Salvation – S02E01

Épisode 1 – Fall Out – 14/20
Au moins, la série sait comment avancer vite. Le rythme de cet épisode est excellent et permet de ne pas faire trop attention aux multiples incohérences du scénario. J’ai pris le parti d’en rire et j’ai donc passé un excellent moment – la série est en train de se transformer en comédie malgré elle. Franchement, c’est totalement tiré par les cheveux et n’a plus la moindre once de crédibilité… mais la série a ce petit truc en plus qui me fait rester, parce que c’est drôle quand même.

Saison 2


Spoilers

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Ladies and gentlemen… prepare for impact.

Ah lala, rien que le résumé de la saison 1 m’a refait beaucoup rire… je suis prêt pour une nouvelle année de conspiration et autres délires de fin du monde ! On commence par un rêve de Grace qui se réveille un matin pour trouver un Darius faisant des pancakes dans sa cuisine en essayant de ne pas la réveiller (avec la musique à fond, oui). Bon, le rêve de son couple avec Darius vire au cauchemar et Grace se réveille dans le hangar de Salvation… où elle est entourée par tout un tas de gens inconscients. Oh my god, qu’elle dit, SUSPENSE. Purée, c’est mal barré cette saison, déjà !

Évidemment, la série nous sort alors cette structure imblairable du flashback malvenu pour expliquer ce qu’il s’est passé à propos d’un début qui la rendait vite fait intéressante : cinq jours plus tôt, Liam a donc eu la brillante idée de l’aimant, pas franchement récompensée à sa juste valeur par Darius qui lui dit plutôt de prendre un médicament anti-radiations nucléaires (ah bon, ça existe ?!) parce que des missiles nucléaires risquent de leur tomber sur la tronche d’ici 12h. Ah oui, j’avais oublié ce détail, merci Re/Syst. Heureusement, Darius a un labo qui a ce qu’il faut pour les protéger : la défense américaine parvient à se débarrasser de quelques missiles, mais il en reste un qui se dirige droit sur les États-Unis et que les Russes ne parviennent pas à détruire. Oups. L’impact aura lieu…

Pendant ce temps, l’ex-copain de Grace, Harris, rassure la population du bunker qui essaye seulement maintenant qu’elle est confinée de… joindre le monde extérieur, avec des téléphones portables. Genre, ce n’est venu à l’esprit de personne que descendre dans un bunker ayant pour but de les confiner du reste du monde allait logiquement les… confiner du reste du monde ?! Je veux dire, c’est le but, les gars ! Bon, ben non, ça ne leur est pas venu à l’idée et il y a un monsieur qui pète un câble parce qu’il veut revoir sa famille – il se sert donc d’une hache judicieusement placée là (mais pourquoi ?) pour défoncer un ascenseur pas du tout aussi blindé que l’ascenseur d’un bunker devrait l’être. Ah, et aussi le monsieur fait peur à Jillian, est électricien et s’appelle Joe.

Rassurez-vous, Grace le réconforte comme elle peut, et ça fonctionne. Elle devient assez vite un bon leader pour le groupe du bunker alors que Jillian devient indic sur les gens du bunker. Au cours du deuxième jour dans le bunker, elle a repéré que seulement 85 étaient là pour le projet de Darius et elle a créé un profil virtuel pour tous les habitants du bunker – qui est désormais plein de tentes et de plantations.

Parmi les gens dans le bunker, Harris retrouve Fiona Lane, la barmaid qu’il s’était fait en cours de saison 1 et qui s’avère être une étudiante capable de faire pousser des plantes. De son côté, Grace essaye de réconforter Joe qui vient lui dire que ça fait 24h et que le monde est possiblement détruit maintenant.

Le 4e jour, ils savent bien que c’est foutu. Jillian se met à déprimer d’avoir possiblement perdu Liam, et j’ai toujours bien du mal avec la série. Grace découvre alors l’existence de Fiona, qui fait partie des 160 de Darius. Elle est immédiatement jalouse et s’isole avec lui au beau milieu des plantations du bunker. Oui, oui, j’ai bien dit s’isole. Dans un bunker censé être rempli de gens déprimés en train de travailler. LA LOGIQUE.

Durant la nuit, Grace découvre le cadavre de Joe (ben merde, je l’aimais déjà bien moi) qui s’est possiblement suicidé, et qui s’est en tout cas jeté du haut du vaisseau, allez savoir. Grace est progressivement hantée par Claire et Harris comprend qu’ils sont tous en manque d’oxygène. Les voilà qui tombent comme des mouches… et se réveillent quand le toit du bunker s’ouvre et leur donne de quoi respirer de nouveau. De quoi respirer, et de quoi rire un bon coup : Darius débarque et est… vice-président ! AH. Liam est toujours en vie aussi, et il retrouve Jillian. Happy end, mais beaucoup de questions.

Cinq jours plus tôt, donc, le missile nucléaire russe contrôlé par Re/Syst s’est écrasé au beau milieu du Kansas. Darius et Liam débarquent vite au centre de commandement de la présidente pour lui avouer toute la vérité, mais ils sont interrompus par un message vidéo de Re/Syst expliquant au monde entier l’existence de l’astéroïde (ah enfin) devant détruire la Terre dans 127 jours. En bon groupe terroriste, ils menacent le monde entier de destruction si les pays du monde entier ne font pas ce qu’ils veulent pour dévier l’astéroïde. Bon, au moins, ils ont grosso modo les mêmes envies que Darius.

Comme ce sont des terroristes quand même, Darius fait ce qu’il faut pour venir à bout d’eux et embarque Liam dans un énième voyage vers son laboratoire. Liam aimerait bien retrouver Jillian au plus vite, mais Darius ne l’entend pas de cette oreille. En plus, ils sont arrêtés en chemin par une foule de passants ne pouvant pas passer à cause d’un barrage policier.

Comme on est aux États-Unis, ça devient aussitôt un duel avec un pistolet à la main entre les policiers et un passant, mais par chance Darius parvient à calmer tout le monde et faire un petit discours de paix. Les gens l’écoutent et croient en lui (admettons), donc l’homme finit par baisser son flingue et retourner tranquillement à sa voiture. Non, la police n’essaye pas de l’arrêter, alors même qu’il a menacé la police d’un flingue. Normal. Encore plus normal : Darius parvient à débloquer le barrage policier mis en place pour l’évacuation des VIP, parce qu’il n’y a pas de VIP. Ben oui, les flics obéissent au premier passant faisant un discours de paix et espoir venu, c’est bien connu. Ah lala, Salvation !

De retour au labo, Liam regrette Tess parce que le super ordinateur du gouvernement est moins puissant qu’elle, et il regrette aussi

Du côté de la présidente, Re/Syst fait une liste de demande, réclamant les locaux de Tanz Industries et Liam. Oui, oui, Tanz perd donc toute sa richesse parce qu’allez comprendre exactement comment, la présidente a réussi à nationaliser Tanz Industries. C’est ridicule, mais il va falloir faire avec. La présidente se retrouve ensuite à supplier Darius de devenir vice-président et pendant la cérémonie de passage de pouvoir, Liam apprend à Darius que, oups, il n’y a plus d’oxygène dans le bunker.

L’avantage, c’est que je ris plus devant un épisode de Salvation que devant certaines comédies. On retrouve alors Harris, Grace et Darius à la Maison Blanche où ce dernier explique que le bunker a été saboté et où Grace apprend que Bennett et Claire se sont échappés et qu’il faut les arrêter. Bon, Claire est morte, mais personne ne le sait. Grace dirait bien la vérité, mais Harris parvient à la convaincre que c’est la pire des idées de dire la vérité.

En plus, elle a un nouveau job : elle doit désormais écrire un discours pour Darius qui va s’adresser à la nation d’ici quelques heures ; et elle le fait. Quand elle lui apporte, elle espère bien avoir quelques nouvelles de leur relation de couple, mais non, il n’en a rien à faire par rapport à tout ce qui lui arrive depuis six jours. Bam, dans ta tronche Grace.

De son côté, Liam essaye de trouver une solution pour stopper Re/Syst et il la trouve bien sûr à peu près au dernier moment : il peut récupérer le contrôle des missiles et ne pas être livré à Re/Syst… mais heureusement Darius se rend compte juste à temps que cela voudrait dire détruire treize des plus grandes villes mondiales. Ce serait con. Va falloir livrer Liam, désolé les gars !

Harris émet quelques doutes sur Darius auprès de la présidente qui le recadre à moitié seulement, le laissant demander à ne pas recevoir d’ordre de la part de Darius. Ce dernier embauche Jillian comme assistante – ça tombe bien, elle ne servait de nouveau à rien cette saison ! – et lui dit qu’ils vont aussi chercher l’identité de la personne qui a saboté le bunker. Il se rend ensuite à la Maison Blanche où il fait son discours à l’arrache, s’asseyant devant les micros plutôt que derrière, parce qu’à quoi on avoir un micro HEIN ? Cela parvient à convaincre tout le monde cela dit, avec des journalistes qui l’applaudissent, une présidente qui est en crush totale, une Grace rassurée dans sa relation avec Darius et un Harris qui commence à croire en Darius !

Cela n’empêche toutefois pas Harris de retourner auprès de Fiona (qui est très probablement celle qui a saboté le bunker, comme c’est la seule que l’on connaisse sans connaître à l’intérieur de celui-ci) pour coucher avec. La fin d’épisode voit Jillian ne pas dire au revoir à Liam pour s’installer chez Grace (???) toujours hantée par le souvenir de Claire.

Les cliffhangers ? Brillamment drôles ! Liam se rend à Re/Syst et apprend qu’il va devoir travailler de nouveau avec Croft alors que Bennet promet à ses hommes qu’ils reprendront le contrôle de la Maison Blanche, le tout avec le zoom dramatique qui va bien. Pfiou ! Rien que ça !

Saison 2

12 Monkeys – S04E04-06

Épisode 4 – Legacy – 17/20
Encore un épisode chargé en révélations et surprises, mais il faut dire que l’intrigue du voyage dans le temps les aide bien à surprendre sans arrêt. Je préfère ne pas imaginer le tableau des scénaristes en revanche, ça devait être un sacré bordel vu le nombre d’intrigues qui se croisent et d’allers retours dans la chronologie. Tout ceci est pour l’instant très bon, même si on sent que cet épisode commence à ralentir le rythme pour se garder de quoi tenir la saison.

Saison 4


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What’s your father doing here… in the past?

C’est avec plaisir que j’enchaîne sur ce quatrième épisode le lendemain du 3e. En revanche, ça va être dur de faire une pause ensuite, heureusement que j’ai de quoi faire niveau rattrapage. Il est question une fois de plus de Katarina sur le point de mourir et d’un flashback nous en apprenant enfin plus sur la forêt rouge : c’est ce qui se produit quand on essaye de faire pousser une plante en utilisant la machine. Et Katarina le sait depuis longtemps, car c’est une expérience qu’elle a mené avec son mari. Bien.

La série repart en 2046 avec l’ensemble de l’équipe réunie au QG : Katarina, Jennifer, Hannah, James et Cassie parlent de Blackleaf et cherchent à comprendre toute la mythologie de la série ce qui ne peut être simple mais qui se réduit finalement à la prophétie que James a entendu quand il était enfant. Le serpent se mordant la queue est alors une métaphore du temps, le démon Olivia et cela signifie qu’il est possible d’arrêter Olivia.

Au passage, on ne sait pas bien comment Cassie est arrivée là, Jennifer sous-entend qu’elle n’a plus de vision et Hannah se montre bien intelligente. Katarina, elle, place une confiance aveugle en Jennifer grâce aux voix dans sa tête. James révèle à Cassie que sa mère était une primaire connaissant la prophétie – qu’elle a possiblement toutes les réponses donc.

Ils sont donc tous partis pour un voyage en 1852 – tous sauf Katarina qui reste tranquillement au QG. Depuis le temps, on pourrait penser qu’ils ont appris à adapter leurs vêtements au voyage dans le temps, mais non, toujours pas : Jennifer se balade avec un t-shirt imprimé, comme si de rien n’était. Assez vite, on comprend que ce voyage en 1852 est un prétexte pour de bien jolis paysages aériens qui donnent beaucoup d’oxygène à la série. C’est aussi enfin l’occasion d’en arriver à la promo pleine de spoilers : nos héros portent quelques costumes d’époque pour finalement se rendre dans un saloon bondé de voyageurs dans le temps. C’est Jennifer qui s’en rend compte bien vite : whisky du XXe siècle, iWatch par-ci, musique moderne par-là et, accessoirement, le père d’Hannah jouant du piano. En 1852. Ah.

Cela nous met Hannah dans tous ses états – et son père s’avère être un alcoolique travaillant pour Mr Shaw, à savoir le vieux tué par Olivia en fin de saison 3, le « Tall man ». Oh lala cette mythologie n’en finit plus de me prendre la tête et voilà Eliot Jones bossant pour les méchants. Bien sûr, Hannah ne peut pas laisser passer ça et le ramène dans le futur auprès de sa mère où Eliot révèle qu’il est l’architecte de Titan – que James, Cassie et Jennifer découvrent en 1852.

La machine à voyager dans le temps a donc été construite dans le passé, et tout le monde semble trouver ça logique. C’est l’occasion pour Jennifer de nous parler de Titanic (ça va finir par être le film que je vois pour le Bingo Séries) et de refaire une gaffe sur le fait qu’elle ne voit plus rien. Par conséquent, Cassie comprend qu’elle n’est plus primaire, mais quand elle le révèle à Cole, ils sont interrompus par Tihkoosue, un amérindien primaire avec quelques réponses, bien sûr.

Il leur explique qu’avec du thé rouge, il a eu quelques réponses et qu’il leur faut trouver une arme anti-témoin, une arme qu’Olivia ne doit surtout pas découvrir, en montant les marches et sonnant la cloche. Eh ben, ce n’est pas gagné la résolution de ce puzzle ! Heureusement, Jennifer est complétement cinglée et boit le thé qu’elle ne devait surtout pas boire car Olivia peut l’y retrouver… et ça ne manque pas, le Témoin apprend l’existence d’une arme pouvant lui nuire. Bon, ben « malheureusement » plutôt qu’heureusement, en fait. Je ne sais pas, j’espérais quelques réponses, mais ce n’était finalement pas une bonne idée du tout.

Dans le futur, Eliot et Katarina blablatent en paix et il découvre que son travail a fini par créer un bordel temporel sans nom – alors qu’elle lui avoue qu’il ne lui reste que quatre à six semaines à vivre. Les scénaristes font un beau travail avec ce couple, resté marié six jours avant qu’elle ne décide d’avorter et le fasse fuir. À eux deux, ils finissent par comprendre le rôle de Titan : créer un paradoxe spatio-temporel capable de détruire le temps.

Eliot retourne en 1852 et propose de détruire la partie de Titan qui pourrait devenir une arme. La mission est simple et claire : beaucoup de dynamite suffit à détruire cette partie de Titan… Le problème, c’est que c’est aussi trop simple : notre Tall Man éteint la mèche bien avant l’explosion de Titan et aussitôt, Titan envisage de changer d’époque.

Pour ne rien simplifier, la série ramène Deacon dans son scénario. Oh, Cassie est heureuse de le voir, mais il n’est plus vraiment amical : il veut la tuer, il veut tuer Cole et il tue… Eliot, dont la survie est nécessaire au Témoin. C’est à croire qu’il n’est pas si méchant finalement. Bon, Hannah ne l’entend pas de cette oreille et essaye de le tuer, et c’est finalement Tihkoosue qui lui tire une flèche dans l’épaule.

Titan disparaît, laissant un début de forêt rouge derrière lui, et Hannah assiste au décès de son père. Bref, cet épisode ne changera pas le futur, mais il fait avancer les choses, avec quelques réponses et scènes touchantes, nous permettant d’apprécier toujours plus Hannah. Après tout, elle vient juste d’arriver dans la série par rapport à d’autres.

La bonne nouvelle de la mort d’Eliot ? Il a pris le temps de faire une copie de ses recherches qu’il a donné à sa fille, donc à Katarina. Cette dernière finit par avouer qu’elle est sur le point de mourir, ce qui est une jolie manière de réaffirmer l’équipe comme une famille – et dans une famille, les secrets doivent cesser : Jennifer n’est plus une primaire, James tient son histoire de sa mère, Marion. Oui, mais moi, je reste persuadé que l’idée était de nous dire que Jennifer était sa mère, oh ! C’est trop simple de faire une Marion une simple Primaire, non ? Je suis déçu d’avoir mal compris leur cliffhanger de saison 3, sinon !

Un dernier flashback nous renvoie en début d’épisode où il est révélé qu’Emma, l’assistante d’Eliot, est du côté des 12 singes et boit du thé pour parler au témoin, qui lui apparaît sans masque. Ce n’est pas trop une surprise, parce qu’à sa tête en début d’épisode, je me suis dit qu’elle était de leur côté – je pensais en fait qu’on l’avait déjà vue. Et pourtant non, et la suite est encore mieux : il est révélé qu’Emma n’est autre que la fille d’Olivia. Fallait bien que son bébé serve à quelque chose !


Épisode 5 – After – 19/20
Malgré quelques rebondissements que l’on voit venir, cet épisode propose une belle intrigue dépourvue du moindre paradoxe. C’est solide, c’est bouclé, ça fait avancer l’intrigue générale et ça réserve une fois de plus quelques excellentes surprises. Bref, la saison est déjà réussie à ce stade, il ne reste vraiment qu’à savourer.

Saison 4


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It’s a oops loop.

Il était une fois une série qui commence beaucoup trop d’épisodes à la manière d’un conte de fée alors qu’elle est loin d’être féérique : on nous raconte dans cette intro la vie d’un couple d’enfants qui vieillissent ensemble, de l’enfance à la mort, donc. C’est en fait la vie d’un des hommes de main d’Olivia (le père du Tall Man), qui a le droit de vivre coincé dans son passé et ses beaux souvenirs à jamais… ou pas. Son « à jamais » sera lorsqu’il aura retrouvé l’arme anti-Témoin.

Allez savoir pourquoi, la série reprend ensuite à l’Emerson Hotel où Cassie et James prennent du bon temps. Malgré tout ce qui leur arrive, ils ont donc encore le temps d’être un couple, c’est beau et mignon. Il n’empêche qu’il est traumatisé par son certificat de naissance qui date de cinq mois après sa naissance. Cependant, il n’est pas question d’aller enquêter sur Marion dans le passé, on se contente d’aller dans le futur désormais, ou au moins d’aller de l’avant.

Et l’avant est dans le passé, le 21 juillet 1966 où Jennifer trouve une trace de l’énigme pour retrouver l’arme. Cela donne une mission claire pour l’épisode, mais celle-ci est bien plus précipitée que prévue quand James et Cassie arrivent trop tard pour empêcher un double meurtre – le double meurtre des acheteurs de l’arme, normalement. Par chance, l’argent est encore là et Cole organise donc l’achat de l’arme à l’Emerson, parce que ça simplifie bien des choses. Tout se passe pourtant bien et James obtient la localisation de l’arme – au bar de l’hôtel.

À la réception de l’hôtel, Cassie a pour mission de repérer toute personne suspecte – et elle repère vite l’homme bossant pour Olivia après un étrange mal de tête. Celui-ci aussi sait qu’elle est là, et il la fait arrêter. Bien sûr, elle se libère, mais trop tard : elle retrouve James en train d’agoniser après avoir été empoisonné. Comment ? Quand ? Eh bien, il suffit de recommencer la journée pour le savoir. Je me disais bien que tout allait trop vite dans cet épisode.

Finalement, elle ne peut revenir que quelques minutes en arrière, expliquant donc le mal de crâne soudain qui était dû à un paradoxe. Elle prévient Cole de ce qui est sur le point d’arriver, mais celui-ci refuse de s’en aller. Tout l’épisode tourne alors autour de Cassie : dans le couloir de leur chambre d’hôtel, elle tombe sur le méchant du jour et essaye de l’arrêter… pour mieux être elle-même stoppée par le fils de celui-ci, encore bien jeune.

Elle apprend un peu plus les motivations des méchants – un homme amoureux qui veut juste empêcher la mort de sa femme – la petite fille du début. Rapidement, les méchants tuent donc l’homme qui sait où est l’arme puis s’en prennent à Cole et Cassie. Ils empoisonnent Cole… mais aussi Cassie. Forcément ! Cole choisit de dire où est l’arme, puis de sauver la vie de Cassie. Il lui demande de l’abandonner et de plutôt s’occuper de l’arme. Elle n’a pas le temps de le sauver ET de récupérer l’arme, elle doit faire un choix.

Par chance, en 2046, Jennifer a des doutes sur la capacité de Cassie à résoudre à temps toute l’affaire – et voici cet épisode qui révèle à quel point il tourne en rond. Jennifer demande donc à Katarina de la renvoyer dans le temps, ce qui nous réserve une énorme surprise : l’officier pote de Cole mort en 61 est encore en vie en 66, parce qu’il avait mis un gilet pare-balles avant de se rendre au mur de Berlin. C’est plutôt cool. Comme Jennifer remonte 13h avant le délire de l’Emerson, elle a le temps de le retrouver et de l’impliquer dans cette affaire, expliquant que ce soit lui qui rédige le rapport sur la scène de crime et attire l’attention de Jennifer.

Par conséquent et sans surprise, ce sont Jennifer et lui qui tuent les espions russes qui voulaient acheter l’arme, par accident. Ce sont aussi eux qui sont chargés d’écrire le message sur le mur, et donc tout cet épisode tournait en rond et ne menait nulle part, mais c’était assez sympa, avec des détails du premier voyage de Cassie servant évidemment le reste de l’épisode et Jennifer étant celle qui permet à Cole de survivre en lui trouvant un antidote du FBI, c’est plutôt chouette. En plus, le duo entre Jennifer et notre agent du FBI qui n’est finalement pas mort, c’était carrément très cool. On sent que les scénaristes se font plaisir à le ramener en vie pour le principe de lui faire un joli adieu dans cette ultime saison.

Du côté des surprises, par contre, Deacon est présent à l’Emerson et demande à Shaw où est l’arme. Notre agent du FBI est responsable de la mort de Shaw, Jennifer est celle qui est confrontée à Deacon et comprend qu’il joue un double jeu. Bon, ça peut être un bon moyen pour lui de s’en tirer sans faire mal à Jennifer, mais franchement, il n’a pas tué Eliot par hasard, c’est obligé qu’il est encore du côté des gentils – après tout, il a aussi évité de tuer Cassie et Cole quand il aurait facilement pu le faire à l’épisode précédent.

Et si Olivia récupère l’arme, tout n’est pas perdu pour les gentils : le vendeur de l’arme a parlé d’un groupe, Ahnenerbe, qui évoque évidemment quelque chose pour l’agent du FBI. Tout le groupe se retrouve donc en 1966 où l’agent du FBI leur explique que ce groupe nazi a trouvé une arme durant le 2e Reich, une arme capable d’avoir impact sur le temps et appelée « Die Glocke », la cloche. Les nazis sont donc ceux ayant l’arme primaire et c’est la prochaine destination de tout le groupe… ou pas.

En effet, Katarina a une mission secondaire pour Hannah et la fin d’épisode voit Cassie en proie au doute. Plutôt que de vouloir stopper l’arrivée de la forêt rouge, elle semble avoir été convaincue par Shaw que réécrire le passé et ne pas avoir à choisir de faire des sacrifices est finalement une bonne chose. Après tout ça, sérieusement, Cassie ? Tu étais obligée de redevenir si chiante en dernière saison ? Oh lala.

Même si l’épisode tournait en rond – et donc, la critique aussi, j’ai trouvé que c’était une sacrée démonstration d’écriture et une belle manière de montrer à quel point les voyages dans le temps peuvent permettre de puissantes intrigues.


Épisode 6 – Die Glocke – 20/20
Et bien voilà ! Ajoutez beaucoup d’humour, quelques langues étrangères et un cliché du voyage dans le temps et vous obtenez un excellent épisode de mi-saison. Délirant, haletant, très réussi, cet épisode m’a scotché à mon fauteuil pendant 43 minutes. Je suis pressé de découvrir ce qu’ils feront ensuite, mais en attendant, je crois que je suis capable de revoir cet épisode d’ici la semaine prochaine, parce qu’il était juste assez génial pour ça.

Saison 4


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Bande de connards, vous m’avez laissé le choix entre apprendre le français ou crever de faim.

Bienvenue en pleine seconde guerre mondiale et en France, avec des acteurs récitant leur texte comme on galérerait sur du Racine, mais bon. On nous présente en introduction la vie d’une belle maison et de ses employés résistants pendant la guerre, et ce n’est pas joyeux, avec un meurtre de sang-froid d’une Résistante qui ne l’était même pas, mais en protégeait une autre.

En 2046, Katarina nous fait l’introduction de l’épisode, en résumant ce que l’on savait et en nous présentant Friedrich Waesch, le nazi que l’on vient de découvrir. Ils ont pour mission de retrouver la cloche dans le manoir nazi que l’on a vu et tout le monde a son rôle à jouer – même Katarina malgré la maladie de plus en plus envahissante pour elle. Le problème, c’est qu’elle ne peut pas être absente de cette mission car elle y joue un rôle essentiel : elle se fait passer pour une riche héritière allemande venant récupérer la demeure où a lieu le gala exposant la cloche pour la première fois aux yeux du public.

Et ce gala ayant lieu en France, on a la chance de pouvoir entendre Jennifer parler français de nouveau, et elle a encore progressé. Elle est même heureuse d’entendre sa chanson jouée dans une pièce du manoir, et moi aussi ma foi. Cassie joue la nièce américaine de Katarina, ce qui n’est pas trop compliqué comme il lui suffit de faire la jolie plante verte. Quant à Cole, il ne sait que dire « oui » en français, ce qui le mène à être rapidement repéré (après une ou deux bonnes répliques). Il est arrêté en compagnie de Deacon, évidemment envoyé là lui aussi par le Témoin. Katarina apprend l’arrestation de deux américains et envisage tout de suite le pire, surtout quand il est question de les tuer.

Deacon révèle à Cole qu’il n’a jamais changé de camp, ce qui est toujours bon à savoir. Plutôt que d’être exécuté, Deacon a la joie d’être choisi par un type plein de cicatrices qui veut en faire son esclave sexuel et lui laisser une nouvelle cicatrice en forme de croix gammée. L’angoisse. Cole parvient à se libérer et sauver Deacon comme il peut, mais bon, ce n’est pas dingue quand même.

Il a un début de croix gammée sur lui, mais Deacon explique quand même à Cole qu’il bosse avec le Témoin pour les aider, avant de se faire une cicatrice à l’effigie de West 7 à la place de la croix gammée. Il est fou ! Cela permet une scène sympa entre Cole et Deacon qui se réconcilient, et ça c’est chouette.

Pendant ce temps, Jennifer découvre une bombe dans un charriot et comprend que la Résistance française est là aussi. Ben oui, forcément, ils sont là parce qu’Hitler est en route pour voir la fameuse cloche. Yep, 12 Monkeys nous fait le coup du voyage dans le temps où le peut tuer Hitler, que l’on ne voit que de loin ou de dos, mais qui est une excellente idée de la part des scénaristes, jouant à merveille avec l’idée. Jennifer et Cassie ont toutefois d’autres préoccupations que le Führer : elles retrouvent une Jones perdue dans ses pensées – parce que les radiations de la machine sont ce qu’elles sont et elles ne font pas du bien.

Jennifer parvient à la réveiller, heureusement, et pile à temps pour le retour de Cole et Deacon – Katarina est ravie de retrouver Deacon bien sûr, mais bon, ils ont une mission assez claire : retrouver la cloche, quitte à stopper l’attentat contre Hitler au passage. C’est Deacon qui s’y colle, avant de secourir Katarina, arrêtée par les nazis et sur le point d’être exécutée. C’était moins une – et j’ai vraiment cru que les scénaristes allaient se débarrasser d’elle pour marquer le coup de la mi-saison, mais non.

Le meilleur moment de l’épisode est assurément quand Jennifer se décide de prendre la place de la chanteuse qui devait divertir le Führer et qui s’est fait tuer par la résistante. Rien que ça : Jennifer qui chante pour Hitler, c’est farfelu et osé. J’aurais aimé qu’elle chante sa chanson française, mais se mettre à chanter du P!nk et faire un doigt d’honneur à Hitler, c’était du grand Jennifer aussi. Très rapidement et sur un montage musical de folie à mourir de rire, nous assistons donc à Cole et Cassie récupérant la cloche à coup de mitraillettes, à Deacon déviant la bombe, à la Résistance Française se faisant massacrer, à toute l’équipe qui s’enfuit et à Jennifer qui finalement prend son pied en faisant… exploser le manoir. Allez, dans votre tronche les nazis !

On repart alors en 1966 où Deacon récupère la mallette et la ramène à Olivia… seulement, la cloche en question est désormais une fausse, remplacée par un soldat qui a vu l’occasion de se refaire une vie en la volant. On découvre seulement maintenant qu’Olivia lui a demandé de ne pas revenir les mains libres. Comme il est sûr de mourir s’il fait autrement, il décide de lui ramener Katarina – celle-ci est déjà condamnée de toute manière, donc elle a pour but de leur gagner du temps, j’imagine. Je trouve un peu abusé que les scénaristes ne lui offrent pas au moins une scène avec Hannah avant qu’elle n’aille courir à sa perte ; mais Hannah suit sa propre maison que l’on ne découvrira que la semaine prochaine.

Et avant ce bon cliffhanger, ils observent la cloche sur laquelle les Primaire les invitent à se rendre en Angleterre et en 1491. C’est bien trop loin pour eux – pour qu’ils puissent revenir. Pour cette mi-saison, nos héros ont eu droit à une petite victoire et un gros sentiment de déprime autour d’un verre de whisky, parce qu’ils ne boivent que whisky dans cette série de toute façon.

Saison 4

12 Monkeys (S04)

Synopsis : La fin de saison 3 était si riche en révélations que j’en avais oublié des morceaux, mais pêle-mêle, cette saison 4 reprend avec la promesse de la conception de James par Jennifer (qui est donc bien sa mère vu le cliffhanger), avec Olivia révélée comme Témoin à la place d’Athan qu’elle a égorgé sans scrupule (mais non euh !) car il était gênant dans son plan de détruire le temps et d’atteindre la forêt rouge. Une dernière scène en 2018 nous a révélé que le virus a éclaté. Jennifer devra tous les guider, mais en attendant, Deacon, Hannah, Katarina, James et Cassie n’ont plus de machine.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, même si c’était il y a moins d’un an pour moi, les trois premières saisons de la série me paraissent déjà loin, loin, loin ! Cela ne m’empêche pas de mourir d’impatience de plonger dans cette dernière saison diffusée à coups de trois épisodes par semaine, comme je vous l’avais dit. Et comme j’ai eu la bonne idée de prendre un retard de six jours avant ces premiers épisodes, ce sont pas moins de six épisodes qui m’attendent cette semaine, plus de la moitié de la saison !

Je ne suis que joie, bonheur, papillons et tout ce que vous voulez, alors que je sais que comme toute dernière saison qui se respecte, l’intensité dramatique risque d’être là, avec des morts déjà annoncées (mais si, souvenez-vous que nous avons déjà vu la mort de l’un d’entre eux…) et des rebondissements temporels qui ont intérêt à être cohérent cette fois. Maintenant que nous en savons beaucoup sur le Témoin, au point d’être plus fan de lui que de ses parents, et sur les liens de parenté improbables de tout le casting, il n’y a plus qu’à conclure les choses comme il se doit.

Je suis impatient et je ne vais pas m’éterniser ici. J’ai bien vu que vous étiez beaucoup à avoir atterri sur mon avis général concernant les trois premières saisons, et j’imagine que ça signifie que vous attendez un avis sur cette saison finale, alors c’est parti !

Comme d’hab, par ici, vous n’aurez pas de spoilers… mais si vous cliquez sur les titres d’épisode vous aurez le résumé avec spoilers et critique !

Note moyenne de la saison : 19/20

S04E01 – The End – 18/20
La série ne tarde pas à me remettre rapidement dans le bain et à me rappeler pourquoi j’étais aussi fan il y a quelques mois. Ce premier épisode a forcément des fondations solides, mais il ne perd pas de temps à faire les intrigues de la série vers sa fin. C’était drôlement bien fichu, ça donne envie d’enchaîner (et ça tombe bien, c’est prévu pour) et de voir où tout ça mène !
S04E02 – Ouroboros – 19/20
Il s’agit d’une dernière saison et les scénaristes le savent, alors forcément, ils ont décidé d’en jouer et ce n’est pas cet épisode qui me fera écrire le contraire. C’est écrit pour nous faire pleurer et ça a bien failli fonctionner, même si je me suis contenté de quelques frissons. C’est ce genre d’épisode qui n’est possible qu’après quatre saisons d’intrigues complexes et de non-dits, mais c’est aussi ce genre d’épisode où tout paraît fluide et évident – ça ne pouvait pas être écrit autrement. Une vraie réussite (mais je me réserve le 20 pour de futurs épisodes, parce qu’il manquait un petit quelque chose quand même).
S04E03 – 45 RPM – 18/20
Les prises de tête sont loin d’être terminées, mais ce troisième épisode apporte déjà beaucoup de réponses et fait avancer les choses : ce sont trois saisons qui s’éclaircissent en l’espace de 40 minutes, avec une intrigue bien menée d’un bout à l’autre. J’adore, tout simplement.
S04E04 – Legacy – 17/20
Encore un épisode chargé en révélations et surprises, mais il faut dire que l’intrigue du voyage dans le temps les aide bien à surprendre sans arrêt. Je préfère ne pas imaginer le tableau des scénaristes en revanche, ça devait être un sacré bordel vu le nombre d’intrigues qui se croisent et d’allers retours dans la chronologie. Tout ceci est pour l’instant très bon, même si on sent que cet épisode commence à ralentir le rythme pour se garder de quoi tenir la saison.
S04E05 – After – 19/20
Malgré quelques rebondissements que l’on voit venir, cet épisode propose une belle intrigue dépourvue du moindre paradoxe. C’est solide, c’est bouclé, ça fait avancer l’intrigue générale et ça réserve une fois de plus quelques excellentes surprises. Bref, la saison est déjà réussie à ce stade, il ne reste vraiment qu’à savourer.
S04E06 – Die Glocke – 20/20
Et bien voilà ! Ajoutez beaucoup d’humour, quelques langues étrangères et un cliché du voyage dans le temps et vous obtenez un excellent épisode de mi-saison. Délirant, haletant, très réussi, cet épisode m’a scotché à mon fauteuil pendant 43 minutes. Je suis pressé de découvrir ce qu’ils feront ensuite, mais en attendant, je crois que je suis capable de revoir cet épisode d’ici la semaine prochaine, parce qu’il était juste assez génial pour ça.
S04E07 – Daughters – 19/20
Que cette saison est excellente ! Cet épisode expérimente encore une nouvelle structure, et celle-ci s’avère passionnante du début à la fin. Les révélations inattendues – qui me donnent tort en plus ? – continuent alors que l’épisode en lui-même apporte des pièces d’un puzzle qu’on ne finit plus de reconstituer !
S04E08 – Demons – 18/20
C’était un peu longuet au début pour finalement se terminer de manière bien trop violente avec ce qui promet de nous diriger vers la fin de saison. Limite, il aurait mieux valu que la diffusion s’arrête là pour cette fois, parce que je sens que l’épisode 9 va me laisser encore plus sur ma faim – et pourtant cet épisode 8 fait déjà très bien le travail.
S04E09 – One Minute More – 20/20
Ah oui. Ah d’accord. Que voulez-vous ? Cette saison m’aura baladé avec brio, la petite série incohérente des débuts est loin, très loin, avec un puzzle massif que l’on observe se construire sans la moindre fausse note cette année. Les émotions sont là avec cet épisode qui fait comprendre que la fin est toute proche et qui ravage les cœurs les plus solides, je crois, avec des rebondissements parfaitement menés. Que dire de plus ?
S04E10 – The Beginning (1) – 20/20
Improbable, mais la série y arrive : un condensé d’émotions tout aussi forte que dans l’épisode précédent, des rebondissements, des surprises, on ne voit pas le temps passé dans ces 49 premières minutes de la fin de série. J’ai adoré, tout simplement, et j’aurais aimé que toute la série soit à la hauteur de cet épisode, même si c’est déjà bien cool d’avoir au moins cet épisode !
S04E11 – The Beginning (2) – 20/20
Claque. Cet épisode final est une véritable claque et hisse la série à un très, très bon niveau. Malgré une première saison un peu bancale par moment, cette fin à elle toute seule suffit à ce que la série accède au panthéon des séries, rien que ça. Je n’en dirais pas plus dans ces quelques lignes pour ne pas spoiler, mais la fin est tellement parfaite qu’elle fait assurément partie de mes derniers épisodes de série préférés. Commencez la série si ce n’est pas déjà fait et le seul conseil que je puisse vous donner. Vraiment. Et pour les autres, et bien, il me reste à résumer l’épisode.

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12 Monkeys – S04E01-03

Épisode 1 – The End – 18/20
La série ne tarde pas à me remettre rapidement dans le bain et à me rappeler pourquoi j’étais aussi fan il y a quelques mois. Ce premier épisode a forcément des fondations solides, mais il ne perd pas de temps à faire les intrigues de la série vers sa fin. C’était drôlement bien fichu, ça donne envie d’enchaîner (et ça tombe bien, c’est prévu pour) et de voir où tout ça mène !

Saison 4


01-2

Anywhere. Anywhen but here. We’re not fixing anything, we’re making it worse.

La série reprend comme elle l’a bien souvent fait par une narration incertaine, un conte raconté par une voix-off et nous ramenant dans une forêt avec un groupe d’étranges sorciers s’avérant bien sûr être des Primaires, cachant apparemment une arme et étant prêt à mourir par le feu pour elle. Bonjour, je suis perdu dans le temps, ça y est.

Au château voisin, une petite fille primaire souffre elle aussi et accepte un cadeau, une étrange machine qui est probablement l’arme recherchée par les hommes n’hésitant pas à brûler vif les primaires. Et elle dit se mettre en quête de… James Cole. Oh lala, nous n’avons pas fini de nous prendre la tête, mais le potentiel est déjà là !

De retour en 2046, Katarina est toujours blessée à mort (par Olivia), ce que j’avais oublié aussi mais qui nous permet des flashbacks de la fin de saison 3. Le résumé se fait par images, mais il est plus que nécessaire pour se remettre en tête tous les événements. Cassie dit ne pas savoir quoi faire pour sauver la vie de Katarina, mais suite aux supplications d’Hannah et l’arrêt cardiaque de la vieille, elle comprend qu’elle doit au moins essayer.

Les scénaristes jouent avec nos nerfs de manière très claire, mais Katarina survit. Il n’empêche que Cassie vit mal la mort de son fils (forcément) et veut continuer de fuir pour se protéger d’Olivia. Elle sait qu’elle a perdu son fils, mais elle ne veut pas perdre tout le monde : si fuir peut en sauver certains, alors elle veut fuir. Son plan est clair : elle veut que chacun parte dans le passé et vive aussi longtemps que possible, loin d’Olivia qu’elle veut laisser galérer. Très vite toutefois, un problème surgit : la machine ne peut pas fonctionner à cause de… l’arrivée de Titan à proximité du QG. Purée, une dizaine de minutes à peine et on est déjà dans ce qui semble être une fin de série. Franchement, ça promet, le rythme de la série est toujours aussi vif. Oh, quant au plan d’Olivia, il est encore plus simple que celui de Cassie : elle veut juste tuer tout le monde.

Au QG, la fuite n’est plus envisageable et, à la place, ils envisagent de se défendre avec des armes à feu. Je ne suis pas franchement sûr qu’ils puissent faire le poids face à l’armée se dirigeant vers eux. Oh, ils s’en tirent bien un temps, mais c’est tout. Heureusement, Katarina est encore suffisamment en vie pour suggérer au scientifique d’utiliser le projet Charon, un projet permettant de splinter tout et tout le monde d’un coup. Je ne sais pas si ça peut être bien utile, mais c’est leur nouveau plan, avec un repli de ceux qui étaient sur le font et, une fois de plus, une des Filles qui se fait tirer dessus. Elles ne servent vraiment qu’à mourir. Quant au projet Charon, il permet en fait de se téléporter : plutôt que d’aller le temps, il propose de se déplacer géographiquement.

Le projet n’est pas prêt, mais ils n’ont d’autre choix que de faire confiance à Katarina de toute manière. Hop, hop, hop, tout le monde s’active à le concrétiser avec Deacon faisant exploser une partie du QG pour défoncer une partie de Titan. Cela énerve Olivia qui veut arrêter la guerre encore plus vite, alors qu’en parallèle, Katarina dit, en substance, vouloir éviter la guerre. Ce n’est pas gagné du tout : Olivia propose à son tour de splinter la tronche du QG, leur scientifique se fait exploser la face, les hommes d’Olivia envahisse la salle de la machine et… Katarina est obligée de se lever pour faire tout le boulot.

Bon, en fait, je peux résumer ça encore plus simplement : ça tire dans tous les sens et c’est hyper prenant. Katarina prend la décision de rebooter le cœur de la machine manuellement, malgré les radiations, et tous nos héros sont franchement perdus avec autant d’ennemis voulant les tuer. Pourtant, Hannah, Cassie et Cole s’en tirent. Le scientifique est donc mort, Marcus, que j’adore, est poignardé. Il ne survit pas, mais apprend malgré tout qu’il a gagné assez de temps pour que tout le monde s’en sorte. Ou pas.

Deacon est encore loin du périmètre, avec Cassie partant à son secours, quand Hannah suit les instructions de Katarina pour activer la machine. Finalement, Deacon ne parvient pas à temps à rejoindre le périmètre, et cela force Cassie à l’abandonner derrière – c’est Cole qui la force, si je suis plus précis. Et voilà Olivia persuadée d’avoir gagné quand elle voit le QG s’effondrer.

Pourtant, nos héros s’en tire dans l’ensemble. Quelques Filles ne sont même pas encore mortes, de même que quelques scientifiques. Katarina aussi est toujours en vie – et tout ça sent bon la fin. Cassie et Cole font ce qu’ils peuvent pour découvrir où ils ont été téléportés, et cela les mène dans leur hôtel habituel – mais le futur lui a fait subir un relooking plein de plantes.

Cole se sent sauvé, Cassie trouve qu’ils tournent en rond et je trouve qu’ils ont tous les deux torts. La série est loin de tourner en rond à ce stade, et l’histoire est loin d’être terminée – l’Histoire aussi d’ailleurs. Ils n’ont toujours pas de quoi voyager dans le temps cela dit, parce que pour ça, ils ont besoin d’objets qu’ils ne pourraient avoir qu’à coups de voyages dans le temps. C’est con.

Cela dit, on avance quand Cole découvre un dessin de Jennifer qui lui rappelle l’histoire que sa mère racontait : dessin d’Ouroboros, ce serpent se mordant la queue, autour d’une tête de singe. Eh oui, tout est lié, mon petit. Contrairement à tout le monde, il n’est donc pas prêt à arrêter le combat ; d’autant qu’il y a trop de sacrifices derrière eux. Oui, mais Cassie en a marre d’entendre parler de la mission, et c’est un avis partagé.

On débarque aussi – après trop de temps – en 2018, à Prague – un Prague impossiblement désert, où on retrouve Jennifer avec les cheveux rouges prête à cambrioler un musée d’Ouroboros. Ah ben parfait pour le Bingo Séries ça ! Le musée est aussi désert que la ville, parce que bien sûr, il y a le virus qui fait flipper tout le monde. Alors pourquoi Jennifer cambriole le musée ? Pour récupérer l’artefact du tout début d’épisode bien sûr.

La série est aussi excellente que d’habitude, nous vendant une Jennifer pro des arts martiaux, aidée par une voix-off amusante et équipée comme il faut pour ce genre de boulot… avant de nous révéler que Jennifer est aussi cinglée que d’habitude : elle entend une voix, n’a pas du tout les cheveux rouges et s’imaginent vraie pro quand elle fait ça n’importe comment. C’est excellent, du grand Jennifer. Et c’est à mourir de rire, tout en étant nécessaire pour faire une série cool à regarder, qui ne perd pas en logique ! Jennifer finit par se parler à elle-même, histoire qu’on avance.

Enfin, de retour en 2046, on retrouve Cole et Hannah cherchant à retourner au QG et découvrant qu’ils sont en fait… en 2043. Joli rebondissement final, ça ne peut que relancer la série, et puis c’est sympa qu’un épisode appelé « La Fin » se termine par un personnage se disant « au commencement ». Facile scénaristiquement parlant, oui, mais sympa.


Épisode 2 – Ouroboros – 19/20
Il s’agit d’une dernière saison et les scénaristes le savent, alors forcément, ils ont décidé d’en jouer et ce n’est pas cet épisode qui me fera écrire le contraire. C’est écrit pour nous faire pleurer et ça a bien failli fonctionner, même si je me suis contenté de quelques frissons. C’est ce genre d’épisode qui n’est possible qu’après quatre saisons d’intrigues complexes et de non-dits, mais c’est aussi ce genre d’épisode où tout paraît fluide et évident – ça ne pouvait pas être écrit autrement. Une vraie réussite (mais je me réserve le 20 pour de futurs épisodes, parce qu’il manquait un petit quelque chose quand même).

Saison 4


02-2

One last splinter, before the first.

Le commencement ? Quel commencement ? 2043, AVEC RAMSE HIIIIIIII. Nous retrouvons le duo Cole/Ramse sous la neige et découvrant un campement de fortune. Oh non, mais je suis tellement fan de ce qui est en train de se passer là. Notre duo se fait rapidement tabasser par un autre duo, mais ils finissent par s’en sortir, évidemment. Il n’empêche que dans le bâtiment, Cole trouve un squelette portant LA montre – le squelette de Cassie donc.

Et puis, ils s’en vont, passant sans le savoir devant Katarina, Cassie et… Cole lui-même. Le projet Charon a donc fait de la merde, mais ça leur permet d’obtenir une machine – pas la leur, pas une dont ils puissent se servir à l’infini, mais une machine permettant un aller-simple. Cassie veut donc s’en servir pour retrouver une Olivia du passé. Oui, mais le QG est occupé par Katarina et ses scientifiques, et le Cole du passé, un qui s’entend encore avec Ramse. C’est si triste. Katarina aussi a le droit à son moment émotion quand elle aperçoit Marcus.

Cassie, de son côté, se débrouille pour vider la base et espionne Cole en train de regarder une interview d’elle datant de 2018 et où… Cassie s’envoie un message, le message qu’un cycle est parfois une deuxième chance. C’est intéressant, car ça confirme qu’elle finira en 2018 par faire cette interview. C’est déjà ça.

Tout cet épisode en 2043 est intéressant parce que ça permet de revenir au tout début de la série, avec des personnages persuadés d’être capable de changer le futur… et faisant comprendre à Katarina qu’elle se plantait depuis le début. Ce n’est pourtant pas le moment de faire une crise de foi et ça la pousse à… aller parler à Katarina. Yep, elle enfreint la règle de base et vient se parler.

Elle lui apprend que la mission est vouée à l’échec et qu’elle est condamnée à cause des radiations de l’épisode précédent. Dans l’ensemble, la scène est intéressante parce que Katarina se donne la solution dans tous les sens du terme : celle du futur reprend espoir, celle du passé découvre comment faire fonctionner la machine… avant de se bourrer pour oublier.

Cassie, James et Katarina se retrouvent alors, avec la première voulant remonter le temps pour tuer Olivia alors que les deux autres ont assez de foi pour plutôt explorer le passé. Et voilà. Cassie part dans le passé pour venger son fils et pour tuer Olivia, et Cole refuse de venir avec elle, malgré ses supplications, malgré le fait qu’ils n’auront aucun moyen d’aller la chercher. Ce n’est pas si grave, en même temps, puisqu’on sait qu’elle finira en 2018. Il n’empêche que Cassie est déprimée de se retrouver toute seule dans l’hôtel et dans le passé.

En 2043, Katarina met en place le plan de leur vie : ils vont voler eux-mêmes une partie du cœur de la machine, qui avait disparu à l’époque et qu’ils avaient pris pour un simple problème technique. Et pour le faire, c’est simple : il suffit que Katarina prenne la place de celle du passé qui est complétement bourrée et que Cole soit lui-même. Il se retrouve ainsi confronté à Ramse et outch, mon petit cœur fragile là, oh ! On a donc Cole qui se souvient parfaitement avoir tué son meilleur ami il n’y a pas si longtemps et qui se retrouve à lui parler de sa culpabilité ; à demi-mots. C’est tellement triste. Ils sont bons ces cons de scénaristes, ça fonctionne ; mais ça fonctionne aussi parce que Ramse était mon personnage préféré.

Cole parvient à voler une partie du cœur, Katarina se retrouve elle aussi face à Marcus, histoire d’avoir de derniers mots gentils envers lui (ah la tristesse) et finalement, notre Cole et Katarina peuvent assister au lancement de la série – avec le premier voyage dans le temps de Cole. Les émotions sont là, le sentiment qu’on est dans une dernière saison aussi et, ma foi, je ne m’attendais pas à une telle réussite pour un second épisode.

Bon, il y a aussi une deuxième intrigue moins intéressante malgré tout, j’avoue. En 2018, à Prague, le vol du musée n’est pas passé inaperçu et attire l’attention d’Interpole. Jennifer est donc dans la merde parce qu’un détective s’intéresse à son cas. Pourtant, elle est toujours dans son bureau avec l’artefact dont elle ne sait pas quoi faire et qui ne suffit pas à entendre James et Cassie. Elle sent ses pouvoirs de Primaire l’abandonner, quoi, et elle déprime d’autant plus qu’elle n’a plus ses amis avec elle. Elle voit toutefois Cassie à la télé et ça l’aide.

Il n’empêche qu’elle a toujours la police aux trousses et un virus qui détruit la ville à gérer… Et un double imaginaire qui se meure de blessures par balle tout aussi imaginaire. Elle disparaît juste avant l’arrivée de la police dans leur hôtel – forçant Jennifer à s’enfuir sans vraiment faire son deuil de la miss aux cheveux rouges. Elle s’enfuit, oui, mais elle laisse tout en plan derrière elle, y compris le passeport que cheveux rouges lui avait dit de prendre.

Forcément, Jennifer se fait rattraper par Interpol à la gare et plutôt que de se laisser capturer, elle vérifie qu’elle est bien le 31 juillet 2018 et… elle se suicide sous un train ? Elle promet avant ça qu’elle n’est pas seule, mais j’avoue ne pas bien savoir ce que ça veut dire. De toute façon, elle ne peut pas mourir puisqu’elle survit jusqu’en 2046. Vivement le troisième épisode – mais je fais une pause forcée avant de le voir pour aller… manger. Ça peut servir de manger !


Épisode 3 – 45 RPM – 18/20
Les prises de tête sont loin d’être terminées, mais ce troisième épisode apporte déjà beaucoup de réponses et fait avancer les choses : ce sont trois saisons qui s’éclaircissent en l’espace de 40 minutes, avec une intrigue bien menée d’un bout à l’autre. J’adore, tout simplement.

Saison 4


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Which Cole are you?

C’est quand la série ne pouvait être plus parfaite qu’elle se décide à introduire un épisode avec The Turtles ! Tout ça pour nous montrer Cassie prévoir de tuer Olivia, alors en plein mugshot. Nous sommes donc en 1971 et Olivia est encore toute jeune. Les scénaristes s’éclatent avec la musique de l’époque qui est tout à fait géniale et nous présente une Olivia amoureuse d’une autre jeune femme avec qui elle danse, vomit et fuit sa mère.

La copine se fait tuer par cette dernière, sympa, alors qu’Olivia est arrêtée par la police. Cela arrange bien Cassie qui est prête à la tuer… mais est prise en joug par deux hommes. Une fusillade éclate donc devant le commissariat et Cassie se retrouve arrêtée en deux temps trois mouvements. C’est plutôt chouette, parce qu’elle se retrouve dans la cellule voisine de celle d’Olivia.

Cela lui permet de découvrir qu’Olivia est… Enceinte. Ah, les parallèles dans cette série. Cassie aide donc Olivia à faire passer les contractions, tout en apprenant à mieux la connaître. Ainsi donc, la mère d’Olivia lui fait aller dans la forêt rouge où le Témoin lui demande de porter un enfant pour elle, pour le sacrifice. Cassie change donc de plan et, plutôt que de tuer Olivia, elle lui propose de l’aider.

Elle lui explique que son enfant n’a pas à être un sacrifice – il peut tout à fait avoir un but de vie. Il n’empêche qu’Olivia est rapidement confiée à sa mère, qui recommence à la battre pour qu’elle suive les ordres du Témoin. Libérée à son tour, Cassie débarque dans la baraque pour sauver Olivia de sa mère – et je ne me doutais pas que ma mâchoire était sur le point de se décrocher parce que la série m’avait une fois de plus baladé.

En effet, en 2046, Olivia est confrontée à une crise de foi de la part de ses hommes (et femmes) qui attendent encore l’avènement de la forêt rouge. Elle est ainsi tyrannique et tue ceux qui doutent d’elle, histoire de s’éviter des ennuis. Le problème, c’est qu’elle doute d’elle-même et que le suicide ne l’intéresse pas plus que ça. Elle déterre Deacon des décombres et apprend de celui-ci, qui a survécu, qu’il a été laissé derrière par les autres.

Derrière ? Oh, mais ça veut dire qu’ils ont survécu ça ! Elle boit donc le thé qui lui permet de se retrouver nez à nez avec le témoin, c’est-à-dire avec elle-même, mais du futur. C’est gênant ça, elle a beaucoup trop d’informations grâce à ça, notamment le fait qu’elle peut devenir une Primaire, grâce à Titan. On avance.

Grâce à tout ça, Olivia parvient à voir le futur et la destruction de Titan. Cela lui permet de comprendre tout un tas de choses restant encore obscures pour nous mais menant à la révélation d’un nouveau pouvoir du Témoin : elle est capable de se projeter dans le passé – de projeter sa conscience dans le corps qu’elle avait en 1971.

Dès lors, la jeune Olivia devient le Témoin et s’arme pour mieux surprendre sa mère en train de raconter à Cassie que c’était l’adolescente qui servait désormais le Témoin alors qu’elle s’était mise à douter elle-même. C’est Olivia qui voulait un enfant pour le témoin, c’est Olivia qui a tué sa petite amie pour éviter qu’elle ne révèle sa cachette, c’est encore Olivia qui sert le Témoin fidèlement. Possédée par le Témoin (l’Olivia future), Olivia propose donc à Cassie de rompre le cycle en lui donnant son propre pistolet, dans lequel ne reste qu’une balle. Elle veut lui prouver qu’elles sont faites pour être ensemble au moment de la destruction du monde.

Forcément, Cassie ne veut donc pas tirer, mais Olivia sait comment la convaincre : et c’est facile, suffit de parler de son fils mort. Cassie prend donc le flingue pour la tuer, mais la mère d’Olivia s’interpose et meurt ainsi – c’est dommage, je l’aimais bien moi. L’échec est total pour Cassie qui s’enfuit sans tuer Olivia. Il suffirait de lui briser la nuque, ce ne devait pas être si dur après tout ça.

Bien sûr, la mère n’est pas tout à fait morte : il faut encore qu’elle révèle à son fils que l’armée des 12 singes existe et tout ça tout ça. La jeune Olivia est malgré tout heureuse de suivre les ordres et d’avoir un bébé qu’elle abandonne, alors que les scénaristes nous montrent comment Olivia détenait toutes les cartes de la série depuis le début – normal, c’est le Témoin.

En 2018, Jennifer est sauvée in extremis par Cole qui porte la machine de son fils, le Cole du futur-futur (ne me demandez pas, en fait)… mais elle perd au passage l’artefact qui tombe dans les mains d’interpole. Cole disparaît vite, mais il conseille à Jennifer de trouver l’autre Cole, celui de 2018, qui est celui que l’on a suivi dans ces deux premiers épisodes et qui a bien besoin d’un burger apparemment. Il lui explique qu’il a abandonné Cassie car il avait besoin de la retrouver, et ça fait bien trop plaisir à Jennifer qui répond à ses interrogations.

Elle l’accompagne ensuite au musée pour revoler le fameux artefact dont on ne connaît toujours pas la fonction. Il tombe donc sur le policier d’interpole qui veut le remettre dans les mains de Cole, parce que c’est ce que ces ancêtres voulaient. On apprend que l’artefact est un puzzle construit par les Primaires et capable de sauver le monde, grosso modo.

Ce qui est génial, c’est que James comprend très vite comment le puzzle fonctionne, grâce à l’histoire du serpent se mordant la queue qu’il connaît par cœur depuis gamin et qui correspond aux différentes positions du puzzle (bon après, comment il a su qu’il fallait le faire de bas en haut, mystère). Autant vous dire que la montée de la tension est excellente en tout cas ! Personne n’a réussi à percer ça pendant des siècles, franchement ?

Faut croire que non. À l’intérieur de l’artefact que Cole parvient à ouvrir se trouve la date du 11 mai 1852 et une ville où se rendre. Jennifer résume bien les choses : une nouvelle mission attend Cole.

En 2046, Olivia réinterroge Deacon qui se dit prêt à trahir Cassie parce qu’elle l’a abandonné. Mouais. Elle n’avait pas spécialement le choix en même temps. Deacon refuse malgré tout de l’aider car il veut chasser lui-même Cassie pour prendre sa revanche. Qu’à cela ne tienne, ma foi. Olivia se débrouille ensuite pour envoyer des hommes chargés d’empêcher Cassie de la tuer en 1971 et pour provoquer tout ce qu’on a vu dans les trois premières saisons – un montage qui s’accompagne de la fresque qu’Olivia brûle évidemment.

Finalement, en 1971, Cassie rentre à l’hôtel où elle retrouve Cole et fond en larmes dans ses bras, parce qu’ils sont dans une boucle, un cycle infini et interminable… À moins que. Cole est sûr de pouvoir le briser, et je suis pressé de voir comment !

Saison 4