunchtime! The Musical – 20/20
Don’t tell me looks don’t matter

C’est déjà la fin de saison pour mes professeurs préférées ! Comme j’ai passé quelques semaines sans regarder les épisodes, j’ai l’impression que la saison a défilé à une vitesse incroyable. Il faut dire que dix épisodes, c’est bien peu.

Pour bien conclure la saison comme il se doit, les scénaristes bouclent la boucle avec un musical, c’est à la mode cette semaine après le crossover Supergirl/Flash et c’est déjà la manière dont ils avaient entamé la saison. La seule différence, c’est qu’eux, ils savent ce qu’est un musical et ils nous pondent un épisode de dingue avec du rythme, une histoire, des chorégraphies réussies, bref, ils font un vrai musical.

Il n’y a pas de vraie explication concernant ces morceaux chantés, mais qu’importe, l’univers déjanté de Teachers s’y prête à merveille. Tout part d’un problème simple : Chelsea ne rentre plus dans ses jeans et, puisqu’elle est élue, elle décide de bannir la junk food de l’école. Elle est alors placée dans le rôle de la méchante pour le reste de l’épisode, avec un besoin de maigrir ridicule mais hilarant.

Ses chansons sont géniales et approfondissent ce problème existentiel (ou pas), pour la faire suivre un classique arc de rédemption qui la verra recommencer à manger n’importe quoi. Pendant tout ce temps, elle négligera complètement Mary-Louise, qui a pourtant bien des problèmes.

En effet, Hot Dad est volontaire pour servir les repas à la cantine cette semaine. C’est l’occasion d’une excellente chanson romantique en début d’épisode et d’une révélation de sentiments sans cesse retardée pour Mary-Louise. Cela fonctionne à merveille et il est dur de ne pas vouloir que ce couple se concrétise.

Comme les scénaristes font à peu près bien les choses néanmoins, la femme de Hot Dad sort de nulle part juste après que Mary-Louise avoue ses sentiments pour lui. Paye ton cliffhanger, il y a intérêt à avoir une saison 3.

Miss Feldman, elle, est contre la tyrannie de la nourriture imposée par Chelsea. Elle a donc le droit à sa petite histoire de réclamation et de révolte… mais aussi à la chanson la plus traumatisante de l’épisode lorsque Tobby se met à son tour à chanter. Et ce n’est pas beau à voir, parce qu’il tente d’être… sexy ?

Enfin, Deb a un énorme bouton sur le visage, offrant un côté plus gothique à cet épisode (ou pas), Caroline chante la non-importance des apparences (pour les moches) et Cecilia… se fait rembarrer chaque fois qu’elle tente de chanter, forcément.

Cet épisode est probablement le meilleur de la série, les chansons sont toutes très bien écrites et rythmées, j’ai eu le smile pendant les 23 minutes parce que, oui, cet épisode est en plus plus long que les autres !

Une fin parfaite à une autre excellente saison.

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EN BREF – Cette série est toujours aussi déjantée et mon dieu que ça fait du bien ! Malgré quelques épisodes un peu plus faibles en seconde partie de saison qui explique une légère baisse de note par rapport à la saison 1, ces dix épisodes conservent un excellent niveau et s’achèvent sur le meilleur épisode de la série, l’air de rien. Cette année voit une évolution notable des relations de chacune et l’introduction de quelques éléments d’intrigues qui se retrouvent d’un épisode sur l’autre, renforçant encore la qualité globale de la série. J’en redemande, c’est léger et pas prise de tête, un vrai coup de cœur qui se confirme !

 

 

Colony (S02)

Spoilers

L’article ci-dessous a été rédigé pendant trois mois, juste après la diffusion de chaque épisode. Chaque critique contient des spoilers sur l’épisode dont il est question, mais pas sur ce qui suit, évidemment.

Avis : Après une première saison qui m’a principalement ennuyé, le masochisme me fait revenir pour assister au délire de la saison 2. Bon, pas uniquement : l’épisode final de l’an dernier était absolument intrigant et lançait enfin les choses que j’attendais de voir depuis le pilot, avec la révélation sur les aliens notamment.

Bref, j’avais très envie de voir la saison 2… et puis, j’en ai vu la bande-annonce (donc attention spoilers), qui m’a assez vite appris de quoi il allait en retourner. Nous voici donc en plein flash-back, reprenant avant l’invasion. Je ne sais pas si c’est brillant (on va enfin connaître les pièces manquantes de l’an dernier) ou juste parfaitement irritant (de repartir à zéro alors qu’il leur a fallu dix épisodes pour être intéressants).

Quoiqu’il en soit, comptez sur moi pour vous dire tout le bien (et le mal!) que je pense de Colony cette année !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Eleven. Thirteen – 13/20
I need your help

Le parallèle est rapidement fait avec le pilot dès la première scène de cet épisode : on observe les personnages prendre leur petit déjeuner en famille. Avec l’arrivée de l’aîné, on comprend tout de suite que quelque chose ne va pas et qu’on a changé de place dans la chronologie. Si l’idée est intéressante avec une intro qui nous suggère l’arrivée d’OVNI, elle s’avère rapidement hyper chiante car les dramas qui occupent les personnages sont déjà résolus pour la plupart en saison 1.

On n’apprend donc rien de nouveau et l’ennui arrive bien vite, exactement comme l’an dernier finalement. Je ne sais pas ce que j’attendais, toutes les séries ne peuvent apparemment pas nous proposer une métamorphose réussie : n’est pas Supergirl qui veut. L’invasion est aussi intéressante que prévue, mais elle ne suffit pas à effacer une trop longue introduction.

Quant à la conclusion, elle nous renvoie sans prévenir au présent histoire de nous montrer des personnages encore plus paumés.

Bon, c’était un retour qui me laisse très mitigé. Il y avait du bon, mais aussi pas mal de moins bon. C’était un peu meilleur que dans mon souvenir grâce à l’action des scènes de l’invasion, même si la majorité de celle-ci se devine plus qu’elle ne se produit. Comme toujours avec Colony, on nous montre qu’il y a beaucoup à voir, mais qu’on ne le verra pas.

« Démerdez-vous avec le peu qu’on vous donne » est un peu le crédo de la série, et j’ai beau être imaginatif et adorer ça, à un moment, quand on raconte une histoire, ça peut être pas mal de la raconter. J’attends la suite, mais j’ai peur de vite retomber dans l’ennui (tout en gardant l’espoir des excellents épisodes qu’il y a pu avoir l’an dernier).

02.jpgÉpisode 2 – Somewhere Out There – 09/20
What else did he do to you?

Il n’aura pas fallu longtemps pour que la série retombe sous la moyenne, et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Seulement, un peu comme pour Blindspot le jeudi midi, mon dîner m’a paru plus passionnant que cet épisode. Alors que s’est-il passé ?

L’épisode se divise schématiquement en trois parties. D’une part, nous suivons Will, comme toujours, dans la quête de son petit garçon au milieu d’un pays affamé et en ruine, en compagnie de son ex partenaire (allez, encore un épisode ou deux et ils couchent ensemble).

L’intrigue avait a priori tout pour être chiante et ça n’a pas manqué. Comme bien souvent à la télé américaine, le gamin a une tronche à claques et son comportement est tout bonnement insupportable. L’intrigue n’a rien de bien original… et n’est sauvée que par une excellente scène de fusillade, surtout impressionnante du point de vue technique.

De toute manière, la série se rattrape souvent par ses tentatives scéniques et filmiques. C’est le cas cette semaine avec une scène où Will déglingue tous ceux faisant partie d’un système réduisant les enfants en esclavage. Manichéen, simpliste et très bateau, cela finit donc par nous offrir la perspective d’un Charlie encore plus chiant la semaine prochaine.

D’autre part, nous suivons Katie qui tente de retrouver son autre fils (je reviens sur lui juste après). Pourquoi pas. Cela nous permet d’effleurer comme d’habitude le côté politique et ses liens avec la résistance, remettant en question pas mal de choses. L’association avec Jennifer (après fouille de sa maison et scène dramatique où son passé est évoqué grâce à un cadre photo brisé, ouin ouin) est tout ce qu’il faut en retenir, avec peut-être la dispute qui éclate entre sa sœur et elle. Mais bon.

Enfin, c’est donc le destin de Bram en prison qui m’a le plus intéressé, car on touche au plus près à la question extra-terrestre cette fois. Il y a de quoi faire avec cette intrigue elle aussi un peu trop prévisible (la relation amoureuse là, c’est bon quoi, on vous voit venir).

Un épisode médiocre donc, avec plus d’ennuis et de longueurs que de points d’intérêt, mais au moins, ça avance un peu. On apprend notamment cette semaine que l’invasion extraterrestre date, le gouvernement américain (toujours eux) ayant reçu les premiers messages d’alien il y a plus de cinquante ans (et ayant répondu, bien joué les gars).

Il y a donc un culte dont fait partie Maddie et qui attend le Grand Jour, un truc qu’on nous avait déjà bassiné en saison 1 mais que j’avais totalement zappé. Oups.

03-2.pngÉpisode 3 – Sublimation – 14/20
You collaborate, you die

Et c’est reparti pour un tour avec un excellent résumé des épisodes précédents qui aide un peu à se remettre dans la série, voir à comprendre des choses un peu mieux… avant de nous balancer un attentat à la tronche.

Pas de quoi s’inquiéter cela dit, Katie continue de couper ses légumes et d’avoir des rendez-vous secrets d’une discrétion particulièrement pas discrète. Elle change aussi d’avis et demande de l’aide à sa sœur avec qui elle vient juste de se brouiller, mais ça termine en câlin. Tu parles d’un changement de perspective. Du coup, pas étonnant que ses gosses soient tout aussi insupportables chacun de leur côté.

Bram se fait donc agresser et perd ses chaussures, ce qui constitue une sous-intrigue de l’épisode quand même. Si on m’avait dit ça, je ne l’aurais pas cru, et pourtant ! Cela suffit à lui faire devenir un espion de la tête de rat dont j’ai de nouveau oublié le nom cette semaine. Je ne suis pas des plus attentifs, je sais.

Will tente le tout pour le tout pour rentrer à LA, c’est-à-dire qu’on le voit planifier ça et c’est tout et qu’on sent bien que sa pote va y passer. Je suis triste, je l’aimais bien, mais alors la manière dont elle explose, j’ai eu du mal à ne pas rire face à cette partie de paintball. Je suis quelqu’un de mauvais, je crois.

Pendant ce temps, Katie, encore elle, décidément !, s’occupe enfin de sa gosse et lui apprend qu’il existe tout un tas de foi. Il était temps de commencer à faire quelque chose pour la sortir de sa secte, quand même, mais elle ne le fait que parce qu’elle se vend aux autorités et à la blonde dont je ne connais pas le nom non plus.

J’ai trouvé cet épisode un peu plus supportable et clair dans ses intentions que la semaine dernière, même si rien ne se passait pendant une bonne moitié. Je ne pensais pas que les choses allaient avancer si vite dans les dix dernières minutes, et ce fut une excellente surprise de voir la manière dont l’épisode se finit sur une scène de retrouvailles qui n’aura pas été trop longue à attendre.

Finalement, beaucoup de choses se passent et c’est agréable de voir que la série nous donne enfin un peu plus de qu’on veut voir… La patience paie.

04.pngÉpisode 4 – Panopticon – 17/20
People die. You want an orange?

Les scènes d’introduction de cette série me laissent toujours perplexe, c’est dingue, il faudrait faire toute la série uniquement là-dessus. Cette fois, on découvre donc le niveau international de l’invasion et des colonies, avec une Los Angeles à deux doigts de se faire bousiller. C’était hyper prenant comme moment, alors qu’assez prévisible.

Une fois cette intro passée, on entre dans un épisode très bien foutu, inattendu pour la série et qui, en 42 minutes, me fait changer d’avis une fois de plus sur la qualité globale de celle-ci. J’en ai marre de cette qualité en dent de scie !

Les retrouvailles familiales sont moins heureuses que prévues parce que Will y découvre que Bram est un petit con et Katie que son Charlie a vécu plein de trauma, mais l’air de rien, la série a réussi par je ne sais quel miracle à me raccrocher à l’intrigue familiale. Surtout que pendant tout ce temps, ils sont observés par Jennifer, qui est tiraillée entre les protéger ou les vendre.

Comme à chaque fois avec Colony, ça dépend des épisodes : il y a des moments où c’est vraiment top, et des moments où la série est plus ennuyante que tout ce que j’ai pu voir. C’est bizarre… mais cette semaine, ce petit côté voyeur était sacrément brillamment exploité et permettait un bon développement des relations entre chaque perso, avec la fascination de Jennifer reflétant assez bien celle du spectateur.

Très peu d’intrigues séparées cette semaine, avec un épisode qui se concentre uniquement sur Jennifer et ce qu’elle voit à travers son écran. Cette immersion est un pari risqué, pas du tout original (coucou Black Mirror, qui déjà n’était pas bien originale à son lancement), mais qui fonctionne à fond ici, puisqu’elle permet de se confronter à pas mal d’intrigues tout en entretenant la réflexion sur la Colonie lancée par l’intro. Réflexion qui se fait trop souvent oubliée dans la série alors qu’elle est censée être au cœur de l’intrigue, hein.

Bref, l’épisode se permet de faire avancer quelques intrigues assez subtilement, tout en proposant une qualité bien meilleure à celle des semaines précédentes. Charlie  doit se réadapter à la vie de famille, et ce n’est pas gagné. C’est une partie un peu chiante car je déteste ce gamin, mais c’est une évolution logique qui réussit à être convaincante tout au long de l’épisode. Et puis, il s’en prend à l’insupportable nounou, alors il marque quelques points.

Katie et Will se parlent enfin, et ça paraît être une des premières fois de la série. Ce n’est évidemment pas le cas, mais, comme à chaque fois, ça fonctionne à merveille et ça fait regretter que ce ne soit pas plus souvent. Les deux acteurs sont géniaux et leur alchimie fonctionne réellement. C’est con, parce que Will finit par critiquer violemment une Jennifer qui prend malgré tout la décision de les couvrir.

Cette décision était l’enjeu implicite de cet épisode, et c’était assez prévisible, mais pour une fois que la série propose une évolution construite et rapide, je ne vais pas m’en plaindre car j’ai bien aimé le reste. Le couple finit par comprendre qu’il est surveillé en fin d’épisode, sans se douter que Jennifer est en train de supprimer toutes les informations compromettantes… et de devenir au passage mon perso préféré dans cette série, une évolution qui s’est faite dans ces quatre derniers épisodes alors que je ne me souvenais même pas d’elle en lançant la saison 2.

Le cliffhanger nous révèle l’évidence : tout le monde est surveillé, y compris Jennifer, qui tente de se suicider… quand personne n’est derrière son écran à l’observer. Du coup, on nous laisse dans le suspens jusqu’au prochain épisode, pour savoir si ou non elle va y passer, et ça me frustre vraiment, car les deux décisions se tiennent niveau cohérence de la série à long terme.

Merde, suis-je vraiment en train d’accrocher à Colony alors ?

05.pngÉpisode 5 – Company Man – 13/20
Where is Jennifer?

Comme toujours, l’introduction de cet épisode se détache des personnages principaux pour nous montrer une situation plus générale concernant la Colonie. Seulement, cette fois, on comprend bien vite que les personnages introduits sont là pour rester, car on n’embauche pas Bethany Joy Lenz juste pour une scène (et parce qu’elle est avec Broussard, aussi, qui signe un retour moyen).

Et ça ne rate pas, on suit la vie de ce groupe de résistants pendant quelques scènes de l’épisode. Grosso modo, ils en apprennent plus sur les drones, mais rien d’exceptionnel. J’imagine que nous allons être amené à les revoir et qu’ils vont combler le temps d’écran que nous perdons avec la disparition de Jennifer.

Le sort de cette dernière reste assez floue cette semaine : tout porte à croire qu’elle est morte, mais en même temps, puisque son corps n’est pas chez elle, les scénaristes se laissent définitivement une opportunité de la faire revenir. Will passe son épisode à la chercher et en découvre plus sur la surveillance dont il se pensait victime. Certes, il l’est, mais de savoir que c’est le cas de tout le monde devrait le rassurer un peu.

En parallèle, il se récupère un nouvel associé (Burke) absolument insupportable et le contrôlant plus que ne l’aidant dans son job. Il a aussi le droit d’échapper de peu à encore un autre attentat, introduisant le mystère d’une main ensanglantée.

Pendant ce temps, Katie continue de s’occuper des gosses bien sagement à la maison, ce qui ne lui va pas trop. Elle finit par ENFIN péter un câble contre la nounou et la met à la porte. Ce n’est pas bien révolutionnaire et de toute manière son fils est un petit con donc elle n’est pas au bout de ses peines.

Comme l’inaction ne correspond pas du tout au personnage, elle fouille par la suite dans le bureau du mari de sa sœur à la recherche d’une clé USB pour sauvegarder un document officiel et secret. Bref, elle enchaîne les actes de résistance cette semaine alors qu’elle est censée se tenir à carreau, c’est bien joué (mais ça correspond assez bien au personnage tel qu’on nous le présente depuis le début).

Enfin, du côté de Bram, on voit que le fils Bowman assume son rôle de taupe à merveille, au point d’être grillé en deux minutes par sa copine. Ils en profitent pour balancer leurs ennemis qui se font assassiner froidement par le garde. Oups. Cette partie de l’épisode n’était pas grandiose, mais en même temps, l’ensemble de l’épisode n’était pas grandiose non plus.

Cette semaine comble le temps de la saison en faisant à peine avancer l’intrigue et sans dévoiler totalement son fil rouge. Cela m’irait si une saison 3 était déjà annoncée, mais pour le moment j’ai surtout peur que la saison 2 se finisse sans qu’on en sache beaucoup plus et que la série disparaisse à jamais. Ce serait frustrant.

06.pngÉpisode 6 – Fallout – 12/20
To risk our family to someone else’s would be foolish.

Ce serait mentir que de dire que cet épisode m’a passionné, puisque je l’ai vu sur trois jours et dans le RER à deux reprises. Cependant, il y a de bonnes intrigues par rapport à l’an dernier et je suis quand même plus accroché qu’en saison 1. C’est parti pour la critique, donc.

Commençons par le point faible de cet épisode, qui est une fois de plus Bram. Il continue sa crise d’adolescent et son passage à la résistance du fin fond de sa prison, refusant les biscuits apportés par sa tante et finissant par découvrir que ses camarades ont une bombe toute prête. Reste à savoir de quel côté il se rangera en définitive, puisqu’il tout aussi bien les balancer et acheter sa liberté.

Je suis moyennement convaincu par cette intrigue, donc, car elle tombe à chaque fois comme un cheveu sur la soupe dans un épisode autrement assez intense. Cela permettait toutefois d’approfondir un peu le personnage de Madeline et les différents choix qu’elle doit prendre, et ça c’était plutôt bien géré.

L’autre intrigue de cet épisode est déjà bien plus prenante, avec un retour sur le groupe de résistants de l’épisode précédent. En fait, je n’ai compris que devant cet épisode que Bethany Joy Lenz est un recasting d’une actrice de la saison 1, oups. C’est dire comment j’étais attentif l’an dernier, quand même.

Bref, le groupe continue de bosser sur sa trouvaille de la semaine dernière, mais très vite, il devient évident que l’un d’entre eux développe une maladie assez inquiétante. Pour une fois, Katie et Will décident de travailler ensemble pour se couvrir et franchement, c’est toujours un des points forts de la série quand les scénaristes se reposent sur ce couple d’acteurs excellents et de personnages torturés par leurs opinions.

Chacun de leur côté, ils sont chiants, mais ensemble, ils sont intéressants à observer. Toutefois, avant d’en arriver là, on a droit à une intrigue solitaire pour Will qui essaye d’en savoir plus sur la localisation de son fils et sur le sort de Jennifer. C’est juste assez pour ne pas être chiant, mais je suis bien content qu’ils n’aient pas passé l’épisode là-dessus.

Ensuite, donc, il aide sa femme à soigner l’un des résistants en faisant appel à un docteur qui se retrouve mêlé à la résistance contre son gré, photos à l’appui. Pas de bol. Leur pote résistant est donc bien malade, contaminé par des radiations, et la fin d’épisode est un peu longuette, mais passionnante du côté drama : il n’a que quelques heures à vivre encore, et une vie douloureuse. La décision est alors prise : il faut l’aider à mourir.

Une fois de plus, Colony s’embarque sur le chemin de la réflexion sur des sujets difficiles et le fait bien, malgré des longueurs. En définitive, le fil rouge (si tant est qu’il y en ait un) n’avance que bien lentement, mais le développement des personnages mis en avant est bien fonctionnel.

Je regrette juste ces longues phases d’ennuis entre deux moments pleinement intéressants qui me font rester et les quelques incohérences énormes qui subsistent (d’un côté, on nous dit que les caméras sont partout et que Will est observé, de l’autre, il se balade comme bon lui semble un peu partout quand même et rate forcément des heures et des heures de boulot).

07.pngÉpisode 7 – Free Radicals – 14/20
This isn’t a colony. It’s a death camp.

Une fois n’est pas coutume, la série se décentre le temps d’une longue introduction sur deux nouveaux personnages. On ne sait pas bien vers quoi ils se dirigent durant toute cette scène, mais c’est totalement le but en même temps, et j’avoue que je n’ai pas vu venir cette trahison et ce nouvel attentat.

Plutôt pas mal, c’est une intro très réussie pour la nana, Frankie. Et alors qu’elle semble toute contente de sa badassitude, elle ne se rend pas compte qu’elle a attiré l’attention des flics et qu’elle se retrouve être le nouveau cas de Bowman. Will se rend ainsi interroger sa famille et se compromet une fois de plus auprès de son coéquipier en étant trop gentil avec des petits vieux.

Cela mène à une intervention sanglante, qui voit la mort de tout un tas de résistants, mais pas de Frankie, bien sûr. Le coéquipier de Will est une fois de plus un énorme connard à tuer tout le monde sauf elle, puis il s’amuse à la torturer, alors que Will en laisse s’échapper un en toute discrétion, ce qui ne peut que lui retomber sur la gueule par la suite. C’est évidemment le cas, mais avant ça, il assiste à la torture de Frankie, tente de la sauver et lui permet ainsi de se suicider. Bien joué.

De son côté Katie recontacte ses potes de la résistance afin de décrypter le fichier contenant des infos sur Bram. Madeline, elle, comprend que Katie a téléchargé le document qu’elle vient de filer à la résistance lorsque Nolan lui apprend une brèche de sécurité. Comme Katie lui jure que ce n’est pas elle (elle sait bien qu’elle est filmée), Maddie lâche l’affaire mais lui conseille de se réconcilier avec Lindsey, l’insupportable nounou. Ô joie.

Évidemment, Katie le fait et ça ne plaît pas à son boulet de Charlie. Elle retrouve Broussard qui la veut de retour car il a découvert que la colonie n’est qu’une couverture pour exterminer tout le monde, dans les deux ans, trois mois et neuf jours à venir. Bon, ça laisse le temps à encore quelques épisodes tout ça.

Bram, lui, est occupé à faire l’amour à Maya. Cela dure dix secondes à peu près et même s’il s’en excuse, elle s’en contente largement car elle veut simplement le manipuler pour qu’il récupère à Snyder une carte de sécurité servant aussi de clé. C’est magique comment rien que par le cul et quelques baisers, elle arrive à en faire ce qu’elle veut, exactement comme Frankie en début d’épisode.

Magique, et pas du tout du foutage de gueule de la part des scénaristes côté construction de perso. Dans le même genre et de manière un peu abusive, on découvre que Maya est du même groupe que Frankie. Forcément, du coup, vu qu’elles ont le même mode opératoire. L’opération, justement, se déroule assez violemment et voit le garde connard se faire tuer de manière bien rigolote.

On apprend surtout que les étranges containers contiennent des gens vomissant du liquide vert. Rassurant. Le plan fonctionne à merveille et Maya réussit à faire péter le vaisseau au moment du décollage, ce que tout le monde voit bien peu importe où il est.

Entre ça et la lente extermination, Katie réussit à convaincre Will que c’est une bonne chose qu’elle retourne bosser pour les résistants. C’est une bonne chose, oui, surtout si la série continue à nous montrer le couple se faire confiance ainsi, pas si on repart dans les divisions de l’an dernier.

En tout cas, on progresse beaucoup avec cet épisode, mais je regrette un peu que le délai annoncé avant extermination soit si long, car je ne sais pas si la série tiendra encore si longtemps ! Je trouve que l’épisode était émotionnellement moins prenant que la semaine dernière, mais étrangement, j’étais beaucoup plus à fond dedans, alors ça s’en ressent sur les notes.

08.pngÉpisode 8 – Good Intentions – 18/20
You worked for them.

Au sommet politique, l’explosion du vaisseau à la fin de l’épisode précédent n’est pas passée inaperçue et pour cause, il y a de fortes chances que la responsabilité leur soit attribuée. Cette scène d’introduction est bien calme par rapport à d’habitude, mais en même temps, il fallait la voir comme un avertissement : l’épisode gagne en intensité par la suite.

Chez les Bowman, l’ambiance maritale est au beau fixe en début d’épisode, et c’est tant mieux pour eux, car un peu de bon temps ne peut pas faire de mal avant toute la merde sur le point de leur arriver : là encore, ce n’est qu’un signe avant-coureur.

En début d’épisode, Will est envoyé en mission pour retrouver le terroriste qu’il a laissé s’échapper dans l’épisode précédent. Il retrouve simplement la mère de Frankie, effondrée. C’était une scène pas bien utile mais assez intéressante dans les enjeux concernant la sécurité. En fait, toute l’intrigue de Will ne sert qu’à combler un peu l’épisode.

De son côté, Katie rejoint la résistance pour de bon cette fois. Et c’est elle qui obtient les infos dont Will a besoin en faisant équipe avec Broussard. En tentant d’aller sauver le terroriste, elle est à deux doigts de se faire prendre, mais non, ce n’est que le « gamin » qui se fait prendre dans sa fuite. Le stress monte déjà avec Katie à deux doigts d’être approchée, mais ce n’est rien comparé à la fin de l’épisode qui approche.

Côté résistants également, il faut noter une mutinerie qui échoue contre Broussard qui tue donc son ancien allié, qui était à deux doigts de le tuer lui-même. Rien que ça, mais ce n’est toujours pas le plus dingue. Tout dans cet épisode est prise de tête !

En effet, en attendant, Bram est mis face à un choix épique par Snyder. Il n’a d’autre choix que de trahir ses amis qui se font tous buter sous ses yeux d’une balle dans le crâne. C’est violent, mais là encore, ce n’est qu’un début, car l’épisode monte crescendo du début à la fin. En vrai, ses potes n’ont perdu que quelques heures de leur vie : les aliens ont pris la décision de détruire l’usine dans laquelle ils étaient tous prisonniers. Voilà qui est fait.

Enfin, l’épisode voit Charlie continuer d’être insupportable avec la nounou. C’était de loin ce que je regardais avec le moins d’attention et mal m’en a pris : Charlie a plus l’oreille que moi et il comprend qu’il est en danger bien avant sa sœur et la nourrice. Cette dernière se fait fusiller au beau milieu du hall, sans raison, alors que des hommes armés jusqu’aux dents débarquent chez les Bowman.

Mon dieu, que c’est bon de voir Lindsey mourir, elle qui concentrait tant de haine de ma part !

Les enfants sont sacrément malins, surtout Charlie, et les parents Bowman débarquent juste à temps, c’est-à-dire au beau milieu de l’attaque terroriste (comme le suggère la main ensanglantée). La série propose alors un plan-séquence tout bonnement dingue dans la maison. Pas un raccord, pas un changement de plan, juste un long traveling prouvant une fois de plus que ces acteurs sont beaucoup trop bons et que Colony est toujours prête à prendre des risques sur le plan de la réalisation, avec cinq minutes sans pause et sans possibilité de reprendre son souffle.

Pari réussi qui ferait presque oublier l’excellent happy end de cet épisode : les Bowman sont enfin réunis. Snyder a sauvé Bram de l’usine et l’a ramené à ses parents, désormais dans un appart miteux sous protection militaire. Cette scène un peu niannian à la fin aide à reprendre son souffle après cette excursion dans la maison Bowman.

Finalement, une fois les 40 minutes finies, j’ai pris conscience de l’avancée énorme des intrigues et du nombre de morts, surtout. C’était tout simplement excellent, il n’y a pas d’autres mots. Je n’en attendais pas tant de cet épisode en le débutant !

09.pngÉpisode 9 – Tamam Shud – 16/20
If they’re coming for me, they’re coming for all of us.

Pour être honnête, j’hésite presque à enchaîner cet épisode avec le précédent, tant le 8 remettait à plat pas mal d’intrigues et coupait le souffle de manière ultra-efficace. Cet épisode est donc victime du succès du précédent : dur d’être à la hauteur quand la barre est si haute.

Pourtant, l’introduction confirme que la série a encore beaucoup en stock, sans même parler de son compte à rebours : on y voit deux personnes en-dehors de la colonie prendre un avion et y entrer. Seule l’une survit, mais c’est déjà trop pour les autorités politiques de la série.

Katie retrouve le bonheur de savoir toute sa famille en sécurité. C’est de courte durée : le partenaire de Will (Bob) pense que Katie bosse pour la résistance après avoir vu la vidéo où sa sœur l’accuse d’avoir voler le fichier tombé aux mains des résistants. Bien joué.

Il remonte ensuite la piste jusqu’aux suppressions de Jennifer. Pas de doute : les Bowman ont un nouvel ennemi tenace et redoutable.

En parallèle et une nouvelle fois, les deux époux bossent sur la même mission : retrouver le pilote de l’avion qui s’est échappé dans le bloc. Katie fait équipe avec Broussard et découvre que la résistance est compromise, avec le meurtre d’un allié dans un lieu de rendez-vous secret.

Une fois de plus, Will, lui, suit une piste qui ne le mène nulle part. Pendant ce temps, Bob découvre toute la vérité sans grande difficulté. C’est étonnant, je pensais que ça tiendrait plus longtemps que ça. Les enfants sont enfermés dans la planque et voient débarquer les flics, ce qui est toujours hyper rassurant, comme on peut imaginer.

Will se fait arrêter et, lorsque Bob menace ses enfants, il se met à en révéler un peu trop. Il a le moyen de contacter le pilote grâce aux informations de Katie et il l’utilise pour gagner du temps. C’est un bon plan car Katie et Broussard parviennent sans difficulté à récupérer les enfants avec quelques coups de feu. Ils s’enfuient ensuite dans les égouts avec Broussard, et Bram ne parvient pas à cuisiner sa mère autant qu’il le souhaiterait.

Will comprend assez vite que ses enfants sont libérés alors qu’il est en pleine mission pour les aider à capturer le pilote. Il parvient à son tour à s’échapper sans trop de difficultés, poignardant Bob avec une bouteille de verre cassée et l’aide du pilote, une femme appelée Noa. Après des retrouvailles express avec sa famille, Will rencontre une nouvelle fois Noa en compagnie de Broussard.

On apprend ainsi que la résistance en-dehors de la colonie est sacrément bien préparée et qu’une guerre est sur le point d’éclater. Sans être aussi prenant que le précédent, cet épisode parvient à maintenir le rythme et le suspens. Il laisse des cliffhangers pas trop violents mais assez intrigants : les révélations de Noa d’une part, les tribulations politiques de l’autre.

Surtout, cet épisode casse définitivement le principe de base de la série. Cette fois, Will est compromis et découvert comme résistant, c’en est fini du double jeu de policier.

Cela fonctionne à merveille et garde la tension mieux que la saison 1 n’avait jamais réussi à le faire : les 20 dernières minutes de cet épisode se dévorent, tout simplement. Je suis surpris très positivement par cette saison 2 qui me passionne, ce qui est totalement incompréhensible et inattendu après une telle saison initiale. Comme quoi, les bonnes surprises existent !

10.pngÉpisode 10 – The Garden of Beasts – 15/20
The only reason I’m in trouble is because of what you did.

Cette saison confirme qu’elle est bien moins inégale que la première avec un nouvel épisode plutôt solide, malgré des lenteurs, encore et toujours.

Comme toujours, l’introduction est un peu déconnectée du reste, mais elle se déroule en plus dans le noir. Filmer sans lumière est une grande mode des séries, mais c’est un peu chiant à force de ne jamais voir ce qu’il se passe. Cette fois, c’est un atelier de résistants qui est découvert, et l’un d’entre eux finit dans un vaisseau alien.

Le vrai intérêt de l’épisode réside dans le personnage de Maddie. On revient en effet enfin sur son cas et sur celui de Nolan, ce qui est une bonne chose car l’intrigue est drôlement intéressante. Katie contacte donc sa sœur pour l’informer de la situation. Cela ne se passe évidemment pas au mieux, mais ça me laisse un peu mitigé.

La chute des Bowman lors de l’épisode précédent entraîne des remous pour le couple de Maddie, mais aussi pour le proxy Snyder. Ce dernier avait embauché Will, alors forcément, il attire les soupçons. C’est plutôt pas mal, même si peu développé.

Côté résistants aussi on avance peu. Will, Katie et Broussard organisent un plan pour pouvoir traverser en-dehors de la colonie, en utilisant le van des « black jacks », les gardes qui réussissent à traverser le mur sans problème. Le plan tourne autour de la situation de Maddie.

En effet, tout le monde comprend assez vite qu’elle est interrogée : Nolan se sent dans la merde et passe pour elle un marché. Maddie est alors obligée de trahir sa sœur pour s’en sortir, et elle le fait après de bien courtes hésitations. Dommage.

Le plan est foireux mais ça fonctionne plutôt pas mal. Le début est mauvais, avec des lenteurs énormes, mais ensuite tout s’accélère au moment du coup de fil de Katie et Maddie. C’est appréciable, les scènes d’action continuent de bien valoir le coup. J’ai envisagé un moment que Broussard y passe, mais non, l’épisode ne monte pas trop haut dans les enjeux cette semaine.

En parallèle, Bram continue sa crise d’ado et est insupportable. Les enfants Bowman se passent le mot pour l’être l’un après l’autre de toute manière, comme tous les gamins des séries. L’avantage, c’est qu’au moins, ils ne sont pas trop mauvais acteurs. Cette semaine, Bram contacte donc la mère de Maya, une scène qui ne sort de nulle part. On le voit nostalgique de son ex et de ses mauvais dessins. Pourquoi pas.

La fin de l’épisode est décevante. Si la trahison de Maddie propose de bons enjeux et de bonnes scènes très bien jouées, notamment par Sarah Wayne Callies, le cliffhanger retombe comme un soufflet avec Bram qui s’enfonce dans les méandres de la résistance. Je suis surtout pressé d’être à la semaine prochaine voir ce que la série réserve !

11.pngÉpisode 11 – Lost Boy – 17/20
Today, we hit them where they live.

L’intro ne perd pas de temps cette semaine : on reprend directement avec une vidéo de la femme vers laquelle Bram s’est tourné la semaine dernière. Cette résistance plus violente encore que celle des Bowman prépare un attentat et Bram est de la partie.

L’épisode se construit comme un épisode de The Affair (oh, encore une série qu’il faut que je reprenne) avec le point de vue des différents personnages. On commence par Bram qui échappe comme d’habitude à la vigilance de ses parents pour revenir à la scène d’introduction que l’on vient de voir. Il rencontre alors Patrick, une figure de toute évidence importante pour ce mouvement « to liberty ». Ils ne sont pas du tout chiant à se le répéter toutes les dix secondes, et ce n’est pas du tout subtil de nous montrer Bram avoir du mal à suivre le mouvement en lui faisant répéter ça en retard. Cela donne plutôt l’impression qu’il est un peu neuneu.

Cette impression se confirme tout au long de l’épisode, et notamment dix secondes plus tard quand il stresse lors d’un contrôle de son sac. Bon, on le comprend, il s’apprête à commettre un attentat après tout. On le suit donc ensuite infiltrer une villa, au sein de laquelle Patrick se fait abattre comme une merde. C’est con.

Le second acte est alors du point de vue de Will, qui apprend de son second fils que Bram fait de la merde. C’est vrai qu’il n’y avait pas de quoi le voir par lui-même. Bon, cette scène se déroule en fait la veille et Bram confesse à son père la mort de Maya. C’est aussi chiant que prévu, si ce n’est qu’il ment à son père sur les raisons de sa mort, probablement pour éviter d’être surveillé en permanence. Cela fonctionne puisqu’il parvient à s’enfuir, comme on vient de le voir dans le premier acte de l’épisode. Will raconte tout à Katie, et paf, nous sommes le lendemain matin. Et là, contrairement à mes attentes, l’épisode change de point de vue. Du coup, je me demande aussitôt s’ils ne vont pas tuer Bram, parce que ça faisait très scène d’adieu au personnage tout ça.

La troisième partie se concentre sur Maddie qui reprend une vie à peu près normale… jusqu’à ce qu’un attentat vienne la menacer elle et son fils. Et oui, c’est l’attentat mené par le groupe de Bram et Patrick dans la green zone, sinon ce n’est pas drôle. Bram arrive à visage découvert et demande de l’aide à sa tante. Il lui ment en disant qu’il sort à peine de l’atelier. Cependant, elle n’est pas dupe. Elle l’aide à s’enfuir, prenant tous les risques, puis lui demande de quitter sa voiture. C’était une partie vraiment bien intéressante, mais en même temps, j’adore le personnage de Maddie, alors ce n’est pas surprenant.

Il se passe décidemment beaucoup de choses cette semaine et on enchaîne ensuite avec Snyder, un personnage auquel je n’ai au contraire jamais accroché. L’épisode nous présente sa routine matinale et son arrivée sur les lieux du futur attentat. Évidemment, il est question de politique, une fois de plus dans cette série. Ce n’est pas bien passionnant, jusqu’à ce que l’attentat commence et que ce bon vieux Snyder ait la trouille de sa vie et s’enfuit en courant. Oui, bon, ce n’est pas bien malin de nous montrer ça en vrai vu la situation actuelle un peu partout dans le monde, mais bon. Snyder s’enfuit dans la forêt et n’est retrouvé que durant la nuit. Il se rend alors utile à la blonde qui dirige la colonie.

Nouvelle partie de l’épisode, nouveau personnage. Cette fois, c’est Katie qui intéresse les scénaristes. Elle s’occupe de ses deux enfants pendant que Will part à la recherche de Bram. Ce dernier revient trankilou en larmes pour pleurer dans les jupons de sa maman. Complétement con, mais ce n’est pas nouveau. Quand Will rentre, il raconte enfin toute la vérité à ses parents qui, de nouveau, se déchire, Will reprochant à Katie le comportement de leur fils. Il affirme cependant n’avoir tué personne, malgré du sang sur ses vêtements. Mouais.

Enfin, les dernières minutes de l’épisode sont consacrées à l’Ambassadeur King, auquel Snyder a rendu visite. Au départ de celui-ci, il reprend sa journée tranquille mais entend l’attentat. Par conséquent, il appelle au secours et on lui indique la position d’un fusil et d’un refuge. Pas de bol, il tombe sur Patrick en chemin vers le bunker de protection. Du coup, il le tue et il se fait ensuite tuer par Bram, qui a bien menti à ses parents. Cela fait une belle conclusion, avec la main ensanglantée laissée sur la porte comme symbole de la résistance.

Cette structure éclatée de l’épisode est diablement efficace, même si j’aurais préféré un fil conducteur différent. Bram n’est pas spécialement un personnage que j’apprécie comme vous avez pu le comprendre dans ces lignes, mais force est de reconnaître que ce n’était pas mauvais du tout comme approche. L’attentat est finalement peu mis en scène, juste entendu. L’intérêt des scénaristes se portent sur les personnages, pas sur la situation.

Une fois de plus, Colony cherche à se démarquer par une structure originale qui permet d’améliorer un épisode qui aurait été autrement plutôt moyen.

Capture d'écran 2017-03-31 16.38.08.pngÉpisode 12 – Sepukku – 16/20
To Nolan, who shot for the moon and finally got it.

Difficile de croire que nous sommes déjà à l’avant-dernier épisode de cette saison, et pourtant, c’est bien le cas ! Quoiqu’il arrive, cette saison aura su se prouver bien plus solide que la première malgré des débuts difficiles.

L’introduction de cet épisode s’attarde sur le passé militaire de Broussard, c’est un peu long et pas bien intéressant, a priori, puisque ça reprend après l’accident et la bavure évoqués il y a un ou deux épisodes. Il n’y a donc à apprendre de cette scène…

De retour dans le présent, Nolan confirme qu’il souhaite vraiment se débarrasser de Maddie ! Je savais bien qu’il ne fallait pas lui faire confiance. Il parvient à la convaincre d’envoyer son fils dans un bus qui l’amènera dans un camp pour les enfants des plus riches, de manière à les protéger.

Cette pauvre Maddie en prend vraiment plein la tronche cette saison et plus le temps passe, plus je l’adore. Nolan profite d’elle une dernière fois (et un peu contre son gré en plus) avant de la trahir. Elle se fait donc arrêter.

Pendant ce temps, Snyder continue ses manipulations politiques, de manière à ce que Nolan soit écarté de son chemin. Il apprend au passage que la population de la colonie est bien vouée à la mort. Il confronte ensuite Nolan qui s’y était clairement préparé.

Désormais au courant de ce qu’il se passe, il se décide à aider Maddie en la prévenant à son tour de manière à obtenir autant d’informations que possible sur Nolan. Elle apprend donc que le Grand Jour tant attendu est une arnaque. Bam, encore un truc qu’elle se prend dans la tronche.

Snyder s’en tire donc plutôt bien, obtient ce qu’il veut et prend le pouvoir sur un Nolan qui se fait arrêter. Maddie, elle, se retrouve à la rue et je suis curieux de voir quel chemin elle va suivre désormais. J’ai beaucoup aimé cette intrigue qui nous débarrasse de Nolan et qui affirme Snyder comme homme de pouvoir, même s’il ne se rend toujours pas compte qu’il est manipulé par une femme bien plus puissante que lui. C’est drôlement intéressant ce jeu de pouvoir politique et je ne sais pas pourquoi je n’avais pas accroché à cet aspect en saison 1. Il faudrait presque que je la revois, mais en même temps, je n’en ai pas vraiment vraiment envie, vu mon sentiment général sur celle-ci…

Pendant ce temps, les parents Bowman veulent contacter le groupe de résistants de la « main rouge » et passent par Bram pour le faire. Il est d’abord hésitant, mais il finit par donner ses infos à ses parents. L’idée est d’aller préparer un attentat bien plus important (et surtout de récupérer ce dont ils ont besoin pour se casser du bloc).

Malheureusement, il n’est pas facile de s’entendre avec la taré qui les dirige. La solution de Broussard est aussi radicale qu’habituelle : tuer tout le monde. Bon, le plan s’adoucit un peu par la suite, mais Katie prévient quand même Bram des risques qu’elle décide de courir.

C’est dommage de voir que les résistants ne peuvent s’entendre entre eux, surtout que la main rouge est assez peuplée quand même alors que le groupe de résistants que l’on suit depuis le début n’est plus constitué que de cinq personnes. C’est suffisant pour prendre d’assaut le théâtre dans lequel la main rouge se réfugie… et nous offrir une nouvelle scène d’action en une prise.

J’aime vraiment énormément ces moments interminables dans la série, caméra à l’épaule. Malheureusement, Noa y laisse sa peau sans donner toutes ses informations. La dirigeante de la main rouge y passe également et Broussard se sacrifie pour le reste de l’équipe.

Du moins, c’est ce qu’il pense, mais il se fait ensuite cerner pas des drones qui lui sauvent la vie. La résistance est sacrément affaiblie par ce massacre, il ne reste plus que les Bowman et Bethany Joy Lenz (j’ai encore oublié le nom de son personnage, zut)…

Jusqu’à ce que Broussard les rejoigne et leur révèle que les drones ne l’ont pas tué. Katie suppose alors l’existence d’une liste qui protège Will et Broussard, puisque tous deux n’ont pas été exécuté par les drones. Reste à comprendre pourquoi…

Quant au cliffhanger de cet épisode, il prépare radicalement le terrain : la colonie de Los Angeles va devoir se rendre… donc tout le monde va devoir y passer. La fin de saison (ou de série ?) sera sanglante et violente la semaine prochaine !

13.pngÉpisode 13 – Ronin – 18/20
I just don’t wanna be a rat anymore

Cette semaine, Colony a déjà tout gagné : c’est le premier vendredi depuis bien longtemps où je ne commence pas ma journée en visionnant l’inédit de Grey’s Anatomy avant les autres. Oui, mais voilà : c’est la fin de saison, Bethany Joy Lenz l’a survendu sur Twitter au point de que ça apparaisse dans mon fil d’actu et j’ai eu une dose de Sarah Wayne Callies avec le retour de Prison Break qui m’a donné encore plus donné envie de voir ce final. Et en plus, Colony est renouvelée pour une saison 3 ! Bref, que du bon cette semaine !

Oh putain et cet épisode commence fort, avec une suite d’images buguées enregistrée par un drone, un « host unite »… qui n’est pas n’importe quel drone ! C’est celui du dernier épisode de la saison 1, lorsque Katie et Will était confrontée pour la première fois à un extraterrestre. Bref, la série répond assez clairement à nos questions pour savoir ce que sont ces extraterrestres qui dominent le monde. Et il s’avère que ce sont des machines.

Pour en revenir à notre petit de la saison 1, il est impératif de lui sauver la vie au plus vite, et l’équipe recrutée pour le faire y parvient. Le suspens n’est pas énorme, car on se doute qu’on serait au courant si Los Angeles s’était fait exploser !

C’était une fois de plus une excellente intro qui nous remet directement dans la série et ses mystères.

L’épisode reprend ensuite sur Will & Katie tentant de joindre les contacts de Noa en dehors de la colonie. Ce n’est pas si simple, car tout est codé et ils n’ont pas les codes.

On suit également Snyder qui constate l’effervescence du commissariat sans la comprendre. Il apprend que le bloc est évacué de ses officiels et va être détruit. C’est bien, ça ne met pas du tout la pression. Il se rend voir la Gouverneur-Générale, la blonde qui dirige tout ça, pour découvrir qu’il a le choix entre déménager en Europe sans sa fille ou se rendre comme le reste de la population. Et il a six heures pour faire ses adieux. Cet épisode ne traîne pas, comme prévu et expédie bien vite toutes les intrigues des deux dernières années. C’est bien joué.

Du côté des résistants, Will et Katie découvrent qu’ils ont amené les blackjacks à leur porte. C’est bien joué. Alors que les enfants évacuent, Katie confie un flingue à Bram. Bien, on est bien dans cet épisode, ça ne fait pas dix minutes qu’il a commencé et ça part déjà en vrille.

Morgan (Bethany Joy Lenz, je connais ton prénom !) se fait tirer dessus avant même de tirer sa première balle, et les grenades qui explosent dans le repaire rajoutent au stress de cet épisode. Je suis accroché à mon écran alors que c’est une scène plutôt classique, y compris dans ses effets sonores qui nous privent d’une ouïe au point. Hyper classique, oui, mais vu que je suis enfin accroché par la série, je suis à fond dedans, espérant que les résistants s’en sortent. C’est heureusement le cas pour les Bowman, parce que Broussard est hyper badass, mais Morgan ne s’en tire pas. Je suis dégoûté, elle n’aura pas servi à grand-chose alors que j’adore l’actrice ! C’est dommage de l’avoir sous-exploité comme ça.

Pas le temps de s’apitoyer néanmoins. Nos résistants se retrouvent à envisager de devoir contacter Snyder pour échanger le gant avec lui, histoire de s’assurer une place loin du soleil de Los Angeles. Alors, le gant… C’est un truc dont j’ai peu parlé cette saison alors que c’est un gros enjeu, mais je ne savais pas comment le traduire : gauntlet veut dire un gantelet, un gant de protection. Bon, j’en ai déduit que c’est tout simplement un bout de l’alien quoi ; mais comme j’ai mal suivi la saison 1, ça fait partie des choses un peu floue. Il faudra que je revois la saison 1, et comme elle sort bientôt en DVD, je me dis que c’est peut-être l’occasion.

Sans grande surprise, Snyder accepte le deal dans l’espoir de sauver le bloc. Il comprend bien vite que ce n’est pas possible. Dans une des meilleures scènes du personnage, il demande alors à Will de rejoindre la résistance, terrifié par ce qu’il se passe et qu’il a en partie provoqué. C’est un retournement inattendu pour Will.

Pendant tout ce temps, Maddie continue de s’en prendre plein la tronche : elle est rejetée de la protection de l’église qu’elle a financé et invitée à se rendre dans un bus, soi-disant la menant à San Fernando. Il est assez vite clair qu’il est question de se rendre à l’usine pourtant. Elle le comprend vite, mais il est bien impossible pour elle de faire marche arrière. Et quand elle essaye de le faire, elle se prend des coups, pour changer.

Broussard décide finalement de rester à Los Angeles, alors que Katie et Will, eux, cherchent encore à joindre les contacts de Noa. Le résistant en charge leur confie le gant avant qu’ils aillent chercher Snyder. Ce dernier se retrouve alors en fuite avec l’ensemble des Bowman, n’en déplaise à Bram.

La famille doit alors traverser de la manière la plus légale possible : le couple se déguise en gardes, les enfants paraissent être de gentils enfants voulant être amenés en sécurité et Snyder étant lui-même. Bien sûr, leur histoire a beau avoir l’air la plus crédible possible, elle ne l’est pas assez et ils sont finalement arrêtés par les gardes suspicieux.

Will tente donc le tout pour le tout et révèle son identité, ainsi que le futur du bloc de Los Angeles. La tension est à son comble, vraiment, durant une longue scène où il s’agit de faire changer le sergent en charge d’avis. Cela finit par fonctionner contre toute attente, de manière presqu’un peu trop grosse. J’ai bien aimé, évidemment, ce moment de gros stress, mais je trouve un peu trop simple qu’ils arrivent à convaincre une personne et que cela suffise. Il y avait une bonne dizaine de gardes et pas un ne se rebelle contre le sergent. Dommage, mais l’épisode manquait peut-être un peu de temps.

La longue scène ifnale se veut magnifique et y arrive bien : les Bowman et Snyder s’enfuient, voyant dans leur rétro le sort du bloc. Tout le monde est évacué par les extra-terrestres, dans un immense vaisseau spatial. Tout le monde, y compris Maddie, mais exceptée la gouverneure générale, en larmes elle aussi.

Ce cliffhanger n’étant pas suffisant pour lancer une saison 3 solide, il est alors suggéré que Snyder est en mission puisqu’il active en toute discrétion ce qui ressemble à un traqueur… Oh putain, le con ! Moi qui croyais à sa rédemption, je me suis bien fait rouler dans la farine !

Cet épisode était donc rythmé, mais prenait malgré tout le temps de faire monter l’angoisse et le stress de manière plus originale. Plutôt que de se concentrer sur d’innombrables scènes d’action, le côté psychologique était cette fois mis en avant, et ça fonctionnait. C’est assez étonnant d’ailleurs : je reprochais beaucoup à la saison 1 de manquer de rythme et de ne pas arriver à construire ce genre de scènes alors qu’elle tentait d’en proposer régulièrement. Peut-être que je ne l’ai pas regardée assez attentivement, peut-être que la série s’est vraiment améliorée, en tout cas, c’est réussi.

Et par égo, je choisis de croire à une amélioration plutôt qu’à une erreur de ma part. Forcément.

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EN BREF – La saison 1 de Colony m’avait énormément déçu malgré un casting de choix et des intrigues qui, parfois, se révélaient passionnantes à suivre. Cette année a commencé sur le même rythme inégal, entre moments vifs et longs temps morts. Toutefois, progressivement, je me suis surpris à accrocher aux épisodes et à enfin cerner les enjeux et les personnages. La réunion du couple Bowman en tant que résistants est le gros point fort de cette saison, exactement comme les meilleurs épisodes de l’an dernier réunissait le couple. Depuis qu’ils sont ensemble, la série fonctionne bien mieux, ça s’est vu dans les notes et ça a totalement changé ma perception de Colony, au point d’en faire une série que j’attendais chaque semaine avec impatience.

C’est loin d’être la meilleure série de la saison, mais l’amélioration a été telle que j’ai envie d’en parler longuement en bien, de célébrer ses prises de risques techniques et son casting véritablement exceptionnel.

Désormais, je me retrouve à attendre vraiment la saison 3 (alors que je n’étais pas spécialement motivé à voir la 2) : qu’arrivera-t-il à Broussard et au vieux qui a hébergé les Bowman ? Où se rendent les Bowman et quand comprendront-ils la trahison de Snyder ? Suivra-t-on l’histoire de Maddie au sein du vaisseau (mon plus gros espoir, finalement) ?

Tellement de questions me restent en travers de la gorge, vivement 2018, surtout si la série continue à garder ce très bon rythme !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

 

Lost & Found Music Studios (S02)

Avis : Depuis un moment déjà, la saison 2 de Lost & Found Music Studios (je ne me lasse pas de ce titre) me faisait de l’œil sur Netflix. Alors j’ai fini par craquer, malgré tout le mal que j’avais pu dire de la saison 1. Autant être honnête, la qualité de la série n’a pas changé, mais c’est un bon guilty pleasure hyper fun à regarder !

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La série est toujours un bon gros mélange de Glee, Un dos tres ou High School Musical, à la sauce Disney Channel, mais en plus pauvre. Toujours pas de sujets qui dérangent dans cette série clairement destinée aux enfants et qui semble sortir des années 90. Je ne note toujours pas, parce qu’une fois de plus, je l’ai regardée pour me marrer et pas autre chose, même si je n’ai toujours pas eu le courage de tenter Next Step.

Cette saison 2 reprend tous les éléments de la première, et pourtant, j’en ai gardé peu de souvenirs alors ils auraient pu se permettre de virer un ou deux membres du casting sans que je ne m’en rende compte. On a donc toujours Luke Bieber et l’insupportable Leia qui se tournent autour, on rencontre la mère d’Eva très déçue par sa fille qui se dévergonde un peu trop, notamment à cause de Jude qui… ah ben qui sert pas à grand-chose cette saison, mais il continue de rapper, ouf ! La série tourne principalement autour de deux groupes, le boys band (avec James l’inutile, Théo le débile trop cool, John le sensible… menés par Luke, forcément, vous suivez ou pas ?) et le girls band (Leia, sa meilleure amie Rachel – mais ça dépend des épisodes parce qu’elle aussi trouve Leia insupportable -, Maggie – qui aimerait toujours sortir avec Luke – et Annabelle, même si je ne comprends toujours pas ce qu’elle fout dans ce groupe). Bref, pas de changement, toujours le même vent de folie (et un trailer qui te fait croire des trucs mais en fait non) :

Le cliffhanger de la saison 1 est vite expulsé avec des retournements passionnants (le van rose ! Michelle et John !) et ces treize épisodes sont super drôles malgré l’absence d’audition. On se concentre aussi sur ceux arrivés un peu après d’ailleurs, comme Mary (dont la voix magnifique sauve la storyline pourrie) alors que d’autres restent à l’arrière-plan comme Nate ou Clara. Cependant, cette dernière pète un boulon dans les derniers épisodes et remonte grave le niveau de saison. À un point où je me suis dit, « putain, c’est limite bon et c’est bien joué ». Comme quoi, tout arrive !

On continue encore et toujours dans le cliché, c’était parfois un peu galère de me remettre les persos en tête, mais je continue d’enchaîner les épisodes qui sont finalement feel good. Comme j’étais/suis en période compliquée en terme de fatigue, c’était très cool d’enchaîner les épisodes… et hyper frustrant d’arriver à la fin, qui n’a même pas de cliffhanger, mais qui est sous le signe de la tristesse, histoire de pousser le téléspectateur un peu concon (c’est moi) à revenir pour une saison 3. Et vous savez quoi ? Je crois que je reviendrais, la musique est sympa et le côté enfantin pas si mal finalement.

Shadowhunters (S02)

Ci-dessous, d’interminables critiques sur l’ensemble de cette saison, entre moqueries et attachements improbables !

Avis : Même avec mon article sur la saison 1, difficile de me souvenir vraiment de l’intrigue finale sur laquelle nous avait laissé Shadowhunters l’an dernier. Je ne fais que me souvenir de sa médiocrité, de son fan service et de son rythme rapide permettant au Guilty pleasure d’être savouré sans trop s’en vouloir de perdre son temps.

Très honnêtement, je n’ai toujours pas lu le(s) livre(s) et la fanbase a eu tendance à continuer à m’énerver, mais voilà, je suis de retour pour cette seconde saison parce que c’est toujours sur Netflix et c’est agréable d’avoir une aussi bonne HD à disposition. Et puis, j’ai beau critiqué, je suis intrigué par le sort de certains personnages et par la capacité qu’aura l’interprète de Clary a (peut-être) devenir une bonne actrice. Quoi ? J’en demande trop ? Noël vient juste de passer, un miracle peut peut-être encore arriver.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 Fin

Note moyenne de la saison : 13/20 (ce n’était pas gagné pourtant)

01.jpgÉpisode 1 – The Guilty Blood – 12/20
To know your ennemy, you have to become your ennemy

Le cliffhanger est faussement évacué dans une scène qui tente de nous faire croire que Jace et Clary sont déjà réunis. Rien de bien surprenant dans la révélation tardive de la supercherie, mais c’est marrant à voir.

Jace trahit donc son père, ce qui n’est pas surprenant, mais le fait en moins de temps qu’il ne faut à la série pour faire un gros plan sur les seins d’une de ses actrices, et ça, c’était surprenant.

Les scénaristes nous en remettent ensuite vite une couche sur le #Malec, qui est après tout ce que tout le monde veut voir dans la fanbase. Alec pète donc un câble après le départ de Jace et c’est là le bon moment pour introduire un nouveau personnage, Victor. Sans grande surprise, ce nouveau dirigeant paraît immédiatement comme un gros bâtard détenant tout le pouvoir sur tout le monde. Y compris sur ceux qui ne sont pas de l’institut et disent qu’ils ne quitteront pas Jocelyn quoiqu’il arrive mais partent après s’être entendu dire que Victor insistait. Ah.

Quant à Malec, pas d’inquiétude, le couple se réconcilie aussitôt, hein.

Clary retrouve également sa mère (Jocelyn, donc) dans cet épisode, et celle-ci continue de cacher plein de choses tout en rattrapant son retard dans les événements de la saison 1 qu’elle a passé à dormir.

Quant à Simon, il poursuit sa vie de vampire en étant exclu d’un peu partout. Bon, pas de surprise non plus quoi et c’est le seul mec du casting à ne pas avoir eu son plan torse nu, il doit être triste. Bref, la série a heureusement toujours ses décors pour la sauver, car ni l’écriture, ni le casting ne suffisent.

Finalement, j’y retrouve malgré tout le plaisir de personnages faciles à comprendre, de situations ridicules (les décisions de Victor !), une Isabelle pseudo-badass et sexy, mais aussi la possibilité de faire du ménage (ou autre) avec un fond sonore. Les dialogues sont de toute manière à peu près autant travaillés et aussi prévisibles que l’intrigue générale alors… Un retour qui ne surprend pas, sans fanfare, mais qui est exactement ce que j’en attendais.

02.pngÉpisode 2 – A Door in the Dark – 12/20
You’re saying that Jace… Jace is some kind of evil flower-killing monster that deserves a death sentence?

Je n’invente rien, c’est vraiment une des répliques de cet épisode. Tout est dit, non? Non ? Bon OK, parlons de l’épisode et de l’insupportable Clary.

Avant tout, il faut qu’elle se montre très très énervée contre sa maman en marchant rapidement avec les bras qui balancent. Bin vui. Tout son monde est remis en question quand sa maman lui fait voir que bébé Jace était très méchant parce qu’il tuait des fleurs et avait les yeux noirs. Ceci n’est pas du tout cliché.

Elle n’a vraiment pas de chance, parce qu’Alec aussi vient révolutionner son monde en se montrant pas gentil du tout avec elle et que les Shadowhunters font des réunions sans elle. Du coup, elle fugue (deux fois), en bonne gamine insupportable.

De son côté, le tueur de fleurs est toujours dans les jupons de son papa qui est occupé à enlever les meilleurs combattants en ville pour les transformer en Shadowhunters. Alec et Isabelle tentent bien de récolter des infos, mais ils ne sont pas très doués pour ça et ça fait surtout de la peine de les voir ramer comme ça, vu que je les aime bien.

Simon part en vadrouille avec Magnus pour retrouver Camille, et ça ne m’a pas passionné non plus. Magnus s’amuse à chercher les objets qui lui appartiennent alors que Simon est encore plus boulet qu’avant de devenir vampire… mais eh, bonne nouvelle, c’est juste pour qu’il soit enfin capable d’utiliser ses pouvoirs. OK, OK.

Grâce à une petite résurrection de Dot sortie de nulle part et obéissant à Valentin, Clary se rend sur le bateau de son père, soit disant capable de voir l’avenir (mais il est révélé l’évidence qu’elle est ensorcelée dix minutes plus tard). Elle y retrouve Jace, son papa et les close-up dramatiques de fin d’acte où elle se la joue grave badass, visage fermé, toussa toussa. C’était franchement pas ça, elle n’est toujours pas bonne actrice la pauvre. Au moins, il y avait quelques surprises dans son intrigue.

Et vu qu’une fois de plus, j’étais hyper attentif, j’ai raté un bout de ce qu’il s’est passé et donc pas tout compris au cliffhanger concernant Alec. Oups. C’était en tout cas un bon cliffhanger qui fonctionne et l’épisode en lui-même m’a paru un peu moins stupide dans son scénario, mais tout reste plutôt mal joué et pas forcément bien expliqué, c’est bien dommage.

03.pngÉpisode 3 – Parabatai Lost – 13/20
Stay! Good doggy!

J’en ai déjà parlé sur Twitter, mais il faut que je le dise ici pour m’en souvenir vraiment : Netflix m’a lancé l’épisode en VF et vous savez quoi ? La VF est à la hauteur du jeu des acteurs, c’est assez rare pour être souligné. À vous d’en tirer la conclusion après pour savoir si c’est une bonne chose pour la VF ou une très mauvaise chose pour les acteurs. Vous savez à peu près ce que j’en pense si vous avez suivi cet article.

Bref, parlons de l’épisode : je n’ai toujours pas bien compris leur délire de Parabatai, les explications sont loin d’être aussi claire que Cristalline, hein. Les flashbacks sur Alec/Jace (et Isabelle) étaient principalement mignons, mais parfaitement inutiles, puisque la relation (à sens unique) de ces deux-là est déjà bien explorée en saison 1.

Quant au casting des enfants/adolescents, il était tout simplement mauvais (surtout pour les ados). Les acteurs n’étaient pas mauvais, mais niveau ressemblance, franchement, ça passe pas du tout. Et puis, le casting de Shadowhunters paraît déjà totalement ado, pas la peine d’en rajouter une couche !

Tout cela nous mène au réveil d’Alec et pas une seconde je n’ai envisagé qu’il meure. En revanche, sur toute la fin, j’en étais à m’attendre à un baiser Alec/Jace pour le réveiller, et j’étais dégoûté que ça n’arrive pas. Un peu de drama aurait été le bienvenue, puisque Magnus était à son chevet. Il y était tout l’épisode et c’était l’occasion de nous servir tout un tas de scènes Malec pour exciter Tumblr, mais c’est à peu près tout. Mention spéciale pour cette scène où Magnus claque la porte au nez de la mère de Clary… en tournant le dos et en claquant des doigts. Franchement, FRANCHEMENT, il aurait pu tout aussi bien la fermer.

Dans le même genre, la rune parfaitement inutile pour sceller la porte de l’hôpital APRES que le loup tente de la défoncer. Que c’est mal monté, que c’est mal écrit !

J’en arrive donc à parler de l’intrigue de Jace, qui sert surtout à combler ces 40 minutes avec les loups-garous. J’ai aimé les effets spéciaux de la transformation (suffisamment rare pour être noté), mais c’est tout, c’était plein de raccourcis scénaristiques, sérieux (comment est-ce que la mère se retrouve pile derrière la bonne porte SERIEUX ? Même en suivant les loups, elle est au mieux derrière lui, pas devant, non ?).

Dans le genre « il faut bien combler les 40 minutes », on a aussi le plus beau complexe d’Oedipe de la télévision avec Simon qui se souvient subitement qu’il a une mère (par contre, sa sœur, elle est devenue quoi ? On est censé le savoir ?). Pas de bol, celle-ci est retombée dans l’alcoolisme (ah ?). Ni une, ni deux, Clary arrête de chercher son mec frère et vient aider son meilleur ami. Les scénaristes tentent bien de nous faire shipper ces deux-là, mais c’est un gros fail : tout le monde est trop occupé à imaginer Simon et Raphaël ensemble (franchement, cette tension entre eux ferait presque croire que finalement ce sont de bons acteurs) d’un côté, et Clary et Isabelle de l’autre (non, vraiment, chaque scène entre ces deux-là vire au soft porn, c’est très gênant).

Tout cela se conclue par un cliffhanger très inutile de l’arrestation de Jace, après des retrouvailles express (et inutiles) entre Simon et sa mère (qui est sobre, mais quand même alcoolique, vous suivez ?). Du coup, on n’est pas plus avancé pour Camille après trois épisodes, bien joué !

Vous allez me demander pourquoi j’ai rajouté un point par rapport à la semaine dernière, et vous aurez raison. C’est juste que, malgré tout, je n’ai pas vu les 40 minutes passer alors que rien ne se passait. C’est donc plutôt bien joué et ça change. Les différentes intrigues servaient surtout à combler plutôt qu’à faire avancer le fil rouge de la saison, mais l’épisode finit par être assez complet malgré tout. Et puis, Isabelle en dominatrice de loup, ça vaut bien un point de plus (faiblesse masculine, sorry pas sorry).

04.pngÉpisode 4 – Day of Wrath – 14/20
Do you love Clary the way a brother would love his sister?

Je mets de beaucoup trop bonnes notes à cette série, mais elle fait très bien son taf de divertissement en me faisant mourir de rire (malgré elle, certes, mais quand même).

C’était cette semaine hyper prévisible, mais vu que cet article fonctionne bien quand je détaille tout le mal que je pense de la série, je ne vais pas me priver d’un autre résumé beaucoup trop long.

Je dois avouer que la première scène a réussi à me paumer, entre les mauvais effets spéciaux et le jeu pourri de Clary, j’étais bluffé (surtout à l’entrée et la sortie de la prison). Est-ce que j’ai mal entendu ou leur prison s’appelle City of Bones ? On va dire que j’ai mal entendu, pour le bien de tout le monde. J’avais été spoilé sur un premier rencard Malec… et en fait même pas ! Han, tout ça pour ça ? Bon, un peu de sérieux, ça ne va pas du tout cette critique.

Alors, trois intrigues se déroulent en parallèle dans cet épisode. Commençons par celle de Simon (toujours en plein Œdipe), Raphaël, Magnus et Camille. Raphaël se fait torturer et court dans les jupons de Magnus qui promet de bien s’occuper de lui (creepy), mais pas de bol, Simon débarque et ça vire à la fausse confrontation entre vampires, scène aussi drôlatique que clairement écrite pour qu’on puisse les shipper alors que non. Non ?

La boîte avec la terre confirme ce que je pensais : les scénaristes ont gagné autant de temps que possible sur l’intrigue Camille, pour finalement nous sortir un petit truc sans intérêt. Je concède que l’amitié Simon/Magnus est très sympa et est une bonne chose de cette seconde saison, mais tout ça sert surtout à combler la saison (et cet épisode ne déroge pas à la série, avec un Magnus qui nous sort plein de guimauve sur Camille qui serait sa Clary. Oh boy).

Tout ça, pour une petite confrontation Magnus/Camille de deux minutes et un aller-simple pour Idris. J’espère quand même qu’il y aura un autre intérêt encore bien dissimulé. Simon se rend alors à l’institut et finit dans les bras de Clary qui… oh wait, revenons en arrière.

L’épisode commence donc sur Clary qui se rend en prison voir son Jachinouchet, mais celui-ci ne veut plus la voir. Pas de bol, quand il dort, il rêve d’elle, dans une ambiance incestueuse toujours aussi tranchante, mais ça, c’est parce qu’il la torture. En effet, ses rêves sont contrôlés pour le torturer. C’est mignon. Vous l’aurez compris, la série a juste trouvé un nouveau moyen de combler l’épisode. Et le pire, c’est que ça fonctionne.

Quelques vingt minutes plus tard, on assiste enfin au procès de Jace, d’une longueur là encore inutile, mais à mourir de rire : il est forcé de dire la vérité au nouveau chef de l’institut, et ça fonctionne plutôt pas mal dans le comique. Ce n’était pas leur intention, mais sa pseudo tentative de suicide là, empêché à la dernière seconde (ça alors !), c’était énorme. Il est donc condamné, mais ne nous inquiétons pas trop, ça ne va pas durer car badaboum, voilà que papounet débarque pour récupérer l’épée qui fait dire la vérité. C’est juste tellement évident.

Il s’avère responsable de ce qu’il se passe à l’institut (j’y viens) et libère son fils parce qu’il veut le convaincre de bosser pour lui. Jace refuse, surtout parce que son nouveau boss est là, mais ce dernier est tellement naze qu’il est à deux doigts d’y passer, comme le pote prisonnier de Jace. Tout ça finit de manière bien classique, avec un Valentin qui repart avec son épée mais sans son fils qui, lui, sauve Victor (aha, vous croyiez que j’avais oublié son nom ? Et bien non !). Oh crap.

Cela lui permet d’échapper à la prison et d’arriver à l’institut, où il voit Clary dans les bras de Simon parce que… ouais, vous m’avez vu venir. Revenons une dernière (promis) fois en arrière !

Clary intègre l’équipe d’Isabelle et Alec à la place de Jace et s’avère à peu près aussi surprise que nous qu’ils l’acceptent dans les rues avec eux. Oui, parce que figurez-vous que tout d’un coup, les scénaristes se souviennent que de base ils chassent les démons dans la rue.

Sans surprise, Clary se révèle être un véritable boulet, mais elle « aide » une victime et, grâce à une petite musique bien placée, on sait qu’elle y parvient. Moi, perso, je vois une rousse qui m’dit « eh cocotte, ça va aller, je m’occupe de toi », je suis pas sûr que ça me rassure… encore que, ça peut possiblement me calmer, ça je dis pas.

Pendant ce temps, Jocelyn flirte avec son mec qui lui affirme qu’il est têtu et sait ce qu’il veut, comme il l’avait démontré dans le premier épisode de cette saison (non) en tenant tête à Victor (non). Ce flirt s’explique surtout parce qu’elle a proposé à sa fille de partir faire un petit voyage à Idris (oui, l’endroit où Magnus s’apprête à envoyer Camille, c’est bien, vous suivez). Clary, en plein dilemme (Should I stay or should I go ?), en parle avec Alec, puis répète la même conversation avec Izzy. Cette dernière nous ressort à son tour son Œdipe et fait un laïus sur la chance que Clary a d’avoir une maman pour s’occuper d’elle comme ça. Oui. Vous aussi vous le voyez venir hein ?

Un démon s’est infiltré dans l’institut (Merci Valentin) et peut prendre possession de n’importe qui (et surtout du figurant du jour qui a pris la parole deux fois précédemment alors qu’on ne l’a jamais vu avant) pour blesser n’importe qui (mais surtout Lydia, parce qu’on la connaît). Donc forcément, il finit par posséder Alec et buter Jocelyn au passage. Oh oh.

C’est là que Clary nous offre la meilleure performance de la saison (photo ci-dessus pour mesurer toute mon ironie) en découvrant le cadavre de sa môman. Pas trop sûre de ce qu’il s’est passé (il y a un cadavre ensanglanté et un Alec amnésique les mains pleines de sang), Clary se dit qu’il faut qu’elle voit les images de vidéosurveillance de sa maman en train de se faire zigouiller.

Et là, d’un geste de main pas du tout théâtral, elle stoppe net les excuses d’Alec because : « I HAVE A DEMON TO KILL ». Ok, meuf. Sans surprise, le démon s’en prend ensuite à Isabelle qu’il possède off screen, sans surprise, Isabelle met KO Clary, puis Alec, mais Clary se réveille juste à temps pour sauver Alec et Izzy et tuer le démon.

Et c’est là que Simon et Jace rejoigne toute cette fine équipe, alors que Clary est en larmes au sol. Elle finit bien dans les bras de Simon, sous le regard de Jace et c’est là que la série m’a à peu près eu niveau sentiment, c’était tout triste, grâce à un bon choix musical (comme l’an dernier). Wow. Résumé le plus long du blog, je vais finir par croire que je suis à fond dedans.

capture-decran-2017-02-01-14-44-57Épisode 5 – Dust and Shadows – 07/20
What if we could bring my mother back?

Je suis vraiment désolé, mais alors Clary qui pleure, ça m’inspire vraiment beaucoup trop de blagues et de détournements comiques, je n’ai pas pu m’empêcher de remettre encore une photo d’elle ! Mon dieu, que cet épisode était mauvais ! Tellement mauvais que ça en est devenu comique, puis triste tellement c’est honteux de servir une série comme ça, même sous l’étiquette d’un « teen drama ». Vraiment. Même un dessin-animé n’oserait pas la moitié de ce qu’ils font, mais ils osent, ils font et c’est mauvais. Du jeu des acteurs jusqu’à l’écriture, il n’y a rien à sauver dans cet épisode. Et c’est pour ça qu’il faut le voir : pour le croire et pour rire à s’en décrocher la mâchoire (je n’ai pas galéré sur la rime, promis).

Bref.

Tout commence par une scène magistrale nous montrant la culpabilité d’Alec, et cela nous met bien au niveau d’acting de l’épisode. Il a beau avoir une gueule d’ange, c’est tout ce qu’il a pour être dans le showbusiness cet acteur, et il aurait peut-être dû se contenter d’être mannequin. Son meilleur épisode reste celui qu’il passe dans le coma et où son perso est joué par des gamins. Quand même.

Ensuite, on nous sert un très banal épisode sur le deuil et l’acceptation de la mort, maintenant que Jocelyn est morte. Clary part dans un classique délire de « et si je pouvais faire revivre ma môman ? » grâce à un dialogue très profond avec (et sur) Simon. Et comme j’aime bien vous faire poireauter, je vais commencer par rire de Simon !

Sérieusement ? Celui-ci se rend compte qu’il ne peut pas vivre sans sa maman parce que… Il ne sait pas faire ses lessives ! Mais quoi ? C’est surtout l’occasion de nous faire une petite métaphore de coming-out ratée avec la révélation qu’il est un vampire, ce qui permet un enchaînement de scènes très gênantes à regarder (parce que le manque de qualité est tel qu’au bout d’un moment, on préfère en revenir au deuil de Clary).

Oui, et donc le deuil de Clary, qui cherche les conseils de tous les persos, à commencer par Magnus (spoiler alert : il a un passé de merde avec sa mère, comme c’est étonnant, sa vie se résume à un passé de merde depuis le début), puis par Jace. Attention, c’est l’heure de la question philosophique la plus profonde de l’épisode : « You just lost your mom too. WHAT DO YOU FEEL ? ». Oui, Jace, que ressens-tu ? Comment doit-elle jouer ce deuil ? Parce que clairement, l’actrice n’en a aucune idée.

Et le personnage non plus, du coup, elle va voir une sorcière française (Chamonix RPZ les gars) qui lance des sorts en latin et lui propose un marché que même un gamin de 4 ans n’accepterait pas. « Je ramène ta maman des morts, mais en échange, tu me dois une faveur, parce que je t’aime bien et que tu n’as pas de quoi payer. » Je vous jure, c’est limite une citation de l’épisode. Je paraphrase un peu parce que je vais pas retourner vérifier, mais c’est l’idée. Sérieusement. Un dessin-animé n’oserait pas, je vous dis.

Bon, on nous affirme quand même que c’est une vraie sorcière juste avant, grâce à la présence d’un corbeau mort qui tombe bien. Et qui sera le déclencheur pour Clary qui comprendra juste avant de ramener Jocelyn que finalement, c’est pas un bon deal parce que le corbeau est devenu méchant en ressuscitant. Bouhou. Mais c’est trop tard, elle a signé n’importe quoi avec son sang (vraiment ?) malgré la présence d’Alec pour vérifier que tout se passe bien (mais il reste dans le hall pour parler aux petites filles alors).

Clary se retrouve donc à devoir coucher avec un démon qu’elle tue en utilisant une rune qu’elle improvise (attention ceci est un élément pour une intrigue à venir, il faut le retenir) et que Jace lui dit de cacher aux autres. Voilà, c’est tout. Enfin, le but était de lui faire avoir un bébé quand même, mais les kilos en trop, ça ne l’enchantait pas apparemment.

En parallèle de tout ça, Luke a disparu et se réveille tout nu dans les bois. Ok.

Et comme je n’ai pas tout à fait fini de cracher mon venin, j’ai envie de citer aussi les gestes irritants de Magnus (tu veux guérir ta blessure du cœur par ta blessure des mains, wahou c’est trop poétique) et la blessure (au venin, vous voyez ce que je fais, ma critique est construite !) d’Isabelle. Cette dernière n’est donc vraiment que là pour le sexe, avec un antidote qui la fait partir en orgasme dès qu’elle en met sur sa plaie. Gênant, très gênant, surtout quand Victor lui applique dans son dos. Subtile métaphore sur laquelle je vais vous laisser jusqu’à la semaine prochaine, hein.

06Épisode 6 – Iron Sisters – 10/20
I can’t just sit here and mope

Oups, j’ai oublié de parler de la sororité qui occupe une bonne partie de cet épisode la semaine dernière. C’est dingue vu la longueur de ma critique, et pourtant ! Rattrapage : Isabelle veut rejoindre une sororité. Qui occupe la moitié de cet épisode, donc.

On nous l’introduit dès le début avec une scène toute pourrie nous montrant un entraînement et la révélation pour ces nanas samouraïs que Valentin a volé l’épée il y a déjà deux épisodes. Les nouvelles vont vite, c’est rassurant.

Retour ensuite à l’institut où Jace et Clary cherchent la provenance de la rune mystérieuse de la semaine dernière (je vous avais dit que ce serait important, continuez de me faire confiance). Ne trouvant aucune info dessus dans le grimoire de base du Shadowhunters, Clary en arrive à la conclusion évidente et logique que cette rune lui a été envoyé par (allez, je vous le donne en mille) sa morte de mère. Ben voui.

À ce stade, on dépasse le simple cadre de l’obsession et même Jace lève les yeux au ciel, ça veut tout dire. Pas le temps de s’attarder dessus pour le moment, car Isabelle débarque pour faire ses adieux. Maintenant qu’elle est guérie, elle va rejoindre la fameuse sororité des « soeurs de fer », un truc dont on a jamais entendu parler avant l’épisode 5 (de mémoire, en tout cas, donc peut-être que si en fait) mais qui semble être si hyper méga connu et hype que même Clary sait ce que c’est.

Du coup, elle décide de squatter le voyage après un petit dialogue très profond avec sa meilleure amie avec qui elle entretient toujours cette petite tension sexuelle. Forcément. C’est à ce moment que la rousse choisit de nous apprendre qu’elle n’est pas du genre à rester là à se morfondre.

PARDON ? C’est pas LA BASE du personnage que de se morfondre sur le sort de sa mère ? J’ai dû confondre jusque-là, pardon.

Le plan de base est de récupérer des infos sur Valentin, mais Victor a d’autres idées en tête pour Isabelle (non, pas ce genre d’idée, bande de lecteurs pervers !). Il lui demande d’espionner Clary, en échange de quoi il lui donnera toute la potion qu’elle veut pour continuer à avoir ses orgasmes. Chouette, tout est lié et Victor continue d’être chelou.

Petite avancée rapide parce que cette critique n’en finit pas et que je suis en train de l’écrire pour la deuxième fois parce que WordPress, c’est de la merde et ça bug et j’aurais dû écrire sur Word : nos deux « héroïnes » (tout est relatif) arrivent au château de la sororité, évidemment sur fond vert. Séquence d’anthologie à voir et revoir où Clary joue la surprise, l’étonnement, et… se souvient subitement qu’elle a du texte à dire.

C’est très drôle, un plan séquence culte de plus qui précède de peu le moment où on lui demande son prénom et qu’elle met tellement de temps à répondre qu’on se demande si elle a perdu un bout de son cerveau quand elle est devenue Shadowhunters.

Bref, je m’égare alors qu’on en vient à ma scène préférée : celle du bain en robe blanche transparente. Oui, oui. C’est pour vérifier qu’elle est pure, avec une petite formule en latin (« le feu éprouvait/testait l’or » GNÉ ?) pour faire classe (et me permettre de faire genre je révise mon épreuve de version latine, J-30, j’suis foutu), tout ça, tout ça.

Mieux qu’un concours de T-shirt mouillé, l’épisode vire au soft-porn ce qui a priori devrait plaire à Isabelle, mais QUE NENNI. Dans un retournement de situation imprévisible et choquant (non), Clary est pure (lol) mais pas Isa (double lol). « Isabelle impure ? Il y a erreur » s’exclame une Clary bouleversée, mais non, pourtant, c’est formel, elle se fait recaler.

Heureusement, on a l’explication : sa petite lotion qui la fait jouir là, et bien, c’est du venin de vampire. Pour soigner du venin de démon. CQFD. Clary continue sans elle malgré tout, pour avoir tout plein d’infos sur son papa chéri (dont elle dit qu’il a tué sa mère, du coup, je ne sais pas si les scénaristes regardent leur propre série ou si c’était du bluff ou si c’est un raccourci fait par notre rousse adorée parce que Valentin est effectivement responsable de l’infiltration d’un démon à l’institut. Mais bon, il pouvait pas prévoir que ça tuerait Jocelyn, le pauvre).

Tout ce qu’elle apprend, c’est que l’épée volée par Valentin a le pouvoir magique de tuer toutes les créatures surnaturelles sur terre. C’est plutôt cool, ça pourrait mettre fin à notre petite torture de spectateurs de voir les Shadowhunters, les vampires, les loup-garous et tout le bordel y passer. Non ? Non, Clary le voit pas comme ça.

Quoiqu’il en soit, Isabelle est encore là et espionne la rousse demander des infos à l’une des deux dirigeantes de la sororité sur la fameuse rune de l’épisode précédent (eh ! à croire qu’il y a un fil rouge). Surprise : ça vient pas de sa maman et on lui dit même que celle-ci n’est pas un ange. Bouhou.

Isabelle retourne donc à l’institut avec une info croustillante pour son Vivic’, mais elle décide finalement de ne pas cafter. Trop de suspens.

On en arrive à la dernière scène de l’épisode qui nous apprend que les dirigeantes ont leur petit secret elles aussi. L’une d’elle est noire (par conséquent, c’est la sœur de Luke, car comme vous le savez, tous les noirs sont de la même famille), l’autre est indienne (parce qu’il faut bien remplir les quotas). Devinez laquelle tue l’autre ? Oui, évidemment, la soeur de Luke est méchante ! Surprise, et pour de vrai cette fois, c’est un plot twist que je n’avais pas trop vu venir car je n’en voyais pas l’intérêt. Pour une fois que ça arrive, je voulais le souligner.

Voilà, vous venez de rattraper la moitié intéressante pour le fil rouge de l’épisode. Pour le reste, une sous-intrigue voit Jace devenir un larbin qui nettoie les armes des Shadowhunters grâce à Victor, mais comme c’est aussi intéressant que ça en a l’air, je vais changer de sujet tout de suite.

Simon a le droit à son développement, toujours dans des scènes de téléphone avec Clary. Avec l’aide de Raphaël, il a effacé la mémoire de sa mère et est retourné vivre dans son hangar. Tu parles d’une girouette. Il y retrouve une jolie loup-garou bien sexy qu’il va draguer pendant le reste de l’épisode où ils cherchent ensemble Luke.

Luke qui, ne supportant pas la mort de Jocelyn, est devenu méchant et éviscère les cerfs (jolie allitération, je n’ai pas pu résister). Alors qu’il s’apprête à faire de même avec un couple de campeurs très cons (la nana entend un loup grogner et répond à son mec « c’est probablement qu’un cerf, faisons l’amour » quand même – OUI, évidemment, j’exagère un peu le dialogue pour le bienfait de ma démonstration, mais on n’en est pas loin), Simon et sa nouvelle petite amie qui a vécu pour de vrai le cauchemar d’être nue en cours de maths (non, là, je n’exagère pas, c’est dans le script) débarquent pile à temps et l’empêchent de faire la connerie sa vie.

C’est beau, ça mène à des retrouvailles avec Clary, qui en profite pour être jalouse de la nouvelle copine de Simon (mais cela sera probablement développé par la suite). Et si vous pensiez que tout cela était passionnant, sachez que vous vous trompiez, il y a encore mieux, je vous garde le meilleur pour la fin en récompense de votre lecture de ce roman (d’ailleurs, vous savez, il existe un vrai roman hein, vous n’êtes pas forcément obligés de me lire) : Magnus et Alec ont leur premier putain de RENCARD !

*foule en délire, cris d’orgasme de la fanbase du show qui trouve ça mieux que le venin de vampire*

Comme vous vous en doutiez, cela se passe relativement bien, mais il faut quand même occuper un tiers de l’épisode avec alors Magnus découvre seulement maintenant qu’Alec n’a jamais été en relation de couple avant. À sa décharge, je comprends sa surprise, il a juste interrompu son MARIAGE l’an dernier et, même si c’était grosso modo un couple bidon, c’était une relation de couple quand même. Oui, Magnus, je comprends ta surprise, c’est étonnant mais je l’ai déjà dit plus haut, les scénaristes regardent pas vraiment la série (non parce qu’en plus, il y a leur délire de Parabatai qui est aussi une relation de couple hein).

Magnus annonce alors que lui, au cours des siècles, il a eu 17 partenaires. 17 000. Oui, bien sûr, c’est sûr qu’à 17 000, on comprend qu’il compte toujours et qu’il nous fasse chier comme jamais avec sa Camille et son amour pur pour Alec. 17 000.

Comme il a à peu près 400 ans, ça fait à peu près 42 partenaires chaque année (42,5), donc à peu près UNE PERSONNE PAR SEMAINE (3,5 par mois) depuis qu’il est bébé. DO THE MATHS PEOPLE (oups, je me trompe de série).

Tu m’étonnes qu’Alec soit vénère après. À ce stade de foutage de gueule total, je lui laisse les mots de la fin à notre Magnus, qui une fois de plus atteint une profondeur philosophique rarement égalée à la télévision. Asseyez-vous, mettez vos lunettes et savourez chaque mot de cette réplique, parce que quelqu’un a été payé pour écrire ça, quand même : « I am who I am, you are who you are. All the magic in the world can’t change that. »

Merci Magnus, et à la semaine prochaine ! (non, je déconne, je vous laisse pas en plan comme ça : ils ont fini l’épisode en s’embrassant, tout va bien dans le meilleur des mondes, Alec lui a pardonné son passé, of course, et Jace est venu demander à vivre chez Magnus. Lol).

07.pngÉpisode 7 – How Are Thou Fallen – 10/20
Do you mean like… me bite you… with my fangs?

Vous ne l’attendiez plus mais voici enfin ma critique de cet épisode de Shadowhunters. Une fois n’est pas coutume, j’étais en balade à Paris et dans la région, et je n’ai pas vu l’épisode avant aujourd’hui, surtout que l’air de rien, ces critiques demandent un peu de travail (et de temps).

L’épisode débute sur des retrouvailles entre Valentin et la soeur de Luke, mais ça m’a pas plus marqué que ça, en fait. Dans la scène suivante, Clary nous joue désormais la migraine au beau milieu de l’institut et parle à une figurante qui lui répond. Comme en plus, elle est plutôt mignonne et que le générique est aussitôt lancé sans transition, on peut être sûr qu’elle aura une quelconque importance (probablement mourir) par la suite.

Alec et Magnus rentrent de shopping à travers le monde (non, vous ne rêvez pas, c’est bien le plafond que fixe mes yeux) et l’audience s’émoustille (ou pas) quand Alec offre un cadeau à Magnus et s’apprête à l’embrasser. S’apprête, oui, car Jace fait trop de bruit pendant son acte sexuel dans la pièce d’à côté. Oui, Jace a une nouvelle petite amie et passe enfin à autre chose, mais nul doute que ça ne durera pas éternellement.

Un second baiser Malec est interrompu ensuite par les ordres d’une mission qui permet à Alec de se rincer l’oeil sur son parabatai dont il a été amoureux toute la vie, mais dont il a l’air de se foutre royalement désormais. Il faut dire que désormais Alec veut passer à l’étape suivante avec Magnus, et oui, l’étape d’après, c’est le sexe. Sortez les popcorns du micro-ondes et remettez les au frigo, cela dit, parce qu’Alec ne sait pas comment faire alors il demande conseil à… Isabelle ? J’imagine que ça se tient vu qu’elle vend du sexe en permanence.

Pendant ce temps, Simon part en rencard avec sa Maia de la semaine dernière, mais tout ce qui l’inquiète, c’est que sa chemise n’est pas repassée. À ce stade, on pourrait se dire que c’est un bon running gag, mais je vous assure que non, ce n’est pas drôle à vivre. En plus, il est encore et toujours à fond sur sa Clary alors…

Isabelle est devenue une parodie de nana droguée et nous offre une prestation ratée du manque, interrompu par cette même figurante dont je parlais plus haut. Vous allez voir, elle va servir à quelque chose, c’est plus possible. Peu importe, elle se lance dans sa propre mission pour trouver du Yin Fen, sa drogue donc, et se fait griller en trois secondes par un Magnus finalement complètement stupide parce qu’il la croit quand elle dit être en train de bosser.

Elle est pourtant grillée à être en manque et à demander à Simon (qui a deux heures d’avance pour son rencard) de le mordre. Elle fait comme si c’était une blague, mais c’est naze et on est content de passer à la scène suivante où Simon s’avère toujours aussi boulet. Et où Jace débarque à son tour dans le même bar et offre des conseils de drague au vampire. Je vous jure, ma facepalm a été tellement magistrale que j’en ai encore mal au front, parce que ça passe quand même par des questions du type « qu’est-ce que les femmes aiment chez moi, à part l’évidence de mon visage trop sexy ? » (OK, j’extrapole légèrement ma traduction).

Et ça occupe deux scènes complètes, et croyez-moi c’est encore plus long que ça n’en a l’air avec un Jace qui prend l’apparence de Simon pour lui prouver qu’être un connard fini aide à draguer de la donzelle (comment ça, je perds mon sang-froid et un nombre incalculable de synapses avec tant de facepalm?). Bref, vous aurez compris par vous même que son rencard avec Maia est une catastrophe après tout ça.

Comme dans toute bonne série pour ados, il se rattrape ensuite auprès de sa lectrice de Jane Eyre qui toutefois a bien compris avec son intelligence supérieure (LOL) qu’il était amoureux de Clary et qu’il ferait mieux de lui dire comme lui a conseillé Jace, lui aussi un être supérieur aux autres (mais arrêtez, je vais me pisser dessus moi !). OK, donc ce flirt de deux épisodes est juste censé permettre à Simon de mûrir.

Tout n’est pas perdu, par contre, n’attendez pas de conclusion sur l’histoire d’Isabelle, il n’y en a pas. La sœur de Luke, Cleo, continue ses délires dans son coin en se tailladant toute seule et Luke révèle à Clary qu’elle faisait auparavant partie du Cercle. Bien évidemment.

Au passage, on notera à quel point Clary comprend bien la notion de secret en expliquant à Luke qu’elle a créé une nouvelle rune. Et comme cet épisode est bien écrit (NON), Cleo débarque à cet instant pour demander de l’aide à Clarissa (oui, parce qu’elle s’appelle comme ça je vous rappelle, et seul Valentin l’appelle comme ça) et son frère. Clary fait preuve d’un éclair de lucidité (comme quoi tout arrive ?) et le comprend, mais elle suit quand même Cleo dans une ruelle sombre où elle apprend que sa migraine lui vient d’un ange tenu prisonnier par Valentin.

Entendre « ce cri plein de douleur » d’un ange suffit à ramener Cleo du bon côté (ou pas ?), mais Clary veut la livrer à l’enclave. Heureusement pour elle, Cleo est plus maline que ça et lui propose de l’aider à sauver l’ange. Arrivent alors Luke et Jace (Clary est en danger, il a accouru et abandonner ses fées sexys aussitôt qu’il a entendu ces quatre mots magiques) qui sont trop inquiets pour Clary quoi. Tout cela mène à une mission de sauvetage d’un ange par le frère et la soeur (Jace & Clary), pendant que le frère et la soeur (Luke & Cleo) se confrontent à Valentin.

Moment de l’épisode où j’ai baillé, alors que c’est censé être l’apogée de la tension. Oups.

Valentin réussit à disparaître avec Cleo sans grand souci. Jace & Clary sauvent l’ange (principalement parce que Clary est bénie et peut communiquer avec les anges ??) qui leur offre une vision en 3D où l’on voit une figure encapuchonnée se saisir de la fameuse épée et partir en cendres. J’imagine qu’il nous reste à savoir de qui il s’agit. Peut-être la mystérieuse figurante qu’on n’a finalement pas revu (mais je ne perds pas espoir de la voir y passer dans l’épisode suivant).

Quant à la mission pour laquelle Clary, Alec et Jace sont appelés en début d’épisode, personne ne prend la peine de tenter de nous faire croire qu’ils ont un début d’idée de mission pour ces personnages. C’était juste une excuse pour boucler leurs scènes respectives.

Et je veux terminer en disant que la nana tuée en fin d’épisode précédent s’appelait Magdalena et que Maria Magdalena dansait dans tes bras un été souviens-toi du côté de Palma le coeur à fleur de peau, tu t’es dit « pourquoi pas ? »…

08.pngÉpisode 8 – Love is a Devil – 13/20
Someone’s been a naughty girl!

Comment résister à l’appel de Shadowhunters ? Me revoici pour une nouvelle critique beaucoup trop longue pour mon bien (et le votre).

Isabelle poursuit sa quête de venin, mais fort heureusement tout cela est bien vite bâclé pour qu’elle tombe dans les bras de Raphaël (littéralement). C’est peut-être l’une des scènes les plus ridicules de la série où les deux personnages (qui se détestent) finissent sur le capot d’une voiture avec une métaphore sexuelle aussi subtile qu’elle en a l’air dans ces lignes. C’est un couple totalement chelou, mais allez, c’est toujours mille fois mieux que ces scènes avec Victor (qui brille par son absence cette semaine).

Le reste de l’épisode reprend où nous en étions la semaine dernière, avec Clary et Jace révélant à un Luke pas content ce qu’il en est de la vision de l’ange. Toujours pas content, Luke repart aussitôt de son bar où il vient juste d’arriver pour retourner d’où il vient chercher des indices sur la localisation possible de sa soeur et de Valentin. C’est très logique et on ne le reverra pas de l’épisode.

Valentin, lui, poursuit ses manigances en retrouvant la sorcière avec qui Clary a passé un deal. Oups. Isabelle et Alec parlent (de cul, original) quand leur petit frère (?) Max débarque, prêt pour sa cérémonie des runes. Le gamin est juste trop laid, ce n’est pas crédible par rapport au reste de la famille, mais bon, passons. L’information importante est que la mère est de retour elle aussi, donc ça part en clash avec Isabelle aussitôt et Alec se réfugie auprès de Magnus. En effet, son père étant absent par flemme de le caster, c’est lui l’homme de la famille (oh boy…) et il doit s’occuper de la cérémonie.

Donc, il confie le sale boulot à Magnus, soit disant pour l’intégrer à la famille. Le conflit familial est vraiment mal écrit, que ce soit les enfants avec leur mère ou Jace qui joue le grand frère protecteur en parlant à Magnus. Cela dit, Maryse qui offre une bouteille de vin au sorcier m’a fait éclater de rire, c’était totalement inattendu. On n’est pas au bout de nos peines pourtant, entre Isabelle qui rate la soirée de son frère pour se faire mordre par un vampire (morsure qui disparaît heureusement pour elle à la scène suivante quand elle se décide à y aller – ah non pardon, elle réapparaît pour qu’elle puisse la faire disparaître) et le fait qu’il est évident dès le départ qu’il y a un mauvais coup magique à la soirée, observé par le chat clairement.

Du coup, Maryse tente de tuer Jace et Alec de se suicider, c’est génial pour l’ambiance.

Magnus continue de laisser entre eux des gens qui hallucinent et veulent s’entretuer car ils s’entendent dire ce qu’ils ont toujours eu peur d’entendre de la part des autres. Bref, à coup de français mal prononcé, il finit par annuler ce sort plutôt drôle gentiment lancé par  notre sorcière française préférée déguisée en chat roux. Magnus la maîtrise en deux temps trois mouvements, mais la laisse demander à Clary de retrouver sa fille (ce qu’elle n’a pas le choix de faire, elle a signé avec son sang les gars, et c’est problématique parce qu’elle est avec Valentin) avant de la remettre à l’enclave (encore un truc qu’on ne voit jamais dans cette série, mais qui résout tous les problèmes).

C’est alors le moment de LA révélation de l’épisode pour nous rappeler qu’il y a quand même un fil rouge : Clary a du sang pur d’ange en elle (il ne faut donc surtout pas que Valentin s’empare d’elle… et avec le contrat de sang, soyez sûrs qu’on va en entendre parler très vite). Cela dit, ça aurait été étonnant qu’elle ne soit pas angélique la rousse, c’est tellement téléphoné depuis trois épisodes que la scène ne m’a fait ni chaud ni froid. Allez savoir, la suite de la saison nous réservera peut-être quelques autres blagues.

Bref, Max a le droit à sa cérémonie, Jace jure de ne pas quitter Clary des yeux (comme toujours) et Maryse laisse ses fils (bon, pas Max) découvrir que leur père la trompe. Voilà, sacré épisode hein ?

J’ai toutefois gardé le meilleur pour la fin : Simon, se décide enfin à révéler ses sentiments à Clary, entre deux crises de balbutiements et WHAT THE HELL, Clary se jette sur lui et l’embrasse directement. C’est probablement la scène la plus mal écrite de toute la série, et ça en dit long quand on repense au mariage d’Alec. Seulement, là, c’est à peine introduit auparavant dans la série.

Tout au plus, on a eu une scène où Clary semblait vite fait jalouse de le voir avec Maia, et putain vu la longueur de cet article, je sais que je n’ai rien raté quoi. RI-DI-CU-LE ! Au moins, Clary nous prouve qu’elle sait aussi bien jouer le bonheur que la tristesse (c’est-à-dire qu’elle ne sait pas) et que Jace est mono-expression aussi pour la jalousie.

Bizarrement, c’est quelque chose que Clary réussit à peu près à jouer lorsqu’elle pense que Simon se remet en couple avec Maia (et puis, je ne me lasse pas de la voir pleurer).

La plus grande peur de Clary est donc de voir Simon la tromper, deux scènes après l’avoir embrassé pour la première fois et alors qu’on ne l’a jamais vu auparavant manifester le moindre intérêt pour lui. Moi qui pensais que la série ne pouvait pas être plus mal écrite, je suis forcé de reconnaître qu’ils continuent de se surpasser semaine après semaine.

Et tout ça, sans compter le sort qui ne tient pas la route quand on y réfléchit deux secondes : Clary fantasmant une Maia qui n’est pas là alors que Jace s’en prend bien à Maryse, par exemple. M’enfin, je chipote et on n’est plus à ça prêt à ce stade de la série, j’imagine, surtout que, dans l’ensemble, cet épisode était plus sympa que mauvais.

Capture d'écran 2017-02-28 22.09.21.pngÉpisode 9 – Bound by Blood – 14/20
There’s a rune for that

Cet épisode commence donc par une scène de cul (ou pas, parce que Simon a tout juste le temps de se faire retirer son t-shirt) entre Clary et Simon dont je retiens qu’elle lui dit que son canoë est un peu petit pour faire l’amour (comment voulez-vous que je garde mon sérieux franchement ?! Je vois ça comme une métaphore sexuelle pas subtile et je n’en suis pas désolé) et qu’elle n’arrive pas à croire qu’elle se soit laisser embarquer (encanoer, même) dans cette relation de couple.

Oui, moi non plus, je n’y crois pas, Clary, mais c’est parce que tu joues mal un très mauvais script, alors ça n’aide pas.

Rassurons-nous Jace arrive et interrompt ces gênants préliminaires, en faisant sonner un klaxon (tellement logique) et jetant un regard courroucé qui exprime tout son chagrin d’amour de voir sa sœur chérie avec un autre. Logique, mec, tu te tapes la terre entière dès que tu n’es pas à l’écran pendant 5 minutes, faut pas s’étonner qu’elle fasse pareil. Deux minutes et déjà tellement de lignes, il faudrait que je me calme, mais on a droit ensuite à un concours de qui a le plus gros entre Jace et Simon (non, pas littéralement, on se calme) et à Clary qui voit sa main commencer à cramer sans flamme. Pourquoi pas, mais le gros plan sur sa soi-disant douleur, c’était nécessaire ?

Hop, un meme de plus pour moi.

Il s’agit simplement d’un petit sortilège de chair brûlée (et non Clary, ce n’est pas un dessert, mais c’était une bonne réplique) lancé par notre française préférée (normal, c’est la seule dans cette série). Bref, soit Clary retrouve la fille d’Iris (qui est avec Valentin, bien sûr), soit elle brûle petit à petit. Joie. Comme cela ne suffit pas, Maia l’attaque en sortant de nulle part, ce qui nous donne le droit de voir Clary jouer au baseball avec un loup (oui, le loup, c’est la balle). C’était rigolo à vrai dire.

Bon, il s’avère que Maia avait une bonne raison d’essayer de tuer Clary (outre que c’est sûr qu’elle est une tête à claques et que ça arrangerait beaucoup de monde qu’elle y passe) : elle a entendu cette histoire d’épée qui peut buter tout le monde si Clary a envie, donc s’en prendre à elle est logique (aussi logique que puisse l’être la série, en tout cas).

Luke s’occupe de garder Maia prisonnière (alors qu’elle est claustro) et de tenter de raisonner le reste de la meute et des créatures magiques (parce que c’est bien connu que Luke suffira pour ça). Purée, il y a beaucoup trop de parenthèses dans cette critique (deal with it).

Pour ce dernier point, il réunit Raphaël, Magnus et Meliorn que Clary a dû utiliser d’une manière ou d’une autre en saison 1 mais que j’ai oublié (OUPS). Ce dernier a donc une dent contre Clary qui lui a pourtant apparemment sauvé la vie (il faut que ça s’arrête, ça me donne envie de retourner voir la saison 1) et réussit à convaincre Raphaël de voter pour le meurtre de la rousse. Oh joie.

De leur côté, Clary, Simon et Jace continuent leur enquête qui voit Jace devoir céder sa veste en cuir à un SDF (merci Simon) et Clary demander à ce qu’on la tue si jamais elle tombait entre les mains de Valentin. Cela nous offre de nouveaux gros plans de la rousse en larmes, et c’est à peine chiant. Simon refuse, Jace lui promet de la tuer, mais oh oh, il révèle ensuite à Simon que c’est un mensonge. Du coup, Jace continue la recherche de Madzie tout seul, même si Simon lui disait qu’il avait besoin de lui (c’est mignon, ils apprennent à travailler ensemble, tout ça tout ça).

Cela offre la possibilité au couple le moins crédible de la télévision de continuer à passer un peu de temps ensemble (pour nous, il s’agit de ne pas s’endormir devant la platitude d’une scène Clary/Simon).

Jace retrouve son père sans souci et lui pose un super ultimatum : « soit je laisse Clary mourir, soit tu me donnes la petite ». Youhou. C’est le moment des gros plans regards tueurs gênants. En même temps, c’est toujours mieux que toute l’intrigue où l’on voyait Valentin s’occupait de la gamine. Bref, Jace revient pile à temps pour sauver une Clary mourante (mais qui va subitement mieux juste avant d’être guérie, comme c’est toujours aussi bien joué).

C’est évidemment trop simple, même Jace l’avait dit, et Madzie kidnappe Clary pour la livrer à Valentin. Les recherches de Jace et Simon reprennent aussitôt, mais pas le temps : ils sont interrompus par un humain se faisant attaquer par des vampires et des fées, juste parce que.

En vrai, l’ensemble des créatures de l’ombre aux ordres de Valentin décide subitement de faire de la merde, mais ça arrange bien les affaires de nos héros (et Luke), car ils parviennent ainsi à retrouver Clary sans trop de mal en en torturant (gentiment) un. C’est encore un piège, enfin je crois, enfin ce n’est pas clair, enfin on va faire comme si.

Valentin est là quand Jace arrive pour secourir Clary et Simon attaque par surprise pour leur laisser le temps de s’enfuir. En toute logique, Clary et Jace restent sur place, Luke n’apparaît jamais alors qu’il était là 20 secondes plus tôt, et Valentin se barre avec Madzie et Simon. J’imagine qu’il veut se servir de Simon pour convaincre Clary d’activer l’épée ?

Mouais, c’est un cliffhanger plutôt efficace, même si j’aurais préféré la mort de Simon (je ne suis pas quelqu’un de gentil, je crois). Et sinon ? Oh, la capture d’écran ci-dessus ? Bon, ok… Isabelle qui continue d’être accro au venin de vampire, bien sûr, et Alec qui fait son grand frère protecteur, il était temps.

Alec développe une étonnante alchimie avec Victor d’ailleurs, quand il cherche des infos sur sa sœur qu’il pense en danger alors qu’elle est tout simplement en train de faire la cuisine avec son Raphaël. Les scénaristes en profitent pour développer le personnage, qui devient subitement un grand sensible faisant la cuisine tous les dimanches pour sa sœur (oui encore une histoire de fratrie) de 78 piges qui ne souvient pas de lui au fin fond de sa maison de retraite. C’est trop meugnon, non ?

Non, effectivement, mais ça suffit à faire craquer Isabelle.

Suite au conseil réuni par Luke, Magnus comprend enfin qu’Isabelle est accro (parce qu’elle fréquente Raphaël) et lui a menti, donc il raconte tout à Alec qui débarque aussitôt chez le vampire pour lui casser la gueule alors qu’il était en train de droguer Isa. Pas cool. Magnus l’empêche d’aller trop loin, mais Alec exprime alors toute sa déception envers son petit ami qui lui a caché des choses la semaine dernière quand il ne lui a pas dit qu’il avait vu Isa. OK.

C’est pas grave Alec, tu es juste le dernier des abrutis, et pourtant t’étais en concurrence avec Jace.

Il embarque Isabelle avec lui, mais celle-ci se rebelle et lui dit qu’elle n’est plus un bébé, pour mieux retourner chez Raphaël – à qui Magnus vient de dire qu’il n’est pas amoureux, mais accro au sang de Shadowhunter.

Ce stupide Alec se retrouve donc seul dans la rue, mais on le retrouve cinq minutes plus tard à l’institut en train de donner des ordres à tout le monde. En effet, il fait du chantage à Victor maintenant qu’il sait qu’il a empoisonné Isabelle alors que c’était sa subordonnée. Cela suffit à lui redonner le contrôle et à lui faire se sentir le roi du monde, alors qu’il a merdé avec absolument tout le monde dans cet épisode.

Quant à Maia, elle réussit à s’enfuir, mais tout le monde s’en fout (pour l’instant). Bon, je suis hyper mitigé sur cet épisode, surtout que les maquillages de tout le monde faisait vraiment fête d’Halloween du lycée du coin.

En vrai, il y a eu de bons moments une fois que l’intrigue « Retrouver Madzie » s’est terminée. Enfin, de « bons » moments. Disons que je pensais que l’épisode se clôturerait sur Clary sauvée alors qu’ils ont prolongé un peu sur le fil rouge. Et que j’ai bien ri de la situation d’Isabelle. Ce n’était pas leur pire épisode, dirons-nous, en toute mauvaise foi.

Capture d'écran 2017-03-09 17.49.27.pngÉpisode 10 – By the Light of Dawn – 15/20
Hey, you know how you can thank me? Shut up.

Non, ce n’est pas une faute de frappe, j’ai bien décidé de mettre 15/20 à un épisode Shadowhunters. Il était plein de défauts, mais en même temps, bien mieux que les autres. En plus, il faisait avancer tellement d’intrigues d’un coup, il m’a presque donné envie d’aller tenter les bouquins. M’enfin, faut pas déconner, j’ai autre chose à faire.

Et oui, avec 150 séries en retard, j’ai privilégié un épisode de Shadowhunters et j’assume, j’avais envie d’un truc détente après mes épreuves de concours (j’en parle dans tous les articles, faut que j’arrête) alors j’ai augmenté la luminosité de mon écran, j’ai ouvert Netflix et j’ai fait play.

L’épisode débute plutôt très bien avec Madzie qui bute une dizaine de shadowhunters pour le fun en sauvant sans raison apparente Alec. Je dis sans raison apparente, mais il n’y a pas non plus de raison cachée. Elle le sauve parce qu’il faut bien sauver le casting principal de la série, c’est tout. Bref, Valentin pénètre dans l’institut sans grande difficulté grâce à elle. Il est d’autant plus fortich’ qu’il fait ça littéralement quelques minutes après avoir kidnappé Simon, parce qu’ensuite on en revient au cliffhanger de l’épisode précédent.

Clary nous fait un peu de pub pour son téléphone (ah le placement de produit !) grâce à un appel en visio de son papa qui torture Simon. C’est un peu inutile, mais ça permet un gros plan dramatique et le retour de Dot comme solution qui sort de nulle part. La meuf s’appelle « point » quand même. Pardon.

Donc, elle apporte la solution miracle comme je disais : Jace a le pouvoir de détruire l’épée qui fait chier tout le monde (et surtout nous, pauvres spectateurs) en la prenant, tout simplement. L’inverse de sa sœur donc. Et ça, c’est Magnus qui le confirme en parvenant à voir la vision de l’ange et en se la jouant littéraire qui en a trop pris (et je sais de quoi je parle, je passe l’agrég de lettres et une analyse comme la sienne, mon dieu, c’est juste un drogué le monsieur).

Cette parenthèse est loin d’être inutile et me fait une petite transition toute douce vers Isabelle et Raphaël, toujours dans leur délire de drogue. Et oui, le monsieur avoue à la shadowhunter qu’il n’est pas intéressé par le cul. Euh quoi ? Après toutes ces scènes ? Sérieusement ?

Sérieusement.

Il en profite aussi pour lui mentir après avoir lu les sms qu’elle a reçu d’Alec. Et il se casse à l’institut en planquant le dit portable (c’est-à-dire que sans raison, il abandonne sa meuf sur son canapé après lui avoir refusé son corps, tout en mettant son portable dans une étagère sans le mettre pour autant en silencieux et que la meuf en question reste allongée sur le canapé sans regarder son portable ni prendre un bouquin ou allumer la télé, genre le truc qui arrive évidemment tous les jours dans la vie, HEIN).

De retour à l’institut, Alec se bat avec des hommes de Valentin et est sauvé de justesse par… Victor ! Qui a du sang sur son épée ! Pas mal pour un diplomate, nous dit Alec. Passionnant. Ces deux-là voient alors une sous-intrigue leur être consacrée, et je continue de penser qu’ils ont quand même une alchimie un peu chelou entre eux, mais bon.

Bref, on apprend que Victor a été amoureux il y a longtemps (c’est beau), d’une louve-garou qu’il a été forcée de tuer. Très honnêtement, j’attendais qu’on nous apprenne qu’il était aussi le père de Maia, à ce stade de la série. Ils sont interrompus par une bande d’hommes de Valentin et ils ont peur d’être à 2 contre 4. Heureusement, Isabelle sort de nulle part, gère les quatre pas beaux vilains avec son fouet et s’évanouit dans les bras de son frère, avant de jeter un regard pas gentil à Victor.

Oh, les nuances de gris de ce personnage…

Pendant ce temps, Simon tente de faire en sorte que Valentin soit un gentil monsieur de nouveau en lui disant : « Bouhou ta fille a toujours voulu te connaître, ta fille ne t’aime pas, ça ne te donne pas envie de changer, pour elle ». Oui, oui, ce sont les vraies répliques, comme d’habitude, à peine modifiées. À quoi bon me saouler à les modifier quand elles sont déjà parfaitement drôles ?

Tout ce que Simon gagne, c’est qu’il se fait égorger lors d’un nouvel appel en visio. C’est beau la technologie.

Clary, révoltée, demande à Magnus d’ouvrir un portail pour l’emmener à l’institut, et il le fait. C’est le moment de cette critique où on revient sur le fait que Jace et Luke passent dix minutes de l’épisode à y aller en voiture alors qu’ils étaient chez Magnus juste avant ? Et sur le fait que Clary et Magnus y sont avant eux ? Genre y a pas un de ces quatre couillons qui s’est dit que, vu l’urgence de la situation, c’était peut-être une bonne idée de les téléporter là-bas direct ? BEN NON.

Cela dit, la scène de voiture Jace/Luke, c’était l’occasion de faire surgir de nouveau Maia de nulle part (soit disant qu’elle les espionnait en attendant le bon moment, OK, mais d’où tu espionnes des types qui sont en voiture quand t’es sous forme humaine et piétonne ?) histoire qu’elle décoiffe un peu Jace (véridique) et se fasse maîtriser une nouvelle fois en dix secondes.

Ils finissent par enfin arriver à l’institut, juste à temps pour sauver Clary qui est sur le point d’être tuée par Raphaël qui l’y attendait de pieds fermes. Logique. Avec l’arrivée de tout le casting à l’institut, ça ressemble de plus en plus à une guerre, et force est de constater que j’étais vraiment dedans !

Jace propose une trève, de manière à ce que personne n’aille buter Clary et qu’il aille sauver tout le monde en se sacrifiant pour détruire l’épée. Cela fonctionne et il se rend dans l’institut, sous la forme de Clary. Il fait boire son sang à Simon, ce qui lui sauve la vie et tous deux parviennent à maîtriser Valentin. Plutôt que de l’arrêter une fois pour toute, ils décident d’aller détruire l’épée et le laisse là, semi-inconscient dans le bureau du chef de l’institut, normal.

Bon, le duo Simon/Jace fonctionne toujours autant, cela dit, même si Jace qui avoue qu’il était prêt à se laisser boire tout le sang par Simon est ridicule. Mec, t’étais là pour détruire l’épée et t’allais laisser un vampire te tuer avant de sauver le monde des ténèbres ? Mais t’es le pire des derniers espoirs !

Cela dit, sa sœur n’est pas bien mieux. Sans qu’on ne sache trop pourquoi, Clary est elle aussi dans l’institut et se bat rapidement contre des pas-beaux-vilains elle aussi. Pas de chance, elle est capturée comme la merde qu’elle est en deux-deux. Oh, que je suis familier avec cette série !

Valentin est donc sur le point de lui faire toucher l’épée, mais Simon et Jace interviennent et l’en empêchent. Jace se sacrifie alors et touche l’épée. Et là, suspens à deux balles : non, Jace ne meurt pas. On s’y attendait un peu. Valentin a en fait tout ce qu’il voulait, son bluff a fonctionné et l’épée est désormais activée parce que non, Jace n’a pas de sang de démon, oui, Jace a du sang d’ange en lui. Évidemment.

Je reconnais ne pas l’avoir vu venir, puisque je ne lis pas les livres, mais en même temps, comment voir venir un truc qui contredit toute la maigre mythologie de la série, hein ?

Valentin obtient donc ce qu’il voulait et il réussit à tuer toute l’armée de créatures de l’ombre venues pour le neutraliser lui et sa famille. Concrètement, ça représente tout le monde, sauf tous les gens importants du casting, je vous rassure. Beaucoup de figurants finissent bien mal donc et Alec (qui sort de nulle part, mais Valentin s’étant enfui, on imagine que l’institut est de nouveau accessible sans problème) s’inquiète désormais pour son Magnus qui est peut-être mort.

Les scénaristes ne nous laissent même pas un faux suspens, puisqu’on sait que Magnus est en train de s’occuper de Madzie. Valentin sort donc victorieux, mais il s’arrête faire une petite pause devant l’institut où Luke sort de nulle part pour l’arrêter sans y parvenir. Il se fait planter et l’on pense que son ex-parabatai (oui, ça a été rappelé plus tôt dans l’épisode, lors de la fameuse scène en voiture avec Jace) va le tuer, mais en fait non.

Cette fois, c’est Jace qui apparaît de nulle part et s’en prend à son papa qui lui révèle alors qu’il n’est pas son papa, que non, Jocelyn n’était pas sa môman et que non Clary n’est pas sa sœur. Je répète: il n’a pas couché avec sa sœur.

Même pas drôle, il n’y a plus d’inceste !

Et non, cette fois ce n’est pas un mensonge, il a la fameuse épée de vérité en main. J’abandonne avec cette série, le peu de mythologie qu’ils avaient vient de partir en cendres en un épisode, je ne comprends même pas pourquoi.

Et bref, Jace neutralise son ex-papa sans problème, mais l’épée disparaît après une histoire de rune que je n’ai pas trop compris pour Clary qui surgit elle aussi de nulle part. Bon, elle s’inquiète de la disparition de l’épée, en revanche, Luke, qui est censé être étalé là, nu et en sang, tout le monde s’en tape et il n’est même pas sur le plan large qui suit. Normal.

Vient alors le temps de la conclusion de toutes les intrigues : Alec prend la nuit à trouver Magnus et lui fait une déclaration toute choupie (ils se sont dit « je t’aime », youhou, on avance), Isabelle rompt avec Raphaël qui n’est donc pas mort non plus (alors que lui, on nous a laissé un faux suspens quand même quand Valentin a utilisé l’épée), Valentin est enfin capturé, et au lever du jour, Simon découvre qu’il peut supporter les rayons du soleil. Oh, merci le sang de Jace, ça sent l’intrigue marrante ça.

Bref, il annonce ça à Clary et les deux s’embrassent de joie, au moment où Jace venait dire à la rousse qu’il n’était pas son frère et qu’il était OK pour recoucher avec quand elle voulait. C’est con, du coup, il ne dit rien.

Et bim, coupe dégueulasse, on passe de l’aurore à la nuit noire, avec une silhouette encapuchonnée qui marche dans une forêt, épée sur l’épaule. To be continued, dans trois mois. QUOI ? Je découvre donc que la saison 2 est plus longue que je ne le croyais, et que cet épisode était la mi-saison. Alors comment dire ?

C’était un épisode plein de problèmes internes, de coupes désastreuses, d’intrigues boiteuses et de retournements gros comme l’immeuble de 14 étages dans lequel je suis. Cependant, le rythme y était et les révélations furent surprenantes pour moi qui ne connaît pas vraiment l’univers.

Je suis donc généreux avec cet épisode qui m’a donné exactement ce que je voulais cet après-midi, le WTF en plus. Je vous donne rendez-vous en juin pour la suite de cette saison 2 et de mes critiques plus humoristiques que sérieuses. Cet article sera définitivement le plus long du blog, je crois (10 608 mots pour l’instant quand même).

11-2.pngÉpisode 11 – Mea Maxima Culpa – 14/20
I’m not your brother, Clary

Oh lala, ça y est nous y sommes, le retour de la série sur laquelle j’adore taper, trois mois après ! J’ai relu et remis en forme le début de l’article histoire de m’y remettre (tout en corrigeant de bien moches fautes), je suis donc fin prêt malgré mes 24h de retard à voir cet épisode, dont la description Netflix ne fait pas dans la dentelle. En fait, si je me fiais à ce que m’en dit la plateforme de streaming, je m’attendrais à voir un épisode de dingue, digne d’un film d’action, parce qu’on me parle d’une attaque dévastatrice de l’institut dans l’épisode 10 (mouais), de Shadowhunters en deuil (mais tout le casting a survécu) et d’un plus grand démon attaquant New-York. Si ça, ça ne vous hype pas…

Et bien vous êtes comme moi ! Heureusement, la série a eu le bon goût de commencer par le générique, et ça, ça remet tout de suite dans l’ambiance. En plus, cet épisode n’était pas si mauvais avec de nouvelles perspectives et de nouveaux personnages dignes d’une saison 3. Tout est assez bien entrelacé, donc ce n’est pas si simple de faire une critique ordonnée, mais on va se la tenter quand même.

Pour ça, je vais commencer par l’intrigue d’Isabelle. Après sa rupture, madame se retrouve en manque et en culotte, histoire d’assurer le retour des audiences. Autant dire que ça le fait, elle est toute couverte de sueur et haletante, c’est vraiment ridicule cette intrigue. Dès qu’Alec a le dos tourné, elle s’enfuit pour demander du venin à Raphael, mais celui-ci refuse parce que, eh, il est vraiment amoureux d’elle. Par conséquent, elle se retrouve dans un repaire de vampires où elle se fait attaquer par le nouveau méchant de cette demi-saison dont je parlerai dans quelques lignes (non, ce n’est vraiment pas possible, les intrigues sont trop liées).

Par chance, un Shadowhunters sort de l’ombre de la nuit (oh l’ironie) et la sauve. Il s’appelle Sebastian, il est londonien avec l’accent qui va bien et Isa tombe aussitôt sous son charme. Comme de par hasard Balthazar, ce chasseur est lui aussi un ancien addict du venin de vampire, donc il donne un nouvel antidote magique à Isa en lui expliquant qu’il faut qu’elle reste encore au moins 24h avec lui avant que ça fasse suffisamment effet pour qu’elle retourne chez elle. Bref, il semblerait bien qu’elle remplace une drogue par une autre.

Elle fait beaucoup trop confiance à Sebastian, en plus, vu qu’il lui fait un repas au top, comme son Raphael deux épisodes avant (si je ne m’abuse). Et bien sûr, Sebastian pose un tas de questions tout en cachant un sombre secret et aimant se brûler la main au quatre ou cinquième degré en préparant le thé. Oh, oh, mystère !

Loin de tout ça, l’épisode commençait en fait sur un combat d’entraînement entre Jace et Alec, eux aussi couverts de sueur et haletant comme s’ils étaient au lit. J’vous jure, la série ne sait plus quoi faire pour se vendre je crois, mais les acteurs savent se vendre, ne vous inquiétez pas. Leur combat permet de mettre les choses au clair : Jace ne veut pas avouer à Clary qu’il n’est pas son frère, persuadé qu’elle quitterait aussitôt Simon pour revenir dans ses bras. Mouais.

C’est sûr que quand on voit la relation de Simon et Clary, ça se comprend. Ces deux-là sont de nouveau à contempler le lever du soleil quand on les retrouve dans le square le plus dégueulasse de la télé tellement les effets spéciaux pour le créer sont mauvais. Alors qu’ils sont en train de s’embrasser, Jace débarque (c’est une constante) pour dire à Clary qu’ils ont une mission. Pendant qu’elle s’éloigne pour une raison incompréhensible, Simon remercie Jace de lui permettre de vivre au soleil.

Et oui, rappelons-nous, Simon est un vampire, mais désormais il peut se balader en plein jour. En bon idiot, il le fait à la vue de tous en se rendant au bar de Maia et s’attire déjà des ennuis. J’ai du mal à ne pas continuer à y voir une métaphore ratée du coming-out, quand même. Peu importe, Simon n’est pas franchement le personnage le plus intéressant de la série. Cette fois, il se fait menacer par Raphael qui comprend qu’il lui cache quelque chose. Les choses en restent à peu près là pour lui, avec Raphael qui lui casse toute sa joie de vivre insupportable.

Pendant ce temps, l’institut est supposé être en deuil de dix-neuf Shadowhunters, mais ça ne se voit pas. L’inquisitrice torture Valentin pour connaître l’emplacement de la Mortal Cup. Ce n’est pas bien passionnant, heureusement, la série nous sort un nouveau méchant qui fonctionne bien mieux. En effet, son introduction est réussie, puisqu’il nous tue tout un bar en un claquement de doigts. Les enjeux sont là et ça change dans cette série. Tous les meilleurs Shadowhunters sont sur le coup (lol) et Luke aussi !

Pourtant, Luke a du pain sur la planche avec sa meute dans cet épisode. En effet, les accords du monde sous-terrain sont instables après l’attaque de l’institut et la meute est sacrément diminuée. Il a donc affaire à un loup qui veut le demander en duel pour établir son propre mode de fonctionnement, qui consiste à… transformer des humains en loup-garous. Et ben.

Pour ne pas arranger ses affaires, Luke se voit coller une nouvelle partenaire, Olie, assez rapidement présentée comme lesbienne histoire d’empêcher toute romance entre eux. Et comme elle semble très curieuse, elle mène son enquête sur Luke. Je ne donne pas cher de sa peau à celle-là, même si elle est quand même bien conne pour croire que l’ensemble du bar s’est fait tuer par une fuite de gaz (oui, oui, c’est la version officielle). Cela dit, j’ai bien aimé l’introduction de ce personnage et le côté un peu policier accordé aux Shadowhunters. On en oublie qu’ils sont censés travailler quoi.

Bon, grâce à Magnus, le monsieur je-sais-tout de la série après tout, on découvre assez vite qu’il n’y a pas eu de fuite de gaz et que notre nouveau méchant n’est autre qu’Azazel, rien que ça. Si on se lance dans les pistes bibliques, nous n’allons plus nous en sortir. Azazel ? Oh, il veut juste la Coupe Mortelle et s’en prend à tout le monde pour ça, y compris Isabelle donc.

Il n’en faut pas plus pour qu’Alec s’imagine qu’elle a été enlevée par le grand méchant : Raphael lui a dit que sa sœur était sûrement au repaire de vampires où bien sûr Azazel l’a attaqué. L’inquisitrice étant en réunion, Clary et Jace font leur vie et vont interroger Valentin. Celui-ci se propose comme appât et en profite pour forcer Jace à révéler la vérité sur ses non-liens de parenté avec Clary. Elle est totalement révoltée bien sûr, ce qui nous vaut un nouveau meme, mouahaha. Bon, le plan de l’appât est adopté par Alec et Jace.

Avec l’aide de Magnus, Azazel est convoqué magiquement. Assez rapidement, nos boulets préférés perdent le contrôle de la situation. Azazel les torture tous en quelques instants, touche Magnus (non, pas comme ça, on a dit !), puis Valentin. Par chance, l’amour que Jace éprouve pour Clary lui permet d’activer mentalement une rune, ce qui est normalement impossible. Il peut donc s’attaquer à Azazel qui s’enfuit.

Un peu plus tard, Valentin est renvoyé en cellule, mais il semble souffrir encore. Magnus, lui, se promène dans la rue et semble dégoûté de ses propres pouvoirs. C’est un cliffhanger pas bien clair qui laisse des pistes intéressantes pour la suite, surtout que l’on a aussi Simon qui attire les jalousies, Isa qui accorde sa confiance trop facilement, ou le triangle Simon/Clary/Jace (yes, bingo) à résoudre.

Oh et Victor est absent, mais l’inquisitrice nous débarrasse du personnage en une phrase qui nous explique qu’il est puni pour le bordel à l’institut dans l’épisode précédent.

Voilà, c’était du grand Shadowhunters, avec des intrigues pas trop logiques, des personnages toujours aussi boulets et des acteurs uniquement bons à vendre du softporn (et encore). Pour une fois, cela dit, ça se tenait plutôt bien côté intrigue et ça me donne envie de revenir au niveau des enjeux ouverts. Toujours aussi divertissant en tout cas !

12.pngÉpisode 12 – You Are Not Your Own – 15/20
I’m not a mundane. I don’t do groups.

C’est reparti pour Shadowhunters et, mon dieu, je n’avais pas compris le cliffhanger de la semaine dernière, j’ai honte. Ne pas comprendre cette série ? Je sais que j’étais fatigué, m’enfin quand même ! Azazel a donc inversé Magnus et Valentin, c’est malin. Oui, c’est-à-dire que Magnus se retrouve enfermé dans le corps de Valentin et en prison alors que Valentin se retrouve dans le corps de Magnus… et chez le sorcier, allez savoir comment il a eu l’adresse. Il y retrouve Azazel qui manipule Valentin/Magnus pour savoir où se trouve la coupe. Normal.

De leur côté, Simon et Clary filent le parfait amour dans le lit du vampire. Clary lui cache la véritable identité de Jace, Simon lui cache qu’il a peur de Raphaël, la série nous rappelant ces cachoteries de manière pas du tout subtile alors qu’ils sont au lit. Bon, pour s’en sortir, Simon fait appel à Isabelle qui lui raconte sa dérive de droguée et lui annonce qu’elle va bien mieux. Tout ça se termine par Isabelle qui connaît super bien Rosa, la sœur de Raphaël, alors qu’en théorie elle a appris son existence juste avant de le larguer. Ce n’est pas la première incohérence de la série, il faudra donc s’en contenter, surtout que cela occupe Isabelle et Simon pour l’épisode. Simon prend donc une photo en plein soleil avec Rosa pour bien faire rager Raphaël, qui tente alors de le tuer un peu plus tard.

C’était déjà une stratégie stupide de la part d’Isabelle, c’en était une tout aussi stupide de la part de Raphaël de contre-attaquer : ses hommes de main découvrent que Simon survit au soleil et semblent assez clairement obéir à ses ordres désormais. Pour une fois, Simon devient donc un badass, mais comme c’est juste après avoir appris d’Isabelle que Jace n’est pas le frère de Clary, ça remet les choses en perspective. Quant à Isabelle, elle comprend que son addiction est toujours là quand on la menace de lui filer du venin.

Un dernier point pour souligner la surprise de Raphaël quand il voit Simon au soleil… alors qu’il vient de recevoir une photo où il est avec Rosa, en plein soleil dans un parc. Je laisse tomber.

Avant d’aller aider Simon, Isabelle continue de flirter avec son british chelou qui n’a pourtant de charmant que l’accent, parce que voilà la tronche qu’il a quoi. Pourtant, elle le ramène à l’institut et il semble draguer/séduire aussi bien Jace que Clary, alors allez comprendre. L’avantage, c’est qu’il apporte toutes les réponses dont ils ont besoin sur Azazel, mais en fait, Azazel tout le monde s’en fout. Il paraît bien plus dangereux que Valentin, mais c’est de Valentin que tout le monde a peur dans la suite de l’épisode. Je brûle les étapes, pardon.

Alec ne fait malgré tout pas confiance à Sebastian, et je suis sûr qu’il a raison. Il faut bien lui donner raison à un moment dans cet épisode puisqu’il n’est même pas foutu de voir que son copain a changé de corps. Pour sa défense, je ne l’ai pas vu non plus. Bordel, je suis aussi stupide qu’Alec, je le vis mal ! L’avantage, c’est qu’Harry Shum Jr joue plutôt très bien la confusion et le dégoût dans ses scènes avec Alec, alors c’était bien drôle ce changement de corps… mais pas autant que les moments où Magnus était torturé dans le corps de Valentin ou quand il avouait à Alec la vérité. Alec joue toujours aussi bien la confusion (non) et laisse Jace le convaincre que Valentin ment. C’est cool, comme ça Magnus continue d’être torturé car tout le monde pense qu’il est Valentin, même quand Valentin (sous l’apparence de Magnus donc) débarque lui rendre une petite visite. Ridicule. Et en toute logique, l’inquisitrice décide de faire exécuter Valentin (c’est-à-dire Magnus, vous suivez un peu, merde ?) car il ne lui dit pas où est la coupe. OK, OK. Ce changement de corps, c’est une prise de tête pas possible pour la critique, mais c’est un classique qui fonctionne à merveille dans cet épisode, c’était bien drôle.

En parallèle, l’inquisitrice insiste également pour que Clary et Jace passent des tests afin de comprendre leur origine. Et pour une raison ou une autre, Clary trouve que c’est une bonne idée, surtout parce qu’elle n’arrive plus à se servir de ses runes depuis l’épisode précédent. Oui, c’est aussi mal introduit que ça dans la série, il n’en a pas été question à l’écran, mais eh, elle a un blocage, OK ? C’est tout con, mais ça permet de réaffirmer la tension sexuelle entre les ex frère et sœur qui se retrouvent à s’entraîner devant l’inquisitrice. C’était rigolo et ça justifiait l’achat d’un nouveau décor pour les faire s’entraîner en extérieur (déjà la semaine dernière). Bon, j’aurais juste aimé qu’ils se dénudent un peu pour le bingo, mais il faut retenir que Jace parvient à se servir de ses runes sans avoir à les activer manuellement et que Clary fait un blocage.

Plus tard, Sebastian débarque pile à temps pour consoler Clary et lui expliquer que ses runes sont bloquées car elle n’a plus de famille, bouhouhouhou, autre que son père qui n’est pas la meilleure figure paternelle au monde.

Puisqu’on parle de Valentin, ça tombe bien, il empêche l’exécution de son corps en se servant de Jace à l’ultime moment, celui où Magnus est persuadé qu’il va mourir. Je n’ai pas stressé un quart de secondes, mais c’est jouissif car Alec faisait partie du peloton d’exécution. Alors même si c’est celui qui sauve Magnus, c’est un peu tard et ça promet pour la suite de leur relation. MOUAHAHA. Oh, et sinon, Jace est en fait le petit-fils de l’inquisitrice. Hop, Alec, Sebastian et Clary se lancent aussitôt dans une mission de sauvetage de Jace pendant que Magnus et Valentin échangent leur corps en paix.

Alors ils sont en théorie pressés par le temps les Shadowhunters, parce que Valentin risque de s’enfuir une fois qu’il a récupéré son corps, mais Sebastian insiste pour que ce soit Clary qui se serve de ses runes, donc on a le droit à une nouvelle scène de chagrin de la rousse parce que EH SA MAMAN EST MORTE, faudrait voir à pas l’oublier ! Cela faisait quelques épisodes qu’on n’avait pas eu le droit à ça comme justification d’une sous-intrigue et c’est toujours aussi ridicule.

Bien sûr, avoir un Sebastian lui rappelant que sa mère est morte et qu’elle a une vie de merde suffit à la mettre de mauvaise humeur. Elle refait sa rune avec toute la colère d’une gamine capricieuse sur le visage, et cette fois ça fonctionne.  Si ce n’est pas magique ! Aussi bâtard soit Sebastian, elle lui est reconnaissante de l’avoir aidé à débloquer ses runes… mais ce n’est pas assez pour autant pour qu’elle ait envie de sortir avec lui. Parce qu’évidemment, Sebastian veut sortir avec elle, elle est si irrésistible voyons.

Bien sûr, Simon la confronte également sur Jace en fin d’épisode, mais c’est un happy end pour ces deux-là qui finissent plus amoureux que jamais. Je commence à m’y faire un peu mieux, leur couple devient un peu plus crédible à force de les voir se bécoter en début et fin de chaque épisode. Il n’empêche que ce sont eux qui ont le moins d’intrigue en commun et je ne vois toujours pas comment Simon peut attirer Clary, mais bon.

C’est un happy end pour Jace également puisqu’il est libéré hors écran et termine auprès de sa grand-mère qui lui fait un cadeau. Valentin est de retour dans sa cellule, donc tout va bien dans le meilleur des mondes.

Bon, pas vraiment, loin de ces happy ends, Magnus en veut beaucoup à Alec qui l’a laissé être torturé. Mouahahaha, je l’avais dit.

Quant à Azazel ? Oh, il s’est fait tuer par Alec qui lui a juste envoyé une petite flèche en plein cœur. Oui, ça suffisait. Dans le genre déception ! Je m’attendais à une intrigue de dingue avec un méchant pareil, et en fait non, c’était juste un joli effet spécial avec cascade et hop, il était mort. Pour une fois que la série avait pourtant de quoi faire… Le cliffhanger se fait sur l’héritage familial de Jace, je ne sais pas si ça sera vraiment intéressant, mais allez savoir, peut-être que je ne l’ai pas compris cette semaine encore !

13.pngÉpisode 13 – Those of Demon Blood – 12/20
It’s not about Clary!

Comme d’hab, l’épisode débute sur Clary et Simon. Cela devient une routine un peu prévisible, avec une Clary définitivement totalement amoureuse toujours sans raison pour Simon. En parallèle, Jace et Maia ont de nouvelles interactions qui semblent bien fortement être du flirt à venir. Joie. Jace est tout triste de voir sa Clary dans les bras d’un autre et, sentant son regard, Clary décide de quitter le bar sans même toucher à son verre, comme ils font dans toutes les séries (vous le sentez venir le futur point du Bingo ?).

Bien lui en prend car ça lance l’épisode : elle et Simon trouvent un Shadowhunters totalement dépecé de ses runes. C’est parti pour l’enquête de la semaine, on va peut-être voir des Shadowhunters travailler pour de vrai. Avant tout, Simon se voit entourer de tous les hommes de Raphael… qui, comme prévu la semaine dernière par mes bons soins, sont prêts à le servir. Simon refuse, n’étant de toute manière pas un leader. Il s’en plaint à Luke, avant d’avoir une discussion bien gênante sur sa sexualité (ah les quiproquos). Heureusement, les Shadowhunters débarquent et arrêtent Luke parce que c’est forcément l’œuvre d’un loup-garou et que le seul loup-garou que l’on connaît est Luke. Tout ça, ce n’est que le début de l’épisode et autant vous le dire tout de suite, ça part dans tous les sens cette semaine, alors il faut s’accrocher.

En parallèle, Jace construit une relation (totalement factice et bien mal écrite) avec sa grand-mère : il se retrouve ainsi placé à la tête de l’institut.

Tout ceci nous laisse peu de temps pour Isabelle qui continue d’arrêter de se droguer en portant une robe bien rouge, parce que pour une raison ou une autre, c’est à la mode cette année (salut Lena Luthor), peut-être à cause d’Ali dans la saison 3 de The 100. Il n’empêche que quand l’enquête exige d’aller faire un tour du côté des vampires, elle se porte volontaire et ça énerve son frère.

Isa retrouve avant cela son petit frère, et il ne faut pas être Magnus pour comprendre qu’il va bientôt être une victime. Toujours aussi moche par rapport au reste de la famille, celui-ci semble impatient de grandir, donc tout prêt à prendre des risques. Il faut bien longtemps à Isa avant de voir Raphael, mais elle finit par retrouver son ex qui bien sûr, a tout un tas de réponses sur une situation similaire dans les années 80.

Alec, de son côté, se rend voir Magnus durant cet épisode. Le sorcier se pense un temps beaucoup trop important pour son Alec, mais en fait, Alec a juste besoin de l’ADN de son mec suite à d’autres meurtres de Shadowhunters dépecés cette fois par un sorcier. Enfin, quand je dis son mec, j’exagère un peu parce que Magnus fait sa drama queen et le vire de chez lui, en claquant des doigts pour ouvrir la porte, une fois de plus. Tellement ridicule.

Le sorcier se fait ensuite draguer par une bien jolie femme qui a aussi flirté un temps avec Jace (mais comme elle lui renverse des verres d’alcool sur l’entrejambe, je l’aime bien quand même). C’était drôle à voir, on va dire, surtout quand ils se mettent à danser. Franchement, c’est loin d’être à la hauteur de Harry Shum Jr qui a eu de bien meilleures choré dans sa carrière avec Glee. Là, c’est juste histoire de dire qu’il danse, quoi. Il finit par repousser la sorcière qui voulait l’embrasser, hop hop hop. Cela aura comblé un peu de temps de l’épisode, pendant que les Shadowhunters continuaient de se faire massacrer par toutes les créatures de la nuit. Quand je vous dis que ça part dans tous les sens ! Au moins, ça comble un peu l’ennui…

Face à autant de meurtres, l’institut décide de mettre des GPS dans la peau de toutes les créatures de la nuit. C’est au moins aussi idiot que ça en a l’air : Maia se révolte, ce qui était rigolo à voir car elle met sa misère à Jace (futur couple en vue, introduit de manière pas du tout subtile… mais au moins, introduit, contrairement à Clary et Simon).

Clary qui justement se fait agresser en rentrant toute seule la nuit de chez Simon avec qui elle est au téléphone, c’est mignon. C’est moins mignon quand Simon se fait enfermer dans la prison de l’institut, parce qu’il refuse de quitter sa Clarychou qu’il a sauvé juste à temps. Au secours, c’est si mal écrit. Quand elle se réveille, elle demande à voir son mec mais elle n’a pas l’autorisation d’accéder à la prison, allez comprendre. Hop, miss-le-monde-tourne-autour-de-moi débarque voir son ex-frère pour se plaindre, mais les choses empirent encore avec l’arrestation de Maia… qui est mise dans la même cellule que Simon, parce que voilà la logique de prison de Shadowhunters qui n’a qu’une cellule.

Après le départ de sa grand-mère, Jace reprend évidemment ses esprits et libère Maia et Simon, avec excuses s’il vous plaît, mais c’est un peu tard.

Par chance, pendant ce temps, Isa règle toute l’affaire dans son coin. Elle et Raphael découvrent que Max les a suivis, puis que J’ai-oublié-son-nom-mais-il-a-les-cheveux-longs-et-en-veut-mortellement-à-Clary est sur les lieux du crime. Max se fait enlever, c’est donc pour cela qu’il était là aujourd’hui, mais la fin de l’intrigue est totalement bâclée. Comme si l’épisode avait besoin de ça après être parti dans tous les sens.

Jace laisse sa place de leader à Alec (c’est mignon) et Simon affirme que Clary ne lui a jamais menti. Il a la mémoire courte, mais le voilà qui se lance sur scène malgré tout dans le bar de Maia. Encore un acteur meilleur chanteur qu’acteur, même s’il n’est pas forcément le meilleur des chanteurs, ça en dit long.

Jace et Maia continuent de flirter et couchent ensemble dans la ruelle à côté du bar, pendant qu’Alec et Magnus se réconcilient sur de jolis « I love you ». Quant à la citation de la semaine, elle vient étonnamment de Luke, qui parvient donc parfois à être lucide, tout arrive !

Finalement, c’était un épisode bien complet. L’air de rien, il se passé énormément de choses dans chaque épisode, les intrigues de la semaine étant franchement des prétextes à toutes les intrigues qui avancent en dépit du bon sens. N’empêche que ça comble l’ennui, ça divertit bien et je continue de bien me marrer devant la série. C’est à croire qu’elle fait son travail comme il faut !

14.pngÉpisode 14 – The Fair Folk – 13/20
It’s OK to struggle. Life is struggling.

Je n’ai pas accroché du tout à cet épisode, peut-être parce que j’étais trop occupé à bouffer mon mugcake chocolat/framboises ou parce que les répliques étaient quasiment toutes du même niveau que celle-ci. Mon résumé en sera forcément moins précis, mais la note n’est pas si basse grâce à deux énormes fous rire qui me font dire que, allez, c’est super mauvais, mais au moins c’est drôle. Je l’ai dit plus d’une fois, je regarde cette série parce qu’elle me fait rire, alors c’est normal de lui donner des points quand je ris.

Bref, cet épisode propose deux intrigues en parallèle et un sous-développement sur Isabelle, et je ne sais pas trop où commencer. Étrangement, les scénaristes ont perdu leur habitude de la scène d’intro sur Simon et Clary en couple, alors que ça aurait été un épisode qui le justifiait bien. Effectivement, le triangle amoureux avec Jace est au cœur de la première intrigue de l’épisode. Dès la première scène, Jace et Sebastian parlent ainsi de Clary. La rousse, elle, demande du travail à Alec, mais, à sa tête, elle regrette immédiatement quand il lui donne une mission avec Jace. Et pas n’importe quelle mission, une mission dangereuse dont certains Shadowhunters ne sont pas revenus.

Comment c’est ne serait-ce que possible de penser à Clary pour une mission aussi périlleuse, franchement ? Je suis totalement du côté des Shadowhunters qui remettent en cause l’autorité d’Alec comme leader, mais bon.

En toute logique, Clary ramène Simon dans sa mission au royaume des Seelies. Ils s’y rendent pour voir la reine et la questionner sur je ne sais trop quoi (j’ai dit que j’avais suivi d’un œil distrait). Il y a beaucoup de moments drôles dans cette intrigue, la relation Jace/Simon étant toujours aussi rigolote à voir. L’univers des Shadowhunters s’étend également avec un nouveau royaume où personne ne peut mentir, pour changer, et avec des arbres tueurs. Bien sûr.

Sans trop de raison, la reine, une gamine, prend son pied à isoler Simon des deux autres. Puis, et c’est là LE fou rire de la saison s’il ne faut en retenir un, elle condamne à mort Simon et Jace qui ont tué des insectes dans ce royaume.

Comme vous vous en doutez, elle veut bien les acquitter malgré tout, si Clary s’autorise le baiser qu’elle désire le plus. Oui, bien sûr, elle tente d’embrasser Simon mais, OH SURPRISE, ça ne fonctionne pas. Elle est donc obligée d’embrasser Jace. C’était tellement mauvais et mal joué, pour ne pas dire que c’est mal amené, mais aussi tellement drôle.

Cela s’arrête pour ces trois-là qui rentrent bredouilles. Clary tente désespérément de parler à son mec qui l’ignore (bien sûr, ça va vachement résoudre le problème) et fuit autant que possible son ex-frère. C’est compliqué la vie d’une rousse. Elle finit donc en larmes dans les bras d’Isabelle qui venait juste se plaindre de ses propres problèmes (j’y arrive). Je crois que je suis quelqu’un de profondément mauvais, parce que j’étais mort de rire à la voir pleurer une fois. Cela donne envie d’en faire un jeu d’alcool, avec une gorgée chaque fois qu’elle pleure (hum, à consommer avec modération, on a dit).

De son côté, Isabelle continue sa désintox et se fait draguer par… Sebastian ! Et oui, après son détour incompréhensible par Clary, Seb est de retour sur le cas Isabelle. La Shadowhunters est érigée en beauté fatale de tous les hommes de l’institut et ailleurs (bon, en même temps, c’est peut-être le truc le plus crédible de l’épisode) : « All Shadowhunters look the same to me. Except Isabelle, of course ». Oui, c’est une vraie réplique de l’épisode, juré !

Bref, non contente de séduire Sebastian, Isabelle est heureuse de voir qu’elle plaît toujours à son Raphy, lui-même très jaloux de Sebastian, qu’il menace carrément. Après une conversation avec sa maman, Isabelle court dans les bras de Raphaël qui refuse catégoriquement, malgré son attirance pour elle, de sortir avec car ils ne pourraient pas résister sur le long terme à leur addiction mutuelle. Si ce n’est pas mignon tout plein !

Euh non, justement, ce n’est pas mignon. Ça ne va plus moi. J’en oublie de parler de cette scène où Isabelle s’entraîne (comme d’hab) et finit les cheveux dans la gueule ou de sa conversation avec sa mère où elle révèle qu’elle savait déjà que la vieille était cocue. Sympathique, la fille. Sa mère lui pardonne comme si de rien était, ça, mais aussi son addiction au venin de vampire. Voilà, c’est merveilleux la vie d’Isabelle, jusqu’à son râteau donc. Et elle s’en plaindrait bien à Clary, mais la rousse est trop occupée avec ses larmes et problèmes pour cela !

La dernière intrigue est celle que j’ai le moins suivi, ça en dit long vu mon niveau de précision jusque-là (et en même temps, c’est aussi long que d’habitude, c’est plutôt bon signe). Alec réunit donc un conseil des créatures de la ville, qui réunit Magnus et Luke, principalement, mais aussi Raphael et celui-qui-ne-peut-pas-mentir-dont-je-n’ai-toujours-pas-retenu-le-nom.

Magnus et Alec ? Oh, ils se la jouent collègues, faisant comme s’ils ne se connaissaient pas (mais LOL, tout le monde sait qu’ils sont en couple !) pour être « professionnels ». OK, OK. C’est vrai que comme ils sont d’accord sur tout, ce n’est pas du tout suspect… Enfin bon.

Luke, lui, a son propre développement cette semaine, qui me permet de découvrir qu’en fait il s’appelle Lucian. Mieux vaut tard que jamais ? Cela permet le retour d’Ollie, sa coéquipière (on aurait tendance à l’oublier après quelques épisodes sans elle). Ollie continue d’enquêter sur son partenaire, jouant à merveille la stalker tout à fait flippante. Elle réussit à prendre une photo d’un loup dans une ruelle, qu’elle montre aussi à sa petite copine (je ne sais pas trop pourquoi on la voit, elle).

Luke pense réussir à la balader, mais il risque d’être surpris quand elle parlera du loup ! Il a lui-même son intrigue secondaire qui le voit se faire embaucher pour buter Valentin. Cela lui plaît bien, il nous rappelle même que Valentin a tué sa sœur, un détail que j’avais déjà zappé.

Grâce à un complice au sein de l’institut (mais QUI ?), il réussit à aller dans la cellule de Valentin et passe à ça de le tuer. Alec et Sebastian débarquent juste à temps pour l’en empêcher. Luke mériterait donc d’être en prison, mais en fait non, parce que c’est Luke alors ça ne le ferait pas. Merci Alec, quel bon leader tu fais ! Quant à Sebastian, il croise le regard de Valentin qui semble penser le connaître sans savoir qui il est.

On ne s’en doutait pas du tout (hum) mais Sebastian cache en effet des choses bien sombres : le cliffhanger révèle qu’il a un(e) prisonnier(e) dans son appartement, mais on en saura pas beaucoup plus. Enfin si, on saura qu’il joue très mal le méchant grâce aux répliques finales.

Et ben, ce fut fastidieux, mais franchement, j’ai beaucoup ri au râteau d’Isabelle et surtout sur toutes les scènes du triangle amoureux à partir du baiser jusqu’à la fin. Cela valait bien quelques points, mais ce n’était pas transcendant.

Et comme il n’y a pas d’épisode au calendrier la semaine prochaine, je vous donne rendez-vous dans deux semaines pour la suite ! Pas sûr que je l’attende impatiemment, si vous voulez tout savoir.

15.pngÉpisode 15 – A Problem of Memory – 14/20
It feels like Metallica rehearsing in my head

Oh, une nouvelle barman au bar où Simon vient se bourrer… et elle lui sert du plasma, sur le conseil d’un vampire qui devient son nouveau meilleur ami. Qui c’est qui va mal tourner à se rendre dans une boîte de streap-tease à rappeler Fangtasia de True Blood ? Et bien oui, c’est Simon qui se retrouve à boire le sang d’une humaine.

Ailleurs, Sebastian fait son repassage, parce que lui, il sait le faire, contrairement à Simon. Enfin, juste assez pour se repasser la main sans réagir, cela dit. Je reviendrais sur ce personnage plus bas, mais vous allez voir, c’est drôle cette semaine encore !

Pendant ce temps, Alec se réveille seul dans le lit de Magnus car Magnus est occupé à penser à son passé. Comme ça promet : cela fait plusieurs nuits que Magnus ne dort pas. Vous la sentez l’intrigue chiante à venir ? Moi aussi, mais heureusement, ce n’est pas pour aujourd’hui mais pour la semaine prochaine. Enfin, on a quand même à quelques flasbbacks misérables sur « les pires souvenirs » de Magnus, à savoir son enfance où il a vu sa mère mourir… puis tué son beau-père. Comme c’est triste et noir et le pire souvenir du personnage !

Enfin, ça c’est cette semaine, parce que c’est tous les deux épisodes qu’il nous sort son pire moment de vie. Comme je disais dans je ne sais plus quel épisode, il a franchement une vie de merde (mais eh, il a couché avec plusieurs personnes tous les jours de sa vie, en moyenne), on finit par le savoir. Comme on a une scène en début et en fin d’épisode, j’imagine que ça reviendra dans un épisode futur, mais ça permet à Alec de nous sortir un vieux « There’s nothing ugly about you » à son chéri. Mon dieu, que c’est naze. C’est dur de ne pas lever les yeux au ciel tant l’écriture est mauvaise, banale, prévisible et insipide… mais en même temps, je reste devant, parce que je n’en attends pas plus de la série et que ça me fait rire malgré tout.

Jace parle à Isabelle ce qu’il s’est passé chez les fées (oui, c’est la traduction officielle pour Seelie) et se fait des films, mais elle le calme comme elle peut, puis rassure Alec comme il peut. Ben oui, Alec a pris la tête de l’institut et ne s’en sent pas capable. Cela fait une demi-saison qu’il le fait, mais maintenant que c’est officiel, oulalala.

Clary refuse la mission de la semaine (escorter son père) pour aller voir son Simon-chou. Les deux se retrouvent à pleurer dans les bras l’un de l’autre (c’est tellement original) mais eh, ils sont bons pour une vraie rupture parce que bouhou Clary ne l’aime pas autant qu’il ne l’aime. Bon allez, si Clary est toujours aussi ridicule à chialer à chaque épisode, on n’a pas l’épisode de voir Simon gérer ce type d’émotion et il s’en tire pas trop mal.

J’aimerais en dire autant de sa manière de jouer la gueule de bois, malheureusement, il m’a juste fait mourir de rire. Pourtant, ce n’était pas drôle comme intrigue : il pense avoir tué une nana pendant tout l’épisode, alors qu’on sait tous direct que c’est son pote le coupable. Le problème, c’est que la collègue de Luke le soupçonne sur témoignage de euh… témoins.

C’est con, parce que Luke venait de dire qu’il le considérait comme son fils. Euh, on ne devait pas regarder la même série, c’est à peine s’ils se parlaient y a quelques épisodes. Qu’il dise ça de Clary (ou de Maya) passe encore, mais de Simon, faut pas déconner. Ou alors, ils sont tous ces enfants quoi.

Bon, bien sûr, Clary défend aussitôt Simon que tout accuse (Luke a même trouvé son t-shirt plein de sang, jeté dans la benne ordure devant chez lui, parce que eh, tout le monde fait ça quand il se réveille amnésique de sa soirée avec un t-shirt plein de sang) alors que le vampire demande conseil à Raphaël. Loin d’être con, Raphaël veut des infos sur la manière de devenir un vampire qui résiste au soleil en échange. Tadaa, Simon se barre sans obtenir l’aide qu’il voulait.

Il se rend bien évidemment au bar où il est aussitôt arrêté par Maddie qui connaît apparemment le dicton vieux comme le monde qui dit que le meurtrier revient toujours sur place. Pour une fois, les scénaristes se rendent compte de l’énormité de leur intrigue et en joue, donc c’est plutôt bien joué. J’aime bien l’idée, surtout que ça permet à Simon de comprendre qu’il n’a pas tué Heidi.

Et oui, voyez-vous, Heidi est morte après s’être fait mordre au pied par un vampire. Seulement, les pieds, ça le dégoute notre Simon. J’ai tellement explosé de rire, j’vous jure, ils nous feront tout. Cela fonctionne plutôt pas mal.

Du coup, il part se confronter au vrai tueur, son pote de la veille, qui avoue sans complexe, avant de se battre avec. Devinez qui devient meurtrier sous les yeux de sa Clary ? Et oui, Simon, qui tue le tueur, oh le comble !

Bon, tout le monde s’en fout qu’il soit un meurtrier du coup, parce qu’il tue un vilain pas beau. Luke doit quand même faire en sorte que Raphaël hypnotise sa collègue et tadaa, c’est réglé (pour cette semaine).

Pendant ce temps, Eileen débarque à l’institut. Eileen ? Non, personne n’en a jamais entendu parler avant, mais c’est une grande pote d’Alec et Isabelle, et surtout la cousine de Sebastian. C’est cool ces personnages sortis de nulle part qui ont un background juste pour le principe d’avoir un pseudo-ressort scénaristique. Elle ne sert à rien du tout, Eileen, à part être là dans cet épisode et permettre à nous, téléspectateurs, d’en découvrir plus sur Sebastian.

Isa se transforme en fangirl totale du british alors que lui s’inquiète car il ne connaît pas Eileen. Et ouais, le Sebastian qu’on connaît retient prisonnier le vrai Sebastian dans son placard. Pff, une histoire de double, c’est original. Il y en a un qui a la mémoire et les souffrances et l’autre qui a la vie de rêve.

Bon, notre Sebastian au secret un peu maléfique, s’en tire plutôt bien alors que son prisonnier, lui, parvient évidemment à s’enfuir. Pfiou je vous jure cette série, plus cliché dans les intrigues, tu meurs. Du coup, le prisonnier arrive à l’institut, mais se fait tuer par le Sebastian qui le remplace. C’est con.

La fin d’épisode voit Clary et Simon se réconcilier mais rompre tout de même parce que Simon n’est pas prêt à lui pardonner (putain, qu’est-ce que ce serait si elle avait couché avec). Quant à Valentin, le cliffhanger le voit être libéré par ce méchant Sebastian qui tue Duncan, le gentil garde qui a libéré Valentin car sa famille était prise en otage. Le méchant Sebastian ?

Oh vous savez, juste le fils de Valentin… WHAT ? Ah lala, ils me font bien rire, mais je dois dire que ça m’a surpris alors que je comptais me répéter et dire que c’est un peu cliché comme série. En fait, ça fonctionne de mieux en mieux je trouve, parce la multiplicité des intrigues fournit un bon rythme et qu’ils jouent de plus en plus avec les réflexions méta, les clichés et les stupidités du genre. Du coup, moi ça me plaît un peu plus et cette saison va finir par avoir une moyenne vraiment pas pourrie juste parce que je ris bien devant. C’est totalement un guilty pleasure loin d’être au niveau d’une excellente série… Mais le plaisir y est !

16Épisode 16 – Day of Atonement – 12/20
There’s something you should now about this lake.

Ouf, le monstre dégueulasse reprend l’apparence de Sebastian pour parler à son père, dont il veut bien sûr se venger. Est-ce que la série veut qu’on sympathise subitement avec Valentin ? Probablement, parce qu’il passe l’épisode à parler à son fils et c’est franchement chiant. Dans tout ça, je ne capte que cette semaine que ce faux Sebastian est donc le frère de Clary, avec qui il voulait sortir il y a quelques épisodes. Logique…

Valentin tente d’échanger sa liberté contre la Mortal Cup, mais ça ne suffit pas : son fils, dont personne n’a encore utilisé le nom, envisage plutôt de lui parler encore et encore, avant de l’envoyer à Edom, ce qui ressemble un peu à l’Enfer, j’imagine.

Maia vient rendre visite à Simon qui est en pleine déprime. Elle espérait lui changer les idées, mais malheureusement pour elle, Simon veut se rendre à un repas de famille, bim ça s’est fait. Cela ne suffit pas à la stopper : elle s’incruste au repas de famille et se présente comme sa copine. L’angoisse, j’vous jure. Finalement, le plus angoissant reste le repas en lui-même, où sa famille s’amuse à se moquer autant que possible de Simon avant de parler des choses qu’ils regrettent le plus. Ah lala, AN-GOIS-SANT. Au moins, maintenant, on sait que Simon avait peur de se faire pisser dessus quand il était gamin. C’est fou ce que ça me passionne.

Non, en vrai, son couple avec Maia est très mignon, à la fois devant la famille et après. C’est genre ille fois plus crédible qu’avec Clary, ça en dit long sur la qualité de la série quoi.

Pendant ce temps, Clary continue d’éviter Jace autant que possible, courant limite pour limiter le temps de conversation avec lui (et comme elle est petite, c’est ridicule, car il ne fait que marcher derrière à rythme normal). C’est ridicule. La disparation de Valentine est évidement l’ordre du jour pour l’institut, qui se voit de nouveau diriger par quelqu’un de nouveau : le père d’Alec ahaha ! C’est génial, l’institut est dirigé par tellement de gens cette saison, c’en est ridicule !

Bon, bien sûr, y a toujours le problème que le papa en question a trompé sa femme, donc il ne gagne pas franchement la sympathie de son fils (ni celle d’Isabelle, mais elle est laissée de côté au départ). Après un peu de temps néanmoins, il gagne leur confiance et tout va bien dans le meilleur des mondes.

Jace s’arrange pour être assigné à une mission avec Clary afin de retrouver leur père et ils décident de se rendre à Idris, que l’on va enfin découvrir. Comment s’y rendent-ils ? Oh, Clary ouvre un portail en dessinant une rune en forme de l’île d’Idris. NORMAL. Pour bien en rajouter une couche sur le fait que, eh, quand même, ce n’est pas censé être possible, Clary atterrit au fond de l’eau et Jace doit jouer les chevaliers servants sauvant la demoiselle en détresse. Cela tombe bien.

Comme bien sûr elle vient de faire un truc impossible, Clary est ensuite nauséeuse pendant une bonne partie de l’épisode et décide de faire demi-tour pour retrouver son bâton lui permettant d’activer les runes. Elle en perd Jace (logique) dont elle retrouve la dépouille déchiquetée un peu plus tard. Cela n’a absolument aucune crédibilité, Shadowhunters n’est pas le genre de série de buter ses persos principaux.

Et effectivement, Ithuriel, l’ange, débarque dans une version bien jeune, pour lui révéler qu’il est en vie. Merci bien, on s’en doutait, à peu près autant que le double sens contenu dans sa révélation : « Jonathan est en vie ». En fait, le problème de Clary, c’est qu’elle a bu de l’eau du lac d’Idris et que celui-ci a des propriétés hallucinogènes qui pourraient lui faire perdre l’esprit pour toujours. Déjà qu’elle passe sa vie à pleurer…

Jace l’apprend de la part d’Isa qui a trouvé comment les rejoindre par les magies de la facilité scénaristique (des bouts de portail et son père) et les deux réussissent à ramener Clary à la raison grâce à Jace qui peut activer ses runes par l’esprit. OK. Tout ça pour ça.

Niveau cliffhanger, Alec apprend enfin que le Soul Sword n’a jamais été récupéré par le conclave. Et ben il était temps, depuis le temps qu’on le sait. Sans grande surprise, c’est bien le fils de Valentin qui l’a et s’en sert contre son père. Seulement voilà, c’est sans compter sur Valentin qui réussit à convaincre son fils qu’il est pas si horrible grâce à l’épée de vérité. Hop, ils s’en vont donc, juste avant que Clary, Jace et Isa débarquent. C’est con. Qu’importe, Clary comprend que l’ange lui disant que Jonathan est en vie ne parlait pas de Jace, mais bien de son frère, qui est en vie depuis tout ce temps. De là à dire qu’il attendait le bon moment pour débarquer en étant jaune grâce à la lueur des flammes…

Pardon pour la blague de merde du « qu’est-ce qui est jaune et qui attend ? », mais elle était inévitable avec ce big bad et le début d’épisode où il arrive dans des flammes jaunes, non ?

Voilà, c’est tout pour cette semaine, et j’insiste bien pour le souligner : c’est tout. Il ne s’est rien passé de passionnant et c’était bien long pour pas grand-chose. Bon, la révélation finale est bien amenée : elle ne nous apprend rien, mais il est cool de voir Clary et Jace comprendre quelque chose par eux-mêmes, ça change.

C’est un épisode vraiment médiocre en tout cas, je me suis bien ennuyé et j’ai peu eu l’occasion de rire. Tant pis, ça attendra le prochain épisode !

Capture d'écran 2017-07-27 19.01.58Épisode 17 – A Dark Reflection – 14/20 
Clary doesn’t care about you

Youpi, ça reprend sur Clary dans son lac, je n’en demandais pas tant. Pas de panique (ni de fausse joie), elle n’est pas morte pour autant, oh non, elle est juste en plein milieu d’un cauchemar dont elle se fait réveiller par un Jace quasi à poil (oui, oui, d’un cauchemar à l’autre). À eux deux, ils se trouvent un moyen de retrouver Jonathan qui sort de nulle part, mais qui pourrait être terriblement efficace. Enfin, qui sort de nulle part… non, c’est juste qu’ils auraient dû y penser avant quoi.

Seulement, sans surprise, Jonathan/Sebastian a déjà récupéré ce moyen de le localiser qui aurait pu lui être bien nuisible. De son côté, donc, il brûle cette chaussure de bébé devant Valentin. On découvre alors que la sœur de Luke est toujours en vie, toujours inutile, toujours forcée d’obéir à Valentin sans réussir à faire ce qu’elle souhaite.

On apprend également que Valentin est désormais à la recherche du miroir mortel, ben voui, après la coupe, le miroir. C’est pire qu’Harry Potter leur affaire, je vous jure ! À l’institut, Alec (qui révèle déjà le secret que son père lui a appris deux minutes quinze plus tôt), Jace et Clary comprennent bien sûr que Valentin est à la recherche du miroir. C’est beau, parce que s’ils ne sont pas assez rapides, alors ce sera la fin du monde de l’ombre. Encore.

Par chance pour eux, Valentin et Jonathan ne sont pas beaucoup plus doués qu’eux. Bon, ils ont une piste sérieuse plus vite, mais Eliot, le sorcier qui constitue leur piste, préfère se suicider que de leur venir en aide. C’est con, terriblement prévisible et très mal joué. Comme d’hab.

Du coup, Dot redébarque à son tour de nulle part et s’avère être la nouvelle gardienne du secret (ouais, j’me fais pas chier, je fais vraiment comme si c’était Harry Potter, ça améliore un peu la qualité de l’épisode, vous voyez ?) de l’emplacement du miroir. Ca alors !

Eliot suicidé, Jonathan débarque à l’institut et il trouve tout de suite la piste qu’il lui manquait, grâce à Dot, donc. Bien qu’absolument pas discret, surtout devant Alec, quand il cherche à en savoir plus, personne ne se rend compte qu’il espionne pour Valentin. Il obtient plein d’infos, notamment de Clary et Jace qui lui révèlent que Jonathan est encore en vie, tout ça tout ça. Tu parles d’une révélation.

Jonathan est ravi de découvrir que sa sœur le kiffe même s’il est un démon, parce qu’il la voit prendre sa défense tout au long de l’épisode. C’est mignon tout plein, surtout quand Jonathan prend la défense de Clary devant Valentin qui ne sait plus où se mettre tellement il fait dans son froc face à son fils. Mignon tout plein, oui, jusqu’à ce que Jonathan, sous l’apparence de Sebastian, décide d’embrasser une fois de plus Clary. Ew. Ce sont les pros de l’inceste, un peu plus et ce sera Game of Thrones dis donc (non).

En fait, il est surtout dans sa chambre pour lui voler un élastique, car oui, Clary a des élastiques même si elle a les cheveux détachés 150% du temps à peu près. Cherchez pas. Cela lui permet de retrouver Clary sans mal au moment où elle met la main sur le miroir grâce à Dot, qui se sacrifie pour sauver tout le monde. MAIS… pas avant que Clary ne pleure une fois de plus, découvrant le look so hot de son frère !

Celui-ci épargne plus ou moins Jace grâce à un joli discours larmoyant de sa sœur, mais se fait avoir comme un bleu par Dot, donc. Clary et Jace peuvent donc retourner à l’institut en possession du miroir. En se regardant dedans, Clary comprend soudainement que son rêve dans le lac est une vision. Allons bon. Il y a deux Clary dans sa vision, ça ne me dit rien qui vaille.

Cette semaine, les intrigues ne se rejoignent pas vraiment, mais non, nous n’avons évidemment pas fait le tour de cet épisode malgré ce cliffhanger. En effet, je n’ai pas parlé du retour de Luke et Magnus (et ouais, tout le monde revient dans cet épisode) alors que pourtant il y a des choses à en dire. En effet, Magnus et Alec ont droit à leur scène choupinette où le sorcier promet que plus aucun mensonge ne peut se mettre entre eux et jure honnêteté à son mec. Pas de bol, celui-ci est en train de lui mentir par omission en ne lui révélant pas la vérité sur l’épée.

Comme tout est très bien dans cette série (lol), la sœur de Luke parvient justement à le contacter pour lui révéler la vérité sur l’épée ; et Luke prévient aussitôt Magnus. Tada. C’est parti pour le mode drama queen de Magnus qui débarque à l’institut pour y confronter Magnus. Cela se passe bien mal, avec trahison amoureuse, tout ça tout ça. Du coup, Magnus s’en va, sans claquer de porte en claquant des doigts, cette fois, mais en prenant bien le temps de nous faire un défilé Prada au ralenti, because il est so énervé OK ?

Luke et Magnus décident donc de ne plus faire confiance au conclave (tu m’étonnes) et de se tourner vers la reine des fées.

Ce cliffhanger ne vous suffit pas ? Cela tombe bien, je n’ai toujours pas fini, non, non. Cet épisode voit le retour de Max (ouais, encore un retour, c’est merveilleux) qui, maintenant qu’il a eu droit à sa cérémonie, va pouvoir obtenir sa première mission même si c’est toujours un rejeton de 10 ans, qui est d’ailleurs clairement le fils du facteur (franchement, les deux mêmes parents n’ont pas pu nous pondre des canons comme Alec et Isa, puis Max).

Isa n’est pas trop contente de voir son minus de frère en danger, du coup, elle décide de renforcer son entraînement. Plutôt que de continuer à le faire traquer des pigeons, elle décide donc de le faire traquer Simon, ce qui vous me direz ne change pas grand-chose. Cela permet surtout de donner un rôle à Simon et de rendre Maia jalouse d’Isa et de sa relation avec Simon. Ben oui, même si Maia, en début d’épisode, fout un râteau à Simon (« just as friends » deux fois dans la gueule), c’était en fait un non qui veut dire oui (spoiler : ça n’arrive que dans les séries, ça, hein).

Isa voit bien que Maia est grave jalouse, donc elle décide de grave s’incruster et d’en savoir plus auprès de Maia sur sa relation avec Simon. Elle comprend que Maia ne se fait pas confiance parce qu’elle a été blessée par un homme (ah bon ?) et cela permet à la barmaid studieuse de nous rappeler qu’elle a couché avec Jace. Ouais j’avais oublié, pourtant il est un peu évident que Simon n’est là que pour ramasser les miettes de Jace, voyons. Et voilà, ces deux-là (Isa et Maia) deviennent meilleures amies du monde comme ça. Le truc qui n’existe pas quoi.

L’entraînement de Max se termine et ça se passe plutôt bien, mais ce boulet surprend Jonathan en train de fouiller la chambre de Clary. Comme quand on n’est pas beau, faut compenser par l’intelligence, c’est lui le premier qui comprend la véritable identité de Sebastian, trop fortiche le gamin. Oui, sauf que non en fait : il le dit à voix haute à Sebastian/Jonathan, sans que personne ne soit là pour l’aider à combattre le démon. Bye bye Max ?

Allez savoir, c’est le cliffhanger. À tous les coups, il ne va faire que l’enlever.

Franchement, j’ai bien aimé l’écriture de cet épisode, surtout pour la sous-intrigue Isa/Max/Simon/Maia. Les choses s’emboîtaient plutôt très bien. Ce n’est pas exceptionnel, les jeux restent mauvais et la réalisation est douteuse, mais j’ai passé un bon moment devant.

18Épisode 18 – Awake, Arise, or be Forever Fallen – 14/20
The key of having no fear is having nothing to lose.

L’épisode repart exactement là où le précédent nous avait laissé. Max se défend comme il peut (beaucoup trop bien pour que ce soit crédible, donc) mais finit par être mis inconscient par Jonathan. Par chance, Clary passe par là et empêche sans le savoir son frère de faire une grosse connerie.

De leurs côtés, Magnus et Luke se rendent dans le royaume des fées voir Milady, la reine, pour faire leur petit complot dans le dos des Shadowhunters. Pourtant, Luke n’a pas l’air d’assumer du tout ce qu’il est en train de faire et se ridiculise un peu, du coup. Magnus n’est pas franchement mieux, à réclamer du temps pour se décider. Donc les deux viennent voir la reine pour trahir les Shadowhunters, mais quand il s’agit de les trahir, ils hésitent ? Grande logique.

Pour lui laisser du temps, Milady lui offre une rose et un peu en mode Belle et la bête, il a jusqu’au dernier pétale pour se décider à trahir ou non Alec, mais ce n’est pas facile. Il ignore les appels de son mec tout en se remémorant leur première nuit ensemble. Oui, les scénaristes nous pondent un flashback de la première saison, dont on se passerait bien.

Nous avons ensuite droit à leur première nuit ensemble. Bref, c’est un épisode uniquement destiné aux fans de Malec qui ont enfin toutes les scènes manquantes de leur ship préféré, dans un épisode qui veut juste les faire pleurer de niaiserie, je pense.

À l’institut, Jonathan se retrouve piégé lorsque Max est retrouvé inconscient dans la chambre d’Isa. Et oui, il est moche, mais pas con, il a tenté de prévenir sa sœur, malheureusement, elle était en réunion. Jonathan, toujours sous la couverture de Sebastian, fait tout ce qu’il peut pour se retrouver avec lui et le tuer. C’est inutile, il découvre que Max est dans un coma dont il n’a que peu de chance de survivre. Pour une fois, c’est Isa qui pleure et non Clary.

Loin d’être tous bêtes, les Shadowhunters finissent par comprendre, grâce à l’attaque de Max et ses derniers gestes conscients, que Jonathan est dans l’institut. Cela dit, malgré une sécurité ssoi disant renforcée, Jonathan n’a aucun mal à apprendre la location du miroir qu’il cherche. Pas de chance pour lui, Sebastian apprend aussi que Jace se rend garder lui-même le miroir.

Il reçoit malgré tout de faux SMS d’Alec sur la mort de Max. Tu parles d’une connexion utile, leur délire de Parabatai là, il n’est même pas capable de sentir qu’Alec n’est pas si dévasté que ça ? Non parce qu’au même moment, Alec est avec Magnus qui vient certes de lui dire qu’il ne pouvait rien pour Max, mais tout espoir n’est pas perdu car il y a un autre sorcier qui s’occupe de lui. En plus, ça permet à Magnus de se souvenir de leur premier réveil.

Jonathan n’a aucun mal à récupérer le miroir, mais il doit encore passer un dernier test, mis au point par Clary qui pour une fois n’est pas totalement arriérée. Elle a en effet trouvé un moyen de découvrir la couverture de Jonathan et elle comprend juste à temps que Sebastian est son frère. De manière assez incroyable, elle récupère le miroir à temps et blesse gravement son frère qui trouve malgré tout le moyen de s’enfuir.

Clary décide ensuite d’annuler les pouvoirs du miroir, mais tout ce qu’elle fait est le réduire en poussière. C’est con. De son côté, Max se réveille sans souci et demande si Sebastian est bien arrêté, ce qui fait rire tout le monde allons savoir pourquoi. Je veux dire, ça paraît assez normal de révéler l’identité de son agresseur dès le réveil, surtout vue la situation.

Pendant ce temps, comme c’est la pleine lune, le premier rencard (ou pas, je ne compte plus vraiment) de Simon et Maia se déroule bien mal : ils se retrouvent à secourir Bat, victime d’un loup-garou, Russell. Bien sûr. Maia décide de l’aider comme elle peut, mais ça ne fonctionne pas franchement. Ce pauvre Bat devient un loup qui, clairement, sera probablement régulier pour la saison 3. Bon, c’est un moyen sympa d’introduire un nouveau personnage, je ne dis pas.

Cela permet aussi d’apprendre à connaître beaucoup trop bien Maia, je ne la vois pas survivre à cette saison à force. Les scénaristes s’occupent beaucoup trop bien de son cas, on en arrive au point où je sais même pour qui voter sur TVtime. Bref, peu importe, cette pauvre Maia s’est donc fait transformer en loup-garou par son mec, Jordan. C’est pour ça qu’elle est aussi chiante avec Simon (surtout la semaine dernière) car en fait, l’amour ça fait maaaaaal.

En revanche, voir Luke revenir s’occuper du cas de Russel et ne pas le tuer par charité là, c’était franchement chiant. Bien sûr.

Bref, Bat se réveille le lendemain de sa première transformation et comprend l’horreur de ce qui lui arrive. C’est rigolo et il est tout de suite intégré à la meute de Luke. Le problème, c’est que celui-ci fait son discours d’intronisation devant une caméra laissée là par sa partenaire et la petite-amie de celle-ci. Toutes les deux se retrouvent littéralement sur le cul d’entendre parler de loup-garou.

J’ai plutôt bien aimé l’ensemble de cette intrigue et ce bon gros cliffhanger final, mais bien sûr, celui-ci n’est pas suffisant, alors nous avons le droit à autre moment de suspens pour conclure : Clary comprend qu’elle n’a pas détruit le miroir, car le miroir est tout simplement le reflet produit par l’eau du lac dans lequel elle a failli se noyer il y a deux semaines. Allez, c’est un rebondissement plutôt facile, mais j’aime beaucoup l’idée. En revanche, je me marre bien à l’idée que personne ne s’inquiète de ce qui est arrivé au vrai Sebastian. Je veux dire, ils savent que Jonathan a pris son apparence, mais pas depuis quand, ni ce qu’est devenu celui qu’ils considéraient comme leur ami. J’imagine que les scénaristes devaient manquer de temps !

En tout cas, il n’y a pas à dire, ça donne envie d’être un Shadowhunters. Je comprends que Magnus prenne la décision de faire sa vie de son côté avec la reine des fées… Ah oui, il est possible qu’il largue Alec, malgré son amour pour lui. J’aurais peut-être dû en parler plus tôt, non ?

19Épisode 19 – Hail and Farewell – 16/20
Well… If there’s any good that comes out of being at the brink of war it’s being able to stand here in front of you.

On approche lentement mais sûrement de la fin de saison de Shadowhunters qui a été annoncée comme sanglante lors du Comic Con.

Sa position étant désormais compromise, Jonathan n’a plus d’autres choix que de quitter au plus vite l’appartement avec Valentin dans ses bagages. Ce dernier n’est pas trop heureux de ce qui est arrivé, mais se dépêche et fait bien. Jace, Clary et Isa débarquent et découvrent le cadavre de Sebastian, possédé lui-même par un démon. Cela offre un bon rythme dès le début, c’est plutôt cool.

Les Shadowhunters continuent de la jouer perso et préviennent la grand-mère de Jace de leurs découvertes sans le dire aux autres.

De son côté, Magnus essaye de convaincre Raphael et Luke de faire alliance avec les fées, comme lui. Ils le font et ça fout la merde chez les Shadowhunters de découvrir cette alliance qui se fait contre eux et les empêche de tourner en rond. Alec fait ce qu’il peut pour se défendre, mais comme ce qu’il peut, ce n’est pas grand-chose, ça ne me mène à rien. Bien sûr, cette alliance divise un peu tout le monde : Alec et Magnus, certes, mais aussi Luke et Clary (qui se font un câlin quand même) ou Isa et Raphael. Ce dernier s’excuse et reconnaît enfin ses sentiments pour elle, ce qui est un début, mais comme ils sont surtout au début d’une guerre, ça lui permet des grandes phrases poétiques ridicules alors que les accords sont sur le point d’être rompus.

Luke étant occupé à l’institut, Maia prend en charge la meute, avec l’aide de Simon qui n’a absolument rien à faire là. Le couple reconnaît qu’ils sortent ensemble et Simon se souvient même qu’il est censé aller en cours de temps en temps. Mais qu’il est con, sérieusement.

Clary débarque lui demander de l’aide, espérant qu’il réussisse à faire changer d’avis la reine des fées. Celle-ci passe du stade de gamine jouant bien à adulte ne jouant pas si bien, mais ça permet de rendre les scènes où elle drague Simon moins étranges. Bon, sans surprise, elle ne change pas d’avis et prend mal que Simon la rejette encore.

De retour chez lui, Magnus retrouve une photo avec Alec qui le rend tout triste, mais son appartement est surtout rempli de sorciers, y compris Madzie que j’avais oublié, car il a besoin de leur aide pour empêcher Jonathan et Valentin de quitter la ville. Oui, tout cela se fait contre l’avis du conclave, bien sûr.

Du côté de Sebastian et Valentin, on découvre qu’il reste une taupe en place à l’institut, suffisamment bien placé pour savoir ce qu’il en est du Lac et du miroir. Cela pourrait craindre si Magnus n’avait pas déjà tout mis en place pour empêcher les portails de s’ouvrir.

Du coup, les loups débarquent dans un parc pour enfants afin de s’attaquer aux rebelles qui sont du côté de Valentin. Sympathique. Cela n’empêche pas le père et le fils de s’échapper, mais Clary a eu une brillante (c’est le cas de le dire) idée pour retrouver son frère. À base de runes et de choses totalement impossibles, elle trouve donc un moyen de localiser Jonathan, tout en partageant une connexion hyper érotique avec Jace. C’est mignon et poétique tout ça, toujours.

Seulement, Jonathan comprend qu’il est localisé et se fait donc lâcher par son père. Avant cela, Valentin prend le temps de transformer tous les figurants dans le cimetière en sorte de zombies grâce à la rune des Shadowhunters qui rend fou les simples mortels comme vous et moi (enfin, si vous ne l’êtes pas, faîtes signe, hein).

Clary et Isa d’un côté, Jace et Alec de l’autre, font équipe pour retrouver Jonathan, ce qui permet quelques questions rapides sur le couple Jace/Clary, mais qui n’est pas spécialement passionnant étant donné tout ce qui est en jeu par ailleurs. Oui, à force de m’en moquer, j’ai fini par m’attacher à la série et ses personnages, je crois, alors je suis peut-être un peu trop à fond.

Surpris par les zombies, ils laissent Jace se faire enlever par Jonathan, ce qui mène à un combat entre les deux, alors qu’Isa les cherche car seule elle possède le fouet capable de blesser Jonathan. On pourrait croire qu’ils prévoient le coup avant de partir s’attaquer à lui, mais non.

Le combat entre les deux « frères » est sympathique, surtout qu’il voit la défaite de Jace. Je n’en demandais pas plus. Bien sûr, Isa débarque juste à temps pour sauver Jace et s’en prendre à Jonathan. En effet, elle a pas mal de rancœur contre lui elle aussi, puisqu’elle lui a fait entièrement confiance quand elle était au plus bas.

Cette fois, le combat est moins épique, même si le fouet d’Isa est plutôt drôle. Elle divertit Jonathan juste assez longtemps pour qu’il tourne le dos à Jace et se fasse tuer comme une merde, sous les yeux de Clary et Alec qui débarquent juste à temps pour voir tout cela. Hop, l’épisode peut se terminer sur un baiser entre Clary et Jace, ENFIN.

Se terminer ? Non, bien sûr, nous approchons cette fois de la fin de saison : Simon retrouve Luke pour lui annoncer que Maia a disparu. Cette dernière a été bien sûr enlevée par la reine des fées. Je l’avais dit que je ne sentais pas bien l’avenir de Maia, et bien, cette fois, ça me paraît encore plus compromis. Quant à la reine des fées, elle fait sa vie dans son coin et trahit absolument tout le monde en… s’alliant avec Valentin !

Bien. Nous ne sommes pas dans la merde pour l’épisode final qui a beaucoup de choses à résoudre encore. Finalement, l’annonce totalement spoiler du trailer du comic con a eu du bon pour la série, car j’ai eu plus « peur » pour la survie de chacun devant cet épisode. Je me demande vraiment jusqu’où ira le prochain épisode qui va devoir se débrouiller pour mettre un terme à toutes ces intrigues. En même temps, je ne m’inquiète pas trop pour eux, ils ont trouvé un rythme de croisière assez excellent.

20.pngÉpisode 20 – Beside Still Water – 16/20
Don’t close your eyes. Please don’t close your eyes.

Oh… Voilà, nous arrivons enfin au dernier épisode de cette saison et je ne sais pas si je suis vraiment prêt à dire au revoir pour quelques mois à ces personnages qui m’ont tellement fait rire que je me suis attaché. Oui, je suis masochiste, et alors, c’est mon droit, non ?

L’épisode commence par nous révéler que Jonathan n’est pas mort, évidemment. Il n’est quand même pas très au point et perd assez de sang pour créer un pentagramme vers l’Enfer dont s’échappe… un dragon. Oh lala je sens que les effets spéciaux ne vont pas suivre (déjà ce sang qui coule à contre-courant, ce n’est pas super logique).

Simon et Luke continuent la recherche de Maia en tombant sur Magnus, qui tente de défendre la reine autant qu’il peut. En fait, il en a surtout rien à faire et préfère continuer de bloquer les portails en ville. De son côté, Maia n’apprécie pas trop la stratégie de la reine et son enlèvement, mais elle n’a bien sûr aucune chance de s’enfuir.

Comprenant bien ce qu’il se passe, Simon & Luke se rendent auprès de la reine des fées pour récupérer Maia, mais ils en arrivent surtout à la conclusion que Valentin a fait alliance avec les fées. Luke prévient aussitôt les Shadowhunters, mais j’y reviens plus bas.

Finalement, c’est assez rapidement que la reine accepte de laisser repartir Maia, Luke et Simon, sauf qu’il est suggéré assez clairement que Simon lui a promis quelque chose en échange. Affaire à suivre.

À l’institut, tout le monde recherche Valentin sans se douter de la menace dragon à venir avant que l’alarme ne sonne. Clary, Isa, Jace et Alec se retrouvent au beau milieu de la ville à combattre le dragon, que bien sûr personne d’autres qu’eux ne voit. C’est un peu simple, pour le coup, mais c’est marrant de les voir penser gagner alors qu’ils ne font que diviser le dragon en plein de petits démons capables de faire encore plus de dégâts. Une histoire d’Hydre de Lerne version moderne, quoi.

Luke choisit ce moment pour prévenir Clary du plan de Valentin, ce qui fait que Clary et Jace construisent leur portail pour retourner au lac. Bien sûr, c’est logique, Clary est capable d’utiliser sa rune malgré le blocage des portails. Là-bas, ils tombent sur une armée qui a la bonne idée de vivre dans des tentes, mais pas d’y dormir car il n’y a pas trace d’un lit de camp, merci pour le Bingo. Le problème, c’est qu’il s’agit des hommes de Valentin, pas de l’institut.

Les voilà prisonniers comme des bleus, c’est magique ; ils sont toujours aussi stupides, mais ils se débarrassent assez facilement de leurs geôliers pour se précipiter vers le lac. Ils sont tellement rapides à y aller, que ça pue le piège à plein nez.

De retour à l’institut, Isa et Alec s’aperçoivent de l’invasion de plus en plus importante de dragons et décident d’aller fermer le portail ouvert par Sebastien. Pour cela, ils ont bien sûr besoin de Magnus, ce qui nous permet une nouvelle scène Malec où Magnus est juste insupportable. Bon, il accepte malgré tout de les aider et les voilà tous les trois au niveau du portail. Magnus commence à peine son travail qu’un démon dragon débarque et nous assomme Isa, forçant Alec à protéger Magnus.

Finalement, c’est surtout Magnus qui protège son ex. La scène est on ne peut plus stupide, mais ça m’a fait rire aussi. En plus, on a appris que les bébés dragons pouvaient être tués, eux, et que ça faisait tout disparaître.

Quand ils retournent de nouveau à l’Institut, ils découvrent que tous les dragons ont bizarrement disparu de la surface de la Terre. Alors qu’ils se demandent pourquoi Alec s’effondre au sol, parce que Valentin vient de planter une épée dans le cœur de Jace, sous les yeux de Clary. Et oui, leur affaire de Parabatai leur permet d’en faire des caisses avec flashbacks, musique triste, mort de Jace et larmes de Clary. En fait, ils en font tellement que ça fonctionne sacrément bien, mais… ce joli moment d’émotion est totalement ruiné par Clary (qui d’autre ?) qui fonce sur Valentin pour se venger et se fait maîtriser en moins d’une seconde. À mourir de rire.

Valentin parvient à bien sûr à appeler les anges, mais Clary n’a pas dit son dernier mot et se lance dans un corps à corps avec lui. Je n’étais pas prêt à une telle tranche de rire : les bruitages sont ridicules (et dignes des pires épisodes de Buffy en fait), surtout les cris de Clary.

Elle parvient à tuer son père sans trop de mal par rapport à tout ce qu’il s’est passé, ce que l’on savait déjà grâce à la miniature Netflix toujours aussi bien trouvée pour spoiler l’épisode, et l’ange lui accorde un vœu. Sans grande surprise, elle choisit de ressusciter Jace, oubliant totalement sa maman à ce moment crucial où elle aurait pu la faire revivre. C’était un peu sa motivation de tout le début de saison et elle n’a apparemment pas compris qu’il fallait éviter de ramener les morts.

Jace se met aussitôt à culpabiliser d’être encore en vie et il préfère ainsi ne rien dire à son Parabatai qui se demande comment il est possible qu’il soit de retour. Ainsi, Clary et Jace, de nouveau en couple, se gardent bien de révéler qu’un d’eux est mort, comme l’annonçait le trailer du Comic Con. Bon, je me doutais qu’il y aurait une histoire de résurrection, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit si rapide. Finalement, j’ai honte de l’avouer, mais toute cette fin d’épisode m’a fait penser à… Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban. Ben oui, quand même : la presque décapitation, le lac, la jolie lumière blanche, la résurrection… Hum, hum. Tout est bien qui finit bien.

Tout le monde se retrouve donc au bar pour célébrer la victoire et… les Shadowhunters qui ont sauvé le monde. Mais oui, bien sûr, ils étaient en guerre il y a deux minutes et tout va bien maintenant. Il reste dix minutes d’épisode pour conclure la saison et surtout nous diriger vers la saison 3, car nous savons que c’est renouvelé.

Clary et Isa se déclarent sœurs de cœur (c’est chou), Simon & Clary se réconcilient et Simon jure à Maia qu’il n’a rien fait de particulier avec la reine, là où il est clair qu’il a passé un deal avec elle. La preuve ? Il quitte le bar quasiment aussitôt. Maia et Jace échangent quelques mots prouvant qu’ils sont en bons termes et pas du tout dérangés par l’échangisme de leur couple.

Bien sûr, il fallait aussi une scène Malec pour parler un peu de ses dragons qui disparaissent bizarrement et surtout nous apporter une réconciliation. C’est plein de mièvreries, mais je n’en attendais pas plus de cette série qui nous remet le couple ensemble comme si de rien n’était.

Clary s’inquiète un peu pour Jace, mais celui-ci noie le poisson : ceci est une piste pour la saison 3. Une autre piste/cliffhanger ? La coéquipière de Luke débarque et lui annonce qu’elle sait qu’il est un loup-garou. Voilà qui promet. Simon ? Oh, il se rend auprès de la reine des fées, bien sûr. Jace ? Il sort du bar et s’effondre.

Les dragons ? Ils se réunissent auprès du cadavre de Jonathan et fusionnent pour former une femme-démon qui s’avère être… la mère de Jonathan. Bien, il y aura largement de quoi faire en saison 3, et croyez-moi, je serais au rendez-vous pour continuer de me moquer d’eux tout en continuant de me transformer gentiment en fan fidèle.

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EN BREF – Cette saison 2 transcende de loin la première et s’améliore peu à peu. Elle part de très loin, avec des scénarios qui font parfois de la peine tellement ils sont mauvais (l’épisode qui suit la mort de la mère était tout bonnement une catastrophe) mais finit par apporter, surtout dans sa deuxième partie de saison qui semble déjà être une saison 3, de bonnes intrigues et bons moments.

Dans l’ensemble, je continue à beaucoup me marrer devant les facilités scénaristiques, les incohérences et le jeu catastrophique des acteurs – je ne me lasserais jamais de voir Clary pleurer -, mais il faut bien avouer que c’est un plaisir de revenir chaque semaine découvrir les intrigues. On tombe parfaitement dans la définition de Guilty Pleasure. Cela a beau être une mauvaise série, je suis content de venir la voir chaque semaine et j’ai fini par m’attacher à quelques personnages.

La mythologie n’est pas toujours au point, mais elle a le mérite d’être développée et complète, alors que d’autres séries ne prendraient pas cette peine. Je pense qu’il faut remercier les livres pour ça, mais peu importe. Dans l’ensemble, ça fonctionne assez bien pour que je sois pressé de découvrir le prochain épisode chaque semaine et il y a eu cette année des virages à 360° qui ont permis à la série de rester fun et surprenante… à défaut d’être bonne.

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