9-1-1 Lone Star – S04E11

Épisode 11 – Double Trouble – 14/20
Je suis partagé, parce que ce n’est pas exactement l’épisode que j’avais envie de voir. Je trouve que les développements proposés par l’épisode pourraient être bons, mais ils ont été rushés pour être casés sur un seul épisode quand il y avait des intrigues pouvant tenir sur plus longtemps. Au-delà de ça, il y a un détour méta qui n’est pas fascinant à regarder, pas forcément utile, mais eh, si tout le monde a pu profiter d’un bon délire, tant mieux.

Spoilers

Wyatt a de grandes nouvelles à annoncer à Judd sur sa vie ; Mateo a un cousin dont nous n’avons jamais entendu parler.

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So… the cancer just saved my life?

C’est le retour du fils de Judd ! Je me demandais quand il reviendrait dans la série, et c’est désormais chose faite. Wyatt revient avec une certaine Leigh Ann (un prénom bien pratique qui n’a pas du tout nécessité que j’aille voir l’orthographe sur IMDB), une étudiante qui souhaite devenir professeur. S’ils sont mignons en couple, la conversation tourne assez mal quand Wyatt déclare qu’il souhaite arrêter l’école.

Judd n’a pas eu le temps d’être un père pour son fils pendant toute son enfance, mais ça ne l’empêche pas d’être le pire cliché possible du texan désormais qu’il l’est. Comment Grace peut-elle le supporter ? Il s’énerve donc avant d’écouter concrètement son fils, qui lui révèle qu’il n’a pas besoin de diplôme pour ce qu’il souhaite devenir… Il souhaite devenir un pompier.

En soi, pourquoi pas… Sauf que le problème, c’est qu’il a raté les dates pour les recrutements et qu’il a besoin de Judd pour faire passer le mot au chef qu’il serait un candidat parfait quand même. Il n’a plus le temps d’attendre. Ben oui, Wyatt révèle que Judd est sur le point de devenir grand-père, et que c’est pour ça qu’il a tant besoin d’argent. Allez, bim.

Judd ne le prend pas si bien que ça. Le lendemain, il décide donc de s’épuiser à l’entraînement à la caserne. Tommy tombe sur lui et lui ordonne de se calmer, voyant bien qu’il rumine quelque chose de bien grave. Elle le pousse ainsi à se confier et devine d’elle-même qu’il souhaite devenir pompier, parce qu’après tout, Wyatt ne fait qu’idéaliser et vouloir ressembler à son père.

Son père, en revanche, ne veut pas d’un fils qui lui ressemble et soit aussi bête que lui alors qu’il pourrait faire bien mieux de sa vie. Tommy est plutôt chouette avec Judd, lui faisant prendre conscience que de toute manière, si son problème est d’avoir un fils qui lui ressemble, alors il n’a pas vraiment de problème. C’était joliment formulé.

Malgré tout, Judd refuse d’appeler le chef des pompiers d’Austin pour rendre service à Wyatt. Ce dernier vient le voir à la caserne pour le relancer et apprend la nouvelle que son père ne veut pas l’aider. Le pire n’est pas tellement que Judd ne l’aide pas, le pire, c’est qu’il ne le fait pas parce qu’il pense que son fils est trop doux pour ce job. Allez, bim. C’est une manière de se venger, j’imagine.

Il n’empêche que Judd est frustré par la situation : son fils se barre sans vraiment lui dire au revoir (on le comprend) et même si Judd a bien raison, c’est énervant d’en rester là entre eux. C’est donc sans surprise qu’il fait une insomnie ensuite et que Grace se retrouve à devoir écouter son mari lui raconter tout ça au beau milieu de la nuit. C’est le moment de découvrir que Judd s’en veut d’avoir dit à son fils qu’il le trouve doux – il a vu son visage blessé, et ça le blesse de l’avoir blessé.

Grace est parfaite pour le réconforter et ça termine avec un peu d’humour, quand Judd souligne que Grace sera une grand-mère sexy. Effectivement. Après avoir parlé avec Grace, Judd décide en tout cas de rappeler Wyatt pour l’entraîner lui-même : il pense que c’est le seul moyen pour lui de possiblement réussir en tant que pompier un jour. L’entraînement qu’il lui concocte est plus urgent que prévu, en plus : Wyatt a contacté lui-même le chef des pompiers et commence à l’académie une semaine plus tard.

Pendant ce temps, à la caserne, les pompiers ne bossent plus… mais jouent encore à Catan. Cela semble frustrer Marjan. J’aime assez le fait que malgré son retour à la caserne, elle ne puisse pas bosser tout de suite sur le terrain. Marjan décide tout en cas de faire une liste des tâches à expédier à la caserne plutôt que de jouer. C’était une introduction sympathique pour l’épisode, alors que la vraie intrigue était ailleurs.

Elle commence lorsque Mateo reçoit un appel d’un certain Marvin, son portrait craché. Personne ne croit qu’il s’agit d’un vrai appel, mais il s’agit pourtant de son cousin, même si son cousin est exactement identique à lui. La différence réside dans la mèche rose de ses cheveux et dans sa tenue orange : Marvin est en effet en prison à Los Angeles après avoir volé une voiture. Encore. Mateo explique en effet ensuite à Owen que son cousin emprunte fréquemment des voitures luxueuses.

L’appel en début d’épisode ? Marvin souhaite que son cousin l’aide à payer sa caution – une fois de plus. Il a payé deux à cinq fois la caution par le passé, mais il est encore prêt à payer pour son cousin une fois de plus. Le truc, c’est qu’il n’a pas l’argent, car la caution a bien augmenté par rapport à avant. Forcément.

Mateo demande l’aide d’Owen pour payer, mais son chef lui refuse une telle avance étant donnée la situation. Il trouve que ce ne serait pas aider Marvin que de payer la caution, même si Mateo se sent redevable envers son cousin – sans vraiment expliquer pourquoi. Par chance pour Mateo, quand il essaie de vendre ses cartes Pokemon pour se faire de l’argent, c’est Nancy qui s’en mêle et apprend le montant excessif de la caution à payer.

Comme elle a beaucoup d’économies depuis son adolescence, elle décide de faire un sacré virement à Mateo. Leur couple est vraiment mignon, c’est une belle trouvaille de la série. Cela semblait sortir de nulle part à la base, mais ça fonctionne super bien. Je les adore comme ça et je trouve cool que Nancy n’hésite pas plus que ça pour venir en aide à son copain. Pourtant, il est question d’une sacrée somme d’argent – c’est à se demander comment elle a pu économiser autant si elle est prête à avancer de tels frais. Mateo promet de la rembourser, avec intérêt… mais ça reste une promesse à l’oral, quoi.

Deux heures après avoir reçu l’argent, Marvin décide cependant de voler une autre voiture. C’est déjà grave en soit, mais en plus, il se tue au volant. Mateo apprend la nouvelle bien rapidement, devant un Owen qui est désolé pour lui, mais ne peut pas changer grand-chose à la situation. Il peut tout de même lui prêter l’argent pour aller à l’enterrement, parce que Mateo est toujours sur la paille évidemment.

Il doit en plus un paquet d’argent à Nancy désormais. Il ne lui en veut pas, évidemment, mais il s’en veut d’avoir accepté l’argent et de devoir expliquer à sa famille que tout est sa faute. Il m’a fait beaucoup de peine, alors que Nancy, elle, a agi comme une petite-amie parfaite à vouloir le soutenir tout en lui laissant l’espace dont il avait besoin.

Malheureusement, la culpabilité de Mateo était un vrai poison et elle aurait mieux fait de rester avec lui comme elle le conseillait. De retour chez lui, Mateo décide de boire, et pas qu’un peu. Il finit par s’éclater la tête sur une table basse. Les scénaristes nous font alors le coup du rêve/coma dans lequel Mateo imagine une vie de sitcom avec son cousin.

J’ai soupiré fort. En vrai, la première scène était amusante et il y avait de bonnes blagues, mais c’était redondant car 9-1-1 nous a fait le coup du coma, il y a peu. Je suis le premier à adorer ce qui est méta et à trouver que l’humour des sitcoms est sympathique en général. Cette fois-ci, j’ai trouvé que c’était trop lourd dans l’exécution.

Il y avait quand même de bonnes idées et du budget, l’air de rien : le générique était marrant ; voir tous les acteurs dans de nouveaux rôles était sympathique également – grâce à des costumes clairement dans l’excès (je veux dire, la robe de Tommy ? Judd en laitier tout en blanc ? TK en flic ?! Marjan s’en tire bien).

Toute la scène était longuette, malgré l’humour bien pensé, mais menait finalement à la révélation de la dette que Mateo avait envers Marvin : lorsqu’ils étaient adolescents, c’est Mateo qui faisait des bêtises. Lorsque l’école du coin a brûlé, c’était ainsi de sa faute. Pour éviter que Mateo ne soit déporté, Marvin s’est dénoncé à sa place, se teignant au passage les cheveux en rose pour avoir les mains aussi rouges que la peinture utilisée pour dégrader l’école à la base.

La comédie termine ainsi en drama, avec un Mateo qui culpabilise fort d’avoir envoyé Marvin en prison et sur un très mauvais chemin. Le vrai Mateo se réveille alors, avec une bonne gueule de bois. Elle continue le lendemain quand Nancy le soigne. Sa culpabilité continue de le ronger en tout cas : il décide d’expliquer à Owen et Nancy qu’il est coupable d’un crime commis quand il était adolescent. Il est temps pour lui de révéler la vérité et clarifier le nom de Marvin.

C’est du grand n’importe quoi. Nancy le souligne évidemment, mais Owen accepte malgré tout d’emmener Mateo au commissariat. Le type va dénoncer son crime au moment où il n’y a plus rien pour l’accuser, quand même. La vérité prime toujours sur le reste, vous me direz. Ce n’est pas exactement ce qu’Owen semble penser, cependant : il l’emmène non pas au commissariat, mais à la caserne (jouant sur le mot « station » en anglais), pour lui faire prendre conscience de tout le bien qu’il fait en tant que pompier. C’est toutefois rushé car c’est la fin de l’épisode et c’est dommage : pour une fois qu’on a un épisode sur Mateo, il aurait fallu lui laisser plus de temps (et virer la partie sur Wyatt ?) pour être développé.

Autrement, l’unique intervention de l’épisode était marquante comme bien souvent, même si éclipsée par cet épisode de sitcom : on y suit une vieille dame désagréable avec les enfants de son voisinage. J’ai de plus en plus de mal avec ce genre de personnages : les enfants sont juste mal élevés en vrai, alors bon. Ils finissent par utiliser un arc et planter une flèche directement dans la gorge dans la voisine.

L’intrigue était sympathique : la femme survit parce que la flèche se loge dans une tumeur, tumeur qui en plus risque fort d’être prise à temps d’après Tommy. Au passage, Tommy souligne que les enfants lui ont sauvé la vie, alors la vieille dame décide d’être gentille avec eux désormais. Mouais. Tout est bien qui finit bien, hein. Moi, je trouve quand même que ma soirée était bizarre entre The Mandalorian qui se prend pour un procédural et cet épisode qui se prenait pour une sitcom.

9-1-1 Lone Star – S04E10

Épisode 10 – Sellouts – 15/20
L’épisode fonctionne vraiment bien, parce qu’il apporte beaucoup d’humour, sans oublier d’être un tantinet dramatique du côté des interventions. On retrouve tout le sel et l’adrénaline propres à la franchise, c’est donc un vrai plaisir, seulement un peu gâché par son personnage principal qui me tape de plus en plus sur le système au fur et à mesure des épisodes. Mais bon.

Spoilers

Tommy, TK et Nancy n’apprécient pas trop de voir une boîte privée essayer de leur voler leur job.

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You have to help us beat them there.

L’épisode commence par une drôle d’intervention de l’équipe médicale habituelle : Tommy, TK et Nancy se rendent chez un couple qui semble tout de même surpris de les voir, après avoir appelé le 9-1-1. C’est amusant, mais on ne comprend pas bien le pourquoi de cette introduction avant que l’intervention soit terminée : en effet, Tommy retire une douzaine de lentilles coincée dans l’œil d’une femme (au secours, c’était horrible) et s’apprête à se rendre à l’hôpital avec sa patiente… lorsqu’une ambulance privée débarque.

Tommy y retrouve avec grand plaisir Pierce. Il bosse pour une clinique privée, et nos ambulanciers découvrent que le couple a l’habitude de faire appel à des ambulanciers privés – parce que c’est la femme qui appelle, pas l’homme. J’ai trouvé ça perturbant de voir Pierce connaître très bien le couple et les détourner de l’hôpital comme ça pour les emmener vers la clinique. Concrètement, ça m’a donné l’impression qu’on se lançait dans une intrigue où ils font exprès de superposer les problèmes médicaux pour arnaquer des personnes fragiles. On verra.

En attendant, Tommy n’est pas heureuse de ce qu’il se passe et elle se lance en vendetta contre ces ambulanciers privés quand elle apprend que la ville a désormais un deal avec Paragon, le nom de cette société privée. Bien sûr, quand Tommy vient s’en plaindre à sa cheffe – Reynolds – elle passe pour une cinglée qui n’apprécie pas de voir d’autres ambulanciers sur son territoire. Elle a en partie raison en plus : dans d’autres villes, ça a commencé comme ça et ensuite, les services d’urgences ont été privatisés.

Cela mène donc à une course sympathique entre les ambulances lorsqu’un nouveau cas est déclaré au 9-1-1 et que Grace le transfère à Paragon, parce que c’est ce qu’on lui dit de faire. Tommy entend tout à la radio et l’appelle pour lui demander de l’aide et arriver en première au niveau du bus où le patient les attend. On est clairement sur une intrigue plus humoristique que nécessaire.

La course poursuite se termine bien pour Tommy, qui arrive la première sur scène et est donc la capitaine en charge ; y compris des activités Paragon. Le but est clairement de montrer qu’ils sont meilleurs et elle n’hésite pas à se venger en leur faisant distribuer de l’eau. Pourtant, leur présence est finalement ce qui sauvera Dan, le patient en question, car ils ont apporté avec eux des poches de sang supplémentaires dont la 126 a besoin à défaut d’en avoir.

C’est énervant comme intrigue, parce que je vois que les USA en sont au même stade que nous avec la privatisation d’à peu près tout, hein. Après, j’ai bien aimé l’histoire de ce Dan, qui était tout sympathique à se montrer amical dans le bus et à manquer de mourir d’hémorragie à cause d’un accident tout idiot parce qu’il voulait juste laisser sa place dans le bus. Au-delà de la sympathie pour le personnage, l’intrigue avec le sang glissant et les pompiers qui galèrent était juste assez originale pour que ça fonctionne dans le divertissement. Tout ça n’aurait rien de drôle ou divertissant en vrai, mais c’est une série. Et puis, le bus s’est arrêté, c’est un point du Bingo Séries (je galère tellement dessus !).

Toujours est-il que Paragon gagne sur ce tableau-là, ce qui est frustrant. L’intervention suivante voit également Pierce arriver en premier sur les lieux et en profiter aussitôt pour se venger : il laisse Tommy, Nancy et TK distribuer des bouteilles d’eau à la foule de curieux – pas même aux employés d’un potentiel empoisonnement chimique. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte et tout est bien qui finit bien… sauf que nos ambulanciers ne comprennent pas pourquoi Paragon insiste pour hospitaliser un homme.

Il a juste senti un peu trop d’huiles essentielles, mais rien de bien grave. Tommy fait donc savoir sa manière de penser à Pierce, et ça termine en insultes de sa part – et de celle de Nancy et TK.

Cette fois, il est à peu près certain qu’ils vont tous finir par pointer au chômage puisque Pierce leur promet d’en parler à ses supérieurs. Seulement voilà, il n’a pas le temps de le faire : son ambulance explose. C’était super choquant comme passage, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’un épisode volontairement comique nous ponde une telle scène.

Finalement, tout le monde survit, y compris Pierce qui est sauvé in extremis par Nancy et surtout par les réflexes médicaux géniaux de Tommy. En fin d’épisode, celle-ci se rend donc auprès de lui pour prendre de ses nouvelles à l’hôpital. C’est l’occasion de réconciliations improbables : Pierce souligne que Tommy a vraiment trouvé sa vocation, puis annonce au dirigeant de Paragon qu’il compte bien lui faire un procès. Si l’ambulance a explosé, c’est à cause d’un matériel défectueux qu’il avait signalé à plusieurs reprises : en fait, les ambulances sont pleines à craquer d’objets d’occasion. Pas idéal pour sauver une vie.

Quand on retrouve la caserne, elle a subi un relooking étonnant : un gala est organisé pour récolter des fonds contre le cancer. Owen est tout content de faire un discours, mais ses pompiers ont plus de mal à satisfaire les bienfaiteurs : Judd est aidé par Grace, heureusement, car il est barbant à parler mécanique ; TK et Carlos ne font qu’apeurer tout le monde avec leurs histoires ; Marjan est de nouveau sur pied, mais ça fait peur aussi en vrai, Tommy se plaint, elle, des restrictions budgétaires. Cela ne me paraît pas idéal comme attitude pour récolter des fonds contre le cancer, mais bon, elle finit par s’en rendre compte d’elle-même.

Heureusement, ils ont Mateo et Nancy pour gérer en parlant de Dostoievski – même si Mateo n’en lit pas vraiment. Dommage. Ce qui est le plus remarquable durant la soirée, c’est toutefois la barmaid, qui est en fait une riche héritière qui tape dans l’œil d’Owen, inévitablement. C’est toujours pareil avec Owen dès qu’il y a une nana qui se pointe dans la série ; à se demander si en tant que producteur, il n’insiste pas pour que son personnage soit un tombeur à force.

Cela dit, l’épisode prend une tournure inattendue quand Kendra, c’est son nom, se barre après une nuit d’amour avec Owen en laissant dans sa cuisine un chèque de cent mille dollars. Comme ça se passe devant Mateo et Nancy, ça devient inévitablement un sujet de conversation à la caserne : Owen est-il pris pour un gigolo ou non ? Difficile à dire. Lui imagine qu’elle voulait peut-être juste laisser un don aux associations contre le cancer.

Pour s’en assurer, il accepte un deuxième rencard avec elle. Elle lui apporte la meilleure bouffe d’Austin, qui s’avère être un simple burger là où il imaginait le meilleur, et refuse de sortir en ville, mais elle semble vraiment amoureuse de lui quand elle voit son chien cancéreux. Ils refont donc l’amour, elle part à deux heures du matin sans laisser de chèque, ce qui laisse Owen tout heureux… jusqu’à ce qu’il reçoive un virement bancaire de Kendra, avec un smiley os.

Forcément, Owen ne peut que s’imaginer qu’elle le prend pour ce qu’il n’est pas. Certes, Judd lui souligne que cet argent pourrait sauver des vies pour leur caserne, mais il n’est tout de même pas convaincu de vouloir faire ce double emploi – pompier prostitué, c’est inattendu. Owen prend donc la décision très mature, comme toujours avec lui, de ghoster Kendra.

Cette dernière ne l’entend pas de cette oreille pour autant : elle débarque donc chez lui pour savoir ce qu’il en est, ce qui lui permet d’enfin comprendre où est le problème d’Owen. Elle le rassure et lui explique qu’il s’agissait bien de donations. L’os ? Rien à voir avec un jeu de mots salace (qui ne fonctionne pas en français, d’ailleurs), c’est simplement en référence à son chien cancéreux, car il s’agit d’une donation pour le refuge…

Euh, OK. Kendra semble complètement déconnectée du monde réel, surtout qu’elle fait ses donations extrêmement généreuse à un particulier. Ce n’est pas super crédible et elle me tape déjà sur le système, mais comme tout est bien qui finit bien du point de vue gigolo de la situation, Owen va probablement commencer à sortir avec elle. Ma foi, il n’a pas l’air de savoir ce qu’il perd avec Catherine.

9-1-1 Lone Star – S04E09

Épisode 9 – Road Kill – 17/20
Bien que prévisible dans son montage général, l’épisode est un vrai petit plaisir et se concentre une fois de plus sur un personnage que j’aime beaucoup. Son intrigue en ce milieu de saison fonctionnait bien et je trouve que la série a compris comment enchaîner plusieurs arcs narratifs en les superposant. Si ça permet en plus de mettre en valeur chaque personnage d’ici la fin de saison, ce sera vraiment une réussite.

Spoilers

Grant n’a pas dit son dernier mot à Marjan, apparemment.

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I think it’s better if you say goodbye in your head.

Voilà un début d’épisode que l’on sent venir de très loin : on a un accident de voiture qui a lieu parce que les parents assuraient à la gamine qu’ils ramenaient chez elle qu’elle devait célébrer sa victoire. Tout est dit… Mais contrairement à d’habitude, on n’assiste pas immédiatement à l’intervention des pompiers. Cela en dit long : j’imagine qu’on connaîtra les gens dans l’autre voiture.

Seulement, nous ne le saurons pas tout de suite. À la place, nous apprenons que Marjan continue de prendre des nouvelles de ses anciens collègues, et je trouve ça plutôt cool en vrai. Bon, si elle en est à appeler à Owen, c’est surtout pour lui dire qu’elle est prête à reprendre le travail, en fait. C’est si cool de démissionner et de pouvoir revenir comme ça sans se prendre la tête, franchement. Tout le monde se met aussitôt en tête de lui organiser une grande soirée de retour – et par tout le monde, j’entends surtout Owen, c’est évident.

Autrement, Marjan continue encore de s’occuper de la femme battue de l’épisode précédent. Elle est plutôt sympathique : elle vend même la moto d’Owen juste pour lui donner tout l’argent et s’assurer qu’elle puisse avoir de l’avance sur ce psychopathe. Elle lui offre clairement un nouveau départ là. Il y a des gens qu’il vaut mieux avoir la chance de croiser : Marjan en fait partie. Elle s’assure même que sa nouvelle amie puisse contacter sa sœur à son arrivée dans son nouveau lieu de vie. C’est dire.

Bien sûr, l’ex n’entend pas laisser sa copine partir comme ça. Il est déjà libéré de prison, parce qu’il a payé probablement, et c’est pour ça qu’il est urgent qu’elle s’en aille au plus vite. Seulement, il y en a une qui oublie de se mettre en sécurité : Marjan, évidemment. Elle concentre désormais toute la colère du type qui entend bien lui faire savoir.

Il la pourchasse donc alors qu’elle a loué une voiture pour rentrer à Austin en sécurité. Une voiture ? Bien sûr, elle est la voiture qui manque de peu de percuter celle de la famille du début d’épisode. Je m’en doutais qu’on connaîtrait l’occupante de la voiture en face, et je l’ai vu venir. Cependant, ça reste une intrigue vraiment intéressante à voir se mettre en place.

Il y a quelques abus de la part des scénaristes, toutefois : Marjan survit à un accident impressionnant car sa voiture retombe sur ses quatre roues, mais elle est réveillée par la petite fille qui ne voulait pas célébrer ses buts au foot. C’est gros, quand même. Malgré ses blessures, Marjan accepte de lui venir en aide et d’être emmené à la voiture de la famille qui la ramenait chez elle – et qui n’est pas la sienne, mais pour laquelle elle s’inquiète quand même. On sent la gamine indépendante avec les parents qui ne s’occupent jamais d’elle, quoi.

Marjan lui vient en aide, ce qui est cool, mais il ne faut pas oublier que l’autre psychopathe est toujours dans le coin lui aussi. Evidemment, il a eu un accident aussi, et il a sûrement envie de continuer de se venger. La situation est assez désespérée – et évidemment, le portable de Marjan est pété par l’accident.

Pour ne rien arranger à la situation, on découvre que les trois autres occupants de la voiture sont morts (j’avais écrit complètement morts, parce que vraiment, la série insiste bien là-dessus… C’est rare qu’ils tuent plusieurs personnages à la fois, surtout une famille complète). Pour autant, ils pourraient en faire encore plus dans le désespoir et la déprime : Marjan prend soin de Mouse, la petite fille, et elle fait en sorte qu’elle dise au revoir à son pote Joey sans aller le voir.

C’est plutôt cool de sa part de prendre soin d’elle, mais en fait, elle la met en danger aussi parce que Grant en a encore après elle. Et Marjan le sait bien, faisait attention à ce qu’il se passe autour d’elle. Ainsi quand une voiture arrive et que son occupant se montre sympathique, la méfiance est inévitablement de mise. Rick, c’est son nom, lui donne une bouteille d’eau (ça tombe bien, ça me fait un point bonus du Bingo Séries pour la journée de l’eau) et de quoi s’occuper de la blessure qu’elle a à la tête et qui n’arrête pas de saigner.

Alors que Marjan se méfiait de lui, le pauvre Rick se fait finalement tirer dessus. Ce psychopathe de Grant en a vraiment après Marjan, et il est prêt à tout pour la tuer. Et là, vraiment, ça va trop loin. Vouloir se venger, c’est une chose, mais buter un homme qui n’y est pour rien ? Putain, il y a de l’abus. En plus, il tire vraiment sans regarder ou sans savoir viser : c’est dingue que Rick se fasse tuer si vite.

Avec cette pluie de balles, Marjan se prend donc, en plus de sa blessure à la tête, une balle dans le ventre. Cela commence à faire beaucoup. Elle a Mouse pour lui venir en aide et ne pas l’abandonner, ce qui est cool, mais ça fait tout de même beaucoup de blessures pour qu’on puisse croire qu’elle reste consciente et que tout se passe bien. En plus, Mouse décide de rester aider Marjan quoiqu’il arrive, et on se demande bien pourquoi.

Marjan a laissé tout un tas de traces de sang derrière elle, ce qui fait qu’elle est super repérable. Heureusement que Grant est ralenti un peu : il cache le cadavre de Rick, puis est ralenti dans sa progression par l’arrivée d’un flic. Celui-ci se laisse totalement embobiner par Grant. Pourtant, il a des rougeurs sur la joue, un cadavre à côté de sa voiture et un mensonge indiquant que sa voiture est en panne qui ne tient pas la route.

Cela suffit à ce que Grant soit assez ralenti pour que Mouse et Marjan s’occupent des blessures de la dernière. Mouse est courageuse, c’est le moins qu’on puisse dire. Ensemble, elles se rendent dans la caravane dont Grant s’est servi pour provoquer l’accident de Marjan. Elles y trouvent de quoi stopper les saignements, mais ce n’est pas suffisant. Elles repartent malgré tout – et elles font bien, parce que Grant suit les traces laissées par Marjan.

La situation est clairement désespérée : Marjan a perdu beaucoup de sang depuis le début de l’épisode tout de même, et on sent que les scénaristes veulent vraiment la faire souffrir. Elle ne reprendra pas le travail tout de suite. Par contre, c’est abusé à quel point Marjan se retrouve toujours à se planquer dans les bois.

Grant se rapproche d’elles, les forçant à se rendre toujours plus loin dans les bois. C’est tout sauf bon signe : même si Marjan devait être retrouvée, à cet endroit, ce serait compliqué de lui venir en aide et de la sauver en lui apportant les soins nécessaires. En plus, pour ne rien arranger, Grant les retrouve finalement…

En parallèle à Austin, tout le monde commence à s’inquiéter de la disparition de Marjan. Elle n’est jamais en retard habituellement et n’a pas l’habitude d’être en retard. Deux heures de retard de sa part, ça fait beaucoup et ça les inquiète tous. J’ai trouvé bizarre que la famille morte n’inquiète personne d’autre, ce qui a commencé à me mettre la puce à l’oreille, mais eh, la fin d’épisode a réussi à me surprendre.

En attendant d’y arriver, il fallait suivre toute la caserne lancer les recherches pour retrouver Marjan, avec toujours cette tendance à se reposer sur les accès de Grace à des informations confidentielles. Elle peut en tout cas voir que Marjan a tenté d’appeler le 9-1-1 à deux reprises sans que l’appel ne passe jusqu’à un opérateur. C’est suffisamment louche pour que l’enquête aille plus loin et que Grace puisse trouver des infos sur Grant.

De là, Carlos et Matteo se lancent dans des recherches policières et de réseaux sociaux. J’ai du mal à croire que Firefox ne partage pas l’histoire de Grant et Kayley sur ses réseaux – et où donc a-t-elle fait le live si ce n’est pas sur son instagram ? Quoiqu’il en soi, Kayley se retrouve au téléphone avec tout le monde pour donner de ses nouvelles, dire que Marjan est une héroïne et espérer qu’elle ira bien.

C’est ensuite Owen, Paul et Judd qui arrivent sur les lieux de l’accident où Grant a commis l’erreur de laisser Rick bien visible, avec sa blessure par balle. Ils comprennent qu’ils sont sur la bonne voie et prennent vraiment de gros risques, je trouve : ils se mettent à crier le nom de Marjan… alors qu’ils viennent de trouver le corps d’un homme tué par balles ? Je ne suis pas sûr que ce serait mon premier réflexe.

Et même si ça l’était, mon second réflexe ne serait certainement pas de me séparer. C’est pourtant ce qu’ils font : Owen reste sur place pour essayer d’appeler la police, Paul retrouve la voiture de location de Marjan et Judd, lui, trouve la caravane de Grant – celle qui leur a permis d’arriver sur les lieux de l’accident, grâce à une info donnée par Kayley permettant à Grace de tracer la voiture. La caravane rassure, sans plus, Judd : Marjan y a laissé, en chiffres de sang, un joli 126, le numéro de la caserne.

Quand elle entend ses amis l’appeler, Marjan n’hésite pas à tirer une fusée dans le cou de son agresseur, surtout que celui-ci a été assez idiot pour se retourner en les entendant également. Bon, c’est une bonne idée de se débarrasser de ce connard comme ça, mais ça fout le feu aussi aux bois alentours. Bordel, il manquait plus que ça : un petit incendie pour coincer une Marjan qui s’évanouit alors que Grant est mort.

Owen est finalement celui qui retrouve Marjan grâce aux cris de Grant, mort à petite vitesse. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Mouse n’est pas vraiment présente aux côtés de Marjan, et que Marjan a finalement fait tout ça toute seule, à la force de sa volonté. Je m’en doutais beaucoup : à mes yeux, Mouse était morte dans l’accident dès le début de l’épisode et Marjan s’était inventée une amie pour faire face à tout ce qui lui arrivait. Les séries nous sortent toujours des grands délires comme ça, allez savoir pourquoi.

Finalement, c’est encore plus perché que ça : Mouse a bien eu un accident de voiture et a survécu… mais Mouse n’est autre que Marjan, quand elle était enfant. Bref, Marjan a reçu un bon coup sur la tête et il n’est pas étonnant que Rick se soit montré si bizarre avec elle : Marjan lui parlait de Mouse alors qu’elle n’existait pas, tout de même.

L’épisode peut se terminer à l’hôpital où toute la caserne se réunit, avec Carlos et Grace aussi évidemment, pour savoir comment va Marjan. Tommy les rejoint avec des donuts, et c’est vrai qu’elle a été pas mal absente de l’épisode, l’air de rien, parce qu’elle assistait à un ballet interminable – un spectacle de danse de sa fille.

Dans tous les cas, Marjan va donc bien. Une petite opération plus tard, elle est en état pour recevoir la visite d’Owen et Paul. Franchement, je suis d’accord avec Matteo : pourquoi eux deux en premier ? Matteo aurait mérité d’en être, je trouve, il est clairement le petit frère de Marjan à ce stade. Et puis, Owen a un caractère insupportable, franchement. C’est durant cette dernière scène qu’un flashback nous révèle que « Mouse » est le surnom que les parents de Marjan lui donnent – oui, ils lui donnent encore, c’est ce qu’ils écrivent sur la carte de rétablissement qu’ils envoient.

Ben super, ta fille manque de mourir dans un accident provoqué par un psychopathe voulant la tuer et tu lui envoies un bouquet de fleurs ? C’est ce que j’appelle des parents absents !

9-1-1 Lone Star – S04E08

Épisode 8 – Control Freaks – 15/20
Le thème de l’épisode n’est pas forcément exceptionnel, mais il est simple et efficace. C’est exactement comme ça que je le résumerais : simple dans les intrigues qu’il propose, efficace en humour et développement. Il ne marquera pas forcément la série sur du long terme, mais le job de divertissement est parfaitement rempli. Le genre d’épisode qui fait passer une bonne soirée, donc, et qui est exactement ce que j’attends de cette série.

Spoilers

TK et Carlos préparent leur mariage – à moins que ce ne soit Owen qui le fasse pour eux. De son côté, Marjan rencontre un couple au bord de la route dont la caravane refuse de redémarrer.

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If Owen wants to take charge, I cannot interfere.

L’épisode commence bien, avec des essayages de tenue pour le mariage de TK et Carlos. Moi, tant qu’on me ramène Carlos, je suis heureux. Cependant, le costume choisit ne plaît pas à tout le monde. Ils sont en noir et blanc. Même si Matteo et Nancy sont fans de ce qu’ils voient, Owen casse toutefois l’ambiance : il n’aime pas tellement les tenues de son fils et de son gendre. Je suis assez d’accord avec lui : leur mariage risque fort de manquer de couleur s’ils se marient avec un simple costume noir et blanc. OK, ce n’est pas trop à Owen de dire ce qu’il pense et d’avoir le dernier mot.

Owen est complètement stressé par l’organisation du mariage, au point de vouloir tout gérer. Ainsi, Carlos et Owen ont déjà choisi leur pâtissier pour le mariage, mais Owen leur organise malgré tout une session pour tester des gâteaux que lui aime. C’était assez marrant de le voir faire autant d’ingérence. C’est un grand classique des séries – et de la vie ! – d’avoir les parents qui se mêlent de l’organisation du mariage.

Ce qui est cool, c’est que ça fait rire toute la caserne… jusqu’au moment où ça fait vraiment flipper Carlos (qui ne veut pas ruiner sa relation avec son beau-père) et TK. Ils décident donc de faire appel pour calmer Owen à la mère de Carlos, tout simplement. Franchement, ça apportait une petite dose d’humour bienvenue à l’épisode. Ce n’était pas exceptionnel, hein, mais ça fonctionnait.

On sait très bien vers quoi ça se dirige, en plus : la mère de Carlos finit par adorer le gâteau gluten-free proposé par Owen, ce qui fait que Carlos et TK finissent par accepter ce gâteau. Ils se retrouvent alors, bien malgré eux, face à deux control freaks qui veulent gérer tout le mariage et la composition florale. Ce n’est pas idéal pour eux.

TK finit par péter un câble sur son père et sa belle-mère, leur rappelant qu’il s’agit de leur mariage et qu’ils ne veulent pas que ce soit too much à cause des fleurs. Owen ne l’entend pas de cette oreille, la belle-mère non plus, mais elle au moins, elle est capable de reconnaître ses torts. Elle emmène donc son fils au restaurant pour se faire pardonner.

La série se concentre toutefois plutôt sur Owen. Lui aussi cherche à se faire pardonner de TK, et il lui offre donc de l’huile d’olive pour se racheter. C’est une idée originale. Les deux finissent par se réconcilier, avec de jolis messages sur Carlos qui pourra désormais s’occuper de TK mais qui n’empêchera jamais Owen d’être un super papa quand même. La fin nous montre aussi le naturel d’Owen revenir au galop, et c’était bien comme ça.

Autrement, je suis content de retrouver Marjan dans cet épisode. C’est à New Mexico qu’elle erre désormais en moto, mais une moto super équipée. Elle a un extincteur qui lui permet de venir en aide à un couple marié et très heureux, mais avec une caravane qui fume au bord de la route. Elle les aide à tout réparer, faisant connaissance avec ce couple qui semble parfait et qui renvoie exactement cette image, par habitude de le faire sur les réseaux sociaux.

Malheureusement, quand elle les fait repartir après avoir réparé comme elle pouvait leur van, elle se rend compte que la femme a laissé un message sur sa moto, sur une petite serviette en papier. Elle y affirme que l’homme va la tuer et qu’elle a besoin de l’aide de Marjan. Allons bon.

Forcément, Marjan décide de les suivre jusqu’à un diner où elle peut les observer, soi-disant discrètement. Je vois mal comment la situation peut être discrète, mais apparemment, ils ne la reconnaissent ou ne la voient pas. Elle est pourtant en train de les espionner, depuis le bar, à la fois en vrai (où ils partagent un joli repas) et sur Instagram. Cela attire même l’attention de la coach de Glee, c’est dire à quel point c’était discret.

J’étais content de la retrouver, cependant. Après un rapide échange avec, Marjan décide d’aller parler dans les toilettes à Kiley. Elle est sûre que le message sur sa moto ne correspond pas du tout au couple qu’elle est en train d’observer. Pourtant, une fois aux toilettes, Kiley lui montre ses blessures au cou, faites par Grant, son copain.

Elle se dit inquiète de la réaction de son copain quand il découvrira le prix des réparations. Effectivement, c’est un énorme enfoiré qui n’hésite pas à lui reprocher la panne d’une caravane clairement trop ancienne pour toute la route qu’ils font. Marjan se défonce comme elle peut pour retarder au maximum leur départ, leur payant un dessert et embauchant sa nouvelle amie camionneuse pour emmener Kiley loin de Grant.

Malheureusement, même si tout semble fonctionner comme sur des roulettes quand elle abîme volontairement le moteur de la caravane pour que Kiley s’en aille, Kiley finit par décider de rester. Marjan était pourtant si sûre d’avoir réussi à la sauver. C’est terrible, mais c’est aussi extrêmement réaliste, cette femme qui veut quitter son conjoint violent mais qui se sent obligée de rester avec lui. C’est un grand classique.

Elle décide donc de remonter dans le van avec Grant, qui en profite pour souligner à quel point elle est faible, et conne, et abandonnée de tous. À ses yeux, personne ne peut supporter Kiley, à part lui. Et il ne se gêne pas pour lui dire. La pauvre.

Le truc, c’est qu’il ne parvient pas à voir que Marjan les colle au cul – restant volontairement dans son angle-mort. C’est ce qu’on appelle une conduite bien dangereuse, mais elle refuse de laisser tomber pour autant, sachant bien le danger que court Kiley avec un psychopathe comme ça. Il l’a bien fait voir qu’il ne l’aimait pas tant que ça.

À chaque arrêt, Grant exige désormais de voir Kiley. Ce qui est bête, c’est qu’il oublie de vérifier le van. Marjan décide donc de monter dedans, de manière parfaitement illégale, et de commencer un petit live instagram pour montrer la réalité de ce Grant à tous ses followers. Cet abruti finit par donner une droite à sa copine parce qu’elle pleure et fait trop de bruit selon lui. Il n’en faut pas plus pour que Marjan intervienne et nous mette KO Grant.

En vrai de vrai, je pense que son comportement est hyper problématique et finirait probablement en procès contre elle – elle monte en secret dans la voiture, elle les filme sans autorisation et elle l’agresse ? Elle n’est pas exactement en légitime défense. Heureusement pour elle, Kiley se range bien de son côté à elle : maintenant qu’elle a une preuve que le type la frappait, Kiley peut se plaindre aux policiers, puis remercier Marjan, qui est sa véritable héroïne. Selon elle, elle a trouvé ce qu’elle faisait sur la route : elle peut venir en aide aux gens qui en ont besoin.

Alors, d’accord… mais pas trop longtemps, j’espère. J’ai plutôt envie de la voir revenir à Austin et reprendre son rôle, moi. Espérons que ça finira par arriver.

En parallèle de tout ça, l’épisode propose aussi une nouvelle intervention, forcément. Tout commence par un cours de conduite entre un père et son fils. Ce dernier est toutefois énervé d’avoir un control freak pour père et la leçon de conduite se passe mal. Le père reprend le volant, puis fait un malaise cardiaque et what the fuck, la voiture termine dans les airs, empalée à un poteau électrique.

C’est complètement dingue comme intrigue, mais ça fait plaisir de retrouver une intervention digne de cette franchise, pour une fois. Les pompiers se retrouvent à devoir jouer à Dr Maboul avec le père et son fils, parce que la voiture est complètement électrifiée. Le problème principal, c’est que l’homme au volant ne peut pas attendre que le courant soit coupé – ça prendrait trente minutes – car il est en pleine crise cardiaque, et qu’il a au maximum dix minutes.

Toutefois, il refuse de sortir de la voiture, paralysé aussi par la panique. La situation ne fait qu’empirer à partir de là, la voiture prenant feu. Franchement, il y a plein de pompiers en bas de la grande échelle à regarder Paul faire tout le boulot, et ça doit être frustrant. Il parvient finalement à le faire et tout est bien qui finit bien – sauf pour tous les gens qui vont être coupés d’électricité pendant un moment parce que la voiture a explosé et pour les infirmiers qui doivent emmener l’homme à l’hôpital. Simple, impressionnant, efficace.