The Orville – S02E13

Épisode 13 – Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow – 17/20
Comme d’habitude, la série propose cette semaine un bon épisode… mais à une semaine de sa fin, je me demande quelles seront les conséquences de celui-ci dans sept jours ! Tout ça me laisse perplexe, donc, mais ça ne m’empêche pas de voir que c’était un très bon épisode quand même.

Saison 2


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You’ve made my future a disappointment.

L’épisode reprend par une soirée sympa pour Ed, Kelly, Gordon et Talla. Bon, ils passent leur vie à boire avec leurs employés Ed et Kelly quand même, et c’est l’occasion de se rappeler les bons souvenirs de quand ils étaient en couple. Forcément, Ed en profite pour faire remarquer à Kelly qu’il n’est toujours pas contre l’idée de se remettre avec elle. Elle s’en tire comme elle peut, lui rappelant qu’ils bossent ensemble et que donc non, ce n’est pas une bonne idée.

Elle enchaîne donc avec son travail, justement, en profitant pour passer voir Isaac et John qui bossent sur des recherches capables de les voyager dans le temps. Ben oui, bien sûr. On comprend vite que ça ne va pas être innocent ces recherches… et effectivement, lorsqu’ils tombent sur une « vague gravitationnelle », un accident se produit vite : une Kelly du passé se retrouve à bord de l’Orville, face à Isaac.

J’ai trouvé ça long à mettre en place, pour le coup, parce qu’Isaac ne comprend pas tout de suite ce qu’il se passe et qu’il faut que Claire l’examine pour qu’on avance un peu. Elle ne vient pas de loin, mais seulement de sept années plus tôt : le lendemain du premier rencard Kelly/Ed dont il était question en début d’épisode. C’est bien drôle à voir, parce que toute l’équipe cherche à comprendre les paradoxes temporels que tout ça peut provoquer… et ils n’y parviennent pas vraiment.

Ils décident donc de lui dire toute la vérité, y compris concernant les causes du divorce. L’angoisse. De leur côté, Isaac et John cherchent un moyen de renvoyer cette Kelly du passé dans son présent, étant surpris de voir que leur machine fonctionne et mieux que prévu, puisque ça nous ramène la Kelly à laquelle Kelly pensait, justement. Oh ça va être un enfer à commenter cet épisode ! De toute manière, Isaac et John ne parviennent pas à trouver de solution pour la Kelly du passé.

Par conséquent, c’est Talla qui se charge d’elle et décide de devenir amie avec elle, lui fournissant même un uniforme de lieutenant. Bon, la perruque donnée pour cette fausse Kelly n’est pas géniale, ce qui suffit à les distinguer de toute manière ; surtout que Kelly du passé a un uniforme vert parce qu’elle est simplement lieutenante.

Cela provoque tout un tas de situations marrantes, avec notamment la lieutenante qui raconte des souvenirs de jeunesse ridicule capables de discréditer totalement la Kelly qu’on connaît. Malgré tout, la lieutenante décide de demander un poste sur l’Orville, parce que c’est là qu’elle connaît le plus de monde, là qu’elle a une sœur jumelle plus vieille (oh la prise de tête) et là qu’elle peut retrouver… Ed. Ben oui, cette Kelly du passé est amoureuse d’Ed.

Elle lui demande donc un « second » rencard, même si ce serait leur premier selon cette combinaison. La situation est perchée, mais avec cette série, ça n’a plus rien d’étonnant. Ed répond oui, à défaut d’avoir envie de dire non, et c’est n’importe quoi, parce que c’est voué à l’échec de toute manière. Il prend malgré tout la peine de demander sa permission à Kelly – celle du présent – et celle-ci ne peut juste pas dire non.

Le second rencard ? Il est gênant comme tout : les défauts de la Kelly du passé sont là, et Ed fait comme s’il ne les voyait pas ; il accepte donc de se bourrer quand elle insiste pour un quatrième verre et ça finit en baiser entre eux. La cata. Forcément, le lendemain, Kelly débarque auprès de son double du passé pour la mettre en garde de ne pas faire n’importe quoi et… la scène est brillante. Ben oui, la Kelly du passé prend mal les mises en garde de son futur, surtout qu’elle n’aime pas du tout la vie que cette dernière mène. C’est probablement la scène la plus réussie de l’épisode, parce qu’elle permet une belle réflexion sur la vie en général et la manière dont on s’adapte peu à peu au quotidien qui nous est servi.

J’ai adoré voir Kelly se remettre peu à peu en question et être aidée par Claire à faire face à cette situation. Et Claire est douée à faire comprendre à Kelly ce qu’elle veut vraiment, alors c’est chouette.

Il n’y a pas que la Kelly du présent qui n’aime pas trop de voir Ed recommencer une relation avec cette version du passé : Gordon aussi essaye de le mettre en garde. Peu à peu, Ed comprend les choses telles qu’elles sont : Kelly essaye de l’emmener dans le simulateur en boîte de nuit, et la différence d’âge devient difficile à assumer. Il n’y a pourtant que sept ans d’écart.

Talla s’y éclate en tout cas et, bizarrement, Yaphit, Bortus et Klyden aussi. Pour ces deux derniers, la crise de couple est soudainement loin parce que la musique terrienne insupportable leur rappelle des chants sexuels Moclan. Mouais. Le truc, c’est que je n’aime plus Klyden après tout ce qu’il a fait ces derniers épisodes, et particulièrement le dernier.

Tout ça est particulièrement brillant : au moment de coucher avec cette Kelly du passé, Ed se rend subitement compte que même s’il est amoureux, il n’en a pas envie, parce que c’est trop bizarre comme situation. Tu m’étonnes. Et comme il faut bien un peu de problèmes dans cet épisode aussi, ils sont interrompus au moment où il lui explique qu’il est encore amoureux de sa Kelly. En effet, des vaisseaux Kaylon les ont remarqués et les prennent en chasse.

C’est grâce à l’aide de la Kelly du passé que l’Orville parvient à s’en sortir comme si de rien n’était : elle propose de faire en sorte que le vaisseau se fonde dans le décor. Enfin, je devrais plutôt dire qu’il se glace dans le décor, en se posant sur un glaçon en orbite.

Sauvés des Kaylons, les deux Kelly ont donc le temps de se réconcilier : celle du passé comprend l’importance de son futur job, celle du présent voit à quel point son passé était cool aussi. Et cette réconciliation tombe bien, puisque John et Isaac ont justement trouvé le moyen de renvoyer la lieutenante Kelly dans son passé. Avant ça, Claire propose de lui effacer la mémoire.

Et la lieutenante accepte, sachant parfaitement que tout ça a déjà fonctionné, puisque la Kelly du présent ne s’en souvient pas. Malgré les risques, tout le monde fait donc en sorte que tout fonctionne. Et alors qu’on croit sérieusement que ça a fonctionné, la fin d’épisode nous révèle que la Kelly du passé rentre bien sur Terre et reçoit l’appel d’Ed suite à leur premier rencard. En revanche, plutôt que d’accepter de le revoir, elle décide de lui foutre un râteau… ce qui va un peu à l’encontre des règles habituelles du voyage dans le temps.

Alors là franchement, je suis surpris par cette fin. Je n’arrive pas à savoir si c’est un cliffhanger annonçant une sorte de reboot géant ou juste un parti pris qui sera vite oublié pour le dernier épisode de la saison. Vu son titre, « The Road Not Taken », cela pourrait être véritablement un reboot géant et étonnant pour conclure la saison… Bon, ben, il n’y a plus qu’à attendre la semaine prochaine pour savoir ce qu’il en sera.

Saison 2

The Orville – S02E12

Épisode 12 – Sanctuary – 17/20
Franchement, ça partait mal pour cet épisode que je trouvais trop prévisible dans son premier quart d’heure. Et puis, d’un coup, c’est parti à toute vitesse comme ils savent si bien le faire cette saison. L’intrigue étend encore un peu plus l’univers de la série, tout en se fondant toujours sur ce que l’on savait déjà. C’est donc efficace à tous les points de vue : c’est un épisode unitaire intéressant, mais qui a aussi un impact sur le long terme. Tout ce que j’aime, quoi – et je ne vous parle même pas des guests stars d’exception.

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Why are you hiding this infant?

Enfin un nouvel épisode ! Cette saison 2 aura été une torture avec sa diffusion chaotique, franchement. Cette fois, on repart sur un épisode un peu plus classique qui, sans trop de surprise, repart une fois de plus sur une intrigue mettant en avant des Moclans. Je ne suis pas bien fan de ceux-ci, mais ils sont sacrément utiles puisqu’ils permettent aux vaisseaux de la flotte de l’Union d’être désormais mieux armés face à la nouvelle menace.

Au passage, deux Moclans embarquent sur l’Orville, Korick et Toren, car le vaisseau doit les déposer sur une autre planète. Comme cette course de taxi est plutôt simple et qu’il n’y aurait pas d’épisode sans une petite contrariété, c’est sans surprise qu’ils embarquent avec une valise qui contient une surprise – personnellement, j’ai misé sur un bébé fille dès le départ… d’autant plus que Topa revient dans la série.

Le petit garçon qu’il est devenu montre déjà une certaine forme de misogynie avancée, parce que Klyden lui a appris que les femmes étaient des êtres inférieurs. Ah, super le futur. Tout ceci nous mène à une énième crise du couple Bortus/Klyden, alors que Topa est dans l’incompréhension la plus totale de ce qui lui arrive. Pour l’aider, Bortus décide donc de l’emmener chez Korick et Toren, parce qu’il a découvert leur secret.

Comme ceux-ci utilisaient trop d’énergie pour maintenir en vie leur bébé femelle, Mersa, Bortus n’a pas eu d’autres choix que de venir dans leur quartier et de découvrir toute la vérité. Zéro surprise, franchement, mais intéressant de voir que Bortus n’est pas le seul à ne pas être d’accord avec son peuple.

Bien sûr, il le montre donc à Topa et c’est la pire des idées : celui-ci en parle à Klyden qui le traîne sans trop tarder auprès d’Ed pour qu’il dise toute la vérité. Cela pose problème à l’Orville d’avoir eu un passager clandestin, parce que ça signifie qu’ils sont responsables si jamais le bébé s’avérait avoir été enlevé. C’est sûr que c’est gênant.

Par conséquent, Ed demande à suivre le vaisseau et il a là une superbe idée. Cela permet à l’Orville de découvrir une planète très semblable à la Terre, dans un système de planètes qui n’existait sur aucune carte et dans lequel vit tout un tas de Moclan… notamment des femelles. Une sorte de paradis perdu, quoi, l’Atlantide des Moclans.

Ed, Kelly, Bortus et Talla se rendent sur la planète et sont rapidement faits prisonniers par des femmes Moclans. C’est assez intéressant de voir que les scénaristes continuent de pousser plus loin cette intrigue, parce que j’étais vraiment resté sur ma faim en saison 1 avec l’échec du procès de Bortus. Et d’ailleurs, qui pour diriger cette colonie ne ferait meilleure leader qu’Heveena, la fameuse femme Moclan qui a témoigné lors du procès faisant de Topa un petit garçon contre le gré de Bortus.

C’est chouette comme tout de faire le lien comme ça, même si c’est aussi simple de nous révéler à présent des centaines de Moclan femelles. Heveena accepte finalement de rendre publique sa colonie, car elle demande, sur une idée d’Ed, à ce que celle-ci devienne une planète protégée par l’Union. Cela signifie donc qu’Ed doit escorter Heveena directement vers la Terre pour qu’elle fasse un discours à l’ensemble de l’Union. En chemin, elle découvre Dolly Parton, et c’est plutôt marrant parce qu’elle inclut des paroles de sa chanson dans son discours d’indépendance.

C’est sans surprise que les Moclans ne sont pas prêts à voir cette indépendance accordée, cela dit, et qu’ils menacent donc de quitter l’Union, eux et toutes leurs jolies armes. C’est naze, mais franchement, c’est crédible comme intrigue, parce que ça rappelle bien des situations géopolitiques de merde. Et ce n’est que le début : sans attendre la décision de l’Union, les Moclan décident d’envahir la colonie de femmes pour les arrêter.

Kelly ne peut pas laisser faire ça, même si les ordres officiels sont de ne pas réagir. Les ordres officieux, heureusement, laissent juste assez de souplesse pour que Kelly décide de se rendre sur la planète pour empêcher les Moclan de faire ce qu’ils veulent – et avec elle, Bortus décide de trahir son peuple et de ne pas hésiter à en tuer… n’en déplaise à Klyden qui n’aime pas les femmes. C’est donc Talla qui prend le commandement du vaisseau, pour mieux lancer une véritable guerre en n’hésitant pas à tirer sur le vaisseau Moclan menaçant de détruire le vaisseau de Kelly et Bortus.

La tension a vite grimpé dans cet épisode quand même, mais c’est génial de voir ce type de bataille, à la fois au sol entre les femelles et les males et dans l’espace au son de Dolly Parton. Cela fonctionnait très bien comme intrigue. Bien sûr, tout ça fonctionne en termes d’écriture, mais ça manquera de conséquences concrètes. Sur Terre, Heveena réussit finalement à faire entendre sa voix, mais pas autant qu’elle l’aurait voulu.

Grâce à de la géopolitique de base et des compromis terriens bien trouvés, la colonie de femelles peut donc continuer d’exister sans pour autant être reconnue officiellement de l’Union ; mais en échange, les mâles ne peuvent plus les attaquer, quoiqu’il arrive. C’est une décision plutôt efficace pour tout le monde et elle est donc aussitôt acceptée par tous les partis, ce qui met fin aux combats sur la planète des réfugiées.

C’est là que ça manque de conséquences à mon goût, parce qu’une fois de plus tout le monde s’en tire sans blâme ou punition autre que cela, alors que bon, Talla a déclaré la guerre à un peuple allié. Certes personne ne meure chez nos héros, mais il y a des Moclan qui meurent au passage, et c’est un peu gros. Qu’importe, l’idée de l’épisode est de nous montrer que le progrès est possible, petit à petit. Et ça fonctionne bien quand on termine par Bortus voyant Topa finalement accepter de jouer avec une fille et construire avec elle un projet plus grand que quand ils jouaient chacun de leur côté. Reste à voir comment Klyden vivre tout ça à présent… Le divorce me paraît de plus en plus inévitable cette saison, mais le divorce, c’est un coup de couteau, alors c’est gênant.

Saison 2

The Orville – S02E11

Épisode 11 – Lasting Impressions – 18/20
Cet épisode prouve qu’un simple guest-star peut me faire totalement changer d’avis sur un personnage que je n’aime que moyennement ou sur la nécessité d’avoir un fil rouge à chaque épisode. Surtout si ce guest-star, c’est Leighton Meester. Il y avait autrement quelques bons gags dans l’épisode, alors c’était plaisant à voir comme épisode.

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Nice to meet you, Laura.

Des semaines et des semaines que je n’ai pas regardé la série, je pensais avoir au moins trois épisodes m’attendant sagement… et je n’en ai qu’un. La diffusion de cette saison 2 est vraiment chaotique, c’est pire que mon planning de visionnage franchement. Comme je n’ai qu’un épisode de retard, j’ai osé le lancer à une heure trop tardive qui devait être celle de mon coucher : je n’étais pas fatigué

Pour changer, la série reprend son obsession pour le XXIe siècle avec une capsule temporelle datant de 2015 venant d’être déterrée. C’est l’occasion de bonnes blagues sur les casquettes d’équipe de foot, sur les cigarettes et sur l’iphone. Ou alors, c’est juste un placement de produit, allons savoir.

Cet iphone va en tout cas être le cœur de l’épisode : John et Gordon galèrent à le rallumer après autant de temps et malgré la simplification du programme de reconstruction, mais avec l’aide débile de Yaphit conseillant de le redémarrer, ça finit par fonctionner. Ils tombent alors sur plein de messages et surtout sur une vidéo d’une certaine Laura qui n’est autre que Leigthon Meester !

Comme je n’ai toujours pas vu sa nouvelle série, c’est génial de la voir dans cet épisode et ça me rappelle qu’il faut que je la continue, vraiment. En attendant, Gordon s’avère à peu près aussi amoureux que moi bien trop rapidement, après une simple vidéo. Il passe le reste de son temps à farfouiller le téléphone, l’empruntant un peu trop rapidement.

Comme Claire et Isaac, il décide finalement de se reposer sur le simulateur pour assouvir sa fascination, et franchement, cet épisode se regarde plus qu’il ne se résume ou se critique à partir de là. Il est tombé amoureux de cette Laura et la simulation est intéressante parce qu’on se retrouve devant une comédie romantique tout ce qu’il y a de plus classique. Et c’est bien écrit.

Pire encore : ça me fait vraiment apprécier le personnage de Gordon qui habituellement me gonfle. Merci Leighton Meester, quoi. Il passe son épisode dans le simulateur : il rencontre d’abord Laura à une fête chez elle, où elle le pense ami de Lorenzo, qui est clairement un de ses amis à elle. La rencontre sent bon la romance à venir, quand bien même il est en « pyjama », c’est-à-dire en uniforme. Elle lui propose de venir le mardi suivant dans un bar, et il n’en faut pas plus pour le convaincre de remettre ça.

Il repasse donc dans le simulateur pour assister à un concert de Laura, parce qu’elle est parfaite au point de chanter, voyez-vous. Pas étonnant que Gordon soit amoureux et lui parle toute la soirée. Elle finit par lui donner son numéro de téléphone, et voilà donc que Gordon est forcé de se créer à son tour un mobile. C’est marrant à voir, et ça fonctionne bien, à la fois pour l’humour de le voir devenir accro à son portable et pour la romance à venir.

Bien sûr, Laura invite ensuite Gordon à une soirée-jeux, et pour que ça puisse se faire normalement, elle propose à Gordon d’inviter des amis. Est-ce qu’il invite le reste de l’équipage ? Bien sûr ! Et Talla gère avec un look XXIe siècle, que ce soit dit. La soirée jeu est une catastrophe pour tout le monde, mais pas pour Laura et Gordon. Ils finissent par s’embrasser, et par coucher ensemble.

Le lendemain, Gordon arrive donc en retard à son poste et Kelly, John, Talla et Ed se sentent forcés d’expliquer à Gordon que son attitude n’est vraiment pas saine. Surtout Ed, d’ailleurs. Ils lui rappellent tous que c’est une simulation, rien qu’une simulation. J’ai bien aimé les arguments des deux camps sur cette dispute : Gordon a bien raison de dire qu’après tout, ce n’est pas plus bizarre que d’être amoureux d’Isaac, un robot… sauf qu’elle est une simulation, on en revient toujours au même, et ça, même si elle est créée à partir de vrais souvenirs et données.

L’amour finit malgré tout par blesser Gordon bien plus que prévu – et au-delà de sa simple addiction à son portable : Laura décide en fait de retourner dans les bras de son ex, Greg, parce que c’est ce qui était écrit dans son portable. Ce pauvre Gordon se fait donc larguer… mais ne l’accepte pas. Il supprime Greg de la simulation, pour mieux se rendre compte que Laura change alors complétement. Forcément : il est révélé qu’en fait, c’est Greg qui lui a donné le courage de chanter en public, alors Gordon ne pourra jamais chanter avec elle s’il ne réintègre pas Greg dans la simulation.

Triste. C’est un amour voué à l’échec, on le savait dès le départ, mais ça finit mal pour Gordon et j’ai trouvé ça triste quand même. Oh, bien sûr, Kelly nous fait une petite explication bien vue sur le fait que les humains apprennent de leurs erreurs et de leurs interactions avec tout le monde, et que rien ne peut être retiré sans tout changer à une personnalité ; surtout quand il s’agit de retirer un ex.

C’est sûr et certain, ça, mais ça n’empêche pas la fin d’épisode d’être triste. Une fois Greg réintroduit dans la simulation, Gordon se permet un dernier tour dans le simulateur pour chanter avec Laura, puis pour lui faire ses adieux, prétextant un nouveau job à l’autre bout du pays. Avant son départ, il prend tout de même une photo avec Laura, puisqu’elle a prévu de mettre son portable dans une capsule temporelle. La boucle est bouclée.

Pendant ce temps, le reste de l’équipe apprend qu’il faut emmener la capsule temporelle vers un musée. La cigarette n’est pas en reste : Bortus est fasciné par son odeur, alors il décide de fumer avec Klyden. Ils sont immédiatement accro et ce qui est génial, c’est qu’il n’y a même pas besoin de les payer. C’est le genre de gag habituel pour la série, alors ça marche bien.

Il est tellement accro qu’il finit par fumer à son poste, ce qui énerve Talla et est un nouveau problème à gérer pour Kelly. Elle les emmène, lui et Klyden, voir Claire qui découvre pour la première fois que les Moclan sont hyper sensibles à l’addiction à la Nicotine. Elle leur demande donc d’arrêter de fumer, ce qui est là aussi l’occasion de quelques gags sur l’arrêt de la cigarette, avec des comportements volontairement exagérés par le scénario. Cela fonctionne plutôt bien côté humour, surtout quand Bortus surprend Klyden en train de fumer en cachette ou quand ils se battent en fin d’épisode. C’était moins efficace du côté des cigarettes cachées par Bortus, en tout cas pour moi.

Pas de quoi s’inquiéter : cette nouvelle addiction est éteinte aussi vite qu’une cigarette par Claire qui met au point un sérum anti-Nicotine pour eux. Et hop, affaire réglée, épisode terminée.

Saison 2

The Orville – S02E10

Épisode 10 – Blood of Patriots – 16/20
Ce nouvel épisode est une fois  de plus très bon, continuant dans la lignée du précédent à vouloir instaurer une vraie intrigue fil rouge beaucoup plus suivie. J’ai beaucoup aimé le rendu, même si j’aurais aimé quelques développements supplémentaires, parce qu’il y a des raccourcis et facilités qui ne m’ont pas tout à fait convaincu. On ne peut pas tout avoir, j’imagine.

Saison 2


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The Krills are ready to negotiate a peace treaty

C’est reparti pour un épisode ce soir, parce que je trouve que ça fonctionne bien comme série du dimanche soir. Tout commence par Yaphit recevant une médaille pour son héroïsme, et je trouve ça sympa de voir la série prendre le temps de tisser des liens entre ces épisodes, surtout qu’Isaac est absent un bon moment de cet épisode.

La cérémonie n’est qu’un prétexte pour introduire ces 48 minutes toutefois, puisque le vrai but de cet épisode est de nous apprendre que les Krills sont prêts à négocier un traité de paix. C’est génial, ça fait une saison que j’attends quelque chose de ce genre, alors je suis bien content de le voir arriver enfin. Bien sûr, c’est à Ed qu’on confie la mission diplomatique de s’occuper de gérer la paix avec les Krills.

L’Orville se retrouve donc à devoir se rendre à un grand meeting avec les Krills, mais le problème, c’est qu’ils arrivent au beau milieu d’un grand n’importe quoi : un vaisseau Krill est attaqué par une navette Krill, ce qui est un brin bizarre tout de même. L’Orville a alors la mauvaise idée d’accepter d’héberger la navette, et ça sent rapidement super mauvais pour tout le monde.

Cela ne manque pas : le vaisseau arrive et se crashe à moitié dans l’Orville. À l’intérieur de celui-ci, il y a une jeune fille muette et terrifiée, en compagnie de son père inconscient, Orrin. Ce dernier est l’ancien meilleur ami de Gordon, rien que ça, mais il est aussi recherché par les Krills qui le disent terroriste. Selon eux, il a détruit quatre vaisseaux Krills en un mois, après le début des négociations du traité de paix avec l’Union donc.

Oui, ça fait donc un mois qu’Isaac est parti en vrille d’après cet épisode… mais ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est qu’Orrin embête tout le monde : difficile de négocier avec les Krills en hébergeant un terroriste, mais difficile aussi de livrer un ancien ami de Gordon et un lieutenant de l’Union à un ennemi. Bien évidemment, Ed tente d’en savoir plus pour se faire une idée, mais ce n’est pas super facile, parce qu’Orrin se dit victime et ignorant du traité de paix.

Leyna, la jeune fille, refuse de parler après avoir passé vingt ans dans une prison Krill (certes) et Orrin assure être une victime. De son côté, Talla s’éclate à garder les Krills occupés aussi longtemps qu’Ed en a besoin, et ça vire au n’importe quoi… mais c’est tout de même l’occasion de bons gags. Il faut dire qu’elle sert beaucoup à l’humour de l’épisode aujourd’hui, parce qu’elle est ensuite retrouvée à la cafétéria où elle montre à Leyna comment s’occuper avec un instrument de musique de sa planète.

C’était vraiment bien d’avoir un nouvel élément de culture et de technologie, je trouve, et ça passe beaucoup mieux comme gag que Gordon qui montre de vieux films à Leyna. Je veux bien que le cinéma soit toujours un truc cool dans quelques décennies, mais je vois mal comment des films que je considère déjà comme de vieux films pourraient être autant à la mode. C’est du grand n’importe quoi.

Bon, Ed tente bien de négocier la paix sans livrer Orrin, mais les Krills ne l’entendent pas comme ça. Cela lui laisse douze heures pour trouver une solution et bien sûr sa hiérarchie ne l’aide pas tellement à la trouver, le laissant essentiellement se débrouiller seul. Ce n’est pas cool, ça, de laisser un petit vaisseau comme ça gérer une paix intergalactique. Cela passe malgré tout vu les relations d’Ed avec les Krills.

Cet épisode prend alors le temps de se concentrer beaucoup plus que d’habitude sur le personnage de Gordon. Heureux de retrouver Orrin, son ami, il fait un peu de la merde, en étant totalement aveuglé par son amitié pour lui. Il est assez évident que celui-ci est un terroriste, parce qu’il a rapidement des discours extrêmes et des attitudes louches : Talla la retrouve par exemple en train de se faufiler dans le vaisseau, à la recherche de quelque chose.

Quand il finit par bel et bien voler du matériel, Gordon continue de ne rien dire, alors qu’il sait désormais que son pote n’a pas que des discours extrêmes : il lui a aussi proposé de voler une navette ensemble pour mettre fin à la négociation de la paix ! Certes, Gordon n’a pas toutes les infos et ne sait pas exactement le plan, mais les choses sont claires. Malgré tout ça, il hésite encore sur la marche à suivre et décide de parler de tout ça avec Talla plutôt qu’avec Ed. Ben oui, il faut dire aussi qu’il s’est engueulé avec Ed, parce qu’il ne comprenait pas pourquoi Ed se méfiait tant d’Orrin, finissant même par l’accuser d’être jaloux de son amitié avec celui qui s’avère assez clairement terroriste.

Une fois Talla au courant, Gordon n’a pas vraiment d’autres choix que de parler au capitaine. Pourtant, l’épisode nous le montre se rendre auprès d’Orrin à la place. Il va jusqu’à attaquer Talla au passage pour être bien sûr de voler le vaisseau. Cela sent bon l’arnaque et c’est bien le cas : Gordon n’a pas trahi son vaisseau, il s’agit d’un coup monté par Ed pour tenter de comprendre comment Orrin compte stopper la paix. Je ne sais pas trop quel était l’intérêt de ramener Talla du coup, parce qu’elle n’avait pas à être au courant et puis c’est tout.

On va dire que ça renforce la confiance d’Orrin ? Pendant qu’il quitte l’Orville avec Gordon, Talla décide de retourner auprès de Leyna pour la surveiller. Elle remarque alors des traces d’aiguille sur le bras de la jeune femme. Bien sûr, Leyna s’avère être tout à fait aussi extrémiste que son père : non seulement elle n’est pas muette, mais elle ose aussi s’attaquer à Talla. C’est juste con qu’elle ne sache pas à qui elle a affaire, parce que Talla n’est pas du genre à se laisser maîtriser si facilement.

Leyna est donc rapidement mise K.O par Talla, mais ce qui est le plus important à retenir, c’est qu’elle a du sang orange et terrifie immédiatement Claire qui comprend qu’elle est une Envall. Une quoi ? Une extra-terrestre au sang qui a toutes les chances d’exploser en entrant au contact de l’oxygène dans l’air. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’équipage de l’Orville réunisse toutes les pièces du puzzle : Orrin est en mission suicide, il a prélevé du sang de l’Envall pour aller exploser le vaisseau Krill chargé de négocier la paix.

D’ailleurs, dans la navette, Orrin finit par révéler le plan à Gordon, qui est bien forcé de reconnaître que son meilleur ami est un terroriste qui souhaite bien détruire un maximum de vie Krill pour venger la mort de sa fiancée et… de sa fille. Evidemment. Leyna n’est pas sa fille, mais une terroriste aussi, appartenant à une espèce qui a pourtant promis de se tenir éloignée des planètes avec oxygène. Les deux hommes en viennent rapidement aux mains quand ils comprennent qu’ils ne sont pas faits pour s’entendre. Finalement, Gordon est obligé d’abandonner son ami et de sauter dans l’espace en tenue d’astronaute.

Le seul problème, c’est qu’en faisant ça, il laisse Orrin se suicider. Je m’attendais à ce que la paix avec les Krills se passe bien mal après ça : ils n’ont pas spécialement de preuve de la mort d’Orrin franchement. Pourtant, il semblerait que ça suffise bien aux Krills qui signent un premier traité de paix… le pacte Lak’vai. C’est bizarre, mais admettons, l’épisode touchait à sa fin.

En toute fin d’épisode, Ed est donc bien heureux d’avoir réussi à signer ce contrat historique et il vient avouer à Gordon qu’il était bien jaloux de sa relation avec Orrin. Mouais. Cela n’a pas réussi à me convaincre tout à fait, mais bon, les deux peuvent ainsi reprendre leur amitié comme si de rien n’était. Je reste un peu frustré de l’absence d’Isaac dans cet épisode, réduit à un rôle de figurant. Il y a encore tellement à faire avec lui ! Heureusement que l’intrigue du jour servait bien un fil rouge plus large quand même.

Saison 2