One Tree Hill (S02)

Avis : C’est avec beaucoup de mauvaise foi que je m’apprête à commencer la seconde saison de One Tree Hill, deux semaines après avoir achevé la première et deux jours après avoir conclu un énorme marathon That ‘70s show qui a occupé le blog tous les mardis. Il paraît logique de le poursuivre avec OTH, malgré ma mauvaise foi !

Pourquoi suis-je de mauvaise foi ? Et bien le final de la saison 1 m’a laissé carrément perplexe, avec le mariage d’Haley et Nathan sortant de nulle part, avec Keith/Deb sortant de nulle part et avec des conclusions de storylines dignes d’une série annulée je trouve. À aucun moment je n’ai eu envie de me précipiter sur la seconde saison.

Bon, avant qu’une horde de fans ne s’abatte sur moi (parce que quand même, j’ai remarqué l’audience de mon premier article OTH), je ne dis pas que tout est mauvais, loin de là. Je suis totalement sous le charme de Brooke (et de moins en moins d’Haley au fur et à mesure de la saison 1), il y a un vrai côté soap qui donne envie de savoir ce qu’il va se passer, etc. Seulement, le public visé est clairement les adolescentes et je ne suis pas vraiment ni dans la tranche d’âge, ni du sexe concerné. Seulement, une promesse est une promesse et j’ai promis de voir cette série. Et puis je ne peux pas dire que c’est désagréable à regarder ou que ça m’ennuie profondément, c’est juste que c’est souvent moyen. On verra, mais il y avait de bons moments dans la saison 1, j’ai confiance pour la suite. Puis surtout, c’est ma dernière série du challenge, ça motive !

Ci-dessous, mon avis sur tous les épisodes de la saison 2, donc. Merci de ne pas me spoiler les saisons suivantes dans les commentaires, je n’ai pas encore vu toute la série !

Note moyenne de la saison : 13,5/20

 01.pngÉpisode 1 – The Desperate Kingdom of Love – 15/20
Is he gonna die?

Et c’est reparti pour avoir le générique en tête tous les jours ! Deux bonnes minutes de résumé sont largement suffisante pour se remettre dedans et nous faire croire à la mort de Dan, mais non, c’était une blague. Merci les scénaristes. L’épisode reprend quasiment là où nous avions laissé les personnages, le surlendemain pour être précis, ce qui aide bien à se replonger dans les intrigues, mais permet quand même quelques flashbacks pour un rythme très similaire au final de la saison précédente. Il s’agit en fait dans l’écriture d’un double épisode, ce qui n’est pas plus mal mais ne justifie pas trop les changements de coupe des acteurs. Lucas passe l’épisode à se demander s’il ne ferait pas mieux de rentrer à Tree Hill, Karen à considérer sa vie auprès d’un Whitey toujours alité, Haley et Nathan à (ne pas) annoncer leur mariage, Debbie à culpabiliser et Peyton/Brooke à entretenir leur amitié/haine l’une de l’autre. Aucun changement pour ce début de saison dans l’écriture, qui continue le développement des intrigues entreprise l’année précédente sans vraiment en ajouter. Oh, et nouvelle catégorie pour finir le résumé/critique dans cette série : « Le relou de l’épisode ». Et là, c’est Keith, même s’il finit par revenir à Tree Hill quand même et que ça permet le réveil prévisible de Dan au pire moment.

02Épisode 2 – Truth Doesn’t Make A Noise – 16/20
– I’m not pregnant
– Oh you never know. He’s a Scott after all.

Lucas et Keith sont donc de retour à Tree Hill et ce premier décide d’organiser une fête pour le mariage de sa meilleure amie, ce qui est une meilleure raison que se barrer et changer de ville. Les cinq jeunes du casting sont pour la première fois depuis longtemps réunis dans une scène qui nous les montre tous potes, c’est une bonne chose pour ce début de saison 2. Brooke cherche un mec à Peyton pendant qu’Haley essaye de se réconcilier avec sa belle-mère et que Lucas se réinstalle dans sa ville. L’avantage de ce début de saison est qu’il ne s’embarrasse pas du lycée et, vu l’âge des acteurs, on en oublie presque les incohérences qui ponctuent le scénario, comme les parents d’Haley qui se barrent aussitôt leur ado mariée et rebellée après sa belle-mère. L’épisode règle cependant le triangle Brooke/Lucas/Peyton au moins pour un temps sans arranger les histoires des adultes. Le teen drama en arrive donc à être surtout un adult drama pour le moment, ce qui est encore moins crédible, alors que l’épisode était appréciable justement parce que les jeunes sont tous potes. Je ne me fais pas d’illusion, ça ne durera pas éternellement, mais c’était sympa de voir ce montage final qui, en plus, affichait un joli petit cliffhanger. Le relou de l’épisode reste Keith.

03.pngÉpisode 3 – Near Wild Heaven – 16/20
I think Mrs Scott had a long night

Les choses continuent à se passer dans l’ordre avec désormais les enterrements de vie de jeune garçon et fille des jeunes mariés. On ne s’en sort plus ! Côté garçons, ça se passe au plus mal avec carrément une arrestation, alors que du côté des filles, Brooke organise une soirée totalement dingue. Juste quand je me disais que ses parents devaient être quand même sacrément riches, ses cartes bleues ne passent plus. Sinon, Lucas se réconcilie plus ou moins avec son père biologique et ça empire encore quand il se rend compte qu’il s’est toujours intéressé à lui. Oui, je dis empire, car je ne crois pas une seconde à la rédemption du grand-méchant dans un soap. Dan doit donc changer de vie et le fait théoriquement, en demandant à Lucas de l’aider. Cet épisode est donc plutôt marrant jusqu’à son montage final qui inverse les rôles de Nathan et Lucas auprès de leur famille et qui laisse Brooke sur le carreau. Le relou de l’épisode sera la stripteaseuse pas franchement crédible tentant de coucher avec Nathan.

04.pngÉpisode 4 – You Can’t Always Get What You Want – 12/20
Right. I siento you too.

Bon, cet épisode met définitivement derrière l’intrigue Karen/père de Peyton, rature déjà esquissé dans l’épisode précédent. Maintenant que la saison est bien entamée et le mariage terminé, il faut redéfinir les différents objectifs de personnages : bim, love interest nu, insupportable et riche dans la piscine de Brooke en la personne de Felix, Karen entre à l’université et se fait aussitôt draguer par son prof, Lucas est pote avec Dan et obtient ainsi la conduite de sa voiture, Haley et Nathan eux veulent s’acheter une voiture… Ils sont tous précipités dans la vie adulte, quoi. Cela dit, c’est la vie adulte à l’américaine : Haley rêve de chanter, Peyton se trouve à essayer de bosser pour un drogué avant d’être embauché par Karen pour son nouveau club, Lucas et Felix font une course de voitures, la vie quoi. C’est pas du tout abusé comme type d’intrigue, je me sens pas trop pris pour un con. Le relou de l’épisode est évidemment Felix.

05.pngÉpisode 5 – I Will Dare – 14/20
Yeah what the hell I’m up for something daring.

Felix organise une soirée de défis pour Lucas, Nathan, Brooke, Peyton, Haley, Mouth et toute la bande, y compris Tim qui s’incruste. C’est une idée totalement stupide, du coup ils sont tous partants pour le faire, évidemment. Pendant ce temps, Karen continue de se faire draguer par un prof et Lucas par une nouvelle arrivée nommée Anna, pourtant en ville depuis le début. Keith profite de ces 40 minutes pour draguer une cliente et Felix continue de jouer avec Brooke. Bref, tout le monde drague de manière hyper subtile et spontanée dans cet épisode, accentuant encore un peu plus le côté teen drama qu’on aurait pu oublier. Les défis sont plutôt marrants dans l’ensemble, jusqu’à ce que Peyton ruine le fun avec une confession sur sa mère morte, pour changer. Evidemment, Lucas s’est encore arrangé pour fricoter avec la mauvaise fille : la sœur de Felix. Ah lala, ces américains… Le relou de l’épisode est une fille, et vous le savez déjà, c’est Peyton. Il faut toutefois noter que c’est l’un des premiers épisodes où je supporte Lucas.

06.pngÉpisode 6 – We Might As Well Be Strangers – 13/20
Half the kids of this town have been conceived during the first date.

Bim, la sœur de Felix fait sa rentrée et le coach Whitey aussi. L’acteur est quand même au générique de tous les épisodes alors qu’il vient sûrement de réapparaître et grâce à Lucas, il se décide finalement à faire son opération des yeux. Bon. Du côté des relations amoureuses, tout continue de manière un peu taré : Lucas et Anna apprennent à se connaître en secret (et ça ne plaît pas à monsieur), Keith embrasse Jules, Karen accepte de se faire draguer par son prof et Brooke couche avec Felix avant de l’envoyer chier. Deux fois. OK. Pendant ce temps, Mouth essaye de la soutenir, le pauvre. Le plus intéressant vient peut-être d’Haley et Nathan, avec le sacrifice de celui-ci sans qu’elle ne le sache et la manière qu’il a de la pousser à accomplir son rêve de chanteuse. Si c’est pas mignon. Nouveau petit montage qui nous montre tous ces couples, y compris Deb et Dan, puis Peyton si seule, isolée et solitaire (il me faudrait presque un synonyme de plus même). Je tiens à noter aussi la lourdeur des métaphores avec les étoiles et l’espace, ça mériterait de faire de ce scénariste le relou de l’épisode, mais le nouveau love interest de Peyton/chanteur fait tout aussi bien l’affaire.

07.pngÉpisode 7 – Let the Reigns Go Loose – 12/20
Sometimes you gotta break the rules.

Dans la lancée de la saison, l’épisode apporte pas mal d’évolution aux différentes dynamiques de la série : Karen apprend que Keith et Deb ont couché ensemble, mais cette dernière ment et dit que c’est faux. Le mec de Karen rencontre Lucas, Keith ramène sa nouvelle copine devant toute la bande, Haley monte enfin sur scène et surtout Felix et sa sœur semble cacher un lourd passé digne d’une saison de Desperate Housewives (je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux Applewhite, mais je pense que ce sera moins tordu que ça). En bref, ce sont vraiment tous les codes du soap qui sont utilisés ici et ça fonctionne plus ou moins bien. J’ai pas mal de peine pour Mouth qui passe pour un gros creep friendzoné avec Brooke et dont Felix s’attribue les mérites (mais en même temps, il ne fait que lui renvoyer l’ascenseur). Le relou de l’épisode sera malgré tout Felix, en compétition très serré avec le love interest de Peyton qui veut se faire Haley et dont j’ai oublié le nom.

08.pngÉpisode 8 – Truth, Bitter Truth – 11/20
Huh OK, Tree Hill got some drama.

On tombe dans les clichés de plus en plus total sur la pauvreté de Brooke quand son lit disparaît et sur l’addiction à la drogue naissante de Peyton. Non, franchement, je n’accroche pas du tout à cette saison 2 et à ses intrigues qui voient tous les personnages avoir des vrais problèmes d’adultes quand ils sont tous ados… et qu’on nous le rappelle avec des pyjamas parties et des batailles de coussins totalement clichées. La série se rappelle subitement son obsession pour le basket en envoyant les deux frères être à nouveau meilleurs amis devant un match, OK. Enfin, les « adultes » dans le tas se retrouvent dans un double date au même restaurant. OK. Rien ne va quoi, même s’il y a des scènes marrantes pour sauver le tout comme Brooke dans le lit d’Haley ou la dispute des trois filles sur leurs mensonges. Le relou de l’épisode est à nouveau Felix, personnage qui n’a rien pour plaire décidément (mais c’est fait exprès en même temps).

09.pngÉpisode 9 – The Trick is to Keep Breathing – 12/20
That’s why I love you Mouth, you totally get me

Comme toute série américaine qui se respecte, One Tree Hill propose des épisodes bal de promo et ça tombe sur celui-ci – il n’est toujours pas question de basket, alors que je voyais vraiment ça comme la composante principale de la série. Il faudra repasser. Bref, ce bal est l’occasion pour Haley de tout foirer magistralement (mais elle n’a que la moitié des infos) et pour Anna de vouloir accélérer les choses avec un Lucas frileux et pas très crédible si vous me demandez mon avis (et si vous me le demandez pas, pourquoi lire ces lignes, hein ?). Brooke se sent trahie par la vie quand elle apprend la vérité à la fois sur Felix et sur Mouth. Ce dernier ferait presque de la peine à être le cliché parfait du Nice Guy (encore qu’il n’est pas des plus connards avec elle et mérite de relancer le vieux débat friendzone/nice guy). Qu’est-ce que j’oublie ? Dan et Deb qui se réconcilient après que celui-ci lui révèle aussi ses mensonges, Nathan qui est énervé de s’être sacrifié pour qu’Haley (ne) fricote (pas) avec Chris. Pas-sion-nant. Il n’y a plus que Lucas qui ment à tout le monde (sur ses tests médicaux pour le cœur). La relou de l’épisode est sans contestation possible Peyton. On a compris que ta mère était morte et que la vie c’est duuuuur. Je suis sans cœur, peut-être. En tout cas, le prochain épisode ce sera sûrement Chris maintenant qu’il a vu Lucas ramener Brooke chez elle aux premiers rayons du soleil. Pff.

10.pngÉpisode 10 – Don’t Take me for Granted – 13/20
In case you haven’t noticed, I’m married

Bon ben la vie continue à Tree Hill et cette fois c’est Karen qui s’en prend plein la gueule. Elle apprend que son fils est possible cardiaque et que sa nouvelle bestie a couché avec son ex-non boyfriend. Bien joué les scénaristes. Peyton continue de partir en vrille un peu sans vraie raison, Haley comprend qu’elle a été naïve envers les vraies intentions de Chris et Mouth a pété le pare-brise de Brooke, mais elle pense que c’est Felix. Tout ça passe à peu près… jusqu’à la fin qui me fait imaginer qu’il s’agit d’une mi-saison vu les bouleversements. Lucas rompt avec Anna pour retourner avec Brooke qui est avec Felix, Peyton retrouve son Jake qui lui a manqué-et-c’est-ça-sa-vraie-douleur au moment où elle allait craquer pour la drogue et Haley se barre à New-York à Chris. Pardon ? Je sais même pas si je dois mettre une bonne note à l’épisode pour tous ces bouleversements ou juste pleurer du manque de crédibilité, surtout pour Haley, ça correspond pas du tout à ce qu’ils ont présenté du personnage. Le relou de l’épisode sera Chris, mais je crois qu’ils ont tous voulu gagner le titre là. Oui, même Dan qui ô surprise prépare sa vengeance envers Keith grâce à Jules. Évidemment.

11Épisode 11 – The Hart Brings You Back – 13/20
I still can’t believe little sis snag ged such a hootie. I mean usually I get them first.

C’est reparti pour un tour de flashbacks et autres jeu de chronologie : Haley est dans un bus mais en fait non ? C’est donc ce qu’elle imagine en l’embrassant, apparemment, ou un flashback plus long. Peyton rêve de Jake mais en fait il est bien là… Et bien sûr, il pleut. Bon, donc, j’aime beaucoup l’actrice qui joue Jules, mais le personnage est pas des plus gentils. Elle est évidemment une des pauvres victimes supplémentaires de Dan achetée par l’argent. C’est précisément l’argent qui est le problème de Brooke dans sa relation avec Felix. Mouais. Jake révèle à Peyton qu’Haley a embrassé Chris, c’est foutu pour son secret. La sœur d’Haley (décidemment, elle est dans toutes les storylines Tutor Girl) est de retour en ville et Nathan découvre que c’est la première avec qui il a couché dans sa vie, Anna en veut à Lucas d’avoir rompu avec elle (lui s’en veut car Brooke est en couple) et tente donc logiquement d’embrasser Peyton. Prévisible depuis un ou deux épisodes elle s’avère être bi. Oh et Karen boude autant Deb que son amant prof. Le bordel, quoi, mais ça ne dure qu’un épisode, à la fin tout est rentré dans l’ordre pour à peu près tout le monde, sauf pour Keith toujours dans la merde sans le savoir avec Jules et pour Nathan que Taylor drague lourdement. Le relou de l’épisode sera donc une fille, et ce sera Taylor.

12.pngÉpisode 12 – Between Order and Randomness – 10/20
Do you really think Keith would forgive you if he knew the truth?

De retour à Tree Hill pour une nouvelle flopée de mensonges, de trahisons et surtout de secrets. Je trouve que ça commence à faire beaucoup. Keith ignore toujours tout du plan de base de Jules, Lucas finit par passer le test pour son cœur, Brooke est jetée dans une intrigue pas franchement passionnante sur les conditions de travail des crabes (et ils ont essayé d’en faire quelque chose), Anna assume un peu plus sa bisexualité sans le dire pour autant à qui que ce soit… La seule lumière de l’épisode, c’est que Peyton ne soit pas là ! Haley de son côté apprend que Taylor a couché avec Nathan et Taylor apprend qu’Haley a embrassé Chris. Malgré son chantage pour rester, elle protège toutefois Haley en envoyant Chris voir ailleurs, ce qui promet un retour de flamme intéressant assez vite. Franchement, autant de mensonges d’un coup, c’est purement toxique et j’aurais juste envie de leur faire une bonne grosse soirée révélations. Ce n’est pas la seule série à suivre ce schéma et dans le même genre, j’ai adoré Brothers & Sisters, mais il y avait plus d’humour dans cette dernière et les personnages étaient plus attachants. En fait, c’est vraiment ça qu’il me manque devant One Tree Hill : être vraiment attaché aux persos. Je n’y arrive pas, car je trouve que pas mal de leurs réactions manquent de crédibilité par rapport à ce que l’on sait d’eux au long terme. On verra par la suite, mais pour l’instant, je suis loin d’être accro… Et le relou de l’épisode sera Dan, même si c’était marrant de le voir jongler avec les quiproquos.

13.pngÉpisode 13 – The Hero Dies in This One – 14/20
I wanna move in with Dan

C’est un peu mieux dans cet épisode, uniquement parce qu’il y a la présence de Michelle Branch et The Wreckers, j’avais totalement oublié qu’elles étaient passées par One Tree Hill et c’était donc une bonne surprise. Et ainsi Haley se barre bien en bus avec Chris… C’est déjà plus crédible que trois épisodes plus tôt je trouve, il y a désormais une vraie opportunité et tout. C’est bien triste pour Nathan. Brooke se présente aux élections, c’est pas des plus passionnants, mais ça permet à Mouth d’enfin avouer la vérité à son tour alors pourquoi pas. Peyton est de retour, mais elle continue de faire de la figuration avec Jake qui confirme son très bon rôle (l’un des meilleurs pour le moment). Le relou de l’épisode… Et bien ce sera Lucas avec cette intrigue où il souhaite aller vivre chez Dan pour ne pas avouer qu’il a le problème cardiaque de son père et pour éviter d’avoir à confronter Keith à la dure réalité. Pour une fois, les personnages semblent motivés par des raisons valables. De mauvaises raisons, mais des raisons valables. Ça change un peu de ce que propose la série d’habitude, cet épisode est donc un peu au-dessus du niveau des autres. Je désespère pas, il m’en reste plus de 150 à voir…

14.pngÉpisode 14 – The Quiet Thing That No One Ever Knows – 13/20
Maybe you’re right, Peyton: people always leave

Arf, tout un épisode ou presque sans Haley… C’était étonnamment pas si mauvais. Mouth trouve le meilleur moyen de se réconcilier avec Brooke en lui sauvant la peau sur l’élection à la présidence, et le pire c’est que ça fonctionne. Brooke Davis est donc désormais présidente, youpi. De son côté, Peyton se met enfin en couple avec Jake après une autre de ses crises insupportables, pour changer. Elle reste la relou de l’épisode, mais elle est en bonne voie pour s’améliorer apparemment. Nathan lui déprime totalement et fait ainsi une crise d’ado, Lucas continue sa petite vie chez Dan et Deb… et l’épisode se passe à la fois de Felix et Anna… ce qui fonctionne très bien. J’ai aimé aussi qu’on voit moins Keith dont l’intrigue ne m’intéresse finalement pas plus que ça tant c’est vu et revu dans des tas de sitcoms. Un léger, très léger mieux par rapport à pas mal d’épisodes de la saison en ce qui me concerne donc.

15.pngÉpisode 15 – Unopened Letter to the World – 14/20
My name is Anna and I’m just trying to find my way like all kids. I guess that part is timeless.

L’idée de base de l’épisode est sympa : chacun enregistre un message pour le futur. Evidemment, nous avons le droit de voir ces messages… et Mouth comme Anna s’octroient le droit de les voir aussi. C’est une très bonne idée de la part des scénaristes de nous rapprocher ces deux-là, ça fonctionne plutôt bien et c’est cool de les voir développer un peu vu que les scénaristes ne savent plus quoi en faire (ni l’un ni l’autre). Pendant ce temps, Nathan et Lucas continuent leur pseudo rivalité à deux balles et leurs conneries (Lucas trouve ainsi le moyen d’encore monter dans une voiture avec un taré du volant). Karen perd sans trop de surprise la garde de son fils et son sang-froid, Keith achète une maison à Jules (non mais sérieux) et Haley est toujours aux abonnés absents. Étrangement, ça marche plutôt pas mal, à l’exception de Peyton et Jake, pas très utiles ici. Brooke aussi, mais la voir grandir est plutôt cool. Le relou de l’épisode est Karen, parce qu’elle ne comprend pas que son fils veut juste détruire son papa de l’intérieur… Oh, quel plan, quel badass !

16.pngÉpisode 16 – Somewhere a Clock is Ticking – 16/20
Love triangle are so last season

Est-ce que je retrouve un peu espoir en la série? Pas vraiment, seulement je m’attendais à ce que le mariage de Keith soit la conclusion de la saison et c’est donc très cool de voir ce mariage foiré dès maintenant ! On boucle enfin cette storyline longuette, il ne reste plus qu’à ce que tout le monde découvre ce qu’il s’est vraiment passé, ce qui ne devrait plus être trop long j’espère. La fin d’épisode tease le retour de Nikki que j’attendais très précisément à la fin de cet épisode puisque Peyton a enfin couché avec Jake après plus d’un an à faire trainer les choses, ce qui est remarquable dans une série comme celle-ci. En plus, il n’y avait pas de Felix dans cet épisode et Dan était le grand méchant, c’est donc très cool. Sans oublier que j’aime beaucoup le couple Brooke/Lucas (oui, je sais comment finit la série, pas la peine de spoiler en commentaire), donc c’était très cool de les voir « être amis » comme ils disent bien. Le relou de l’épisode, ce sera quand même Keith et sa naïveté totale. Puis qui choisit comme témoin la femme dont il a été amoureux toute sa vie et la dernière avec qui il a couché avant sa future femme ? Ça sentait pas bon dès le début, coco. Bref, un épisode assez chargé qui du coup était un peu plus sympa que les précédents. Il est rigolo de voir Karen se sentir conne du départ de Jules, qu’elle voulait un peu, quand même.

17.pngÉpisode 17 – Something I Can Never Have – 12/20
I miss the girl behind the red door.

Nikki a donc gagné un procès auquel Jake ne s’est jamais pointé, Anna se venge de son frère en le dénonçant au principal, Keith s’énerve enfin contre Dan après avoir compris qu’il était le dindon de la farce, Brooke rompt une fois de plus avec Felix, Nathan se rend à Atlanta pour retrouver Haley. Cette dernière intrigue est l’occasion d’un tas de flashbacks pour le coupe. Nikki de retour, c’est une très bonne chose car ça libère le côté bitch d’un peu tout le monde et surtout Brooke, qui veut désormais vivre avec Peyton. Évidemment. Elle finit par vivre dans la chambre de Lucas chez Karen. Encore plus évident. C’est d’une logique à toute épreuve, comme toujours. Bref, les choses ne s’arrêtent pas de bouger à Tree Hill, à l’exception de Lucas qui continue de vivre chez Dan, faute de pouvoir faire mieux. Felix, quant à lui, se retrouve envoyé en école privé grâce à Anna, qui en profite pour enfin s’affirmer pour ce qu’elle est. Ce n’est jamais que la quatrième ou cinquième fois de la saison, les scénaristes savent profiter du filon. Et pendant ce temps-là, Nathan et Haley continuent leur vie sans leur bague. Ah la vie est si compliquée à Tree Hill.

18.pngÉpisode 18 – The Lonesome Road – 14/20
Hey Lucas, I’ll be seeing you.

Taylor est de retour et c’est mauvais pour les affaires de Nathan, qui se laisse draguer grossièrement avant de comprendre qu’elle s’occupe de lui comme une grande sœur. Cela dit, son absence prolongée arrange Peyton et Jake qui s’installent comme ça chez lui. Pendant ce temps, Darby débarque à Tree Hill et entend bien reprendre sa relation avec Anna, car oui, c’est sa petite amie et elle est hyper cool par rapport à son ex dans le placard qui sort avec Lucas. Anna, elle, se fait encore un autre coming out, auprès de ses parents dont on ne voit pas la réaction. Après le départ de Felix, c’est donc celui d’Anna qui est orchestrée : elle retourne dans son ancienne école. Quant à Nikki, elle révèle que Jake n’a jamais été le père de Jenny… Vu comme ça. Et enfin, le côté un peu plus sombre de cet épisode voit Jake se faire arrêter et le coach partir avec Jenny. Tout aussi sombre : Dan a un énorme sac plein d’argent aperçu par Lucas, qui espionne de manière pas très discrète son paternel. Bien qu’il mène l’enquête n’oublie pas de draguer Brooke, punie par Karen. Bref, chacun a son rôle à jouer dans cet épisode qui se déroule sans Keith et ça fonctionne plutôt bien, pas trop le temps de s’ennuyer avec l’enchaînement des intrigues et des avancées remarquables dans chacune d’entre elles. C’est Nikki qui sera la relou de l’épisode cette fois.

19.pngÉpisode 19 – I’m Wide Awake, It’s Morning – 15/20
How’s your karma, Dan?

Cet épisode était drôlement lent pendant ses trois quarts pour repartir bien plus vite ensuite. Alors donc on a Deb en pleine dépression alcoolique, Dan qui fait virer l’amant de Karen, Nathan retrouve son oncle et ses cousins en compagnie de Lucas et Peyton continue de faire sa dépression elle aussi. Bref, ce n’est pas un épisode des plus passionnants, même s’il était cool de voir Mouth se rapprocher d’Erica et Brooke retrouver son sourire. Le moment d’apogée de l’épisode était Nathan qui décide de faire son kéké au volant d’une voiture de sport et qui dérape évidemment. Une saison après l’accident de voiture de Lucas, c’est donc au tour de Nathan de se faire opérer et d’osciller entre la vie et la mort. Deb lui donne bien son sang, mais ça ne sert à rien parce que madame se drogue. Malgré tout ça, c’est Peyton qui pleure le plus dans cet épisode et qui est la pauvre petite qu’il faut réconforter. Elle n’a pas volé sa place de relou de l’épisode, une fois de plus. Cet épisode réussit donc, grâce à son dernier acte, à décrocher une bonne note parce que l’air de rien voir Nathan et Deb dans ces états-là, c’était assez dramatiques et c’était précisément ce que voulaient les scénaristes. Tout n’est pas perdu pour les saisons à venir (je crois que je me répète un peu, je suis un éternel optimiste, que voulez-vous ?)

20.pngÉpisode 20 – Lifetime Piling Up – 13/20
And you really think things would have been different if he married my mom? You’re a fool.

Ma première réaction à la scène d’introduction fut : « Non, ils vont pas faire ça ? ». Et ils l’ont fait. L’épisode explore le coma de Nathan qui imagine ce qu’il se serait passé si Dan s’était marié à Karen. Bref, c’est hyper prévisible et les scénaristes en jouent : cet épisode est une série lourde de clins d’œil et de références pas du tout discrète à la première saison et aux premiers épisodes de la série. C’est trop tôt pour me rendre nostalgique et trop tard pour me passionner niveau construction des personnages. L’épisode est bien foutu, crédible dans son ensemble, mais bon, il n’est pas d’un grand intérêt pour la dynamique générale de la saison/série. Dommage. Bon, dans la réalité, Deb décide de se faire soigner après s’être réconcilié avec son fils. Et puisqu’il me faut bien un relou, ce sera Nathan, parce que tout est de sa faute et que coup de fil, merci quoi.

21.pngÉpisode 21 – What Could Have Been – 12/20
Every Sherlock needs a doctor What’s-it right?

Wow, Brooke regarde la météo sur son téléphone dans cet épisode ! La technologie débarque dans les années 2000 ! L’épisode gère les conséquences de l’accident de Nathan avec ses problèmes financiers, apparemment miraculeusement payé par une assurance imaginaire… C’est bien sûr Dan qui paye tout, comme d’habitude. Heureusement, Brooke entre dans la course pour le faire tomber en reconstituant les documents broyés que Lucas avait récupéré. Bien sûr, moi aussi quand je m’ennuie, je fais ça vite fait pour mon crush. Dans un twist sadique, les scénaristes trouvent un moyen de rapprocher ces deux-là tout en les éloignant : Brooke a le cœur brisé et Lucas aussi, le tout pour rien vu qu’ils se kiffent. Ah les teen dramas. Pendant ce temps, Nathan signe les papiers du divorce gentiment déposés à Haley par Dan, au moment où elle comptait revenir à Tree Hill, c’est bête. Peyton sera pour changer la relou de l’épisode (mais Nathan a vraiment failli l’être) simplement parce qu’elle a encore réussi à faire référence à sa maman morte quand Nathan se plaignait auprès d’elle. Deux fois. Wow, lourde.

22.pngÉpisode 22 – The Tide that Left and Never Came Back – 15/20
And this year, I lost my way

Ce avant-dernier épisode s’ouvre sur une petite réflexion de chacun des adolescents concernant le parcours effectué durant cette saison. C’est dingue de nous faire croire qu’ils en ont parcouru tant que ça quand ils sont pas mal restés coincés au même stade, à l’exception bien sûr du couple Haley/Nathan. Sans les réunir pour autant, cet épisode se centre sur leur rupture qui apparaît inévitable. C’est aussi un épisode qui conclut l’intrigue Jake/Peyton en envoyant Jake sur les traces de Nikki qui a trouvé le moyen de lui repiquer Jenny. Facilité scénaristique totalement frustrante, l’ensemble de leurs intrigues est toujours un arrière-plan de la série et j’ai du mal à comprendre pourquoi ils ne sont pas plus au premier plan, car ce sont des personnages un peu plus intéressants que d’autres… je ne vise pas du tout la romance de Karen et de son prof en disant ça, bien sûr. En écho au début, ça se termine sur une suite de vœux de chacun des personnages. La Relou de cet épisode sera… Peyton et ses larmes de joie, de tristesse, de tous les instants. J’en peux plus d’elle.

23.pngÉpisode 23 – The Leavers Dance – 17/20
Guess that ends the season

Et l’épisode final est enfin là après une saison sacrément longue et interminable. C’est un peu étrange d’avoir un 23 alors que le 22 semblait conclure déjà pas mal de choses. Évidemment, il restait à conclure l’intrigue Dan et surtout Lucas devait conclure avec Brooke, au moins dans ses rêves. Karen se barre à son tour de Tree Hill, c’est un peu la mode de la saison et surtout de l’épisode (après tout, c’est son titre), Deb se débrouille pour que Nathan parte aussi et Brooke décide de le faire toute seule comme une grande, pour l’été. Lucas réussit à se brouiller à nouveau avec son demi-frère et Dan est persuadé de gagner une nouvelle victoire. Le choix des scénaristes est définitivement de nous offrir un final des plus anxiogène : Brooke se barre sans répondre à la déclaration d’amour de Lucas, Peyton découvre que sa mère est finalement toujours en vie (PUTAIN TOUT CA POUR CA ?), Haley débarque à Tree Hill et Dan finit la saison, à nouveau, entre la vie et la mort. Quand je disais que les personnages n’avaient pas tant évolué que ça. Reste à savoir qui a voulu tuer Dan et pas mal de cliffhangers sont semés dans le dernier acte de l’épisode. Juste ce qu’il faut pour donner envie de revenir, cet épisode fait au moins super bien son taf.

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EN BREF – Cette saison empire son côté teen drama avec une ambiance purement toxique de mensonges permanents et de secrets entremêlés, de relations contrariées et de crédibilité un peu abandonnée. La série perd de son ADN en lançant Haley sur la poursuite de ses rêves : elle s’éloigne ainsi de Tree Hill. Il n’y a pas à dire, elle manque dans les épisodes où elle n’est pas/peu là. Je devrais probablement dire la même chose de Keith, mais ce serait un mensonge, il ne me manque pas vraiment. Et puis le départ d’Haley exporte surtout la série en dehors de Tree Hill, ce qui est toujours un peu étrange. Bref, beaucoup de longueurs dans cette saison, mais surtout un rythme qui s’est trouvé, avec une construction en flashbacks qui devient leur marque de fabrique et des prises de risques dans des épisodes spéciaux dans le coma des personnages. Pourquoi pas ? J’étais moyennement convaincu sur tout le début de saison, ça s’est amélioré un peu sur la fin, mais c’est franchement pas transcendant pour le moment en ce qui me concerne. Ça l’est toujours assez pour que je sois là en saison 3, mais bon…

Quantico (S02)

Ci-dessous, mon article sur cette saison 2, rédigé semaine après semaine juste après la diffusion de chaque épisode.

Avis : Oui, je sais, pas plus tard que dimanche j’ai dit que je ne regarderai pas Quantico. J’ai dit que j’allais attendre un peu, que je rattraperai aux vacances, blablabla. Depuis, j’ai vu passer des tweets qui 1) m’ont spoilé vite fait et 2) ont dit que c’était un début de saison cool. Ni une, ni deux, toutes mes bonnes volontés de rentrée se sont envolées et je me suis retrouvé devant le premier épisode.

Quantico et moi, on a un passif un peu compliqué. Au départ, je ne prévoyais pas de la regarder car je pensais que la série ne me plairait pas, que ce serait une perte de temps et qu’elle n’apportait rien de bien neuf dans la grille d’ABC. Un peu comme Notorious cette année, par exemple. Ensuite, j’ai vu qu’il y avait une actrice d’Unreal dedans (Shelby !) et que plusieurs de mes amis regardaient/adoraient. Il n’a pas fallu plus de deux ou trois semaines pour que je craque et rattrape mon retard. Et c’était vraiment génial ! Le début de saison 1 est rythmé comme il faut, avec de la nouveauté et tout. Un excellent début donc, j’étais heureux.

Et puis, la pause de mi-saison est arrivée et là, ce fut la catastrophe. Je crois que les scénaristes n’avaient pas prévu le coup, ils devaient avoir prévu de réfléchir à la suite pendant une longue pause de six mois, c’est pas possible autrement. La deuxième partie de saison a été pour moi un supplice : c’était lent, mal écrit, sans queue ni tête, ça partait dans tous les sens sans grande cohérence. Douche froide et déception étaient au rendez-vous chaque semaine et la série qui avait commencé comme géniale dans mon esprit était tombé au rang de « oh merde, il faut encore que je vois Quantico ». La curiosité me poussait à continuer.

Plus jamais que ça, que je me suis dit. C’est sûrement mieux en binge-watching, que je me suis convaincu. C’est pour cela que je m’étais décidé à attendre un peu avant de commencer. Problème : je suis faible face aux spoilers et donc, tant pis, je tente. Si ça redevient un supplice, je pourrai toujours m’arrêter et rattraper plus tard. Vous êtes prévenus, n’attendez pas forcément une critique par semaine ou dès le jour de la sortie ! On verra.

Attention, spoilers ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 12,5/20

 01.pngÉpisode 1 – Kudove – 15/20
The world called me a hero. I never felt like one.

Oh, zéro résumé, merci les gars ! Il faut dire qu’il n’aurait pas servi à grand-chose, tant la saison dernière est vite zappée.

Nouvelle saison, retour des innombrables flashbacks, pompage de visuels à Person of Interest et de séparation d’écran à la The Catch. Bon, la structure scénaristique reprend à la lettre celle de l’an dernier, il y a donc de nombreuses pistes à explorer : le présent est violent et plein de surprises, le passé est ce qu’il s’est déroulé juste après la saison 1.

Ryan envisage de demander Alex en mariage devant Shelby, mais finalement ils se retrouvent embarqués dans une nouvelle compétition entre les meilleurs des meilleurs qui aiment comme l’an dernier se balader à poil (ouf les audiences sont safe). Cette disposition nous offre un large casting et de nombreux suspects pour l’attentat qui a lieu dans le présent, un an après la saison 1.

Bref, les scénaristes ne se cassent pas la tête et nous servent exactement la même chose que l’an dernier, ce qui est en théorie une bonne chose (mais franchement, ce sera lassant l’an prochain). Espérons surtout qu’ils ont appris de leurs erreurs pendant l’été, ce sera dur autrement de rester fidèle à la série – et je n’étais pas le seul à trouver ça long et ennuyeux l’an dernier.

L’intérêt viendra peut-être de la prise d’otage qui permet de prolonger le suspense sur la survie de chacun par rapport à la traque de l’an dernier (on savait bien que Parish allait s’en sortir).

Du côté du passé, les tests des recrues reprennent et ne sont pas d’une crédibilité folle : ce n’est pas jouer les héros que de vouloir empêcher quelqu’un de se suicider, si ? Il faut pourtant croire que si et c’est parti pour six mois d’entraînement à la ferme, quel joli nom pour un camp de la CIA.

En gros, il y a de quoi combler la saison et le cliffhanger final donne envie d’y croire, puisque je n’ai pas souvenir d’une scène si brutale si vite en saison 1 (mais j’ai pu oublier). Pas si mal pour un retour, mais pas rassuré pour autant sur la suite.

02.pngÉpisode 2 – Lipstick – 15/20
You wake up from nightmares

Bon. Où est passé Caleb ? Genre, j’ai vraiment aucun souvenir de la fin de saison précédente, quelqu’un pour éclairer ma lanterne ? Bref.

Comme prévu, la série repart sur un schéma bien lourd d’attentat dans un contexte politique qui s’y prête bien trop à mon goût.

Dans le passé, les recrues de la ferme apprennent à vivre ensemble et se suivre les uns les autres sans se faire repérer. Alex se laisse berner comme une débutante idiote, même moi, j’aurais repéré le type à 1000 km quoi. C’est tellement pas crédible par rapport au personnage, mais ils veulent juste nous faire voir que les temps sont difficiles pour elle et que la ferme n’a rien à voir avec Quantico. OK pourquoi pas.

Shelby est désormais son chaperon, fallait bien lui donner un rôle après tout… et pareil pour Nimah. Chacun a ses secrets et tout est fait pour que l’on passe son temps à tout soupçonner. Il y a une ambiance de manque de sécurité embarrassante.

Dans le présent, Alex fait équipe avec un garde qui se sacrifie pour elle (en tout cas, c’est ce qu’on nous fait penser, je reste méfiant avec cette série) afin de contacter Miranda.

Du côté des otages, on retrouve absolument tous les agents en camp d’entraînement pour la ferme et il y a de bonnes choses en terme de suspense, mais pas un rythme fou dans les déplacements d’otages. La fin de l’épisode nous révèle en cliffhanger que Miranda envoie un message pour prévenir que Parrish est à l’intérieur du périmètre des attentats (clairement, nous avons un agent infiltré).

La saison continue sur sa lancée et ça m’énerve de trouver ça intéressant, j’ai trop peur d’être lassé par des errances scénaristiques d’ici une dizaine d’épisodes !

03.pngÉpisode 3 – Stescalade – 12/20
Maybe if you ask nicely they’ll take off their mask

Après une semaine de pause, il est temps de replonger dans cet attentat/formation d’agents à la ferme.

Cette fois, les recrues se mettent à parler en verlan avec l’existence de l’AIC et font équipe en duo pour retrouver leur chemin, perdus au milieu d’une forêt. Pour l’occasion, une nouvelle recrue insupportable (et pro) les rejoint. Il nous manquait une Nathalie cette saison.

Du côté du présent, on continue d’essayer de nous faire croire que Miranda est de mèche avec les terroristes (je pense plutôt qu’elle a un allié parmi eux) et Shelby se fait balader par sa boss, exactement comme dans les flashbacks, d’ailleurs. Pauvre Shelby. Toujours pas de Caleb, d’ailleurs.

Parmi les otages de l’attentat dans le présent, Ryan papote tranquillement avec tout le monde (c’est bien connu, les otages font ça) puis tente une nouvelle percée, s’en prenant comme un con à Alex… Du coup, celle-ci se fait repérer par les terroristes et perd son maigre avantage, avant de le récupérer parce que c’est Alex Parrish et qu’elle est trop forte, wesh !

C’est sûr que quand tu chopes une nana qui a réussi à infiltrer ton groupe de terroristes, tu l’envoies se faire exécuter loin des otages et avec un seul garde. Oui, c’est évident, si tu as l’intelligence pour monter un tel plan, tu ne peux que décider logiquement de faire ça.

Hum, bref, ça y est les scénaristes recommencent à se foutre de notre gueule et à nous faire tourner en rond pour gagner du temps… Dommage, je recommençais à y croire !

04Épisode 4 – Kubark – 13/20
I believe you may be special

L’enquête sur AIC continue dans cet épisode, autant dans le passé que le présent. Pour être plus précis, dans le passé, les scénaristes statuent dès le début de l’épisode que la mission n’est pas censée avancer des masses.

Évidemment, il ne faut pas longtemps pour que Parrish se trouve une petite mission par elle-même de manière à relancer un peu l’intérêt de l’épisode, mais on sent bien que tout cela ne sert qu’à combler la saison.

Les intrigues qui avancent sont toutefois intéressantes et permettent d’approfondir les personnages, que ce soit Alex/Ryan, ceux dont je n’ai pas encore retenu les noms ou l’histoire ou celle sur les deux recrues gays que tout oppose. Cette dernière intrigue sort un peu de nulle part, je suis curieux de voir ce qu’ils veulent en faire et pourquoi ils ne se parlent plus à terme.

Dans le présent, Miranda nous est de plus en plus présentée comme une terroriste maintenant qu’elle empêche Shelby de faire correctement son travail. Pourtant, je continue d’avoir d’énormes doutes sur sa culpabilité, c’est trop gros (et répétitif !) pour être vrai. Elle est peut-être elle-même sous couverture pour une agence qui souhaite la réussite de cet attentat pour autre chose à plus grande échelle.

En tout cas, cela mène à un double cliffhanger plutôt sympa, avec Shelby qui découvre la trahison de Miranda et Alex encore (toujours) piégée dans l’immeuble, après avoir réussi à parler à une otage et fait bouger un peu les choses lors de la libération de 1600 otages (en une minute à peine d’épisode, well done).

On nous prend donc toujours un peu pour des billes, mais c’est un peu moins pire que la dernière fois.

05.pngÉpisode 5 – KMFORGET – 14/20
Okay, this melodramatic little martyr thing might turn you two on, but it’s boring me to tears. May I go?

Je dois avouer que j’étais complètement paumé au début de cet épisode, et ça dès le previously on car j’avais oublié le suicide du hacker. Bref, les motivations de chacun étaient un peu obscures au départ, mais ça a fini par revenir.

Dans le passé, toutes les excuses sont toujours bonnes pour foutre le casting à poil, y compris s’il faut les droguer au beau milieu de la nuit sans vraie explication. Il est ensuite temps pour un petit entraînement et une vraie mission théoriquement non-légale (mais ils ne sont pas encore agent de la CIA, alors ça va) qui tourne à nouveau à l’exercice.

Alex et Ryan pensent parvenir à se débarrasser d’Harry comme cela, mais ils ne font qu’empirer leur situation en étant forcé de révéler ce qu’il veut savoir. Il n’a pas vraiment besoin d’eux pour apprendre quoique ce soit cela dit, il se débrouille vraiment bien tout seul. Shelby se met quant à elle à flirter avec Léon.

Dans le présent, Parrish continue de galérer dans son jeu de chats et la souris avec les nombreux terroristes et Shelby soupçonne désormais Miranda. D’une part, Alex s’en sort grâce à l’aide d’une terroriste inconnue bien cachée derrière son masque, d’autre part, Miranda parvient à être innocentée en un rien de temps et un petit hack.

Autrement dit, il ne s’est rien passé côté présent et pas grand-chose côté passé, même si on avance un peu sans trop savoir où on va (un comble, puisqu’on connaît le futur de chacun).

06.pngÉpisode 6 – Aquiline – 15/20
Hey, you’re supposed to be trying to stope these terrorists, not tear each other apart.

L’épisode de cette semaine continue d’être classique en tout point : on en apprend plus sur l’attaque terroriste grâce à Lydia surprise par Alex dans le building. Il ne faut pas beaucoup plus que ça pour les deux fassent équipe, ce qui est une bonne chose car l’on découvre ainsi tout un tas d’informations sur ce qu’il se passera bientôt dans les flashbacks à la ferme.

C’est une vraie bonne chose, même si ça ruine au passage le peu de suspens qu’il nous restait pour le passé. En même temps, au niveau des flashbacks, de nouveaux figurants viennent grossir les rangs pour un nouvel exercice qui finalement n’en est pas un (et en plus pour qu’ils prennent une décision dont tout le monde se fout).

Pas bien passionnant, cela permet à Ryan de se griller sans le savoir et à Shelby de se faire griller sa nouvelle relation « amoureuse », le tout pendant qu’Alex gémit dans son coin en mémoire de Simon.

Dans le présent, toute l’équipe se déteste encore un peu plus en se jetant ses quatre vérités à la face, ce qui est un bon moyen de perdre un peu de temps en apprenant à connaître chacun d’entre eux, à la recherche d’un terroriste.

Bon, voilà, c’est tout pour cette semaine, il me reste à dire que j’ai aimé la référence à Simon (qui du coup sort quand même tellement de nulle part que c’en est un peu ridicule, mais bon, ça manquait vraiment à la série) et les mentions de Caleb, qui donc existe encore quelque part.

Quant au cliffhanger, il ne m’a surpris qu’à moitié : je ne m’attendais pas à voir Leigh mourir (et c’est vraiment dommage de sacrifier ce perso), en revanche, je me doutais bien que cette histoire de jumelles finirait par revenir dans la série. Disons que ça remet dans l’ambiance.

07Épisode 7 – LCFlutter– 12/20
It’s only week 7, what’s gonna happen in week 10, week 13?

L’air de rien nous voilà déjà à l’épisode 7 de cette saison, le temps passe et passe mieux que l’an dernier j’imagine car je suis encore là. Cette réplique ci-dessus semble nous indiquer qu’il y a des choses à attendre des épisodes à venir.

Dans le présent, ça commence par Alex qui réussit à s’échapper de manière toujours hyper crédible, avec le cliché de l’épaule démise et remise. Putain, mais ça fait trop mal en vrai, allô, t’es pas en état de faire le quart de ce qu’elle fait. Ah cette superhéroïne trop forte, qui se fait choper dix secondes plus tard. Ce n’est pas bien original comme intrigue, jusqu’à l’interrogatoire avec la torture qui fait écho au passé, avec Dayana comme être proche utilisé.

Dans le passé, ça commence par une sympathique scène entre Shelby et son nouveau mec, totalement inutile, avant d’enchaîner sur des messes basses avec Miranda et de nouvelles missions. Shelby, agent formé et en poste depuis plus d’un an, découvre ce qu’est une couverture. C’est d’une crédibilité toujours aussi folle, alors qu’à la ferme, chacun apprend à se battre contre ses limites et à torturer leur boss pour en sous-tirer des infos. C’est rigolo cet épisode avec les débats sur la torture moins d’une semaine après l’élection de Trump.

Tout aussi rigolo est de voir les premières divisions apparaître entre eux ou Alex jouer les superhéroïnes et nous pondre un remix de ce qu’on a vu la semaine dernière dans Supergirl (sérieusement, c’est quoi ce saut depuis le toit et ce « hi » ??!). Heureusement, il y a Dayana pour sauver l’épisode, j’ai vraiment bien aimé son développement, entre deux crises insupportables de Sebastian et Harry.

Cet épisode en trois mots : manque de crédibilité. Encore, toujours. Mon passage ridicule préféré restant la tête de méchante de Miranda au moment de l’arrestation de son mec. Le cliffhanger me laisse perplexe puisqu’on ne sait pas comment il s’est mis en place (j’espère qu’on en saura plus la semaine prochaine quand même) et le meilleur résumé de la semaine est probablement le soupir exaspéré d’Harry après le baiser de Sebastian.

C’est tout à fait ma réaction face aux péripéties de cet épisode.

08.pngÉpisode 8 – ODENVY – 09/20
Ryan ! RYAN !

Je ne sais même pas par où commencer concernant cet épisode, peut-être parce que j’écris la critique après coup alors que j’ai l’habitude d’écrire pendant. En un mot comme en 100 : NON.

Je veux dire… je suis à fond pour les twists et les séries complexes et tout le reste, mais franchement, nous sortir Ryan lié à l’attaque terroriste, ça va trop loin. On va nous sortir que c’était qu’un exercice bientôt, que personne n’est mort. Je ne sais pas, ça m’a vraiment semblé être un jump the shark trop énorme, mais en même temps, ce n’est pas leur premier.

Il me faut aussi parler du fan service autour d’Alex/Ryan et de son absence totale concernant Caleb et Shelby. Mais pourquoi ne pas approfondir le cas de Caleb et se contenter de quelques name-droppings ? Cela sent mauvais l’implication aux côtés de Ryan, tout ça.

Bref, je me suis majoritairement ennuyé devant cet épisode et j’ai l’impression d’y retrouver les défauts de la saison 1, qui pourtant avaient su disparaître au début de saison. J’ai l’impression que je me fais avoir donc, qu’ils ont une très bonne capacité à nous vendre quelque chose qui a l’air d’être génial… et qui n’arrive pas à suivre le rythme.

Je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que l’ennui a été suivi d’un levage de yeux au ciel un peu trop prononcé à la demande en mariage et d’un fou rire incontrôlable à la fin. Le tout dans le RER. Peut-être que les conditions n’étaient pas idéales pour regarder une série et que ceci explique cela. C’est une possibilité que je ne néglige pas, mais cela fait quelques semaines que la qualité semble décliner.

Je n’ai pas beaucoup d’espoir pour la suite… Alors pourquoi continuer ? J’ai quand même envie de savoir, allez comprendre, c’est un besoin masochiste, je ne vois que ça.

Capture d'écran 2017-01-25 00.56.50.pngÉpisode 9 – CLEOPATRA – 09/20
Ryan is a terrorist, Hannah

Retour difficile pour Quantico qui m’informe que toute l’attaque terroriste n’a commencé qu’il y a huit heures. On est donc en temps réel, ça promet.

Il y a un gros travail sur la structure de l’épisode, avec un changement pour tenter de rameuter le public sur cette nouvelle case horaire. La situation est ainsi représentée une nouvelle fois d’une manière encore différente par une Alex interrogée par Hannah et le moins qu’on puisse dire c’est que… ça ne fonctionne pas, c’est toujours le bordel. En plus, je n’étais même pas sûr qu’elle avait survécu à la saison 1 l’ex de Ryan.

Suite à leur cliffhanger précédent, ils sont bien obligés également de nous expliquer que les rôles sont inversés, et c’est à Shelby que revient cette lourde responsabilité. Et elle a beau faire tout ce qu’elle peut, ce n’est pas facile de vendre aux spectateurs une telle info, alors son discours s’embrouille, la First Lady devient une terroriste elle-même et je ne suis toujours pas dedans.

Le cliffhanger nous montre donc une Alex qui s’échappe en compagnie de Miranda qui l’informe qu’elle va devenir à son tour une terroriste après une petite conversation. Mon dieu, pouvait-on aller plus loin dans le WTF ? Le « jump the shark » est irrémédiable, je crois.

Quant au passé, ce n’est guère mieux, avec une Shelby qui croit gérer sa couverture quand il est évident qu’elle se plante et Alex qui tente d’en savoir plus sur son recruteur. La mission éducative du jour est d’abord de récupérer plein de numéros de téléphone dans un bar, pourquoi pas, ça fonctionne, puis ensuite de coucher avec quelqu’un dans un autre bar. C’est creepy, ça mène à des scènes franchement pas nécessaires, voire dérangeantes.

Dayana continue heureusement d’être intrigante et l’intrigue Harry/Sebastian connaît des rebondissements intéressants. Outre le baiser ci-dessus, on a Sebastian qui s’autoviole en couchant avec une nana et sans accepter ensuite les conséquences psychologiques que ça a sur lui. C’était très intéressant car c’est une situation que je n’ai jamais vu évoquée comme cela à la télévision, mais bon, c’est du Quantico, alors c’est un peu expédié. Les sentiments de Harry pour lui sont bien clairs, de même que son amitié avec Alex.

Cela rattrape du couple Alex/Ryan qui me sort littéralement par les trous de nez. Bref, pas brillant comme retour, avec des explications encore retardées et qui, d’avance, vont avoir bien du mal à me convaincre. Quant à Alex sur le point de rejoindre les terroristes… Et bien, c’était exactement la même chose en saison 1 avec le coup de téléphone qu’elle avait reçu et la forçait à devenir terroriste…

10.pngÉpisode 10 – JMPALM – 08/20
The mission will end, being at the farm will end, we won’t.

Quantico nous fait la politesse de nous montrer la fameuse conversation entre Alex et Miranda dès le départ, mais celle-ci ne révèle rien du tout et ne fait pas d’Alex une terroriste du tout. Un cliff pour rien, quoi. Évidemment, il reste douze épisodes à cette saison, donc douze cliffhangers. On nous fait donc attendre tout l’épisode, en nous pondant malgré tout quelques rebondissements, mais bon, on aura finalement zéro avancée concrète de ce côté-là, juste du temps de comblé. Frustrant, répétitif par rapport à la saison 1.

Du côté un peu plus positif, mais toujours « dans dix mois », Shelby se retrouve face à la présidente (inégalable Marcia Cross) qui, elle, nous apporte quelques explications intéressantes sur la saison, mais pas suffisantes de mon point de vue.

Les scénaristes en profitent pour se révéler assez anti-Trump, une mode qui envahit peu à peu (de manière prévisible) les séries, de manière plus ou moins réussie. Il est donc ici question d’un président incompétent élu face à une badass, qui se retrouve présidente par défaut suite à un attentat. It rings a bell, comme disent les anglais. Sauf que bien sûr, elle n’assume pas ses erreurs, ce que Shelby lui reproche dans un espèce de pseudo-discours féministe un peu chelou sous-entendant que les femmes ne peuvent/doivent pas faire les mêmes erreurs que les mecs. OK, c’est donc tout sauf du féminisme, et ça tombe à plat pour moi. Heureusement que les actrices sont plutôt douées, car le scénario ne les aide pas.

Sans surprise du tout (même si on nous met une petite musique dramatique et du suspens), la présidente se range au dernier moment du côté de Shelby. Tellement prévisible.

Dans le passé, l’épisode s’attache à séparer Alex et Ryan, qui souhaitent continuer leur petit couple en dépit du bon sens et surtout envers et contre tous. Harry s’amuse avec le couple, probablement histoire d’oublier ses propres problèmes avec Sebastian, très peu exploités (mais franchement, ce n’est pas plus mal vu comment ils les exploitent).

Comme d’hab, ils ont aussi leur petite mission (inutile) à gérer pour les mettre au-dessus des lois et de tout le monde, et ils s’embrouillent en le faisant, en s’en tirant à merveille, comme d’hab. Et ça, ça continue de me blaser, surtout que ça ne sert qu’à l’affrontement puis au rapprochement Alex/Ryan. Comme d’hab. Et rien de bien grandiose.

C’était heureusement une meilleure intrigue du côté de Shelby, qui se croit au-dessus de tout avec sa couverture bidon qui tombe enfin à l’eau mais pas de la manière à laquelle je pensais. Ça rattrape le discours final sur la vraie CIA, mais pas la médiocrité ambiante de cet épisode qui n’apporte absolument rien à l’intrigue générale.

En fait, comme en saison 1, ça part trop loin dans le délire sans rien justifier, ça s’enlève toute seule le peu de crédibilité qu’elle a et ça fait un gros flop étirant inlassablement une intrigue qui aurait pu fonctionner. Sur douze ou treize épisodes.  Pff.

11.pngÉpisode 11 – ZRTORCH – 06/20
Ryan told him. He didn’t tell you? They didn’t tell you.

Bon, qu’est-ce que je fais là ? Je ne sais plus trop, mais je continue à regarder, ça me fascine.

Cette semaine, Alex et Shelby nous conjugent le verbe tell à toutes les sauces en trois phrases, on nous fait des petites références à ISIS pour maintenir le sentiment de terreur attentat et la post-prod surfe sur la tendance Superbowl en utilisant Lady Gaga en fond sonore. Deux fois. Sérieusement. Je ne vais pas me plaindre, j’adore le dernier album et je l’écoute en boucle dans ma voiture. Bon, du coup, je chantais plus que je ne suivais ce qu’il se passait. Je sais, tout cela ne nous avance beaucoup sur l’épisode, mais je n’ai pas réussi à entrer dedans cette semaine, me contentant de remarquer ce genre de détails, ou Alex qui marche en roulant du cul, ou la grosse crédibilité de Ryan recevant sa mission par sms devant tout le monde, ou en me concentrant avec fascination sur les figurants de la ferme qui sont tous là bien gentiment à écouter nos « héros ». Bref, rien qui n’aide à entrer dans le délire.

En gros, l’idée était d’exfiltrer Owen et ce sont les recrues qui devaient faire le boulot. Sauf que personne n’a rien fait à part Alex : Harry et Sebastian ont bu un coup, les figurants ont disparu, les autres bossent tous pour Lydia. Ah oui, d’ailleurs, ça y est Alex a compris ça toute seule comme une grande et a balancé l’info à Shelby, qui est de plus en plus le cliché de la blonde qui découvre tout après tout le monde. La pauvre. Elle se rattrape en fin d’épisode.

L’avantage quand on n’accroche pas du tout, c’est que ça redevient un peu imprévisible : genre je ne m’attendais pas à Alex qui finit au sol à un moment. J’ai envie de parler aussi de la très mauvaise scène « PULL THE TRIGGER » qui ne m’a pas fait stresser une demi-seconde et qui ridiculise encore un peu plus le personnage d’Owen, décidément un bien mauvais professeur (du coup, j’en profite pour l’afficher avec l’image de la semaine).

Passé ce moment très drama queen, Owen décide finalement d’aider Alex et Shelby. Bon, pourquoi pas, ça peut faire des scènes intéressantes par la suite car Alex & Shelby, c’est un duo qui me plaît bien (depuis l’épisode de la saison 1 avec l’entraînement d’attentat dans un avion là).

Quant au futur, et bien, on a assisté à des interrogatoires vraiment pas passionnants, tout cela pour nous mener à un cliffhanger où tout le monde se barre du building, guidé comme toujours par Alex, Ryan et l’une des jumelles (je ne m’aventure pas à la nommer, je suis sûr qu’ils vont nous pondre qu’elles ont encore changé d’identité).

J’ai l’impression d’être revenu aux épisodes de la saison 1 que je regardais dans le train, ratant les trois quart des infos tellement ils n’arrivent pas à m’accrocher. Bref, je ne donne des points à cet épisode que parce qu’il m’a fait chanter.

12.pngÉpisode 12 – FALLENORACLE – 09/20
We serve America. It’s just better that America not know how

Mouais. Je l’ai vu hier et j’ai déjà l’impression d’avoir tout oublié (j’ai bien pris des notes, mais impossible de remettre la main sur la page de journal où je les ai écrites d’une main hâtive dans le RER). Oups ? Pas vraiment, car ce n’était pas fameux.

La mission du jour à la ferme constituait quand même à faire en sorte que les recrues soient capables de voler des objets persos dans un bar (toujours le même qui plus est) sans se faire griller, afin de réussir à commettre un acte de trahison par la suite. C’est génial la formation d’un agent pour la CIA dis-donc ! Prochaine étape, le meurtre ? On en est où au juste ?

Au moins, ça permettait de donner un peu de temps à Harry qui, je l’avoue, est devenu de manière totalement inattendue un de mes personnages préférés dans cette série et qui, cette semaine, explique au reste de la classe comment être un bon pickpocket. Je ne pouvais pourtant pas le voir en début de saison… et ce n’est pas son intrigue avec Sebastian qui l’aide. Il a ses moments marrants quand il est tout seul, mais tout ce qui touche à Sebastian est d’une lourdeur sans nom. Seule leur dernière scène, celle où il manque de le tuer, est véritablement intéressante. Tout le reste, franchement, je m’en tape le coquillard (si vous saviez combien de temps j’ai attendu avant d’utiliser cette expression sur le blog), même si c’était très mignon d’enfin nous expliquer le passé du personnage.

Bon, et évidemment, la mission à la NSA cachait des sous-missions pour Alex et Ryan, comme d’habitude. Rien de bien intéressant, mais si j’ai bien suivi, Léon se fait virer de la ferme à cause de Dayana. Sympa.

De toute manière, maintenant, il bosse pour le FBI et en profite pour larguer Shelby qui avoue à Nimah être tombée amoureuse. Ben tiens.

Finalement, la plus grosse surprise vient du retour de Lydia qui apprend au passage à Ryan que non, Léon n’a tué personne. Ryan la croit sur parole et avertit aussitôt Alex qui est occupée par l’explosion d’une planque dans laquelle il y a des photos paparazzi de tout le monde à la ferme. Oups.

Du côté du futur, je suis totalement paumé. Alex continue de faire confiance à des gens à qui elle ne devrait pas vu ce qu’on apprend du passé, il y a toujours ce suspens autour de l’AIC et je sens la migraine pointer chaque fois que j’essaye de voir si tout ça peut avoir un sens d’une manière ou d’une autre. Que dire aussi de l’intrigue autour de la femme de Sebastian qui s’avère être un agent de la CIA ?

En tout cas, les otages sont relâchés… mais grâce à une habile pirouette scénaristique, Alex va y retourner sous les ordres de Lydia (hein ?) pour stopper Dayana. Youpi… Où est l’aspirine ?

13.pngÉpisode 13 – EPIC SHELTER – 11/20
It’s the official narrative

Et c’est reparti pour un titre cryptique cachant un épisode qui boucle tout et qui commence en justifiant une nouvelle fois pourquoi le petit groupe d’agents que l’on connaît est carrément nécessaire sur les lieux… de manière pas du tout convaincante.

C’est le genre de choses qui se répète d’épisodes en épisodes, on nous explique pourquoi il faut absolument qu’Alex fasse ceci ou cela, mais franchement, ça paraît de plus en plus gros à chaque fois… un peu comme toutes les scènes de bar dans les flashbacks d’ailleurs !

Dans ceux-ci, une nouvelle semaine de cours commence avec un enseignement sur la nécessité de ne pas se faire griller sa couverture. Oui, bon, ils sont tous agents ou pas ? Je ne sais pas comment je pourrais supporter un cours de ce genre aujourd’hui. C’est un peu comme si on m’expliquait ce que c’est qu’une comparaison de manière hyper simple mais sérieuse alors que ça fait plus de dix ans (oh merde) que j’ai appris ce que c’était – et que je l’enseigne aussi. Bref, bref, peu importe, cette introduction permet de combler un peu de temps, de nous montrer les agents s’entraînant à faire ce qu’ils font depuis 30 épisodes pour certains et d’amorcer l’idée d’un testament pour chacun.

D’une manière ou d’une autre, cela mène à un Harry complétement pété au bar, grillant au passage sa couverture auprès des autres agents de la ferme. C’est beau, on croirait presque que c’est fait exprès !

En parallèle, deux agents viennent enquêter sur l’explosion de l’épisode précédent qui a tué une ancienne recrue, elle-même en train d’espionner la ferme. Cela complique encore un peu plus les relations et interactions de chacun, mais bon. Owen décide de prendre toutes les responsabilités, mais c’est un crime fédéral alors, c’est un problème et il se fait arrêter. Lydia finit même en larmes dans les bras de son père – et putain, on aurait franchement dit une scène de couple.

Du coup, Alex se fait virer de la ferme et l’air de rien, on a vu tout ce que l’on avait à savoir de la ferme. Bye bye les flashbacks ! Franchement, je n’ai compris qu’après coup que cette partie de l’intrigue se terminait tellement je suis resté attentif tout du long.

Concentrons-nous sur ce futur qui est riche en révélations cette semaine. Histoire de m’en débarrasser tout de suite : toute l’intrigue Harry/Sebastian se conclut sans vraie conclusion, Sebastian est blessé, et basta. Pour un sentiment de conclu, il faut donc revenir sur les flashbacks et sur leur au revoir très moyen. OK, c’était bien la peine de nous faire chier cinq épisodes avec ça (et pourtant, ça me motivait au départ) !

Miranda révèle enfin tout ce qu’elle sait et, même si c’est hyper bizarre à dire, ça se tient, plus qu’en saison 1 en tout cas. Les pièces du puzzle étaient sacrément bien cachées au milieu de tout ce foutoir (désolé, je n’ai pas d’autres mots pour considérer les cinq derniers épisodes, mais en même temps vu mes notes, ça ne surprendra personne) et s’emboîtent à peu près correctement.

Difficile d’être formel cependant : ça fait longtemps que j’ai lâché l’affaire de la crédibilité dans Quantico ! De son côté, Alex s’approche tellement de la vérité qu’elle se fait tirer dessus et que c’est finalement bien Lydia qui était de l’AIC, ou en tout cas de ce qu’ils appellent comme ça. C’était donc très utile de nous faire croire que non durant trois scènes. Et bim, et bam, et boum, sans prévenir, l’ensemble de ce que je pensais être l’intrigue de la saison est subitement bouclée.

Que, quoi ?

J’ai eu l’impression d’être à nouveau devant Notorious, qui avait conclu et changé de fil rouge sans prévenir histoire de faire remonter l’audience. Cela dit… c’est peut-être le cas pour Quantico aussi, car les critiques se généralisent un peu partout. Ils se sont peut-être dit qu’il était temps de passer à autre chose. Tant mieux, à vrai dire, cela faisait quelques semaines qu’on errait sans trop savoir ce qu’il se passait. J’ai même écrit il y a quelques épisodes que ça aurait pu tenir en treize épisodes, mais du coup, je ne comprends pas pourquoi ils se sont comportés comme s’ils allaient en faire 20 ?

Et d’autant plus tant mieux qu’avec l’ellipse de deux semaines, j’ai cru qu’on avait une conclusion tellement stupide que j’allais enfin arrêter la série.

Je suis un peu triste qu’Harry ne soit pas dans la nouvelle équipe, car c’était le dernier personnage auquel j’accrochais encore parfois, alors j’étais en train de me raisonner, de me dire que de toute manière la série est tellement mauvaise qu’il était temps que j’arrête. Et rebim, les deux derniers mots m’ont littéralement fait insulter mon écran. « My son ».

Caleb va ENFIN revenir, on va ENFIN savoir ce qu’il est devenu et je crois que c’est un cliffhanger efficace, car la curiosité me fera probablement revenir. En tout cas, cette nouvelle pause dans la diffusion est la bienvenue et il me reste à déterminer si je serais là ou non pour la reprise… mais je crois que oui, car la curiosité est vraiment mon plus terrible défaut.

Capture d'écran 2017-03-29 16.54.08.pngÉpisode 14 – LNWILT – 15/20
You’re here because you know too much

L’épisode débute in media res avec une intervention d’Alex et Shelby qui parlent ensuite tranquillement et devant tout le monde de leur nouvelle mission top secrète. Il ne faut pas bien longtemps pour être remis face à face avec les défauts de Quantico, mais en même temps, j’ai envie d’y croire et de leur laisser une nouvelle chance, parce que le cliffhanger m’a vendu du rêve.

Oui, mais en fait, ce rêve, c’était bidon : Caleb n’est pas le seul fils de la présidente, il a un grand frère, Clayton, qui préfère se faire appeler Clay depuis que son père s’est amusé avec Shelby. On peut le comprendre. C’est donc toute la famille de Caleb qui débarque dans la série, mais toujours pas lui. Nous apprenons au passage qu’il a encore une sœur que nous ne connaissons pas et comme Clay passe un appel à une mystérieuse « Claire », j’en déduis que nous finirons par en savoir plus sur elle.

Du coup, le cliffhanger tombe à l’eau, mais l’épisode s’en tire bien avec cette surprise. Il est temps de réunir le casting pour sa nouvelle mission top secrète et les retrouvailles me donnent l’impression que cela fait des années que nous ne les avons pas vus aussi heureux de vivre et bien dans leur peau. Cela fait beaucoup de bien à la série de retrouver des personnages qui en sont à un stade de leur vie où les choses sont plutôt claires entre eux. Chacun a ses querelles internes, ses amitiés et ses reproches, mais, justement, cela créé une dynamique de groupe vraiment efficace où les dialogues échangés sont bien sentis. C’est très rare de trouver ça dans Quantico, ça fait du bien !

Alors ne me faites pas dire pour autant ce que je n’ai pas dit : il y a toujours pas mal de défauts. Le pire pour moi, c’est Marcia Cross qui débarque une nouvelle fois en tant que présidente et qui nous fait un discours sur les attentats, prenant pour exemple de vrais attentats et les mixant avec leur G20 foireux de début de saison. Euh, je sais pas, entendre parler du Bataclan puis de leur vrai-faux-vrai-on-sait-plus-trop attentat du G20 en deux phrases, ça ne prend pas trop. On va dire qu’ils essaient de fixer la série dans le réel, mais justement, la série n’a rien de réel du tout, quand on voit ce qu’ils nous pondent à chaque épisode. Et puis, malgré tout, je me sens grave arnaqué par l’absence de Caleb !

Bref, je vais me concentrer sur ce qui fonctionne le mieux, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas l’intrigue. Les personnages évoluent et c’est agréable, que ce soit Dyanah en mal d’amis, Shelby qui en sait soit disant trop d’après son nouveau patron Clay, Alex et Ryan qui ont rompus mais se kiffent encore, Nimah qui subit les reproches de Shelby… Il y a tout plein de duos à exploiter dans cet épisode. Malheureusement, il y a aussi le retour d’Owen, qui pour moi n’est pas franchement une bonne idée. Cela nous replonge vraiment dans le délire de la ferme, surtout que comme par hasard, ils y sont de retour. Je préférais qu’on s’éloigne vraiment de tout ça. En plus, je ne suis pas un grand fan d’Owen, qui est un personnage que je trouve trop plat par rapport aux autres.

Avec le retour d’Owen, on retombe en plus très vite sur une intrigue à la semaine qui a plus de mal à m’accrocher avec une mission à laquelle je ne comprends pas trop. Dans ma tête, leur mission principale était de partir à la recherche des disques durs, un peu à la manière de Prison Break saison 4. Là, je suis plus mitigé.

Il y a pourtant deux bonnes choses dans cette mission. L’introduction de la journaliste, Sasha, fonctionne à merveille et on sent tout de suite qu’elle va creuser plus loin que le bout de son nez. Cela ne manque pas et le cliffhanger nous la montrera en train de retrouver Ryan (qui fait donc de la pêche sur son temps libre, excusez-moi mais j’ai ri). Elle aura donc un rôle à jouer cette saison, ce qui peut être positif pour éloigner un peu Ryan et Alex.

L’autre bonne chose de cette mission, c’est l’arrivée d’Harry, qui sort de nulle part. Je pensais vraiment que la série allait s’en débarrasser et comme c’est l’une des bonnes choses de ce début de saison 2, je suis content de le retrouver, lui et ses petites réflexions (« and as I’m a man, I probably wouldn’t » ahaha).

Comme d’habitude, leur mission de la semaine est plus compliquée que prévue et ils se font prendre comme des merdes, mais en fait non. Ils enquêtaient sur l’AIC, mais se retrouve avec une pyramide de Ponzi à laquelle je n’ai pas tout compris. Ils ont encore réussi à me perdre en un épisode, mais ça empire encore avec Alex et Harry qui trouvent lune information au dernier moment. Cela ne suffit pas à faire embaucher Harry, pourtant son duo avec Alex continue de fonctionner à merveille.

Owen signe un second retour dont j’aurais pu me passer. Ils ont pourtant de bonnes références niveau série, avec un « mur de têtes » à construire qui n’est pas sans me rappeler Alias. Il y a donc de bons éléments et j’ai l’impression d’être devant une troisième saison. Jamais deux sans trois, je leur laisse encore une chance et on verra ce qu’ils en font.

Pour l’instant, les personnages sont beaucoup mieux développés que dans le reste de la saison, arrivant à un point où on a tous envie de les aimer de nouveau, même Nimah (dont je n’ai vraiment rien compris à l’intrigue G20), même Shelby qui développe déjà une alchimie avec Clay malgré sa fiancée, Maxine (je me note le nom, au cas où).

Enfin, une mini-intrigue de l’épisode nous montre Léon devenir dingue et parler d’un serial-killer qui en a après tous ceux qui étaient à la ferme. La présentation de l’intrigue me donnait envie, mais en fait, les filles ne le croient pas et il se fait enlever de manière un peu conne en fin d’épisode. Du coup, je ne suis pas sûr d’accrocher tant que ça.

Capture d'écran 2017-03-29 17.20.29.pngÉpisode 15 – MOCKINGBIRD – 16/20
OK I’ll admit it, I’ve missed this.

Comme j’avais pris une semaine de retard, j’ai enchaîné sur ce 15e épisode et force est de constater que, merde, je suis de nouveau en train de tomber dans le piège de vraiment kiffer la mise en place de l’intrigue. Le fait qu’on laisse tomber les flashbacks y aident grandement, il faut bien l’avouer, mais j’ai peur d’être à nouveau déçu. C’est mon côté masochiste, je vis la même chose à chaque épisode un peu meilleur de Once Upon a Time et j’ai attendu toute la saison 6 d’American Horror Story l’élément qui me ferait trouver ça chiant.

Cet épisode débute avec une intro déconnectée du reste, un quartier riche évacué et qui va être en fait la mission de la semaine. Pas de bol, c’est une FAKE NEWS. Trump continue d’inspirer jour après jour les scénaristes, c’est beau. Il est de nouveau question de Russie dans les séries et les trolls viennent désormais s’y mêler.

L’intrigue de la semaine est plutôt sympa, ce qui est rare dans cette série, puisqu’il est question de comprendre à quoi sert l’évacuation de la ville : le but est de retrouver une nana elle-même spécialiste des fake news. Cela prend plutôt bien car ça permet d’approfondir les nouvelles dynamiques entre personnages, que celles-ci sont sympas, et ça finit en fusillade où seuls les méchants sont touchés. Cool.

Il faut intégrer Owen comme membre de l’équipe et pour ça Clay décide de lui tirer les vers du nez, en le filmant à son insu, sur les faiblesses de chacun. C’est plutôt classique et ça entraîne une rivalité entre eux pendant tout l’épisode, qui mène à une réconciliation béta où Clay affirme son utilité en tant que leader. Mouais, mouais, mouais.

Il n’est pourtant pas un bon chef tout au long de cet épisode, laissant Nimah de côté alors que, comme dans l’épisode précédent, elle s’avère son meilleur élément qui comprend tout l’intérêt de la mission. Raina est toujours aux abonnées absentes, mais comme pour elle non plus je n’ai rien compris en début de saison de toute manière, je profite de son absence pour ré-accrocher à Nimah.

J’ai également beaucoup apprécié la réintroduction d’Alex et Ryan cette semaine, autour de la différence FBI/CIA qui est enfin clairement expliquée dans les intentions du job de chacun.

L’autre duo très cool de cet épisode, c’est bien sûr Alex et Harry. Les scénaristes savent bien ce qui fonctionne dans leur série et c’est appréciable de les retrouver ensemble. Ce dernier trouve ainsi le moyen de se ramener une nouvelle fois auprès de la nouvelle équipe, ce qui est complétement con. J’aurais préféré qu’on ne le voit pas un épisode plutôt que de voir les scénaristes galérer à trouver un moyen de l’intégrer comme ça. Cela dit, il fait tellement du bon boulot avec Alex, qu’ils finissent par trouver logique de l’incorporer à l’équipe. Alléluia. Cela fait suite à une scène où Alex énumère les faiblesses d’Harry, et ça, en revanche, c’était bien plus chiant !

De son côté et voyant qu’Alex continue sa vie comme si de rien n’était après leur rupture, Ryan accepte le rendez-vous de Sasha, la journaliste, et j’aime beaucoup cette partie de l’épisode : il se fait totalement manipuler par celle-ci qui expose sa couverture en trois secondes. Du coup, il lui vend des infos tout en étant clairement attiré par elle. C’est parfait, parce que ça créé un triangle un peu pourri qui sera marrant et parce que, pour une fois, les scénaristes nous montrent à quel point leurs personnages sont en vérité de mauvais agents.

Tellement mauvais qu’ils ne voient même pas venir la nouvelle menace : Léon se fait gentiment suicider dans sa baignoire alors que Shelby l’appelle pour reprendre contact après avoir fait croire à Clay qu’il était son mec. Je suis un peu déçu de cette mort parce que c’était un personnage que j’aurais aimé revoir, mais en même temps, si ça peut permettre de lancer un petit slasher sur ces agents, je prends !

Bon donc si je fais un bilan provisoire de cette nouvelle partie de saison, force est de constater qu’on repart sur d’excellentes bases, avec des duos plutôt efficaces (Alex/Harry, Ryan/Sasha, Shelby/Clay, Dayanah/Nimah) et une vraie dynamique de groupe. Le fil rouge n’est pas encore trop mis en avant, mais on sait déjà que chaque épisode va permettre aux agents de trouver le nom d’un nouvel ennemi, et qu’il faudra faire tomber tous ces noms dans les derniers épisodes.

Pour l’instant, je me laisse berner et j’aime bien. Merde.

EDIT : quelques mois après le visionnage de ces épisodes, j’ai pris le temps de me faire un résumé de ce début de saison chaotique auquel j’ai mis du temps à comprendre quelque chose. Je sais que mon article n’était pas toujours super clair, parce que j’étais paumé, mais tadaa, les voilà les explications.

15.pngÉpisode 16 – MKTOPAZ – 16/20
My god, can you help me before they kill me?

Je me lance tôt dans Quantico aujourd’hui, parce que Supergirl est en pause et que j’ai apprécié les derniers épisodes de la série que j’ai vu.

L’épisode nous introduit Maxine déjà au lit avec Clay. C’est une introduction plutôt habituelle pour Quantico. Bon, il est rapidement embêté par Nimah qui lui envoie un SMS. Et comme par hasard, la mission du jour implique de se servir de la réputation de Maxine, à qui il cache son job depuis le début. La mission de la semaine implique Rebecca Sherman, une femme connue pour être une influençeuse. Ah ces nouveaux métiers à la mode.

Ryan en profite pour impliquer Sacha dans ses recherches, ce qui attire les suspicions de Neema, forcément. Elle est sur son dos pour le reste de l’épisode et comprend sa relation avec Sacha. Elle ferme les yeux, se bourre la gueule pour oublier et laisse Ryan faire ses propres erreurs. Celles-ci consistent en un rencard avec Sacha, qui se fait à son boulot. Mouais, j’attends un peu mieux de ce couple (et elle n’est clairement pas journaliste en plus, ça aussi j’attends d’en savoir plus). Bref, ils s’embrassent, c’est mignon.

Le problème, c’est que Rebecca est vraiment bonne à son job (hmm) et est capable d’analyser le langage corporel d’Alex (qui agit exactement comme d’habitude pourtant). Pendant ce temps, Clay essaye de craquer son ordinateur, avec l’aide de Kurt qui fait en sorte de faire parler Rebecca grâce à Sacha. C’est un peu gros tout ça, mais ça fonctionne plutôt bien. C’est le troisième épisode qui réussit à proposer quelque chose de ce style, c’est divertissant et inattendu. C’est alors l’heure du rebondissement pour relancer l’épisode : Rebecca leur demande de l’aide.

Ils profitent alors d’elle pour se rapprocher d’une autre de leur cible. Malheureusement, ça tourne mal assez rapidement et Rebecca se fait tuer. Alex irait bien l’aider quand elle se fait tirer dessus, mais elle est forcée de la laisser agoniser au sol quand même, sinon elle risquerait de griller la couverture de cette opération super secrète. Cela permet une bonne scène et un bon de drama, alors j’approuve. Cela faisait un moment que Quantico n’avait plus réussi à me faire approuver une de ses décisions, mais cet épisode avait un bon rythme dans ses rebondissements.

En parallèle, Harry fait sa révolution au boulot et est un empêcheur de tourner en rond dès le départ. C’est un peu dommage car, à ce détail prêt, j’aime beaucoup les nouvelles réunions d’exposition de l’affaire ; elles fonctionnent bien mieux que les speechs d’Owen à l’époque de la ferme (on est toujours censé y être, mais bon).

Harry se barre donc faute de faire le boulot qu’il veut, puis revient. C’est le troisième épisode d’affilée qu’on lui file la même intrigue de type à l’écart qui fait en sorte d’être embauché, ça devient lassant ça en revanche, surtout qu’on en avait fait le tour la semaine dernière.

Seulement, dans le parc où ça part en vrille avec Rebecca, Harry finit par repérer le tireur, et le tireur est… Sebastian. Forcément. Fallait bien qu’il revienne celui-là (et il n’a plus l’air blessé du tout vu son boulot et sa démarche). Harry ne prévient personne, disparaît dans la nature, mais tout le monde continue sa journée comme si de rien n’était alors qu’ils ont un agent dans la nature. Sans grande surprise, Sebastian le prend en otage sans éveiller les soupçons de qui que ce soit, et ça nous fait un cliffhanger sympa (même si un autre gentil qui devient méchant dans cette série, ça m’inquiète un peu).

Shelby, elle, devient conseillère conjugale pour Clay après sa dispute avec Maxine, qui a compris son double jeu pour son boulot. Pff. C’est gros, trop gros, mais en même temps, c’est rigolo (et puis, c’est Quantico). Shelby ose venir défendre son patron auprès de Maxine malgré son passif avec cette famille. Pas mal et également pas du tout trop gros pour passer comme crédible. La blonde en pince grave pour son boss, ça en devient creepy cette attirance familiale (encore que, pour le coup, Clay ressemble à Caleb).

Ah et avant que j’oublie, Owen reçoit un papier pour visiter Lydia et il ne sait pas quoi faire. Passionnant. Un autre cliffhanger de l’épisode est donc de le voir au parloir. Personnellement, ça ne m’aurait pas dérangé qu’on oublie Lydia pour la fin de cette saison…

Enfin, Raina se fait enlever à son tour, et ils tentent de l’épingler comme terroriste. Original.

Malgré ses quelques défauts habituels, Quantico propose un épisode efficace avec des rebondissements bienvenus et une complexification de l’intrigue qui tient encore debout. J’espère que ça va continuer parce que pour le moment, c’est bien !

Screenshot_2017-04-12-12-40-13.pngÉpisode 17 – ODYOKE– 13/20
I’ll wait for your funeral, you right-wing sell out.

Aïe, je n’ai pas aimé cet épisode que j’ai trouvé d’une lourdeur sans nom. Pourtant, l’intention de départ est bonne, l’ensemble est meilleur que les deux premiers tiers de saison, mais franchement, c’était trop gros et surtout l’intrigue générale est mise de côté. Pas d’Harry ni de Sebastian et une avancée à pas de fourmi cette semaine.

À la place ? Un épisode pro-immigration, un thème traité avec la subtilité d’une des recrues de Quantico sous couverture… Donc sans subtilité. Non, je ne suis pas tendre, mais franchement, j’ai levé les yeux au ciel un nombre incalculable de fois cette semaine. Je l’ai vu dans un train, ça n’a peut-être pas aidé non plus, mais j’ai trouvé ça franchement raté, malgré un très bon message.

Cet épisode commence par nous présenter l’ensemble du casting se préparer à partir en vacances. Cela sort de nulle part et ne dure pas : le week-end est annulé pour tout le monde à cause d’une nouvelle mission suite à un attentat… commis par Raina ! C’est en tout cas ce que les médias veulent faire croire, mais celle-ci clame son innocence auprès d’Alex. Elle se retrouve donc aussi victime qu’Alex selon elle. Hop, encore une agente à l’identité supposée secrète qui se retrouve affichée à la télé. Ils sont bons !

Bon, Raina n’arrive pas seule : elle a tout un tas d’infos à donner à Alex. Cette dernière apprend ainsi la mort de Leon et la garde pour elle (ou presque). Euh ? La raison pour laquelle elle donne l’information est médiocre et ça m’a vraiment dérangé : ce n’est pas du tout le personnage d’Alex tel qu’on le connaît !

J’ai un peu décroché de son intrigue avec Owen ensuite, mais ils se retrouvent dans une fusillade surprise de laquelle ils ressortent bien sûr vivants, mais pendant laquelle Owen s’est figé, ce qui le déprime. OK, OK. Peut-on me trouver une raison d’apprécier son personnage ? Non ?

Ce n’est pas franchement mieux du côté de Ryan. Celui-ci voulait se faire son petit week-end avec sa Sacha, mais il finit par découvrir qu’elle le compromet à cause de ses parents, coincés en Russie. Cela inquiète Alex qui a passé l’épisode à être suspicieuse envers son ex, mais en fait, d’après Ryan, ce n’est pas son business. Grosso modo. C’est tout à fait juste et la scène où Sacha révèle la vérité sur ses parents m’a fait lever les yeux au ciel (une constante pour moi devant certaines séries) tellement ce n’était pas subtil. C’était une histoire d’immigration bien grosse et lourde, histoire de.

En parallèle, le reste de l’équipe (Clay, Shelby et Nimah, donc… Ne me demandez pas où sont passés les autres) est chargé d’empêcher la création d’une liste de musulmans, projet porté par des Républicains représentés par Felix, un ami de Clay sorti de nulle part (mais que la série prend le temps de foutre à poil en début d’épisode, faut bien garder les audiences comme ils peuvent).

Felix se dit pris au piège par sa position du parti. Il est lui-même immigré (un point largement évoqué dans l’épisode en toute subtilité toujours, par Shelby) et donne donc à son ami les noms des représentants dont le vote peut être infléchi. Du moins, c’est ce que Clay croit, mais en fait Felix les manipule.

Le piège est un peu gros et se voit à des kilomètres. La série ne se sort pas d’affaire en évoquant Black Mirror en référence de ce qui est en train de se passer (mais merci pour mon Bingo Séries). En conclusion de cette intrigue, l’équipe échoue et Nimah comprend que la haine de Felix vient d’un attentat dans lequel sa sœur est morte. Oh putain.

Si j’ai trouvé que l’ensemble de l’épisode manquait de subtilité, le « all hate comes from somewhere » est d’une simplicité dégoulinante de bons sentiments. Si seulement ! Quantico traite de sujets complexes et le fait souvent mieux que ça, mais alors là, c’est un échec total pour moi. Le racisme d’un perso justifié par un passé de victime (indirecte) d’attentat sorti de nulle part, c’était la goutte d’eau. J’ai trouvé cela particulièrement mauvais.

En attendant, Shelby continue de draguer Clay (et inversement), mais ce dernier déprime. Elle décide donc d’appeler Caleb pour qu’il remonte le moral de son grand frère… mouais, venant de Shelby, c’est le coup de fil qui n’a aucun sens. Genre, imaginez deux secondes, votre ex qui a couché avec votre père vous appelle pour vous dire que, eh, quand même, faudrait peut-être que vous vous occupiez un peu de votre famille. RIDICULE.

La fin de l’épisode est heureusement plus réussie pour les autres intrigues : Ryan espionne Sacha, Alex est suivie par Sebastian (cliffhanger wouhou) et Nimah décide d’échanger (une fois de plus !) sa place avec Raina. Nimah ira donc en prison pendant que Raina occupera sa place. Je ne suis pas sûr que ce soit une si bonne idée, mais ça fera un rebondissement sympa, j’imagine.

Screenshot_2017-04-18-16-50-11Épisode 18 – KUMONK – 15/20
We’re going to lose this game

Bon, cet épisode avait du très bon et du beaucoup moins bon, le tout était assez prévisible quand même et je reste mitigé dans l’ensemble. D’où une note un peu passe partout : c’est bon (donc divertissant) mais ça n’a rien d’exceptionnel.

Commençons par le moins bon, et peut-être aussi ce qui intéresse le plus à ce stade de la série… les relations amoureuses !

D’abord, l’épisode essaye désespérément de nous vendre Owen/Alex comme un truc qui fait rêver. Alors force est de constater que les acteurs s’en tirent très bien pour créer une alchimie qui n’avait rien à faire là à la base, mais ça me crispe totalement ce rapprochement. Cela fait quelques épisodes que ça dure déjà, mais là, franchement, leur première scène essaye vraiment de nous faire accrocher à une attirance sexuelle entre eux. Quant à la scène du bar, pareil, c’est clairement de la drague, et Alex la reconnaît comme telle. MAIS QUOI ?

Loin de cette dragouille de bas étage entre l’ex prof et son étudiante (mais les rôles sont inversés dans cet épisode hein) et d’une différence d’âge qui pourrait presque être gênante (je ne suis pas là pour juger… et puis, peut-être que dans un mois, j’aurais pour président un homme marié avec sa prof aussi – OUH attention, je parle politique, fuyons, fermons cette parenthèse), nous retrouvons Sacha et Ryan.

Leur dynamique est bonne, leur duo fonctionne et il est marrant de les voir s’espionner l’un l’autre tout l’épisode. Marrant, sans plus. On sent bien vers quoi ça se dirige tout au long de l’épisode, c’est annoncé peu subtilement par un interlocuteur qui dit à Sacha qu’il la reverra peut-être avant qu’elle ne le voit et l’explosion de la voiture à la fin m’a fait rire. Ne vous méprenez pas, j’adore le personnage de Sacha, c’est juste que c’était tellement grillé (oups, mauvais choix de mots ?) qu’elle allait finir comme ça. OK, je suis de mauvaise foi (coucou Ludo), je pensais qu’elle allait se prendre une balle dans la tête juste après avoir embrassé Ryan. Vue et revue cette scène, quoi… je la vis dans la réalité, je pars me planquer en courant.

Pour clore la page relation amoureuse, il me faut parler du trio Clay/Shelby/Caleb. Caleb est de retour ! Cela fait tellement longtemps qu’on ne l’a pas vu que je le reconnais à peine, je tiens à le dire, surtout que le personnage a énormément changé à se droguer et tout. J’ai adoré le fait qu’il analyse aussitôt l’attirance de Clay pour Shelby et qu’il dise clairement à Shelby de se tenir éloignée ! C’était bien joué.

J’ai bien aimé également la relation qui se dessine entre les deux frères, qui fait très relation fraternelle effectivement. C’est bien mené tout du long, même si ça manque peut-être un peu de subtilité quand ça vire au cliché.

En ce qui concerne l’intrigue, j’ai du mal à être pleinement satisfait, mais l’écriture de cette partie de saison est bien meilleure. Peut-être qu’ils ont appris de leurs erreurs ? Bon, bien sûr, on nous pond des trucs énormissimes, mais c’est plus facile à avaler (et digérer) que leur histoire de G20 à laquelle je pense n’avoir toujours pas tout compris tellement j’ai fini par décrocher à force de rebondissements et de révélations de terroristes.

Des trucs énormissimes ? Vous pensez que j’exagère, je le sens bien, mais, franchement, Alex qui propose d’arrêter de penser rationnellement parce que les terroristes ne réfléchissent pas comme ça, c’est énorme. Si seulement ça pouvait être si simple ! Et comme ça, l’air de rien, ils réussissent à trouver la situation de Cleveland qui était en fait sous leur nez.

Oui, mais j’ai dit « des trucs » ? Exact. Comment est-il possible que l’équipe de bras cassés de Quantico ne reconnaissent pas Raina ? Je veux dire, en saison 1, je veux bien. Moi aussi j’avais du mal. Et depuis le début de la saison, j’ai peur des échanges également… mais là, franchement, depuis qu’on les a retrouvées ensemble l’an dernier, il me paraît évident qu’elles n’ont pas le même accent. Du coup, pas un instant dans cet épisode je me suis dit que c’était Nimah. Alors que ses amis (qui sont toujours supposés être des agents surentraînés et badass et qu’on ne roule pas dans la farine) n’entendent pas la différence quand moi je l’entends alors que je suis tout ça d’un œil distrait, c’est gros. À l’inverse, Miranda qui sort de nulle part et le comprend en dix secondes, c’est tout aussi gros, surtout que Raina ne parle quasiment pas dans cette scène.

Et puis, ce n’est pas comme si Raina était douée dans son infiltration. Elle pose tout un tas de questions que Nimah ne poserait pas, on les voit tous buguer mais pas un n’envisage l’échange des jumelles ? Ils me font criser je vous jure !

Dans tout ça, je ne vous parle presque pas de Cleveland et de la quête d’un jury corrompu qui finit sur un juge corrompu. C’était l’enquête de la semaine, ça ne m’a pas passionné, c’était un peu toujours la même chose. Cela se termine sur un bon rebondissement (prévisible) : Clay a fait semblant de pactiser avec l’ennemi (Felix, qui de toute évidence est un perso appelé à rester important) pour finalement aider sa mère, après une bonne grosse déprime en début d’épisode, histoire que, comme Shelby, on le croit passer du mauvais côté (sérieusement, on vous connaît mieux que ça scénaristes). Celle-ci réussit à endiguer une révolte à Cleveland avec un excellent discours. Je l’ai vraiment bien aimé (le littéraire en moi sûrement), mais il ne résout pas franchement le problème pour autant, alors la foule qui l’acclame, c’est un peu gros.

Il y avait une bonne critique de la politique US (notamment dans la bouche du méchant, mais du coup, ça part en vrille sur la fin de son analyse) cette semaine, ça change un peu par rapport à ce qu’ils font habituellement. L’autre changement, lourdement souligné, est que pour une fois, ils finissent sur une victoire. Et oui, Sebastian leur apporte les réponses (donc en fait c’est un gentil qui bosse pour d’autres gentils et Harry est juste parti loin de tout ce merdier sans la moindre raison valable ?) et la présidente redore son image. Trop forte, l’équipe de Quantico

Capture d'écran 2017-04-25 16.10.12Épisode 19 – MHORDER – 15/20
What the hell do we do now ?

Cette semaine, Quantico nous propose un épisode assez solide, dans la droite lignée des précédents. Il a quelques défauts, mais rien par rapport à ce début de saison, et, surtout, il sait comment les dépasser avec un cliffhanger efficace.

Comme la semaine dernière, on retrouve des scènes auxquelles je n’accroche pas du tout pour Alex et Owen. Ces deux-là font équipe tout au long de l’épisode, au point de nous laisser Alex se jeter dans la gueule du loup à la fin, avec le soutien de son nouvel amoureux qui ne l’est pas encore.

Concernant le cliff de la semaine dernière, je trouve que ça manque beaucoup de suivi. Ryan vient d’assister à l’explosion de sa nouvelle petite amie, mais il n’en a plus rien à faire. C’est en tout cas ce que laisse paraître cet épisode où, loin d’être dévasté, il organise pépère sa petite revanche. Je trouve que ça manque de suivi et de cohérence. Malgré ça, il se laisse quand même avoir comme un bleu et c’est la deuxième semaine de suite que Quantico nous montre que ses agents ne sont pas si bons que ça. Bref, à cause de lui, l’ensemble du groupe est compromis, le plan illégal de la présidente révélée et tout le monde finit dans la merde. Cette fin est un énorme point positif, j’espère qu’ils sauront rebondir dessus sans pour autant éviter les conséquences négatives, comme la série a tendance à le faire.

Tout le monde est d’autant plus dans la merde que Raina n’est pas capable d’assurer sa couverture. Elle est très clairement grillée par Felix dans cet épisode, même si celui-ci n’agit a priori pas contre elle. Tout aussi mauvaise actrice, la présidente (alors attention hein, c’est le personnage qui est mauvaise actrice, pas l’actrice en elle-même) propose un marché ridicule à notre grand méchant voulant ficher les musulmans (non, je n’ai pas retenu son nom)… Et celui-ci se laisse berner. Cela sentait très clairement le bluff pourtant, mais bon.

À lire ce début de critique, vous devez vous demander comment je peux oser pondre un 15/20 avec autant de défauts et de maladresses, pourtant, ce n’est pas une faute de frappe. Je gonfle un peu la note, parce que j’ai adoré le personnage de Caleb cette semaine, même s’il semble qu’on ne le reverra pas pour la suite. En effet, Caleb a repris la place qu’occupait cette saison Harry et s’est mis à tout critiquer à voix haute, en permanence. Cela a insufflé un excellent humour tout au long de l’épisode.

Contrairement à Shelby qui trouve qu’il n’a pas changé, moi, je trouve que cette absence l’a un peu transformé, mais en bien. Je ne pourrais pas blairer un type pareil si je l’avais en face de moi, mais dans une série comme Quantico, c’est très exactement ce qu’il fallait. Il permet de souligner tous les défauts d’écriture et de se foutre de la gueule de tout le monde, il a une vraie relation marrante avec son frère et il connaît assez l’ensemble du casting pour se sentir comme un poisson dans l’eau.

Bref, il m’a fait marrer tout du long à être si insupportable et, comme ça faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu dans la série, j’ai trouvé ça bien joué. Sur le long terme, il serait trop énervant, mais sur deux épisodes comme dans cette saison, c’est parfait pour redonner un souffle à la série.

En plus, Caleb force Shelby à confronter sa relation avec Clay et il était (déjà) temps que ça arrive. J’ai beaucoup aimé les scènes Shelby/Clay dans cet épisode. On voit bien que le ship est là, que les premiers sentiments sont nés chez Clay comme chez Shelby et que Caleb les repère à merveille. Pourtant, ce sont les fiançailles de Clay qui deviennent la mission de la semaine.

Dans une intrigue grosse comme un éléphant, on nous annonce en effet que c’est le moyen de réunir tous les « méchants » dans la même pièce et donc Maxine réapparaît de nulle part. Elle accepte que ses fiançailles servent de couverture à une mission improbable, mission qui apporte elle aussi son lot de situations cocasses (à la faveur de Caleb, toujours).

Si Sacha est vite expédiée et qu’on a peu d’infos sur Owen/Alex, la relation entre Shelby et Clay est confrontée de face cette semaine. J’ai adoré le développement du personnage de Clay qui comprend ses sentiments pour elle et lui demande de ne jamais les accepter, ni de les précipiter. C’était une jolie scène, bien écrite et bien jouée, avec une certaine maturité inhabituelle pour la série. Oh, je doute que cela ne tienne longtemps, surtout quand on voit le plan final de Shelby qui est de faire croire qu’elle a recouché avec Caleb.

Cela dit, c’était une bonne scène et, pour une fois, quelqu’un d’autre de Shelby a eu le cran de souligner qu’elle n’était pas seule responsable de sa situation improbable avec cette famille. Bref, ce 15, je le mets aussi pour cette scène.

La fin d’épisode voit Ryan et Shelby être exposés à la télévision, mais aussi Alex commencer une nouvelle mission sous couverture qu’elle s’auto-donne. Quant à elle, la présidente va être confrontée à une procédure d’impeachment. Les derniers épisodes de la saison (série ?) nous promettent donc une sorte de mini-reboot de la situation, encore, et avec suffisamment de personnages encore dans l’ombre (Sebastian notamment) pour que ça bouge pas mal.

Autrement dit, cet épisode confirme une fois de plus que la série a su se réinventer et proposer une intrigue bien meilleure que les précédentes sur ce dernier tiers de saison.

20.pngÉpisode 20 – GLOBALREACH – 15/20
You want to fight or you want to save people?

Clay se fait engueuler par sa maman dès le début de l’épisode, ça donne envie de rester ! Elle le convainc de reprendre les activités, et c’est tant mieux.

Alex et Owen continuent leur mission de leur côté. Comme elle s’inquiète de sa sécurité, il lui offre une pièce pour symboliser sa présence partout où elle ira. Oui, c’est aussi niais (peut-être plus même) que ça en a l’air.

Alex se retrouve à devoir convaincre la CIA de bosser pour l’ennemi, puisque c’est elle-même ce qu’elle fait. Pas mal comme idée. Je reste grandement sceptique sur cette intrigue qui nous met encore Alex en super-héroïne, mais en même temps, je trouve les perspectives que ça offre vraiment intéressantes. Elle n’a aucun mal à le faire avec la CIA, mais a plus de mal avec le FBI.

De son côté, Raina enquête sur Nimah avec l’aide de Felix, qui se prouve bien utile et gentil avec elle. Shelby et Ryan quant à eux dépriment devant Netflix avec des chips et de la bière. On dirait mon week-end. Ils parlent un peu sentiments aussi, c’est mignon, ils s’inquiètent tous les deux pour Clay et Owen.

L’équipe fait tout pour décrédibiliser notre méchant de la saison, Roarke, le boss de Felix, qui tente de gagner du pouvoir et de devenir calife à la place du calife. Le truc, c’est qu’ils ont tous leurs petits problèmes en tête, alors ce n’est pas bien efficace. Clay se fait piéger bêtement par Roarke et organise un plan rien qu’avec Shelby. Heureusement qu’il veut prendre ses distances avec elle !

Pas de chance, leur plan (espionner Felix) foire complétement quand Raina l’avertit du problème. Forcément : il était utile et gentil avec elle, sans raison a priori. La voici la raison, c’est plutôt bien joué, même si un peu prévisible, surtout avec Raina.

Au FBI, Alex se rend compte qu’elle est manipulée pour provoquer un nouvel attentat qui décrédibiliserait la présidente définitivement, avec le risque qu’elle soit considérée coupable. En plus, elle se retrouve face à Ryan qui veut des explications. Il les obtient un peu plus tard de sa part et de celle d’Owen, mais il continue de ne pas être d’accord du tout avec l’infiltration d’Alex qui provoque des dégâts collatéraux.

L’épisode se termine sur une démission de Clay, qui cède sa place à Owen, et sur une démission de sa mère également. C’est une double défaite, donc. On s’approche de la fin de saison les amis, et on s’en approche avec une série qui a su retrouver une qualité plus grande et un vrai potentiel de divertissement ! Autant vous dire que ça fait plaisir. La prochaine étape pour rendre Quantico vraiment tolérable serait qu’Alex découvre le mode silencieux sur son portable. J’en demande peut-être trop…

Screenshot_2017-05-09-18-54-26.pngÉpisode 21 – Rainbow – 16/20
I wouldn’t leave town in the next couple of days

Quantico s’approche tranquillement de son final sans savoir si elle sera renouvelée ou non. Par conséquent, les producteurs ont déjà annoncé une fin qui se fera sans cliffhanger, au cas où. Cela me motive d’autant plus à finir cette saison qui, de toute manière, est déjà beaucoup mieux depuis son dernier reboot aux deux tiers.

Cet épisode démarre une semaine plus tard avec un président Roarke plus qu’actif : il est déjà le président ayant signé le plus de décrets durant son court mandat, y compris le fameux décret qui posait tant de problèmes dans les derniers épisodes de la série. Quantico n’y va pas avec le dos de la cuillère quand elle parle politique.

L’intro nous remet bien sûr dans le contexte d’un peu tout le monde, puisqu’une fois de plus ils sont tous devant leur télé : Raina ne se fait pas aider par Felix, Shelby est sans nouvelle de Clay, Ryan est avec Miranda… Tout ceci lance clairement les intrigues de l’épisode, puisque toutes ces pistes sont par la suite explorées alors que Roarke déclare qu’il veut une nouvelle constitution pour les USA. Rien que ça. Alex apprend aussi du président que quelque chose se prépare et elle se rend aussitôt à la ferme pour révéler tout ce qu’elle a appris.

Bien sûr, personne n’est spécialement partant pour une nouvelle constitution et l’épisode s’apprête à dévoiler, peu à peu, comment la conspiration va réussir à changer la donne en peu de temps. Alors, il faut noter d’abord le retour de la « B-team », à savoir des vieux (comme Miranda) et d’autres dont j’ai oublié l’existence (et le nom, j’avoue). En effet, la A-team est mal en point après les épisodes précédents. C’était intéressant comme point de départ, même s’il y avait quand même peu de suspense autour de Ryan & Raina, qui reviennent assez vite (une fois que Raina aura souligné l’existence du triangle Ryan/Alex/Owen).

Ce triangle amoureux apporte un peu d’humour, mais je trouve le rapprochement Alex/Owen toujours aussi étrange, pour ne pas dire même glauque. Après, ça permet de bons moments, comme lorsque les deux hommes veulent protéger Alex qui fait encore la tête brûlée. Ryan se fait aussi remettre à sa place durant l’épisode, quand un ancien patron (mais qui es-tu vieux monsieur ?) lui explique qu’il ne sert qu’à défier Alex, car c’est quand elle est défiée qu’elle est à son maximum… OK.

Loin de ces histoires de cœur, le reste du casting tente quand même d’empêcher un nouvel attentat cette semaine, surfant sur l’angoisse post-9/11 avec un groupe de terroristes répartis sur six avions. J’ai adoré cette intrigue, aussi flippante que crédible, des six personnes lambdas que l’on transforme en terroriste grâce à leurs portables. Enfin lambda… Des musulmans, bien sûr.

Si je vous passe le faux suspens, l’attentat est déjoué bien sûr, avec une scène qui me gêne un peu quand même : ils détruisent les téléphones des six inconnus après les avoir confisqués à l’arrache. C’est un peu étrange dans l’exécution et le regard de haine de l’hôtesse de l’air envers un homme musulman, je l’ai trouvé mal amené. En soi, il est logique, mais puisqu’il s’agit d’une victime, j’aurais aimé qu’un commentaire plus explicite sur son innocence suive la scène. Je ne sais pas comment expliquer, mais ça m’a dérangé.

Je vous parlais de faux suspens, il vient de Clay dans cet épisode. Notre monsieur est en pleine déprime après avoir perdu son poste, mais aussi sa fiancée. Oui, Maxine l’a larguée car il n’est plus spécialement un bon parti et il se perd dans son alcoolémie (à la bière, sérieux…). De manière hyper subtile, les scénaristes font donc intervenir Shelby dans sa vie pour le remotiver et le convaincre qu’ils ont besoin de son aide.

La belle blonde parvient à faire en sorte que Clay les aide… En soi, c’était sympathique, mais franchement, les informations qu’il lui apporte sur la cible (qu’il devine) n’ont rien de franchement fantastiques ou imprévisibles. Je peux faire son job si ce n’est que ça… et je pense que Shelby aussi. Enfin bon, ça suffit à Shelby qui retombe sous son charme et accepte presque de l’embrasser. C’est bien la peine d’avoir promis à Caleb de s’en tenir éloigné et de passer tout le début d’épisode à correspondre avec Caleb. Shelby arrête malgré tout Clay un quart de seconde, pour faire bonne figure… mais c’était le quart de seconde de trop car ils sont interrompus par le FBI, qui vient les récupérer.

En effet, pour réussir à venir voir Clay, Shelby a dû tromper la vigilance du FBI. Pour se faire, l’équipe a utilisé Raina qui s’est sacrifiée en se faisant arrêter sous sa vraie identité, révélant que Nimah avait pris sa place. Pas sûr que ce soit la meilleure des idées pour échapper à la surveillance de la ferme par le FBI, parce que du coup l’équipe perd un allié de taille avec les jumelles.

Et comme en plus Alex grille sa couverture parfaite dans cet épisode afin de connaître le nom des six passagers transformés contre leur gré en terroriste, ils font quand même quinze pas en arrière en arrêtant cet attentat. Malgré tout, cela offrait un bon épisode et un bon combat entre Alex et sa supérieure brune.

Bon autrement, j’ai aimé dans cet épisode le ton blasé d’Alex à la fin qui nous dit que ce n’est jamais qu’un mardi comme un autre et je suis resté beaucoup plus sceptique devant la relation Miranda/Owen. Je ne me souvenais pas que ces deux-là avait un passé si fort et leur relation en devenait gênante vis-à-vis d’Alex.

J’ai beaucoup aimé la fin d’épisode : toute l’équipe est arrêtée par le FBI… qui les emmène pour une conférence de presse du président qui en profite pour griller leurs identités (censées rester aussi secrète que possible). C’était une excellente idée puisque, de cette manière, le président assume l’existence d’une équipe secrète et parvient enfin à rassembler tout le monde autour de son programme. Jolie manipulation politique, donc, qui s’est mise en place depuis quelques épisodes et qui transforme nos héros en méchants.

En effet, le cliffhanger menant au final est on ne peut plus clair : ils se laissent cent jours pour planifier un attentat afin de faire tomber le groupe de méchants au pouvoir. Sauf que les méchants au pouvoir sont pour l’opinion publique les gentils…  Comme d’habitude dans cette série, mais pour une fois, voir les choses dans l’ordre et sans chercher à piéger tout le monde toutes les dix secondes permet de suivre toute l’intrigue et d’être solidement embarqués dans leur histoire. Gros coup de cœur pour cette intrigue, mais je suis curieux de voir ce que va donner le final.

22.pngÉpisode 22 – RESISTANCE – 10/20
It is still us against the powerful man in the USA.

C’est parti pour la fin d’une saison qui fut longue et pas toujours brillante, mais qui a transformé les héros en terroristes. Rien que ça. Cet épisode final commence de la pire des manières, à savoir par ce que tout prof d’anglais vous a toujours déconseillé de faire dans votre vie : commencer votre oral par « so… ».

Vingt jours plus tard, le président se sert de ses héros pour recruter des candidats afin de fonder une nouvelle agence de renseignement, comme prévu, qui s’appelle la… DASA. C’est toujours aussi réfléchi. La série ne s’embarrasse pas trop et fait défiler le temps en une minute ou deux, rapprochant de la convention constitutionnelle. Au moins, comme ça, les choses sont claires : la série reprend deux jours avant l’attentat planifiés par le groupe de Quantico qui est désormais bien loin de Quantico.

Ils sont tous parfaitement sous couverture, se servant de leur bar comme base d’opération, en feignant d’être en couples et heureux. Ils ont deux jours pour faire en sorte que quatre électeurs votent « non » à la nouvelle constitution. Comme toujours avec les américains, ça se résume à quelques « swing », c’est-à-dire quatre électeurs hésitants à voter oui ou non. Histoire que l’on connaisse un peu les enjeux, les scénaristes se servent d’Iris (de retour, sortie de nulle part) pour critiquer la future Constitution.

En trame de fond, les histoires sentimentales continuent, avec une réconciliation incertaine entre Alex et Ryan et Shelby/Clay qui continuent de flirter. Owen conseille même Ryan sur sa relation avec Alex dans cet épisode, j’imagine que la réplique Quant à Felix, il se fait virer et perd son autorisation de séjour aux USA.

Le temps est passé vite cette semaine dans Quantico, mais c’est parce que le bar était sous surveillance pendant trois mois. Notre équipe de bras cassés se pensant au-dessus de tout le monde n’a pas pensé aux télévisions du bar… mais qu’ils sont cons, sérieusement. Faut arrêter de nous les faire passer comme meilleurs agents des USA, parce qu’ils enchaînent les erreurs de débutants (ce serait passé s’il s’agissait d’un plan de leur part, mais bon).

Dépités, ils organisent une dernière mission, toujours dans le bar bourré de micros (WTF ?) : ils se servent d’Iris et de l’autre perso aperçu à droite à gauche dans la série pour une mission sous couverture où ils draguent un type en se faisant passer pour un couple. Je dois bien avouer que je n’ai pas tout suivi, mais ce nouveau duo m’a bien fait rire.

Par la suite, nous en arrivons donc au jour J, où Clay se fait narguer par Roarke pendant que Shelby apprend que Maxine s’est faite larguer et non l’inverse. Cela semble changer tout un tas de choses pour elle, m’enfin, dans les faits, Clay reste célibataire, pas de quoi s’embêter.

La réunion pour la nouvelle constitution débute et est interrompue par Alex qui révèle tout ce qu’elle sait, envoyant des documents confidentiels un peu partout à travers les États-Unis et se faisant finalement tirer dessus par… Miranda. C’est bien sûr une fausse balle, pour faire croire à la mort d’Alex. Allez, je leur reconnais que ça fonctionne plutôt bien, même si nous savions bien dès le départ qu’elle ne pouvait pas y passer. Du coup, le groupe ne devient pas franchement terroristes au sens propre du terme, se contentant d’exposer les malversations de Roarke au grand jour. Il ne lui en faut pas plus pour se suicider (encore que le corps ne soit pas vu à l’écran, c’est toujours suspect dans ce type de série).

Alex s’enfuit, Clay et Shelby continuent de flirter pour une dernière fois… Et deux mois plus tard (!), tout l’équipe se retrouve au bunker. Clay y débarque (marié !) avec Maxine, les jumelles sont libérées, Owen devient Deputy Director de la CIA, Shelby devient prof pour Quantico, Miranda est toujours en prison… Ni Ryan, ni Alex ne sont là, car ils se sont enfuis en avion ensemble deux mois plus tôt. C’est là la dernière scène de la série pour cette année. Incertains d’être renouvelés, les scénaristes avaient choisi une conclusion romantique pour leurs personnages. Finalement, nous aurons quand même le droit à une saison 3, mais il est bon de voir qu’ils avaient opté pour une vraie fin, aussi nulle soit elle.

Oui, vous avez vu la note, vous connaissez mon opinion sur cet épisode. Franchement, c’est dommage. Nous tombons là sur un nouveau type de médiocrité. Nous sommes loin des errances de début de saison avec cet épisode, mais cet épisode a l’effet d’un pétard mouillé. Six mois sont expédiés en 40 minutes, l’intrigue de cette troisième partie de saison est torchée et il n’y a aucune scène d’action, aucune vraie surprise, pas de gros rebondissements, aucune complexité, pas d’Harry, pas de Caleb, très peu des jumelles, une conclusion décevante pour Clay/Shelby… Cet épisode ne réussit pas du tout à avoir l’effet fin de saison, pire fin de série !, qu’il est censé avoir. Si je devais le résumer en un mot, ce serait l’ennui, mais c’est toujours mieux qu’une bonne partie de la saison où c’était l’incompréhension qui dominait. Quel dommage de conclure un excellent arc comme ça, sans pression, sans suspense, sans rien. Je ne sais pas trop comment ça s’explique, mais c’est une sortie très ratée, quoiqu’au moins un peu divertissante.

fin.png

EN BREF – Que dire de Quantico ?

La série continue d’être extrêmement inégale, profitant de situations de base toujours pleine de promesses pour faire espérer quelque chose de génial à son téléspectateur, mais explosant en plein vol et étant incapable de garder une cohérence, de la crédibilité ou même de la qualité. Le sommet du G20 commençait parfaitement, mais la série s’est perdue ensuite avec la ferme et 150 retournements de veste que je ne suis toujours pas sûr d’avoir suivi.

Heureusement, la dernière partie de saison a vraiment remonté le niveau en ce qui me concerne, avec un reboot qui apportait une nouvelle perspective pour la saison. Cela a dans l’ensemble plutôt bien fonctionné, avec une refonte totale des différentes bases des attentes vis-à-vis de la série. Malheureusement, ce n’est pas suffisant pour compenser tous les défauts. Certes, c’était divertissant et plus agréable à regarder, mais il restait trop peu d’épisodes et la toute fin est pour moi ratée.

Les scènes finales proposent une vraie fin à la série, ABC n’ayant décidé qu’après la diffusion de renouveler la série pour une troisième saison. Les scénaristes devront donc se prendre une nouvelle fois la tête pour trouver une intrigue qui repart encore à zéro. Ils ont la masse de personnages à gérer pour cela, c’est déjà ça.

La saison 2 aura été faite de hauts pas tout à fait au sommet et de bas qui creusaient le fond, réussissant légèrement mieux à me garder que la saison 1, grâce à son dernier tiers. Je reste sceptique et je me dis que je ferais mieux de m’arrêter là. Seulement, je suis curieux, peut-être que je reviendrais pour la saison 3… mais peut-être pas.

Blindspot (S02)

Ci-dessous, retrouvez mon article sur l’ensemble de la saison, épisode après épisode, semaine après semaine.

Avis : Blindspot, ce n’est pas ma tasse de thé en terme de genre. On a affaire dès les premières minutes à un procedural tout ce qu’il y a de plus classique. Malgré tout, la présence d’Ashley Johnson (Patterson) au générique m’a convaincu de regarder, car c’est une actrice très fun (si vous aimez le personnage, soyons clair, elle est très très inspirée de l’actrice) !

Saison 2 Saison 3 Saison 4 Saison 5

Peu à peu en cours de saison 1 (attention spoilers, ceci est un article sur la saison 2), l’équipe a commencé à se souder et moi, j’ai commencé à les apprécier. Je dirais que j’ai souffert sur la première mi-saison tellement c’était lent et pas du tout le genre de choses que j’aime regarder, puis que ça a commencé à devenir brillant ensuite. La disparition de David, le développement du personnage de Patterson, l’épisode centré sur Tasha, les chasses aux trésors et aux indices, l’identité mystérieuse de Jane qui est/n’est pas/est/n’est pas Taylor… J’ai fini par me laisser prendre au piège et la fin de saison l’an dernier m’a beaucoup plu.

De cette saison, j’attends sensiblement la même chose : des épisodes super chiants parce que conçus comme intrigue de la semaine qui ne fait pas bouger les intrigues de fond et d’autres vraiment bien foutus avec le développement progressif des intrigues de fond, notamment d’Orion. Pour être honnête cependant, j’ai oublié pas mal de choses et j’espère un Previously on qui fait bien le tour de tout le drama, parce que je n’ai que quelques scènes – mes préférées comme Tasha dans la maison en feu, Patterson dans la neige, la mort de leur chef qui était encore un Code 307, … – qui me reviennent… Qu’importe, c’est parti pour la saison 2 !

Note moyenne de la saison : 13,5/20

 01.pngÉpisode 1 – In Night So Ransomed Rogue – 20/20
We miss working the tatoos

Bon, beh c’est foutu pour le résumé complet, ça ne me rappelle que ce dont je me souvenais déjà. Peu importe, ça commence en pleine action trois mois plus tard avec une Jane qui parvient à s’échapper… je me souvenais simplement qu’elle s’était fait arrêter alors je ne vois pas bien le rapport, mais en trois mois beaucoup de choses ont pu se passer.

Tout autant d’action se déroule deux semaines plus tard avec l’équipe qui nous fait une virée en moto et conclue une enquête dont nous ne saurons rien. Très rapidement donc, tout est redéfini dans la série et les rôles secondaires semblent plus développés que dans mon souvenir (surtout Tasha, c’est comme s’ils m’avaient écouté).

L’intrigue est totalement renouvelée et ça semble être pour le mieux, surtout que le résumé est finalement effectué en cours d’épisode. C’est le genre de choses qui me saoule habituellement dans une série, mais vu que, comme je le disais en intro, j’ai oublié pas mal de passages de la saison 1, c’était bienvenue.

Quant aux nouveaux acteurs embauchés pour cette saison, ils s’intègrent tous les deux dans l’ADN du show à la perfection. Certes, je suis pas super objectif puisque j’adore Luke Mitchell, mais sa scène de combat avec les flics perçue selon le point de vue de Jane était géniale. J’aurais dit que c’était dommage qu’il ne soit là que pour assumer le rôle d’Oscar que Jane a tué dans le final de l’an dernier, mais bon, les scénaristes ont prévu le coup : c’est Roman, le frère de Jane, qui, elle, s’appelle donc Alice.

J’ai envie de croire que j’ai une fois de plus sous-estimé la série pendant la pause parce que cet épisode était juste ouf et apportait tellement de réponses ! Toute la saison 1 est balayée en quarante minutes : toutes les questions trouvent leur réponses, les dynamiques entre personnages, les intrigues, les perspectives sont réécrites…

Tout est neuf et mieux, beaucoup mieux qu’au cours du pilot de la saison 1. La série est en train de grimper dans mon estime à une de ces vitesses ! Je me sens pressé d’être jeudi pour voir la suite et c’est bien l’une des premières fois avec eux !

02.pngÉpisode 2 – Heave Fiery Knot – 15/20
I miss being her and maybe that’s an horrible thing to say to you but we’re trying to be honest with each other, right ?

Sans surprise puisqu’il s’agit d’un second épisode, c’est un peu plus long cette semaine et tous les mouvements de caméra ou zoom du monde n’y changeront rien, on a bien moins de révélations. Le côté enquête de la semaine est trop ancré dans l’ADN de la série pour disparaître, mais il est désormais un prétexte à l’évolution des personnages, ce qui est une bonne chose.

Il est beaucoup question de la réintégration de Jane à l’équipe dans ces 42 minutes, ce qui coince surtout du côté de Tasha. Je ne boude pas mon plaisir concernant cette intrigue, contrairement à tout ce qui concerne Kurt (de près ou de loin) qui est un peu trop.. trop, justement.

Il est donc un futur papa, ça peut être intéressant, mais tout son drama avec Jane, je sais pas. Je suis pas forcément fan de leur couple. En revanche, Jane qui essaye de se faire une raison et de comprendre non plus son rôle dans tout ça, mais quel rôle elle veut jouer est excellent, de même que ses relations familiales.

Patterson qui se fait draguer, ça fonctionne toujours (et on commence à sentir la page se tourner), mais moins que Patterson qui ne fait pas confiance à la NSA.

Enfin, Edgar sent bon le choc post-traumatique, ce qui promet une sous-intrigue (et un épisode ?) centrée sur lui cette année.

Bref, un peu de temps d’écran est accordé à tout le monde en parallèle de la mission et chaque personnage connaît une évolution dans cet épisode ce qui fait que, même si la mission de la semaine est évidemment résolue comme prévue, je n’ai pas trop l’impression de perdre mon temps comme cela m’arrive si souvent devant les séries de genre procedural.

03.pngÉpisode 3 – Hero Fears Imminent Rot – 12/20
Whether we like it or not: she’s on her own

Retour à un côté beaucoup plus procédural cette semaine avec des attentats qui inquiètent à peine l’équipe trop préoccupée par ses petites affaires vis-à-vis de Jane.

On en découvre plus sur la famille de Jane également, mais ce n’est fait que pour les construire en méchants stéréotypés alors que jusque-là on avait un doute sympa.

L’identité de la taupe reste un mystère qui tourne clairement autour de ce psy parlant arabe en secret et la nouvelle boss qui tue les terroristes alors qu’ils étaient prêt à se rendre. Je ne suis pas du tout convaincu par cet épisode donc, qui ne distille que quelques informations vraiment intéressantes. Ou alors, je n’étais pas à fond pour cet épisode parce que je me préparais une valise, allez savoir.

Je sais que tout n’est pas perdu néanmoins car la série a quelques bonnes intrigues en réserve (la grossesse dont on n’entend plus parler, l’évolution de Patterson, le trauma d’Edgar…). Le dernier acte est bien monté et sème de nouvelles graines intéressantes (Roman/Jane), mon intérêt, malgré la note, n’est pas totalement éteint.

L’épisode ne m’a pas convaincu, la série garde de bonnes pistes à explorer et le montage final en hommage à Mayfair fait partie de ces bonnes trouvailles.

04.pngÉpisode 4 – If Beth – 13/20
We’re not attacking this country, we’re defending it

Bon, clairement, je ne donne pas ces treize points pour l’intrigue de la semaine qui était encore très peu crédible et surtout très prévisible.

Je ne saurais expliquer comment ou pourquoi, mais j’étais à peu près sûr que la nana qu’ils chassaient faisait partie d’une organisation américaine. C’est probablement la question de Tasha se demandant qui elle était qui m’a mis la puce à l’oreille. Dans le même genre : ne laissez pas Patterson seule sur le terrain, sérieusement. Je sais qu’elle est badass (et ressemble totalement à Clover des Totally Spies sur cette capture de l’épisode, référence ultime), mais c’est à croire qu’ils n’ont rien appris de la saison 1 !

Bref, non, ces points, je les mets parce que les scénaristes se sont soudainement rappelés de la grossesse d’Allie, parce que le frère de Jane est en train, progressivement, de sauver la saison à chaque épisode.

En fait, j’ai aimé le tout début et la toute fin de l’épisode, l’intrigue autour d’Edgar avec Tasha le protégeant, la preuve supplémentaire de l’excellence de Patterson. Je suis moins accroché aux scènes laissées çà et là sur la relation Kurt/Jane (même si sa tête quand elle le présente comme son frère est parfaite, j’avoue) ou sur la révélation finale qui me laisse de marbre.

Ouais, bon, Kurt ne m’a jamais vraiment intéressé comme personnage, il est beaucoup trop cliché du flic américain là. Bref, la série a déjà proposé de bien meilleurs épisodes, mais aussi de moins bons, c’est pourquoi je me contente d’une note un peu moyenne.

05Épisode 5 – Condone Untidies Theft – 13/20
What is this Personal National Day ?

Dans l’intro de cet épisode, Roman défonce un mannequin et Jane se coupe les cheveux, ce qui lui permet de se rappeler subitement son passé, encore. Zut, même l’intro n’est pas intéressante cette semaine alors.

Patterson est en relation avec notre suspect idéal en tant que taupe, intrigue laissée de côté trop longtemps. Et l’enquête est à nouveau un attentat, qui a l’avantage d’inclure Allie dans les recherches. Pas franchement passionnant, malgré ce regain d’intérêt pour un personnage oublié deux épisodes sur trois habituellement.

C’était lent, bien que les plans soient aussi vifs que possible et ça se terminait comme d’habitude en fusillades sans grande conséquence ni sans vraie fin d’ailleurs. L’enquête est à peine résolue dans cet épisode qu’on passe déjà à autre chose et les quelques éléments faisant avancer la trame de fond me sont un peu passés sous le nez dans un espèce de « Meh. » général.

Bref, pas convaincu, malgré de bonnes choses. Un procedural, quoi. Ce n’est clairement pas ce que je préfère, donc forcément…

06.jpgÉpisode 6 – Her Spy’s Harmed – 15/20
If you think I kill him call the cops

On oublie complètement l’intrigue d’Allie cette semaine pour diviser l’équipe en plusieurs groupes.

Le plus intéressant est de loin l’intrigue Edward/Tasha, qui constituait le cliffhanger de la semaine dernière. On avance de ce côté-là à vitesse grand V, c’est très cool de voir leur amitié réellement mise à l’épreuve. Tasha est en train de merder dans les grandes lignes, mais c’est tellement fidèle à l’esprit du personnage !

Par ailleurs, Roman et Jane se retrouvent en mission infiltration ensemble et la relation frère/soeur qui se développe est formidable.

Pendant ce temps, Kurt part en mission avec Nas, ce qui m’a laissé de marbre tout du long, et Patterson découvre que celle-ci les espionne, après la scène la plus crève-cœur de la semaine où elle appelle son nouveau mec David. Bien joué. Le psy est de plus en plus présenté comme la taupe idéale, du coup, j’espère que ce ne sera pas lui car ce serait autrement un suspens bien foiré.

Cet épisode regrimpe un peu la pente en ce qui me concerne, car il donne enfin des choses intéressantes à jouer à mes deux personnages préférées, qui sont, des fois que ce ne serait pas encore clair, Patterson et Zapata. Évidemment.

07Épisode 7 – Resolves Eleven Myths – 13/20
Such a beautiful place to die with you

L’épisode commence par un rêve sympa de Jane où elle se retrouve en face à face avec elle-même après avoir embrassé Kurt.

J’étais tellement attentif la semaine dernière que j’ai d’ailleurs loupé le baiser entre celui-ci et Nas, qui doit être le pire développement que la série ait pondu jusque-là (et sur lequel les scénaristes persistent). Il m’a fallu un certain temps pour reconnaître le hacker de cet épisode qui avait eu un rôle sympa en saison 1 et qui semble ne pas avoir trop changé depuis.

En terme de réalisation, pas de changement avec cet épisode qui continue les mouvements de caméra insupportables. En terme d’écriture, on a un truc plutôt classique avec encore une infiltration au sein du FBI, qui doit être le bâtiment le moins sécurisé de toute l’histoire des séries à présent, entre ses agents doubles, ses meurtriers, ses taupes, ses infiltrés… En seulement deux saisons.

Qu’à cela ne tienne, l’épisode réussit à être un peu plus prenant en nous blessant Patterson (et en prouvant une fois de plus que Kurt est juste invincible), puis en mettant la vie de Tasha en danger. Le reste de l’intrigue est un peu grossière, avec une sombre histoire de Corée du Nord et un retournement final qui peine à (me) convaincre.

Pour conclure, le geek en moi est ravi des références à Harry Potter (que j’ai pensé plagié pendant un moment de l’épisode) et Joss Whedon, bien qu’il s’offusque un peu du possible spoiler sur Dobby.

08.pngÉpisode 8 – We Fight Death on Thick Lone Water – 10/20
Anyone got eyes on Jane and Weller?

Encore une série qui choisit de nous pondre un début in media res avant de nous fournir tout un tas de flashbacks explicatifs sur ce qu’il s’est passé pour justifier la disparition de Jane et Kurt. Ce n’est vraiment pas mon type d’épisode préféré, mais celui-ci gagne des points en proposant le point de vue de chacun des personnages, en jouant au passage sur des filtres colorées et les mensonges de chacun. C’est plutôt sympa, même si ce n’est pas révolutionnaire.

L’histoire de la semaine reste hyper classique, malgré cette pirouette scénaristique. C’est celle de la prise en otage d’une scientifique capable de créer une bombe tsunami, ainsi que celle de Kurt qui se fait capturer bêtement.

L’épisode enchaîne les moments ridicules : entre Kurt qui se sépare de Jane en jouant sur son inexplicable naïveté, le plan illégal de Nas, la manière dont Kurt et Chen s’enfuient ou l’intervention divine de Jane sauvant Chen puis Nas, on est servis en moments qui n’ont aucune crédibilité. Au passage, les terroristes sont hyper doués à deviner que les vendeurs sont des flics.

Bref, vraiment pas convaincu par cet épisode qui laisse de côté les intrigues de la saison (à l’exception de Zapata et Edgar) pour développer une sous-affaire pas convaincante du tout.

Quant à Weller et Nas, je ne suis pas convaincu du tout par ce couple non plus. Il n’y a que le cliffhanger qui m’a donné envie de regarder et c’est con parce que c’était donc la fin. Sans rancune et à la semaine prochaine.

09.pngÉpisode 9 – Why Let Cooler Pasture Deform – 10/20
We have to stand up

Aïe, je fondais beaucoup d’espoir sur la mi-saison de cette série après la réussite de leur premier épisode et de leur mi-saison 1. Je n’aurais pas dû. Bon, je ne m’attendais pas à ce que cette semaine marque déjà le début de la pause de Noël, mais je m’en suis rendu compte assez vite devant l’épisode.

En lui-même, il n’est pas mauvais, les acteurs gèrent bien, la photographie est top mais l’écriture… L’écriture, mes amis, est tout simplement hyper mauvaise. Entre les red flags du psy qui dit à Patterson qu’il n’a pas été aussi heureux depuis longtemps, Jane qui est assez stupide pour penser qu’on la laisse communiquer avec le FBI ou l’explosion de la fuite de gaz pile une fois que tout le monde est sain et sauf, c’est de l’américanisme à deux balles.

Tout est tellement prévisible (jusqu’aux répliques !) qu’il est dur de ne pas s’ennuyer. Je n’ai vraiment pas appris grand-chose, à part peut-être le gentil coéquipier qui a regardé son ancien coach mourir plutôt que de l’aider, mais même ça, ce n’est pas franchement étonnant.

Le pire, c’est ce long flashback qui nous révèle une fois de plus les motivations de Jane qui tombent tellement à plat. C’est une bobo écolo qui tourne mal quoi, sérieusement. Et je ne parle pas de cette taupe grillé à 1000 kilomètres, Nas ayant vite été bannie de ma liste de suspect.

Bref, Patterson et Tasha sont toutes les deux toujours aussi géniales, mais ça finit par ne plus suffire. Le cliffhanger est la seule bonne chose dans ces 40 minutes et uniquement parce que la frustration est assez énorme pour nous faire revenir après la pause.

Grosse déception.

blindspot_0001751159.jpgÉpisode 10 – Nor I, Nigel, AKA Leg in Iron – 14/20
Shut up! Are you slow on something?

Après une mi-saison catastrophique de prévisibilité et d’improbabilité, les scénaristes réussissent à peu près bien à rebondir sur leurs pattes grâce, encore et toujours, au personnage de Patterson une fois de plus (encore et toujours bis) enlevée et laissée aux mains des méchants.

Peu importe, elle aura beau être torturée, elle ne perd rien ni de sa verbe, ni de sa superbe, ce qui offre d’excellentes scènes.

Le personnage de Robert/Nigel continue à être développé, et ça fonctionne tout de suite beaucoup mieux maintenant que son passé stupide est évacué. Patterson (encore et toujours elle) souligne bien le ridicule de la situation, car finalement il est bien pire que ceux qui ont tué sa femme. Mais bon.

Côté improbable, on revient sur le fait qu’il est incapable de maîtriser Patterson mais qu’il bousille en deux deux Weller ? Non ? Bon, OK, je sais, il ne voulait pas faire mal à sa chérie, mais quand même quoi. Cela dit, cela offre la meilleure scène d’action de l’épisode alors…

De son côté, Roman se réveille sans aucun souvenir, exactement comme Jane à l’époque. Difficile de ne pas y voir une facilité scénaristique énorme, mais bon, cela fonctionne plutôt très bien dans la relation qu’il développe avec Jane et permet déjà d’offrir de nouvelles péripéties pour la suite de cette saison 2… qui en a grand besoin.

Je ne supporte plus le couple Nas/Kurt qui ne sert à rien (autant en tant que couple que les personnages eux-mêmes qui n’arrivent pas à sortir de la caricature de leur rôle) et la relation Tasha/Edgar n’est pas suffisante. J’ai aimé ce râteau que lui fout Tasha, malheureusement, on est dans une série, je doute que ça dure. Je ne veux pas les voir ensemble, parce que ça va deux secondes les couples au sein de l’équipe et que les personnages ne sont de toutes manières pas faits pour être en couple.

Quant aux relances sur l’intrigue en fin d’épisode, je peine à être convaincu, il va falloir voir ce que ça donne au long terme.

11.pngÉpisode 11 – Droll Autumn, Unmutual Lord – 12/20
Relax everyoneIt’s not a weapon, it’s a human heart.

Cet épisode ne m’a pas du tout accroché, ni convaincu.

Côté perso, Weller continue de ne pas assurer pour son futur bébé et il s’en plaint encore. Pas de bol pour lui, la mère a juste envie de se barrer loin (et comme je la comprends !). Roman est en pleine crise existentielle, ce que je comprends aussi, et Jane tente de l’aider sans le pouvoir, puisqu’elle est forcée de lui mentir.

Nas est insupportable, pour changer. Tasha doit gérer le râteau qu’elle a foutu (et le fait en narguant Reade, ce qui est aussi drôle qu’imblairable de sa part, j’ai beau l’aimer, elle abuse) et Jane fait sa crise d’adolescente quand elle est forcée de travailler avec le type qui l’a torturée.

Pas d’inquiétude, ça ne dure pas, parce que Kurt a voulu tuer le méchant avec qui ils travaillent alors tout va bien. Et le FBI continuent d’affronter la CIA en permanence, avec cette fois une négociation d’un cœur avec les terroristes. Voilà, voilà.

Même Patterson gérant avec difficulté son retour au travail n’a pas réussi à me maintenir devant mon écran, et force est de constater que cet épisode fait avant tout du remplissage. Le fil rouge ne se développe pas, on a un autre attentat à déjouer qui ne fait frémir personne malgré le grand renfort de zooms dramatiques et de mouvements précipités de la caméra à vous en donner la nausée.

L’écriture des dialogues n’est franchement pas réussie avec zéro dynamique ni cohérence : prenez la scène de la révélation de la mort du fils, chacun des « gentils » parle à son tour plutôt que de parler ensemble, avec une espèce de petite gradation dramatique qui se termine sur une Jane au bord des larmes… mais pourquoi ?

La partie la plus intéressante de l’épisode est peut-être encore Roman qui se souvient peu à peu du monstre qu’il est, grâce à l’aide d’une psychologue qui en arrive à la conclusion qu’il faut l’isoler. Allez, ça fera plaisir à Ludo que je le redise : Tasha était soulante dans cette épisode, surtout dans sa dernière scène où elle semble souffrir de voir Reade avec une autre.

J’ai levé les yeux au ciel comme jamais et suis passé un peu à côté du cliffhanger. On verra la semaine prochaine.

Capture d'écran 2017-01-19 16.17.33.pngÉpisode 12 – Devil Never Even Lived – 11/20
This is a conversation about work – it’s not about us.

Pff, bon, j’essaye hein, j’essaye vraiment, mais mes déjeuners du jeudi sont de moins en moins passionnants devant cette série.

Pourtant, chaque personnage a son moment de gloire et son développement, il y a donc du positif, mais c’est majoritairement l’occasion de lever les yeux au ciel face à certaines décisions – que ce soit le développement des personnages (Reade ! Sérieusement, insupportable tout au long de l’épisode et particulièrement à la fin) ou le choix de mettre un rouge à lèvres foncé à Jane parce que OUHLALA attention, elle infiltre une cellule terroriste faut être dark et badass.

J’ai bien accroché à l’intrigue de Roman et à sa peur d’être un sociopathe (qu’il est clairement) parce qu’il n’est pas amoureux de sa rousse. C’était un bon développement, prévisible mais bien mené et surtout bien joué (Luke Mitchell, en même temps, je veux dire, c’est sans surprise). Quant à Cat, sa mort était marquée sur son front dès son flashback introductif, justement pour rajouter du suspens autour de Roman et pour savoir si oui ou non il va rester un gentil ou redevenir un méchant pas beau. En gros.

Au premier rang de ce que j’ai aimé également, Patterson est toujours aussi chiante dans son traumatisme. Bon, c’est un développement nécessaire, cela dit, elle devrait être habituée d’être sur le point de mourir à force, moi en tout cas je le suis, et je pense que vous aussi. Hum, j’étais censé parler du positif, pardon, donc le bon point que j’accorde au perso (à part l’actrice que j’adore) c’est qu’au moins, elle confronte Nas sur son inutilité. ENFIN quelqu’un pour le faire. Tout n’est pas perdu.

Tasha continue d’être aussi binaire que d’habitude (et l’ensemble du FBI aussi à l’arrivée de Roman dans les locaux) et le seul truc qui sauve l’intrigue totalement inutile de cet épisode, c’est le fil rouge qui avance (énormément?) au moment du cliffhanger.

Tout n’est pas perdu pour la série donc, qui nous offre cette semaine un développement intéressant pour Roman et pour le fil rouge, enrobé néanmoins dans beaucoup d’ennui et de mouvements de caméra… Purée, je suis en train de leur mettre de moins bonnes notes qu’à Shadowhunters quand même, hein !

13.pngÉpisode 13 – Name Not One Man – 10/20
I don’t want to bore you with intrisecate details.

Cette pause dans la diffusion n’a vraiment pas servi la série, car je me sens totalement déconnecté au moment de commencer cet épisode. Toutefois, très vite la nausée habituelle provoquée par les mouvements et zooms intempestifs et permanents de la caméra m’est revenue, pas d’inquiétude.

Deux intrigues sont menées en parallèle cette semaine avant de se rejoindre. Weller se renseigne sur son passé, accompagnée de ses deux petites-amies, tant qu’à faire. Il découvre ainsi que Shepherd a payé pour ses études en 1996 (tout ça ne nous rajeunit pas), ce qui est aussi l’occasion d’un petit flashback en début d’épisode.

Tasha & Reade suivent eux la piste ouverte par l’un des tatouages et cela les mène tout droit à une ferme pleine d’armes et un type qu’ils prennent pour un terroriste et retrouvent… dans leur bureau. ENCORE. Sérieusement, putain, la sécurité des locaux du FBI dans cette série, c’est un concept. Bon, il s’avère que leur terroriste bosse en fait pour eux.

C’est beau pour une agence fédérale d’être aussi renseignée sur ses propres activités, mais en même temps, cette semaine, on veut nous faire gober que le FBI lui-même créé des cellules terroristes pour mieux pouvoir les arrêter et contrôler les terroristes. OF COURSE.

Du coup, ça réunit tout le monde autour de la même intrigue qui consiste à stopper un nouvel attentat, comme chaque semaine, en s’appuyant sur les informations dont Roman ne se souvient pas et en se servant d’un indic’ qu’il ne protège même pas de l’élémentaire gilet par balle.

Malgré tout, Kurt continue de lancer des regards haineux et de crier des ordres à tout le monde, alors qu’il semble de plus en plus évident qu’il lui manque un cerveau de base pour ce job. C’est sûrement pour ça qu’il s’en prend aussi à Patterson qui, elle, utilise des méthodes efficaces, contrairement à lui.

D’ailleurs, quand ils mettent enfin la main sur la terroriste du jour, Jane me paraît mille fois plus convaincante que lui pour la stopper. Ce n’est pas l’avis des scénaristes cela dit, et Kurt est une fois de plus le héros du jour qui arrive par la parole à stopper une nana qui était prête à tout faire péter. Bien sûr, bien sûr.

Il reste encore tout un acte à combler des histoires persos de chacun (surtout Reade et Jade se lançant tous les deux dans une nouvelle relation) et pour mettre en place les cliffhangers. Kurt se retrouve prisonnier de Shepherd et c’est étrangement sexuel entre eux. Elle tente de le convaincre de rejoindre les terroristes, mais en fait non. Elle se contente de tuer son indic’ et de le laisser se libérer.

Le vrai cliffhanger, c’est donc Patterson qui tombe dans les vapes. Une fois n’est pas coutume, les scénaristes se reposent donc sur le personnage d’Ashley Johnson pour mettre de l’enjeu, puisque c’est leur personnage le plus réussi.

Bon alors, c’est peut-être pas juste parce que Blindspot passe désormais le même jour que The 100 & MSW qui sont géniales et que j’ai vu cet épisode après l’excellent 2×03 de The Magicians, mais franchement, cet épisode était mauvais, divertissant à peine, confirmant de plus en plus mon trouble de l’attention et mon problème avec leur caméra.

Parfois, je relis ma critique du premier épisode de cette saison et je me demande comment on en est arrivé là. En fait, je commence à penser que c’est surtout incroyable qu’ils aient pu proposer un aussi bon épisode d’ouverture…

14.pngÉpisode 14 – Borrow or Rob – 14/20
This is a formula to start a war.

Et c’est reparti pour un épisode dont le titre est de nouveau un palindrome (je m’en suis rendu compte la semaine dernière, fallait au moins que je l’indique : les titres peuvent être lus de gauche à droite, ils seront les mêmes).

Reade s’est donc drogué tout le WE, mais il est en pleine forme pour le boulot (et le sexe) du lundi matin. C’est d’une crédibilité dingue.

Le cliffhanger autour de Patterson est expédié en cinq secondes et on repart aussitôt sur une intrigue de la semaine, avec un tatouage qui se résout de lui-même. Pourquoi pas, mais on devrait en réentendre parler plus tard.

L’avantage, c’est que cela permet le retour de Rich, un guest qui fonctionne toujours plutôt pas mal… et qui est désormais dans un délire religieux. Pourquoi pas, bis.

L’intrigue nous amène donc dans la résolution non d’un attentat, mais d’une tentative de déclarer une guerre basée sur le lithium à éviter à tout prix. Pourquoi pas, ter.

Cela passe par une infiltration forçant Kurt et Patterson à se mettre en couple avec Rich et l’ex de Rich, ce qui est marrant mais est un bon gros foutage de gueule. L’épisode commence par Kurt demandant à Patterson de rentrer chez elle car elle n’est pas en état de travailler et dix minutes plus tard, il l’envoie en mission sous couverture. La logique. Cela dit, celle-ci est plutôt très cool avec de bons moments comiques et le prénom de Patterson qui a failli être divulgué, mais en fait non. La conclusion est prévisible et simple, mais le « you shot the hostage » était marrant.

En parallèle, Jane & Roman partent en quête de leur passé avec Nas, grâce aux informations que le FBI a réussi à déterrer sur Shepherd. C’est un autre « pourquoi pas » de l’épisode.

Cela mène Roman à l’un de ses premiers souvenirs, il serait temps ! Et donc, il a tué la mère de Taylor Shaw, c’est très très con tout ça, surtout que Jane refuse de dire la vérité à Kurt.

Cet épisode était plutôt une réussite, principalement grâce à Rich et Boston, ce qui est quand même un peu con puisqu’ils ne sont pas faits pour rejoindre l’équipe sur le long terme. Pour une fois, j’ai donc réussi à apprécier l’épisode, et ça change.

Malgré tout, il reste des défauts, à commencer par Reade. Tasha est sous-exploitée, mais ce n’est peut-être pas si mal. Le fil rouge se complexifie un peu avec Riley, le Protocole Truman et la phase deux d’un plan dont on ignore encore trop de choses et des pistes sont ouvertes, notamment avec Rich proposant d’aider à résoudre un tatouage.

C’est beaucoup, beaucoup mieux que les derniers épisodes, je reprends presque confiance dans la série (mais c’est encore un peu tôt).

15.pngÉpisode 15 – Draw O Caesar, Erase a Coward  – 15/20
How’s anyone supposed to have a life outside of all this?

Il faut donc qu’un personnage de série se drogue pour qu’on entende parler de retard de train dans une grande ville à l’écran. Purée, c’est rassurant de savoir que les personnages ont les mêmes problèmes que nous (bien que ce soit un retard fictif).

Bon enfin, les mêmes, c’est vrai que j’ai tendance à oublier pas mal de choses aussi, mais je ne suis pas à devoir me battre avec Kurt pour espérer me souvenir de quelque chose.

Bon alors, ça ne surprendra personne, mais je n’ai pas spécialement accroché aux intrigues proposées dans l’épisode, au point que je suis bien incapable d’en dire quelque chose de constructif.

Cependant, j’ai aimé l’absence de Reade, ça fonctionnait très bien sans lui, surtout que les scénaristes ont fait le choix de changer les équipes habituelles grâce à ça. La structure de l’épisode aussi change un peu avec une construction se centrant sur chacune de ces équipes, c’est parfait, surtout que Nas ne fait pas partie des équipes et, qu’à part recevoir des appels chelous et des textos de sa source, elle ne fait rien cette semaine.

On suit d’abord Tasha et Jane qui travaillent ensemble pour la première fois depuis vraiment longtemps, si ce n’est pour la première fois tout court (?). J’ai adoré les voir enfin retrouver une relation normale et parler de leur vie perso, même si Tasha ne fait toujours pas confiance à Jane. C’est une bonne idée de proposer ce duo et j’espère qu’on aura l’occasion de les revoir dans d’autres situations similaires.

Dans une seconde partie de l’épisode, on suit Reade et son retard au travail. Il fait équipe avec une Patterson très en forme et qui remarque assez vite que son co-équipier n’est pas en forme. Ce n’est pas suggéré très subtilement avec des froncements de sourcils à intervalles réguliers, mais ça se saurait si Blindspot faisait dans la subtilité. À eux deux, ils font bien avancer l’intrigue, mais leur journée est bien plus longue que celle de Tasha et Jane, du coup c’est un peu bancal, surtout plus tard quand on nous sort une conversation téléphonique.

Ensuite, nous suivons Kurt et… Roman. En effet, Kurt veut qu’il se souvienne de quelque chose, sinon il devra le remettre à la CIA. Évidemment, il ne sait pas que c’est déjà le cas, car Jane lui cache. Roman s’en tire plutôt très bien en couverture, c’est intéressant. Kurt & Roman se font enlever et le reste de l’équipe tente alors de les retrouver.

Cela permet à nouveau de rapprocher les deux hommes et Roman découvre de nouvelles choses sur lui-même, notamment qu’il parle espagnol. C’est probablement suffisant pour le faire rester et leur enlèvement est un bon prétexte pour reformer le duo Tasha/Reade et me faire une petite frayeur.

Si je n’ai pas aimé cette intrigue, l’épisode marque des points en maintenant mon attention grâce aux duos originaux qui sont proposés dans cet épisode. Voir les relations de l’équipe évoluer est déjà ce qui m’avait fait aimer la deuxième partie de saison 1, je suis donc plutôt content de les voir enfin s’occuper de ça à nouveau, surtout que ça dépasse le simple cadre de la mission, avec Tasha bureau du cœur pour Jane, une petite bière Kurt/Weller et une conversation à cœur ouvert Reade/Patterson, cette dernière ayant tout compris, forcément.

La toute fin voit Jane faire exploser sa relation de couple (mouais) et Nas se faire surprendre comme une bleue dans sa voiture (même moi je savais). Reste à savoir si elle survivra ou pas, mais comme je n’aime pas le personnage, ça m’est un peu égal.

16.pngÉpisode 16 – Evil Did I Dwell, Lewd I Did Live – 15/20
Whatever, she has amnesia.

Nas s’en sort de manière intéressante en reculant le dossier de son siège. Plutôt intéressant.

L’épisode commence bien, avec toute l’équipe complétement bourrée, a priori le même soir que l’épisode précédent. C’est un peu dommage car ça casse la crédibilité le côté Patterson/Reade, vu leur dernière scène ensemble. Jane supporte mal son rencard annulé et se la joue nostalgique dans l’ex-chambre du futur bébé de Kurt. Toute l’équipe s’inquiète pour Nas lorsqu’elle prévient Kurt de son agression et aussitôt tout le monde retourne au boulot.

Comme par hasard, Reade et Zapata y sont choisis aléatoirement pour un test de drogue. C’est hyper crédible ça. Cela suffit en tout cas à provoquer du bon drama entre les deux meilleurs amis, meilleur en tout cas que l’intrigue qui tentait de les mettre en couple. En plus, Edgar accuse aussitôt Patterson de l’avoir dénoncé, et c’est cool comme ambiance pour bien travailler.

Reade et Zapata n’ont plus qu’à stresser tout le reste de l’épisode et à chercher à comprendre pourquoi et comment ils en sont arrivés à là, Tasha posant un ultimatum bien trouvé à son partenaire.

Une source anonyme à la voix incompréhensible indique à l’équipe le moyen de coincer Shepard et Borden. Cet épisode marque aussi le retour de Cade, un personnage que j’ai totalement oublié, comme toujours avec Blindspot, que je ne suis clairement pas assez attentivement. Il se dit être la source anonyme et les flashbacks ne m’aident pas trop à raccrocher les wagons, pas plus que le caractère relou de Tasha qui refuse de croire le moindre mot de Cade, encore et toujours.  Au moins, elle est fidèle à elle-même dans le poste de la relou de service, et c’est ça qui me fait l’aimer habituellement.

Malgré la trahison de Cade, les explications qu’il fournit parviennent à convaincre tout le monde qu’il est de nouveau du bon côté. Cette conviction change aussitôt qu’ils se rendent compte que Shepherd a encore et toujours un coup d’avance sur eux. C’est logique : Patterson comprend enfin l’origine de ses maux de tête. Shepherd s’est arrangée pour lui foutre un micro dans les dents. Ceci explique cela. C’est un bon coup de la part des scénaristes et évidemment ils en profitent pour piéger Sandstorm. C’est une bonne idée, même si c’est un peu surjoué le coup des scripts à lire en salle de réunion.

Le plan de Patterson fonctionne évidemment, mais les hommes de Sandstorm s’entretuent sans problème. Le meilleur reste la confrontation entre Borden et Patterson, enfin ! Ashley Johnson y est aussi brillante que d’habitude et ça aide à pardonner de grosses facilités, tout en apportant de bons points à l’épisode qui voit ainsi sa note gonfler. Borden se suicide à son tour sous les yeux de Patterson. Pas simple cet épisode, et surprenant dans ses avancées.

J’espère en tout cas de Nigel est bien mort, ce qui n’est pas gagné : il s’est pris deux balles et a fait explosé une grenade, mais on a vu bien des séries sauver des personnages plus amochés que ça (coucou Sara Tancredi, je ne t’oublie pas). Ils sont encore fichus de nous sortir l’existence d’une trappe (je l’ai déjà vue dans une série, mais incapable de me souvenir de laquelle ?) qui lui aurait permis de se sauver, mais ce serait tellement trop gros !

Enfin, Jane & Roman continuent de créer leur relation frère/sœur dans cet épisode. En plus, revoir Cade leur permet d’avoir les mêmes souvenirs en même temps, c’est plutôt cool. Jane réussit en plus à se faire pardonner par un Oliver totalement accro.

On en arrive à d’excellent cliffhangers avec une Patterson qui se fait retirer son micro, une Tasha qui vient dénoncer son meilleur ami à Weller et une Jane endormie de force aux côtés d’Oliver après l’attaque d’hommes armés.

Comme toujours, l’épisode possède pas mal de défauts mais il fait vraiment avancer pas mal d’intrigues. Les retours et bonnes surprises aident à accrocher à l’épisode qui sort un peu du carcan de l’épisode de la semaine grâce à cela. On sent que cette seconde partie de saison tente de proposer un fil rouge plus établi, exactement comme l’an dernier. C’est tant mieux, car je préfère largement la série quand elle propose ce genre d’épisodes.

Capture d'écran 2017-03-30 16.42.55.pngÉpisode 17 – Solos – 14/20
You want to do good. Just like your sister.

On les sent un peu en galère sur les palindromes, non ? En un mot, c’est un peu simple, quand même.

Peu importe. Oliver et Jane se réveillent le lendemain matin de leur agression dans une prison cinq étoiles. Jane se sent évidemment responsable, mais c’est finalement le secret d’Oliver qui les a amenés ici. C’est sympa et ça nous parle d’une pyramide de Ponzi. La même semaine que Quantico. Youpi.

Bon, cette intrigue est sympa parce que ça va assez vite et qu’elle se révèle un peu plus à Oliver.

Edgar a un réveil un peu violent lui aussi puisqu’il se fait larguer par sa copine droguée qui est aussi maman. La suite ne fait qu’empirer sa situation avec Kurt qui le confronte suite à la trahison de Tasha. Il finit par démissionner, rejoignant la longue liste de démissions clichées et inefficaces de la télé américaine.

De son côté, Patterson vient voir sa nouvelle psy pour rompre leur relation, surtout qu’elle s’est plantée dans son diagnostic. Cependant, on se doute bien qu’ils n’ont pas payé l’actrice cette semaine pour le plaisir et qu’elle est amenée à réapparaître bien vite.

Pour Keller et Nas, il s’agit de retrouver plein d’argents volés par Roman avant son amnésie. Normal, c’est sûr qu’il va les aider avec son amnésie. Comme par hasard, cette semaine, il n’a aucun problème à se souvenir de quelques détails qui, bien sûr, n’aident tout de même pas Kurt & Nas, qui doivent faire face à sa culpabilité (et ne le font presque pas). En fin d’épisode, il retrouve effectivement la psy et lui font signer l’autorisation pour sa sortie. C’est merveilleux et ça fait pleurer Jane… Bon, pas moi, j’ai de moins en moins confiance en la psy (mais ça commencerait à être une sale constante de la série).

L’épisode s’accélère un peu une fois que Patterson découvre que Jane a été enlevée. L’intrigue s’avère assez intéressante avec un dilemme : il y a deux couples d’otages, et un seul survivra. Sympa.

Bon, Jane continue d’être relou dans le cliché de la superhéroïne beaucoup trop douée pour être crédible, allant jusqu’à improviser un acronyme pour sauver les autres otages. Par contre, quand il s’agit de s’enfuir, elle prend la porte d’entrée derrière laquelle les méchants attendent, évidemment. Comme d’habitude, c’est un peu gros quoi : elle déchire avec un travail juste impossible à faire mais fait des erreurs de débutants énormes juste après.

Le titre de l’épisode s’explique assez bien avec la majorité des agents dans une intrigue solo au départ, de même qu’avec les otages. La conclusion sur le père mort qui donnait de l’argent malgré tout à son fils est plutôt sympathique. Du coup, je suis un peu partagé : il y avait des scènes franchement cools et une intrigue plutôt bien fichue, mais dans ses détails, ça ne passait pas trop.

Côté cliffhangers, c’était moyen du côté de Reade qui se fait tabasser et de Roman/Jane. En revanche, Patterson qui pète son câble chez elle, c’était tout simplement génial. L’équipe qui est dans le viseur de la justice, ils nous l’ont déjà fait l’an dernier il me semble (quand l’autre était sur leur dos et que Patterson lui répondait qu’elle faisait les maths dans sa tête), donc je suis sceptique. Et puis, comme par hasard, il ne trouve pas Reade pour l’avertir hein…

Bon, je reconnais que cet épisode était divertissant, mais il avait aussi pas mal de défauts. Je suis vraiment partagé !

Screenshot_2017-04-08-10-25-30Épisode 18 – Senile Lines – 14/20
Freedom is a thing you have to earn

Cette semaine, Blindspot proposait un bon divertissement pour mon trajet en RER, mais rien de bien fou. Ce n’était pas mauvais, mais clairement pas excellent non plus. Une enquête à la semaine qui faisait malgré tout avancer un peu la thématique générale de la saison quoi.

D’une part, l’avancée se faisait grâce au personnage de Reade, qui se réveille dans sa chambre d’hôpital après avoir été tabassé. Les trois quarts de cette intrigue sont assez chiante parce qu’hyper longue. Il joue au type renfermé sur lui-même et refuse de parler avec l’autre type dans sa chambre. Ouais, mais en fait, il finit par lui parler, bien sûr, et même par l’aider. Dès lors, les deux louent une amitié un peu étrange, se confiant leur secret. C’est la première fois que Reade raconte ce qu’il s’est passé enfant…

Son nouvel ami lui conseille de regarder la cassette qu’il a récupéré chez son coach pour enfin affronter le problème et arrêter de se laisser ronger par ça. Pourquoi pas, c’est une belle avancée dans cette intrigue qui voit le personnage partir en vrille depuis trop longtemps maintenant. N’empêche que ça restait un peu long.

Il regarde donc la cassette VHS (parce que oui, il a encore un magnétoscope en état de marche le chanceux) en compagnie de Tasha. Je veux bien que ce soit sa meilleure amie, de là à lui montrer cette vidéo de son viol (probablement), c’est un peu chelou, non ?

L’intrigue de la semaine était un peu plus intéressante que d’habitude parce que je l’ai trouvée originale (en tout cas, je n’ai pas souvenir l’avoir déjà vu dans une série, mais après je regarde peu de séries procédurales). Il était question d’une mère de famille d’accueil qui a accepté de tester des drogues et médicaments sur les enfants qu’elle garde. Pas de bol, l’une d’elle se suicide en début d’épisode.

Bon, ça se développe de manière hyper classique malgré tout, même s’il y a un côté un peu intrigant avec l’enquête qui est effectuée contre l’équipe. Cette enquête est apparemment effectuée par un personnage qu’on a déjà vu, mais impossible de le remettre personnellement. Du coup, je l’ai trouvé marrant, même si je me suis demandé ce qu’il avait bien pu faire à Tasha pour qu’elle soit si énervée de le revoir.

Concrètement, les scènes de l’enquête sont les meilleures : Patterson dit que l’enquêteur tord la réalité pour arriver à ses fins, moi je dis qu’il voit les faits avec un certain recul appréciable, même si pas toujours juste, effectivement. Comme il est présenté en tant qu’empêcheur de tourner un rond, il est logique aussi qu’il le soit : il freine à plusieurs reprises l’enquête.

Dans les choses qui ne vont pas cette semaine, parlons un peu des « méchants » qui réussissent à entrer sans problème dans la morgue pour réclamer un corps, de Roman qui finit sur le terrain (encore sur la partie enquête, je veux bien, mais en intervention… qu’est-ce qu’il fout là ?) ou de Weller qui réussit à convaincre Elie de ne pas tuer sa mère d’adoption à la fin… sans la moindre crédibilité. Franchement, son discours est naze, ce n’est pas crédible dix secondes.

L’épisode se concentre beaucoup sur Roman, histoire de montrer comment il vit sa rédemption. Cette insistance ne peut vouloir dire qu’une chose pour moi : il ne va pas tarder à tomber de très haut en découvrant que c’est Jane qui l’a rendu amnésique ! On verra, mais ça semble le suggérer, car il est trop parfait cette semaine.

Nas aussi est trop parfaite : elle se dénonce histoire que l’équipe de Kurt sorte de l’enquête sans problème. Tout ça se conclut donc sur un départ de celle-ci (apparemement ?), que je vis absolument bien. Je ne me suis jamais attaché à son personnage, donc ça ne me dérange pas trop qu’elle disparaisse de la série… mais j’en doute. Ils vont bien trouver un moyen de la ramener.

Enfin, un dernier cliffhanger histoire de lancer la fin de saison : la phase 2 (il y a toujours une phase 2 !) de Sandstorm débute à Bangkok avec des armes nucléaires. C’est merveilleux !

Je suis sceptique, mais il y a encore assez de bons éléments pour proposer une fin de saison à la hauteur (et c’est pour bientôt, alors tant mieux).

PS : il y a plus de quatre écrans allumés sur cette photo, bingo !

Screenshot_2017-04-29-10-58-06.pngÉpisode 19 – Regard a Mere Mad Rager – 15/20
I told you I was great at puzzle.

Bon et bien, vous savez quoi ? S’ils n’en avaient pas parlé, je n’aurais jamais capté que Nas n’était plus là. Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou pas pour eux, mais bon, rien ne m’a manqué. Et même, j’ai trouvé qu’on avait un rythme un peu meilleur. C’était peut-être parce qu’on approchait de la fin de saison, mais j’en doute parce que ça ne se voyait pas tant que ça.

En effet, l’épisode commence par nous retarder autant que possible les attentats prévus par Shepard. Celle-ci se retrouve dans la merde grâce à Patterson qui lui coupe les vivres au moment d’une transaction pour sa bombe à Bangkok. La scène d’action qui suit est assez dingue, donc l’épisode commence plutôt très bien. Cependant, la suite est inutilement longue : Shepard se retrouve en prison, puis réussit à s’évader en parlant avec le garde.

Tout ça la mène sur un bateau, avec son arme chimique, et nous la montre comme un personnage bien badass et capable de scènes d’action de folie. Histoire de préparer le final donc, parce qu’autrement on est exactement au même point que la semaine dernière.

De leur côté, Weller et son équipe s’occupent d’une histoire de hackers pas franchement passionnante, mais plutôt bien rythmée. En plus, ça nous rappelle que la série est censée s’occuper des tatouages de Jane, même si on ne sait toujours pas trop comment Sandstorm a pu prédire le futur hein. J’aurais préféré une série tombant dans la science-fiction, je crois.

Bien rythmé, oui, c’est l’un des seuls compliments à faire à cet épisode qui exploite autrement des pistes plutôt classiques, avec des énigmes pour Patterson et un détour à la gare de Grand Central, encore, toujours.

Cela dit, il y avait aussi quelques bons gags, du flashmob à Weller qui se dit bons en puzzle face à Patterson. J’ai ri dans mon train, c’est bien joué de leur part (j’essaye d’éviter de le faire, mais je me rends compte depuis que je tiens ce blog que ça m’arrive beaucoup trop souvent). Cela me fait penser que j’ai aussi bien souri à Patterson imitant Kurt. Enfin voilà quoi, il y avait un bon humour, ça faisait du bien.

Pour le reste, nos héros réussissent à récupérer des documents qui allaient être leakés pour le meilleur hacker du coin, ils sont trop forts. Cela leur permet d’obtenir un « TrumanProtocal.jpg » (ce titre ne s’invente pas, sérieusement, j’ai ri), une photo de la signature de tous les présidents. Passionnant… en tout cas, suffisamment pour que Shepard demande à ce que Kurt soit tué. Normal la meuf, elle le protège toute la saison, il obtient une photo et elle veut le tuer. C’est d’une logique…

Et puis surtout, l’épisode introduit une hacker totalement cinglée qui organise ce jeu de piste géant avec des documents confidentiels… mais à la fin, tout le monde s’en tape. Weller et Jane récupèrent leurs infos et se barrent, laissant une dizaine de hackers/meurtriers continuer leur journée pépère. C’est un peu étrange quand même.

Autrement, l’épisode se concentre sur Read qui se remet de son trauma comme si de rien n’était, parce que voir sa cassette a suffi à lui faire surmonter ça. C’est d’une logique qui m’échappe un peu : je veux bien qu’il y ait un fond de vérité, mais c’est un peu trop radical. Surtout pour un personnage tombé dans la drogue.

Son amitié avec Tasha est toujours beaucoup trop cool (n’en déplaise à Ludo) mais est un peu trop précipitée à mon goût. On sent qu’il n’avait pas trop le temps de la développer dans cet épisode, mais qu’il fallait passer définitivement l’étape de la réconciliation avant que Tasha soit dans la merde à son tour.

En effet, celle-ci finit l’épisode en se faisant arrêter, probablement pour avoir obstrué une enquête en cours, ce qui est, comme d’habitude, beaucoup trop suggéré à coups de flashbacks ; comme tout le reste des infos se suivant sur plusieurs épisodes. Enfin, les flashbacks sont une bonne chose, le problème, c’est leur traitement où le personnage apprend une information, s’en souvient en flashback, puis répète à son tour la même information. J’ai l’impression d’avoir le cerveau martelé, quoi.

Enfin bon, c’était déjà comme ça en saison 1, on va dire que c’est le style de la série qui veut ça.

20.pngÉpisode 20 – In Words, Drown I – 14/20
You think I weigh as much as a fridge?

Tasha se retrouve en prison et la tenue orange lui va bien au teint si vous voulez mon avis (comme ça, vous ne le voulez pas ?). Patterson, de son côté, passe tout son temps à bosser et ne rentre plus chez elle. C’est malin comme évolution, elle passe son épisode à s’énerver sur son équipe et la technologie.

Un flashback avec filtre bleu dégueulasse (ils les aiment ces filtres) nous apprend que Tasha est en fait en mission sous couverture pour s’approcher d’une nana, Devon, qui a un lien avec Shepard. Wah. Je dois avouer qu’ils m’ont eu par surprise sur ce coup-là, mais c’est aussi l’un des twists les plus nazes des deux saisons de la série !

Le lien s’avère encore mieux que prévu : c’est la petite amie d’un membre important du réseau de Shepard. Partant de là, Zapata fait tout ce qu’elle peut pour obtenir un maximum d’informations… y compris et surtout aider Devon à s’évader. Bienvenue dans Prison Break les gars, ça faisait longtemps. Bon, et y a pas photo, si je préfère être aidé par Zapata à m’évader, je crois que Michael fait mieux le job. En même temps, avec le FBI, ça paraît bien facile, alors pourquoi pas.

Tellement facile que Tasha se fait avoir comme une merde ensuite, reconnue tout de suite par Parker, le mec de Devon. C’est ridicule, prévisible et franchement pas pro. C’est à croire qu’ils n’ont jamais vu aucun film d’action de leur vie. Et ça vient de moi, ce n’est pas non plus comme si j’en regardais souvent.

Bon, peu importe. Nos super-héros parviennent à arrêter les super pas beaux sans aucun problème après une ou deux scènes d’action plutôt bien réussies. Bon, en conclusion, Devon n’a aucun info et Tyler décide de ne rien dire, ce qui énerve encore un peu plus Tasha, et moi avec. L’écriture est franchement moyenne cette semaine, on n’avance pas spécialement et il y a beaucoup de pistes non exploitées je trouve.

Roman quant à lui culpabilise de ne pas avoir dit la vérité sur son souvenir à Keller. Jane décide alors que le moment est venu de dire la vérité à Kurt sur la mort de la mère de Taylor. Allez comprendre pourquoi maintenant est le bon moment, mais apparemment ça l’est et en plus, elle avoue avoir menti. OK ? Bon, les scénaristes voulaient se garder cette carte pour plus tard quoi.

Keller se la joue petit rageux avec Roman, puis parle sentiments bien dégoulinants de larmes avec Jane ensuite, au beau milieu de la mission de la semaine. La toute fin les voit réconciliés, c’est mignon tout plein. Et puis, Jane rentre chez elle et s’occupe de son frère qui s’est coupé le doigt. Cela suffit à ce qu’il se rappelle que c’est Jane qui lui a effacé la mémoire. Oui, oui, juste parce qu’elle lui met un pansement. J’abandonne la logique hein, ça fait un excellent cliffhanger où il se saisit d’un couteau pour l’attaquer.

Oh et cette scène suit celle où Tasha chez Reade (fallait bien qu’il apparaisse, j’imagine) décider de se rebeller contre l’autorité, une nouvelle fois. Bon, ben au moins, les pistes pour la fin de saison sont sympathiques, on va dire.

vlcsnap-2017-05-14-21h11m41s861.pngÉpisode 21 – Mom – 17/20
The more I remember, the more I hate you.

Hop, on reprend là où la série s’était arrêtée la semaine dernière. Roman récupère ses souvenirs et est énervé après sa sœur. Il finit par se retrouver en cellule, comme lors de la moitié de la saison. Putain, ça doit être sacrément chiant pour l’acteur de se retrouver de nouveau à passer ses journées dans cette pièce en pyjama. Bon, en même temps, c’est confortable comme costume de travail. Jane tente de communiquer avec lui, mais elle se trouve face à un mur.

Reade décide de quitter l’agence pour aller bosser à Quantico. Non, pas la série, mais bon, c’était drôle à entendre et voir quand même. Tasha le vit assez mal, mais elle est assez heureuse de trouver de quoi interroger le méchant de la semaine dernière. Grâce à ça, Weller et Jane découvrent que les locaux du FBI sont ENCORE pris pour cible cette semaine. Les préparatifs des terroristes sont meilleurs que d’habitude avec une reconstitution des bureaux par Sandstorm, mais bon, on ne va nulle part de nouveau ou d’original avec ça, leurs bureaux étant attaqués tous les quatre ou cinq épisodes (et encore, je suis large).

En plus, faut qu’on m’explique comment un bâtiment fédéral entier peut être privé de toutes ses liaisons avec l’extérieur pendant plusieurs minutes (puisque ni Jane, ni Weller n’arrivent à les appeler) alors que moi, je m’aperçois des bugs du wifi du Ouibus dans lequel je regarde cet épisode au bout de trente secondes. Sérieusement, quoi.

L’attaque est tout sauf bien préparée, puisque le bâtiment est partiellement évacué pour les laisser entrer (ça OK c’est parfait comme plan), mais ils se retrouvent du coup face à des hommes armés quand ils viennent pour prendre le pouvoir. Bon, bien sûr, ça fonctionne pour Sandstorm puisqu’il n’a pas l’air bien dur quand on regarde cette série. Il suffit d’attendre que Patterson prenne un jour de congé, en gros. En effet, durant tout l’épisode, c’est elle qui fait tout le boulot pour ralentir les terroristes, et elle le fait bien avec juste un peu d’aide de Tasha et Read qui était venu voir sa psy.

Sheperd retrouve Roman et le libère. Mouais. Vu qu’il a tous ses souvenirs, il y a de grandes chances que les plus récents soient ceux qui dominent malgré tout, Sheperd ! Elle enchaîne les erreurs tactiques évidentes, ça manque de logique.

En toute logique aussi, Weller et Jane se retrouvent à tenter d’entrer dans le bâtiment… Sans leur équipe, avec qui ils étaient pourtant jusque-là. Enfin bon, ils tombent directement sur une bombe, qu’ils désarment sans problème, alors tout va bien. C’est dans l’ensemble trop prévisible, mais bien rythmé, ce qui fait que j’ai mal vécu certaines choses, à commencer par Tasha qui se prend une balle. C’était couru d’avance quand ils sont sortis de leur planque que l’un des deux allait se prendre une balle. Je suis plus sanglant qu’eux encore, je m’attendais à ce que Tasha ou Read (c’est vrai, je ne savais pas lequel) se prenne une balle dans la tête. Au moins, ici, les personnages importants survivent. Certes, Tasha est à l’hôpital, mais bon, elle est en vie, elle sera juste clouée au lit pour le final quoi.

Sheperd déclare sa victoire face caméra, Jane et Weller s’embrassent, et hop, tout devrait être terminé là si nous étions n’importe quelle semaine de l’année. Comme nous ne sommes pas n’importe quelle semaine néanmoins, la série propose une révélation de taille qui va tout changer : les COGS que Sheperd voulait neutraliser ne sont autres que des directeurs bien placés d’agences du gouvernement, chargés de remplacer le gouvernement en cas d’attaque. La phase 2 commence et les attentats déjoués de Sheperd durant ces quarante minutes n’étaient qu’un leurre. Et voilà.

N’empêche que pour un épisode précédant une fin de saison, c’était mouvementé. Cela nous fait une double partie plus qu’autre chose et c’est très frustrant de ne pas avoir tout de suite la fin. J’ai trouvé que cet épisode ne proposait pas beaucoup de surprises dans sa construction, enchaînant des scènes très prévisibles et ignorant des failles énormes dans le scénario. Toutefois, c’est précisément parce qu’il rentre parfaitement dans les codes habituels de la fin de saison qu’il réussit à me fixer à mon siège, en particulier sur la fin. Les scènes de fusillade sont toujours réussies dans cette série, la balle de Tasha reste un choc même si elle est moins violente que prévu (je vous jure, je m’attendais à une copie d’une scène bien connue de la fin de saison 2 d’NCIS) et les révélations finales sont excellentes, à coup de flashbacks et de compréhension de Weller. Pour une fois qu’il arrive à calculer 2+2, ça fait plaisir et ça solidifie vraiment le tout.

On termine sur ce qui est censé être une bonne nouvelle, la série aura une saison 3. J’espère malgré tout qu’il s’agira d’une saison conclusive, car l’histoire va rapidement tourner en boucle maintenant. Déjà que ce n’est pas toujours passionnant… Enfin bon, la chaîne semble passer pareil, parce que la série sera diffusée le vendredi soir, aussi appelée « case de la mort » tellement les audiences sont souvent catastrophiques le vendredi et les séries annulées faute de public… Bon, moi, perso, ça m’arrange, parce que je regardais souvent cette série le samedi de toute manière (et qu’une annulation ne serait pas une grosse perte, si les scénaristes ont le temps de proposer une fin).

Capture d'écran 2017-05-18 17.09.02.pngÉpisode 22 – Lepers Repel – 17/20
So all tatoos are leading to this?

Nous voici parti pour la phase 2 de Sandstorm, Weller comprenant que Sheperd a réussi à manipuler la création du groupe COGGS grâce aux tatouages. Assez rapidement, il arrive à convaincre Keaton (de la CIA) qu’ils sont manipulés par Sandstorm. Les deux travaillent en équipe contre les « gentils », quitte à en tuer un, pour s’enfuir.

Pendant ce temps, Jane rencontre la remplaçante de Weller, Eleanor Hirst. Elle lui propose de s’enfuir du FBI une fois toute cette histoire terminée, ce que lui conseille également Patterson. Tout cela sent bon la fin de série, surtout que Patterson résume un futur bien morose pour l’équipe qui est vouée à se séparer à la fin des manigances de Sandstorm. J’imagine dès lors que le cliffhanger sera très déconnecté du reste de l’histoire, pour repartir sur quelque chose de nouveau en saison 3.

De son côté, Tasha est en vie et à fond. Lorsqu’elle comprend, au téléphone avec Read, qu’elle rate une bonne part du boulot, elle s’échappe de l’hôpital. Mais oui, mais bien sûr, grosse crédibilité, perso après mes dents de sagesse, j’étais K.O pour la journée, elle, elle se fait exploser la poitrine mais elle revient au taf le lendemain. Ah ces ricains, toujours superpuissants, c’est dingue ! Tasha se voit également proposer un job en bossant pour le reste de l’épisode avec Keaton qui souhaite la voir rejoindre la CIA. Hmm.

Pour ne pas changer, tout cet épisode repose sur les talents de Patterson. C’est elle qui fait tout le travail déductif pendant l’épisode, comprenant que Sheperd veut éradiquer la côte est des États-Unis, rien que ça, et que pour l’en empêcher, elle doit hacker un satellite depuis l’espace, normal.

Kurt & Jane se lancent sur la piste de Sheperd pendant que Patterson se met au travail. Sheperd bosse avec son fils, repassé du côté des méchants et chargé de tuer des policiers. Moui, c’est un peu bâclé son changement de camp de la semaine dernière quand même.

Sheperd est rapidement prise en embuscade par Kurt & Jane (et une bonne douzaine de figurants). Elle compte sur ses hommes pour fusiller nos gentils, ce qui lui permet de reprendre le dessus un temps face à Jane. De manière très prévisible, ça ne dure pas et elle se fait enfin arrêter. Oui… mais c’est bien sûr trop tard, car nous ne sommes qu’à la moitié de l’épisode. Il est trop tard : Patterson n’a pas réussi à finir de hacker le satellite, ils ont donc trente minutes pour faire quelque chose.

Jane et Kurt se lancent dans une mission suicide qui consiste à éloigner l’ambulance de Sheperd de la ville, tout en retrouvant la puce qui indique au missile devant détruire la côte où aller. Normal. Ils parviennent bien vite à sortir de la ville, ça m’impressionne quand je vois le temps que je mets à sortir de Paris en voiture, mais bon. Malheureusement pour eux, Roman n’a pas dit son dernier mot et sort de nulle part pour percuter l’ambulance.

Bam. Tout le monde survit à ce joli accident de la route sans trop de mal, Roman et Jane enchaînant sur un petit combat comme si de rien n’était. Là encore, j’aimerais bien être aussi forts qu’eux hein, au-delà du physique qui s’entraîne après tout, ils sont sacrément résistants dans cette famille.

À l’arrière de l’ambulance, c’est pareil. Kurt a enfin compris que ce qu’il cherche a été manger par Sheperd. Pour désamorcer la puce, il décide donc de se servir d’un défibrillateur. Une chance qu’ils soient dans l’ambulance. J’ai trouvé intéressant et bien amené cette solution, même si là encore, ils vont trop loin. Sheperd survit à plusieurs coups de défibrillateur à la suite. Faut être surhumain pour que son cœur ne s’arrête pas, mais cela lui permet d’être (justement) arrêtée, emprisonnée et remise aux mains de… Nas. OK. Je ne vois pas bien à quoi sert le retour de Nas, je m’attendais à quelque chose de plus utile (car oui, j’espérais bien la revoir dans cet épisode, quand même).

Voilà donc comment se termine l’intrigue Sandstorm, Sheperd arrêtée, Roman en fuite car Jane refuse de lui tirer dessus et Kurt disant « je t’aime » à Jane, au cas où la série soit annulée (il faut bien dire ce qui est). Patterson entre en pleine dépression (ou plutôt se la poursuit) mais Tasha & Reade sont là pour lui rappeler qu’ils sont de la même famille. On notera que Tasha reprend l’alcool comme si de rien n’était alors que, bon, après son opération, laissez tomber, c’est juste pas possible avec la masse de médocs qu’elle doit avoir.

Je sais. « C’est une série ». Mais quand même, ça n’excuse pas tout, quand on raconte une histoire, on essaye de bien la raconter. Or, il n’y a pas toujours pas de grosse crédibilité et des intrigues sont vraiment laissés en plan (la dépression express de Patterson ou toute l’intrigue Roman quoi !) dans ce final, je suis un peu déçu.

Pour ne rien arranger, la série propose un saut dans le temps de deux ans qui voit Jane chez les maîtres des Avatars (le dessin-animé, pas le film de Cameron). Elle semble être là depuis un moment, mais Kurt parvient enfin à la retrouver. Il porte toujours sa bague de mariage (avec Jane ou la précédente ?) mais il a surtout une mission à proposer à Jane.

Read, Patterson et Tasha ont été enlevés… et quelqu’un s’amuse à faire travailler Jane & Kurt ensemble de force pour les retrouver, rendant fluorescent les tatouages de madame. Bref, tout n’est pas terminé du côté des tatouages. Cela paraît carrément tiré par les cheveux, mais force est de reconnaître que ça m’intrigue. La perspective de la saison 3 où il faut retrouver l’équipe ne m’enchante guère (je suis là pour l’équipe, si on ne les voit pas, ça va me gaver), mais en même temps, je suis pris dans ce nouveau mystère qui fonctionne plutôt bien.

Capture d'écran 2017-05-18 17.07.28.png

EN BREF – La saison 2 de Blindspot a démarré sur les chapeaux de roues, me faisant croire à un renouveau véritablement passionnant. Malheureusement, le rythme du premier épisode n’a pas pu être tenu par la suite de la saison, certains épisodes étant même tellement mal filmés que j’ai fini par avoir le mal de mer devant la série.

N’étant pas fan des séries de type procedural, je savais à quoi je m’exposais en regardant cette série. La trame de fond me plaît bien, mais trop souvent elle n’est qu’accessoire dans les épisodes et finit par éclater au grand jour dans une scène qui balance toutes les infos en trente secondes après des heures d’attente. En soi, la saison n’est pas mauvaise, mais elle a du mal à être plus qu’un simple divertissement de seconde zone. J’aime beaucoup la regarder dans le train, parce que je peux me permettre de décrocher un peu sans avoir l’impression de rater des choses exceptionnelles.

Il faut dire ce qui est, je regarde par habitude plus que par curiosité et, si j’aime bien, je pourrais m’en passer. Le renouvellement est certes une bonne nouvelle, mais ça ne m’aurait pas dérangé de dégager un peu de temps dans un emploi du temps de septembre chargé (j’en reparle bientôt dans un article, je pense) !

Côté casting, c’est toujours aussi bon, avec quasiment que des acteurs que j’apprécie, à l’exception… de l’interprète de Kurt. Le pauvre n’est pas aidé par son personnage, hyper cliché et très insipide, sans grande originalité. C’est finalement ce que je reproche le plus à la série : ces héros sont des stéréotypes, mais ils n’ont pas l’intention d’aller fouiller plus loin de toute manière, puisque c’est un procedural.

Grosso modo, j’ai trouvé cette saison 2 un peu moins bonne que la première, mais elle était sûrement meilleure. En saison 1, je n’attendais rien et j’ai été surpris par l’arc final qui était excellent. En saison 2, j’en attendais de toute évidence trop d’une série qui ne mise pas sur son originalité pour attirer des téléspectateurs.

Cela leur porte préjudice : oui, la série est renouvelée, mais elle est très mal placée dans le calendrier des diffusions. Il y a fort à parier que la saison 3 sera la dernière, surtout que le saut dans le temps lance une nouvelle intrigue qui n’attirera pas forcément les foules.

Saison 2 Saison 3 Saison 4 Saison 5

 

 

 

 

 

 

 

Superstore (S02)

Ci-dessous l’article sur la saison 2 de Superstore, écrit juste après le visionnage de chacun des épisodes.

Avis : Superstore est de retour pour une seconde saison ! …Enfin, non, elle est de retour pour un épisode spécial aujourd’hui et la seconde saison débute dans un mois. Peu importe : à l’occasion des jeux olympiques, la série nous propose vingt minutes de plus à caser en fait avant le final de l’an dernier.

Superstore, c’est une série que j’ai un peu trainé à découvrir, mais que j’ai dévoré il y a deux semaines et dont j’ai parlé dans un article pas plus tard qu’hier, parce que j’avais prévu le coup. Logique, non ? Du coup, j’ai l’impression qu’il n’y a pas besoin de beaucoup plus d’introduction que cela, mais au cas où : il s’agit de suivre la vie des employés d’un supermarché. Il n’y a pas beaucoup plus à savoir, car chaque épisode rétablit assez rapidement les dynamiques entre personnages, surtout qu’elles sont assez clichés. Une bonne partie de l’humour vient d’ailleurs du jeu avec ces clichés.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

C’est parti pour l’article habituel avec la critique de chaque épisode aussitôt que je les vois !

01.pngÉpisode 01 – Olympics – 16/20
You are the best in the world at being you.

Les jeux Olympiques sont l’occasion pour Cloud9 de proposer une cérémonie d’ouverture à l’intérieur même du magasin. Sans surprise, ça dérape totalement et ça nous lance un épisode plutôt réussi où Mateo découvre qu’il n’est pas citoyen américain et où Amy rencontre Missy Jones, son idole.

Cette dernière inspire de grandes choses aux employés et Cheyenne est alors convaincue de pouvoir devenir une championne olympique. Amy et Jonah, comme d’habitude, se retrouvent à jouer les parents des employés et à les stopper dans leur délire.

C’est un vrai plaisir de retrouver l’ensemble des personnages de cette comédie qui sont toujours aussi bien écrits. En seulement vingt minutes, il est toutefois difficile de couvrir l’ensemble de ce vaste sujet et la fin tombe un peu à plat, mais le divertissement est là et est réussi.

Note moyenne de la saison : 16/20

01-2Épisode 1 – Strike – 15/20
So… To be continued ?

Tout un épisode autour de la grève et tout ça pour rien? Un peu, oui. Le retour de la série est, je trouve, moins réussi que lors de l’épisode spécial Jeux Olympiques, ce qui est un peu bête.

Tout reprend au moment où nous avions quitté les héros en fin de saison 1 : c’est donc la grève, comme je l’ai déjà dit. Le problème, c’est que du coup, presque tout l’épisode se déroule en dehors du magasin et en dehors des habitudes établies en saison 1. La prise de risques est bienvenue, mais elle ne paye pas forcément autant qu’elle ne le devrait. Qu’à cela ne tienne, les personnages pris individuellement sont toujours géniaux, surtout en ce qui concerne Dina.

En fait, il y a beaucoup de bons gags et de bonnes scènes (Bad Sandra!, Matéo…), mais je trouve que ça manquait un peu de fluidité et de consistance. La perspective du combat pour les droits des employés est clairement une piste laissée que le reste de la saison risque d’explorer, donnant une dynamique nouvelle au duo de tête et aux épisodes.

Il va falloir voir si la série opte pour le choix d’une saison à thème ou au contraire un retour aux stand-alones. Pour l’instant, ça reste une bonne partie de rigolade, seulement j’en attendais un tout petit plus de ces personnages que j’adore.

02.pngÉpisode 2 – Back to Work – 18/20
Is that your thumb?

Ils sont de retour pour de vrai ! Cet épisode est bien plus réussi que la grève qui se passait en-dehors du magasin.

Il est surtout tellement plus drôle : le retour dans le magasin est une vraie bouffée d’oxygène pour les scénarios, de même que celui de Cheyenne. Chacun a sa storyline marrante et les personnages évoluent malgré tout (principalement Dina qui prend la défense d’Amy et Mateo qui se retrouve avec un love interest dont il se serait bien passé). Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vraiment éclaté de rire devant ces vingt minutes et je suis totalement rassuré après mes inquiétudes de la semaine dernière.

J’ai préféré une fois de plus le personnage de Dina, mais chacun a vraiment eu son rôle à jouer dans cette intrigue de pouce coupé sous la supervision d’un manager inhabituel. C’est drôle et ça m’a même paru meilleur que les souvenirs que j’avais de la saison 1.

03.pngÉpisode 3 – Guns, Pills and Birds – 15/20
Come on, man grow-up!

Voilà un épisode qui n’y va pas de main morte et s’attaque à deux problèmes de sociétés importants aux USA : la vente d’armes et la vente de pilules du lendemain. C’est osé, mais ça fonctionne parfaitement car l’épisode vise surtout l’humour afin de faire passer des messages. Les armes, c’est mal, la pilule du lendemain pas si mal. Le message est fort, surtout concernant les flingues avec la manifestation NRA.

Le plus drôle vient malgré tout de l’invasion des corbeaux et de la peur irrationnelle de Garrett se transformant en amitié. De manière globale, l’épisode était en-dessous du précédent mais quand même au-dessus du premier, on oscille donc pas mal en ce début de saison entre rire et ennui, mais ça reste tout à fait agréable de venir se promener dans les allées de Cloud 9 chaque semaine.

Je pense que comme souvent avec les comédies, un bingewatching de plusieurs épisodes serait peut-être un peu plus efficace, mais je n’ai pas envie de prendre du retard, sinon je ne le rattraperai pas, je me connais !

04.pngÉpisode 4 – Spokeman Scandal – 18/20
He was only killing and eating people because he was high on marijuana

La première scène suffit à mourir de rire et lance si bien l’épisode que je ne l’ai pas vu passer.

Kyle, l’acteur qui sert de mascotte au Cloud9, s’avère être un cannibale meurtrier, ce qui pousse l’équipe à se débarrasser de lui dans une intrigue bien drôle qui voit Amy et Jonah se lancer tout un tas de défis stupides. Matéo voit son nouveau love interest de retour, mais tout n’est pas si évident. Cheyenne ennuie tout le monde avec les photos et histoires de son gosse alors que Dina et Glenn se lancent dans un dépistage des employés.

Toutes ces intrigues sont propices à beaucoup d’humour et de très bonnes blagues, surtout du côté des défis d’Amy & Jonah. Les choses avancent lentement niveau intrigue de fond (pour Matéo surtout), mais bon, je n’en attends pas vraiment plus de cette série qui n’a pas à s’imposer à un rythme de fou tant que l’humour est là.

Et comme c’est toujours un excellent moment de parcourir les allées de ce supermarché, je dirais qu’il est là. En plus, ça me donne presque envie d’aller faire les courses.

05Épisode 5 – Dog Adoption Day – 15/20
It’s not babysitting if you’re the dad!

Comme d’habitude, cet épisode divise son intrigue en trois : d’une part, nous avons des chiens à faire adopter par Jonah et Mateo qui s’associent. C’est original comme duo et ça fonctionne plutôt bien, mais c’était la partie la moins drôle.

D’autre part, Cheyenne et Paul se disputent, comme tous les jeunes parents, en faisant les courses dans le magasin. Ils sont alors aidés par Amy et Glenn. Ce dernier se trouve à devoir donner la réplique à une des survivantes de Wrecked toujours aussi drôle dans un rôle aux antipodes de ce dans quoi j’avais pris l’habitude de la voir.

Finalement, le plus comique reste malgré le tout le duo Garret/Dina, pris dans une confrontation sur le respect du règlement que Cloud9 impose à ses employés.

En bref, un épisode bien drôle, mais pas non plus exceptionnel. À force de trop bien faire chaque semaine, je crois que Superstore m’a rendu plus exigeant qu’avant.

06.pngÉpisode 6 – Halloween Theft – 16/20
Actually I am dressed up. I’m you.

Il est très cool de voir la série continuer à coller autant à l’actualité, mais il était presque gênant de voir cet épisode dans le RER A parce que Dina avait un déguisement… intéressant. C’est en tout cas ce que Garreth en pense.

J’ai éclaté de rire tout seul à plusieurs reprises, notamment dans les plans rapides qui étaient tous excellents. On sent devant chaque épisode que les acteurs s’éclatent et c’est ce qui aide énormément à faire passer l’humour auprès du téléspectateur.

J’ai aimé les tests de cet épisode, notamment la relation entre Jonah et Cheyenne qui évolue de manière hilarante. Une fois de plus, Amy en fait des tonnes pour sauver tout le monde et rentrer auprès de sa fille… mais au moins chacun a son rôle dans le casting et c’est pour ça que l’épisode fonctionne aussi bien.

L’émotion passe bien avec le personnage d’Amy. Il y a du potentiel qui s’ouvre avec l’existence d’un Cloud9 voisin, je me demande s’ils se serviront de cette utopie pour la mi-saison ou un épisode futur.

07.pngÉpisode 7 – Election Day – 18/20
Wow new apartment, new guy… It’s a good time to be Naomi-eh!

Les élections sont un autre bon prétexte pour un épisode spécial qui dévoile bien tout le potentiel de la série. Il est génial de voir les scénaristes suivre l’actualité autant qu’ils le peuvent, ça donne une saison très construite et l’impression de vivre dans le même monde qu’eux (malgré des candidats et résultats différents), c’est un excellent potentiel très bien géré.

L’épisode développe trois intrigues : Jonah et Amy se révoltent contre Cloud9 essayant d’influencer les votes de ses employés avec Garreth, Glenn et Dina renversent du café sur des bulletins de vote et passent l’épisode à empirer leur situation et Mateo essaye de voter alors qu’il n’a pas de papier.

Bon, c’est un peu gros l’intrigue du sans papier, mais le reste est une belle réussite avec, comme d’habitude, une critique de la société assez simple mais diaboliquement efficace. Jonah se révèle avoir une petite amie qui ne sort de nulle part et qui rend Amy complétement jalouse, la relation Glenn/Dina évolue vers quelque chose de pleinement comique.

Un excellent épisode qui ne perd pas son souffle, alors qu’on s’attendrait à des coups de mou en cours de route. Appréciable.

08.pngÉpisode 8 – Seasonal Help – 17/20
I’m gonna be the best f***ing Santa.

Jonah se débrouille pour faire embaucher, malgré lui mais malgré tout de plein gré, le mari d’Amy, ce qui commence le début d’une longue période de Noël pour elle. Elle est juste dégoûtée puisque ses problèmes de couple deviennent problèmes de boulot et tout le monde peut les voir.

C’est un épisode qui s’occupe enfin de montrer un peu d’évolution pour le personnage, c’est plutôt cool, surtout que ça finit par la faire n’importe quoi pour prouver aux autres qu’ils ont tort. C’est tellement dans son caractère, c’est une écriture parfaite !

En parallèle, Glenn tente d’embaucher un père Noël, mais ce n’était pas trop ça. Pour se divertir de cette intrigue un peu ratée, on a heureusement Jonah qui organise un concours pour savoir quel saisonnier démissionnera en premier et l’ensemble des employés qui s’évertuent à les faire partir.

C’est la plus drôle des intrigues de cet épisode avec tout le monde qui part en vrille pour les dégager au plus vite, j’ai adoré.

09.pngÉpisode 9 – Black Friday – 16/20
I’m not happy… uh pregnant. I’m not pregnant.

Petit épisode spécial qui tombait pile poil pour le Black Friday et que je regarde… après Noël. Bien joué. A force d’attendre de les voir dans le train alors que je n’avais pas de trajet de prévu, je finis par prendre un retard immense dans cette série pourtant géniale.

L’intrigue du Black Friday semble s’offrir d’elle-même aux scénaristes, tellement il y aurait de quoi en faire un film. C’est d’ailleurs ce qu’essaye de faire Jonah alors qu’Amy se pense enceinte et que les gens se précipitent dans les rayons. Pas de chance pour Amy : elle a juste la gastro, comme l’ensemble des membres du personnel, ce qui fait qu’elle finit par se retrouver avec Jonah aux toilettes. Magique.

Il est sympa de voir l’ensemble du casting se démener dans cette gastro généralisée et se serrer les coudes pour bosser ensemble. L’épisode met un peu de temps à vraiment devenir quelque chose, mais il est assez efficace dans le parallèle avec l’épisode special JO et dans ces cliffhangers : Amy comprend enfin qu’elle n’est pas heureuse et Dina entame une relation avec Garrett. Like what ?

Cette demi-saison est clairement à la hauteur de la première et c’est un vrai plaisir de parcourir les allées de Cloud 9 avec eux à chaque épisode. En plus, en y regardant un peu mieux, les deux cliffhangers sont très bien amenés par le début : Amy finit malheureuse dans chacun des épisodes, Garrett était à fond sur Dina dans l’épisode d’Halloween…

C’est bien écrit et toujours avec humour, difficile d’en demander plus !

Capture d'écran 2017-01-07 00.12.56.pngÉpisode 10 – Lost and Found – 14/20
 – This is the best day of my life
– You just had a baby

Glenn s’inquiète pour le bien-être et le bonheur de ses employés, après une note de Cloud9 sur la dépression. Cela occupe une bonne partie de l’épisode où le patron tente de faire rire son équipe… ce qui échoue invariablement. Evidemment. Si j’avais besoin de rire, ce n’est pas vers lui que je me tournerais.

Garrett et Dina passent l’épisode à se chercher en prétendant se fuir, ce qui fonctionne moins bien dans l’épisode que sur le papier, et c’est bien dommage. La toute fin de cette sous-intrigue est marrante avec Garrett qui pète un câble, mais tout cela ne mène nulle part.

Quant à l’intrigue principale, elle voit les employés se répartir les objets perdus et trouver 900$ qu’Amy ne parvient pas à garder pour elle. Plutôt classique et un peu trop détaché du calendrier pour être pleinement apprécié dans cette saison. J’aurais aimé un épisode sur le nouvel an ou quelque chose comme ça, car là, la reprise paraît un peu en-dessous.

Sandra gâche le bonheur de l’ensemble des employés en retrouvant le propriétaire des 900$, ce qui fonctionne bien, sans plus. Sans surprise et une fois de plus, c’est Amy qui vole l’épisode avec sa dépression sur la toute fin alors que le comique venait surtout de Mateo.

Un bon épisode qui aurait pu/dû être un peu plus solide tout de même.

Superstore_-000000001.jpgÉpisode 11 – Rebranding – 15/20
I saw Jeff making out with… Sandra!

Toujours pas d’actualité de calendrier à suivre, mais un rebranding de la marque du magasin sert de prétexte au lancement de cet épisode. C’est bien le genre de trucs ridicules qui arrivent après tout, alors pourquoi pas pour l’idée qui n’est en fait qu’un prétexte à faire revenir Jeff, histoire que Mateo n’assume pas sa relation avec et lance la rumeur qu’il est avec Sandra.

Cette saison 2 aura permis la révélation du personnage de Sandra, qui est absolument brillante dans toutes les intrigues, c’est juste génial de la voir gagner en importance comme ça.

J’ai aimé aussi, encore et toujours, le personnage de Cheyenne dont l’intrigue était non seulement crédible, mais en plus parfaitement jouée. Il suffit de peu pour être drôle finalement.

C’était moins comique du côté de Jonah et d’Amy, avec le premier qui retrouve un pote d’école et qui pense pouvoir quitter le magasin quand il veut. Pas de bol, il apprend que sa place à l’école est finalement grillée et qu’il est coincé avec sa nouvelle famille.

Je suis mitigé sur ce retournement, c’était très attachant de voir la petite famille du Superstore bouleversée, mais bouleversant de se dire que Jonah est désormais coincé comme tous les autres.

En plus, ça pose tout de même un problème : dans les grands magasins comme ça, l’équipe change très régulièrement et, inévitablement, le casting de la série devrait lui aussi changer pour la crédibilité. Je doute malheureusement que les scénaristes prennent ce risque, parfois payant, parfois suicidaire.

12.pngÉpisode 12 – Ladies Lunch- 13/20
You, me, whomever, not Glenn.

L’épisode commence fort dès son introduction avec la révélation de l’intrigue de la semaine (un problème informatique qui oblige à n’accepter que le cash) et le développement des problèmes de couple d’Amy, le tout par un Glenn très en forme.

De l’intrigue de la semaine, il faut retenir un magasin désert, comme en saison 1 dans l’épisode de nuit. Cela pourrait être cool, mais la seconde intrigue amène toutes les filles au resto, alors ça ne fait que virer au terrain de jeu pour les mecs. C’est marrant, mais il n’y a pas grand-chose à en tirer, à part un Mateo qui balance tout le monde et un Glenn qui réduit à néant un écran plasma. Oh bien sûr, il y a un léger développement de Jonah ayant des sentiments pour Amy, mais rien de vraiment intéressant…

Du côté des filles, ça marche beaucoup mieux et je comprends donc que ça donne le titre de l’épisode. Elles n’ont rien à se raconter, se bourrent la gueule, Sandra est juste déprimante à poursuivre ses mensonges sur Jeff et c’est juste génial comment ça créé des relations entre toutes. Et le karaoké final est tout aussi cool. Seulement, ce n’est pas le Superstore habituel et, loin des caisses et des rayons, l’humour prend quand même beaucoup moins.

Bon, il faut retenir de l’épisode que Naomi et Jonah ont rompu, j’espérais au moins la revoir, c’est naze ! C’était pas leur épisode le plus réussi du tout en tout cas, je me suis un peu ennuyé devant, je n’ai pas l’habitude, je suis déçu !

13.pngÉpisode 13 – Valentine’s Day – 16/20
Our all marriage is based on a sex crime.

Bon, je n’ai pas du tout envie de parler de St Valentin, mais j’imagine que je l’ai cherché à dire que la série n’était jamais meilleure que quand elle respectait le calendrier ?

Cet épisode nous propose donc d’explorer cette journée commerciale pas comme les autres au sein d’un magasin, et sans surprise, ça fonctionne bien. D’un côté, nous avons donc Amy qui tente de caser Myrtle à sa demande, et c’était une intrigue bien drôle, surtout quand les clients commencent à s’en mêler et qu’Arthur part en vrille. L’épisode s’engouffre alors dans le délicat sujet du harcèlement au travail et le fait avec classe et humour, c’est tout simplement génial.

Cela marche tout aussi bien du côté de Sandra qui continue de faire semblant d’être la compagne de Jeff. Mateo est énervé de tous les faux cadeaux que Jeff offre à Sandra et Garrett apprend par Cheyenne la vérité.

Par conséquent, il se joue de Mateo pour le reste de l’épisode, et Garrett est tout simplement génial quand il se joue de quelqu’un, c’est un peu la base de son personnage.

Jonah, lui, est sous couverture pour espionner une cliente suspectée d’être une voleuse, mais comme c’est la Saint Valentin, il finit par la draguer honteusement. C’était marrant sans plus, et même un peu lourd avec Dina qui le supervise. Finalement, la meilleure scène de l’épisode est probablement la dernière où l’on voit Jonah et Amy mettre les décos de la fête à la poubelle. C’est l’une des meilleures scènes de la série où l’alchimie entre eux est juste flagrante.

Oh, et au passage : WTF America Ferrera, qu’as-tu fait à tes cheveux ? Ça lui va grave bien cela dit, mais mon dieu, ce choc en début d’épisode !

14.pngÉpisode 14 – Super Hot Store – 16/20
In my experience, computers don’t make the mistakes, people do.

Il neige à mort en dehors du Cloud 9, mais le chauffage est cassé et à fond, et tout le monde meurt de chaud. Du coup, tout le monde est sur les nerfs, et c’est parfait.

Côté humour, ça apporte beaucoup, Amy se prenant la tête avec Marcus sur une histoire de yaourts. La chaleur ne les aide pas à se calmer et les choses partent vite dans une escalade incontrôlable, Marcus étant le pire des sexistes. Elle finit par le virer et même Josh ne peut arranger les choses. Pas de bol, ça part en vrille avec une nouvelle grève générale, de l’équipe de l’entrepôt cette fois.

Tout cela finit par retomber un peu comme ça a commencé une fois que la chaleur retombe elle aussi. C’était une excellente partie d’épisode, j’ai tout simplement adoré.

Glenn, lui, tente de résoudre le problème de chauffage, avec la clim à fond dans son bureau d’abord, puis avec Cheyenne sur le toit. Il part en dépression quand il se rend compte qu’il est inutile pour ses employés, mais ce n’est pas la meilleure partie de l’épisode, si ce n’est que Cheyenne lui promet de partir en voyage avec lui, puis le manipule pour lui montrer que le magasin a encore besoin de lui.

Cependant, côté humour, c’est bien meilleur avec Dina & Garrett qui se retrouvent dans le bureau climatisé à ne pas savoir quoi se dire car ils se détestent, mais à coucher ensemble à deux reprises, puis à répondre au téléphone à la place de Glenn.

Pourtant, c’est bien du côté des deux autres intrigues que viennent les plus gros fou rires, avec la chute d’Amy dans l’entrepôt, celle de Glenn dans le yaourt à la toute fin ou Sandra coincée derrière ses cartons.

Pas de doute, c’est un épisode bien comique et réussi, je suis content de savoir qu’il y aura une saison 3 – la série ayant été renouvelée mardi dernier !

15.pngÉpisode 15 – Wellness Fair – 18/20
Sandra, this must be a giant surprise for you. Love, Garrett.

En prétendant d’être malade pour aller au cinéma avec sa fille, Amy surprend Jeff et Mateo s’embrasser. Boum.

Cet épisode commence très bien, avec la découverte du secret de Mateo (et donc, celui de Sandra) et Dina qui surveille Amy. L’autre bon point est Amy racontant tout à Garrett et Cheyenne sachant déjà tout. Bien sûr, il ne faut pas beaucoup plus longtemps pour que le secret soit su de tous et que les choses dérapent encore plus avec Amy et Cheyenne tentant de défendre Sandra et empirant les choses. C’est assez facilement l’une des intrigues les plus drôles de la série !

Jonah et Glenn, de leur côté, se disputent pour savoir qui est le plus intelligent par rapport à de possibles études de médecine. C’était bien moins drôle, malgré un excellent guest star de Artemis Pebdani en tant qu’infirmière.

Ils finissent par se réconcilier après une énorme scène où chacun dévoile l’ensemble de ses secrets. Il n’y a pas à dire, c’est le genre d’épisode qui fonctionne dans toutes les séries et je me suis bien marré, entre les situations de dingue et les répliques faisant mouche.

Tellement d’ailleurs, que je n’ai pas grand chose de plus à en dire, si ce n’est que le coming out du couple Jeff/Mateo était bien drôle, mais que j’ai trouvé que Garrett/Dina aurait pu être une révélation plus choquante/marrante et mieux gérée. Tant pis, tous les secrets n’en sont plus désormais, il restera à voir les conséquences de tout ça lors du prochain épisode, car tout ce qui servait de fil rouge est désormais résolu, à l’exception des problèmes de couple d’Amy, qui devraient occuper la fin de saison.

Cela me convient largement, et je ne peux qu’espérer plus d’épisodes aussi bons que celui-ci, qui me rappelle pourquoi j’aime tant Superstore.

Superstore Season 2 Episode 16_0001155621Épisode 16 – Integrity Award – 15/20
Hi, I’m Jonah and I have a lot of questions.

Encore un bon épisode de Superstore cette semaine, qui se divise en trois intrigues menées de front.

D’une part, un concours d’intégrité vient agiter tout le petit monde de Cloud 9 et voit s’installer une rivalité entre Glenn et Garrett. Le premier veut absolument gagner ce concours alors que le second se retrouve favori sans le vouloir. Glenn passe donc tout l’épisode à essayer de soudoyer tout le monde, alors que Garrett sauve un chien de vétéran d’une mort certaine.

Bon, c’est un peu gros comme intrigue et Glenn est un peu lourd. Comme toujours, je sais, mais cette semaine, j’étais un peu moins réceptif, rapport au manque de sommeil et au visionnage dans un bus au trajet interminable.

D’autre part, Dina décide de se servir de la relation de Mateo et Jeff pour obtenir des faveurs pour le magasin. Pas de bol, Jeff n’est pas du genre à se laisser corrompre : il refuse catégoriquement de rendre servir à son mec.

Ce dernier doit alors prendre les choses en main tout seul et décide de se débarrasser des cafards par lui-même. C’est un énorme fail qui finit par intoxiquer tout le magasin. C’était déjà un peu plus drôle quand même. Toute la mise en place des gags est lente mais délivre une excellente fin, alors c’est appréciable.

Enfin, une dernière intrigue éloigne Jonah et Amy de Cloud9. Cette fois, c’est pour aider les parents d’Amy dans leur déménagement. Si l’écriture patauge un peu à proposer quelque chose de cohérent sur le début de l’épisode, il faut oublier cet aspect pour savourer le rapprochement du couple.

Déjà, parce que Jonah continue d’apprendre à connaître Amy à travers ses parents, ensuite parce qu’il y a un bon humour. Il est sous-entendu qu’Amy est un peu en crise d’adolescence, et cette fois elle ignore carrément les appels de son mari pour passer plus de temps avec Jonah, à parler de leurs fantasmes d’adolescents notamment.

Ils fuient leur responsabilité à la manière d’un couple, et c’est très efficace. De plus, la série propose cette semaine un cliffhanger avec Jeff qui annonce à Mateo qu’il va devoir être muté maintenant que sa relation avec lui est connue au grand jour. Cela promet…

16.pngÉpisode 17 – Mateo’s Last Day – 16/20
The accident of you having gay sex with Mateo?

C’est le dernier jour de Mateo et, en toute logique, il en fait des tonnes avec une vidéo de départ. Le problème, c’est que son transfert nécessite un numéro de sécurité sociale et qu’il ne risque pas de l’avoir puisqu’il est sans papier. Jonah propose donc à Mateo de se marier avec lui pour clarifier sa situation… Ridicule, mais plutôt bien trouvé. Cela permet d’enchaîner quelques gags où Mateo cherche à se battre avec quelqu’un pour se faire tabasser, puisqu’il n’envisage pas une seconde le mariage avec Jonah.

Garrett et Dina appellent la firme Cloud 9 pour clarifier les choses à propos de leur relation. Ils militent pour la création d’une case permettant d’officialiser ce qu’ils sont, mais ils ne savent pas ce qu’ils sont. C’était un peu long à mettre en place, mais ça finit par apporter de bons gags et après une réflexion bien longue, ils accouchent de la case « Other ». C’est donc de situation comme celle-ci que vient cette putain de case « Autre » dans tous les formulaires ?

Glenn découvre Yelp et les terribles critiques du magasin, ce qui ne manque pas de lui monter à la tête. Il invite donc le troll à visiter le magasin… ce qui ne fait qu’empirer les choses puisqu’il se sent désormais lobotomisé. Une boucle infernale se met alors en place, avec un troll en fait très sympa en personne mais rageux en ligne. Un troll, quoi. Amy prend les choses en main et décident d’aller confronter le troll sur sa situation. Le problème, c’est que sur place, sa situation est catastrophique.

Les conclusions de ces différentes intrigues sont plutôt bien trouvées : Amy se fait insulter par le troll, ce qui aide Glenn à relativiser et Mateo… décide de rompre avec Jeff, afin qu’il ne découvre pas la vérité. WHAT? Le coup de poing final est encore plus surprenant et replace aussitôt Superstore dans la catégorie des comédies.

C’était donc un bon épisode cette semaine, même si je me doutais dès le départ que Mateo ne quitterait pas le magasin si facilement. J’ai bien aimé la manière dont son amitié avec Cheyenne est traitée cette semaine. Il était plutôt cool également de voir Amy & Jonah avoir une intrigue séparée, ça change un peu de la formule habituelle. En plus, les intrigues évoluent avec la rupture Jeff/Mateo et le rapprochement évident Dina/Garrett. C’est plutôt cool.

Screenshot_2017-04-08-19-27-49.pngÉpisode 18 – Glenn’s Kids – 15/20
I don’t want to tell you how parenting but one of your kids is drawing on Mateo’s neck.

L’épisode était sympathique, mais ce n’était vraiment pas le meilleur de la saison.

Le point de départ principal, c’est que Glenn ramène tous ses enfants au travail. Tous ? Il est père de substitution, donc ça en fait pas mal, apparemment recrutés dans pas mal de séries. Personnellement, j’ai surtout reconnu Eddie de Grandfathered (et du coup, Grandfathered m’a manqué) ou d’un épisode de NCIS bien particulier (mais je ne voudrais pas spoiler) dans le rôle de Bobby Sue. Un tel prénom, ça ne s’invente pas.

Cheyenne la perd de vue et passe son épisode à la chercher, en compagnie d’un Garret qui passe pour un pédophile et d’une Dina pleine de statistiques rassurantes (pour elle, Bobby Sue est déjà morte). C’était comique, surtout que les plans de quelques secondes habituels de la série se concentrait autour des activités de Bobby Sue. Il n’y avait donc pas d’inquiétude à rire des blagues, car son sort n’était jamais en danger.

Le moins efficace dans cet épisode concerne Mateo. Les scénaristes ne savent pas trop gérer les retombées de l’épisode précédent et lui propose donc une déprime qui n’avait pas grand-chose de comique. Seule Dina a réussi à me faire rire sur le sujet, en lui disant de ne pas manger les produits Cloud9 sans payer. Pourtant, ce n’est vraiment pas la réplique du siècle.

Enfin, Jonah se retrouve à draguer une des filles de Glenn qui a la vingtaine. Si on comprend bien pourquoi, ce n’est pas hyper crédible à la vue de son rapprochement des dernières semaines avec Amy. Celle-ci meurt de jalousie, sans même s’en rendre compte, et sabote leur couple en devenir pour contenter Glenn, qui voit d’un très mauvais œil la relation naissante. C’est là la meilleure partie de l’épisode, puisqu’elle enchaîne quiproquos et situations marrantes. La toute fin, en revanche, est assez pénible à observer, avec Amy qui prend conscience qu’elle est amoureuse.

Cela devrait nous offrir une bonne fin de saison !

Capture d'écran 2017-04-21 20.56.52.pngÉpisode 19 – Spring Cleaning – 15/20
– Where am I supposed to find another shirt?
– You work in a store.

On s’approche lentement mais sûrement de la fin de saison. Toutefois, nous n’y sommes pas encore, alors on sent bien que les scénaristes étirent un peu les choses (et principalement l’intrigue Amy/Jonah) comme ils peuvent. Pour le faire, ils reprennent la très classique formule des trois intrigues en parallèle, une formule qui a fait ses preuves auparavant dans de nombreuses comédies, y compris Superstore.

La première de ces trois intrigues marque le retour de Bo, le mari de Cheyenne, qui trouve le moyen de se faire employer à Cloud 9. C’est une bonne intrigue, surprenante mais dans la lignée de la storyline de ce couple qui a toujours besoin d’argent. Cela permet quelques bonnes blagues (comme Myrtle qui n’a économisé que 900$ depuis qu’elle travaille au magasin) et un duo parfaitement improbable avec Dina.

En effet, Bo et Dina se découvrent une passion commune pour la sécurité et la vidéo-surveillance. De son côté, Cheyenne stresse qu’il perde son emploi car il enchaîne bien sûr les gaffes, à base de t-shirt offensant et de coups de téléphones interdits. C’était une intrigue toute gentillette avec un soupçon de romantisme sur sa fin. J’adhère.

Une deuxième intrigue plus lourde qui se met en place concerne Jonah et Glenn. Le premier veut se faire bien voir du second maintenant qu’il est son beau-père, en plus d’être son patron. L’idée de départ est bonne, mais elle peine à proposer des situations vraiment hilarantes. Le restaurant mexicain est peut-être la meilleure d’entre elles, mais bon, c’est rapidement lourd.

C’est d’autant moins fort que Glenn a toujours apprécié Jonah tout au long de la série, donc j’ai du mal à voir quelle difficulté Jonah a subitement avec Glenn. Et puis Amy qui lui donne des conseils comme si de rien n’était là… C’est frustrant !

Enfin, la dernière intrigue concerne un duo trop peu exploité : Amy et Garrett. Cette semaine, ils tentent de retrouver l’identité d’une ancienne employée qu’ils reconnaissent dans les photos abandonnées du labo d’impression. J’ai trouvé l’idée très sympa, surtout quand ils se mettent à découvrir via Facebook ce que les anciens employés sont devenus.

Malheureusement, la chute de ce gag est très mal amenée, avec une transition un peu foireuse d’abord, puis la révélation pour Amy et Garrett. Je trouve que ça aurait pu être amené de manière plus subtile si la photo avait été montrée en début d’épisode et que l’on avait vu une ou deux scènes plus tard l’affiche en décor pour d’autres personnages. Cela aurait pu faire un fil rouge pour l’épisode, devenant véritablement comique si on le repérait.

Mais non, ils ont choisi une facilité un peu décevante. En revanche, la fin d’épisode propose un excellent cliffhanger pour relancer la dynamique de la série : Jeff annonce que le magasin va devoir se séparer d’une bonne partie de ses employés. C’est une excellente idée pour occuper la fin de saison je trouve, en parallèle d’Amy/Jonah. J’espère donc que la qualité va regrimper !

20.pngÉpisode 20 – Cheyenne’s Wedding – 19/20
I think my marriage is over.

Je voulais me coucher tôt et j’avais prévu de me garder cet épisode pour mon trajet en train demain, puis j’ai vu le titre de cet épisode et je n’ai pas résisté. Un tel spoiler dès le titre, c’est frustrant, mais au moins, ça donne grave envie de voir l’épisode… et je ne regrette pas de l’avoir vu, car oui, la qualité est bien remontée, comme je l’espérais à la fin de l’épisode 19.

La période des « May Sweeps » pour les upfronts commencent sur les chaînes américaines et ici, c’est avec un mariage extrêmement drôle et bien géré, qui part dans absolument tous les sens histoire de donner à chaque personnage un temps d’écran pour briller. Du coup, il n’est pas évident à commenter, puisqu’il n’y a qu’une seule grosse intrigue, le mariage, et quasiment pas de temps dans le magasin. C’est malin pour un upfront, ça !

Bon alors, je vais commencer par Dina, qui était bien drôle dans cet épisode. Elle s’arrange pour devenir la demoiselle d’honneur de Cheyenne, forçant un peu les choses. Je vous jure, ça en était gênant. Et le truc, c’est que c’est fait pour, donc ça se poursuit tout au long de l’épisode, avec un toast absolument atroce où elle finit par se moquer du mariage d’Amy et avec un cadeau de remerciement qu’elle refuse, préférant de l’argent. Pauvre Cheyenne.

Ensuite, Glenn stresse de devoir virer six personnes du magasin. Il se confie à Garrett qui lui conseille d’inviter Jeff. Garrett était lui-même porteur de tout un tas de scènes comiques dans cet épisode, que ce soit avec Myrtle, avec cette invitée qui lui suggère de se lever ou en DJ. Il n’avait pas vraiment d’intrigue déterminée, mais un ensemble de petits gags qui n’étaient pas sans rappeler les retours de publicités, eux aussi excellents avec la thématique du mariage. N’empêche qu’à faire ses annonces au micro, Garrett finit par parler de Cloud9… Pauvre Cheyenne, ce n’est pas franchement un mariage idéal !

Enfin, ça dépend pour qui. Sandra retrouve son homme idéal de l’épisode du repas entre filles (purée, c’était il y a huit épisodes déjà !). Cela se déroule à merveille entre eux, même s’il est techniquement en couple. Il n’hésite pas bien longtemps à larguer sa copine pour finir avec Sandra. Oh, c’est romantique les mariages dis-donc… Ces deux-là sont des boulets finis, et c’est particulièrement drôle de les voir galérer à s’aimer.

Pendant ce temps, Glenn a donc ramené Jeff au mariage, n’en déplaise à Mateo qui l’évite autant qu’il peut. Jeff n’a rien à faire là, mais Glenn veut lui montrer que les vendeurs du magasin sont une famille. C’était une bonne idée de le ramener comme ça et de le confronter à Mateo, le tout en présence d’Harmonica, la fille de Cheyenne, qui est juste trop mignonne. Mateo se retrouve ainsi face à un Jeff hostile et finit par s’occuper (mal) de la fille de Cheyenne et Bo…

Mateo n’est pas le seul à vivre une mauvaise journée à ce mariage : Amy ramène son mari au mariage, et ça se passe mal pour eux. Outre le toast de Dina, les problèmes viennent surtout de Jonah, super gênant dans son attitude « cool » avec lui et dans sa manière de ne pas présenter et ne pas s’occuper de Kristen, sa petite-amie. Celle-ci finit par se barrer du mariage, ne supportant plus l’attitude étrange de Jonah. Bien sûr qu’il a une attitude étrange, puisque Jonah est fou amoureux d’une Amy qui comprend dans cet épisode que son mariage est fini. Outch.

Tous les deux largués par leur partenaire pour la fin du mariage, Jonah et Amy se retrouvent à l’extérieur pour une jolie scène romantique où Jonah entame la plus belle des déclarations d’amour. Seulement, ils ne l’assument pas et préfèrent rentrer pour voir la coupe du gâteau.

Avant celle-ci, et bien que Sandra se soit déjà servie (de même que, probablement, Justine, qui a passé son épisode à bouffer), Cheyenne entame un discours de remerciement bien long et peu intéressant, dans lequel elle déclare que les employés de Cloud9 sont une famille. Glenn en profite pour récupérer le micro et demander à Jeff de ne pas le forcer à virer des employés… Oh. Sympa le mariage ! Pauvre Cheyenne !!

Pauvre Cheyenne, oui, car finalement, c’est peut-être elle et Bo qui ont le moins de temps d’écran. Heureusement, ils rappent leurs vœux et ça, personne ne peut leur retirer cette minute d’attention et de gloire… à part peut-être le montage d’épisode qui les coupe. Bien joué.

C’était donc un épisode très réussi et comique cette semaine, qui avait déjà l’allure d’une fin de saison, avec une multitude de sous-intrigue qui me font écrire une critique bien plus longue que d’habitude pour cette série, quand l’épisode dure exactement le même temps. En même temps, c’était le meilleur épisode de la saison et je suis curieux de voir ce qu’ils vont nous proposer par la suite !

Et maintenant, il faut vraiment que j’aille me coucher, je pars en WE demain matin, zut quoi.

21.pngÉpisode 21 – Tornado – 20/20
Let’s have the best day ever OK ? ‘cause for six of you it’s gonna be the last

Cet épisode reprend le lendemain du mariage de Cheyenne et tout le monde sait ce qui les attend à la fin de la journée : six d’entre eux seront virés. La réunion de début de journée est une belle occasion de nous réintroduire un peu tout le monde, de Marcus pas invité au mariage de Cheyenne à Alisha, une nouvelle déjà bien marrante.

Dina fait d’abord tout ce qu’elle peut pour ne pas être renvoyée, avant d’apprendre qu’elle est tranquille et en sécurité. Tout le monde s’inquiète (bon, pas Garrett) pour son job, au point d’en oublier qu’une tornade est en train de s’approcher gentiment du magasin. Mateo, par exemple, forme des alliances avec absolument tout le monde : les asiatiques, les homos… le tout pour être sûr d’avoir du soutien s’il se fait virer. La moitié de l’épisode est donc consacrée à cette intrigue et ça fonctionne plus ou moins bien. Toujours dans la vie quotidienne du magasin, Jonah tente de rattraper le coup après avoir dit d’Amy qu’elle était sexy, ce qui est hilarant.

Glenn finit par annoncer les noms de ceux qui se font virer : Marcus, Justine et quatre autres qu’on ne connaît pas spécialement (dont Chris, pour ce que j’ai retenu). Dix secondes plus tard, l’alarme tornade se déclenche, un timing on ne peut plus comique (et prévisible).

Dès lors l’épisode se déroule dans l’incertitude : Jonah et Amy attendent ensemble la tornade, de même que les six virés, de même que Garrett qui découvre à quel point Dina tient à lui (elle ne tient pas à lui). Les scènes des derniers coups de téléphone aux proches sont également excellentes.

Arrive alors, contre toute attente en ce qui me concerne, la tornade, qui commence par faucher Brett, le vieil asiatique, devant le magasin. C’est absolument cinglé.

Je pensais vraiment que la tornade ne frapperait pas le magasin, ou si peu. À la place, il y a un vrai sentiment de danger pour tout le monde : Cheyenne est à mourir de rire dans sa crise d’angoisse, de même que Sandra qui ferme la porte sur Carole, mais en parallèle, nous voyons aussi Mateo dire à Jeff qu’il l’aime, Amy et Jonah s’embrasser et Myrtle risquer la mort, pour de vrai.

La tornade ne reste pas longtemps, mais c’est hyper stressant. Pour tout le monde. Et finalement, le magasin est juste totalement détruit. L’épisode a du engloutir une bonne partie du budget quand même. Cela valait le coup, car c’était probablement leur meilleur épisode, encore, et ça ne s’est pas fait au détriment de l’humour. IT’S THE FINAL COUNTDOWN… ne m’a jamais autant fait mourir de rire. Gros coup de cœur également sur la BO finale, déjà entendue dans un de mes épisodes préférés de… Charmed (4×06). Normal.

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EN BREF – Cette saison 2 ne déçoit pas, avec un excellent début et une fin surprise que je n’ai pas encore digéré alors que ça va trente minutes que je l’ai vue. Surprise, oui, car je croyais naïvement que nous aurions 22 épisodes cette saison et je me suis surpris à crier devant ma télévision quand la tornade est arrivée. Rien que ça. Non, vraiment, c’était le genre d’épisode final marquant (eh, vous vous souvenez des trois tornades dans Smallville ?) qui va bien redéterminer toute la série.

Le magasin n’existe plus de toute manière, il a été entièrement détruit. Pas d’inquiétude, la saison 3 est bien programmée. C’est d’ailleurs surprenant de voir une fin aussi destructrice alors que le renouvellement a été annoncé dès février. Je suis pressé de revenir parcourir les allées de Cloud9, même si Cloud9 s’est fait tuer par une tornade dans cet épisode.

Je ressors de cette saison 2 encore plus satisfait que de la première, malgré quelques épisodes un peu en-dessous du côté du niveau et de l’humour. C’est inévitable dans une longue saison, mais assez constant pour obtenir une jolie moyenne et tout mon amour. À l’année prochaine !

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