Blindspot – S05E06

Épisode 6 – Fire & Birmstone – 16/20
Oh, cet épisode fut une bonne surprise, mais c’est uniquement parce qu’il remet en avant des personnages que j’aime beaucoup et dont les interactions sont bonnes, avec toute une quête qui aboutit à un scénario bien ficelé et à des choix réussis de la part des scénaristes. On est pris dans l’action et dans le mystère, ou en tout cas je le suis parce que j’adore décoder certains indices en même temps que Patterson. Chouette épisode, c’est pour ça que je suis encore devant cette série après tout.

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Spoilers

506

They’re not trying to kill people. They want to erase them.

On est reparti pour le cliffhanger de l’épisode précédent avec le chantage de l’homme qui veut être remboursé des couvertures qu’il leur avait fourni en fin de saison précédente, Cream Boat. Il leur révèle qu’il a des informations sur Madeline grâce au Beaconer, une application que Madeline utilise et qui est super cryptée. Et elle l’utilise pour parler à Ivy Sands.

Tout de suite l’équipe est intéressée : s’il a vraiment des informations et des preuves de contacts entre Madeline et une terroriste, ils sont sûrs de pouvoir regagner leur liberté, enfin. Tu m’étonnes. C’est trop gros et trop rapide pour être vrai cette information, mais l’essentiel c’est qu’ils y croient et qu’ils décident d’aider Cream à retrouver un tableau que Rich, Jane et Kurt avaient volé une première fois il y a quelques saisons, avec aussi l’aide de Boston.

Rapidement, Cream, Patterson et Rich arrivent à trouver la piste des tableaux Gardner qu’ils cherchent, mais malheureusement, Jane et Kurt sont forcés de tuer Irving, l’homme qui les a en sa possession, quand il leur tire dessus alors qu’ils l’interrogent.

Toujours aussi gros, toujours aussi rapide. Une fois mort, Irving se débrouille d’une manière ou d’une autre pour qu’une vidéo soit postée sur son site et révèle qu’il était un voleur avec les tableaux Gardner en sa possession. C’est risqué comme vidéo, surtout qu’il fait ça pour lancer une grande chance au trésor sur le Dark Web. Autant dire que ça n’arrange pas vraiment nos héros qui voulaient juste être discrets sur ce coup-là.

Peut-être que tuer Irving n’était cependant pas le top de la discrétion, allez savoir. Grâce à la vidéo, Patterson peut trouver en revanche l’emplacement de la planque d’Irving, décryptant correctement une suite d’indices laissée à la vue de tous, et surtout à l’ouïe de tous. C’est Rich qui a l’intuition qui permet à Patterson de faire son travail, grâce à une scène un peu ridicule mais plutôt bien faite sur la grossesse de Tasha.

C’est ainsi que notre duo de héros tueurs que sont Jane et Kurt se retrouvent à passer de l’Italie à la Croatie. Le seul problème, c’est qu’ils ne sont pas forcément les seuls en route pour cette planque : tous les terroristes du Dark Web ont eu accès à la vidéo. Ils n’ont pas une Patterson, mais tout ce qu’elle offre, c’est une longueur d’avance. Ils n’en ont rien à faire, préférant parler du sentiment de culpabilité de Jane d’avoir tué un homme plutôt que de couvrir leurs arrières.

Inutile de préciser qu’ils ne mettent pas longtemps à se faire ligoter, hein. Le système d’alarme de la maison est aussi activé par leurs agresseurs, mais ils s’en sortent grâce à l’intervention de Patterson et de bons gags sur le fait que Rich ne parle finalement pas croate. J’adore Patterson, j’aime beaucoup Rich et ce duo est vraiment bon.

On revient aussi sur la peur de Patterson concernant son père. Ce n’est pas la première fois de la saison, donc ça aura forcément une résonnance d’ici la fin. En tout cas, le duo nous libère Jane et Kurt en un rien de temps et ce contre-temps est finalement positif car il permet de découvrir l’indice suivant de la chasse au trésor. En fait, le contenu du coffre-fort n’importait pas et ce n’est pas grave s’ils se le sont fait voler eux aussi, parce que le vrai indice était inscrit sur le haut du coffre. Ils partent de la planque… en laissant le coffre-fort ouvert que tout le monde puisse découvrir la vraie liste d’indices, donc. C’est tellement abusé !

La chasse au trésor continue en Irlande, et c’est juste excellent. Les scénaristes se sont beaucoup amusés sur ce coup-là, et à vrai dire, moi aussi. J’ai beaucoup aimé les scènes en Irlande qui se déroulent cette fois avec Patterson et Rich. C’est toujours un gage de qualité de les envoyer à l’étranger pour remonter la piste d’indices ces deux-là, et ça fonctionne toujours aussi bien cette saison, surtout que le coup des indices évidents qui n’en sont pas mais cachent de vrais indices fonctionne, aussi répétitif soit-il.

Par contre, notre duo n’est pas beaucoup plus doué que Jane et Kurt puisqu’ils se font rapidement surprendre par Ilya, celui à qui Cream doit normalement revendre les tableaux. Ils sont ainsi forcés de lui donner. Enfin, Patterson craque tellement vite qu’il est évident qu’il s’agit de faux. Et ça ne manque pas ! Les vrais tableaux sont planqués dans les cadres et Ilya repart les mains pleines de faux, contrairement à Rich et Patterson.

De retour à Prague sans passer les tableaux par la case douane, de toute évidence, nos héros peuvent donc donner les tableaux à Ilya, qui en échange leur remet la clé d’accès au Beaconer, le réseau de communication indécryptable pas si privé que ça, finalement. Tant pis pour Madeline. Quant à Cream, Tasha parvient à le convaincre de ne pas vendre les tableaux, mais de les rendre et d’être ainsi célèbre grâce à ça. Mouais.

En parallèle, Matthew est de retour dans la série pour cet épisode où il est rapidement énervé par un autre supérieur qui veut qu’il s’occupe rapidement de la mission qu’on lui a confié il y a quelques épisodes : trouver de quoi entacher la carrière de la future vice-présidente pour laisser la place à Madeline. Matthew s’écrase comme toujours, évidemment, et finit par aller rendre une petite visite à notre laborantine préférée pour s’éviter de se salir les mains lui-même.

C’est donc elle qui bouge de l’argent illégalement, pensant faire son métier. Bien sûr, elle s’en rend compte et le confronte sur le sujet, mais ça ne mène nulle part, à part à Shah, la vraie future vice-présidente, interrogée par Matthew. Avant d’être interrogée, elle lui révèle toutefois qu’elle est une grande fan de son travail et qu’elle veut l’embaucher pour un grand événement.

Matthew change donc d’avis et décide de ne pas la faire tomber tout de suite, mais c’est mal connaître les terroristes à qui il a affaire chaque jour. Ainsi, Shah finit par se faire tuer par son mari, l’air de rien. Matthew est évidemment dégouté de la situation, et moi je me rends compte que je suis surtout heureux de l’absence de Madeline dans cet épisode. Chacun ses dadas, j’imagine. Ce n’était pas la meilleure partie de l’épisode en tout cas.

On termine alors comme d’habitude sur un cliffhanger qui relance l’intrigue de manière efficace et agréable, avec encore un indice envoyé par un allié mystérieux de l’équipe. Une fois l’indice décrypté, nos héros comprennent donc que le plan final de Madeline et des terroristes n’est finalement pas de tuer les gens, juste de transformer le ZIP, le sérum qui a rendu Jane et Roman amnésiques, en armes pour effacer la mémoire de villes entières. Excellent plan ça, mais ça n’aboutira pas grâce à nos héros, c’est évident. Reste à savoir comment ils empêcheront la création de futures Dollhouse maintenant.

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Blindspot – S05E05

Épisode 5 – Head Games – 15/20
L’épisode a beau tenter de capitaliser au maximum l’excellent cliffhanger précédent, la pression et le stress qu’on veut nous faire ressentir ne sont pas là : on sait déjà comment se terminera l’épisode en le commençant, à peu de choses près. Il n’empêche que c’est sympathique à suivre comme intrigue et que ce n’est pas trop mal construit, malgré une conclusion trop grosse pour être parfaitement crédible. Comme toujours, donc.

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Spoilers

505

We need to abandon the bunker now.

Deux semaines de retard, mais pas le temps de m’ennuyer avec la reprise de cette série qui redémarre à fond la caisse. Je le savais pourtant que je m’étais arrêté sur un énorme cliffhanger, mais j’avais naïvement oublié tout ça. Ainsi donc Jane débarque au bunker pour leur annoncer, malgré sa blessure, que Kurt a été enlevé et qu’il est leur priorité.

Malheureusement, Patterson est incapable de le retrouver avec le peu de moyens dont elle dispose et Jane est évidemment super blessée, ce qui n’aide rien. Tasha comprend vite qu’il va falloir l’opérer, alors qu’ils sont clairement dans une course contre la montre avant que Kurt ne balance leur position. Certes, il est Kurt, mais il n’en reste pas moins un humain, donc il y a le risque qu’il crache quelque chose, toujours.

Il faut donc opérer Jane, mais il y a un problème évident avec ça : ils ne sont pas des conditions sanitaires exceptionnelles depuis leur bunker. Certes, Tasha pourrait donner de son sang à Jane pour leur gagner du temps, mais ça, c’est de la théorie : elle est enceinte. Rich fait en sorte qu’elle finisse par l’avouer quand elle est prête à prendre le risque de donner son sang, malgré les risques. Bien sûr, cela la force à abandonner ce plan et ça oblige aussi les scénaristes à nous dire que Rich connaît peut-être un type capable de lui donner du sang.

Ben oui, bien sûr. Le temps qu’il aille le chercher, Patterson continue ses recherches, avançant sans grand succès, alors que Jane sympathise avec Tasha comme on les a rarement vu faire. La tension est censée être à son comble, mais comme il s’agit de Jane, j’avoue que je n’ai pas eu particulièrement peur et que je me suis surtout surpris à rire quand elle explique tranquillement à Tasha et Patterson complètement stressées par la situation qu’elle sait comment gérer l’opération.

C’est bien drôle à voir, non ? Franchement, la chirurgie commence sans que Patterson ne puisse donner plus de sang puisque Rich n’est pas encore revenu. Bien sûr, il revient à temps et Jane leur demande la permission de s’évanouir, sachant que la chirurgie est finie et qu’elle a juste besoin de récupérer le sang qu’il amène, sans autre explication que « je connais un type ». Aha.

La meilleure blague de l’épisode vient ensuite en vrai : on nous rappelle que Kurt et Jane était quand même en Allemagne à la base, donc assez loin de Prague. Jane est forte à faire le trajet et échapper à la douane malgré la blessure par balle, honnêtement. Et puis, malgré le stress de la situation avec Kurt enlevé, Patterson prend encore le temps d’essayer de rassurer Tasha sur sa grossesse, soutenue par Rich.

La scène est un chouilla ridicule, mais c’est marrant à voir, alors ça fonctionne toujours bien, surtout que c’est conforme aux personnages que l’on connaît. Ainsi, Tasha se barre aussi vite que possible pour l’Allemagne où elle espère retrouver et sauver Kurt, pendant que Patterson et Rich font ce qu’ils peuvent pour retrouver sa trace et donner son emplacement à Tasha.

De son côté, Kurt est donc enlevé par Daburr Zan, mené par la femme embauchée par Madison, Ivy Sands, pour s’assurer de retrouver l’équipe. Elle est assez douée tout de même : elle a leur tête pensante, même s’il ne pense pas grand-chose, évidemment, et elle fait immédiatement un chantage efficace pour le faire parler, lui expliquant que Jane est blessée par balle avant de lui injecter un sérum de vérité.

La série nous offre alors le retour d’Oscar, merci à la drogue injectée à Kurt. C’est sympathique et ça permet à la série de nous rappeler qu’on est sur une série finale. J’avais oublié, en revanche, que c’était cet acteur qui l’interprétait ! Il nous retrace l’histoire de la série et particulièrement des morts pour s’assurer que Kurt sache qu’il est du mauvais côté de l’histoire et blablabla.

Tout ça est juste particulièrement bavard, parce qu’il faut gagner du temps, quoi. En fait, c’est tellement bavard, que finalement Kurt révèle que l’équipe est dans un bunker, ce qui arrange bien notre méchante. Il est ensuite révélé que Kurt parlait tout seul, ce qui le rend encore plus ridicule qu’avant. Malgré tout, il parvient à récupérer assez d’énergie pour tenter d’amadouer sa gardienne, dont j’ai douté de l’existence au point où on en était.

Au point où on en était ? Elle était hyper clichée avec sa famille tuée par le gouvernement, et Kurt se met ensuite à voir son père qui lui avoue qu’il est le meurtrier de Taylor Shaw. Je l’avais oubliée celle-ci avec le temps. Franchement, les scénaristes veulent vraiment conclure la boucle entamée, amenant ensuite pas mal de « fantômes » des cadavres tués par Kurt. Le but ? La culpabilité pourrait le faire parler.

Je ne sais pas trop ce que c’est que cette drogue, mais ça a l’air efficace comme sérum de vérité. Il nous est finalement révélé que la gardienne qui le surveille n’est autre que Bethany, sa fille devenue adulte. Bien sûr. Ca aurait pu marcher cette drogue, mais c’est trop gros, même pour Kurt. Il peut donc prendre le dessus sur la femme qui l’interroge, qui est évidemment notre méchante habituelle.

Cela est plutôt sympathique, même si c’est encore plus énorme qu’il ne la tue pas à cause d’un vertige qui le prend au dernier moment. Il parvient donc à s’enfuir malgré l’arrivée de renforts et retombe directement sur Tasha, en qui il n’a pas confiance à cause de la drogue. Depuis le temps qu’ils bossent ensemble, Tasha doit connaître un paquet d’informations et de codes secrets qu’ils ont en commun, mais pensez-vous qu’elle les utiliserait ? Non, bien sûr. Il est beaucoup plus fort de la voir le calmer en lui disant d’avoir confiance en elle. Non mais franchement.

Finalement, Kurt rentre donc avec elle, après avoir craqué un coup et pleuré quelques larmes de crocodile mal jouées. C’est dommage, il y avait du potentiel avec cette intrigue… comme souvent. C’est balayé d’un revers de main avec Kurt qui revient au bunker en pleine forme et Jane qui se réveille de sa chirurgie hyper fraîche, comme à son habitude.

Elle est même foutue de se relever dès le lendemain pour apprendre que Bethany et Allie ont redisparu de la surface de la Terre, même si Ivy Sands avait menacé de les tuer car elles savaient où elles étaient. C’était un mensonge que Kurt a découvert malgré la drogue et malgré la poker face de son ennemie. Bref, tout est bien qui finit bien une nouvelle fois… sauf que quelqu’un débarque au bunker.

Dans sa précipitation de ramener le sang, Rich n’a pas fait assez attention à ses arrières, évidemment. Il a donc ramené des problèmes, histoire d’offrir un cliffhanger à la série, et une nouvelle mission de paiement de ses dettes pour ralentir la progression du fil rouge la semaine prochaine. Enfin, tout de suite, comme j’ai un épisode de retard encore.

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Blindspot – S05E04

Épisode 4 – And My Axe! – 18/20
Ah ben alors ça ! La série signe là un excellent épisode qui prouve que faire des économies a parfois du bon (non parce qu’il y a quand même assez peu de lieux de tournage dans cet épisode). J’ai adoré l’épisode qui prend vraiment le temps de creuser plusieurs personnages tout en faisant avancer le fil rouge, alors même que la structure de cet épisode est une formule qui a tendance à ne pas fonctionner sur moi. La manière dont c’est géré ici, avec quelques blagues en plus, font que c’est une vraie réussite.

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Spoilers

504

Do you realize how many times this team has saved the world?

Attendez, quoi ? L’équipe envoie Rich faire ses courses ? Dans quel monde, c’est une bonne idée ? Rien qu’à son look, on sait déjà qu’il est suspect. En tout cas, ça renforce l’image de grande famille de notre équipe, ce qui est cool, même si Patterson déprime totalement de ne pas avoir ses ordinateurs habituels, et on va finir par le savoir tellement ils le disent souvent. C’est tout de même sympa de nous le dire, même si c’est abusé parce qu’elle continue à faire comme d’habitude.

Rich rend aussi service à Tasha en lui achetant quelque chose qu’il lui passe discrètement et qui sent bon le test de grossesse. L’angoisse. Je ne sais plus le temps qui a passé depuis la mort de Reade, mais pas trop de temps tout de même : Kurt confirme que ça fait moins d’un an qu’il est en cavale puisqu’il n’a pas raté l’anniversaire précédent de sa fille.

Oui, la série reprend en insistant vraiment sur les relations privées de chaque personnage, avec l’anniversaire d’Allie qui approche. C’est une saison sympa pour ça, on prend vraiment le temps d’explorer chacun des personnages, au milieu des enquêtes pas terribles. Rich a au moins l’intérêt d’avoir la meilleure enquête de l’épisode : retrouver Bethany et Allie. C’est dire à quel point cette saison me passionne habituellement.

Il faut dire que l’information qu’il trouve est plutôt flippante : Bethany serait à l’hôpital, parce qu’il l’a retrouvée avec un des alias communiqués par Jane. Le problème, c’est qu’elle lui demande aussi de garder l’info pour lui. Elle voulait faire plaisir à Kurt, mais ça ne prend pas le bon chemin pour ça. Et ça ne manque pas, il finit par apprendre la nouvelle de la pire manière possible, en les surprenant. Jane a beau se justifier, c’est assez injustifiable tout ça : Kurt lui en veut immédiatement de garder ce genre d’informations… mais bon, ça jouera pour plus tard, et pas de quoi s’inquiéter, ils se réconcilient en fin d’épisode.

Autrement, cet épisode a l’avantage de se concentrer beaucoup sur Tasha. C’est à la fois un avantage et un inconvénient, parce que j’ai adoré le personnage autant que je l’ai détesté, mais cette fois, ça me la remet du bon côté de la force… même si elle garde ses scènes où j’ai envie de la secouer. Et bien sûr, l’épisode est plein de flashbacks concernant Tasha et… Reade. Comme je ne suis pas surpris de le voir revenir, surtout comme ça. C’est un énième indice qui mène Patterson au jour de la rencontre entre Tasha et Reade, qui est aussi le premier jour de Tasha au FBI.

Le coup de jeune fait du bien à Reade. De mon côté, ça me donne surtout du grain pour mon moulin : évidemment qu’avoir un indice qui mène à Reade ne peut que nous faire penser qu’il est encore en vie quelque part à envoyer des messages à l’équipe, probablement en faisant équipe avec quelqu’un qu’on ne soupçonne pas encore d’être en mesure de l’aider.

En tout cas, ça marche bien comme intrigue tout ça : Tasha se retrouve à devoir se souvenir de sa première journée, ce qui la mène à prendre conscience que c’est aussi le jour où elle a rencontré Patterson, qu’elle prenait pour une laborantine cinglée. Aha. Ce petit voyage dans ses souvenirs était sympathique, même si elle finit par être chiante à casser l’épisode parce que se souvenir autant de Reade lui fait de la peine, et du mal.

C’est donc à Kurt de venir s’occuper d’elle et de ses sautes d’humeur constantes, et ça m’a fait tout bizarre parce que finalement, j’ai l’impression que ces deux-là ne se sont pas tellement fréquentés au cours de la série. J’en oublie de vous parler vraiment de cet épisode, cela dit, et de ce qu’il propose pour le fil rouge : Tasha doit se souvenir de son premier jour, parce qu’il est question de criminels avec une attaque chimique qu’elle a réussi à arrêter. Le problème étant que Patterson ne se souvient pas des composants de l’attaque chimique et que Tasha ne se souvient pas du nom de sa première suspecte.

Il faut dire qu’elle est un peu trop obsédée par Reade. En tout cas, ils ont eu le temps de faire vraiment beaucoup, beaucoup de choses en une seule journée – et même en une matinée, ayant le temps de voir Patterson et une suspecte après s’être rencontrés et avoir commencé à trier des dossiers !

J’ai bien aimé la manière dont l’épisode n’hésite pas à nous donner de fausses pistes avec de mauvais souvenirs dans les souvenirs de Tasha, surtout que ça permet d’en arriver à de vraies avancées dans le fil rouge et de très bonnes blagues sur le fait que Kurt a aboyé sur Tasha et Reade.

Le fil rouge ? Jane finit par découvrir que la suspecte de Tasha et Reade à l’époque, Coleman, est l’une des terroristes qu’ils pourchassent désormais et sur qui elle a tiré dans l’épisode précédent. Autant Tasha a des souvenirs flous, autant Jane a des souvenirs beaucoup trop précis des gens qui lui tirent dessus si vous voulez mon avis, même si c’était la veille.

Après, Jane a l’habitude de perdre la mémoire, elle a de la place pour quelques souvenirs supplémentaires et elle est de bons conseils pour que Tasha retrouve la mémoire, aussi. Cela lui permet de se souvenir qu’elle aurait pu laisser Reade démissionner à la fin de ce premier jour et qu’elle l’en a empêché. Dans le présent, elle culpabilise car elle se sent responsable de la mort de Reade (euh lol ?). Dans le passé, ils mènent une bonne enquête sur les deux composants chimiques, dont Tasha peut enfin se souvenir le nom.

C’en est donc fini pour quelques instants des flashbacks, histoire de se concentrer sur le présent où Tasha a découvert qu’elle était enceinte. Je l’avais dit. Bienvenue dans une dernière saison, ma foi. J’ai bien aimé la scène qui permet un rapprochement entre Tasha et Rich, dont l’amitié fonctionne vraiment bien… mais va finir par rendre Patterson jalouse. Elle voit bien qu’il y a quelque chose entre eux, mais elle ne sait pas quoi. En tout cas, Tasha refuse que l’information soit communiquée au reste de l’équipe et la garde pour elle, avant de partir en intervention.

L’intervention lui rappelle en plus son passé, histoire de continuer les flashbacks : Kurt recrute Tasha et Reade pour partir en intervention, où ils se retrouvent à couvrir ses arrières dans un entrepôt. C’est la place habituelle de Tasha encore aujourd’hui, les arrières d’entrepôt où elle est seule à flipper dans ses crises d’angoisse, qu’on justifie par sa grossesse désormais. Pour sortir de la crise d’angoisse, elle peut toutefois compter sur le fantôme de Reade : elle l’a sauvé d’une mort certaine à la fin de leur première enquête grâce à sa position à l’arrière de l’entrepôt, ce qui permet à Tasha, dans le présent, de se motiver à intervenir.

Il fallait qu’elle le fasse pour sauver Kurt et Jane, qui en avaient bien besoin. La scène d’action est sympathique. Une fois que c’est fait et qu’elle les a sauvés, elle peut s’en aller tranquillement, en paix avec elle-même et le souvenir de Reade, avec leur amitié naissante dès le deuxième jour. C’était vraiment sympa.

En parallèle, Patterson interroge inévitablement Rich sur le secret de Tasha, mais à défaut de savoir bien mentir, il sait au moins garder un secret et faire comprendre à Patterson qu’elle doit être patiente. La patience a du bon, mais elle a aussi ses limites : à force d’être aussi lents, ils découvrent qu’ils ont perdu Brianna grâce à Madeline.

En fin d’épisode, Jane et Kurt décident de se séparer après avoir dit au revoir à Tasha pour que Kurt puisse rejoindre sa famille, et c’est la pire idée du monde. Jane se fait attaquer par un homme qui parvient à lui tirer dessus, même si elle le maîtrise finalement, et Kurt se fait enlever par l’employée de Madeline, qui reprend donc soudainement le dessus. Oula, sacré cliffhanger, je ne l’ai pas vu venir ce coup-là.

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Blindspot – S05E03

Épisode 3 – Existential Ennui – 12/20
Ce n’est pas glorieux cette semaine, mais je m’attendais tout à fait à une saison de ce genre avec un début, un milieu et une fin probablement très réussis, mais tout le reste qui fait de la peine à voir. Au moins, on va dire que l’épisode a le mérite de très bien porter son titre… et vite oublier les retournements de veste constants des personnages qui n’arrêtent plus de tourner en rond dans leurs choix et discussions. Je ne sais pas pourquoi j’avais un infime d’espoir de quelque chose d’un peu mieux, mais c’est en tout cas ce qui finit par faire baisser la note de cet épisode. Sorry not sorry.

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Spoilers

503

By that, we’ll have to assume we’re compromised.

Mais attendez mais quoi, ils sont sérieux ? C’est quoi ce cauchemar pourri de Jane pour entamer l’épisode ? J’ai tellement ri ! Elle s’imagine de retour au FBI avec toute l’équipe lui souhaitant son anniversaire et buvant du champagne empoisonné par Madeline. C’était rigolo… Mais vraiment pas dingue, même si c’est censé être la construction de personnage de Jane cette année apparemment.

L’intrigue de la semaine est repérée comme toujours par Patterson : quelqu’un s’est amusé à recréer une statue de WizardVille, son jeu vidéo. Quelques combinaisons informatiques plus tard, Patterson trouve le logo d’une abeille, pour symboliser Madeline, puis des coordonnées les menant sur une nouvelle planque. Tout paraît tellement simple.

De son côté, Matthew est donc retenu au FBI où Madeleine vient l’interroger sur l’attentat qui a eu lieu la veille sur sa personne. Bien. Deux semaines depuis le dernier épisode, mais nous sommes le lendemain. C’est merveilleux. La saison va aller vite pour eux à ce rythme.

D’ailleurs, Tasha s’en rend compte et trouve cela suspicieux que leur nouvelle mission débarque si vite. Seulement, Kurt est pressé de revoir sa fille, le reste de l’équipe veut aller vite et Tasha se retrouve une fois de plus en position d’être la reloue de l’épisode, alors que pour le coup, elle semble avoir raison. Mais bon, c’est une série d’action, pas la peine de se donner du mal comme ça Tasha, vas-y, ça se passera bien de toute manière.

Avant de se rendre compte que tout se passe bien, il faut toutefois que ça se passe mal pour leur mission en Allemagne, avec une économie de budget tel qu’on ne voit même pas la fusillade : on l’entend, parce que Patterson et Rich sont en liaison radio avec eux. Tasha demande d’avorter la mission, mais ça ne se déroule pas comme ça, avec des coups de feu rapidement tirés avant la coupure des communications radio.

Patterson et Rich n’ont plus qu’à stresser, du coup, pour deux heures trente. Comme ce genre d’attente du retour des héros n’est pas bien palpitant pour nous, le temps passe vite : on passe de deux heures et demi à une demi-heure. Patterson flippe de devoir changer de lieu de QG, surtout que ça voudrait dire perdre le contact avec le reste de l’équipe et donc encore perdre quelqu’un, mais l’ascenseur se met en route et, miracle, tout se passe bien, en fait. Qui l’aurait cru ?

Kurt est donc le premier à rentrer, mais il s’énerve contre Patterson et Rich qui lui indiquent que Tasha et Jane ne sont plus là. C’est plutôt bien construit comme épisode, tout ça, et on en revient à une formule déjà éprouvée par la série : les flashbacks pour reconstituer l’histoire de cette mission étonnante, avec chaque fois un nouveau membre qui revient et s’énerve de l’absence des autres ou des décisions prises en son absence.

Kurt est vexé de voir que Patterson n’a plus toutes les ressources dont elle disposait au FBI et que son génie est limité, par exemple, et il a besoin de Rich pour être remis en place, constamment. Vraiment, quel insupportable héros, ce Kurt ! Finalement, Zapata est de retour et avoue qu’elle a demandé l’avortement de la mission parce qu’elle a eu un mauvais instinct. Aha. Manquait plus que ça, elle nous fait des crises d’angoisse, maintenant ? Kurt et Jane ont continué la mission malgré tout, et ça pose le problème de continuer à leur faire confiance pour Tasha.

À ce stade, on pourrait croire qu’elle aurait compris qu’ils font ce qu’ils veulent et qu’elle est juste là pour suivre, mais non, cinq saisons n’ont toujours pas suffi apparemment. C’est finalement Rich qui arrête Kurt dans son engueulade avec Tasha, mais de toute manière, tout va bien : l’ascenseur fait à nouveau du bruit.

Jane finit par arriver à son tour, toujours en vie… mais avec un otage. OK ? Cela leur fait un nouveau colocataire, et un nouveau sujet de dispute surtout. Je comprends bien Tasha et Patterson qui ne sont pas pour du tout ce nouvel ennemi vivant avec elles. TU M’ETONNES.

C’est une super mauvaise idée puisque ça veut dire qu’on peut les retrouver bien rapidement… mais bon, tout le monde finit par s’y faire, parce que Jane veut l’interroger et qu’elle a le plan de s’en débarrasser ensuite très loin du QG. Bien sûr, l’épisode donne aussi tort à Tasha qui s’en veut d’avoir fait foirer la mission, alors qu’elle avait théoriquement raison… mais passons sur ce détail, ne soyons pas comme elle qui continue de la ramener sur le sujet malgré ses remords.

Bon, dans tout ça, Jane et Kurt interrogent donc l’homme capturé, mais j’avoue que comme toujours, ce type d’intrigue n’est pas vraiment ce qui m’accroche le plus. Je sais, c’est embêtant pour une série qui ne propose quasiment que ça, mais je suis là pour les personnages, pas pour les intrigues alambiquées et souvent peu crédibles – cette semaine, Jane réussit donc à passer la frontière avec un homme inconscient et un faux passeport, sans oublier un accent américain à couper au couteau, sans que personne ne la soupçonne.

Et quand ils interrogent l’homme, ils n’ont aucun mal ou presque à lui faire cracher sa mission… avant qu’il ne dise à Jane qu’il sait qu’il est à Prague. OUPS. C’est un grand problème pour toute l’équipe car cela compromet forcément leur grande base secrète si un des hommes du gang embauché par Madeline – oui, c’était ça le but de la mission en Allemagne, avoir des infos sur ce gang – sait qu’ils sont à Prague.

Patterson propose alors d’utiliser la drogue Zip pour lui effacer ses souvenirs. Jane est bien sûr contre, mais elle est bien la seule à y mettre son véto. Je sais, j’ai dit que j’étais là pour les personnages, mais en fait, je me rends compte que je ne suis pas là pour Jane. Elle culpabilise encore et toujours de ce qui est arrivé à Roman et elle empêche clairement tout le monde de tourner en rond.

Kurt lui dit que ce n’est pas bien grave et qu’ils n’auront qu’à changer de QG. Après tout, ça a l’air simple pour eux de passer les frontières, donc trouver un entrepôt abandonné quelque part en Europe semble plutôt simple… De toute manière, pas besoin d’en arriver là : l’homme qu’ils ont prisonnier est en fait un bon menteur et un des grands méchants de la saison. Il parvient à s’échapper facilement puisque personne ne le surveille pendant un moment.

Il réussit à mettre K.O Jane un moment – histoire que dans son cauchemar elle confronte Madeline pour comprendre qu’elle se sent responsable de tout ce qui arrive à l’équipe. Vraiment, ce n’est pas subtil, mais on va dire que ça fonctionne.

Avec un prisonnier qui se promène dans leur QG (plutôt que de s’enfuir, oui), tout le monde se retrouve encore une fois à s’engueuler, et c’est une fois de plus Rich qui permet d’être celui qui les calme. C’est n’importe quoi, mais c’est vraiment drôle : Rich est donc celui qui fait le petit speech du leader qui calme les troupes et leur fait prendre conscience qu’ils feraient mieux d’aller tous dans la même direction. Jane lui donne raison, Patterson lui donnera raison en fin d’épisode…

Bref, ils fouillent le bâtiment, dans l’espoir de retrouver l’homme qui ne s’échappe pas alors que c’est clairement ce que quiconque ferait à sa place. Le seul problème, c’est qu’une fois de plus, Tasha se sent mal pendant la fouille. Elle a des souvenirs de Reade qui lui reviennent et une nouvelle crise d’angoisse la met en danger de mort quand elle est prise en otage. Evidemment que ça devait arriver… je ne m’attendais pas à autre chose.

Bien sûr, elle s’en tire sans le moindre mal, parce que Jane tue l’homme avec un tir qui prouve qu’elle sait toujours aussi bien viser quand les scénaristes en ont besoin. Cela tombe bien, on va dire. Dans le même genre, l’homme a une carte SD sur lui – littéralement en lui, à vrai dire – qui permet à l’équipe d’avoir de nouvelles informations et peut-être de quoi faire tomber Madeline. Oh, ils y croient, mais ce serait trop simple.

Tout ce qu’ils découvrent en fin d’épisode, c’est que Madeline prévoit une petite attaque chimique. C’était déjà sous-entendu dans l’épisode d’il y a deux semaines, cela dit, on a connu meilleur cliffhanger. Bien évidemment, nous avons aussi droit à une petite scène où Jane et Tasha se réconcilient en se confiant leurs faiblesses – Jane a peur d’être responsable de ce qui arriverait de mal en cas de mauvaise décision de sa part, Tasha regrette la disparition de Reade qui lui manque. Bla bla bla. Je vous aime bien les filles, hein, mais à un moment vous n’avancez pas, vous tournez en rond depuis le début de saison, là.

Pendant ce temps, au FBI, Madeline est énervée de voir que Matthew lui ment et semble elle aussi tourner en rond – ou plutôt être un poisson dans un bocal oubliant chaque fois ce qu’elle avait en tête dans l’épisode précédent. OK, elle sait qu’il a parlé au père de Patterson et le soupçonne, sans vraie preuve… Mais, franchement, elle se fait bien chier quand on voit comment elle se débarrasse de ses ennemis habituellement, non ? Quel est l’intérêt d’interroger autant Matthew, alors que de toute manière Jane & Co n’arrêtent pas de s’attaquer à elle ou à ses hommes… En plus, elle assure qu’elle fait tout ça pour la sécurité de Matthew, c’est plutôt marrant, mais tout le monde sait que c’est faux, quel est l’intérêt de préserver cet espèce de masque stupide ? Aaah. Je me remets à détester Madeline, au moins.

Quand elle revient l’interroger une deuxième fois, elle lui pose des questions sur le prompteur et son hacking, parce qu’elle n’est pas débile, évidemment. Enfin, elle l’est, parce qu’elle le veut mort, mais elle refuse de le tuer alors qu’elle en a l’occasion là, préférant ces scènes bizarres… Finalement, elle entraîne ensuite Matthew en limousine, ce dernier lui révélant qu’il est loin d’être aussi con qu’elle ne le pense : il a bien compris son plan pour devenir vice-présidente.

C’est au contraire très con : il se retrouve plus en danger qu’autre chose maintenant qu’il connaît son plan. Il n’est pas autant en danger que la pauvre Briana que j’avais fini par oublier depuis le début de l’épisode. Maintenant qu’elle a pris la décision de trahir Madeline, Briana n’a plus aucune utilité aux yeux de notre méchante de la saison.

Enfin, elle en a une dernière : servir de leçon pour Matthew. Briana est donc tuée de sang froid par Madeline qui lui explique qu’elle lui a laissé pourtant le choix de finir mieux que ça. Je suis dégoûté, j’avais de grands projets et espoirs pour Briana… ou pas. En tout cas, pas mal de sa part d’être restée si longtemps dans la série.

Autrement, Madeline voulait donc prouver son pouvoir, afin de s’assurer qu’elle contrôlait toujours Matthew et qu’il ferait ce qu’elle voudrait. Je suis dégoûté de la mort de Briana, honnêtement, mais ce coup politique semble presque efficace. Par contre, faut qu’on m’explique pourquoi Madeline fait appel à tant d’hommes de main si elle savoure autant ses meurtres et pourquoi elle laisse Matthew en vie alors que, contrairement à ce qu’elle dit, elle n’a absolument pas besoin de lui.

Matthew est en tout cas traumatisé de la mort de Briana alors il accepte sa nouvelle mission – faire en sorte que Susan Shah ne soit pas un obstacle à l’ascension au pouvoir de Madeline – et demande à Afreen (la laborantine) de laisser tomber leurs petites affaires, parce que, tout de même, Briana est morte, c’est gênant. Bon. Il rechangera d’avis au prochain épisode de toute manière, comme d’habitude.

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