The 100 – S07E15

Épisode 15 – The Dying of the Light – 19/20
Honnêtement, là, je ne sais plus. Je retrouve ENFIN la série que j’adore sur une bonne partie des intrigues, mais il y a des absences qui me peinent beaucoup à tout juste un épisode de la fin. Ne pas diffuser le dernier épisode avec celui-ci, c’est une sorte de torture bien inutile et, à ce stade, je ne sais plus quoi penser. Je crois que j’ai aimé l’épisode, je crois que la série peut encore faire un bon dernier épisode… sans rattraper sa saison pour autant.

> Saison 7


Spoilers

Right now, you’re the priority.

Je suis en télétravail et je ne regarde cet épisode qu’à 17h ? J’ai passé plusieurs moments sur Twitter sans être spoilé une seule fois ? Il n’y a pas à dire, la série va sortir par la petite porte, parce qu’elle a plus que déçu les fans sur coup-là. Et c’est dommage… Espérons qu’elle ne continue pas avec cette destruction du bunker qui a survécu à trois apocalypses nucléaires, mais pas à une petite bombe.

Sans trop de surprise, Murphy est le premier à se réveiller dans cet épisode… et il s’inquiète immédiatement pour Emori. Moi aussi, putain, j’aurais préféré qu’on commence par elle pour être sûr de sa survie. Ils sont bien sûr séparés par un tas de gravats, sinon ce ne serait pas drôle. Le sort d’Emori est incertain pendant un moment, mais on l’entend ensuite tousser quand Raven et Jackson, indemnes, se pointent (elle dit aussi « Something », et elle est géniale rien que pour ça !).

C’est positif, mais elle est évidemment blessée avec une tige de métal en plein ventre. Aaaah. Faut toujours qu’ils nous fassent le coup de mes personnages préférés ensevelis sous des débris trop lourds et blessés de manière importante. Elle a intérêt à survivre.

L’épisode met un paquet de temps à en revenir à elle, et quand il le fait c’est pour nous montrer qu’elle a aussi la jambe endommagée et qu’elle perd beaucoup de sang. Murphy est aussitôt hyper énervé parce que Jackson a beau être un gentil médecin, il est un peu inutile avec sa bienveillance face à tant de dégâts. Je n’aime pas du tout la tournure de cet épisode, et ils ont intérêt à ne pas la torturer juste pour la torturer. En plus, j’ai déjà écrit mon article sur l’actrice, merde.

Ils n’ont aucune idée de ce qui est en train de se passer à la surface. Raven a disparu beaucoup trop longtemps pour trouver Echo sans y parvenir, mais elle a au moins trouvé l’infirmerie. Ce n’est pas suffisant pour Jackson, lui, pour sauver Emori, il sait que la meilleure solution, c’est Bardo. L’avantage d’Emori, c’est que tout ça lui arrive alors qu’elle est en présence de Murphy et Raven, qui tiennent tous les deux beaucoup trop elle et en font immédiatement la priorité.

Ils se dépêchent donc de chercher la pierre permettant de se téléporter, qu’ils n’ont jamais trouvé dans la pièce de repos du Bunker. Ils finissent par trouver, sous le piano – élément central la semaine dernière comme par hasard -, un symbole… d’Azgeda. Mais pourquoi ? Le bunker date d’avant Azgeda, normalement ! Je veux ce spin-off, ils me soulent, je sens qu’Azgeda sera une tribu autour du frère de Callie.

Bon, on n’en est pas là : pour l’instant Emori saigne beaucoup, s’inquiète pour Echo et est en danger de mort. C’est trop pour Murphy qui s’éclate aussitôt à dégommer le sol avec Raven… jusqu’à ce que Jackson prenne la relève pour laisser Raven parler à Emori et s’assurer de faire en sorte qu’elle survive. C’est excellent que la série prenne le temps de revenir à la relation Raven/Emori, parce que c’est une relation qui méritait d’avoir son « je t’aime » et parce que je retrouve les deux personnages que j’adore dans cette scène.

Emori a grandi au point d’être prête à mourir pour sauver les autres, et ce n’est pas rien dans l’évolution des personnages, même si je suis complètement contre cette idée stupide, c’est évident. Emori demande donc à Raven de la sacrifier : il est pour elle plus important d’arrêter Bill sur le point de détruire l’humanité que de survivre. Elle est prête à tout pour ça, en plus, parce qu’elle en parle à Raven, pas à Murphy hein. Putain, Emori, d’où tu oses dire à Raven qu’elle est comme Clarke ?

Emori s’évanouit évidemment au moment où Murphy parvient à trouver la pierre, arrêtant de respirer aussitôt. Le suspense est bien trop horrible. Ils n’ont pas intérêt à la tuer maintenant, si proche du but. Aaaah. Quand je pense qu’on disait dans les commentaires du blog la semaine dernière qu’ils n’auraient pas le temps pour l’agonie.

Finalement, Raven et Murphy parviennent à déterrer la pierre pendant que le médecin lui fait un massage cardiaque pour la maintenir en vie et hop, le trio Jackson, Murphy et Raven peut emmener Emori à travers un portail pour Sanctum. J’ai vraiment bien aimé cette scène/intrigue, surtout que l’on voit même Murphy remercier Jackson et promettre de revenir pour Miller, et ça, c’est la grande classe…

Emori reste entre la vie et la mort, la chirurgie va prendre du temps, et je ne sais pas trop comment ces héros pourront rejoindre l’intrigue principale la semaine principale. J’imagine que le test permettra d’en savoir plus, et d’en savoir plus aussi sur Echo et Niylah dont on n’a pas la moindre nouvelle cette semaine. La frustration est grande.

Au-dessus d’eux, nos héros découvrent que le bunker n’est plus. Miller a enterré son mec, tous leurs amis, mais… Clarke veut aussitôt aller chercher Madi. Evidemment ! Elle fait vite son deuil et continue d’avancer, comme toujours, même si elle est empêchée par les autres qui trouvent qu’elle y va trop tête baissée. Au lieu d’être seule à avaler la pilule la menant à Bardo, elle décide donc de ne pas partir seule.

C’est toujours tête baissée ça, Clarke ! Elle et Octavia – qui a un homme à l’intérieur après tout –  avalent aussitôt la pilule, en vain. La supposition est alors qu’il nous faut quelqu’un de l’autre côté pour activer la pilule afin de les faire revenir. C’est gros, mais comme chaque semaine, on découvre de nouvelles règles au fur et à mesure, celle-ci n’est pas si surprenante.

Comprenant son échec, Clarke veut aussitôt récupérer l’accès au portail, et cette fois, elle creuse, hein, parce que la pierre est sous terre après tout. J’ai rigolé ; mais je n’en menais pas large pour Emori. À Bardo, nous retrouvons Bill en compagnie de Madi, qu’il amène auprès de Levitt, histoire qu’elle puisse à son tour passer sur la chaise de torture capable de lire dans les pensées des gens. Il va en voir des vies Levitt, dis donc ! Madi est bien rapidement analysée par Levitt, et j’aime que l’on sache enfin comment il fait, découvrant que Madi est prête à l’aider avec l’image de Clarke se formant dans sa tête.

Si Madi aide, c’est uniquement pour protéger ses amis et sa famille. Ainsi, Madi n’hésite pas à sortir à Bill que la dernière épreuve n’est pas une guerre comme il le souhaite, mais un simple test, comme Jordan le pense. Bill ne se laisse pas décontenancer pour autant : il est content de ne pas avoir à faire la guerre si Jordan a raison, mais il préfère faire ce qu’il faut pour préparer une guerre, par principe.

C’est pour cela que quand il apprend que deux personnes veulent revenir à Bardo depuis la Terre, il refuse le transfert, préférant attendre de transcender pour retrouver Clarke… Tu m’étonnes, ça vaut mieux. On passe alors à l’analyse du carnet de dessin – le fameux – par Madi et… ça ne marche pas. Ben oui, évidemment : elle n’était pas consciente quand elle dessinait, c’était un fragment de la Flamme… et ça ne pouvait pas être si simple d’avoir la réponse finale.

Levitt insiste sur la dangerosité de chercher des souvenirs encore plus loin, mais il exécute les ordres de Bill assez longtemps pour ramener quelques images de Callie et Becca dans la série. Malheureusement, il comprend que les fragments de souvenir en Madi ne sont pas là où sont logés normalement les souvenirs, merci la Flamme. On passe alors à de la torture, surtout que Madi ne veut plus aider quand elle se souvient soudainement que Becca ne voulait pas que Bill passe le test.

C’en est trop pour Levitt qui s’éclipse donc et décide enfin d’aller chercher Octavia, en faisant un chantage un peu concon pour que les deux personnes ayant pris une pilule retournent à Bardo – deux pilules, à la base, une pour Madi, une pour Sheidheda, ça se tient.

Sur Terre, Octavia relance la théorie de Bellamy et Jordan la corrige aussitôt, insistant pour dire que ce n’est pas une guerre qui attend Bardo, c’est un test. Il avoue également à Hope, qui se moque de lui, qu’il sait que la prochaine étape de l’évolution humaine est dans ce test. Le seul problème, là, c’est qu’il est en train de donner raison à Bellamy et assurer que pour lui les disciples n’ont pas tout à fait tort.

Clarke n’apprécie pas trop et s’isole, aussitôt suivie par Gaia qui va vraiment être son ship final si on continue comme ça. Ben purée, non merci, je crois que je la préférais encore avec Finn ou Nyilah, c’est dire ! Bon, pendant que Gaia réconforte Clarke qui a tué Bellamy pour rien – surtout que maintenant Madi s’est rendue aux disciples quand même, on sent la colère recommencer à monter en Octavia. Le plus drôle reste du côté de Clarke qui se plaint de perdre tous ceux qu’elle aime alors qu’elle est littéralement celle qui les tue à chaque fois ou presque, tout de même. Elle dit aussi à Gaia que si elle perd Madi, elle n’a plus rien qui vaille la peine. BIM GAIA DANS TA GUEULE.

Bon, Gaia lui demande quand même de faire une petite séance de méditation pour retrouver sa tranquillité d’esprit, ce qui n’est pas forcément efficace, mais mène à un câlin observé par Indra. Clairement, elle comprend que c’est la merde pour sa fille Indra, parce qu’aimer Clarke, ce n’est pas une qualité de survie très efficace. C’était mignon de voir Indra gagner la foi comme ça, cela dit.

Clarke disparaît alors et Octavia sait qu’elle s’apprête à partir, mais elle peut au moins dire au revoir à Hope. C’est vrai qu’elles ont une belle relation, en théorie. Bon, en tout cas, Octavia se barre vite et laisse Hope dans les bras de Jordan. Aucun ship ne va dans cette saison.

Rien ne va, de toute manière : une fois sur Bardo, Octavia et Clarke découvrent qu’elles arrivent non pas sur le pont habituel, mais en pleine forêt entourées par tous les soldats de Bardo. Oups. Levitt n’a plus d’autres choix que de continuer à trahir tout son clan… et il se décide à faire en sorte de s’infiltrer au sein de la prison de Bardo. Là-bas, Sheidheda chante en boucle et Octavia tente d’apaiser les frustrations de Clarke, ce qui est un job parfaitement infaisable, mais bon.

La série prend au moins le temps de dire adieu à Bellamy comme il faut et, franchement, il faut qu’on m’explique à quel moment Octavia s’est changée pour mettre ce haut magnifique. Levitt finit par débarquer, faire un câlin à O et la libérer, de même que Clarke. Cette dernière décide de se servir de Sheidheda pour faire distraction, alors qu’elle s’occupe d’aller chercher Madi. Le pire, c’est que Sheidheda parvient à faire ce job et à survivre encore un beau moment, alors même qu’il fait face à des super soldats possédant des lasers.

Espérons qu’il soit mort, cette fois. En parallèle, Octavia, Levitt et Clarke retournent donc auprès de Madi, se préparant à une fusillade… pour mieux découvrir finalement que Madi est laissée là, sur la chaise. Alors qu’on la pense morte un quart de seconde, la réalité est plus cruelle quand il est révélé qu’elle est consciente, oui, mais incapable de bouger le moindre muscle – bon, elle doit bouger le cœur quand même, mais bon.

J’ai beaucoup aimé la torture que représente cette scène, surtout qu’Octavia est géniale à parler à part à Levitt pour savoir quoi annoncer comme diagnostic à Clarke ou quand elle arrive à expliquer en un regard à Levitt qu’il faut dire toute la vérité. Ben voilà, ils savent encore écrire leurs personnages finalement. Il était temps de retrouver la série, et dans cet épisode, ils amènent des situations vraiment cohérentes par rapport à leur personnage, je trouve.

Bon, après Clarke en arrive à envisager de tuer Madi quand on lui dit que c’est irréversible et Octavia comprend que c’est à elle de le faire, ce qui est d’autant plus douloureux qu’O a elle-même Hope et sait ce que c’est. Elle se propose donc de faire ce que Clarke ne peut se résoudre à faire. MAIS TU VAS RIEN FAIRE DU TOUT PUTAIN !

C’est trop. C’est beaucoup trop. Bellamy, c’était rigolo, mais Madi ? Je ne l’aimais pas beaucoup hein, mais cette manière de la tuer, en la laissant être consciente de ce qu’il se passe, de ses erreurs et enfermée dans un silence horrible avec des plans nous montrant Clarke en gros plan… Puis… On est dans The 100 les gars, OK, Levitt dit que ce n’est pas réparable, mais je sais pas, vous nous la foutez dans un caisson de cryogénisation et dans 200 ans vous la ressuscitez au top de sa forme, wesh.

Levitt interrompt au dernier moment cette exécution pleine d’amour et pro-euthanasie en révélant que ça y est Bill à son code et peut lancer la guerre et/ou le test qu’il désire temps. Plutôt que d’exécuter Madi, la priorité devient donc d’aller arrêter Bill et de ne pas le laisser gagner, avant de revenir auprès de Madi. J’imagine que l’idée est de laisser Madi partir une fois qu’elle saura ce qu’il est advenu de ce connard de Bill la laissant mourir sur sa chaise (cela dit, dans sa foi, c’est logique : Madi transcendera avec lui, tout simplement, son corps humain n’est jamais qu’un vaisseau inutile).

Octavia prend quand même la peine de vérifier auprès de Levitt qu’il est sûr de ce qu’il fait, et j’aime vraiment beaucoup ce ship. Ce n’était pas gagné, surtout dans cette saison. En tout cas, cette fin d’épisode nous amène là où on l’imaginait : Bill a le code, mais il a aussi Clarke et Octavia à ses trousses. Et ça, ça pue pour lui.

Moi, je suis content de cet épisode, parce que les personnages sont écrits intelligemment et que je les retrouve vraiment. Il était temps. C’est trop tard, hein, mais là, j’ai retrouvé la série que j’aimais et j’ai trouvé l’épisode très bien construit. Hâte de savoir ce qu’il en sera de la toute fin la semaine prochaine !

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The 100 – S07E14

Épisode 14 – A Sort of Homecoming – 15/20
Quand le cliché du personnage insupportable devient le personnage que j’apprécie le plus, c’est qu’il y a un problème. Il y a tant de problèmes avec cette saison… Pourtant, j’ai bien aimé l’épisode dans son ensemble. J’ai beaucoup de mal avec son début qui n’est pas spécialement crédible, mais il faut se diriger vers la fin malgré tout. Les acteurs sauvent les meubles, vraiment, mais à ce stade les scénaristes sont partis en vacances et ont confié l’écriture de la saison à une intelligence artificielle. Et pas celle de Becca, malheureusement.

> Saison 7


Spoilers

You ruined my life, just like you ruined your own.

Je n’ai absolument aucune idée de ce que je vais manger ce soir ou de quand je vais trouver le temps pour l’article du jour, mais j’ai tout de même des priorités dans la vie, et The 100 en reste une malgré la médiocrité de la saison. C’est encore pire de revoir le résumé de l’épisode précédent avec Bellamy qui semble tomber très mal, un peu comme une crêpe. Désolé, c’est l’idée que j’ai eue, vraiment.

Après un nouveau détour par les plans dégueulasses de Clarke entre deux mondes, nous la retrouvons en train de débarquer… dans le bunker de Second Dawn. AH ? Les voilà de retour sur Terre. Ah ben ça alors. Si j’en suis surpris, c’est uniquement parce que la saison 7 a réussi l’impossible : je me suis désintéressé de cette histoire que j’adorais.

Clarke et l’ensemble de nous héros retrouvent Gaia, qui est encore en vie. Alléluia. 200 ans de voyage dans le temps pour ça, franchement ? Allez, c’est marrant à voir. Gaia est là depuis quelques jours, mais elle est heureuse sur Terre. Si elle est là, c’est parce qu’en se fermant, le portail renvoie tout le monde sur sa planète d’origine. Elle est rapidement venue à bout de l’homme qui s’en était pris à elle, et voilà pour ce personnage. Ooookay.

Clarke ne perd pas encore le Nord et demande des nouvelles d’Echo et Octavia, immédiatement. Ben oui, pourquoi annoncer la mort de Bellamy tout de suite quand on peut chercher celles qui lui en voudront à mort de sa décision.

Elles sont bien là, évidemment, mais j’en oublie un détail important, tout de même : une fois Clarke présente dans le bunker, Bill se barre en utilisant une petite pilule qui le retéléporte à Bardo. Vous croyez pas qu’ils auraient pu donner ça à Hope la saison précédente plutôt que de poignarder Octavia comme ça ?

Contre toute attente, cet épisode est l’occasion de revenir à la surface de la Terre et de découvrir que la Terre est… de nouveau verte et couverte d’arbres. Pardon ? Cette condamnation à mort de nos héros par Bill ne l’était donc pas. C’est mieux que tout, même, avec Jackson retrouvant Miller et tout le monde retrouvant tout le monde. Il manque toutefois Bellamy, et Clarke, à l’écart, est forcée d’annoncer son sort à tout le monde.

Comme ça ne suffit pas, elle annonce aussi qu’elle est celle qui a mis fin à ses jours. Sérieusement ? La série ne nous laisse pas vraiment le temps de souffler et d’apprécier ce retour dans les forêts luxuriantes qui faisaient le charme de la série. Tant mieux : avec plus de temps, on se rendrait compte à quel point c’est faible comme écriture. À quoi bon faire un voyage de 200 ans quand il aurait suffi de dormir sur place ? Rah, c’est frustrant !

Clarke a donc tué Bellamy et l’annonce à tout le monde, dans ce qui est censé être un grand moment pour la série. La scène est super bien jouée, mais Clarke a bien du mal à expliquer ce qu’elle a fait, parce que toute sa logique n’a pas de sens. Les scénaristes tentent de justifier son acte, certes, mais ce n’est pas du tout crédible et cohérent.

Pourtant, Octavia lui pardonne aussitôt, lui faisant même un câlin. Elle a bien vu que son frère déconnait sec… mais tout de même !! On est loin, on est très loin d’un développement logique de cette intrigue. Tout le monde fait son deuil tellement rapidement ! Raven ou Emori n’ont pas une réplique, Murphy a juste un « mais il était en vie wesh ? » et Echo pardonne à son tour parce que Bell était perdu depuis longtemps. Hein ?

Non, mais attendez, mais pardon, mais non. Octavia et Echo sans le moindre désir de revanche ? Sont-ils sérieusement sérieux ? Et PUTAIN, d’où il y a des arbres sur la Terre ? Est-ce qu’on se fout royalement de notre gueule ? Oui. Six ans d’écriture parfaite pour arriver à ça ? Je sais bien qu’ils voulaient se débarrasser de Bellamy, mais tout de même, il y a des manières de faire. Plus j’y pense, plus ça m’énerve.

Tellement de questions n’ont pas de réponse, en plus. Genre, pourquoi ils décident tous de faire leur réunion de QG dans l’ancien bunker alors que l’air est respirable et qu’ils ont une jolie tente en extérieur ? D’où vient cette putain de tente, d’ailleurs ? Ca leur manque tant que ça, les ruines de Polis ? Si c’est ça, on a aperçu la tour, au loin. Heureusement qu’il y a encore Octavia pour être maligne et refuser de se rendre dans le bunker. La Terre, c’est cool en surface aussi, vu qu’il n’y a plus de radiations apparemment. Bon, il y a des arbres, mais il n’y a pas de bouffe, ce qui est un peu con, mais à part ça, on dirait bien que nos héros obtiennent enfin la paix méritée. Ou pas méritée, remarquez.

Raven a tout de même le casque de l’homme tué par Gaia et elle l’utilise pour localiser la pierre de téléportation. Pendant tout ce temps, Gaia avait donc un moyen de revenir à Sanctum sans l’utiliser, alors que les autres prisonniers ont tenté de le faire uniquement avec les casques fournis par Bill, qui d’après Raven qui n’y a même pas jeté un œil étaient trafiqués. Pff.

Bien évidemment, sans en parler à personne avant, Clarke décide aussitôt de détruire le casque qui pourrait tous leur sauver la vie. Elle préfère mourir à la maison, aka la Terre, et personne ne lui tient tête… mais enfin ? Mais où sont passés tous les personnages brillants et super bien écrits ?

Pendant ce temps, ce bâtard de Sheidheda est encore en vie, bien évidemment. Personne n’a envie de le revoir, on a fait le tour du personnage trois fois, mais il est encore là. Et il est soigné par Bill sur Bardo, où il est interrogé à propos du carnet de dessins de Madi. Putain, Clarke, mais tu ne sers à rien. Même pas foutu de tuer Bell pour quelque chose d’utilse. Comment elle a pu le tuer pour ça ? Comment sur Terre personne ne peut penser à faire la moindre cérémonie d’adieu ou au moins annoncer que son combat est fini ??? Putain de merde, désolé pour les injures et les grossièretés, mais considérez que ma critique est moins grossière que l’épisode qui est un doigt d’honneur géant à Bellamy, s’il vous plaît.

Bon, les deux méchants de la saison ne m’intéressent guère et nous parlent encore une fois de la dernière guerre et de la possible destruction de l’humanité, avant que Sheidheda déclare que Madi est celle qui a dessiné le carnet que Bill est en train de consulter. Il comprend qu’elle est la clé qu’il cherche et veut récupérer, donc il se met aussitôt en chemin. Malheureusement pour nos héros, Sheidheda passe aussitôt un marché pour être celui qui irait récupérer Madi. Ben oui, envoyer les hommes de Bill, c’est risqué : ils pourraient tuer Madi par accident dans le processus. Allons bon, Sheidheda négocie tellement facilement sa liberté…

Sur Terre, le couple Jackson et Miller recommencent à passer du bon temps comme si de rien n’était, parce qu’ils ont encore leur chambre et des bougies… OK, ça fait plaisir de les revoir ensemble, mais ce couple était sorti de nulle part et maintenant on nous parle de ses débuts dans une tente ? Euuh ? Miller était encore avec son ex copain disparu de la surface de la Terre (Bryan) quand ils étaient sous des tentes, non ?

Bon. Jackson est convaincu que Clarke a raison de dire qu’ils sont bien sur Terre et tout le monde reprend vite goût à la vie sur Terre, apparemment. La visite du bunker fait plaisir à Niylah qui peut retrouver ses réserves d’alcool. Elle paraît prendre cent ans d’un coup en buvant cette ancienne recette de Monty, mais bon… La recette est centenaire elle aussi, après tout. Jordan y goûte avec nostalgie, avant de partager ça avec Hope. Oh bordel, ce ship tout pourri et prévisible à mille kilomètres. On peut en revenir à Jackson et Miller ? Non ?

Contre toute attente, la seule personne énervée contre Clarke est finalement Madi. Non mais dans quel monde le personnage de l’adolescente insupportable est le personnage le plus kiffant de la série ? Elle reproche à Clarke d’avoir pris une fois de plus des décisions pour elle, mais aussi d’avoir tué Bellamy. MERCI. C’est plutôt sympa, tout de même, d’avoir une adolescente rebelle face à Clarke qui déconne à fond les ballons. Par contre, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : Madi reste une ado imblairable qui reproche des trucs nazes à sa « mère », notamment le fait qu’elle ne puisse plus voir ses amis de Sanctum. Bon, je la comprends, elle ne trouvera pas l’amour dans les survivants qu’il reste sur Terre, là.

De son côté, Raven réussit à remettre le courant dans le bunker – après 200 ans, c’est la classe – et suit aveuglément Clarke, mais tout ça, c’était sans compter sur nos cafards préférés. Emori et Murphy ont pris goût au pouvoir, et ils veulent bien retourner chercher les fidèles sujets qu’ils ont laissés derrière eux à Sanctum. En même temps, c’est logique, surtout que bon, il n’y a pas de bouffe dans le bunker et ils ne doivent pas être prêts à tenter le cannibalisme, eux.

Ce sont finalement Emori et Murphy qui paraissent les plus tristes de la mort de Bellamy. À la surface, Octavia nous fait une rapide prière, mais ce n’est pas glorieux. Elle la tient de Lincoln, ce qu’Indra remarque bien, alors qu’elle était juste là pour tenir compagnie à O. Cette dernière ne veut pas redescendre dans le bunker, alors Indra non plus. OK.

Elle s’inquiète pour sa Bloodreina et c’est mignon à voir, surtout qu’elle a bien percuté qu’Octavia a eu dix ans pour faire la paix avec elle-même et qu’il suffit d’un retour dans le bunker pour que tout change en elle. J’aurais aimé voir la scène où elle arrivait sur Terre et dans le Bunker, ça devait être un sacré moment pour le personnage. Bon, il suffit de quelques mots pour qu’Indra parvienne à ramener Octavia dans le bunker.

C’est plutôt efficace de la voir venir affronter ses démons et d’avoir quelques flashbacks, même si, vraiment, Bellamy va manquer à vie et que la paix en Octavia est trouvée trop rapidement. Au moins, lui, les personnages le regrettent. Pas comme Diyoza. Comment ça, tout le monde a oublié Diyoza ?

Pendant qu’Octavia affronte son passé douloureusement, Indra retrouve une Gaia fière de sa mère et le trio est ainsi le premier au courant de la réouverture du portail avec l’arrivée de Sheidheda. Oh, elles ne savent pas qu’il s’agit de Sheidheda : le portail s’ouvre et se referme, ce qui permet à Indra de deviner que quelqu’un d’invisible est arrivé. Le premier instinct est d’aller prévenir Clarke pour protéger Madi. Soit.

Indra refuse d’abandonner Gaia bien sûr, et c’est donc Octavia qui se rend prévenir Clarke et Madi du danger. Euh ? Elles savent que quelqu’un d’invisible est dans le bunker et leur premier réflexe est d’emmener celui-ci directement dans la chambre de Clarke et Madi ? Que ce soit le premier réflexe, d’accord, mais elles ne peuvent pas juste, genre, réfléchir ? Il n’a qu’à suivre O… C’est ridicule. Et comment est-il possible qu’Octavia, guerrière de toujours, ne se rende pas compte qu’un type est en train de la suivre ? Où sont les scénaristes bordel ?

Heureusement, Madi n’y est pas, préférant s’éloigner de Clarke et rejoindre Gabriel faisant du piano ou Jordan et Hope, bourrés, en train de flirter comme des prépubères. C’est pourtant Madi la prépubère de l’affaire. Le plus drôle est encore que Niylah est totalement bourrée, au point de vomir dans un coin de la salle. Madi commence alors une leçon de piano avec Gabriel, alors que Niylah se rend auprès d’Echo, partie se coucher dès le début de l’épisode, pour faire son deuil.

La scène entre ces deux-là est sympathique, surtout qu’Echo revient sur son vrai prénom et le fait qu’elle n’a jamais réussi à donner son vrai prénom à Bellamy avant sa mort. Ah oui, rappelez-nous qu’il est mort comme une merde, quelle merveilleuse idée ! Bizarrement, Niylah est alors le personnage le plus développé de la saison quand on apprend qu’elle était, par son sang, à la fois Trikkru et Azgeda. Je crois que personne d’autre n’a été si développé cette saison, si ?

Ah, si, peut-être Hope. Elle rencontre ainsi Murphy qui essaie de s’occuper d’elle, avant qu’elle ne soit finalement abandonnée dans les bras de Jordan. Pff. Rendez-moi Bellamy, ce ship n’a vraiment aucune saveur. Comme les recherches de Madi dans tout le bunker continuent, Clarke débarque donc au milieu de cette scène choupinette et Hope finit par expliquer à tout le monde où est Madi, alors que Raven est grillée par Clarke à être en train de réparer le casque cassé plus tôt. Ce n’est pas grave : Clarke a désormais envie de le réparer pour trouver de quoi retourner à Sanctum pour protéger Madi en s’armant jusqu’aux dents. Euh… Elle pouvait facilement le prévoir bien vite, non ?

Sheidheda apprend donc facilement la localisation de Madi et s’attaque à nos héros qu’il enferme dans la pièce où ils sont parce que, apparemment, il sait se rendre dans la salle où est Madi. Admettons, les souvenirs de la flamme, tout ça, tout ça. Il n’a aucun mal à retrouver Madi en pleine leçon de piano avec Gabriel. Ce dernier n’a pas spécialement de bol et se fait transpercer par une lame de Sheidheda, qui annonce ainsi sa présence. Ah, c’était bien joué, ça, la surprise a fonctionné quand bien même c’était prévisible. J’étais trop occupé à prendre des notes pour me plaindre.

Sheidheda révèle rapidement son visage à Madi, avant de lui expliquer qu’il n’a pas l’intention d’utiliser ni l’option A, une pilule pour ramener Madi à Bardo, ni l’option B, un couteau pour la planter comme Octavia par Hope en fin de saison précédente. Il veut l’option C : tuer Madi, par soif de pouvoir, règne et… euh ? Tu vas régner sur quoi, mec ??

Gabriel parvient à sauver Madi d’un coup mortel certain après trop de blabla de Sheidheda – faut toujours que les malins blablatent – et Madi réussit heureusement à retomber sur Gaia et Indra, qui la protègent aussitôt. Madi est tellement discrète à hurler que Sheidheda n’a aucun mal à les retrouver. On repart donc sur le combat d’il y a quelques épisodes, que Sheidheda perd bien entendu, ne faisant pas le poids face à Indra et Gaia.

Une fois de plus, Indra ne parvient pas à le tuer, puisqu’il utilise le même genre de dague que Hope en fin de saison précédente pour retourner à Bardo, alors qu’Indra allait lui porter le coup mortel. Dommage. En parallèle et grâce à Murphy, nos héros n’ont aucun mal à sortir de la salle où ils étaient prisonniers.

Sheidheda a toutefois laissé des traces de son passage, à commencer par Gabriel, qu’il a replanté quelques fois pour faire bonne mesure. J’ai bien ri au moment des coups de couteau d’ailleurs, j’ai trouvé l’effet comique, allez comprendre pourquoi. Si je suis honnête, tout ce dernier acte de l’épisode a remonté le niveau à mes yeux toutefois, et j’étais de nouveau à fond dans ce que j’étais en train de regarder.

Je les avais oubliés, mais Jackson et Miller redébarquent à point nommé pour que Jackson puisse tenter de sauver Gabriel, qui préfère de son côté mourir, parce qu’il a vécu son temps. Alors, certes, mais c’est un suicide étrange tout de même. Tout ça est bien beau, mais c’est le bordel. Pendant qu’une partie du groupe fait le deuil de Gabriel pas encore mort, Madi décide d’expliquer à Clarke qu’elle ne veut pas qu’elle prenne une nouvelle décision pour elle. En bonne adolescente casse entrejambe, elle décide de prendre les pilules la menant à Bardo, parce qu’elle ne veut plus que personne ne meure pour elle, trop affectée qu’elle est par la mort de Gabriel. Clarke s’y refuse évidemment, mais détourne son regard de son adolescente pour se consacrer à dire adieu à Gaby – moi, j’aurais pu sauver Gabriel facilement en lui donnant les pilules que Madi n’a pas le droit de prendre, mais bon. Les scénaristes préfèrent donner à Gabriel une bien meilleure mort qu’à Bellamy.

Sérieusement. Tout le monde est réuni autour de lui, Hope est en larmes (bon, ils ont passé cinq ans ensemble, on va dire) et il a de vrais adieux. Il s’en tire mieux que Bell, vraiment, mais aussi mieux que Diyoza. ALORS QUE TOUT LE MONDE S’EN FOUT DE GABRIEL. Franchement !

Evidemment, Madi s’est enfuie par la ventilation – merci Niylah de lui avoir montré ça – pendant que tout le monde pleurait Gabriel. Elle est retournée bien vite auprès de Gaia et Indra, qui ne risquaient pas de deviner les nouvelles intentions de la gamine. En effet, Madi prend la décision de s’autopoignarder avec la même dague que Sheidheda.

Il a laissé la dague derrière lui, oui, et ce n’est apparemment pas à usage unique. Oh, Madi prend le temps d’un au revoir à Clarke et pouf, elle disparaît. Le portail se rouvre quasiment aussitôt – une histoire de décalage temporel, encore ? – et une bombe est balancé l’air de rien dans le bunker. On note que personne ne tente de traverser le portail qui les ramènerait à Bardo où se trouve Madi, hein. Ce fut un gros non personnel de voir Miller tenter de se sacrifier. Finalement, il sauve tout le monde en sortant la bombe de la pièce où ils sont tous, mais ce n’est que le début d’une misère bien plus grande, avec un effondrement d’une partie du bunker, dans lequel se trouvent encore Raven, Niylah, Echo, Emori et Murphy. Le dernier plan de l’épisode est excellent en son genre, avec le couple Memori violemment séparé par l’effondrement du toit du niveau dans lequel ils sont. Putain, c’est odieux de nous faire ce cliffhanger. PAS. CE. COUPLE.

Vraiment, cette saison… L’épisode aura été hyper mauvais sur plein d’aspects, mais il termine plutôt bien. J’imagine qu’ils vont encore nous tuer des personnages la semaine prochaine. On n’est plus à ça près. Bordel, ils ont tué Bellamy comme une merde. J’aurais préféré qu’il meure dans son explosion ou dès le premier épisode si c’était pour faire ça. Bref. Je suis partagé. Mon amour de la série et des acteurs qui jouent toujours bien est encore là, mais il est mis à rude épreuve.

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The 100 – S07E13

Épisode 13 – Blood Giant – 18/20
Ah bon d’accord, je ne m’attendais pas à un épisode aussi riche en rebondissements et situations complètement éclatées après deux semaines de pause. J’avais oublié que la saison touchait à sa fin, et la série avec. Une fois de plus, une chose est sûre : ça ne plaira pas à la majorité des fans, comme toujours avec cette série. Mais là, vraiment, cette saison semble piétinée en quelques instants, et une bonne partie de la série aussi. C’est fou. J’ai aimé quand même, parce que les performances sont magistrales !

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Spoilers

So much for together

Oh la, heureusement qu’il y avait un résumé de l’épisode précédent, parce que je dois bien avouer que si j’avais hâte de découvrir cet épisode, j’ai la mémoire courte également. C’est bien la peine d’avoir été à fond pendant six ans et de tout zapper de la saison en cours en deux semaines. Mais quelles deux semaines, aussi.

Bref, on reprend sur le cliffhanger du précédent épisode. Clarke et Raven n’arrivent pas seules finalement, et c’est tant mieux. Des guerriers invisibles accompagnent tout ce petit monde, et c’est exactement ce que j’en attendais : ils n’hésitent pas à nous buter toute la garde rapprochée de Sheidheda, qui ne fait pas long feu n’en déplaise au Commander. C’était assez jouissif de voir Bill débarquer comme ça à Sanctum. Il vient de se gagner un milliard de points de sympathie, et il en avait tellement peu avant qu’il était temps !

Il est l’heure pour tout le monde de découvrir que Gaia n’est pas là et de libérer Murphy, mais pas Indra. Ouep, elle était du côté de Sheidheda après tout. Heureusement, Indra avait la bonne idée de ne pas être armée. Elle est donc laissée sauve, contrairement à toute la garde rapprochée de Sheidheda qui meurt bien vite, à coups de laser.

Cet imbécile de Sheidheda pense pouvoir s’en prendre à Bill, mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Il est bien protégé par bien des soldats qui n’hésitent pas à poignarder notre Sheidheda tout puissant. Ce fut rapide, ça, comme destitution. C’était bien la peine de nous prendre la tête toute la saison avec… Aussi inutile qu’espéré ! Par contre, toujours pas de vraie explication claire sur la chronologie improbable, mais je n’en attends plus, je crois !

C’est tout le contraire pour Murphy, qui essaie de comprendre un peu mieux ce qui arrive à Bellamy, et c’est clair qu’il y a de quoi se demander ce qui lui est arrivé. Il a clairement changé de camp, et Murphy le devine vite. En tout cas, ça me fait plaisir de retrouver tout ce monde-là sur la même planète ! Plus que quelques prisonniers, et hop…

Clarke découvre donc que sa fille est dans le réacteur, et ça lui donne encore plus envie de se débarrasser de Bill bien rapidement. Pour cela, Clarke se retrouve à devoir partir seule, même si ça n’a aucun sens stratégique de la part de Bill. Je peux comprendre qu’il ne souhaite pas marcher, mais de là à laisser Clarke seule ? On va dire qu’il ne veut pas qu’elle s’arme avec des alliés, allez. Il la débarrasse donc de l’aide de Raven et Murphy, qui voulaient pourtant aider (ou juste rentrer chez eux, allez savoir !).

Clarke part seule… Par contre, on m’explique pourquoi Raven semble si sûre d’elle d’un coup ? Si habituée aux soldats invisibles ? Je veux bien qu’elle aime les tenues… mais tout de même, c’est bizarre, elle n’a pas eu le temps de vraiment s’habituer aux hommes invisibles. Qu’à cela ne tienne, j’étais heureux de la retrouver avec Murphy, surtout quand il s’agissait de critiquer Bellamy et sa tenue dégueulasse.

Raven cherche malgré tout à comprendre ce qui est arrivé à Bellamy, toujours aussi sûr de lui malgré la prise d’otage en cours pour Octavia et Echo, dont nous n’avons pas de nouvelles. Génial. Bellamy a de quoi être sûr, en même temps, puisqu’il gagne rapidement la confiance de Bill qui se met à le consacrer en bras droit. Tout ça n’a aucun sens… et pourtant, c’est ce qu’il se passe. Admettons. Je vais me concentrer sur le positif, c’est-à-dire Murphy.

Pendant ce temps, c’est Gabriel qui est chargé de s’occuper de sauver Sheidheda, et il le fait en essayant de savoir si Russel a souffert de sa mort. La scène était plutôt marrante et intéressante à la fois, parce qu’il y a un passif avec Russel et parce que Sheidheda est ligoté avec… Indra. Aha. Quel beau duo de prisonniers !

Il était alors temps pour tout ce petit monde d’être à nouveau sous l’influence du fameux soleil rouge. Je l’avais oublié, lui, tiens. J’avais aussi oublié Joséphine, mais je suis si heureux de la retrouver ! Elle apparaît à Gabriel qui hallucine en la voyant, comme toujours, et ça fait une bonne intrigue, je trouve.

Loin de tout ça, enfin, pas si loin d’ailleurs, Madi s’ennuie dans son réacteur avec Emori et quelques autres fans de Murphy qui sont encore plus fans que moi. Ils sont ainsi persuadés qu’il va les sauver alors que… euh, il a d’autres chats à fouetter Murphy !

L’alerte au soleil rouge de Sanctum qui finit inévitablement par arriver retentit et change tout pour eux, cependant. Les gardes s’énervent en effet et tentent de pénétrer dans le réacteur, où personne n’a trop envie de voir les toxines du soleil s’infiltrer dès que la porte sera ouverte. Pour ne rien arranger, Nikki se libère de ses liens et fait pression sur tout ce petit monde pour se barrer au plus vite.

Emori finit par avoir une idée brillante et n’écoute pas le bluff de Nikki. Elle décide alors de contourner les boucliers de Sanctum et de couper le courant. C’est plutôt cool comme idée, sauf que ce n’est pas prendre en compte toute la situation, qu’elle ne connaît pas. Nikki est rapidement neutralisée par le futur copain de Madi. A l’extérieur, alors que l’alarme retentit et que les boucliers de Sanctum, protégeant des insectes, sont désactivés, Raven veut aussitôt réactiver les boucliers avant l’arrivée des insectes tueurs. Ma foi, voilà un épisode qui part dans l’action et tire profit de la mythologie complexe de la série. Tant mieux !!

D’ailleurs, Gabriel, lui, continue d’être hanté par Joséphine, ce qui était plutôt drôle. Il cherche bien sûr des antitoxines, mais il est intéressant de le voir être aidé par Jackson, qui récupère la seule dose d’antitoxine tellement Gabriel aime voir Joséphine. Allez, je le comprends… mais ça ne doit pas être évident pour Jackson de se retrouver à faire confiance à Gabriel parlant tout seul. Il n’a pas vraiment le choix de lui faire confiance après, parce qu’il espère bien qu’il lui dise la vérité concernant la survie de Miller.

Dans tout ça, les scénaristes profitent de cette intrigue pour que Joséphine donne de bonnes idées à Gabriel. Elle lui permet d’avoir son propre complexe de supériorité puissance 1000, en lui expliquant comment faire pour être le sauveur de l’humanité. Il a les moyens de recréer ce qu’il faut de la Flamme pour passer le test sauvant l’humanité. Ben voyons, il n’a pas la lumière à tous les étages, lui !

A l’extérieur du réacteur, les insectes s’attaquent aux hommes qui voulaient entrer dans le réacteur, et ça calme forcément les méchants qui se retrouvent à l’état de cadavres, je crois bien. Bizarrement, quand Bellamy, Bill, Murphy et Raven débarquent, par contre, il n’y a plus vraiment de menace d’insectes. Rapidement, Clarke parvient à retrouver Bellamy et le reste des héros, avec en plus des doses d’antitoxines, parce qu’il n’y en a plus au palais, mais il y en avait dans sa maison (un joli lieu totalement oublié, finalement !). Tout le monde peut donc être immunisé bien rapidement, et c’est dommage que la série se précipite comme ça… Le premier épisode soleil rouge était bien meilleur, là, ça ne laisse qu’un avant-goût.

En parlant de se précipiter, les portes du réacteur sont rapidement ouvertes par un coup de laser et j’ai eu bien peur qu’Emori nous tue Murphy qui se pointe dans le réacteur sans le moindre avertissement. Sérieusement, qui fait ça ? Evidemment qu’elle est armée ! Emori est finalement heureuse de retrouver Murphy, mais aussi Raven, qui est elle moins ravie d’être là où elle a tant de mauvais souvenirs. Il est aussi temps pour Madi de rencontrer Bill et pour Clarke de faire face à ce que je pensais être un bluff – on note que les retrouvailles Madi/Clarke sont hyper rapides et bâclées. Pas de bluff de la part de Clarke : elle a apparemment eu le temps de faire son aller-retour chez elle, avec non seulement l’antitoxine nécessaire, mais aussi la Flamme. Ben mince. Elle donne donc la Flamme à Bill, mais c’est une idée horrible.

Madi en a conscience et l’avertit discrètement, parce qu’elle a des souvenirs de la Flamme, ce qui inquiète Clarke qui lui demande de se taire. Emori est aussi ravie de retrouver Bellamy, mais la pause découvre bien vite, à ses dépens, son changement d’attitude. La pauvre. Ces retrouvailles peu appréciables font que tout ce petit monde laisse Raven seule à remettre en marche les boucliers, ce qui est la pire des idées, puisque rapidement, elle se trouve confrontée à Nikki. Allez, c’est chouette, parce que ça permet à Raven de confesser et reconnaître son crime, pour de vrai. Nikki peut enfin faire son deuil, Raven avancer en tant que personnage de manière plus cohérente que lors des épisodes précédents, et la vengeance de Nikki aurait eu plus de poids il y a quelques épisodes. Depuis, Raven est très heureuse, alors bon…

C’était rigolo de voir Nikki sortir de la salle du réacteur et nous inquiéter aussitôt Clarke, Murphy et Emori, retrouvant finalement Raven en un seul morceau. Enfin, physiquement, elle est en un seul morceau. Dans son petit cœur, c’est autre chose… La scène était touchante, et ça fait plaisir de retrouver les personnages au cœur de l’épisode, pour une fois.

Dans le palais, pas d’antitoxines ! Et les toxines du soleil rouge frappent toutefois de plus en plus forts, avec des hallucinations pour nos prisonniers. À côté de Sheidheda, ce n’est pas glorieux… Mais bon. Forcément, comme il est attaché juste à côté d’Indra, les deux se retrouvent à devoir faire équipe pour tenter de s’évader.

C’est super efficace, avec même Sheidheda qui sauve de justesse la vie d’Indra, décapitant un soldat invisible derrière elle. Normal. J’ai adoré cette scène, même si je m’attendais vraiment à devoir dire adieu à Indra cette fois. Apparemment, les scénaristes ne sont pas prêts à se débarrasser de quelqu’un cette saison, parce que même Diyoza qui est morte est totalement oubliée par le monde entier. En même temps, elle n’était pas très investie à Sanctum la pauvre.

Indra survit donc et est rejoint par Gabriel (Joséphine sur le trône !) et Jackson. Ils sont totalement blasés par la situation et pas bien inquiets de voir la salle du trône toujours aussi remplie de cadavres. Ah je vous le dis, les prix de l’immobilier vont chuter à Sanctum.

Indra décide alors de ne pas tuer Sheidheda, n’ayant rien appris de ses erreurs passées. Elle veut le laisser souffrir, d’accord… mais on a connu mieux, tout de même. Bill débarque alors pour mieux découvrir une Indra énervée de ne pas savoir où est Gaia. La pauvre… Tout le monde s’en fout ! Tout le monde s’en fout aussi de Sheidheda, apparemment, ou des toxines rouges encore en Indra, ou des disciples qu’Indra vient de tuer.

Même Bill s’en contrefout, préférant se concentrer sur la Flamme que Gabriel promet de réparer grâce à une machine capable de restaurer les souvenirs de Becca Franco. Grâce à ça, la dernière guerre pourra commencer. Ou pas. Gabriel pète un câble soudainement en entendant Joséphine lui dire de se proposer en tant que Sang Noir pouvant récupérer la Flamme et il décide… de détruire la Flamme. Ben, sympathique ces hallucinations et ces rebondissements constants !

Bellamy comprend alors qu’il est celui qui doit aider Gabriel à se calmer, mais c’est trop tard de toute manière : la Flamme n’est plus, une fois de plus, et Bill perd tout pouvoir. Par exemple, Clarke n’hésite pas à tuer le remplaçant prévu d’Anders, le meilleur pote de Bellamy, lorsque celui-ci tente de s’en prendre à Gabriel. Oups. That escalated quickly. Clarke reprend le contrôle de la situation bien rapidement et c’est très jouissif de la voir pointer Bill avec un flingue sorti d’on ne sait trop où. Elle a eu le temps d’en récupérer un à plein de moments de l’épisode, après tout.

Clarke décide alors de faire du chantage : pour laisser Bill en vie, elle a besoin de savoir où est la planète où se trouve ses amis, à laquelle Raven n’arrive pas à accéder. Clarke se débarrasse aussi de Bellamy au passage, parce qu’il a fait son choix et mérite de rester sur Sanctum selon elle. C’est bien dommage… J’imagine que ça lui fera encore un épisode de pause la semaine prochaine.

Tout le monde se barre un à un vers la planète où se trouvent Hope, Echo, Octavia, Miller et d’autres, mais à force, on oublie. Bill aussi est forcé de changer de planète… mais avant que Clarke ne traverse le portail, elle entend Sheidheda, encore en vie apparemment, proposer un ultime marché à Bellamy. Il souhaite qu’on lui sauve la vie, et en échange, il pourra récupérer des informations bien précieuses… un livre… le carnet de dessins de Madi.

Comprenant que Madi est en danger, Clarke fait aussitôt demi-tour et j’ai deviné vers quoi on se dirigeait sans trop y croire. Quelle tension. C’est allé bien trop vite. Les émotions sont fortes, mais j’ai eu du mal à accrocher à cet ultime rebondissement. Heureusement que les acteurs sont si géniaux, parce que les scénaristes nous font le pied de nez ultime à sept ans de ship. En effet, Bellamy a tellement perdu pied qu’il décide de donner le carnet de dessins aux hommes de Bill… sauf que ce carnet de dessin met en danger Madi.

Il le fait parce qu’il est persuadé que, malgré ses menaces répétées, Clarke n’osera jamais lui tirer dessus. Ben, c’est pourtant ce qu’elle fait après une ultime confrontation riche en émotions et des chantages, et des tentatives de ramener Bellamy à la raison, là où c’est impossible. Impossible, vraiment. Clarke lui tire donc dessus et tue Bellamy. Ouep. Vous avez bien lu ça, vous qui avez arrêté de regarder la série pour plutôt lire mes critiques. Sept ans de ship, et c’est Clarke qui tue Bellamy de sang-froid, pour un carnet de croquis.

En plus, le pont vers l’autre planète se refermant, Clarke prend la décision de ne pas récupérer le carnet de dessin. « Elle l’a tué pour rien en plus cette bitch ??! » est la réflexion que je me suis faite en entendant les sanglots de Clarke abandonnant le carnet de dessins derrière elle, avec d’autres hommes de Bill qui ont entendu son échange avec Bell. Tout ça pour ça. Bon. Il n’y a plus qu’à devenir croyant et espérer une résurrection miracle de Bellamy sur ce coup-là, parce que je n’arrive pas à croire le destin qu’ils offrent à ce personnage. Une trahison, zéro rédemption et un arc qui se conclue de la pire des manières ? Soit ils se vengent de l’acteur qui a demandé à être moins présent pour gérer sa dépression, soit les derniers épisodes vont partir en cacahuète.

Et quand je pense que plus haut, je disais qu’ils n’osaient pas tuer qui que ce soit.

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The 100 – S07E12

Épisode 12 – The Stranger – 16/20
Je ne sais plus trop quoi penser à ce stade. L’avantage, c’est qu’il se passe toujours plein de choses dans chaque épisode, donc on n’a pas trop le temps de s’ennuyer et les intrigues bougent bien. L’inconvénient, c’est que tout ne me paraît pas limpide et cohérent dans les éléments mis en scène avec cet épisode. Il y a des décalages et des problèmes de plus en plus fréquents dans la construction de cette saison, et c’est dommage. Le tout recommence à faire la part belle à certains personnages, heureusement.

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Spoilers

It’s as ridiculous as the clothes you’re wearing.

La semaine est passée bien vite, mais c’est normal : j’ai vu cet épisode avec du retard la semaine dernière et j’étais en vacances. Malgré toute ma déception de l’épisode précédent qui a bousillé sept saisons de construction du personnage de Bellamy en 40 minutes, me revoilà devant la série pour assister à son retour auprès de Clarke et des autres. Concrètement, comme pour tout le reste de la saison, je regrette que les scénaristes passent les rebondissements et l’intrigue avant les personnages, alors qu’ils savaient faire mieux les saisons précédentes – et alors que c’est justement l’inverse qui fonctionne le mieux (l’évolution des personnages devrait permettre les rebondissements et l’intrigue).

L’épisode recommence à Sanctum avec Emori et Murphy forcés de s’agenouiller devant le nouveau Commander. Pourquoi pas ? Autant leur move de survivants n’est pas trop étonnant et fait plaisir à voir, autant découvrir qu’Indra est désormais parmi les hommes de Sheidheda, ça n’a aucun sens. Mais genre vraiment aucun. Qu’est-ce qu’elle fout encore en vie après tout ça ?

Bon, admettons, les scénaristes ne voulaient pas s’en débarrasser… Du côté des prisonniers un temps sous les ordres de Diyoza, pas de sacrifice à déplorer non plus. En revanche, du côté des enfants de Gabriel, j’ai le plaisir de vous annoncer le décès d’absolument tout le monde. Si je suis un peu triste pour Nelson qui a une fin bien jolie, j’aime ce move de la part des scénaristes. Il était temps de se débarrasser une fois pour toute de ce groupe qui empêchait la saison de tourner en rond, et j’aurais préféré que ça se fasse avant.

Nelson refuse de s’agenouiller et j’ai aimé le voir refuser jusqu’au bout, y compris lorsque tous ses hommes étaient morts. C’est dommage pour nos héros de perdre un allié, mais c’est bien pour la saison. Par contre, Sheidheda est sacrément débile. Tuer Nelson en premier lui aurait permis de récupérer des hommes, mais bon.

Il ne reste plus qu’à faire le ménage des nombreux cadavres pour constater que Madi et un certain nombre de Trikru ne sont toujours pas retrouvés. Ce n’est pas bien surprenant, contrairement aux actions d’Indra qui continue de bosser pour Sheidheda et à faire le ménage, en étant triste pour Nelson mais aussi en sauvant comme elle peut les survivants jouant les morts. Forcément.

Elle est un peu dépitée de voir Sheidheda continuer de poursuivre Madi pour la tuer, mais elle ne peut pas faire grand-chose pour autant, surtout qu’il a trouvé le carnet de dessin de Madi confirmant qu’elle a bien eu la Flamme.

Sans trop de surprise, il y a pas mal de dissidence dans les rangs de Sheidheda. Murphy s’arrange donc pour fournir des provisions aux réfugiés de Madi. Enfin, des provisions… Des médicaments, surtout, pas de bouffe. Il les convainc au passage de ne surtout pas s’agenouiller devant Sheidheda avant de passer un peu de bon temps avec Emori, le seul château dont il a besoin. Si c’est pas mignon, tout ça. Malheureusement, ils sont interrompus dans leur moment de folie au lit par Indra leur ramenant un jeune survivant des Enfants de Gabriel pour qu’ils le planquent. Que font Emori et Murphy ? Ils l’emmènent directement auprès de Madi.

Quelle bande de boulets ! Alors que tout le monde félicite Murphy de son action de résistance, moi je note surtout qu’il n’y a qu’un seul survivant et que ça pourrait tout à fait être un piège de Sheidheda. Ce n’est apparemment pas le cas cela dit, puisque le but est plutôt de nous montrer que Nikki suit Indra. La mise en scène fait que l’on s’en doutait fortement, mais je trouve gros la manière dont Nikki réussit à faire plier bien rapidement Murphy… Il la laisse entrer dans la planque, avant qu’Emori ne surgisse de nulle part pour assommer Nikki avant qu’elle ne fasse trop de dommage. Bon, en revanche, elle a eu le temps de voir Madi alors bon, c’est un échec.

Il reste alors à tenter de passer Nikki de leur côté, ce qui n’est pas facile. Murphy fait ce qu’il peut pour cela, expliquant que son mec s’est sacrifié pour elle, en toutes connaissances de cause à la fin, pour la sauver. Mouais. Il fait un bon travail d’acteur et j’ai tout simplement adoré la réaction de Murphy à la fin.

 

En parallèle de tout ça, Sheidheda parvient à réorganiser le palais à son goût. Ainsi, il a droit à un petit trône construit avec les crânes proprement nettoyés de toutes ses victimes, mais aussi à l’installation de la pierre d’anomalie dans la salle du trône. Oups. Et à défaut de savoir où est Gaia (qui d’autre l’a oubliée ?), il apprend la disparition de Nikki.

Cela n’est pas bien grave : Sheidheda a eu la bonne idée de faire suivre Nikki aussi. Oups. Si Nikki est plutôt bien gérée par Murphy et si Madi parvient à gérer le traumatisme de son pote qui a perdu ses parents la veille et son peuple le matin même grâce à un bon conseil d’Emori, le couple Memori est confronté ainsi à un énorme problème. Sheidheda connaît en effet leur planque, alors autant dire que c’est foutu pour eux…

Murphy décide de sortir de la planque pour tenter d’endormir les soupçons du Commander, tout en sachant qu’il se sacrifie. C’est l’un des rares personnages dont l’évolution reste vraiment cohérente et je comprends pourquoi les scénaristes ont tant insisté sur tous les compliments en début d’épisode, parce qu’au moins, il y a un personnage qu’ils ont réussi à sauver des dégâts de cette saison (avec peut-être Octavia et Diyoza, ma foi).

En tout cas, malgré l’avertissement inutile d’Indra, Murphy se retrouve prisonnier. Il ne doit la vie sauve qu’à un bluff (ou pas ?) d’Emori promettant de faire sauter le réacteur nucléaire s’il arrivait quoique ce soit à John. Certes. La situation n’est toutefois pas vraiment en la faveur d’Emori : ils n’ont pas de bouffe dans sa planque, hein, donc autant vous dire que Sheidheda n’a qu’à attendre qu’ils meurent de faim. Et c’est ce qu’il fait.

Du côté de Bardo, Bill découvre qu’il est de retour à la case départ. La trahison de Bellamy lui permet en effet de savoir que la flamme est détruite et qu’il ne pourra pas obtenir ce qu’il voulait depuis des années. Gabriel est en fâcheuse posture lui aussi : il s’est fait un nom parmi les disciples, mais en laissant se propager le mensonge servi par les souvenirs d’Octavia.

On retrouve ensuite Bellamy dans une tenue blanche particulièrement hideuse. Que Gabriel ose lui dire qu’il « look good » est le plus gros mensonge de la série, parce que pour le coup, le retrouver rasé de près, cheveux coupés, dans cette tenue, c’était ridicule. Un peu comme sa nouvelle position, cependant : il doit désormais convaincre Bill de laisser ses amis en vie malgré les mensonges qu’ils lui ont servi pendant un bon moment.

Ce n’est pas évident, ça. Pourtant, il y parvient, la série insistant au passage sur la honte ressentie par Bellamy de devoir tester Bill sur ses vraies intentions et le respect des traditions qu’il prône. Franchement… Je ne comprends pas ? Il a clairement pris la décision de suivre à fond Bill, pourquoi le tester désormais ? Quoiqu’il en soi, ça mène à la décision que Bellamy va aider Bill à retrouver les restes de la flamme, persuadé que la technologie de Bardo pourra possiblement la restaurer. J’ai comme un doute.

Ce nouveau plan en place permet à Bellamy d’avoir gain de cause : si Bill récupère la Flamme, la répare et obtient le code, alors il laissera la vie sauve à tous les amis de Bellamy. Ceux-ci sont nombreux… mais Bellamy commence en toute logique par Echo et Raven. Il leur annonce leur exécution à venir si elles ne l’aident pas à retrouver la Flamme, mais ça ne suffit pas trop à motiver Raven à trahir tous ses amis. Ben oui, Bellamy a disparu pendant quoi ? Trois mois ? Et il a totalement retourné sa veste. Tout le monde n’est pas aussi enclin que lui à changer de camp apparemment.

Ce n’est pas bien grave à ses yeux : Bellamy décide en effet de faire torturer Raven pour obtenir l’information qu’il désire. Persuadé qu’elle sait où est la Flamme, il l’envoie dans la machine où l’on peut observer ses souvenirs. Seulement voilà, c’est de la torture si elle résiste, et elle résiste évidemment.

Cela nous laisse le temps d’une magistrale confrontation entre Echo et Bellamy. Magistrale ? C’est surtout la performance d’Echo que je vais retenir de cette scène. Elle explique relativement calmement – vu la situation – à Bellamy tout ce qu’elle a traversé pour le retrouver et par amour pour lui, soulignant que de son côté, il semble surtout l’avoir oubliée. S’il dément, elle dit pourtant vrai, puisqu’il enchaîne en disant ensuite que la cause des disciples est plus grande que leur amour (et que la famille qu’ils forment avec Raven, donc). Et il dit ça calmement à une Echo au visage mutilé pour ne pas oublier qui elle est, tout de même.

C’est dingue comme je trouve toujours trop rapide la conversion de Bellamy. J’espère au moins qu’elle est totale et qu’ils n’en feront pas une deuxième Echo, parce que là, il va trop loin pour qu’un revirement de situation soit encore possible. Je suis bien triste pour Echo en tout cas, mais aussi pour mon ship Becho qui vient d’être enterré en une scène. Elle ne pourra jamais lui pardonner de manière crédible. Pas Echo. Bref, je suis dépité.

Pas autant qu’Hope ! Oui, elle est de retour, encore, pour être à peu près la seule à pleurer Diyoza dans la série, alors qu’elle est 100% responsable du sacrifice de sa mère. Hope a agit de manière impulsive et sans la moindre raison, se fiant juste à sa colère et sans penser au fait qu’elle n’avait pas spécialement de chance de survie elle-même si son plan allait au bout.

Les scénaristes profitent en tout cas de l’occasion pour la faire culpabiliser et pleurer toutes les larmes de son corps, dans une cellule qu’elle partage désormais avec Jordan. Honnêtement, tout ça n’a aucun sens. Les duos en cellule, je ne vois vraiment pas comment ils ont pu être constitués, c’est encore pire qu’il y a quelques épisodes avec les quatre futures guerrières de l’armée des disciples.

Après, ça permet de bonnes scènes, surtout quand on retrouve Clarke et Octavia ensemble, à parler du temps perdu pendant leur séparation. C’est sympathique de voir Octavia parler d’Hope et de sa croissance express qui en fait une cinglée comme elles. Forcément. Quand Bellamy vient les voir, on avance enfin dans cet épisode qui semble encore faire du surplace.

J’ai adoré le jeu d’Eliza Taylor dans cette scène, mais là encore, ça me donne l’impression que toutes les personnes face à Bellamy font un boulot de dingue, mais qu’il n’y arrive plus et ne croit pas lui-même à ce qu’il joue. Bon, je sais qu’en coulisse, il y a un fond de dépression pour l’acteur qui ne doit pas aider, mais tout de même… De toute manière, personne ne croit à l’intrigue qu’on lui donne à jouer, au point que les scénaristes se sentent forcés de nous faire des flashbacks de l’épisode de la semaine dernière pour nous réexpliquer avec lourdeur ce qu’il s’y est passé.

Oh, certes, sur le moment, j’étais trop crevé pour bien comprendre ce que je regardais, m’enfin, on avait compris que son temps dans la tempête et dans la caverne à retrouver sa môman l’avait fait changer de camp et croire à toutes les inepties de Bill, merci bien. Par contre, quand il raconte ça à Clarke et Octavia, les deux femmes lui font comprendre à quel point il est débile.

Oh, il a des arguments à peu près convaincants, mais qu’est-ce que j’ai eu un élan d’amour pour Clarke quand elle lui fait remarquer que se battre dans une dernière guerre pour devenir ensuite de la lumière est aussi ridicule que les vêtements qu’il porte. MERCI ! Et tout ça mène aussi au meilleur « go float yourself » de la série, alors ça fait beaucoup de bien.

Ben oui, bien sûr, Bellamy tente de convaincre Clarke et Octavia de lui venir en aide pour retrouver la Flamme, mais Clarke n’a pas l’intention de lui donner la moindre information sur celle-ci. Je ne m’attendais pas à autre chose, de toute manière.

Ah ben Octavia qui voulait retrouver son grand frère (devenu petit frère) elle est servie là ! la séparation Clarke/Bellamy fait de la peine à voir en revanche, surtout que Bellamy continue d’être manipulé à croire qu’il fait le plus grand bien possible. Il se retrouve ensuite dans la salle de torture de Clarke, à la voir souffrir pour ne pas donner l’information clé dont Bill a besoin.

Oh, elle se bat jusqu’à entendre que l’un de ses amis va être exécuté. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle passe un nouveau marché : la Flamme contre la libération de ses amis. Bill ne traîne pas à organiser tout ça, mais il le fait avec un nouveau coup de vipère, bien sûr. C’est sans la moindre surprise qu’il libère quasiment tout le monde, mais pas Raven.

En effet, il envoie sans hésiter nos héros ailleurs qu’à Sanctum et il garde Raven avec lui pour s’éviter un problème puisque Raven sait comment fonctionne la Pierre d’Anomalie. Clarke est mise face à ce nouvel échec prévisible de sa stratégie avec surprise, restant donc à Bardo avec un Bellamy qui n’était pas au courant (mais bon, c’était si évident), Gabriel définitivement du côté de Bardo (pourquoi, au juste ?) et Raven, toujours aussi peu ravie d’être là.

Et alors même que le décalage temporel ne devrait pas le permettre et que Bill manipule nos héroïnes au point où je ne comprends pas qu’elles puissent encore bosser pou lui, Clarke et Raven se téléportent donc avec la machine à Sanctum pour retrouver la Flamme. Se faisant, elles se jettent donc dans la gueule du loup, débarquant en pleine salle du trône de Sheidheda, où Murphy, prisonnier, jouait aux échecs avec lui. Non mais sérieusement.

Je n’en peux plus des décalages temporels dans cette série. Octavia est restée quarante jours qui ont duré quelques secondes à Sanctum en saison 6… Mais trois mois (allez, on va dire quatre car c’est flou) correspondent à une semaine complète (au bas mot) à Sanctum désormais ?? Et puis renvoyer Clarke et Raven sans la moindre force armée de Bardo n’a pas de sens, alors j’espère qu’elles sont accompagnées de gardes invisibles, parce que sinon, vraiment, Bill est débile.

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