Life in Pieces (S02)

Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Ci-dessous, mes réactions à chaud sur les épisodes de cette saison au fur et à mesure de la diffusion.

Avis : Life in Pieces est un vrai bijou et je ne saurais expliquer comment j’ai pu attendre pour me jeter dessus cette année. L’an dernier, il m’avait fallu un certain temps pour me remettre de la déception du format hyper court des épisodes, parce que j’attendais plutôt un drama familial de 40 minutes qu’une comédie. Finalement, j’ai eu This is us pour combler ma déception de l’an dernier et surtout, les scénaristes m’ont convaincu que leur série était au top grâce au personnage de Jen, surtout et principalement.

Mais il n’y a pas qu’elle. Chaque membre de cette grande famille est une pépite d’humour et il n’y en a aucun que je n’aime vraiment pas, ce qui est déjà un vrai bon début. Et puis, lors d’un bingewatch post nouvel an l’an dernier, je me suis rendu compte du potentiel de la série qui avait trouvé sa voix comique. Je me suis alors mis à attendre impatiemment chaque épisode et à stresser d’une annulation.

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Du coup, c’est bizarre de ne pas m’être jeté dessus pour cette saison 2, mais puisque le premier épisode a été diffusé super tard, mon vendredi était déjà plus qu’overbooké et mes WE tous envahis par des obligations sociales. Qu’à cela ne tienne, je me suis dit que je pouvais tout aussi bien y revenir par le biais du bingewatching… Et me voici !

Je suis un peu largué dans les noms des personnages et des situations, je me souviens bien d’un final wtf avec demande en mariage et surtout mariage des ados, mais je me dis que la série va probablement resituer tout le monde comme il faut !

Note moyenne de la saison : 16/20

 01Épisode 1 – Annulled Roommate Pill Shower – 19/20
I was recently beat up by a girl.

Story 1 : Moving on – La saison s’ouvre sur la crise du mariage de Tyler et Clémentine, évidemment. C’est immédiatement hyper drôle, avec un couple de parents apparemment incestueux et des jeux de mots bien maîtrisés. Tyler est rapidement énervant et Heather trop rapidement convaincue qu’il faut les soutenir. Dommage, mais nécessaire sur un season premiere.
Story 2 : Moving out – Matt et Colleen emménagent enfin ensemble, et leur honeymoon phase est totalement ruinée par leur colocataire. Si l’histoire en elle-même est un peu lourdingue, il est difficile de ne pas mourir de rire face aux looks ridicules des acteurs et au combat de lutte.
Story 3 : Pill – L’intrigue voit John prendre du viagra et c’est de loin l’histoire la plus drôle de l’épisode avec l’ensemble de la famille qui assiste à cela. Il en faut peu pour rire, et ça, ça suffit.
Story 4 : Baby Shower – Jen n’est pas enceinte et l’on passe du rire à la dépression dans cet épisode, mais c’est un dépression bien maîtrisée pour finir l’épisode sur un feel good. Bref, un épisode de retour écrit d’une main de maître, qui donne à chacun l’occasion de briller, qui fait rire autant qu’il rend triste et il est dur d’en espérer beaucoup plus, même si, une fois n’est pas coutume, certaines histoires sont plus réussies que d’autres.

02Épisode 2 – Receptionist Pot Volting Cramp – 15/20
This is Mom’s world, we just live in it.

Story 1 : Receptionist – Sophia est de retour avec ses phrases cinglantes ! Heather travaille comme réceptionniste pour son mari en tant que remplaçante et décide soudainement de prendre le job, ce qui n’est pas du goût de Jim qui se sent fliqué. Parfait, voilà une intrigue qui pourra occuper une partie de la saison.
Story 2 : Joan’s Friend, Herb – Incapable de dormir, Joan se fait prescrire de la drogue pour aller mieux, et c’est catastrophique. Cette intrigue est franchement bof, mais je ne suis jamais fan de l’obsession des séries avec la drogue. Et ça ne m’aide pas à en rire.
Story 3 : Voting – Comme toutes les séries cette année, il est question des élections présidentielles et de Greg ne souhaitant pas voter alors que Jen essaye de le convaincre qu’il se doit de le faire.
Story 4 : Cramped – Colleen se révèle comme l’une de ces personnes totalement stressée a l’idée d’être normale et d’avoir des besoins naturels. C’est drôle, sans plus, parce que j’en connais des gens comme ça. Bon, un épisode tout de suite moins drôle, mais qui continue à gérer le traitement de l’ensemble de ces personnages qui me manquait tant !

03Épisode 3 – Eyebrow Anonymous Trapped Gem – 14/20
Yeah, heavy’s a pretty good word for it.

Story 1 : Take a Brow – C’est l’heure de la mort de la grand-mère… et des sourcils de Phil. Difficile de ne pas être mort de rire pendant toute cette première partie, et pourtant le fond est triste.
Story 2 : Anonymous – Greg donne une partie de l’héritage a son ancien club de sport, mais Matt en profite pour se faire passer pour le donneur anonyme. C’était franchement pas la meilleure de leurs intrigues, mais c’était en accord avec les personnages, alors ça passe.
Story 3 : Home Sweet Nursery Home – John se retrouve coincé dans la maison de retraite de Gigi et passe une bonne journée là-bas, une intrigue longuette quoique sympathique. Rien d’exceptionnel.
Story 4 : Gigi in the sky with diamonds – La mère de Joan souhaite donc se faire transformer en collier, une lubie franchement étrange qui permet énormément d’humour sur ce dernier acte. Gigi devient donc la bague de fiançailles de Colleen, et elle est effectivement magnifique comme bague.
La toute fin est tout de même super triste : l’actrice jouant la grand-mère est morte et c’est pour cela que cet épisode a été écrit. Ils en ont fait vingt belles minutes et quelques éclats de rire, c’est un joli hommage, plus qu’une simple bague, j’imagine.

04Épisode 4 – Cheap Promotion Flying Birthday – 16/20
Does saving money turns you on?

Story 1 : Colleen returns – Colleen apprend à Matt la manière de faire des économies : c’est plutôt facile vu que cela lui donne envie de faire l’amour. Bon, en vrai, cette histoire de retourner des articles m’intrigue, mais je suis sûr que ça peut fonctionner.
Story 2 : Hughes the boss – Heather continue de gonfler Tim en tant que réceptionniste au cabinet… Et elle s’arrange pour obtenir une promotion, alors même qu’elle veut en fait démissionner. C’est sympa, même si je trouve qu’ils passent à côté de quelques situations sympas en rushant si vite cette intrigue.
Story 3 : Take me to the Pilot – Enfin une histoire qui se concentre sur Sophia ! La voilà traumatisée des avions, il manquait plus que ça : heureusement, son grand-père est pilote. Du coup, il l’emmène contre son gré et évidemment, ça se passe mal, mais il réussit finalement à atterrir. Sympathique.
Story 4 : Lark’s First Birthday – Jen ne veut pas que sa fille ait un premier anniversaire imparfait, alors elle accepte que la famille de Greg soit là… Et ça se passe évidemment mal là encore, au point que Lark finisse en coma éthylique pour ses un an. Meilleure utilisation d’un Week-end at Bernie so far, les photos finales sont une vraie réussite.

05Épisode 5 – Steps Dinner Professor Lesbian – 15/20
Welcome to our home of Tyler’s parents.

Story 1 : Dinner Party – Tyler et Clementine organisent un diner de couples français qui évidemment se passe super mal avec leur première dispute de couple, en face de Matt et Colleen. C’était fun juste ce qu’il faut pour rire sans être trop lourd, et pourtant Tyler et Clementine restent les personnages auxquels j’accroche le moins pour le moment.
Story 2 : Joan’s Novel Idea – Comme le nom l’indique, Joan décide d’écrire un livre… Et comme on est dans une série, elle écrit super bien et ça passe tout de suite très bien à l’université… Puisque qu’elle charme son prof.
Story 3 : Baby’s Step – Jen est forcée de s’occuper de Lark quand Greg s’absente pour aller en Chine. C’est déjà super drôle comme situation, mais c’est pire quand Greg s’en veut de rater les premières fois de sa fille et que la première fois qu’elle marche se déroule en son absence. Jen est alors forcée de lui mentir, sur les conseils d’Heather. C’est de loin la meilleure intrigue de l’épisode, prouvant une fois de plus que Jen est juste le meilleur personnage de cette série (en compétition avec Sophia et Colleen, certes).
Story 4 : Ladies Night – La coloc de Colleen et Matt est lesbienne, quel choc ! Du coup, c’est l’heure de lui faire découvrir les joies de la vie libre de ce secret, ce qui finit par un baiser avec Heather qui n’est pas loin d’une agression, mais bon. L’intrigue en elle-même fonctionne plutôt bien.

06Épisode 6 – Boxing Opinion Spider Beard – 17/20
Go, I’ve got this I’m a doctor’s office receptionist

Story 1 : Samantha’s Double Cross – John emmène Sam à la boxe, contre l’avis d’Heather qui n’est même pas au courant. C’est génial car bien sûr, elle y excelle (on est toujours dans une série) et finit par faire peur à son grand-père qui a tenté de s’en débarrasser. Heather finit par comprendre que sa fille est indépendante, c’est un peu une thématique récurrente cette saison.
Story 2 : Second Opinion – Jen doit se faire opérer, mais elle ne veut pas. Donc elle demande une deuxième opinion, quand c’est plutôt Greg qui devrait avoir une seconde opinion sur sa barbe.
Story 3 : Joan scares Matt – J’aime bien la construction de l’épisode qui revient sur le même dîner de famille avec un point de vue différent. On y apprend que Matt a peur des araignées à cause de sa mère qui est en plus aidée par Colleen. C’était une excellente surprise
Story 4 : Jen v. Beard – Ah ouf, Jen se bat bien contre la barbe de Greg. Il est très cool de voir deux histoires sur ce couple qui est mon préféré et de voir Greg finir l’épisode sans cette fausse barbe qui ne lui allait pas du tout. Une histoire sympa et drôle qui conclut un très bon épisode bourré de répliques bien envoyées.

07Épisode 7 – Swim Survivor Zen Talk – 18/20
I think meditation is my jam.

Story 1 : Swim or Sink – Ayant un proche terrifié par l’eau, j’ai explosé de rire devant cette intrigue à chacun des gags un peu simples, mais très bien trouvés.
Story 2 : Survivor – John souhaite participer à Survivor et embarque Tim et Samantha dans l’enregistrement de son audition… avec pour twist que Tim aussi souhaite y participer. La rivalité est facile, mais ça fonctionne plutôt pas mal, surtout grâce à la touche de Samantha, Clementine et Tyler qui sont juste trop drôles. Ils sont partis loin, mais allez je les suis, ça fonctionne, surtout avec la conclusion évidente.
Story 3 : Jen Zen – Jen a donc trouvé un moyen de calmer ses répliques cinglantes : elle fait de la méditation. Et c’est juste brillamment drôle, avec des comiques de situation très réussis qui font partie des meilleurs de la série. J’ai juste adoré, mais bon, je suis fan de ces deux-là.
Story 4 : The Talk – Il est temps pour Sophia d’apprendre ce qu’est le sexe, donc c’est la fameuse conversation de toutes les séries américaines. Cela dérape parce qu’Heather est toujours cinglée, donc elle en dit trop et ne veut pas que cela soit honteux d’en parler, au point de finir par un dîner de famille totalement gênant. Brillantissime, encore un excellent épisode.

08Épisode 8 – Window Vanity Dress Grace – 15/20
Is this a joke so I can appreciate the real gift?

Story 1 : Sex Window – C’est parti pour l’épisode de Noël, qui commence sur Greg et Jen qui n’arrivent pas à trouver le temps de faire l’amour et qui galèrent avec les baby-sitters. C’est une intrigue plutôt bien trouvée et marrante, dont j’ai cru qu’elle permettrait un cliffhanger dramatique avec l’allergie, mais même pas.
Story 2 : Bonfire on the Vanity – Matt et John se proposent de construire le cadeau de Noël de Sophia, mais évidemment cela ne réussit pas du tout. Petit moment touchant qui tombe un peu à plat et qui termine par une pyjama party à l’américaine.
Story 3 : Dress Reherseal – Colleen doit essayer des robes pour préparer un mariage qui promet une fin de saison passionnante, mais pas de bol, Chris, le vendeur cliché, lui donne les pires conseils du monde. Bon twist cependant : elle a déjà sa robe. Mouais.
Story 4 : Saying Grace – Clementine veut plaire à son beau-père pour éviter de se raire éjecter de la maison, mais il pense qu’elle le drague, alors forcément, ça fonctionne moyen. C’est une dernière histoire marrante, mais qui est retombe un peu. J’aurais aimé un peu plus de blagues. Tant pis, je vais maintenant attendre la reprise avec beaucoup, beaucoup d’impatience, car j’adore cette famille de tarés !

Capture d'écran 2017-01-07 01.27.57.pngÉpisode 9 – #TBT: Y2K Sophia Honeymoon Critter – 16/20
Oh that’s wonderful… and stupid. Did I do it right?

Story 1 : #TBT Y2K – Ouf, je n’ai pas eu à attendre la reprise bien longtemps ! Et ça commence fortement avec un flashback dans les ’90s… Les looks m’ont paru plus improbables que jamais, mais peut-être bien qu’ils étaient réalistes en fait. L’intrigue en elle-même était un peu tirée par les cheveux avec le bug de l’an 2000, mais plutôt sympa quand même avec, après tout, une logique et une dynamique familiale bien différente de celle que nous connaissons à présent.
Story 2 : #TBT Sophia – L’épisode s’avère encore plus génial que prévu avec cette seconde story qui confirme le schéma du Throwback Thursday que je pensais cantonné au premier acte. Bien vu, ça colle avec le jour de diffusion dis donc. Heather et Tim sont débordés par l’arrivée de Sophia… et décident de se laisser déborder. C’est une intrigue qui nous explique beaucoup de choses sur leur couple, mais qui aurait sûrement pu être un peu plus drôle que ça.
Story 3 : #TBT Honeymoon – On se rapproche déjà de 2017 et des looks normaux avec la lune de miel de Greg et Jen en 2011, complétement sabotée par l’omniprésence de Joan… puis par son incapacité à être un adulte. Cependant, c’était plutôt marrant, parce que ce couple est génial, peu importe à quelle époque.
Story 4 : #TBT Matt’s Bottom – Un dernier retour en arrière nous en apprend plus sur Matt avant Colleen et plus précisément aux circonstances menant à sa rencontre avec elle après le moment le plus humiliant de sa vie. Why not. Cet épisode était une réussite pour la série, en s’offrant quatre flashbacks certes dispensables, mais plutôt réussis et explorant des aspects de la vie de ces personnages que nous ne connaissions que trop peu. C’est toujours sympathique de les découvrir sous un nouveau jour, surtout quand c’est fait avec humour et cohérence, nous permettant de mieux comprendre les interactions entre eux. Il est toutefois un peu dommage de se priver de la présence des enfants, mais bon, ils sont tout pardonnés !

Capture d'écran 2017-01-16 23.52.15.pngÉpisode 10 – Musical Motel Property Bingo – 17/20
So I named the character in this novel Oliver ’cause that’s what he wants from his love interest, Oliver.

Story 1 : Sam’s School Play – Heather aide sa fille à répéter pour la pièce de l’école, et c’est hilarant malgré elle. Quand Sam n’obtient pas la place espérée, la mère cinglée se rend sur place pour négocier le changement de rôle. C’est une excellente première partie, qui en plus trouve le moyen de nous ajouter Jen… toujours aussi hilarante.
Story 2 : No Tell Motel – Joan s’entend super bien avec son professeur et d’un coup, Heather s’imagine qu’elle a une aventure avec. C’est magique comment Heather nous pond toujours des trucs de nulle part, il y a une bonne cohérence d’écriture et bien que la conclusion soit prévisible, ça marche plutôt pas mal.
Story 3 : Tyler and Clementine Can’t Even – Heather, encore elle, et Tim demandent soudain un loyer à Tyler et Clementine, ce qui est bien logique. Les deux tourtereaux cherchent donc un moyen de vivre chez eux, puis de résoudre leur problème autrement. Ils s’achètent donc un mobil-home très sympa. L’idée de départ est sympa autant qu’utile, mais la réalisation, comme souvent avec eux, n’est pas au top, ni hyper-drôle.
Story 4 : Family Bingo – C’est tout l’inverse avec cette histoire, dont l’idée de base n’est pas vraiment utile, mais purée qui est méga-fonctionnelle. Jen, Colleen et Tim organisent en secret un bingo pour s’occuper au repas de famille. C’est brillant, simple et hilarant, tout à fait le genre d’histoire qui aurait pu tenir sur plus longtemps et qui m’a fait exploser de rire à plusieurs reprises. J’adore, tout simplement et ça conclue à merveille l’épisode. En plus, ce n’est pas comme si je faisais moi-même des bingos face à certaines séries (on appelle même ça des jeux d’alcool).

09.pngÉpisode 11 – Tailgate Spiral Souvenir Seating – 13/20
I don’t know how to roll a spiral

Story 1 : Tailgating – Colleen veut tellement s’intégrer à la famille qu’elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour satisfaire tout le monde avec une fête qu’elle veut être sa tradition. Et bien sûr, ça ne fonctionne pas du tout, jusqu’à l’arrivée d’une star du football américain… qui s’avère horrible avec la famille. Pourquoi pas.
Story 2 : Downward Spiral – Greg et Matt se disputent pour avoir la meilleure place et il s’avère que la moins bonne, évidemment gagnée par Greg, permet en fait de participer à un match de mi-temps. Sauf que Greg ne sait pas lancer la balle, à cause de Matt justement.
Story 3 : Sophia’s Choice – Pendant le match, Sophia fait vivre un véritable enfer à son père en lui demandant d’aller aux toilettes, puis en voulant acheter des souvenirs, puis en voulant une photo avec la mascotte. Bref, du grand Sophia et heureusement, ça sauve un peu l’épisode !
Story 4 : Seating arrangements – Les parents, Jen et Greg sont mal placés pour le match et décident de se débrouiller pour avoir de meilleures places. Jen ment et réussit à amener Joan avec elle à des places qu’elle n’a pas réservé. C’est marrant sans plus, car ça leur permet de continuer à nouer un lien. La fin est un peu trop extrême pour être parfaitement crédible, dommage. C’était clairement le plus mauvais épisode de la saison, peut-être aussi parce que je ne suis pas un fan de foot américain ou de l’ambiance match, mais ça paraissait vraiment étiré à l’envi pour pas grand-chose.

11.pngÉpisode 12 – Best Waxing Grocery Rental – 15/20
– That’s the husband ?
– Maybe we have a shot ?

Story 1 : Second Best Man – Greg organise l’enterrement de vie de jeune garçon de Matt… alors qu’il n’est pas vraiment son témoin. Du coup, il découvre au passage qu’il a ruiné son premier mariage. C’était particulièrement hilarant comme intrigue, marchant à merveille, surtout quand il est immédiatement évident que Greg ne gardera pas le secret de Matt et Colleen, qui veulent se barrer pour se marier en secret. Ce premier acte est merveilleux d’humour et m’a immédiatement rassuré après la déception du onzième épisode. Greg y est plus drôle que d’habitude, et Jen est géniale.
Story 2 : Splitting Hairs – Colleen se fait épiler par une russe cinglée, et pour avoir des promos, elle y envoie Jen, qui y envoie Heather. L’idée de base est un peu étrange, mais il y a des moments drôles dans les épilations. Disons que ça va que c’est un second acte et pas tout l’épisode quoi.
Story 3 : Miss Independent – Joan s’occupe de garder Sophia en l’absence d’Heather… sauf qu’elle est bien plus cool que sa fille (et moins flippante aussi). Du coup, la géniale Sophia se retrouve à faire ses courses toute seule, et les choses s’enchaînent à partir de là. Comme toujours avec Sophia, les répliques brillantes s’enchaînent et ça passe trop vite.
Story 4 : Clementine Gets a Job – Tout est dans le titre, Clémentine se trouve un job et Tyler ne le supporte bien sûr pas. Comme j’aime un peu moins ces personnages, j’ai eu un peu de mal à accrocher, mais il y avait de bons moments et la chute est l’une des meilleures fins d’épisode de la série alors ça rattrape le tout !

12.pngÉpisode 13 – Necklace Rescue Chef Negotiator – 14/20
My first boyfriend and he’s rich? Maybe I will take his name.

Story 1 : The Personal Chef – C’est parti pour un épisode de St Valentin, forcément. Cela commence par Jen et Greg qui ont l’habitude d’avoir des St Valentin de merde. La tradition ne peut être rompue cette année : la chef embauchée par Greg pour faire le repas se bourre la gueule et elle est juste totalement cinglée. Je ne suis pas entièrement convaincu par cette intrigue, même si la fin est clairement réussie.
Story 2 : Dog Rescue – C’est au tour de Colleen et Matt de passer la St Valentin. Ils décident donc de le faire en adoptant un second chien. L’idée de base est sympa et les blagues passent bien, même si rien n’est purement transcendant ou à mourir de rire. J’aime beaucoup ces personnages et leur couple un peu dysfonctionnel, ça fait du bien de voir ça à l’écran de temps en temps.
Story 3 : The Best Valentine’s Day Ever – Sophia revient à la maison avec un cadeau de son nouveau petit-ami… Cadeau volé à sa belle-mère par son amoureux, évidemment. L’intrigue était sympa et c’était probablement la plus drôle de cet épisode : Sophia se retrouve à mentir à ses parents, à « tuer sa famille » et à devoir avouer la vérité. La conclusion était un peu ratée car trop précipitée, mais c’est le problème de ses quatre histoires en un épisode.
Story 4 : Negotiation – Et en toute logique, on en arrive aux grand-parents qui s’achètent une voiture pour la St Valentin… Du moins, ils aimeraient bien, mais la voiture qu’ils veulent n’est pas en vente, évidemment. Seule la conclusion (un peu prévisible) de voir la psy prendre le dessus sur les négociations foireuses de son mari fonctionne vraiment dans cette intrigue. Je suis peut-être trop fatigué pour cet épisode, mais j’ai eu du mal à rentrer dedans tout du long. Les blagues font sourire, mais pas vraiment rire. Il faut dire que cette famille est toujours plus drôle quand elle n’est pas séparée finalement et que cet épisode ne proposait pas de réunion de famille !

14.pngÉpisode 14 – Facebook Fish Planner Backstage – 17/20
– Even Sophia has…
– Hormones she can control?

Story 1 : Slow Pokes – Joan installe Facebook sur une bonne idée de Greg, et font alors vivre un enfer à Jen, puis à l’ensemble de leurs enfants. Tout est un peu gros dans cette intrigue où les parents ont du mal à comprendre le réseau social, mais il y a une bonne grosse part de vérité. Et surtout, c’est super drôle, cette mini-histoire aurait pu tenir facilement l’ensemble de l’épisode tant les possibilités de gags sont nombreuses. L’idée de la petite-amie de lycée de Greg est néanmoins la goutte d’eau qui m’a achevée tellement c’était aussi énorme que drôle.
Story 2 : Derek – Heather découvre une fois de plus que sa fille grandit et se prend le coup de vieux en pleine face en quand Derek, le poisson de Sophia, semble sur le point de mourir. Elle fait tout ce qu’elle peut pour le sauver, mais en définitive, comme tous les poissons, il est voué à mourir de son atroce mort. La petite parodie finale avec le montage en hommage à Derek est une réussite également, qui a défaut de vraiment faire rire m’aura au moins fait sourire.
Story 3 : Wedding Plans – Colleen et Matt organisent leur mariage, faute de pouvoir se barrer pour le faire. Comme chacun ont eu des expériences passées de mariage, ils se retrouvent forcés de devoir faire des compromis et prennent finalement la décision de… se barrer pour se marier? Oh, oh, ça sent l’erreur grossière de la part des scénaristes ou dans la diffusion là, car la décision de ne pas faire de mariage était déjà prise dans l’épisode 12, où Joan faisait en sorte qu’il se passe malgré tout quelque chose. Cette faute de cohérence est un peu dommage, car cela fonctionnait bien autrement.
Story 4 : Backstage – Sam est en pleine crise d’adolescence suite à la non-invitation du mec de ses rêves à sa bar mitsva, alors pour lui remonter le moral Tim l’amène dans les coulisses des Grammy Awards. Pas de bol, il se fait virer après avoir cassé deux instruments en deux minutes, d’une manière tout à fait habituelle pour lui. Cette partie de l’épisode était légèrement en-dessous, mais il était cool de voir ces deux personnages peu exploités habituellement être développés. C’était définitivement un épisode largement au niveau, avec des éclats de rire dans chacune des quatre histoires de la semaine. Il est possible que ma fatigue aide le fou rire, mais quand même !

15.pngÉpisode 15 – Awkward Bra Automated Ordained – 18/20
But honey we’re so close to live in the future

Story 1 : Party of two – J’ai l’impression que ça fait des années que j’ai vu le dernier épisode, mais j’ai fait une pause dans beaucoup de séries avec mon concours, et cette comédie est l’une des dernières qu’il me reste à rattraper. Comme d’habitude, cela s’explique parce que je l’adore et que je veux être à fond devant ! Cette première partie est juste totalement hilarante et a le mérite d’être originale en se concentrant sur un duo inattendu : Matt & Jen. Tous les deux sont marrants séparément, mais les voir se retrouver coincé l’un avec l’autre est une excellente chose. Évidemment, ils se retrouvent dans la même librairie après avoir annulé leur dîner et une bonne partie des gags est prévisible, mais, quand même, cette première histoire marque beaucoup de points !
Story 2 : Wine bra – La seconde partie se concentre sur Tim, Heather et les filles. Toute aussi marrante, elle voit la famille se concerter pour trouver un moyen de faire passer de l’alcool à un spectacle de danse de Sophia. C’est hyper efficace parce que c’est une intrigue que je n’avais jamais vu avant et que tout s’y déroule à merveille pour délivrer l’humour aux bons moments.
Story 3 : Future House – Jen et Greg se débrouillent pour enfermer leur petit dans la maison, ce qui explique pourquoi Greg se coince le dos en tentant de créer une porte connectée en bluetooth. C’est tout bête, mais à l’ère des objets connectés, ça fonctionne. Cette intrigue est un peu moins marrante dans sa mise en place avec Oscar, mais délivre de bonnes situations avec tout ce qui peut mal se passer dans la maison du futur, entièrement connectée.
Story 4 : Ordained – Un dîner dominical vire au bordel familial lorsque John décide de se marier avec Joan en apprenant que Colleen a l’autorisation et la possibilité de le faire. Sauf qu’en fait elle ne l’a pas, forcément. Peu importe cependant, puisque les deux décident finalement d’annuler le mariage pour continuer à se prouver l’amour au jour le jour. Cette dernière histoire était beaucoup moins drôle, mais en même temps, elle avait le mérite de nous montrer l’ensemble du casting réuni, et c’est toujours une réussite de voir cette famille réunie. Encore un excellent épisode au sein de cette saison !

16.pngÉpisode 16 – Earthquake Mechanic Old Dirtbike – 18/20
Suddenly we were the good son, the bad son and the slut

Story 1 : Trapper Keeper – Une fois n’est pas coutume, cet épisode s’ouvre sur Jen et Greg. Ce dernier retrouve l’argent de son douzième anniversaire et s’achète une vieille moto. Le problème, c’est que Matt veut la détruire comme Greg a détruit sa réputation familiale en l’accusant d’avoir volé cet argent. Comme le lendemain, la moto disparaît, Greg l’accuse à nouveau, mais c’est en fait Jen qui a emmené la moto en réparations. Simple, mais efficace, cette intrigue trouve le moyen de faire rire en employant convenablement chacun de ses personnages, à commencer par Jen, comme toujours.
Story 2 : Something wrong with Mom-Mom – Joan a perdu sa bague chez Heather et Tim, et aussitôt, elle se sent vieillir dans le regard de sa fille qui ne veut plus trop lui confier Sophia qui, en plus de la danse, fait désormais du tir à l’arc. Par conséquent, Joan décide de se venger en faisant passer la pire journée possible à Heather. C’est donc au centre commercial qu’elle exécute sa vengeance en agissant autant que possible comme une vieille ayant perdu la tête. C’est tout bête, mais comme toujours avec cette série, ça fonctionne.
Story 3 : Colleen Rattled – Colleen veut faire réparer sa voiture, mais le garagiste ne trouve rien. Du coup, elle s’énerve, mais tout en restant gentille, parce que c’est Colleen. Se sentant maltraitée par le garagiste sexiste, elle ramène donc une bonne partie des nanas de sa belle-famille pour faire entendre ses droits… tout ça pour découvrir que c’est un sextoy perdu qui faisait le bruit qui la dérangeait tant. Dérangeant, effectivement, mais marrant, avec en plus un message féministe à faire passer. Bon, même si ce dernier est à nuancer fortement, vu la conclusion qui ridiculise un peu Colleen.
Story 4 : Hughes Prepared – Une histoire sur Sophia, Sam et Tyler ? J’achète totalement, c’est excellent car ça fait un moment que les trois n’ont pas été vus ensemble (l’ont-ils seulement été cette saison ?). Le discours de Sophia sur son manque de temps passé en famille est on ne peut plus vrai, et en plus le principe même de l’intrigue est géniale avec Tim qui largue ses enfants sur le bord de la route pour les entraîner à rentrer à la maison sans téléphone ni argent. Bien sûr, Sophia a un portable au cas où quelque chose se passerait mal, mais elle choisit donc de ne pas l’utiliser. C’est une excellente intrigue, se concentrant sur un trio qu’on ne voit jamais et que j’aimerais voir plus souvent, car ils forment une bonne famille !

17.pngÉpisode 17 – Sleepover Dream Light Haze – 17/20
Speaking of dreams coming true, remind me to tell you about the sexy thing that just happened to me at a little girl’s sleepover.

Story One : Sleepover – Sophia se rend à une soirée pyjama, contre l’avis d’Heather qui sent bien que sa fille n’est pas prête. Et effectivement, elle avait raison, Sophia pète un câble et cherche à s’enfuir. Tim s’en occupe, effraie toutes les petites filles et finit par concrétiser son rêve de gosse : il aperçoit les seins de la grand-mère de la petite fille chez qui Sophia se rend. Alors écrit comme ça, ça a l’air horrible et dingue, mais c’était juste un bon gros fou rire pour moi, finissant en plus sur une super chanson.
Story Two : Jen Had a Dream – Jen a eu un rêve érotique et Greg est sûr qu’il s’agit d’un rêve avec Matt. Bien sûr, ce n’est pas le cas, Colleen lui révèle que c’est quelqu’un de roux, donc Greg s’en prend à Tyler, avant que tout le monde ne comprenne qu’il était à propos de Joan et que Jen improvise un rêve érotique avec la marionnette du grand-père. Comme en plus, cette mini-histoire faisait référence à la première, j’ai ri du début à la fin, surtout que c’était bien à propos de Joan.
Story Three : Sensor and Sensibility – C’est une histoire moins passionnante que celle-ci, qui se concentre sur les grands-parents. En plus, la meilleure vanne est retirée après avoir été teasée avant la coupure pub, c’est un peu con. Ce n’était pas génial, même si le comique de répétition était bien trouvé.
Story Four : Full Moon Madness – Matt & Colleen organisent donc bien un mariage et vivent toujours avec Dougie. Pas de bol, Colleen, stressée, prend des somnifères et devient somnambule, faisant absolument n’importe quoi au passage. Cette fois, c’était marrant, mais cette histoire souffre de la troisième qui a fait retomber un peu l’ambiance.
Bref, c’était un bon épisode qui aurait pu être excellent si la troisième histoire m’avait pas cassé le délire.

18.pngÉpisode 18 – Favorite Vision Miguel Matchmaker – 14/20
I mean I’m her dad, not a Linkedin Request

Story One : Playing Favorites – Lark fait vivre un enfer à Greg en demandant sa mère en permanence. C’est plutôt une très bonne intrigue avec un Greg qui pète un câble pour récupérer l’affection et l’amour de sa fille. Et quand il y parvient enfin, c’est Jen qui est dégoûtée. Bon, j’avoue que je ne suis jamais hyper neutre avec ces deux-là, ils me font mourir de rire à chaque fois, j’y peux rien !
Story Two : Heather Gives In – Heather a besoin de lunettes, mais elle refuse absolument de le reconnaître, ne voulant pas se voir vieillir. C’est une intrigue plutôt classique, avec toute sa famille qui en profite pour lui faire dire oui à des choses auxquelles elle aurait dit non autrement. La conclusion est la seule partie vraiment drôle, lorsqu’Heather se retrouve avec les mêmes lunettes qu’une des amies de Samantha. Drôle, mais pas hilarant.
Story Three : Father’s Blessing – Une fois de plus, on nous vend avant la pub une scène qui ne se retrouve pas dans le montage final. Matt et Colleen se rendent chez le père de cette dernière, sur un bateau, pour avoir l’autorisation de se marier. Il y a un bon humour autour du fait que son père et son fiancé sont artistes, mais ça a du mal à être pleinement convaincant. En plus, c’est une histoire sacrément courte.
Story Four : Mikey’s Girlfriend – Mikey est de retour et j’avais juste oublié son existence depuis la saison 1. Cette fois, il s’est fait largué et Joan cherche à le caser à tout prix. On y retrouve aussi Artemis Pebdani (qui était déjà dans Superstore il y a peu, on sent qu’elle galère) dans le rôle de sa coiffeuse, Gittel. Elle est absolument géniale dans ce rôle et c’est dommage de savoir d’avance qu’on ne la reverra pas. Évidemment, elle largue bien vite Mikey, pour mieux le reprendre quand il promet de devenir juif. Marrant.
Cet épisode manquait de quelque chose par rapport au précédent, ou peut-être que c’est la fatigue qui s’est emparée de moi, mais je l’ai trouvé moins bon.

19.pngÉpisode 19 – Babysit Argument Invention Butterfly – 17/20
It’s called let me geni-tell ya.

Story One : Babysitting – Colleen et Matt viennent garder Lark pendant que Jen et Greg vont l’inscrire pour la maternelle. Ces deux derniers sont tellement drôles… mais pas autant que les premiers qui galèrent comme jamais à s’occuper de Lark. Et bien sûr, ils finissent par faire tomber ce pauvre bébé qui n’a rien demandé. L’intrigue est super bête, mais elle est pleine de bons moments, de Colleen racontant son passé sulfureux à la révélation des caméras dans la maison, en passant par le déguisement pour Lark.
Story Two : The Naked Truth – Tim est énervé qu’Heather ne se souvienne pas de la plus grosse dispute de couple de leur relation et s’en plaint à Clémentine et Tyler. Ceux-ci expliquent alors qu’ils s’engueulent uniquement nus. Il n’en faut pas plus pour que ça parte en vrille et qu’ils essayent à leur tour. Evidemment, ça fonctionne. Là encore, c’est très réussi, notamment dans les détails (les jeux de mots, les lunettes d’Heather, la famille tordue de Clémentine par exemple). L’intrigue en elle-même est assez classique, mais puisque c’est drôle, pourquoi faire autrement.
Story Three : The Entrepreneurs – Sam demande de l’aide à Greg pour un projet scolaire : elle doit inventer un objet. Puisqu’il est lui-même inventeur, il décide de faire le travail à sa place et s’énerve quand elle n’obtient que B+. Forcément. Là encore, on part sur une intrigue plutôt classique pour une sitcom familiale, mais ça fonctionne bien avec une maîtresse qui se moque de Greg et une conclusion forcément positive pour tout le monde.
Story Four : The Butterfly Effect – Joan et John offrent de futurs papillons à Sophia. Celle-ci trouvent d’abord le cadeau ennuyeux à souhait car elle doit attendre une dizaine de jours, mais elle finit par apprécier l’idée. Comme c’est Sophia, elle passe par tout un tas de phases sympas entre les deux. Bien qu’un peu plus faible, cette histoire marque de bons points avec de jolis papillons et une fin catastrophique qui a fait rire le sadique en moi. Oups.
Et bonne nouvelle : ils sont renouvelés pour la saison 3 !

Capture d'écran 2017-04-29 14.21.32.pngÉpisode 20 – Ear Scorn Registry Manuscript – 15/20
Wall-E looks like my first girlfriend.

Story One : Collen’s Web – Tim retire une araignée de l’oreille de Colleen. Bien sûr, il ne peut garder l’information pour lui. Heather la répète au dîner de famille et de là, tout part en vrille jusqu’à la révélation finale. Cela fonctionne extrêmement bien, les dynamiques entre tous sont parfaites, c’est à mourir de rire… surtout en fin d’histoire, avec les révélations de Joan sur tout le monde. De toute manière, Joan déchire dans cet épisode.
Story Two : Queen J – Jen est forcée de prendre un jour de congé et le passe avec Heather et d’autres mères au foyer. Bien sûr, elle adore l’idée et les mères adorent Jen, la copiant autant que possible. Heather se sent donc isolée car tout le monde prend Jen pour modèle. Oh les choses s’arrangent vite, mais c’était drôle le temps que ça dure.
Story Three : Bull in a China Shop – Le marriage de Matt et Colleen se passera donc au Mexique avec uniquement la famille… mais Joan devient pote avec Dougie. C’était une histoire sympa, qui passait un peu le temps sans être hyper drôle. Bon, si j’aimais plus Dougie, la coloc de Colleen, ça passerait sûrement mieux. Elle réussit finalement à se faire inviter comme demoiselle d’honneur, c’est merveilleux.
Story Four : Family Book Club – Joan invite tout le monde à lire à son manuscript et Greg force tout le monde à effectivement le lire. C’était de loin l’intrigue la plus moyenne de l’épisode, pourtant il y avait une bonne partie du casting. Peut-être qu’avec ses petits-enfants, on aurait eu de meilleures répliques. Là, ça faisait un peu pétard mouillé avec une excellente idée, mais rien qui ne suit. Greg reste le préféré de sa maman, tout va bien.
En bref, un épisode cool, mais loin d’être le meilleur.

21.pngÉpisode 21 – Late Smuggling Dreambaby Voucher – 16/20
We’re going to miss our own wedding.

Cet épisode a eu la lourde tâche de passer juste après la fin de saison de Superstore qui était excellente. C’est le genre de choses qui peuvent facilement plomber un épisode, l’air de rien.
Story One : Airport Rush – La famille Hughes (ils ont un nom de famille alors ?) a trouvé la solution parfaite pour arriver à temps à l’aéroport : partir quatre heures avant. La théorie est bonne, la pratique beaucoup moins, nous suivons tous les membres de la famille perdre un temps monstre et les bagages. Pas exceptionnel, mais marrant. Ils annoncent aller à Mexico, il s’agit donc non pas de vacances, mais du mariage de Matt et Colleen. C’est déjà tellement horrible d’organiser un mariage, le faire à l’étranger, ils sont motivés !
Story Two : All Dogs Go To Mexico –  Joan et John veulent amener un chien pour porter les alliances au mariage, mais ce n’est pas si simple de passer la douane sans papier pour l’animal. Les voilà embarqués dans une histoire de vétérinaire et de chien mort, un truc à dormir debout que seuls eux pouvaient pondre. Evidemment, c’est un échec et ils se retrouvent à devoir emmener le chien se faire opérer.
Story Three : Fly Baby – Jen et Greg parviennent à embarquer eux, ce sont les premiers, c’est un bon début… mais ça ne fait pas tout ! Greg s’inquiète de ce que les gens vont penser de lui parce qu’il amène son bébé à bord. Bien sûr, Lark se comporte bien, mais pas parfaitement et ils sont confrontés à un couple parfait avec le bébé parfait. L’intrigue est marrante et j’ai adoré la manière dont ils se retrouvent à bloquer l’avion.
Story Four : Not Rushin’-Roulette – Matt et Colleen ne prennent pas l’avion quand ils apprennent qu’ils peuvent avoir un bon d’achat de cent euros chacun s’ils acceptent de prendre le suivant. Et le suivant. Et le suivant. Et ainsi de suite, jusqu’au dernier vol, évidemment annulés. Eux-mêmes vont donc rater leur propre mariage. Bien joué.
Cet épisode était bien marrant avec un thème assez prévisible, mais bien géré du début à la fin. C’était une réussite, même si ce n’était pas leur meilleur épisode de la saison. Je suis pressé de voir le mariage la semaine prochaine !

Capture d'écran 2017-05-14 22.51.12.pngÉpisode 22 – Poison Fire Teats Universe – 16/20
I’d move it to the ocean. That’s the one place that Dad can’t burn down.

Oh merde, c’est la fin de saison, je suis dégoûté, j’adore cette série. Au point de me dire que je pouvais bien la regarder dans le bus, après la nuit tombée. Oh la fausse bonne idée, il n’aura pas fallu longtemps pour que le premier rire ne m’échappe. Hum. On va dire que ça fait de la pub pour la série.

Story One : Baking A Murderer – On reprend l’intrigue de la semaine dernière pour Jen et Greg, qui prennent des nouvelles de l’homme que Greg a failli tuer avec la noix de coco. Pas de chance, l’amoureux de celui-ci est avocat et veut faire un procès à Greg. Jen le défend comme elle peut, mais il a quand même l’habitude d’empirer toutes les situations. Je me demande comment ça finira en saison 3 tout ça, et si ça aura un impact.

Story Two : The Hughes, The Hughes, The Hughes Is On Fire – La journée de merde continue pour les Hughes. C’est un peu étrange d’avoir changé l’ordre des histoires, je me demande comment ils choisissent ça. Cette fois, ils rentrent chez eux pour découvrir que la cuisine de la maison a pris feu. Bien joué. Toute la famille se retrouve donc à devoir loger dans le mini-bungalow de Clémentine et Tyler. Cette histoire est une vraie réussite qui enchaîne les situations hilarantes.

Story Three : Alas, Poor Yorkie – Joan et John se rendent chez le vétérinaire pour récupérer la bague de fiançailles avalée par le chien. Comme souvent, cette histoire est un peu moins drôle et plombe l’épisode.

Story Four : For Better or For Worse – Matt et Colleen dépriment face à leur mariage qui part en vrille. Il faut dire qu’il y a de quoi et que je déprime aussi : non seulement, c’est l’épisode final, mais en plus, il ne fait pas épisode final par rapport à l’an dernier. Comme tout déraille, Colleen finit par perdre sa bonne humeur et son optimisme habituel, voulant annuler le mariage. Rien que ça. Matt se laisse faire un temps, puis il comprend que ce n’est pas possible de ne pas finir avec Colleen. Il fait venir toute sa famille dans le motel de l’aéroport, puisque de toute manière la famille de sa fiancée est en train de foutre la merde à Mexico, ses parents se remettant ensemble. Matt et Colleen ont ainsi un mariage qui leur ressemble : c’est le pire de la terre, mais il parvient à avoir ses moments de romantisme, notamment lorsque Colleen comprend que Matt a fait en sorte de pouvoir se marier avec elle. Il y avait un bon humour, mais ça manquait d’un petit quelque chose.

Et à l’instant où je pensais ça devant la dernière scène de l’épisode, Colleen tombe de son balcon car la rembarde s’effondre et finit dans la piscine. Cette fois, j’ai éclaté de rire, car je m’attendais plutôt à l’arrivée d’un oiseau pour gâcher leur baiser (déjà que le mariage était bien gâché par Greg). Là, c’était odieux à souhait comme scène finale ; mais à mourir de rire.

Tout ça pour conclure un épisode au rabais proposant un mariage au rabais, il faut dire ce qui est.

Capture d'écran 2017-05-14 22.51.46.png

EN BREF – Cette saison est toujours aussi réussie et je suis beaucoup trop attaché à ces familles. Je veux plus de Sophia, Jen et Greg dans ma vie, mais cette saison aura su me réconcilier également avec Samantha, Tyler et Clementine. Franchement, c’est quasiment du tout bon cette année, à part bien sûr les histoires sur John/Joan (encore que certaines réussissent bien) et… le jour de diffusion !

Chaque épisode est une pépite noyée parmi les diffusions du TGIT et d’autres sitcoms, c’est là le seul gros point noir que je trouve à la série. J’aurais aimé un final de saison plus efficace, avec un vrai mariage et, surtout, un repas de famille. La série n’est jamais meilleure que quand elle réunit tout le monde, même si fort heureusement, les intrigues individuelles sont elles aussi efficaces.

C’est avec soulagement que j’ai appris le renouvellement pour une saison 3. Je serais au rendez-vous, en espérant ne pas refaire la même erreur que cette année où j’ai attendu un peu trop longtemps avant de m’y mettre. Quoiqu’il en soit, c’est drôle et je la recommande !

Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Sense8 – Christmas Special (S02)

Avis : Bien trop longtemps après la saison 1, Sense8 est de retour avec le monde entier qui en attend énormément après le hit des premiers épisodes… Si je regarde, j’ai quand même envie d’être une voix discordante parmi tous les éloges de la série. Déjà, parce que le sujet de base que tout le monde clame comme hyper original ne l’est pas tant que ça et était mieux traité – je trouve – dans In your eyes, un petit film indépendant de Joss Whedon (également dispo sur Netflix hein). Ensuite, parce que la série a tout de même pas mal de longueur et de scènes de cul qui ne servent vraiment qu’à accrocher le spectateur sans proposer aucun contenu pour autant. Et quand il y en, c’est pour une scène d’orgie imprévue.

Bon, à côté de ça, le casting est vraiment exceptionnel, l’intrigue de la saison 1 était longue à mettre en place mais avait fini par me laisser sur les fesses avec une fin sublime (à partir de l’épisode 6) et la photographie est hyper travaillée. La série fait voyager, ça on ne peut pas lui enlever !

Bref, quand on me propose un épisode de Noël, je ne crache pas dessus, mais je n’ai pas non plus des attentes hyper élevées comme beaucoup. Et puis surtout, j’en ai tellement décroché que je ne me souviens pas trop des différentes intrigues. Et connaissant Netflix, je n’aurais pas le droit à un résumé.

01.pngÉpisode 1 – Christmas Special – 17/20
This is the 21st century people, GET OVER IT.

Comme prévu, pas de remise en contexte, juste une longue scène magnifique de plongée et de nage de l’ensemble du casting. J’ai aimé cette scène qui replongeait effectivement dans l’ambiance de la série avec une image travaillée et une ambiance sonore très agréable. Pour le reste, on retrouve chacun des personnages dans sa vie avec très peu de connexions entre eux pendant une longue partie de ces deux heures. Il est intéressant de les voir évoluer un peu par eux-mêmes, mais il est dur de se convaincre, après la saison 1, qu’ils ne passent pas plus de temps à se parler. Cela dit, quand ça commence enfin à arriver, c’est brillant, avec un double discours sur le sentiment d’emprisonnement. Cet épisode introduit un peu plus clairement l’idée de bloqueurs empêchant la connexion entre les Sense8, ce qui était déjà suggéré l’an dernier de mémoire. C’est une intrigue qui offre des propositions intéressantes pour le reste de la saison, qui nous éloigne un peu des orgies et des scènes un brin clichées qui constitue le reste de ces deux heures, surtout au début. Bon, en même temps, c’est très réussi, c’est le début de la saison 2 et non un simple Christmas Special comme annoncé, les 3/4 de l’épisode n’ont rien à voir avec Noël, si ce n’est la date de diffusion quoi. Au point d’attente où on en est, on aurait tout aussi bien pu attendre le mois de mai. En plus, c’est le jour des anniversaires des personnages, et ça donne vite fait envie de faire la fête, OK, mais pas tout à fait comme eux forcément. En plus bis, niveau chronologie, c’est un peu chaotique de comprendre comment ça fonctionne, mais bon, c’était fun. La scène la plus fun de l’épisode reste néanmoins celle entre Kala et Wolfgang, qui, si elle met en scène du sexe, avait une vraie utilité comique, contrairement à l’orgie qui, franchement, ne montre rien (sous tous les sens du terme), ne sert à rien et est… gênante. L’épisode offre en fait en deux heures une avancée rapide et incertaine de la chronologie, balayant leur anniversaire, Noël et le Nouvel an. Tout ça d’un coup. Ce début de saison fait la part belle à Wolfgang, dont je ne comprends toujours pas toute l’intrigue (surtout que j’avais totalement oublié la sous-intrigue avec Felix), et Sun, qui me fait culpabiliser de ne pas faire plus de sport. Lito et Hernando tirent leur épingle du jeu avec un coming-out étiré sur l’ensemble de l’épisode qui fonctionne à merveille, notamment grâce à Nomi, qui continue sa vie avec sa petite amie, mais galère un peu niveau cavale. C’est une sous-intrigue sympa aussi. Je n’accroche toujours pas aux personnages de Riley et Capheus, la première ne trouvant son intérêt que dans sa relation avec Will que je n’aime pas non plus, le second… j’en cherche encore l’intérêt en terme d’intrigue. À part montrer que, ouhlala, ils sont répartis sur la planète. En bref, un épisode très sympa et à la hauteur d’une attente aussi longue, qui recommence désormais. Je conclurais en parlant de ce qui a fait couler beaucoup d’encre : le recasting de Capheus. Je ne suis habituellement pas fan de ce type de changements, mais perso, je trouve que c’est une vraie réussite et que l’acteur est bien meilleur. En revanche, la ressemblance entre les deux acteurs n’est pas flagrante, le nouveau paraissant moins… boulet. Espérons que ça apporte un impact positif au personnage, mais bon, il est fan de JCVD, ça calme.

Quoiqu’il en soit… Rendez-vous en mai pour la suite !

The Man in the High Castle (S02)

Avis : Dernière saison à voir pour mon Challenge Séries 2016, The Man in the High Castle débarquait gentiment le 16 décembre pour sa deuxième salve de dix épisodes. Autant dire que ça supposait d’être au taquet pour la voir dans les temps, et que je me suis donc dégagé une journée pour me faire un bon gros bingewatching, exactement comme en saison 1 (enfin, pas tout à fait, c’est vrai, je l’ai vue sur trois jours).

Après avoir relu mon avis hyper positif sur la saison 1, j’en suis arrivé à me demander pourquoi je n’étais pas plus motivé que ça à la reprendre, et c’est peut-être parce que je me sens un peu forcé pour conclure le challenge. J’ai déjà switché One Tree Hill (faute de temps) par Utopia, je n’ai donc pas vraiment d’autre option pour le remporter (enfin, j’ai bien les webséries, mais ce n’est pas pareil). Je me suis alors motivé à faire play, après pas mal de petits aléas, dans l’espoir de retrouver ce qui m’avait tant plus en juin dernier et que j’avais de toute évidence oublié depuis. Parce que oui, avant de lancer cette saison 2, je n’avais pas spécialement envie de la commencer, malgré ce mystère final de la saison 1 qui m’avait soufflé, je me souviens bien.

Peu importe, voici donc mon avis sur l’ensemble des épisodes !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Note de la saison : 16,5/20

01.pngÉpisode 1 – The Tiger’s Cave – 16/20
But it did not bring me peace : It brought me to a strange place

L’introduction de l’épisode nous remet tout de suite dans l’ambiance et ne sert a priori pas à grand-chose, mais j’ai appris à me méfier des apparences avec eux. Le reste de l’épisode est toutefois hyper longuet et ne nous rappelle qu’à peine la situation de chaque personnage. Juliana est emprisonnée pour avoir laissé s’enfuir Joe et est apparemment fusillée au passage, Joe se retrouve dans le bateau pour le Mexique avec le film (une sous-intrigue incroyablement stupide permet alors de réaffirmer les nazis comme méchants, quand même faut pas déconner), Frank essaye toujours de sauver Ed en avouant sa culpabilité dans l’attentat. Tout cela me laisse perplexe, mais pas autant que la partie SF et japonaise à laquelle je ne comprends toujours rien – en plus, les acteurs murmurent tous leurs répliques, c’est atroce, je ne me souvenais pas que c’était à ce point, j’ai dû sortir les écouteurs pour tenter de les comprendre mieux et pour la première fois depuis un moment, j’ai même envisagé d’aller me chercher les sous-titres. Alors OK, j’étais fatigué, mais à ce point, ce n’était pas prévu quand même. J’ai eu du mal à accrocher à toute cette partie d’épisode sans Juliana avant de totalement rentrer à nouveau dans l’univers à son retour et sa rencontre avec le Man in the High Castle, figure du savant fou, qui lance totalement l’intrigue sur une nouvelle piste avec un homme à retrouver. La résistance apparaît beaucoup moins cool qu’en saison 1 et c’est plutôt une bonne chose, même si la fuite de Juliana n’est pas forcément des plus logiques. C’est toujours mieux que cette figure d’Hitler étrangement bon dans sa quête d’un film ne se terminant pas par l’utilisation de la bombe nucléaire. Bref, je suis extrêmement intrigué et l’action peine à se mettre en place (et à convaincre au départ) dans une multitude d’intrigues éclatées, mais j’ai fini par me remettre dans le bain (et à me sentir guidé par les scénaristes) au deux tiers de l’épisode. Mieux vaut tard que jamais, ça rattrape bien cet épisode qui commençait la saison de manière quelque peu décevante. Je reste partagé sur le manichéisme primaire de la série, contrebalancé par instant par des intrigues plus réfléchies et moins nettes, et sur le rôle capital de Juliana qui n’est que suggéré par ses flashbacks peu clairs et les sous-entendus assez clairs du Man in the High Castle : toutes les Juliana ne sont pas si gentilles.

02.pngÉpisode 2 – The Road Less Traveled – 14/20
It’s not safe here in the city, you should leave

Magnifique, le type que nous cherchons est donc George Dixon, le père de Trudy, et la prise de tête s’accentue avec cette révélation improbable en épisode 1 mais que l’on sent arriver dans cet épisode. Je repère un défaut cette saison qui me dérange plus encore qu’en saison 1 : je n’arrive pas à accrocher aux personnages présentés, à l’exception de ceux gravitant directement autour de Juliana. Du coup, je me perds dans les nombreuses sous-intrigues présentées et les multiples personnages secondaires, y compris en ce qui concerne Frank ou Joe cette saison. Joe reprend donc sa vie pépère comme si de rien n’était après les événements du premier épisode, et c’est un peu étrange, donc ça ne dure pas. Ili finit par se faire virer par Rita et se rend à Berlin pour retrouver son père, que l’on va enfin rencontrer et qui peut tout aussi bien être un personnage que l’on connaît déjà. Juliana est comme d’habitude poursuivie, cette fois par la résistance, mais a tellement l’habitude qu’elle excelle vraiment bien dans ce jeu de chat et la souris. Elle se rend chez Tagomi qui, lui, continue d’enquêter sur le monde qu’il a vu en fin de saison alors que moi, en ce qui me concerne, je continue d’essayer de comprendre comment il a fait. Bref, il cherche des infos sur des choses qui n’existe pas dans son monde et parcourt donc les livres censurés. La fin d’épisode nous ramène enfin Ed dans la position dans laquelle était Frank au cours du 1×02, à savoir une torture beaucoup trop maîtrisée pour ne pas être angoissante. Finalement, il retrouve Frank et les deux sont à peu près libres mais au service de Kido et des Yakuzas. C’est en tout cas ce que j’en ai compris, mais cette saison se perd un peu trop pour l’instant dans des sous-intrigues et des temps morts qui me laissent principalement perplexes. Je passe donc à côté de détails qui ne sont peut-être pas si innocents que ça. Je peux de toute évidence continuer à compter sur les fins d’épisodes pour avoir droit aux temps forts et aux montages musicaux réussis, avec Juliana qui se rend chez les nazis pour retrouver Joe. Joliment monté.

03.pngÉpisode 3 – Travelers – 14/20
I think it was because of some films she saw

Je me suis arraché les cheveux pour y accéder, mais j’ai fini par voir l’épisode 3 et les suivants, moyennant une inscription (essai gratuit, j’avoue) à Prime Video. Et le vrai avantage dans l’affaire, c’est que j’ai récupéré les sous-titres en anglais pour enfin comprendre leur murmure. Cet épisode s’ouvre sur une intrigue laissée trop longtemps en plan, avec le fils handicapé de John qu’il faut désormais dénoncer. Je me disais bien que j’avais raté la conclusion de cette affaire ! Juliana rejoint donc le Reich et découvre à ses dépens ce que c’est que le nazisme avec examens médicaux et rencontre de John, alors que ses parents reçoivent la visite de Kido et balancent tout ce qu’ils savent. De son côté, Joe retrouve son papa dans une scène pas franchement convaincante alors que Frank et Ed profitent de leur liberté relative à bosser plus ou moins pour les Yakuza. Comme toujours avec cette série, il y avait de nombreux temps morts (l’installation de Juliana notamment) qui permettent de mieux savourer les moments-clés, comme cette coupe de cheveux (ça me tétanise toujours les acteurs qui font ça à l’écran comme ça) ou Frank aidant la Résistance à tuer un Jap et se défoulant dessus. Comme d’habitude également, j’ai un peu lâché prise sur Tagomi, car je n’accroche pas au personnage – rien n’est fait pour m’aider je crois, à part ce sourire étrange en cliffhanger. C’est tout l’inverse pour John, auquel j’ai fini par accrocher en saison 1 grâce à Thomas, son fils. Bonne nouvelle, c’est toujours le cas cette saison, mais sa situation ne pourra pas durer éternellement. Bref, un épisode au niveau, qui parvient à maintenir accroché grâce à ses cliffhangers, mais pas vraiment grâce à la trame générale qui est totalement freinée.

04.pngÉpisode 4 – Escalation – 16/20
I feel better than I have in a long, long time

Il suffisait donc demander : Tagomi est tout de suite plus intéressant maintenant qu’il a une femme décédée. Bonjour le trope de la femme dans le frigo, mais bon, parfois les facilités scénaristiques existent pour une raison. Frank se remet trop vite de ce qu’il a fait, c’est donc suivi d’un retour de bâton des japonais lui permettant de prendre conscience du problème des actes de résistances toujours réprimés plus fortement. Le reste de l’épisode le voit s’enfoncer un peu plus dans la résistance, et c’est plutôt intéressant, contrairement à ce que je pensais. Sa relation avec Sara est sympa et plutôt bien amenée, même si quand même un peu trop rapide. À Berlin, Joe se rapproche d’une belle aryenne rencontrée dans l’épisode précédent et se laisse embrasser… J’ai dû rater une étape, il se laisse embobiner encore plus facilement que quand c’était Juliana quoi. Et qu’est-ce qu’ils ont à tous s’embrasser dans cet épisode ? Juliana justement continue de s’intégrer du côté nazi et étudie pour passer son test de bonne citoyenne nazie et elle devine assez vite que Thomas a un léger problème de santé, ce que sa mère rapproche vite du fait que son médecin soit mort. Sans surprise, notre héroïne se retrouve vite prise dans une étrange course poursuite, qui semble un peu trop organisée par la résistance. Comment savaient-ils qu’elle viendrait voir Dixon ? J’ai mis beaucoup de temps à entrer dans cette saison et à me refaire à l’ambiance de la série, mais finalement, me voici de retour à 100% et beaucoup plus accroché à l’ensemble des intrigues. J’ai adoré une fois de plus le personnage de John et la scène de révélations à Helen, sa femme. Cette intrigue autour de la maladie de Thomas est depuis la saison 1 l’une des meilleurs choses. Les cliffhangers sont toujours aussi bons, particulièrement pour l’intrigue Dixon qui suppose donc qu’il doit faire partie de la résistance.

05.pngÉpisode 5 – Duck and Cover – 17/20
The question is to do you want to die on your knees or do you want to stand tall?

Michiko rejette assez violemment un Tagomi qui la retrouve enfin, et c’est assez prévisible sans être pour autant aussi ennuyeux que les placements de produits qui suivent lors de la fouille des placards, puis la découverte de notre monde qui ne semble pas assez le surprendre si vous voulez mon avis. On ne le retrouve dans sa découverte qu’en milieu d’épisode et ce n’est que difficilement plus accrocheur, même s’il est top de prendre un peu de temps pour revenir sur une période sombre de l’histoire des US. C’est tout de suite plus intéressant quand on enchaîne en début d’épisode sur Juliana qui rencontre George, enfin, pour lui donner toutes les infos qu’elle pense avoir. En échange, il lui fait écouter le jazz de la zone neutre qui m’intrigue de plus en plus (surtout après ce passage de frontière entre les épisodes 2 et 3) et lui offre un job de résistante, à nouveau. Plutôt banal comme évolution, mais ça craint pour elle de repartir encore dans une histoire comme ça. On lui demande donc d’au moins espionner John, peut-être plus, plus tard. Ce dernier, d’ailleurs, continue de mener sa petite vie de banlieusard tranquille et est largement ignoré en début d’épisode, avant d’être confronté à Kido lui demandant de lui livrer Juliana. Décidément, la petite civile a pris énormément de galons et fait trembler tout le monde. À San Francisco, la résistance continue de s’organiser tant bien que mal, avec de nouvelles tensions entre Franck et Ed. J’ai trouvé les Yakuza un peu long à venir se rappeler à leur bon souvenir, mais en même temps, cela a permis à Frank de se la jouer résistant trop badass un épisode de plus… juste pour qu’il se rende à un cérémonial pour Karen. Mouais. Risqué comme pratique de réunir autant de résistants pour 30 secondes de moments à pleurer. Du côté de Berlin, Joe continue d’un peu trop écouter son père et de se faire balader. C’est donc le cinquième épisode de suite que je le trouve inintéressant et chiant, il est temps que cette intrigue devienne quelque chose de cool ou soit abandonnée. Et c’est mal parti : son père lui révèle que son passé est un mensonge, qu’il est né sous surveillance d’une expérience nazie, blablabla. C’est un peu longuet et pas ma partie préférée de l’épisode, surtout que cela mène à une fausse confrontation avec John qui n’apporte pas ce que j’en attendais. En conséquence, le repas avec Juliana tombe un peu à plat, après beaucoup de tensions. Cet épisode continue donc de jongler comme il peut entre de multiples intrigues qui forcent les scénaristes à faire quelques choix dans le traitement des sujets. Ils n’arrivent en effet pas à tout gérer de front et c’est bien dommage. En plus, moi, ça me force à diviser mes critiques en cinq. Un mot des cliffhangers quand même, avec les flammes qui emportent les films : je n’ai pas bien compris le but narratif de cette scène et surtout de leur destruction, surtout le film Grasshopper si précieux en saison 1 et sur lequel la caméra s’est beaucoup attardée. Évidemment, ce qui retient mon attention pour cette mi-saison, c’est Juliana de notre côté du monde, qui se retrouve avec un bébé (pas de fracture dû à l’accident de bus ?) chez Tagomi. Il aura fallu le temps pour introduire ce qui paraissait être une base de la série dès son premier épisode et cela donne clairement envie de continuer ! Une telle révélation finale m’a fait remonter un peu la note de cet épisode, malgré ses longueurs.

06.pngÉpisode 6 – Kintsugi – 15/20
But ultimately, Helen, we will fail.

Malgré tout, je n’ai pas enchaîné et me suis couché avec tout ce suspens en tête. Autant dire que le lendemain, j’ai vite fini devant cet épisode 6 qui commence justement par le réveil de Tagomi. Tout va bien donc, je vis à leur rythme. Il est un peu dingue de voir une Juliana si épanouie dans ce monde qui approche gentiment mais sûrement de l’assassinat de JFK. Tagomi tente de comprendre ce monde étranger et ses relations totalement perturbée avec sa famille. Pas simple de découvrir que tout n’est pas si rose dans ce monde non plus, où il ne désire rester que pour sa femme. On ne sait toujours pas bien comment il est arrivé là et ça devient vraiment embêtant. Dans la chronologie principale de la série, Juliana continue sa mission d’infiltration nazie en intégrant le club des Desperate Housewives du bridge géré par une Helen terrifiée par le sort de son fils, sélectionné pour aller convertir plus de monde à la cause nazie. C’est évidemment une manigance de John pour sauver Thomas, et c’est une intrigue gérée de main de maître. L’intégration de Juliana traîne un peu en longueur, mais permet d’introduire un nouveau personnage nous expliquant un peu mieux ce qu’il se passe chez les officiels allemands, ce qui n’est pas de refus. Sans surprise, chacun a des choses à cacher dans ce monde aux apparences parfaite et il fallait que la saison 2 nous le dévoile. C’est réussi. Joe confronte Nicole qui avoue qu’elle a été envoyé par son père pour le convaincre de rester. Quelle surprise… Pourtant son espèce de philosophie à deux balles est plus gênante qu’autre chose, je n’accroche pas du tout à ce personnage et encore moins à l’intrigue berlinoise sur l’eugénisme qui a frappé toute une génération. C’est une réalité nazie, c’est vrai, mais bon. Les choses empirent encore quand Nicole l’emmène dans une espèce de bordel chic et écolo. L’équivalent de 68 en avance et dans un monde différent, quoi. Cela lui donne un nouveau but dans la vie, mais bon, je n’ai pas accroché. Le montage final est un peu tordu également, avec un discours de JFK qui s’applique effectivement à nos trois situations principales, mais qui donne l’impression que tous les personnages peuvent l’entendre alors qu’il est prononcé dans un monde différent. En définitive, cet épisode fait avancer tout le monde à pas de fourmi mais ne nous avance pas beaucoup plus dans l’intrigue générale. La saison 3 paraît déjà nécessaire pour répondre à toutes les questions.

07.pngÉpisode 7 – Land O’ Smiles – 17/20
It was like he died and then came back to me

La première scène remet tout de suite dans l’ambiance avec le rappel du meurtre de la sœur et des neveux de Frank par les japonais. Horrible cauchemar donc, qui remue le couteau dans la plaie. C’est malheureusement nécessaire, car je trouve que la série les avait un peu trop vite oubliés dans l’évolution du personnage. La série prend enfin le temps de se reconcentrer un peu sur Frank et Ed, mais bizarrement ce n’est toujours pas ça. C’est étrange, les personnages que je préférais en saison 1 sont ceux qui m’intéressent finalement le moins en saison 2, et inversement. L’affaire des Yakuzi est enfin réglé dans cet épisode, et je n’ai pas le cœur de me plaindre des facilités scénaristiques employées pour se débarrasser de cette intrigue qui gênait tout le monde. Juliana continue de jouer un rôle de parfaite espionne et ça commence à tourner en rond, même si c’est très intéressant. Le problème avec cette intrigue, c’est qu’elle passerait bien sur une saison complète de 22 épisodes, mais qu’elle est un peu frustrante sur dix. J’aimerais que les scénaristes développent un peu plus de choses s’il faut attendre un an pour la suite quoi. Cela nous permet toutefois de découvrir un enterrement selon le régime nazi et le choc psychologique du Heil Hitler sur Juliana. Les thématiques de cette intrigue sont bonnes et passionnantes, mais elles ralentissent un peu la saison. L’état de santé de Thomas continue de décliner et ça devient embêtant quand cela arrive en public, je commence à craindre une fin moins heureuse que John ne le prévoit, qui ne serait pas du tout bienvenue. Une fois de plus, Helen déchire dans son rôle de mère protective et le pacte qu’elle passe avec Juliana est stressant quand on sait que cette dernière risque de tout balancer à la résistance quand même. Pas de développement du côté de l’autre monde (que je ne sais pas trop comment appeler, j’avoue), mais une intrigue de fond excellente autour de John, Helen et Thomas qui volent cette saison. J’en redemande.

08.pngÉpisode 8 – Loose Lips – 15/20
We’re leaving today

J’en redemande aussitôt et c’est tant mieux car l’épisode reprend là où le précédent nous a quitté. Tagomi tente toujours de comprendre ce qui est arrivé dans le monde qu’il explore et Juliana, qui comprend qu’il ne se souvient pas et ne lui raconte qu’à demi-mot ce qu’il s’est produit. Il semblerait donc qu’il se soit suicidé, ce qui simplifie son incrustation définitive. J’ai un peu peur qu’il repasse de l’autre côté n’importe quand cela dit, car c’est trop simple comme voyage. Les réconciliations avec son fils sont touchantes et font de jolies scènes supplémentaires pour cette saison. Cet épisode nous ramène à nouveau à Berlin également, malheureusement, où Joe continue d’évoluer en ignorant que Juliana est en vie. Cela fait huit épisodes et il serait vraiment temps d’abréger. Les scénaristes semblent s’être dit pareil et font de son père le nouveau führer par intérim, ce qui permet de justifier l’introduction hyper longue du personnage et le départ de Joe qui quitte ainsi Nicole. Alléluia… de courte durée, car il ne part que pour mieux revenir. Juliana n’avance pas beaucoup dans cet épisode qui se concentre plutôt sur John et Helen, gérant des affaires politiques qui dépassent de loin le cadre de leurs habitudes. Cependant, elle parvient à capter des informations qu’elle ne devrait pas avoir et les transmet aussitôt à la résistance, s’inquiétant alors d’avoir lancé la destruction de sa ville d’origine. Elle prévient donc ses parents et Franck de fuir au plus vite, ce qui permet à ce dernier de comprendre qu’il est un peu concon depuis le départ. La fin d’épisode nous montre le décès d’Hitler et son remplacement inattendu de tous les personnages (mais pas tellement du spectateur il faut dire). L’épisode sert donc de grande transition vers une fin de saison qui s’annonce explosive, un classique plutôt très bien écrit à deux épisodes de la fin, mais pas franchement révolutionnaire.

09.pngÉpisode 9 – Detonation – 20/20
We will see each other again, of that I am certain

Juliana ne déconne plus et s’en prend à ses amis en bonne résistante : elle s’attaque à Lucy Collins et surtout à son mari, de manière à faire passer le message de la mort d’Hitler à la télévision. Cela fonctionne bien sûr et se conclue par la mort en direct d’Henry Collins. Voilà qui est fait. Frank perd un peu confiance en Ed qui lui a caché des informations cruciales sur l’interrogatoire de Kido, mais je n’accroche toujours pas. Après tout ce qu’Ed a fait la saison dernière pour lui, c’est vraiment du foutage de gueule, mais si cela peut l’aider à virer terroriste, pourquoi pas. Un flashback nous montre la première rencontre entre Ed et Juliana, et il est vraiment dur de ne pas kiffer Ed. Le jeu des acteurs est en tout cas parfait. De son côté, Tagomi découvre les horreurs de la bombe atomique alors que la crise de Cuba touche à sa fin… au moment où ça part en vrille dans le monde d’à côté, avec une déclaration de guerre des nazis aux japonais. Autant dire que c’est la merde. Toujours du côté de la merde, nous avons Thomas qui débarque chez Juliana pour en savoir plus sur son état de santé. Et pas un instant Juliana ne se souvient qu’ils sont filmés. Autant dire que c’est la merde, bis. L’épisode fait donc monter la tension, autour de la destruction assurée de San Francisco et autour de Thomas. La guerre est à leur porte et ce n’est pas bien rassurant et ça fait que ma critique est toute chaotique elle aussi. Tagomi décide de rentrer chez lui – dans son monde – avec un film de la bombe atomique, dans l’espoir d’empêcher un massacre, mais il arrive donc trop tard. La trame globale de guerre est retardée par les histoires personnelles de chacun et c’est justement ce qui fait la force de cet épisode. On y voit John lutter contre les idioties de son fils, Tagomi comprendre qu’il n’est pas le seul à voyager, Frank faire ses adieux à Ed avant un attentat suicide… La tension monte et c’est parfaitement mené, de l’attentat de Frank à l’arrivée de Togami sur place. Difficile de tenir en place à la fin de cet épisode, surtout que la musique y est excellente aussi. L’épisode se termine donc par une explosion qui ne laisse aucun doute sur le sort de Kido, increvable. C’était parfaitement mené d’un bout à l’autre et je m’attendais à ça en fin de saison. Dream a little dream of me…

10.pngÉpisode 10 – Fallout – 19/20
You manipulative son of a bitch

Un épisode qui entame par un flashback de Noël à une semaine des fêtes de fin d’année, c’est bien joué, d’autant plus que cela nous explique bien ce que l’on a vu cette saison et ce que va comporter cet épisode. Ce n’était pas forcément nécessaire, mais c’était bien amené. C’est définitivement la merde et le flashback nous permet de mieux comprendre tout le problème. Les nazis et les japonais sont forcés d’envisager la guerre totale, parce que la résistance enchaîne les actes terroristes. Frank s’est donc sacrifié pour pas grand-chose puisque Kido lui survit et est maintenant le plus haut gradé pour prendre les décisions. Du côté nazi, la guerre est désormais déclarée et tous les officiels envisagent l’extermination et la soumission pure et simple du Japon. Joe a une soudaine crise existentielle lui rappelant que son papa est un méchant, se précipite pour faire l’amour à Nicole dans son désespoir et… ne fait rien pour contrer son père, ce qui semblait pourtant être son intention de base. Ok, ok. Heureusement, John et Kido, ces deux bons gros bâtards des deux dernières saisons, s’unissent finalement pour empêcher la guerre. Cela fonctionne diaboliquement bien de voir les méchants œuvrer pour le bien global, ne voulant tout simplement pas une guerre. À l’inverse de la résistance, qui révèle son vrai visage ici. Juliana reproduit, malgré elle, le schéma développé par le film du Man in the High Castle en butant tous les représentants de la résistance à elle toute seule, et surtout Dixon, après des menaces de leur part sur Thomas et surtout sur elle-même. Voilà qui marche très bien et nous la laisse totalement dévastée. Joe finit par apprendre que Juliana est en vie dans une scène le réunissant à John et, franchement, il était largement temps après dix épisodes de voir cela. La série aura traîné ce poids de Joe pendant toute la saison 2 et j’espère que la suite saura s’en affranchir, car ça n’a pas du tout fonctionné et c’est l’un des gros points faibles de ces dix épisodes. John maîtrise parfaitement ses coups dans cet épisode, se débarrassant de Joe et de son père qu’il accuse facilement de trahison (et on le comprend, surtout quand on voit Joe ne pas vouloir sauver la côte Ouest avant d’apprendre que Juliana est encore en vie et changer d’avis… hein ?). C’est très bien joué de la part de John et ça lui permet d’atteindre le poste suprême, en toute tranquillité. Pas vraiment de surprise, mais une belle écriture des scénaristes. La guerre est donc finalement évitée de justesse. Thomas prend la décision la plus logique pour son personnage : celle du suicide. Même si ça sort un peu de nulle part dans cet épisode, il se dénonce lui-même et est emmené à la mort sous les yeux impuissants d’Helen et du téléspectateur. C’est déchirant et ça fait réfléchir : la série nous fait finalement construire un capital sympathie pour une famille nazie, hum. La fin nous ramène à une confrontation entre Juliana et le Man in the High Castle où cette compassion s’avère justement être la clé de cette saison, venant justifier ses multiples longueurs : c’est parce que Juliana s’est attachée à Thomas que la guerre a pu être arrêtée, et c’est ce qu’espérait notre vieux fou. C’est tiré par les cheveux, c’est sûr, mais force est de constater que ça fonctionne. Le cliffhanger qui suit, je l’avais vu venir à des kilomètres : Juliana retrouve l’une des versions de Trudy, mais elle est encore loin d’imaginer ces histoires de différentes version d’un même personnage. Cela confirme une théorie que j’avais depuis la saison 1 (il existe bien différentes versions de chaque perso, ce qui explique qu’on a vu une Trudy morte) et ça me va très bien. En revanche, c’est un peu frustrant, le cliff du côté de Tagomi n’étant pas beaucoup plus fracassant : la série m’avait habitué à mieux et fait espéré mieux ! Qu’à cela ne tienne, je reviendrai de toute manière en saison 3 me plonger dans leur délire dans l’espoir d’avoir plus d’infos sur la manière dont ils passent d’un monde à l’autre. En attendant, il me reste à prier pour que la saison 3 soit confirmée !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

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EN BREF – Si la série reste excellente, cette saison 2 souffre d’un certain nombre de longueurs qui étiolent un peu sa qualité et la rendent moins prenante que ce que je disais des dix premiers épisodes dans mon éloge du mois de juin. Tant pis, cela reste malgré tout une série très agréable à regarder, avec pas mal de prises de tête et de mystères à résoudre en tant que spectateurs. J’ai particulièrement aimé la manière dont les personnages que je n’appréciais pas trop l’an dernier ont réussi à me passionner cette saison, au détriment de ceux pour lesquels j’étais pourtant resté. Les thématiques de fond, surtout sur l’adaptation et l’occupation, sont traitées avec beaucoup d’intelligence et une exécution très maîtrisée. Je continuerai à conseiller la série, mais plus de la même manière : c’est une série devant laquelle il faut s’installer confortablement et prendre le temps de réfléchir aux imbrications générales et à une trame qui, malheureusement, traîne un peu trop en chemin. J’espère une saison 3 de cette même qualité, surtout côté réalisation et acting !

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Utopia (S02)

Cet article date également de septembre, mais mieux vaut tard que jamais. Attention spoilers !

Avis : Après avoir englouti la saison 1 d’Utopia, je me voyais mal ne pas engloutir dans la foulée la saison 2. J’avoue m’être laissé une rapide pause de quelques heures avant d’enchaîner, déjà pour savourer le cliffhanger, ensuite pour finir la rédaction de mon article et enfin pour bronzer – puisque j’ai vu cette série lors du premier week-end de septembre qui était assez ensoleillé pour monter à 27°C quand même !

Tout cela n’a donc rien à voir avec la saison 2 et je pense qu’il vaut mieux entrer tout de suite dans mes attentes concernant les six derniers épisodes de la série : des réponses sur le sort de Jessica et Becky, des retrouvailles Alice/Grant (mais je ne suis pas convaincu que ça puisse arriver), une nouvelle traque et si possible, une vraie bonne conclusion. Oui, tout mon problème est là : j’ai vraiment peur de ne pas avoir droit à une conclusion car la série a été annulée…

Alors fin ou pas ? C’est ce que je m’apprête à découvrir !

 Note moyenne de la saison : 16,5/20

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Épisode 1 – 16/20
We can’t afford attachment, Philip. You need to remember that.

Bon, j’avoue avoir été surpris et un peu déçu par ce début qui est un épisode flashback sur le père de Jessica. Il a une telle importance dans la première saison que c’est une excellente chose d’en faire un vrai centre d’intérêt, mais j’aurais préféré que ça intervienne un peu plus tard. L’ambiance, la musique, les plans, les couleurs, tout nous rappelle qu’on est bien dans Utopia malgré le cadrage très ancien. Toutefois, je reste étonné de ce lancement qui repart bien en arrière et nous dévoile tout de Janus dans les années 70, de ce scientifique à la Walter Bishop (Fringe) qui se prend pour Dieu et des implications existant dès les premières années de la vie de Pietre. La note est un peu plus basse que ce que je donnais en saison 1, mais c’est sûrement parce que je trouve dommage de concentrer toute une heure de reprise à cette parenthèse dans le passé. Si la série avait commencé par là, ça aurait été un 19 ou 20 assez facilement (enfin, il manquerait quelques explications quand même pour un début). Après tout, il y a une scène de torture qui vaut presque celle du pilote. Cet épisode nous apprend toutes les informations dont nous avions besoin sur les origines du projet qui a détruit la vie paisible des personnages de la saison 1.

Épisode 2 – 17/20
What have I done to you Jessica ? What have I done ?

Voilà, je me replonge dans l’univers d’Utopia tel que je le connais, mais cela ne dure qu’un temps quand je découvre un Pietre jouant le bon père de famille alors que tout le monde s’est réinstallé dans une vie banale et même ennuyeuse. Bref, un peu de temps s’est déroulé depuis la fin de saison, mais ce n’est pas plus mal d’avoir accordé un répit aux personnages. C’était surtout nécessaire quand on voit ce qu’est devenu Grant, qui a évidemment bien grandi entre les deux saisons. Bon, évidemment, le répit est de courte durée avec le retour de Lee dans la vie de Pietre : la mort lui allait mieux, il est toujours aussi terrifiant. Il y a quelques longueurs dans cet épisode, des blagues et bien sûr du sang sur la fin. Il est intéressant de suivre la manière dont les personnages se retrouvent, à l’exception de Jessica qui est néanmoins toujours aussi psychopathe. L’ambiance de cette série l’est tout autant et c’est un vrai plaisir, même si l’effet de surprise s’est un peu dissipé par rapport à la saison 1.

Épisode 3 – 16/20
I would suggest no one Googles anything from now on.

Wow, cet épisode m’apprend que la série joue la carte des révélations : le père de Jessica et Pietre n’est en fait pas mort et, mieux que ça encore, il est avec notre groupe. C’est de loin l’information la plus importante de la série jusqu’ici et ça constitue le tournant majeur de l’épisode/la saison. Nous sommes à la mi-saison, ce n’est donc pas si surprenant. Autrement, j’ai bien aimé l’ensemble de ces 50 minutes, mais je trouve peu crédible que Becky et Ian acceptent aussi facilement d’inclure un nouvel adolescent dans leur problème, même si ce hacker apportait une touche nécessaire d’humour. C’est d’autant moins crédible que l’épisode fait aussi un clin d’œil aux fausses accusations des épisodes 2 et 3 de la première année avec la diffusion de la photo de Ian aux infos. La série est indubitablement bonne, mais il y a quand même une baisse de qualité par rapport à la saison 1 : moins d’action peut-être, quoique Jessica couvre bien cette branche (jolie perruque), mais surtout beaucoup plus (et trop ?) de prise de tête je trouve ! Les choses sont moins bien amenées de ce côté-là désormais, bien que ça reste bluffant.

Épisode 4 – 16/20
So you have nothing to worry about Ian. I’m sterile. Should we do it again?

L’introduction de cet épisode est sacrément longue, mais mon dieu, elle est aussi sacrément réussie : comme pour le pilot, elle nous plonge à nouveau dans un univers glauque et sombre avec ce père de famille qui tue toute la baraque après une virée on ne peut plus mystérieuse. Les révélations à ce sujet viennent plus tard dans l’épisode sans pour autant être hyper limpides, ce qui renforce le mystère et donne envie de continuer. Autrement, pêle-mêle : la relation Ian/Becky prend un mauvais tournant, où elle est hyper sincère avec lui, mais lui couche avec Jessica. La vérité ne tardera pas à exploser puisque Jessica apprend enfin que son père est encore en vie au moment où elle allait tuer Mr Rabbit – pendant que de leur côté, les autres découvrent que Mr Rabbit est une femme et que leurs aventures de la saison 1 ne se sont jamais terminées. Enfin, je n’accroche pas du tout à l’intrigue Dugdale (encore, toujours) et Lee/Pietre ont une intrigue qui paraît vraiment secondaire, mais qui est sympa pour le développement de ce second. J’en oublie une fois de plus Wilson dont je n’aime vraiment pas l’évolution au cours de ces quatre derniers épisodes. En bref, donc, un épisode qui révèle aux personnages des choses que l’on savait déjà et qui nous ajoute des mystères. Tant que ça fonctionne pour relancer la suite… Un peu trop en phase transitoire peut-être.

Épisode 5 – 17/20
For now, we are Mr Rabbit.

On s’approche de la fin, mais ça ne se sent pas trop, ce qui a tendance à m’inquiéter. N’ayant pas accroché aux intrigues de Wilson et Dugdale, les retrouvailles ne m’ont pas enthousiasmés plus que ça, mais je continue de vraiment aimer le personnage de Ian (malgré son erreur de l’épisode précédent) et à me sentir peiné pour ces personnages qui perdent tous leur famille. Heureusement, la réalisation reste impeccable, ça aide à rester dedans. C’était beaucoup plus intéressant du côté de Jessica qui retrouve Grant, son frère et son père ; mais aussi lorsque les retrouvailles avec Alice ont enfin lieu ! Cela fait un peu cinq épisodes que j’attendais ça, mais c’est vrai que l’actrice ayant moins grandi que Grant, ça fait un peu étrange. Les fusillades finales sont des plus intrigantes mais aussi les plus tristes de la série. Pietre est le personnage qui aura connu la plus grosse évolution de la série et ce n’est pas le dénouement que j’attendais pour lui. Quant à Mr Rabbit, j’adore la manière dont elle meure, mais je suis tout aussi dégoûté, car c’était pour moi le troisième personnage le plus intéressant de la série. Il reste Jessica on va dire. Le final est lancé à merveille par la séquence de fin qui promet donc le lancement de la grippe russe à grande échelle.

Épisode 6 – 18/20
I don’t think I am me. Not anymore.

Mon dieu, l’épisode final aura réussi à avoir la meilleure introduction de la série et peut-être bien la plus violente aussi, car elle consiste à détruire psychologiquement et à se poser tellement de questions. Ces cinquante dernières minutes s’avèrent être une course contre la montre pour retrouver l’agent chargé de contaminer le monde, ce qui permet la réunion de Wilson, Becky et Ian autour du même objectif, tandis que Grant s’est finalement transformé en pré-ado insupportable, comme tous les gamins de séries. Tout est réglé assez rapidement, mais c’est logique, l’épisode n’est pas si long. Il leur faut donc peu de temps pour réussir à anéantir toute menace. Cela dit, tuer l’agent chargé de répandre le virus n’est pas suffisant pour conclure la série. Becky décide de se suicider car elle n’a plus de médicaments, Wilson part en vrille. Au moins, il bute Lee et ça, c’est appréciable comme fin de le voir devenir le nouveau Mr Rabbit. En revanche, c’est une vraie fin ouverte et à l’opposée d’un happy-ending que propose Utopia. Difficilement pleinement satisfaisant, mais c’est le coût d’une annulation.

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EN BREF – Une saison 2 pas vraiment à la hauteur de la première, mais qui n’en reste pas moins brillante avec d’excellents moments. Tout reste impeccable du côté de la technique et ça ne fait que servir une écriture déjà bien maîtrisée, donc ce n’est pas que de l’artifice, une chose que je ne supporte pas et reproche trop souvent aujourd’hui. L’annulation de cette série est une aberration qui me renvoie à mes vieux traumatismes de l’annulation d’Hex ou à la saison 4 fantôme de Chosen (j’y crois encore).