Life in Pieces – S04E10-11

Épisode 10 – Letter Promise Adult Seventy – 16/20
Un épisode avec de bons moments et pas mal d’humour, comme toujours. Je m’attendais à quelques conclusions qui n’ont pas été celles proposées, mais dans l’ensemble, ça me confirme juste que je suis super attaché à ses personnages et qu’ils sont très bien écrits : peu importe les relations mises en avant, c’est toujours efficace.

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Spoilers

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I’m not getting a pig, am I?

C’est moche, la diffusion de la fin de saison est totalement bâclée : deux épisodes cette semaine, deux la suivante, et ce sera terminé. C’est vraiment dommage que ça se termine comme ça… mais bon, au moins, ça veut dire double ration de fou rire !

Story One : The Letter – Colleen et Matt invitent Greg et Jen à manger dans un restaurant super cher pour les remercier d’avoir écrit une lettre de recommandation pour que Lucas entre bien dans la même école de Lark, sauf qu’évidemment ni Jen, ni Greg n’ont écrit la moindre la lettre de recommandation. Il est du coup évident que Matt et Colleen essaient juste de leur faire avouer la vérité avec ce repas super cher… ou pas ? La conclusion n’est pas aussi explicite que ce que je le pensais sur le sujet. Peu importe, c’était un très bon segment avec mes deux couples préférés et beaucoup d’humour – de Jen qui décide de ne pas manger et d’inquiéter Colleen persuadée que Greg la met au régime à Matt qui décide d’avoir une belle relation avec son frère ; j’ai pas mal ri.

Story Two : The Pig Short – Sophia veut un cochon depuis quatre ans, et elle a réussi à faire céder ses parents de la meilleure des manières : ils ont fait une liste de choses intenables à effectuer après lesquelles elle pourra avoir un cochon. Et loin d’être idiote, elle a réussi à faire en sorte que Jen signe le tout, ce qui fait que les parents se sentent forcés d’écouter leur fille. Ils prennent donc la décision de lui faire du chantage, de manière à ce qu’elle ne veuille plus du cochon, mais plutôt autre chose qu’ils lui proposeront…

Sophia amène alors le sujet du téléphone portable sur le tapis et ses parents cèdent rapidement. Ils devraient pourtant être plus malins que ça avec une fille comme ça, évidemment qu’elle les manipule. Sam le leur fait remarquer, de manière à mieux les endormir pour son propre rencard auquel les parents restent aveugles. Une fois de plus, les parents apparaissent totalement idiots par rapport à leurs filles, mais c’est plutôt marrant. La conclusion logique est que Sophia obtient un cochon – Kevin Bacon ehe – qui détruit tout dans la maison, mais eh, elle aura appris à ne pas manipuler ses parents comme ça.

Story Three : Ball Grown Up – On reste chez Tim et Heather dans ce segment qui voit Clementine s’inquiéter pour la santé de Tyler parce qu’il a un problème sur les testicules. C’est hilarant comme tout, parce qu’elle s’en confie à Tim… et que bon, y a mieux que d’en parler au père de son mari, quand même. Surtout quand c’est Tim et qu’il est juste gênant, n’hésitant pas à en parler au dîner de famille qui suit. On se marre bien du dépit de Tyler dans l’épisode cependant, et j’ai bien ri aussi de le voir se rendre chez son pédiatre avant d’être envoyé chez un vrai médecin.

Story Four : John’s Divorce Dilemma – John apprend que ses parents divorcent… alors même que sa mère est alitée et que Joan envisageait plutôt d’apprendre la mort de son beau-père. John décide donc d’inviter ses parents à manger pour les réconcilier, mais Joan se rend compte qu’ils n’ont plus rien en commun et se détestent. Ses parents finissent par lui avouer que leurs 70 ans de mariage n’ont jamais été heureux et qu’ils sont restés ensemble pour lui, avec l’espoir qu’il meure avant eux. Sympa.

Tout ça était plutôt drôle, surtout quand le père de John lui avoue qu’il est gay, mais ça finit bien mal avec la mort de la mère de John et le personnage qui s’illusionne sur les 70 ans de mariage heureux de ses parents. Mouais, on a connu des fins mieux trouvées et moins déprimantes !


Épisode 11 – Clean Pens Grandma Guys – 15/20
Si les personnages sont géniaux, la série se repose de plus en plus sur des formules déjà connues et des intrigues dont on devine facilement la chute. Je suis moins convaincu par cette dernière saison, surtout que l’on n’a pas vraiment d’exploration du format comme on avait pu l’avoir sur des saisons plus longues.

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Remember when I tried to pull your pants down.

Story One : Clean Start – Greg et Jen embauchent une femme de ménage qui s’avère être Edna, l’ancienne femme de ménage de Joan et John, pleine d’anecdotes gênantes sur l’enfance de Greg. Bon, elle est aussi une très mauvaise femme de ménage : elle boit du whisky, fait la sieste et salit encore plus la maison. Jen ne comprend pas comment elle peut être aussi incompétente, mais fait vite la découverte que c’est Joan qui nettoie sa propre maison depuis longtemps. Comme la famille refuse de virer Edna, Joan et Greg se mettent à faire ensemble le ménage à la place d’Edna, qui continue de mal repasser les jeans de John, et probablement tout le reste. Voilà un parasite qui sait s’imposer !

Story Two : The Pen is Sexier Than the Sword – Quand ils étaient petits et qu’il voyageait beaucoup en tant que pilote, John ramenait à ses enfants des stylos sexistes achetés à l’aéroport. Comme ils coûtent une fortune désormais parce qu’ils sont collectors, John demande à ses enfants de les lui rapporter… Sauf qu’évidemment, ils les ont, au mieux, perdus.

Joan insiste toutefois pour que ses enfants les cherchent dans les cartons de leur enfance, histoire de constater une fois de plus que Matt est le malaimé de la famille. Quand Heather trouve enfin les stylos, c’est sur ebay, et il est alors évident que c’est John qui est en leur possession. Cela ne manque pas : il est en fait en train d’arnaquer ses enfants pour obtenir de l’argent de leur part. Plutôt classique, et dans la lignée de l’épisode précédent.

Story Three : Bad Grandma – Colleen récupère Lucas qu’elle avait laissé chez ses grands-parents et si tout s’est « bien » passé avec John, il refuse de faire un câlin à sa grand-mère. Celle-ci passe le reste de cette histoire à essayer de créer un lien avec son petit-fils, quitte à lui demander de jouer à un milliard de jeux et semer des bonbons dans la maison… sauf que Lucas est terrifié par sa grand-mère, parce qu’elle ressemble à la sorcière d’Hansel et Gretel (enfin, celle de son livre en tout cas). Et tant pis si Colleen venait de dire à Joan que Lucas n’avait aucun problème psychologique.

Story Four : Guys Night – Tim organise une soirée “entre hommes” avec Matt, et uniquement Matt. Au secours. Matt espérait au moins d’autres personnes pour ne pas être seul avec Tim, qui propose une soirée de l’angoisse, avec de la margarita pas prête et l’envie de retirer son pantalon. Il a aussi eu la bonne idée d’embaucher un cuisinier mexicain pour faire des tacos, que Tim ne peut pas manger avec son cœur. Bon, on a connu mieux que ce segment quand même, et ça laisse Tim tout déprimé d’avoir organisé la pire des soirées. Matt se rend alors compte que Tim avait organisé une soirée pour plus de monde que juste lui, et il reste un peu plus longtemps pour en avoir la confirmation… et pour rendre Greg jaloux, parce que Greg n’a jamais été invité.

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Life in Pieces – S04E09

Épisode 9 – Four Short Fairy Tales – 14/20
Ben alors ? C’est la deuxième semaine d’affilée que je n’accroche que moyennement à l’épisode. Certes, l’idée de départ qui est d’écrire une version moderne de certains contes ou expressions est plutôt sympathiques, mais dans la réalisation, c’est juste trop prévisible ou cliché. La série m’a habitué à mieux, j’espère qu’elle va vite se reprendre !

Saison 4


Spoilers

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It’s just you and me… until one day, it’s you or me.

Story One : The Emporer’s New Hair – Rien qu’avec ce titre d’histoire, je m’attendais à voir Tim au centre de l’histoire… Et pour une fois, c’est une bonne chose. De manière prévisible, la série lui fait le coup de la perruque qu’il s’achète parce qu’il a le besoin de se sentir mieux dans sa peau. C’est Heather qui lui conseille de se faire plaisir pour se récompenser des efforts qu’il fait en sport par rapport à son cœur, mais elle ne s’attendait pas à ça.

On enchaîne alors sur les quiproquos habituels dans ce genre d’intrigue, avec aussi pas mal d’humour apporté par les enfants. Colleen est brillante à balancer toute la famille « par accident », à la Colleen donc, et Tim persiste à vouloir garder cette immonde perruque – qui cela dit ne lui va pas si mal. Le seul problème, c’est qu’il la porte à aussi à une conférence sur l’honnêteté en médecine, et qu’à côté d’une photo de lui et sa calvitie, ça la fout mal. Après, rien qui n’empêche de s’en tirer par une pirouette rhétorique, contrairement à ce la série propose ici.

Story Two : Jenderella – Jen reprend enfin le travail – c’est que ça a dû lui manquer – et forcément la série en profite pour la très classique intrigue où elle se sent tiraillée entre le travail et la vie de famille. Elle a deux collègues insupportables, Eve et Elle, et un insupportable supérieur, Paul, mais elle veut absolument être dans leurs bonnes grâces. Ce n’est pas évident avec Eve et Elle qui lui mettent des bâtons dans les roues et avec ses filles qui ont besoin d’elle à la maison, mais comme c’est Jen, elle parvient finalement à trouver un improbable équilibre dans sa vie. Bref, une jeune maman efficace, mais personne n’en avait jamais douté, je crois.

Story Three : The Joan Who Cried Wolf – Joan prend sa retraite, je ne m’y attendais pas, c’est tellement inscrit qu’elle a des patients. Oui, justement : en elle aussi, c’est tellement inscrit qu’elle n’a pas envie d’autre chose. Elle fait donc tout ce qu’elle peut pour détourner l’attention et retarder au plus tard la fête de sa retraite. C’était plutôt marrant sans être brillant : elle voit un rat, puis en invente un quand le dératiseur le retrouve trop vite.

Celui-ci est un grand cinglé, mais il apporte pas mal d’humour à l’épisode, aussi cliché soit-il. J’ai adoré voir Joan commencer une thérapie pour lui, l’air de rien. Et bien sûr, la conclusion est évidente : elle avoue qu’il n’y a pas de rat, puis en voit un le lendemain, mais personne ne la croit. C’est le sens de cette expression après tout.

Story Four : Three Little Playhouses – Lucas et Lark s’entendent toujours aussi bien et jouent beaucoup ensemble, dans un carton qui leur sert de fausse maison pour jouer… jusqu’à ce que John la détruise. Colleen trouve que c’est une bonne idée, puisque les deux petits en étaient à imaginer le mariage. Bon, dans cette histoire, John est donc le grand méchant loup des trois petits cochons. C’est plutôt marrant, puisque l’on voit ensuite Greg et Matt essayer de construire une maison en bois.

John n’a aucun mal à la détruire, et il construit ensuite une maison en brique pour les petits. Cette fois, il n’est pas question de la détruire puisque les petits jouent dedans. À la place, le gag final est que le compteur d’eau est juste en-dessous, forçant un technicien à entrer dans la maison pour faire le relevé.

 

Life in Pieces – S04E08

Épisode 8 – X Box Glimpse Spotlight – 15/20
Ah, zut, ce n’était pas leur meilleur épisode alors que je comptais sur eux pour me faire bien rire encore cette semaine. Oh, il y a bien quelques répliques qui font mouche, mais dans l’ensemble, je ne suis pas fan des intrigues proposés dans cet épisode, soit parce qu’elles manquaient de conclusion, soit parce que c’était plus gênant que drôle. Vivement la semaine prochaine, du coup.

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That’s my son. He’s talented and generous. Hey mommy, we are doing a great job!

Story One : The X Test – Au beau milieu de la nuit, Sam envoie un texto X à ses parents pour qu’ils viennent la chercher, parce que c’est le deal : un X, une adresse et on vient les chercher sans poser la moindre question. Le problème, c’est que Sam s’avère être complétement trempée et qu’Heather est morte d’inquiétude. Elle veut en savoir plus et n’hésite donc pas à demander plus d’informations à Clementine et Tyler, mais elle n’obtient rien d’eux.

Au-delà de la curiosité que j’ai eu moi-même autour de Sam, la meilleure partie de cette histoire reste Sophia qui avait peur d’être abandonnée au milieu de la nuit et qui m’a fait mourir de rire. Bon, après, je reste curieux de ce qui est arrivé à Sam, mais ce n’est jamais que le début de l’épisode.

Story Two : The Box – Colleen s’incruste à une soirée avec Tim, alors que c’est Matt qu’il avait invité et… elle lui pourrit sa santé en le faisant manger de la poutine. Il ne peut plus se le permettre depuis l’opération car cela lui donne la diarrhée… Malheureusement pour lui, c’est bien le cas et il s’agit d’un spectacle de magie où il est choisi pour aller être enfermé dans une boîte.

Colleen vit sa meilleure vie avec l’un des magiciens français et Tim se retrouve à être bloqué avec une diarrhée. Franchement, ça m’a fait de la peine plus que ça ne m’a fait rire. On tombe là sur un type d’humour qui ne prend pas tellement avec moi, parce que, ouais, même si je n’aime pas vraiment ce boulet de Tim, il ne mérite pas ce qui lui arrive alors c’est juste triste.

Tim appelle donc Heather qui est complétement dépitée par la situation alors qu’elle boit du vin avec Jen, pourtant en train de nourrir Talia au sein ? Rien que pour la tête d’Heather, je ne vais rien dire. Quant à cette histoire, elle se termine par Tim qui parvient à arriver aux toilettes… presque à temps.

Story Three : Decent Exposure – Jen fait une sieste dans l’ancienne chambre de Greg après avoir nourri Talia et… elle se retrouve le sein à l’air. Pas de bol pour elle, John entre dans la chambre et l’aperçoit, ce qui est le centre de cette mini-histoire. Il culpabilise, en parle à Joan, puis à Jen alors qu’on lui avait conseillé de ne pas le faire, puis à Greg, parce que pourquoi pas.

Comme il comprend que Jen ne veut pas en parler, il finit par mentir au reste de la famille, inventant un mensonge encore pire que la réalité, qui ne tient pas bine la route. Ainsi, cette histoire se termine avec la révélation que presque toute la maison a vu le sein de Jen, finalement. C’était pas tout en subtilité, mais c’était marrant quand même.

Story Four : Spotlight – Lark prend des cours de piano… et en fait profiter la famille, alors qu’elle ne sait absolument pas jouer. Le problème, c’est que ça va provoquer une énième jalousie entre frères quand soudainement Lucas s’avère jouer du piano comme un pro, ce que personne ne savait encore. Ouep, bon ce segment nous apprend que Lucas sait absolument tout faire : du piano, de la danse et des mini tours Eiffel. Pas de panique, il ne sait pas faire de vélo alors l’équilibre se rétablit en fin d’épisode : Greg retrouve sa joie de vie et Matt sa frustration d’être l’ainé et d’avoir perdu sa place de centre de l’attention quand son petit frère est arrivé.

Bon, on n’en saura pas plus pour Sam, alors ? Frustration.

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Blindspot – S04E22

Épisode 22 – The Gang Gets Gone – 19/20
Après une saison vraiment pas terrible, c’est assez incroyable de découvrir que les scénaristes en ont encore tant dans le ventre. Cet épisode est une prouesse d’écriture avec la reprise de tout un tas d’éléments des épisodes précédents pour mener à de très bonnes scènes de tension et à ce qui ressemble fort à leur meilleure fin de saison. Et dire que la série est passée à ça de l’annulation !

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People just become more like themselves and I don’t like what we’ve become.

Bon, franchement, cette saison ne m’aura jamais convaincue. Je me sens en plein Salvation avec cet épisode qui reprend au moment où toute une partie des États-Unis a perdu l’électricité parce que Patterson n’a, pour une fois, pas été assez rapide. Je ne sais pas, mais je n’y crois pas spécialement, quoi.

En parallèle, Reade a donc découvert que Kurt connaissait et gardait le secret de leur chef, ce qui fait… qu’ils en viennent aux mains lorsque Reade explique à Kurt qu’ils ne sont pas tous mariés à une terroriste. Sympa. Bon, ben au moins, il y a montée de la tension au sein de l’épisode, on va dire, mais je ne suis pas fan du tout de cette situation de cour de récréation.

Dans le genre montée de la tension, il y a aussi les erreurs de Patterson et Rich qui leur explosent à la tronche quand il est révélé que c’est Kathy qui est responsable du hacking les privant d’électricité. C’est assez logique et ça les force à expliquer qu’ils ont vu Kathy il y a quelques jours. Reade est ravi de voir qu’il n’avait en fait genre aucune autorité sur son équipe.

C’est tout de même positif pour le FBI, puisqu’ils utilisent la technologie développée par Rich il y a quelques épisodes pour retrouver Kathy en traçant son numéro lors d’un faux appel de Dominic. Cela leur permet de savoir qu’ils doivent partir en Islande… et même sans électricité dans cette partie du pays, ils n’ont aucun mal à trouver un jet pour s’y rendre, hein.

Dans tout ça, Madeline explique à Weitz qu’elle veut mettre un terme au FBI avant que son avocat ne débarque avec quelques supérieurs de Weitz qui le mettent dans l’embarras : il ne peut pas avouer qu’il a envoyé l’équipe dans un pays étranger où ils n’ont pas d’autorité après tout. C’est aussi débile que logique cet épisode, mais ça perd toute crédibilité quand on voit Madeline débarquer en salle de réunion comme si de rien n’était pour descendre en flèche l’équipe.

En plus, elle a de bons arguments la cocotte, même si ça ne tient pas plus que ça. Là où l’épisode est bon, c’est qu’il se permet d’avoir Madeline en train de détruire l’équipe et sa réputation alors que l’équipe est justement en train de se déchirer dans l’avion, en ressortant le linge sale des quatre dernières saisons, allant jusqu’au meurtre que Tasha a couvert pour Reade. Eh, ça fonctionne bien tout ça.

L’équipe en arrive à la conclusion qu’ils ne sont pas une famille pile au moment où Rich les appelle pour leur expliquer que le plan Helios consistait à tous les faire passer pour des terroristes, et que c’est en train de sacrément bien marcher. Tellement en fait que le coup de fil ne sert pas à grand-chose car ils reçoivent aussitôt l’alerte.

Personne ne se soucie plus de rétablir l’électricité, il est désormais question pour l’équipe de sauter en parachutes, ce qui fait de jolies images, afin d’arrêter Kathy sans même se faire arrêter eux-mêmes à l’aéroport. En tant que fugitifs, ils ont la chance de pouvoir se faire aider par un contact de Rich, « Ice Cream », qui est aussi particulier que lui. Il ne se pointe pas au rendez-vous, forçant l’équipe à se séparer pour aller plus vite.

Tasha et Reade se retrouvent à rencontrer Ice Cream et forcer Rich à céder à son chantage, même s’il ne peut pas lui fournir ce qu’il veut, alors que Patterson, Jane et Kurt se rendent arrêter Kathy et l’attentat… pour mieux se retrouver sans Kathy à empirer la situation malgré eux. En effet, c’est une autre partie du plan Helios que Patterson effectue sans en avoir conscience : elle coupe l’électricité ailleurs en Europe.

En tout cas, cette virée en Islande est sympa du côté des paysages, comme d’habitude, on sent que l’équipe de tournage se défonce pour trouver les lieux les plus magnifiques possibles. Patterson remet rapidement l’électricité en place, histoire que le monde entier découvre des mouvements bancaires suspects en direction de leurs faux comptes créés par Kathy. Rien que ça. Patterson se retrouve alors séparée de Kurt et Jane qui prennent en otage tout un musée pour leur faire gagner du temps. C’est plutôt bien foutu dans l’ensemble, même si la solution finale est beaucoup trop simple.

En effet, Jane et Kurt s’échappent en étant arrêtés comme des bleus par des agents… payés par Tasha et Reade grâce à Ice Cream qui leur fait clairement promettre autre chose, même si on ne sait pas encore quoi. Il a déjà eu des tableaux de Rich que Rich n’a pas, alors bon. De son côté, Rich se fait arrêter sans parvenir à décrypter le fichier Helios sur le portable de Madeline.

C’est problématique, parce que c’est là-dessus que reposent tous les espoirs de l’équipe. Weitz ne sert plus à rien, même s’il s’énerve contre une Madeline qui perd de plus en plus pied. Oh, bien sûr, elle a tout le contrôle qu’elle veut, elle profite même d’une conférence de presse pour récupérer du pouvoir au sein du FBI et révéler ensuite à Weitz qu’elle venge la mort de son père provoquée par le FBI alors qu’il essayait de devenir président.

MOUAIS. C’est justement là qu’elle perd pied à s’énerver toute seule de manière peu crédible. Par contre, comme elle a pas mal de pouvoir, on découvre que même sans Patterson, le FBI a de quoi être à la hauteur de sa réputation. Le problème ? Le FBI est un peu trop bon : alors que Rich est arrêté, les agents restants n’ont aucun mal à trouver ses communications avec Ice Cream et à retrouver la planque de nos héros.

En effet, Ice Cream leur a filé une planque où ils se sont tous retrouvés sans trop de difficultés ; Patterson ayant même eu le temps de leur donner des papiers faits avec tant de hâtes qu’ils sont un peu ridicules du côté des nouveaux noms. C’est en tout cas l’occasion d’une scène très sympathique où malgré les différences qui les divisent, les héros de la série parviennent encore à sympathiser et rire tous ensemble.

On sent que personne n’a l’habitude, des scénaristes aux acteurs, mais ça marche bien comme scène. Ils nous teasent encore Tasha et Reade quand même ! Fallait le faire, ça aurait manqué. Dans l’ensemble, c’est une relation que je ne peux plus m’encadrer depuis au moins trois saisons, je trouve ça dingue qu’on en soit toujours au même point entre eux !

Tout ça est bien mignonnet, mais il n’empêche que les scénaristes ont un dernier twist pour s’assurer d’être renouvelé (ou pour fournir la fin de série la plus dramatique qui soit – et il est possible que ça m’aurait plu, même si ça m’aurait frustré après un épisode réussi comme ça) : Madeline décide d’utiliser un drone pour détruire la planque alors que Jane montait la garde. C’est juste brillant, car ça renvoie au dilemme d’il y a quelques épisodes où Weitz n’avait pas hésité une seule seconde à en utiliser un aussi…

Cette fois, tout le monde est scandalisé – le message politique derrière est assez clair – et la manipulation de Madeline est brillante. La saison finit donc avec toute l’équipe endormie dans une cabane qui explose, avec tellement de flammes que je doute que quiconque puisse survivre, et Jane toute souriante qui finit terrifiée par ce qu’elle voit. Fin… jusqu’à l’année prochaine, où on découvrira qu’ils ont reçu un appel/avertissement juste à temps pour se réfugier dans un sous-terrain secret que Patterson aura trouvé grâce à un puzzle caché dans la cabane.

Oui, j’exagère. Mais à peine.

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EN BREF – C’est une saison pas franchement réussie de mon point de vue, parce qu’elle était longue et pleine d’épisodes qui n’étaient là (presque) que pour passer le temps. Je ne sais pas, j’ai l’impression que l’on avait moins de fil rouge qu’en saison 3 – ou alors, c’est parce que je l’ai vue sur plus longtemps. J’ai trouvé qu’il y avait moins de très bons épisodes cette année (malgré quelques surprises) et que j’avais pas mal de déceptions.

Je n’arrive plus à savoir si je supporte encore Tasha (je l’aime bien ; mais elle peut aussi être sacrément chiante et sa relation avec Reade, ce n’est plus possible) et le duo Rich/Patterson est ce qui a sauvé un tas d’épisodes. J’attends de la dernière saison de bons épisodes nous ramenant aussi quelques guests, à commencer par Boston qui a manqué à ce final (j’avais espoir, avec Ice Cream là…), et apportant une vraie conclusion à tout ça.

Il était osé de la part des scénaristes de finir la saison ainsi sur une explosion de cabane. Je suis super curieux de voir quelle suite ils donneront à ça – oseront-ils tuer au moins un de leur personnage principal, quitte à faire gagner Madeline ? Et pourquoi pas tous, pour faire des économies ? Non, vraiment, je suis impatient et un rien frustré de devoir attendre 2020 pour la suite !

Au moins, ça me fait une série de plus au compteur du challenge séries…

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