Agents of S.H.I.E.L.D – S07E11

Épisode 11 – Brand New Day – 19/20
Ils me saoulent avec leur saison parfaite du début à la fin. Enfin, la fin est la semaine prochaine, alors j’ai encore un peu peur que ça finisse sur un truc que je n’aime pas, mais vraiment, nous n’en sommes pas là avec cette avant-dernière semaine qui prépare à merveille le terrain pour la fin, que ce soit du côté de l’intrigue ou des personnages, avec déjà tant d’émotions en chemin. J’ai envie d’être la semaine prochaine. J’ai aussi envie de ne pas l’être.

Saison 7


Spoilers

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The thing is : I already have a sister to save. Her name is Jemma Simmons.

Ce n’est pas du tout une heure raisonnable pour regarder un épisode, et particulièrement un de cette série pour laquelle je sais que je ne peux qu’écrire des critiques bien trop longue au-delà de ce qui est raisonnable. Pourtant, je lance tout de même l’épisode : j’ai trop envie de savoir vers quoi se dirige la fin de série après une saison aussi parfaite ! Et j’ai toujours espoir de voir Fitz, son absence étant le gros défaut de cette saison.

Et justement, Nathaniel a enlevé Jemma pour qu’elle puisse l’emmener à Fitz, j’ai donc raison d’avoir bon espoir de le voir, non ? L’épisode commence cependant par le stress de Daisy qui suit le vaisseau jusqu’à la disparition de celui-ci sur les radars. Daisy refuse d’envisager que le Zéphyr soit parti vers une autre période temporelle, s’énervant même contre Daniel pour avoir eu l’idée de le suggérer.

En attendant de retrouver le Zéphyr, Yoyo, Mack et Coulson reviennent avec quelques prisonniers. May prévient Daisy de ne surtout pas annoncer à sa sœur la mort de leur mère, mais elle n’est pas convaincue que le choc soit si grave. La rencontre avec sa sœur ? À défaut d’être explosif, Kora n’utilisant pas ses pouvoirs, c’est, comme disent les américains, groundbreaking, parce que Daisy utilise le sien. Tout ça permet à Kora d’annoncer qu’elle souhaite devenir un agent du S.H.I.E.L.D. AH. Telle sœur… telle sœur ?

C’est donc pour ça qu’elle ne s’est pas trop battue quand elle a été arrêtée. Kora est bien sympathique en tout cas, surtout qu’elle apporte enfin l’information que j’attendais depuis plusieurs épisodes : ils sont dans une nouvelle timeline, et s’il fallait une liste de preuve, on pourrait parler des parents de Mack, de Kora en vie ou de Jiyaing morte. C’est plutôt pas mal.

Elle essaie donc de convaincre nos agents que puisque c’est le cas, ils peuvent bien tuer qui ils veulent désormais. Daisy demande alors à lui parler seule, ce qui est apparemment prévisible pour Sibyl, mais qui se fait malgré tout. Kora avoue ainsi à Daisy que si elle veut bosser pour le S.H.I.E.L.D, c’est grâce à elle et par envie d’avoir une sœur. Au moins, elles partagent pas mal de choses du côté des sentiments vis-à-vis de la famille.

Beaucoup, oui, mais pas tout : Kora a été aimé par sa mère, pas comme Daisy. Au moins, l’une et l’autre veulent être une sœur, et ça c’est une constante sur laquelle s’appuyer. C’est ce que fait d’ailleurs Sibyl dans ses prédictions, et ça mène à Daisy libérant sa sœur parce qu’il n’existe aucun futur dans lequel elle laisse sa sœur se battre seule.

Si Daisy dit que c’est vrai, elle décide aussi qu’il est temps de se faire la malle. Eh, ça faisait quelques saisons qu’elle n’avait pas fait ça. Ce qui est top, c’est qu’elle embarque alors Daniel avec elle. C’est vraiment chouette : elle sait qu’il n’a jamais fait quelque chose d’aussi imprévisible que quitter son poste ; elle sait que Sibyl pense qu’elle sauvera sa sœur coûte que coûte et elle a bien raison, elle a juste mal cerné Daisy. Sa sœur, c’est Jemma Simmons. AAAAH.

Non seulement cette réplique est génialissime, mais en plus, ça nous ramène le duo Daisy/Daniel qui fonctionne à fond, surtout que Daisy l’embarque dans un plan non réfléchi qui la mène à devoir conduire le vaisseau… alors qu’elle n’a jamais eu l’occasion de le faire en sept saisons. C’est bien la seule et les scénaristes s’amusent de la situation. Je suis prêt à parier que l’actrice leur a demandé un milliard de fois d’être au poste de commandement, car c’était clairement Noël sur son visage. Entre ça et les nombreux gros plans sur elle tout au long de l’épisode, on sent qu’elle s’éclate comme jamais cette saison (et ce n’est pas la seule, c’est pareil pour May par exemple).

Bref. Ils sont vite interrompus par Mack, qui comprend cependant tout à fait ce qu’il se passe et laisse le duo s’en aller avec lui. Il est quand même copilote de Daisy, mais c’est vraiment chouette. En plus, ça laisse Coulson et May seuls. Cette dernière n’aime pas l’idée de Daisy d’agir de manière imprévisible, Coulson est tout simplement fan de ce qui est en train de se passer. Ma foi, moi aussi.

Kora est frustrée de découvrir que sa sœur n’est pas avec elle et qu’elle est bloquée avec la Cavalerie. Evidemment, elle connaît tout de notre équipe, y compris le passé de May qu’elle peut lui reprocher. Là-dessus, les scénaristes continuent d’utiliser les saisons passées à très bon escient, et ça fait vraiment plaisir à voir. Par contre, May énerve Kora, ce qui n’est pas une bonne idée : elle coupe ainsi une grosse partie du courant du Phare et atténue les pares-feux du S.H.I.E.L.D. Sibyl peut grâce à ça entrer en contact avec May et Coulson. Génial.

C’est d’autant plus génial que maintenant que Coulson est un robot, il peut avoir accès aux informations cachées du code qu’il comprend sans même savoir comment. Tout en donnant l’ordre à May de retourner parler à Kora pour la ramener du bon côté comme elle a pu le faire avec Skye ou Yoyo, Coulson néglige ses écrans et ne voit pas que Sibyl s’est arrangé pour ouvrir tous les verrous du Phare.

D’ailleurs, Yoyo est laissée en marge de l’épisode pour un bon moment puisqu’elle surveille les prisonniers de l’épisode précédent, ramenés d’Afterlife. Ce n’est pas bien passionnant pour elle, mais elle est tout de même mise en danger par la libération imprévue des prisonniers. Yoyo s’en sort juste à temps grâce à ses pouvoirs, mais Kora se libère avant qu’elle ne puisse agir ou prévenir Coulson et May.

Kora leur fait alors du chantage : elle veut absolument commencer à éliminer les noms qu’elle a sur sa liste pour améliorer le futur, en faveur du S.H.I.E.L.D. Elle serait donc vraiment agent double, finalement ? Bien sûr, elle veut tuer Grant Ward, même si ce n’est qu’un enfant à ce moment-là. Pas un problème pour May, après tout, selon elle. C’est génial, tout l’humour que les scénaristes parviennent à caser. Kora nous balance tous les noms des morts laissés par Ward/Hive, nous rappelant ainsi tous les dégâts causés par celui-ci, l’air de rien.

Pour la calmer, May décide alors de lui montrer ce qu’il est advenu de Jiyaing. Je suis tellement triste de son sort… Et l’actrice est top dans son désespoir de vouloir sauver sa mère grâce à ses pouvoirs. Elle espère en effet pouvoir lui donner l’énergie d’activer ses pouvoirs à elle… mais c’est en vain : le cou de sa mère est en morceau, elle ne peut donc pas se regénérer. Cette fois, Kora est forcée de voir la vérité en face : Nathaniel ou Daisy sont les deux seuls meurtriers potentiels de sa mère. Il est assez évident que c’est Nathaniel tout de même.

Il n’empêche que Kora se sent manipulée par May sur ce coup-là, remarquant à juste titre que May pense tout connaître de ses émotions. Tout ça nous mène à un chouette combat, parce que c’est exactement ce qui devait manquer à Ming-Na dans cet épisode. Gordon en profite cependant pour débarquer et emmener Kora loin de May. Ouf ? Elle n’est pas rassurée, mais moi, si. A l’étage, Coulson découvre que Sibyl a accédé à toutes les bases du S.H.I.E.L.D. Et ce n’est pas bon signe…

Finalement, il est révélé que Daisy a bien raison : le Zéphyr qui emmène Jemma loin d’elle n’a pas sauté dans le temps ; il est juste dans l’espace. Par contre, l’espoir reposant sur Deke est vite mis à mal avec Gordon se téléportant derrière lui.

De son côté, Jemma a le droit d’être torturée par Nathaniel, d’une manière bien particulière : il fouille sa mémoire et ses souvenirs. C’est ENFIN l’occasion de voir Fitz dans la saison, même s’il ne s’agit que de flashbacks de certaines des meilleures scènes de la relation Fitzsimmons. C’est un échec pour Nathaniel, mais avoir Deke en otage va tout changer, évidemment.

Deke peut être torturé sans rien révéler pour autant, certes, mais ça finit par mener à la révélation de l’implant de Jemma malgré tout, sans oublier un coup plus violent que les autres pour Deke, histoire de me faire flipper que ce soit définitif. Ce n’est pas le cas, heureusement, et la série nous ramène alors une machine oubliée depuis quelques temps.

Grâce à celle-ci, Nathaniel peut entrer dans le cerveau de Jemma et apercevoir certains de ses souvenirs avec Fitz, espérant découvrir comment lui faire retirer l’implant et s’en servir. On peut donc enfin avoir quelques nouvelles scènes de Fitz, mais je suis bien triste de voir que ça occupe si peu de temps dans l’épisode.

On découvre le moment où Jemma et Fitz ont mis au point Diana, l’intelligence artificielle. Face à quelques échecs et sachant qu’ils ont encore du temps devant eux, Fitz demande alors à Jemma de passer quelques années ensemble. C’est triste parce que Jemma n’est pas tout à fait sûre que c’est une bonne idée. Tout ça permettrait peut-être d’en revenir à ma théorie de base, qui est que Jemma pourrait tout à fait être un robot.

Quelques temps plus tard, dans le dernier souvenir de Jemma concernant Fitz, on voit le couple se disputer parce que Jemma refuse d’oublier ce qu’il a voulu lui faire oublier : ce n’était pas le but premier de l’implant selon elle, qui devait juste cacher la localisation de Fitz. Elle se retrouve alors seule à pleurer, sans avoir donné à Nathaniel la localisation de Fitz, sans qu’on ne sache exactement le sacrifice fait par Fitz.

C’est donc Fitz qui a pris la décision du poids de l’implant seul… La conversation est cryptique, mais me rassure. Cette fois, ma théorie est que Jemma a accouché dans l’intervalle : elle ne veut pas oublier une partie d’elle ; à son réveil, elle regarde directement Deke, j’ai espoir que Fitz soit en compagnie de leur fille, tout simplement. Quant à son dernier souvenir avec Fitz, il est clairement modifié et épuré par l’implant… donc elle a pu oublier tout ce qui concernait leur fille, pour la protéger. Je veux tellement une fin heureuse pour le couple que je vais me rattacher à ça pour les six jours restants avant la fin de la série – je serai en vacances, mais je ne me vois pas rater ça.

À son réveil, toutefois, Jemma ne se souvient même pas de Fitz… « Oh putain » sont les mots que j’ai immédiatement prononcés. C’est une prise de risque à deux épisodes de la fin de la série de nous pondre un coup pareil, mais j’aime l’idée de séquelles de la torture de Nathaniel malgré tout.

Ailleurs dans l’espace, Daisy et Mack reviennent une nouvelle fois au-dessus de la Terre, emmenant avec eux Daniel qui découvre les joies de l’absence de gravité pour la première fois. J’adore l’idée, vraiment, c’est tellement chouette. Puis une fois dans l’espace, il est plus simple de localiser le Zéphyr.

En chemin, Daisy et Mack peuvent discuter un peu de cette affaire de timeline modifiée qui n’est pas très rassurante pour eux souhaitant rentrer chez eux, alors que Daisy révèle également les derniers mots d’Enoch. Eh ! J’ai adoré cette scène ! La relation amicale Daisy/Mack est géniale, les scénaristes prouvent à quel point ils ont bien construit les personnages.

C’est en plus super triste pour Daisy qui considère toute l’équipe comme sa famille et qui découvre que Mack envisage de la quitter sans le moindre mal. La série prépare le terrain de sa fin, dans un double épisode de la semaine prochaine. C’est tellement triste, mais aussi tellement génial à voir…

Dans les choses que j’adore aussi, il y a la découverte pour Mack de la relation Daniel/Daisy. Et même s’il faut préserver l’oxygène, Mack en profite aussitôt pour jouer les papas et interroger Daniel sur ses vraies intentions concernant Daisy. Il est absolument génial dans ce rôle : il nous fait l’historique des relations amoureuses de Daisy, prévient Daniel de ce qui l’attend quand Daisy comprendra qu’elle est amoureuse de lui et imagine les excellents comics-books qu’ils feraient. Oh, et bordel, Daniel qui se moque du surnom de superhéroïne de Daisy !! C’est une super idée – un brin trop macho toute cette scène, mais ça colle tellement aux personnages, c’était drôle.

Finalement, la fin d’épisode nous mène logiquement à un excellent cliffhanger, mais en passant par les meilleures scènes de drague possible entre Daniel et… Quake. Le cliffhanger ? Nathaniel s’énerve particulièrement contre ses hommes de main, au point d’en tuer un qui ose l’appeler monsieur. Bon, OK, le vrai suspense n’est pas là, mais dans le débarquement de quelques vaisseaux de Chronicons au-dessus de la Terre. Sibyl ayant eu accès aux différentes bases du S.H.I.E.L.D en donne aussitôt les coordonnées, et hop, les Chronicons détruisent le hub, puis quelques autres bases. Toutes sont visées, une à une.

Le S.H.I.E.L.D est donc en train d’être détruit alors que toute l’équipe est séparée. Cette fois, les Chronicons ont une sacrée longueur d’avance sur le reste de l’équipe et cette timeline est dans la merde. Pour se sauver, il faudra compter sur Kora. Celle-ci est en effet dans le Zéphyr grâce à Gordon. Nathaniel est tout heureux de la revoir, persuadé de l’avoir encore dans son camp. Il embrasse Kora, certes, mais je n’y crois pas particulièrement à ce couple. Elle le trahira pour sauver Daisy, c’est obligé. Non ?

Saison 7

The 100 – S07E10

Épisode 10 – A Little Sacrifice – 17/20
Et juste quand je pensais que cet épisode n’allait pas réussir à rester au niveau des précédents, je suis bien forcé de reconnaître que l’ennui a mené à quelque chose que je n’avais pas vu venir du tout. Est-ce que j’aurais pu le voir venir ? Probablement, mais j’ai trouvé que du côté de l’écriture, on nous gardait bien des surprises dans quelques rebondissements, malgré le titre indiquant bien à quoi s’attendre. L’épisode gagne des points surtout grâce à ça, parce qu’autrement, ils ont fait mieux par le passé.

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Spoilers

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Time dilation is a bitch.

Après deux semaines de pause vraiment malvenues, la série reprend exactement là où elle nous avait quitté, mais en espérant nous avoir fait oublier son cliffhanger tout de même. Alors que Sheidheda finissait l’épisode précédent face à une partie de son peuple à genou devant lui, on reprend cette semaine avec Emori et Murphy bien en vie et capable de venir en aide aux blessés.

Indra espère encore retrouver Sheidheda… Comme si c’était possible. Il s’est barré par le passage secret, évidemment, mais seul, ce qui n’a aucun sens. Admettons. Malgré la panique, nos trois héros comprennent alors que Madi est en danger. Ben oui, évidemment. C’est effectivement elle qui est immédiatement visée par Sheidheda. Elle se trouve comme par hasard au bar plutôt que chez elle et le bar est comme par hasard vide avant qu’elle ne puisse faire quoique ce soit.

Elle comprend bien lentement à qui elle a affaire et recommence aussitôt ses crises d’angoisse face à Sheidheda. Pour bien nous rappeler que c’est un grand méchant, on voit alors Sheidheda toujours aussi ensanglanté menacer Madi, puis son chien. Si la scène aurait eu de quoi faire flipper à une époque dans la série, là j’ai trouvé qu’on les sentait frileux dans les sacrifices, quand bien même il s’agit du titre de l’épisode et d’une saison finale.

Ainsi, Sheidheda hésite à tuer Madi : la tuer rendrait ses problèmes avec Indra encore plus grand, car Madi est une heda potentielle. Ainsi, il veut juste soumettre Madi à son règne, lui demandant de se mettre à genou devant lui, pour asseoir encore un peu plus sa légitimité face à son peuple. Ben oui, s’il la tue, le peuple ne pourra savoir qu’elle cède face à lui et ça laissera la porte ouverte pour Indra. Admettons, mais bon, la tuer publiquement, ça marcherait aussi.

Ce qui est bien en plus avec la proposition à l’adolescente de se mettre à genou juste devant lui, c’est que ce n’est pas du tout tendancieux. Les menaces sont plutôt efficaces sur Madi en tout cas, parce qu’elle n’a pas envie de voir les tripes de ses amis données à manger à son chien. Certes.

Forcément, Indra, Murphy et Emori se précipitent à la recherche de Madi, pour mieux la retrouver planquée à l’étage du bar. Elle est toujours en crise de panique et c’est à nouveau Murphy qui est laissé à s’occuper d’un enfant dans cette saison. Ils en font beaucoup pour nous faire comprendre qu’il est de nouveau gentil et que son arc de rédemption depuis la saison 1 est terminé.

Indra est rapidement mise en difficulté par un message diffusé par Sheidheda, évidemment, passant son épisode à lui courir après et le chercher dans tout Sanctum, qu’il connaît comme sa poche grâce aux souvenirs de Russell. Clairement, les gardes ont des doutes, mais ils écoutent encore la leader de Trikru. C’est déjà ça… Par contre, ce n’est pas suffisant. Murphy s’en rend bien évidemment compte et en parle à Emori, mais celle-ci préfère avoir une confiance aveugle en Indra, malgré les regards de haine l’entourant.

C’est quelque chose, ça, quand même. Indra échoue dans son plan d’arrêter Sheidheda à temps, lui laissant le temps de réciter toute la lignée des Commanders, comme cela doit se faire traditionnellement lors de la prise de pouvoir d’un Commander. Cette fois, elle n’a plus d’autres choix que de demander à Sheidheda un combat singulier pour le pouvoir.

Oups. La scène est vraiment sympa et n’est pas sans rappeler certains combats de la saison 3 et de l’époque de Lexa, tout en ajoutant un bon suspense. Le titre de l’épisode nous promet un sacrifice et Indra est vraiment à deux doigts d’y passer, après un bien joli combat. Cela faisait longtemps que la série n’avait plus proposé ce genre de scènes et ça permet de se rendre compte que ça manquait quelque peu…

Madi sort alors de nulle part pour venir en aide à Indra, crevant l’œil de Sheidheda. Le problème de ce conclave de merde ? Indra a juré de protéger Madi quoiqu’il arrive. Ainsi, elle décide de s’agenouiller devant Sheidheda, le laissant prendre le pouvoir pour sauver Madi. Cette dernière est assez maligne pour s’enfuir avant d’être tuée, ce qui est le premier ordre de Sheidheda.

Bien. Ca n’a aucun sens : Trikkru s’agenouille parce qu’il laisse la vie sauve à Madi, mais son premier ordre est de tuer Madi ? N’essayons pas de trop de suivre toute la logique ici, cette saison en manque cruellement, surtout du côté de Sanctum.

C’est bien dommage. Certains guerriers essaient en plus d’épargner la vie de Madi, mais c’est un échec. Celle-ci a eu le temps de venir prévenir Murphy et Emori au palais, donc tout le monde est « sauvé » pour le moment. Ils se retrouvent dans un bunker, pour changer… et j’ai aimé voir Emori être super fière de son mec. Une petite scène de tendresse et fierté comme ça, ça faisait un moment que ce n’était pas arrivé.

Dans tout ça, Indra est laissée en vie, mais ça craint pour elle, tout de même. On verra bien au prochain épisode, parce que c’est là qu’on s’arrête concernant Sanctum.

À Bardo, parce qu’il n’y a désormais plus que deux lieux à suivre (ouf !), Clarke négocie le retour de ses amis à Sanctum, mais Echo, Diyoza et Octavia n’ont pas du tout envie de venir en aide à Clarke. Les trois femmes reprennent aussitôt leur place dans l’armée après avoir annoncé qu’elles avaient une guerre à mener, ce qui laisse le reste de nos héros un peu bouche bée.

Clarke demande tout de même un entretien avec elles, parce qu’elle sent bien qu’il y a anguille sous roche. Bill est tellement sûr de son lavage de cerveau et de son armée qu’il accepte, comme il est volontaire pour rester prisonnier. Anders est forcé de s’exécuter face aux ordres de Bill, qu’il n’approuve toujours pas.

C’est un peu ridicule d’avoir Miller qui intervient dans le tas, histoire de donner quelque chose à faire à l’acteur dans cette saison, parce que son remplacement de fuck par float, c’était naze. Autant « Go float yourself » a une jolie logique, autant « get the float out of here », ben ça ne veut plus rien dire. Cette saison aura réussi à me décevoir jusque dans les petits détails d’écriture, c’est dingue. Comme dans l’épisode 8, en fait, je comprends le clin d’œil fait aux premières saisons, mais c’est naze. Est-ce que je m’attarde pendant un paragraphe sur une seule réplique qui ne sert à rien ? Parfaitement !

Nos héros comprennent malgré tout que leurs alliées sont encore là : elles n’ont jamais voulu dire à Bardo que la flamme n’était plus dans la tête de Clarke. Pourtant, elle n’y est pas restée longtemps dans Clarke, mais voilà, Octavia a montré cette image et est parvenue à faire croire à tous que c’était encore le cas, ce qui donne un bon levier pour négocier. Voilà donc Clarke, Raven et Miller en chemin pour aller parler à leurs amies et espérer comprendre comment les sortir de là.

Pendant ce temps, il est temps pour Hope d’être emmenée en prison sur Skyring. Ah, ce n’était pas déjà fait ? Bien sûr, il est révélé en cours de route qu’Echo n’est pas véritablement brainwashée. Cela se fait un chouilla trop rapidement à mon goût, mais admettons. Echo laisse une heure à Hope pour rassembler tout le monde et faire en sorte qu’ils puissent se barrer de la planète, mais ce n’est pas gagné, surtout quand on découvre qu’Hope ne demande pas du tout à Echo son plan. Certes, on en a une bonne idée avec les simulations de l’épisode précédent, mais tout de même, quoi !

De son côté, Niylah papote avec Bill pour lui donner des nouvelles de Callie, qui est certes morte comme prévu, mais qui est donc bien confirmée en tant que gardienne de la flamme, pas Commander. Gabriel, lui, est surpris de voir Bill survivre si longtemps, surtout qu’il en est toujours à son premier corps.

Bill a de quoi se prendre pour un Dieu sur ce coup-là, c’est clair, parce qu’à part lui et Diyoza, je crois qu’il ne reste plus personne en vie ayant connu la Terre avant l’apocalypse. C’est plutôt pas mal. Bill explique toute la chronologie de Bardo et de l’anomalie à Gabriel, Niylah et Jordan : ils ont mis des décennies à traduire le code de la pierre d’Anomalie, mais même une fois fait… Ils se retrouvent avec une énigme à traduire.

Il est question d’évolution humaine découlant d’une Dernière Guerre. Super, une dernière guerre, quelle belle idée. Niylah aussi trouve ça débile, bizarre. Bill comprend en tout cas qu’il n’est pas avec les guerriers les plus fins de la série : il décide donc de se barrer comme si de rien n’était. Certes, ils ne peuvent pas lui tirer dessus, mais ils auraient pu faire un effort tout de même. C’était ridicule à voir, ils m’ont fait de la peine là… Il aurait fallu laisser Miller derrière !

Ainsi, Bill et Gabriel ont le droit de se faire un bon petit repas, mais il faut bien dire que je n’accroche pas du tout au personnage de Bill et que Gaby ben… Il est bien gentil et tout, mais il m’a saoulé à trahir tout le monde cette saison. En plus, je ne vois pas trop comment Bill se retrouve à pouvoir lui servir un super déjeuner comme si de rien n’était, mais bon.

Cela n’empêche pas la scène d’avoir un brin d’intérêt, notamment avec Bill assurant qu’il ne croit pas en Dieu, mais qu’il pense franchement avoir été choisi comme leader par une entité qu’il ne connaît pas encore. Bien sûr. Il propose ensuite à Gabriel de le rejoindre dans son combat, mais je n’y crois que moyennement.

Forcément, les raisons de Gabriel étaient un peu embêtantes à écouter et c’est encore pire ensuite… Sans surprise, Anders débarque donc pour « libérer » Bill et lui annoncer qu’ils ont un problème ; ce qui fait que Gabriel se laisse désarmer sans opposer la moindre résistance et retourne bien sagement vers la salle de l’Anomalie, comme si de rien n’était. Pardon ?

Par contre, quand Jordan et Niylah voient Gabriel revenir, ils sont déçus eux aussi, ce qui m’a un peu rassuré. Déçus, oui, mais pas choqués du tout. Leur réaction montre clairement qu’ils s’y attendaient. Et en attendant, d’ailleurs, Jordan a continué de bosser sur l’anomalie pour mieux comprendre que le langage codé est plutôt construit comme le coréen (un caractère = une syllabe, si on parle schématiquement) que l’anglais. Selon lui, la traduction effectuée à Bardo du langage codé est donc mauvaise. Non, il n’est pas question d’une Dernière Guerre sur la pierre selon lui.

Anyang aseo, en dix minutes, il met donc des siècles de recherche à mal grâce à Monty qui lui aurait appris le coréen dans l’espace. Leul ! Les théories de Bill tombent à l’eau grâce à Jordan qui trouve enfin une utilité dans la série, avec un égo tout pourri qui est à pleurer de rire. Selon lui, le texte ne parlerait ainsi pas de dernière guerre, mais plutôt d’une seule personne devant traverser l’anomalie avec les dernières coordonnées afin de savoir si l’humanité à le droit de survivre. AH. Cela rappelle quelques paroles de Becca dans l’épisode 8… Si seulement ça pouvait être une piste pour retrouver Bellamy.

Un individu représentant toute l’humanité ? Mais c’est merveilleux comme perspective pour limiter l’intrigue de l’épisode final, franchement. Quant à Gabriel, qui apprend tout ça, il refuse que la vérité soit révélée à Bill, et d’un coup, je n’ai plus la moindre confiance en lui. Il a bien sûr raison de ne pas vouloir que ça s’ébruite auprès du méchant de la saison, mais son regard ne disait rien qui vaille.

En parallèle, Clarke et les autres se rendent auprès d’Octavia et Diyoza. Cela ne prend que quinze secondes à ce qu’Octavia craque sa couverture et fasse un câlin à Clarke, avant même de vérifier s’il y a d’autres gardes ailleurs. Octavia est contente aussi de retrouver Miller, mais celui-ci lui en veut encore. Il lui retourne pourtant son câlin. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut quand même dire beaucoup cette réconciliation entre eux. Il ne reste plus grand monde qui était là depuis le début de la série, tout de même.

Il est alors temps d’une rencontre entre Hope et le reste du casting, puisqu’elle débarque pour emmener tout le monde au plus vite vers Sanctum. Tout le monde la suit jusqu’à ce que Clarke remarque l’absence de quelqu’un. Ah ben quand même ! Clarke refuse d’abandonner Echo derrière, ce qui fait échouer le plan d’Hope, forcée de voir tata O être reloue et partir à la recherche de sa belle-sœur.

Diyoza prend assez mal de voir sa fille laisser Echo se sacrifier, et elle le lui reproche bien rapidement, surtout qu’il est question assez clairement d’un bon gros attentat d’échelle planétaire. La mère est forcée de constater que sa fille a bien ses gênes de meurtrière de masse, et ce n’est pas une bonne chose. Diyoza a eu sa rédemption il y a un moment en ce qui concerne les attentats, mais j’aime beaucoup ce parallèle qui est fait avec Hope depuis l’épisode précédent. Cela aurait mérité d’être développé un peu plus longuement à l’échelle de la saison, mais là-dessus, comme toujours cette année : les scénaristes veulent caser toutes leurs idées sur une saison de 16 épisodes, et finalement, il aurait mieux valu faire des choix.

Bon, de toute manière, on sait déjà que toute la troupe ne retournera pas à Sanctum : le décalage temporel est trop important, ils seraient déjà tous de retour à Sanctum si ça devait être le cas. Tout notre petit monde arrive donc à temps pour stopper Echo dans son plan de revanche, après un rapide détour par Levitt. En effet, Octavia sait que le seul allié potentiel pour Echo qui a besoin de lui afin de mettre à exécution son plan. Plutôt que de profiter de son allié, Echo a plutôt décidé de torturer Levitt, parce que c’est fun, non ?

Sympa. Et même s’il a été torturé, mais Clarke reste sans cœur : elle veut connaître le plan d’Echo elle aussi, plan qu’on a tous deviné. Elle veut utiliser la bactérie cheloue en forme de cristaux (on croirait les Shrikes, pour ceux qui voient de quoi je parle) pour détruire la planète avec un petit génocide. Pour ça, elle a torturé Levitt de manière à avoir tous les accès. Sympa.

Tout aussi sympathique est Octavia qui décide d’abandonner son plan cul du moment à son bâillon de manière à suivre Clarke et compagnie dans la mission « stopper Echo ». Et désolé de dire qu’il n’est qu’un plan cul, parce que le monsieur semblait vouloir plus, mais cette saison est par écrite avec les pieds en ce qui concerne les évolutions de personnages. Octavia n’a pas tellement eu le temps de s’investir dans la relation, ni d’avoir vraiment envie d’en avoir une… Et à vrai dire, nous non plus on ne nous laisse pas le temps de les shipper ou d’apprendre à connaître mieux Levitt. Il est juste là quand les scénaristes ont besoin de faire avancer la saison. Ca me rend vraiment triste de voir que chaque épisode et la saison dans son ensemble sont hyper minutieux et bourrés d’informations, mais que ça s’est fait en sacrifiant les personnages, là où la série faisait l’inverse habituellement. Spoiler alert : une série est toujours meilleure quand on laisse les personnages s’exprimer plutôt que l’intrigue. Bref.

Face à Echo, stoppée évidemment à temps comme je le disais plus haut, Octavia a les premiers mots, puisqu’elle a perdu les mêmes choses qu’elle, mais Clarke prend ensuite le relai.

Finalement, la plus grosse surprise de l’épisode vient du fait que c’est Raven qui a les meilleurs mots pour convaincre Echo. Ben oui, elles ont passé six ans ensemble dans l’espace et ça compte plus que tout le reste bizarrement, même si nous, on n’a jamais trop eu l’occasion de les voir être vraiment proche. Raven va jusqu’à dire qu’elles sont sœurs… alors euh, alliée, OK, très amies, je veux bien avec la saison 5… Mais sœurs ? On n’a jamais eu l’occasion de le voir, contrairement à Raven/Emori, par exemple. Après, c’est cohérent avec l’idée que dans l’espace, ils ont formé une famille.

C’est juste que dans le même genre, Hope et ses cinq ans avec Echo, ça aurait pu le faire aussi dans ce cas-là… En tout cas, le génocide d’Echo est stoppée juste à temps par Raven. Le problème, c’est qu’Anders vient stopper la joie de ce moment, cependant. Avec trois disciples tués, il est légèrement énervé et il décide de condamner Echo à 20 ans sur Skyring, où elle pourra même être tuée si Clarke ne coopère pas pour lui donner la clé tant attendue (et détenue par Madi ou Sheidheda, grosso modo, puisque Clarke semble dire qu’elle ne l’a pas – mais attendons de la voir confrontée au message codé, peut-être).

Loin d’approuver le petit délire d’Anders et malgré la présence de quelques soldats de Bardo, Hope prend alors la décision de tuer Anders pour sauver tout le monde. Cette cinglée n’hésite pas à nous égorger Anders, puis à arracher l’arme du génocide des mains de sa mère pour tenter de détruire tout Bardo. Cette fois, la série a réussi à me prendre par surprise : Diyoza refuse que sa fille commette un génocide et elle l’empêche de commettre son attentat. Malheureusement, c’est Diyoza elle-même qui reçoit l’une des gouttes du produit toxique (et biologique).

Aussitôt, elle est attaquée par les cristaux qui envahissent son corps, la pièce et le cadavre d’Anders. Les adieux ont le temps d’être déchirants malgré tout, même si on n’a pas eu le temps, je trouve, de voir venir le coup de la goutte développant autant de cristaux d’un coup tellement ça a été introduit rapidement dans la saison. Ce n’est pas la goutte de trop pour la saison, je vous rassure, mais c’est bien triste tout de même.

J’espérais une meilleure fin pour Diyoza, même si sa rédemption s’achève ainsi sur l’espoir qu’Hope (trololol) fera mieux qu’elle et la vision de sa fille déchirée à l’idée de sa mort. Honnêtement ? Ce n’est pas Diyoza que je voulais voir mourir dans le trop large casting de cette saison… mais il était aussi temps de commencer à tuer des personnages s’ils veulent avoir le temps de développer tout le monde.

710-2
On se croirait un peu trop dans Agents of S.H.I.E.L.D… mais je suis triste quand même pour Diyoza !

> Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E10

Épisode 10 – Stolen – 20/20
Sont-ils seulement sérieux à gérer leur saison comme ça ? C’est tellement satisfaisant comme intrigue. Je n’étais pas 100% convaincu avant de lancer l’épisode par les choix opérés autour de la mi-saison, malgré les notes précédentes, mais là, tout est impeccablement justifié et fonctionne très bien. Le niveau de maîtrise de la saison est tout bonnement impressionnant, tant du côté de l’écriture que du jeu d’acteur, en passant par la production. C’est merveilleux, tout simplement.

Saison 7


Spoilers

710

The past won’t leave us alone.

Après la parenthèse enchantée de la boucle temporelle de la semaine dernière, il faut repartir sur l’intrigue autour de Kora et Nathaniel, ce qui est une super nouvelle pour moi : je n’ai pas pris le temps de vérifier l’orthographe exacte des prénoms de ces deux-là… Mais bon, on va faire comme si. La série reprend dans son bar habituel avec un jeu de fléchettes qui n’a rien d’habituel, lui.

Nathaniel vient y défier un agent du S.H.I.E.L.D, avec une certaine manière de lui faire du rentre dedans que j’ai trouvé particulièrement inattendue mais qui fonctionne totalement sur cet agent qui se laisse facilement tenter par la voie du mal – ou la voix du mâle ? Il s’avère finalement qu’il s’agit de John Garrett. Superbe.

On les retrouve plus tard dans l’épisode à After Life, où Garrett a le droit d’obtenir quelques pouvoirs et de rencontrer Sibyl. Il n’est pas trop convaincu par l’ordinateur, mais le fait de pouvoir devenir immortel et tout puissant l’intéresse malgré tout particulièrement. Tu m’étonnes. Sa rencontre avec Sibyl lui permet de connaître son avenir et l’ensemble de ce qui lui arrivera par le futur, à savoir sa jolie manière de trahir ses idéaux pour devenir un membre influent d’Hydra, neutralisé par Coulson et son équipe qu’il aura infiltré avant ça avec Ward. À ce stade de la saison, je n’attends plus qu’un retour de Ward, honnêtement.

En attendant, Garrett découvre peu à peu la base du grand méchant, et nous avec, histoire de comprendre que Kora vient en aide à Nathaniel tout en le laissant continuer son brainwash d’un peu tout le monde. Honnêtement, même si on sait qu’ils sont méchants, je comprends à peu près pourquoi tout le monde se laisse embarquer par lui. Il a un charme naturel déconcertant qui fait son petit effet et qui m’a plus convaincu dans cet épisode que dans les précédents.

Finalement, Nathaniel demande à Kora de tuer Lee, le bras droit de sa mère depuis un bon moment, après lui avoir volé son pouvoir pour un de ses agents. Elle le fait après une bien courte hésitation, passant définitivement du mauvais côté de la force… Mince, quoi.

Pendant ce temps, nos agents sont donc coincés dans les années 80 eux aussi. Ils reviennent au Phare comme ils peuvent, avec les agents du S.H.I.E.L.D introduits il y a deux épisodes par Deke qui les a formés comme il pouvait. C’est assez dingue parce que tout se remet en place assez vite pour entrer directement au cœur de l’épisode, mais la série prend le temps d’évoquer tout de même les sentiments de chacun des personnages face à la situation, tout en faisant avancer son intrigue.

Ah, l’écriture de cette série, c’est d’une fluidité remarquable cette saison, ça paraît si simple à faire ! Daisy et Jemma sont déprimées d’être de retour au Phare, par exemple. Pas comme Daniel qui est impressionné par les locaux et le cerveau de Daisy, à qui il continue de faire la cour. C’est si mignon, surtout qu’ils sont observés par une Jemma loin d’être dupe de la situation. On apprend que le compte à rebours de la machine temporelle ne fonctionne plus, avec Jemma qui s’amuse à fournir une explication compliquée que seule Daisy peut comprendre. Elle revient de si loin notre petite hackeuse, j’ai adoré la scène.

Une fois Daniel parti avec ses affaires et celle de Daisy, on a aussi droit à un aparté entre les deux amies de longue date. Jemma ne se souvient de rien d’avant l’implant, mais Daisy est curieuse de savoir ce qu’il s’est passé après le choc de l’épisode précédent. Jemma refuse de savoir quoique ce soit des informations que son amie aurait pu apprendre quand elle n’avait plus l’implant, mais Daisy lui explique tout de même qu’elle était inconsolable, comme elle ne l’avait jamais vu. C’est si triste pour Jemma…

C’est sans surprise qu’elle va s’en confier plus tard dans l’épisode à son petit-fils. On note que Deke a un petit walkman qui le rend toujours aussi attachant à s’adapter à tout ce qui lui arrive, mais le but de la scène est surtout de le faire parler à Jemma qui doute à présent de la survie de Fitz. Suite à ce que Daisy lui a dit, elle commence à craindre le pire, d’autant que Fitz ne les aide pas à revenir à leur époque.

Tous les sauts temporels étaient dus aux Chronicoms ou à des bugs… Difficile de ne pas commencer à envisager le pire. Deke s’y refuse, mais l’interrogation autour de la survie de Fitz devient vraiment intéressante là.

Le retour au Phare est vraiment marrant parce qu’on peut faire la comparaison technologique entre les saisons. Il faut bien entrer toutefois dans l’intrigue de l’épisode, et cette intrigue est d’après Coulson de se fixer la mission d’aller protéger Jiyaing, puisque c’est ce que May a promis de faire.

Daisy n’a pas trop envie d’être confrontée à sa mère comme ça, mais elle comprend vite qu’il n’est pas possible de faire changer d’avis Coulson, qui souhaite encore et toujours protéger la timeline, même s’il est évident que cette timeline n’est plus la même. On est dans une nouvelle branche temporelle, comme dans Endgame, franchement. Je ne vois pas comment il serait possible d’envisager les choses autrement à présent…

En tout cas, May n’a pas trop le choix de devoir annoncer à Daisy qu’elle a bel et bien une sœur… mais elle n’a pas le temps de venir au bout de sa phrase que Jiyaing et son téléporteur, Gordon (comment j’ai pu oublier son nom la semaine dernière ?) débarquent au phare. Bon, ben c’est râpé : Jiyaing voit toute l’équipe avant qu’elle ne puisse se planquer. C’est tant mieux : je voulais absolument une retrouvaille entre Daisy et sa mère. Apparemment, les scénaristes aussi.

Les choses se mettent rapidement en place : Coulson et Gordon font équipe pour retourner à After Life protéger Kora, que Jiyaing veut sauver à tout prix des griffes de Nathaniel. Coulson refuse que Jiyaing vienne avec eux, mais ça intrigue Daisy de voir sa mère si acharnée à vouloir retrouver Kora… Comme une mère. Elle finit donc par découvrir la vérité au pire moment possible, et ça ne vient pas de May. Cela énerve particulièrement Daisy qui apprend que sa sœur s’est probablement suicidée dans la timeline originale. Ah. Ben oui, elle voulait se suicider avant que Nathaniel l’en empêche, et sa mort expliquerait que Jiyaing rencontre plus tard le père de Skye/Daisy.

Tout ça se tient, et bien plus que de voir Mack demander à Daisy de ne pas partir dans la mission sauvetage de sa sœur alors que lui nous a fait de la merde avec ses parents du début à la fin.

Bon, après, il a raison hein, ce n’est pas la question. Mack, Yoyo, Coulson et Gordon partent donc en expédition à After Life. Gordon embarque Coulson bien rapidement à After Life et ils se font capturés en à peu près trente secondes. Nathaniel les attendait, grâce au « time stream » (courant temporel donc ?) qu’il possède et qui lui permet de savoir les probabilités très précises des événements à venir dans le futur.

Coulson comprend bien vite que Gordon va se faire voler ses pouvoirs par Garrett. C’est terrible, parce que le jeune Garrett a eu le temps de découvrir tout son futur et tout ce que Coulson comptait lui faire… Coulson reste impuissant parce qu’il est clairement débordé par la situation, mais je le trouve bien trop en contrôle de lui-même quand Garrett récupère les pouvoirs de Gordon. Il fait plutôt bien : Garret décide de changer d’avis quand il a peur de perdre la vue, ce qui donne l’impression que Coulson va reprendre le dessus…

Sauf que ce n’est pas le cas : Garrett se téléporte tout simplement. Kora est bien trop heureuse de voir le pouvoir de Gordon récupéré par un autre, surtout que Garrett apprend bien vite à maîtriser son pouvoir, ça craint de fou. Bon, il met trois essais avant d’arriver au Phare, mais il me fait rire à être tout excité par son pouvoir, contrairement à Nathaniel qui est ennuyé par ça quand ils se rendent ensemble au Phare.

Cela nous laisse Coulson prisonnier avec Gordon qui insiste pour se servir de ses pouvoirs avant de les libérer. Cela n’a pas trop de sens de voir Coulson le laisser faire, même s’il fait semblant de vouloir l’en empêcher. Bien sûr, Gordon meurt de cette nouvelle utilisation de pouvoir. Je suis beaucoup plus triste de cette mort que je ne l’aurais pensé, parce que c’est un pouvoir que j’adore et un personnage qui est très iconique de la série, je trouve.

Pas le temps de faire son deuil, cela dit : Mack retrouve Coulson et ils sont rejoints par Yoyo dont l’absence de rebond permet finalement de se téléporter, à peu de choses près. Son pouvoir est vraiment cool, ma foi, et la petite mise à jour qu’elle a obtenu lui permet de libérer encore plus vite les inhumains prisonniers. Quant à l’écriture du personnage, c’est toujours aussi bon : Yoyo s’avère impatiente de partir à son tour sur le terrain, Mack refuse de la voir partir là-bas, mais elle est tellement au taquet qu’elle est immédiatement là quand il commence à l’appeler. C’est génial.

Dans tout ça, au Phare, Daisy explique à Daniel à demi-mots tout ce qu’elle ressent vis-à-vis de Jiyaing et de son incapacité à aller lui parler malgré son envie. Daniel est excellent : il explique à Daisy que la timeline est de toute manière déjà complètement foutue, et il a tellement raison que j’ai eu envie de traverser l’écran pour aller lui faire un câlin. Ou pour forcer un baiser entre lui et Daisy. Bref, je shippe comme je n’avais plus shipper depuis longtemps dans cette série !

Daniel lui rappelle qu’elle a une chance exceptionnelle de pouvoir parler avec sa mère décédée comme ça, et il ferait n’importe quoi pour parler lui-même à Peggy. Il réussit en tout cas à convaincre Daisy de parler à sa mère, et il n’y va pas par quatre chemins en révélant à Jiyaing que Daisy était elle aussi à After Life… Très rapidement, Daisy révèle donc à sa mère qu’elle vient du futur. Oooh !

Jiyaing comprend bien vite tout ce qui est en train de se passer avec Kora, mais aussi avec Nathaniel. Il paraît évident qu’elle se doute que Daisy est sa fille, mais elle ne dit rien, malheureusement. Elle préfère se consacrer à Kora, sa petite fille bien aimée qui mérite d’être sauvée et qui était inséparable d’elle quand elle était enfant. Jiyaing révèle finalement à Daisy que Kora était son plus grand cadeau dans la vie, ce qui est un peu con puisqu’elle parle à sa deuxième fille qu’elle n’a pas tout à fait aimé autant à vouloir se servir d’elle.

La scène est hyper puissante en émotions et vraiment bien géré par les deux actrices. En même temps, elles sont géniales toutes les deux, je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de l’écrire… Daisy a le temps de faire des reproches à sa mère, sans révéler à Jiyaing l’identité de sa mère. Cette dernière n’a donc d’autres choix que d’essayer de justifier les actions de celle-ci, et ça permet une scène merveilleuse entre les deux femmes.

Dans le laboratoire, May tombe sur Garrett et découvre bien vite son identité, ainsi que son nouveau pouvoir qu’il ne maîtrise pas encore à la perfection. Elle comprend ce qui est probablement arrivé à Gordon, mais aussi que Garrett sera compliqué à gérer. Il s’enfuit bien rapidement, ce qui permet toutefois à May de prévenir Daisy juste à temps.

Oui, juste à temps : Nathaniel retrouve Daisy et Jiyaing bien rapidement et il est toujours aussi parfait dans cet épisode. C’est dingue : je n’arrivais pas à le trouver convaincant dans les épisodes précédents, mais là je trouve qu’il est brillant comme méchant et que l’acteur paraît bien meilleur. Je suis totalement à fond, comme à l’époque où Ward était le méchant… alors qu’on ne connaît pas spécialement Nathaniel.

Bref, c’est un bon méchant captivant à mes yeux… Grâce à lui qui balance tout ce qu’il sait, Jiyaing comprend donc que Daisy est bel et bien sa fille. Les deux ont le temps d’échanger quelques mots, Jiyaing comprenant qu’elle a fait souffrir comme jamais sa deuxième fille, qui s’excuse de ne pas avoir pu trouver les mots pour dire la vérité. Effectivement, c’est triste. Par contre, ce n’est pas le moment de parler : elles sont face à Nathaniel.

Ainsi, Nathaniel raconte toute la saison 2 à Jiyaing qui est bien choquée de découvrir une grosse partie de la vérité. Elle n’a juste pas le temps d’apprendre l’identité de son meurtrier, mais bon, la rapidité de Daisy à faire taire Nathaniel en utilisant son pouvoir parle d’elle-même. Le rappel du passé de la série est vraiment une bonne chose, de même que l’utilisation du pouvoir de Daisy comme ça.

Le problème, c’est que Nathaniel a eu le temps de contrôler les pouvoirs de Daisy pendant tout ce temps, et qu’il lui renvoie une réplique bien plus puissante. J’adore les effets spéciaux dans cette série, vraiment. Voyant sa fille en mauvaise posture, la mère utilise ses pouvoirs sur Nathaniel, persuadée d’être intouchable de toute manière.

Elle sait que sa fille viendra la voir dans trente ans à After Life et apparemment, Nathaniel en a clairement après son pouvoir. C’est du moins ce que nos héros ont répété pendant tout l’épisode et la raison pour laquelle ils voulaient protéger Jiyaing. Malheureusement, c’est un échec : Jiyaing se fait tuer par Nathaniel, sous les yeux de Daisy. What ?

Je suis révolté et tellement triste de cette fin pour Jiyaing… Daisy allait pouvoir avancer sur le sujet de sa famille (c’était une base de la série quand même), et voilà que finalement ce chapitre n’est rouvert que pour la faire souffrir. Pff. On a connu de meilleures idées de la part d’un super méchant, parce que ça réveille toute la colère de Daisy en tout cas.

Ses pouvoirs s’amplifient pour les retourner contre Nathaniel qui comprend son erreur, mais elle n’a même pas le temps de les utiliser que May débarque et nous tire sur Nathaniel… mais c’est trop tard, Jiyaing est morte, une fois de plus. Et sa mort me rend encore plus triste que celle d’Enoch la semaine dernière, c’est dire.

En plus, ça prouve que Nathaniel n’en avait pas après les pouvoirs de Jiyaing comme tout le monde le supposait. May comprend qu’ils ont fait une erreur stratégique, mais ne comprend que trop tard ce qu’il se passe : Jemma se fait enlever par Garrett, sous les yeux de Daniel impuissant. Cette fois, rien à faire, je me valide le point du Bingo Séries concernant les effets spéciaux bluffants : j’adore vraiment tout ce que permet le pouvoir de Gordon/Garrett. Puis, l’épisode en lui-même nous fait de sacrées démonstrations de pouvoirs, avec Nathaniel, Daisy, Yoyo, Kora…

Ah ben d’ailleurs, Coulson, quant à lui, retrouve Kora qui se dit impatiente de rencontrer Daisy. Oui, mais il ne compte pas lui laisser cette chance : il n’hésite pas à la mettre KO, ne sachant pas que Jiyaing est morte elle aussi. Bon, Coulson ramène Kora inconsciente (morte ? C’est ce que je pensais au départ, mais ce serait gros de la tuer quand même… en même temps, lui donner ce qu’elle veut, c’est bizarre) auprès de Mack, Yoyo et les inhumains dans le vaisseau.

Et puisqu’on parle de vaisseau, Deke est toujours dans le Zéphyr avec son fameux casque audio introduit plus tôt dans l’épisode, l’air de rien. Il n’entend pas les appels de May avant le décollage du Zéphyr. Nathaniel et Garret, avec Jemma ont décidé de voler le vaisseau. Heureusement, on a donc Deke pour sauver tout ça dans l’épisode suivant, mais pas avant de savoir ce qu’il est advenu de Fitz. J’aimerais bien avoir un épisode centré sur lui la prochaine fois, avec le retrait de l’implant de Jemma pour tout découvrir. Non ?

Ah oui, parce que le cliffhanger nous révèle que Nathaniel a un seul objectif : retrouver Fitz, qui est celui qui le fait perdre à chaque fois face au S.H.I.E.L.D dans les prédictions de Sibyl. Fluide, logique, parfait. Quelle saison !

Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E09

Épisode 9 – As I Have Always Been – 20/20
Non mais alors là, je ne sais juste plus comment crier tout mon amour de la série et de cette saison finale qui est définitivement la meilleure de la série. Cet épisode à lui seul concentre tout ce qui fait que j’adore la série et nous prouve à quel point nous sommes attachés aux personnages, tout en nous préparant à la fin. Je n’étais pas prêt pour cet épisode, mais je ne le suis jamais pour ce type d’épisode de toute manière. C’était excellent.

Saison 7


Spoilers

709

We’re trapped in a time storm

Je regarde cet épisode assez tard ce soir, mais la vérité est que je suis très impatient de le voir et qu’il était hors de question d’attendre demain pour m’y mettre, parce que toute l’équipe l’a beaucoup teasé cette semaine. Réalisée par Elizabeth Hendstrige (Jemma), il promet une intrigue que j’adore. De toute manière, la fin du précédent ne disait pas autre chose avec le bug temporel promis par la disparition du Zéphyr.

Concrètement, il n’a pas disparu, il fait juste des bons dans le temps sur une distance de plus en plus courte. C’est hyper problématique, et l’épisode ne perd pas de temps à nous le faire comprendre. En effet, Daisy se réveille dans son pod, en plein forme, avec Sousa pour veiller sur elle, mais c’est à peu près la seule bonne nouvelle. Comme promis, l’équipe est enfermée dans un vortex temporel au sein duquel elle s’enfonce, et ça ne sent pas bon du tout pour la suite.

Tout le monde est paniqué, mais il y a de quoi, avec Coulson qui charge et Deke qui panique de ne pas savoir comment faire mieux que ce qu’ils font pour sortir du vortex. Il raconte à toute l’équipe le peu qu’il sait et leur explique notamment qu’ils risquent de se prendre des radiations. C’est exactement ce qui arrive à Yoyo, coincée dans le Quinjet, et à Mack, qui termine aveugle à cause de brûlures au visage. Daisy l’emmène rapidement à Jemma, qui dit avoir ce qu’il faut, mais est embêtée par le fait que Deke a déplacé des objets. OK ?

Alors qu’un nouveau coup de radiations les frappe au moment où Enoch se ramenait pour proposer son aide à Jemma concernant la machine temporelle en surchauffe, Daisy se réveille alors à nouveau dans son pod. Oups. Un bon épisode de boucle temporelle, c’est exactement ce qu’il me fallait ! Chaque petit détail va compter, et il y en a déjà eu beaucoup… Et en plus, avec Daisy comme point d’ancrage de l’épisode, je ne peux qu’accrocher. La série s’éclate à nous refaire le générique, passant au second plan la panique de Daisy de voir l’histoire se répéter.

La boucle est trop courte pour vraiment laisser à Daisy le temps de faire quelque chose du peu de temps qu’elle a. La pauvre. Jemma a à peine le temps de s’occuper d’elle que Daisy est obligée de retourner éteindre un incendie… Cela lui donne une idée brillante : réveiller Coulson. Toutefois, elle n’a pas le temps de le faire qu’il faut déjà que la boucle recommence. Très clairement, cet épisode va être impossible à critiquer tant tout va super vite, je ne ferai pas le tour de tous les éléments et tous les détails, mais à quoi bon ? Kiffons le moment présent.

Daisy se réveille à nouveau dans son pod, et cette fois elle a un peu plus de temps. Elle ne réveille pas Daniel, prévient rapidement Mack et May des dangers à venir, puis va réveiller Coulson. Celui-ci est heureux de la voir, mais il est dépité de se rendre compte qu’elle a mis un certain temps à comprendre qu’elle était dans une boucle temporelle. AH. L’épisode avance soudainement plus vite avec la révélation qu’ils en sont en fait à leur 87e boucle temporelle, un élément qui permet de prendre conscience de la qualité de l’épisode.

Commencer à une boucle temporelle déjà bien établie, ça aide les choses. S’en sortiront-ils mieux qu’en saison 5 grâce à ça ? Espérons, car leur résolution en saison 5 n’était pas convaincante. Tout ça donne un sentiment d’urgence et panique en tout cas. Soulignons tout de même que si Daisy a oublié les 85 premières boucles, c’est parce qu’elle est morte. Et chaque fois qu’elle meurt, Daisy oublie toutes les boucles précédentes. Oups.

Les trois suivantes servent à ce que Daisy apprenne un peu plus d’informations sur ce qu’il se passe et sur ce qu’ils ont tenté ou non. Ce n’est qu’à ce moment-là que Coulson se rend compte que Daisy n’a pas encore compris que leur nombre de boucle est limité. En effet, Deke effectue chaque fois le calcul du nombre de kilomètres restants avant qu’ils n’atteignent le bout du vortex.

En quelques boucles, ils sont passés de 94 à 79 kilomètres… C’est gênant. Reste à savoir comment faire pour résoudre l’énigme plus vite : ils doivent trouver comment stopper ces boucles avant qu’il ne soit trop tard pour eux. J’adore l’idée, qui était en plus bien introduite dans l’épisode précédent, alors c’est sans surprise, si ce n’est que c’est génial.

La boucle suivante permet donc à Daisy de révéler à toute l’équipe qu’elle est dans une boucle temporelle. Pour quelqu’un à court de temps, elle met longtemps à le prouver avant d’obtenir enfin toute leur attention. Deke comprend soudainement que la solution à leur problème est forcément Jemma, mais il n’ose pas l’expliquer clairement. Jemma ? C’est elle qui a l’implant avec la solution.

Si Jemma n’a pas envie d’en parler, elle n’a pas trop le choix lorsque Coulson et Daisy surprennent la conversation. Bon, au moins, c’est une information qu’on ne perdra pas avec la boucle suivante. Bon, malheureusement, les scénaristes prennent la voie de la facilité ensuite, révélant que Daisy a déjà réussi à convaincre Jemma une fois, ou en tout cas à lui proposer ça.

On en arrive vite à Jemma qui essaie de se retirer l’implant, mais lorsqu’elle tente de le faire, elle s’étouffe aussitôt et… elle meurt. Oups. Dans la boucle suivante, Daisy décide donc de l’aider… mais elle meurt à son tour. On n’est pas passé loin de la voir survivre pourtant, puisqu’elle a réussi à rouvrir la porte. Le vrai problème, c’est surtout qu’Enoch révèle qu’il s’agit d’un meurtre : quelqu’un a intentionnellement coupé un fil contenant du gaz pour empoisonner Simmons et empêcher qu’elle ne révèle la location de Fitz. Ah.

Quelques boucles plus tard et alors qu’ils sont à 41 km du bout du vortex, Coulson et Daisy confrontent Enoch, Deke et Jemma pour comprendre exactement lequel est leur suspect de meurtre le plus probable. C’est forcément l’un d’eux, pour protéger Fitz… Cela reste peu crédible que quelqu’un dans l’équipe aille si loin, mais bon, on a un suspect évident tout de même.

Lors de la boucle suivante, Coulson essaie de libérer Yoyo pour qu’elle leur vienne en aide sans rester coincée dans son vaisseau, mais c’est en vain. De son côté, Daisy essaie dans une autre boucle de contourner le coup du gaz pour retirer l’implant de Jemma. Seulement, elle remarque que les objets ont été déplacés dans le labo et soupçonne un piège.

Contre toute attente, Daisy voit alors Daniel se sacrifier pour elle, et c’est beaucoup trop mignon. Lors du réveil suivant, elle comprend bien les sentiments qu’elle développe pour lui, et c’est fait avec beaucoup de talent de la part des scénaristes et de l’actrice. Bien évidemment. Comme si ça ne suffisait pas, on enchaîne avec une scène magnifique entre Coulson et Daisy, le premier détestant la voir mourir encore et encore.

Il révèle aussi qu’il se sent coincé dans cet état en tant que robot, la boucle temporelle n’étant qu’une métaphore de sa vie robotique. Bon, dire qu’il en a marre de voir ses amis mourir un à un à Daisy, ce n’est pas hyper fin de sa part, et elle lui fait comprendre. Cependant, voilà, lui étant robot, il n’aura d’autres choix que de les voir mourir un à un, parce qu’il est programmé pour ça. Loin de cet élan dramatique dans la construction des personnages, avec tout de même un reproche de Coulson envers Daisy, il faut retenir la partie « programmation » de la conversation.

Grâce à ça, Coulson comprend enfin que c’est évidemment Enoch le coupable. C’était de toute manière soit lui, soit Sousa remplacé par un Chronicon lorsqu’il a ramené Daisy, donc je ne suis pas tellement surpris de ce développement. Malheureusement, ils le comprennent trop tard pour tenter une intervention. Lors de la boucle suivante, Daisy s’inquiète de savoir pourquoi Daniel veille tant sur lui. Plutôt que de se précipiter, elle prend donc le temps de développer rapidement sa relation avec lui, et je dois reconnaître que c’est chouette et que je shippe à 100%.

Elle n’a toutefois pas assez de temps, puisqu’elle doit retirer l’implant de Simmons et s’arranger pour l’éloigner assez d’Enoch pour qu’il n’entende pas son plan. En effet, dans une boucle précédente, une confrontation à mener à l’aveu que pour protéger Fitz, Jemma avait programmé Enoch afin qu’il tue n’importe qui essayant de retirer cet implant, y compris elle-même. C’est un peu fou comme idée ça, mais évidemment, c’est une idée bloquée également par l’implant l’empêchant d’avoir certains souvenirs.

Dès lors, on ne peut que se dire qu’heureusement qu’ils se sont rendus compte de tout ça dans une boucle temporelle. Quant au retrait de l’implant, Enoch intervient malheureusement : il a pu les entendre parler dans le laboratoire de Simmons… Pas grave, dans la boucle suivante, elle envoie Daniel s’occuper de lui. Ce n’est toujours pas efficace, puisqu’il parvient à neutraliser Daniel et empêcher Daisy et Coulson de retirer l’implant. Pas facile de se battre contre un Chronicon qu’on ne veut pas voir mourir pour l’équipe, apparemment.

Il faut donc contourner Enoch, et c’est loin d’être simple, avec tout le monde qui s’en mêle pour l’empêcher d’intervenir lors du retrait de l’implant de Jemma. Deke finit même par mourir, mais tout le monde s’en fiche vu que le reboot de la boucle temporelle va intervenir et le ressusciter. C’est ce qu’il se passe, mais cette fois, Daisy décide de prendre une boucle pour elle. Pour elle, et pour Daniel surtout. Elle cherche à comprendre pourquoi il s’occupe tant d’elle, et c’est une superbe scène entre les deux.

On peut enfin se poser dans cet épisode pour les voir se draguer, et rien à foutre de la différence d’âge ou du ship Sousa/Carter, je shippe juste à mort ce couple qui est génialissime. Daniel accepte de l’aider, au risque de mourir parce qu’il sait qu’il aime le « type » de Daisy, qui est de toujours vouloir sauver tout le monde et régler tout le monde, quitte à foncer dans des murs. Bien vu. Quel couple parfait, tout de même.

Ils ont tout de même trop trainé dans cette boucle qui finit par un nouvel échec : ils arrivent à retirer l’implant de Jemma, mais elle n’a pas le temps de dire quoique ce soit que la nouvelle boucle arrive déjà. Comprenant qu’elle doit être plus rapide, Daisy embrasse Daniel pour gagner du temps ? Cela n’a pas trop de sens… Mais c’est efficace. Daisy réussit donc enfin à mettre en place de quoi retirer l’implant.

Jemma récupère ainsi ses souvenirs, quelque chose qu’on attendait depuis un moment. Oh, toujours pas la moindre nouvelle de Fitz, ni la moindre image en flashback malheureusement. L’épisode est allé tellement vite, on n’a pas le temps pour ça ! Jemma récupère tout son cerveau en un rien de temps, en tout cas, même si l’actrice le joue à merveille pour donner le sentiment que ça lui revient petit à petit. Elle peut ainsi révéler que la solution est de tuer Enoch, tout simplement. Son « cœur » est compatible avec la machine à voyager dans le temps.

Une fois que c’est dit et qu’on comprend Enoch sur le point de devoir mourir, Jemma se met alors à pleurer et à regretter ce qu’elle a fait… Cela n’annonce rien de bon, du tout. Je le sens tellement mal pour Fitz !! Il y a clairement une décision terrible prise par Jemma là… On ne sait pas tout et les scénaristes se jouent de nous. Je ne pense pas qu’ils osent tuer Fitz après cette saison, mais ils seraient capables de nous dire que toute l’équipe ne pourra pas le rejoindre à cause des changements temporels… Ce serait gros de finir la série sans réunir son couple principal, mais avec les séries estampillées Whedon, je m’attends à tout.

Pour ce qu’on espère tous être sa dernière boucle, Daisy se réveille en tout cas avec toutes les informations en main. Il reste moins d’un kilomètre avant la fin du vortex, donc ils n’ont juste pas le droit à l’erreur. Quelle belle musique pour accompagner cette boucle qui voit Daisy prendre les bonnes décisions pour obtenir la confiance de l’équipe grâce à sa simple confiance en elle.

Confronté à cette nouvelle information concernant son cœur, Enoch décide de se sacrifier sans prendre le temps de parler. Oh non. C’est tellement triste, il était notre constante dans cette saison, on savait qu’on ne pouvait pas le perdre, et voilà que les scénaristes nous le retirent sans crier gare dans cet épisode brillant ?

Il n’hésite pas une seule seconde, sachant que Fitz ferait la même chose pour lui. Il n’empêche qu’alors que Jemma se précipite pour désactiver la machine temporelle avec l’aide de Deke, Enoch peut donc mourir, en compagnie de Coulson et Daisy. C’est tellement triste… Après un épisode nous laissant à bout de souffle, les scénaristes prennent le temps de nous montrer la mort d’Enoch et sa découverte d’un sentiment de solitude profond, en plus de l’anxiété.

C’est une belle scène proposée par les scénaristes, pour nous aider à commencer notre travail de (petit) deuil de la série. Certes, ce n’est pas un deuil à probablement parler puisqu’il s’agit d’une série, mais je l’ai vraiment vécue comme ça cette scène : nous resterons seuls après le départ de Daisy et Coulson de nos vies, comme Enoch est seul dans sa mort.

Enoch révèle qu’il a vu le futur, mais que si chacun survivra bien à cette dernière mission, ce sera la dernière mission de l’équipe. OK. Superbe. Les scénaristes nous teasent un futur sombre, il ne manquait plus que ça putain. Quelle horreur, on veut une fin heureuse pour la famille du S.H.I.E.L.D ! En même temps, ça se tient pour une fin de série… Putain, mais qu’est-ce qu’ils ont fait de Fitz ? Comment ça Enoch a vu le futur ? On veut savoir !!

Enoch meurt donc et m’arrache une larme au passage, juste avant que le vaisseau ne sorte enfin de la boucle. Quelle fin d’épisode ! Quelle saison ! Le cliffhanger est le seul défaut de cet épisode, je crois, car on n’avait pas besoin d’en revenir à Nathaniel, franchement. Il apprend à l’inhumaine de la semaine dernière comment contrôler ses pouvoirs pour ensuite aller s’en prendre à Daisy.

Saison 7