Station 19 – S04E11


Épisode 11 – Here it Comes Again – 17/20
Si l’épisode était plus classique cette semaine et continuait de jouer sur la tendance « miracle américain » que je repère beaucoup dans les deux séries médicales du Shondaland cette année, on sent qu’il continue également d’aborder des sujets importants et que le prochain sera à nouveau probablement très prenant. Qu’on ne vienne pas me dire que les séries devraient éviter le covid et les sujets d’actualité, parce que la qualité des intrigues qui le font cette année est glaçante. Et nécessaire.

Spoilers

Les pompiers sont appelés en intervention dans une patinoire où une machine en feu glisse sans fin d’un bout à l’autre de la glace.


They took more time ending that man life than we did saving one.

Ah, mais je suis à l’ouest ! C’est la mère de Dean que j’avais pris pour une avocate il y a deux ou trois épisodes. Je suis mort de rire. Elle paraît si jeune, en même temps, je suis sûr que vous pouvez comprendre ma confusion. En parallèle, on découvre que Marsha est rentrée chez elle, avec Jack et sa copine qui s’occupent d’elle avant de devoir partir au boulot. Carina est hyper angoissée et n’arrive pas à trouver la bonne tenue pour sa journée de travail, où elle a prévu de démissionner pour partir en Italie.

Tout aussi stressée que Carina, Andy ne trouve pas ses clés. Vic et Travis aussi sont sur le point de quitter l’appartement, et pour Vic, le problème vient de l’absence de son chargeur, mis de côté par Travis. Au moment de partir, ils tombent sur Emmett qui vient les prévenir, avec des gâteaux, qu’un visiteur impromptu s’apprête à passer à la caserne.

Effectivement, Ben arrive au travail juste avant que Dixon ne débarque ; et également juste avant Maya. Dixon souligne bien le « retard » qu’aurait Maya, et il est toujours aussi insupportable. Bien évidemment, il est incapable de garder son masque. Il s’amuse bien de la situation, et n’hésite pas également à se foutre de la gueule de Sullivan, jusqu’à ce qu’il soit interrompu par Vic criant qu’il est sur le point d’arriver. C’était marrant, Travis et Vic arrivent donc trop tard pour prévenir toute la caserne, mais pas trop tard pour parler des potins ensuite dans le vestiaire.

Les potins, c’est surtout Vic qui les récupère avec Travis lui racontant que s’il est de nouveau attiré par Emmett, ce dernier insiste bien trop pour parler d’amitié entre eux. Bon. L’alarme de la caserne retentit alors. Vic et Travis abandonnant derrière eux les gâteaux d’Emmett, Andy se sert, et ça nous fait de l’humour avec Ben qui ne peut plus que récupérer ceux à la pomme. Je ne l’ai pas trop senti sur le moment, j’imaginais déjà des space cake, mais non, c’est juste de l’humour.

Andy part alors en intervention avec Dean. C’est l’occasion pour eux d’avoir une scène amicale, ce qui est toujours étonnant car leur duo est loin d’être le plus utilisé… Andy y fait une fois de plus, preuve d’un égoïsme hallucinant en se comparant à Pru pour rassurer Dean angoissé d’avoir laissé sa fille auprès de sa mère. Honnêtement, Andy est chiante, c’est tout. Même si la comparaison n’est pas entièrement déconnante, personne ne fait ça. Non ?

La première intervention de la semaine est impressionnante, en tout cas, avec un véhicule en flammes sur une patinoire. Le problème, c’est qu’il y a un homme aussi sur la patinoire, le mari de la femme ayant appelé les pompiers. Il faut que les pompiers aillent le chercher au milieu de la patinoire, et ce n’est pas chose aisée, surtout avec la machine en feu avançant rapidement d’un bout à l’autre de la patinoire, constituant soudainement une cage pour l’engin qui brûle.

Travis s’éclate bien sûr les fesses en dix secondes, et c’était bien drôle à voir. Les pompiers n’arrêtent pas de glisser sur la glace, et j’ai trouvé que c’était vraiment une bonne idée cette intervention, à la fois humoristique et stressante. L’homme est rapidement isolé loin de l’incendie, mais franchement, quelle intervention stressante.

Maya accueille ensuite les flics qui sont prévenus par le central et sont bien forcés de venir faire leur boulot avec la caserne 19, même s’ils ne les aiment pas beaucoup – d’ailleurs, c’est en partie pour ça que Dixon est passé voir Maya le matin. Sullivan voyant les flics vient aussitôt voir Maya pour savoir ce qu’il se passe. Maya est assez énervée de voir que Sullivan est insupportable : il n’écoute pas ses ordres et il se place bien sûr pour tenter de récupérer l’interim de Maya quand elle sera en Italie.

Il est assez ironique, comme le souligne Vic, de voir les pompiers passer le reste de l’épisode à attendre que la machine soit à portée de main pour l’arroser avec du gaz inflammable. Ben oui, la machine fonctionnant à l’électricité, ils ne peuvent risquer le canon à eau. Forcément. Là encore, tout ça nous mène à un duo inattendu, avec Vic se confiant à Jack. Cela faisait bien longtemps que ça n’était pas arrivé, et c’est plutôt drôle de les voir se demander s’il vaut mieux avoir un père comme Dixon, ou ne pas en avoir.

Dans le même genre, on a ensuite le duo Travis et Sullivan. C’était bien marrant, parce que c’est la première fois que Travis se retrouve avec le nouveau bleu, et il est coincé : il n’a aucune idée de comment se comporter avec son ancien boss. Ce dernier a toutefois une idée qui va tous leur faire gagner du temps : utiliser les patins à glace pour aller éteindre cet incendie. Il est peu probable que cela arrive en vrai, mais la scène était vraiment marrante à voir.

Après cette intervention qui est un succès, Jack et Vic se rendent acheter de la bouffe pour toute la caserne, et c’est sans surprise qu’ils retombent sur Theo. Ben oui, Vic se rend dans le restaurant de son père, où elle était déjà tombée sur Theo il y a quelques épisodes. Je suis content de voir que les scénaristes n’ont pas encore oublié cette intrigue, et que Theo échange aussi un regard avec Travis.

Vic se fait inviter à dîner par son père, et ça sent l’intrigue qui aura un impact plus tard, franchement. Le père doit s’inquiéter du futur de sa fille, j’imagine ? Pour l’instant, elle rentre à la caserne, un brin frustrée de devoir à nouveau faire le travail d’oublier Theo alors que Travis veut lui piquer sa bouffe. Non, vraiment, s’il reste des non-dits, ça ne va pas le faire.

Pendant que toute l’équipe est en intervention, Ben reste à la caserne, et il peut donc accueillir Carina qui venait voir Maya pour du réconfort après avoir démissionné de l’hôpital. Je suis trop triste de cette démission, parce que ça veut dire qu’il n’y a plus personne de cette famille dans cet hôpital. Pauvre Bailey !

Carina est en tout cas heureuse de tomber sur Ben, parce qu’il est une bonne épaule pour pleurer et une bonne oreille pour écouter ce qu’il passe en Italie. Les deux peuvent ainsi parler de la situation catastrophique dans chacun des deux pays dont ils viennent. J’aime bien cette amitié, ça me fait apprécier à nouveau le personnage de Ben, ce n’était pas arrivé depuis bine longtemps.

En tout cas, elle a vraiment bien fait de passer par là Carina, parce qu’une femme enceinte qui vient de perdre les eaux débarquent à la caserne. Elle était simplement en train de marcher, et elle se retrouve à accoucher au milieu du garage de la caserne. L’avantage pour elle, c’est qu’elle tombe à la caserne au moment où Ben, expert des accouchements improvisés au milieu du salon de Meredith, la gardait, avec Carina, obstétricienne experte dans son domaine. C’est plutôt un bon timing, même si son bébé n’est pas dans la bonne position pour sortir de son ventre.

Carina peut s’en occuper et tout semble alors aller mieux… sauf que le père de l’enfant s’évanouit et fait un arrêt cardiaque. C’est vachement le moment, gars ! En plus, en pleine pandémie, il est compliqué d’ensuite trouver de la place dans un hôpital. C’est perturbant comme tout – mais ça me rassure que la série aborde ce sujet parce que Carina n’arrête pas de dire que la situation est atroce en Italie, mais purée, elle l’était aussi aux USA avant les vaccins. Depuis, ils ont rattrapé leur retard.

Carina continue comme d’habitude d’envoyer tout le monde paitre ailleurs quand les pompiers arrivent à la caserne et tombent sur un accouchement. C’était excellent à voir, j’adore ce personnage. Je ne sais pas trop pourquoi elle avait besoin de Maya et pas des autres par contre, mais ça marche bien malgré tout avec un accouchement qui se termine sur la naissance d’une petite fille en bonne santé.

A l’hôpital, les choses se passent moins bien par contre : le père du bébé reste en arrêt cardiaque pendant plus de six minutes et aucun lit n’est disponible pour lui. Il est clairement censé mourir, mais comme nous sommes dans une série, il finit par respirer par lui-même au moment même où l’hôpital lui trouve un lit.

A la caserne, Nancy, la mère, se rend compte de la chance qu’elle a eu de tomber le meilleur jour possible à la caserne et tout se termine donc bien pour cette intrigue. Dans les vestiaires, en revanche, Maya confie à Carina qu’elle ne se voit pas partir en Italie finalement. La situation est trop désespérée aux États-Unis pour qu’elle se le permette, surtout que pour une fois qu’une femme est au pouvoir, elle ne veut pas décevoir. Pff. J’étais content d’imaginer Maya là-bas, mais maintenant, j’ai peur que Carina ne revienne pas !

Travis, lui, essaie d’envoyer un SMS à Emmett pour le remercier des gâteaux du matin et pour le draguer un coup. Il est assez bête pour le faire à voix haute, ce qui fait que Ben est désormais au courant de ce crush. Je ne le sens pas du tout.

Dans la cuisine, Vic se retrouve une nouvelle fois avec Jack. Ils en profitent pour faire la cuisine ensemble, jusqu’ici c’est logique, mais aussi pour parler un peu de la famille Hughes. On sent bien que cette intrigue n’est pas là par hasard, et je suis sûr que ça rejoindra la romance avortée de Vic avec Travis.

Malheureusement, cela attendra encore un peu car les scénaristes ont d’autres plans avec ces personnages. En effet, Richard appelle alors Sullivan qui est en plein entraînement pour lui parler de Minneapolis et d’un grand problème qui s’y déroule. Oh. On sent que la série va nous lâcher sur un cliffhanger encore bien horrible, surtout que Ben reçoit aussi une alerte sur son portable. Tout semble pourtant bien se dérouler à la caserne pour une fois. Tout le monde est réconcilié, l’épisode était pas mal drôle, tout allait bien… et voilà donc que les scénaristes décident de nous sortir une version fictive de George Floyd.

C’était hyper prenant comme scène, et horrible à voir. Cela nous ramène tous au choc qu’on a eu en 2020. Je pensais que les personnages l’avaient peut-être déjà eu, vu tout ce qu’il se passe cette saison, mais non. La série ose aborder un sujet beaucoup trop compliqué cette fois-ci, et ça fait que j’ai fini l’épisode avec un gros sentiment de malaise. La fiction rejoint la réalité, et si c’est désagréable, c’est important car ça va permettre d’en parler. Il ne faut surtout pas arrêter d’en parler !

 

Station 19 – S04E10


Épisode 10 – Save Yourself – 17/20
C’est un épisode étonnant parce qu’il semble oublier légèrement une grosse partie de l’intrigue de la semaine dernière, mais si je mets ce détail de côté, c’était franchement très bon cette semaine encore. Je pense que je n’ai jamais autant aimé la série que ces dernières semaines : elle a un bon équilibre et elle a réussi à me raccrocher à une grande partie de ses personnages. Pas tous, il y en a pour qui ce sera toujours impossible… Mais elle y travaille, et ça, c’est cool.

Spoilers

La caserne organise une campagne de dépistage covid19, supervisée par Carina.


Yes, Robert is very tall.

Vous savez quoi ? Je me suis surpris à avoir le smile limite jusqu’aux oreilles dès la première scène de cet épisode. Cela n’a pas toujours été le cas avec cette série, mais là, on voit dès le départ Carina qui reprend son travail comme elle peut avec la fondation Catherine Fox qui nous organise une campagne de test anti-covid dans la caserne des pompiers. Soit.

Cela fournit une bonne intrigue à l’épisode, et ça m’a même rendu Ben sympathique, aussi insupportable soit-il. La série nous ramène une fois de plus la famille d’Andy au passage. Alors, on ne va pas se mentir, ça, ça m’a soulé ; mais en même temps, c’est important pour la série d’avoir un semblant de continuité. Il y a d’abord la cousine Michele qui vient à pied pour prévenir Andy, et pour tenter de rencontrer Robert, et pour draguer Maya, parce que oui, elle est amoureuse de Maya, évidemment.

C’était plutôt drôle comme situation, et ça me réconcilie presque avec cette intrigue. On apprend ainsi qu’Andy se rend au barbecue en famille chaque semaine… et je suis content de découvrir que la série nous épargne ça. Lorsqu’ils rencontrent finalement Sullivan, Robert réussit au moins à plaire à tout le monde en charmant un peu la tante et en étant très sympathique quand il comprend enfin de qui il est question pour ces tests covid.

Michele demande des nouvelles de Maya à nouveau, et c’est bien drôle, parce que Robert est vexé de voir quelle est décrite comme « l’autre big boss » de la caserne. Oups, Andy a oublié de préciser que Robert n’était plus le capitaine de la caserne pendant tous les barbecues familiaux. Ce n’est pas exactement le genre de détail qu’on oublie pourtant, en théorie.

De son côté, Carina est stressée par cette journée de tests à faire passer et elle balance son stress sous la forme de remarques hyper directives à tous les pompiers. Elle est clairement énervée et horrible avec tout le monde, y compris Maya. Cette dernière, en soutien parfait pour elle, la prend donc à part pour essayer de mieux comprendre ce qu’il se passe… Et Carina balance à Maya que son Visa est sur le point d’expirer. Aaah. Je n’aime pas ça du tout, du tout. Je déteste cette intrigue, je veux que Carina reste. Franchement.

Le président a bloqué les décisions sur l’immigration pendant le Covid (humph, connard de Trump) et elle ne peut pas renouveler son visa comme ça. Elle n’a plus qu’un mois pour rester aux États-Unis. C’est horrible comme intrigue, je veux qu’elle reste. Et bien sûr, plus tard dans l’épisode, Carina nous fait le point sur la situation en Italie en parlant avec Ben, histoire de nous montrer qu’il y a une certaine logique à la voir repartir, pour sa famille.

La pauvre Carina se retrouve malheureusement seule, parce que Maya et Ben sont appelés en intervention. L’avantage, c’est ainsi que Maya peut ainsi parler à Andy de la bombe que vient de lui envoyer Carina en pleine poire, mais Andy n’est pas franchement à l’écoute. Elle reste la pire des amies, comme toujours, à simplement lui dire que tout ira bien parce qu’elles ont déjà réussi à surmonter le décès d’Andrew.

Ce n’est pas exactement si simple la vie, Andy, et tu devrais le savoir parce que t’as fait de la merde avec ton mari. Ouep, Robert lui en veut évidemment de ses mensonges à sa belle-famille, mais ils n’ont pas le temps d’en parler : ils arrivent sur le lieu d’un accident assez moche, avec une voiture étant entrée dans un camion. Bien sûr, il ne s’agit pas de n’importe quelle voiture, mais de celle de jeunes mariés que l’on a vus précédemment dans l’épisode lorsqu’ils ont été testés par Robert. C’était évident qu’il finirait par être l’intervention du jour.

L’intervention est autrement compliquée par l’arrivée du Chef Gregory sur les lieux. Il n’est pas là pour rien : il va devenir un personnage que l’on reverra souvent puisqu’il est là pour vérifier que tout se passe bien – dit autrement, c’est une des conséquences de la mi-saison et du procès que veut intenter Miller. Cela fonctionne plutôt bien comme intrigue… mais j’ai un peu de mal avec le personnage de Gregory pour l’instant.

Plus tôt dans l’épisode, il a déjà pris la décision de débarquer à la caserne pour parler avec Miller et lui indiquer qu’il est en désaccord avec son choix, et ça… Bon. C’est abusé, honnêtement. Gregory ne se fait pas une amie avec Vic, une fois de plus. Comme lors de l’inspection, celle-ci n’hésite pas à souligner ses désaccords avec son chef.

Pour en revenir à l’intervention, c’est bien compliqué de sortir les deux jeunes mariés du camion dans lequel ils sont encastrés. Alors que la situation médicale du mari se dégrade rapidement, la femme qui va bien s’avère de plus en plus bitch. Elle commence par des blagues sur son mari qui risque d’être amputé et sur la vie pour laquelle elle vient de signer, avant de demander, dans la panique, à être sauvée en premier.

Il entend tout, et ce n’est pas génial pour lui d’entendre l’absence de soutien de sa nouvelle femme, franchement. Bon, bien sûr, ces deux patients finissent l’épisode en vie, et la jeune mariée est terrifiée de ce qu’elle a dit. On les retrouvera dans la série-mère, j’imagine. En attendant, Gregory décide de venir féliciter Sullivan pour son excellent travail. Le but est évidemment de se trouver un allié face à Miller.

Pour Gregory, Miller fait de la merde et il espère que Sullivan pourra l’aider à lui en faire prendre conscience. Oups, cela nous remet Robert dans une position de merde… et j’aurais pu me passer de ça. L’épisode commençait à peine à réussir à me le rendre sympathique, je suis dégoûté qu’on en arrive là, surtout que Gregory lui suggère en plus de redemander à devenir Lieutenant, et tant pis pour Andy. Oups.

Pas de chance pour Gregory, la police ne l’aide pas à pacifier les relations avec la caserne de pompiers : les flics décident de laisser une amende de stationnement à nos pompiers. L’abus est total, mais quand Gregory apprend ce qu’il se passe, il parle de « riposte » de la part des flics. Ben, on n’est pas dans la désescalade prônée en cas de conflit. Vic s’énerve donc contre Gregory qui n’apporte pas le bon soutien à son équipe et elle ne se gêne pas pour lui dire à nouveau. J’ai de plus en plus peur pour elle, franchement.

Si c’est plutôt drôle de la voir confiante comme ça, je n’ai pas envie qu’il y ait des conséquences sur sa carrière non plus. Quant à l’épisode précédent, il est totalement oublié entre Vic et Travis, qui n’en sont plus qu’à parler de courses et d’Emmett. C’est plutôt une bonne chose que cette amitié soit de retour, surtout que la famille d’Andy n’est pas la seule à débarquer à la caserne, il y a aussi les parents de Travis !

Le pauvre Travis est donc face à ses parents par surprise, et la surprise est d’autant plus mauvaise que son père est là car il est cas contact d’un de ses amis de golf, aka son plan-cul. Le problème, c’est que le pauvre Travis finit par vraiment me soûler à faire la morale à son père. Je veux dire, je comprends son positionnement vis-à-vis de sa mère et tout, mais il y a une partie de la morale qui n’a pas trop de sens à mes yeux.

En plus, ce n’est pas du tout qu’un plan-cul pour son père, qui finit par lui dire qu’il s’agit toujours du même ami qu’il voit… Bon, on va dire que la situation a évolué rapidement depuis les épisodes où il était sur une application de rencontres. Au moins, l’avantage, c’est que Carina se retrouve à se faire un nouvel ami quand Travis a besoin de briser le protocole des tests Covid pour ses parents. C’était bien rigolo à voir, parce que Carina accepte aussitôt qu’elle apprend un quart de la situation sur le père de Travis, en échange de tous les potins ensuite. On a rarement eu l’occasion de la voir comme cela, tout de même.

Elle s’énerve ensuite contre Jack, cependant. De son côté, Jack est confronté à nouveau à sa propre intrigue avec sa nouvelle famille. S’ils sortent d’un peu nulle part ceux-là, on n’arrête plus de les voir, et je trouve que ça fonctionne plutôt bien pour la série. Pour cette semaine, on repart une fois de plus sur les problèmes liés au covid et au tri des patients qui a lieu dans Grey’s Anatomy, même s’ils font tout pour l’éviter. Ainsi, le fils de Marsha a décidé de débrancher sa mère, et c’est l’équivalent d’un meurtre à ce stade. Un bon matricide. C’est la décision de la famille, peu importe ce que décide Jack.

Maya décide de lui faire un câlin quand elle l’apprend, et ça, malgré la présence des gens dans la caserne. Parmi ces gens, il y a la petite amie de Jack qui débarque. Bien sûr, le câlin est immédiatement remarqué par sa nouvelle copine, qui apprend ainsi de la pire des manières ce qu’il se passe.

Ils se retrouvent rapidement en visio avec l’hôpital au moment où Marsha est débranchée. Levi est des plus sympathiques avec eux, et il partage les bons mots de la vieille femme, mais le fils de Marsha… il se déconnecte aussitôt le respirateur arrêté. Sympathique.

Marcus n’est pas bête et comprend l’horreur qui est en train de se dérouler, ce qui l’énerve énormément. Inquiet pour lui et cherchant quelque chose à faire, Jack décide alors d’aller chercher des tests Covid pour eux aussi, histoire de se rassurer sur leur état de santé. Carina est en revanche contre le fait qu’il brise les protocoles, parce que c’est Jack, et qu’elle a déjà dit OK à Travis.

Par contre, Carina finit en larmes devant Jack à cause de cette journée de merde. Le problème, c’est qu’il la bat à plate couture sur la journée de merde et Carina lui conseille alors de vraiment être énervé, parce que c’est bon pour Marcus d’avoir cet exemple selon elle ; une figure paternelle combattante et énervée. La scène était étonnante entre ces deux-là, mais ça fonctionne vraiment bien. En plus, Jack emmène ensuite Marcus s’énerver contre un sac de boxe et pleurer un coup. La scène est clichée à souhait, mais elle passe bien.

J’en oublierais presque l’intrigue de Travis, dites ! Il ramène finalement ses parents à leur voiture, et il en profite pour parler de son coming-out, histoire de tendre une perche à son père. Je ne suis pas fan de cette intrigue, et franchement… où est Theo ? Après l’épisode de la semaine dernière, c’est frustrant de ne pas le retrouver. L’épisode finit sans vraie avancée, même si on voit que le père de Travis est en train de faire son bonhomme de chemin pour son coming-out. Et sa mère ? Elle est parfaitement inutile, plante verte exploitée pour sa cuisine dans tout l’épisode.

On arrive en fin d’épisode, Carina annonce alors à Maya qu’elle a pris sa décision et qu’elle doit retourner en Italie. Elle veut jeter les cendres de son frère dans l’océan et elle veut pouvoir aider ses concitoyens. Carina finit par emmener Maya voir Jack sans même attendre sa réponse, et c’est assez hallucinant franchement. En plus, Andy venait de lui donner le conseil de partir en Italie avec, au moins pour quelques jours pour l’aider.

Andy balance des conseils surprenants, franchement, et elle ferait mieux de surveiller ce qu’il se passe avec son mari. On se retrouve en effet face à une engueulade de couple lorsqu’il lui avoue qu’il a pour intention d’aider Gregory à travailler le « problème Miller ». Quelle mauvaise idée, honnêtement. Je n’en peux plus de Robert, et Andy aussi. Je ne comprends pas comment elle peut l’aimer, surtout quand il est hyper toxique à lui balancer qu’il ne veut pas qu’elle devienne un problème pour lui car elle est la seule bonne chose dans sa vie. Irk.

De son côté, Vic balance à Travis qu’elle a vu Emmett aller prendre sa douche, et selon elle, c’est prioritaire sur la situation avec les parents de Travis. OK. Bien sûr, Emmett lui demande à son tour comment ça s’est passé avec son père, mais ce n’est pas exactement pour ça que Travis est là : maintenant qu’il a fait la paix avec son passé, il aimerait bien recommencer à coucher avec Emmett. MOUAIS. Ce n’est vraiment pas un couple auquel j’accroche, alors j’étais content d’apprendre que, malheureusement pour Travis, Emmett a tourné la page maintenant. C’est un peu bien fait pour Travis quand même. J’adore le personnage de Travis, mais il a fait de la merde avec, honnêtement.

Et alors que l’épisode pourrait se terminer sur de bonnes choses positives comme ça, on en revient à l’intrigue Jack, et on sait que ce sera lourd. Oh, Jack y partage de bons souvenirs et tout le monde rit, mais c’est censé mal se terminer, avec la mort probable de Marsha, à un moment ou un autre. Et contre toute attente, Marsha se réveille. Elle devait pourtant mourir, mais ce n’est clairement pas encore son heure. L’épisode termine donc finalement bel et bien sur de bons feelings, et vraiment, c’était inattendu. Maya profite de la joie ambiante pour annoncer à Carina qu’elle est prête à partir avec elle, et… je veux un spin-off ?

Ou au moins un épisode bien cliché sur l’Italie, allez. Carina a toutefois annoncé un mois avant de devoir y retourner, sur un malentendu, ça peut durer jusqu’à la fin de la saison…

Ah, et un peu de peine pour Travis sur cette fin d’épisode, parce qu’il est légèrement tout seul sur ce coup-là. Bon, ce n’est pas le seul célibataire, il reste Dean qui, heureusement, ne semble plus avoir de sentiments pour Vic ; et Vic qui… mais où est Theo ?

 

Station 19 – S04E09


Épisode 9 – No One Is Alone – 20/20
La série confirme que son meilleur duo est capable de choses grandioses dans une intrigue qui est déprimante à souhait, pleine d’espoir en même temps, et parfaitement maîtrisée de bout en bout. Je ne pouvais espérer meilleur épisode que celui-ci pour commencer à régler le cliffhanger de la semaine dernière, ô combien problématique pour la continuité de la série.

Spoilers

Travis a surpris Theo et Vic en plein câlin, et il faut maintenant qu’il digère cette relation inattendue.


Will you marry me ? Yes.

Oula, c’est sans le moindre résumé ni avertissement qu’on se relance dans le cliffhanger de la semaine dernière, lorsque Travis découvrait que Theo et Vic étaient ensemble. Sans trop de surprise, il s’enfuit sans rien demander à qui que ce soit, mais Vic le poursuit pour tenter de lui expliquer la situation. Pas de chance pour elle, Travis refuse catégoriquement le dialogue.

En 2009, Theo et Travis étaient pourtant de bons amis qui entraînaient Michael ensemble. La nature de leur relation n’est pas bien claire toutefois, je pense que Travis et Michael en étaient encore à flirter en tant que recrues. D’ailleurs, c’est confirmé ensuite quand, en 2010, ils s’embrassent assez discrètement… mais que Theo, alors colocataire de Michael leur confirme qu’il entend tout et est bien au courant pour leur couple – très mignon, d’ailleurs ce couple. Tellement mignon qu’ils se font une demande en mariage en même temps et aaaaah ! C’était si chou, si cute, si parfait comme scène.

J’avais l’impression que je n’avais pas aimé Michael la dernière fois qu’on l’avait vu, mais l’avait-on déjà vu ? Je ne sais plus, en tout cas, c’était une bonne surprise ces scènes, avec Theo présent tout au long de cette relation. Et après six mois en tant que lieutenant, lorsque Theo apprend une promotion express venant de Ripley lui-même (aaaaah), le couple est tout heureux de célébrer cette victoire pour leur meilleur ami.

Travis et Theo ont vraiment une chouette relation aussi, avec Travis lui parlant de son père décédé et tout. C’est fou, ces trois amis sont trop cool, je veux un spin-off sur eux aussi. Ou une comédie sur le couple Travis/Michael, ça doit pouvoir marcher aussi, il y a juste ce qu’il faut pour qu’ils soient attachants en tant que maris. Travis et Michael me font rire avec leur filtre à eau, mais bon, il faut que j’aille changer le mien, maintenant. C’est compliqué cette affaire quand on ne s’en sert pas tous les jours ; mais sachez que moi, c’est censé être chaque mois qu’on change mes filtres. M’enfin bon.

Ce qui est important, c’est que même si Travis est proche de Theo, il stresse de savoir que Theo est désormais son capitaine. Nous sommes alors en 2016, quelques mois avant le décès de Michael. Travis lui fait alors la promesse de ne jamais le remplacer, mais il s’agit surtout d’un moment d’humour. Qui précède de peu sa mort, donc.

Quand elle survient de manière brutale, Theo vient réconforter Travis… mais avant de lui avouer la vérité sur son erreur. Il a mal calculé l’orientation du vent, et il a demandé à Michael de faire une opération qui lui a coûté la vie. Oh quelle horreur ce genre de mauvais calcul avec une vie en jeu, surtout quand c’est celle de ton meilleur pote. Travis le vire de chez lui, et il ne lui reparle plus jamais – ou en tout cas, s’ils ont eu l’occasion de se croiser, on n’est pas au courant pour le moment.

De retour dans le présent, on découvre que Travis refuse franchement de parler à Vic, mais plusieurs jours d’affilée. Ils vivent ensemble, mais la série ne prend pas la peine de nous proposer la moindre scène dans cet appartement dont on ne sait rien, la caserne étant apparemment suffisante pour nous faire comprendre ce qu’il se passe. Ou plutôt ce qu’il ne se passe. Toute la caserne prend pourtant toujours son petit déjeuner ensemble, Travis n’est pas super subtil dans sa manière d’éviter Travis, mais personne ne voir rien.

En plus, le problème, c’est que Vic et Travis sont censés être meilleurs amis et vont vraiment bien ensemble, alors Maya continue de les faire travailler ensemble – car oui, Maya a repris le boulot apparemment. Il fallait bien que ça arrive un jour. Accessoirement, ils vivent ensemble aussi, mais Vic et Travis continuent de ne pas se parler pendant trois jours.

Dans les vestiaires, Vic tente désespérément d’en parler avec Travis, mais celui-ci n’a pas du tout envie de revenir encore sur le sujet. En fait, il lui explique que pour guérir plus vite et ne pas avoir de cicatrice persistante, il ne faut pas toucher à la cicatrice ; et il a bien envie de faire pareil avec le sujet sensible de Theo et Michael.

Pas de bol pour lui, le destin s’acharne toutefois en lui ramenant à nouveau dans les pattes le type qui avait fait une overdose trois jours plus tôt, dans sa voiture. De retour chez lui, il a promis d’arrêter la drogue, mais bien sûr, c’était sans compter sur sa meilleure amie qui lui donne une dernière dose, pour la route. Charlie, le type met un certain temps à se réveiller et sa pote, Libby, est assez insupportable avec Travis et Vic, leur assurant que c’était la dernière fois de Charlie avant qu’il n’aille en centre de désintox. Quel enfer.

Le problème, c’est que Travis n’arrête pas d’être insupportable avec Libby tout en soignant Charlie, et franchement, c’est non seulement désagréable, mais à la limite de l’erreur professionnelle : les pompiers ne sont pas là pour juger ce qu’il se passe. Vic fait ce qu’elle peut pour limiter les déclarations problématiques de Travis, ce qui n’est pas si simple, et le duo de pompier peut amener Charlie de toute urgence à l’hôpital.

Bien sûr, dans le camion, Charlie se réveille histoire d’enfoncer son cas en confirmant qu’il n’en est pas à sa première overdose (c’est même la troisième, apprend-on quand il arrive à l’hôpital) et d’apprendre que Travis s’est occupé de lui. Quand il le prend pour le pompier dont il a écrasé le pied, Travis répond que ce n’est pas lui, mais le copain de sa partenaire.

C’est l’occasion pour Vic d’enfin lui expliquer tout ce qu’il s’est passé ; en s’expliquant avec le patient. Heureusement, ils se débarrassent de ce patient pour enfin avoir une vraie conversation – qui tourne à l’engueulade, mais l’important c’est que ça sorte et qu’ils parlent du problème.

Pas de bol pour eux, Libby fait ensuite une overdose alors qu’ils n’avaient pas vraiment atteint une conclusion à leur problème. Cela me paraissait une bien mauvaise idée de la laisser seule dans l’appartement. Celle-ci parvient heureusement à se réveiller quand Vic et Travis arrivent la sauver,et on comprend ainsi que la série veut juste revenir sur la nature de meilleurs amis de Vic et Travis à travers celle de Charlie et Libby.

En la déposant à l’hôpital, ils tombent sur Emmett qui, bien que toujours ami avec Travis, prend clairement la défense de Vic. Et il a bien raison, parce que j’admire Vic qui s’empêche de revoir Théo juste pour un meilleur ami qui continue de lui faire la gueule pendant trois jours sans chercher à la comprendre ou à savoir ce qu’il se passe. Je n’ai bien sûr jamais été dans cette situation, c’est donc facile pour moi de juger, je ne sais pas du tout ce que je ferais, hein, mais j’espère que je serais un peu plus ouvert que ne l’est Travis.

Heureusement, Emmett fait remarquer à Travis qu’il n’a pas l’air très humain sur ce coup-là. Il est temps de laisser aller certaines choses, et ça fait plaisir de voir Emmett si mature sur la question quand ce n’est pas la maturité qui l’étouffait la dernière fois. Quand ils repartent de l’hôpital, Vic tente alors un nouveau sujet de conversation, puisque Travis ne veut pas parler de Theo. Seulement voilà, parler du crush de Travis pour Emmett, ce n’est pas idéal non plus.

Les voilà donc tous les deux partis pour une engueulade à couper le souffle, vraiment, et c’est pour cela que j’ai mis un 20 à l’épisode, parce que j’adore ces deux acteurs, ces deux personnages, et vraiment, je ne pensais être autant investis dans une engueulade, mais je buvais leurs paroles et les gestes insensés de Travis pour se débarrasser de sa colère.

En plus les choses qui sont balancées d’un côté comme de l’autre sont violentes, avec Vic accusant Travis d’être accro à sa rage et de n’avoir jamais quitté la phase de colère dans le deuil de son mari. Travis lui reproche alors d’avoir oublié trop vite son fiancé. Eh ! Pas touche à Ripley ! En quatre ans, il n’a toujours pas réussi à oublier Michael – ce qui est un peu gros parce qu’on l’a vu l’oublier parfois, mais parfois non – et il considère bien ça normal, même si Vic lui explique qu’elle cherche juste à retrouver quelqu’un dont elle pourra être aussi proche que Ripley. Oh.

Au moins, ils en arrivent enfin au vrai sujet de conversation qu’il faut avoir : le deuil de Michael qui continue encore et encore, alors que Vic a réussi progressivement à avancer vers autre chose. C’est joliment écrit parce que ça titille toutes les cordes sensibles qu’il faut pour ces deux personnages. Les scénaristes ont eu une belle idée sur ce coup-là. Je trouvais gros que Vic ne connaisse pas le nom de Theo, mais comme de toute évidence Travis n’a plus jamais parlé à Theo, ou de Theo, c’est bien logique.

Et puis, une fois de plus, Vic est tellement parfaite, à souligner qu’elle a pensé immédiatement à Travis en apprenant qui était Theo ! C’est triste de voir que Travis n’est pas capable de penser à elle de la même manière… Si au milieu de cette rue, personne n’interrompt ces pompiers qui s’engueulent, bon, il y a heureusement une alerte médicale qui les détourne de cette dispute en pleine impasse. Cette nouvelle alerte est assez flippante puisqu’il s’agit de Libby, et elle est décédée dans un parc. Euh ? Comment a-t-elle pu quitter l’hôpital si vite ?

L’avantage, c’est qu’après tout ça, Travis reconnaît enfin auprès de Vic qu’elle a raison et qu’il est accro à la rage et la furie qu’il a dans son deuil. Et il s’excuse même d’avoir parlé de Ripley, ce qui est un bon début, ma foi. Enfin, il ne s’excuse pas vraiment, il dit juste qu’il n’aurait pas dû en parler. C’est déjà ça. Après une dispute à couper le souffle, Travis et Vic en arrivent donc enfin à un stade où ils peuvent parler… mais ils sont interrompus par une nouvelle alerte.

Il s’agit à nouveau de Charlie qui, après avoir découvert la mort de Libby, est dans un sale état. Pour une fois, il ne fait pas une overdose cependant. Cela permet aux deux pompiers de lui expliquer qu’il est vraiment important de faire son adieu à Libby, en lui téléphonant comme ils le faisaient à chaque fois qu’ils envisageaient une détox ensemble.

Bien sûr, en parallèle et en trois jours, Theo a commencé à prendre ses habitudes dans la caserne. Il parle ainsi pas mal avec Jack, qui n’a aucune idée d’être en train de sympathiser avec l’ennemi. Il a d’autres problèmes à gérer, avec Marcus qui stresse pour Jack chaque fois qu’il voit un camion de pompiers dans la rue. Jack finit toutefois par découvrir la vérité quand Theo lui balance tout de manière un brin brutale.

Je le comprends en même temps, Jack est lourd avec lui sur la relation qu’il pense qu’il entretient avec Vic, franchement. N’empêche cette caserne est bien à la ramasse s’ils ne se sont rendus compte de rien. Une fois que la vérité est sortie, les deux hommes peuvent aborder le sujet pendant un petit entraînement et je trouve ça surprenant de voir Jack si sympathique avec Theo.

Ce dernier peut même le conseiller pour Marcus et l’aider à le rassurer avec une vidéo, ce qui permet d’avancer un peu sur l’intrigue Jack, même si ce n’est pas l’idée de base de l’épisode. L’idée de base, c’est de faire en sorte de révéler ensuite que Jack est celui qui a tué Vasquez l’an dernier – et bien sûr, Theo et Vasquez étaient potes eux aussi. Theo est toutefois capable de ne pas en vouloir à Jack pour ça, il est bien placé pour connaître ce boulot…

Theo tombe alors sur Vic qui sort de la douche, et il lui souligne que ça y est, il a compris qui elle était par rapport à Ripley. Vic découvre alors que Theo connaissait Ripley, ce qui était bien logique comme c’était leur boss à tous. Theo fait un petit éloge de Ripley, en plus, histoire d’être encore plus craquant : c’est Ripley qui a fait en sorte de le promouvoir rapidement, puis qui a tenté de le convaincre de ne pas rétrograder malgré l’accident arrivé avec Michael. Bien sûr, ils sont à nouveau interrompus par l’arrivée de Travis. Au moins, cette fois, ils ne sont pas en train de se faire un câlin.

Travis en profite alors pour raconter le passé horrible à Vic, et la relation que Michael avait avec Theo. Les deux meilleurs amis que sont Vic et Travis sont alors capables de se retrouver autour d’une bonne blague, et c’est déjà ça de pris. Leur rire faisait du bien. Le flashback avec l’arrivée de Vic pour la toute première fois à la caserne est très sympathique également pour nous montrer l’étendue de cette relation, d’où elle vient et où elle en est. J’espère qu’ils réussiront à se retrouver vraiment comme avant, et que Travis pardonnera à Theo.

D’ailleurs, la fin d’épisode est alors parfaitement atroce : comme Charlie plus tôt avec Libby, Travis décide de dire au revoir à Michael en lui passant un coup de fil. L’acteur est suffisamment exceptionnel pour que ça passe à merveille comme scène. Un excellent épisode, donc.

 

Station 19 – S04E08


Épisode 8 – Make No Mistake, He’s Mine – 16/20
Il faut bien avouer que je n’en ai plus rien à faire du côté médical de la série, et les scénaristes non plus ne s’en préoccupent plus. En revanche, du côté des relations et des dynamiques, les intrigues proposées cette semaine sont vraiment captivantes et permettent à cette saison de rester bien plus intéressante que je ne l’imaginais au premier abord. J’accroche plutôt bien à tout ce qu’il se passe pour l’instant, mais je redoute le prochain épisode.

Spoilers

Le nouveau love interest de Vic cache un lourd secret qui va tout changer dans les dynamiques des personnages de la caserne.


 

I don’t know, you wanna give me tips on how to sign my own name ?

Andy et Robert sont encore en train de faire l’amour, et franchement non merci, je n’ai pas besoin de voir ça. En début d’épisode, on retrouve également Vic au premier rencard de sa vie, parce que pour une fois, elle fait les choses dans l’ordre en ayant un vrai rencard avec son beau pompier, Theo (zut, je pensais vraiment que c’était Léo son nom). Tout se déroule bien entre eux, jusqu’au premier baiser interrompu par un coup de fil déroutant : son rencard se retrouve à devoir bosser pour la caserne 19 le lendemain. Comme par hasard.

C’est déjà emmerdant de prétendre qu’ils ne se connaissent pas au boulot, mais ça part en vrille quand Vic apprend de Travis que Theo est l’ancien capitaine de Michael. Yep, il est responsable de la mort du mari de Travis. Oh putain, c’est un autre cas de Perfect Penny cette affaire. Les scénaristes se recyclent, mais ça fonctionne, alors pourquoi pas.

Le problème, c’est que Travis ne va pas pouvoir pardonner ça de si tôt. Vivement l’épisode flashback pour nous raconter tout ça, parce que pour l’instant, il est difficile d’en vouloir à Theo qui était tout charmant avec Vic. La pauvre, ça fait une sacrée étape à gérer pour son tout nouveau couple, ça.

Les deux pompiers sont toutefois interrompus par un cas de la semaine qui débarque directement à la caserne. Décidément, c’est la mode cette saison ! On se retrouve donc avec quelques adolescents qui débarquent à la caserne, avec le problème que l’un d’entre eux a une flèche dans la tronche. Gérer ce cas est plutôt habituel pour les pompiers, mais ça pose des problèmes dans l’équipe quand même.

Maya est toujours en arrêt, c’est donc à Andy de prendre le relai, et ça déplaît à Robert. Le coup de la flèche est un trauma bien embêtant pour les pompiers, surtout quand le patient, Ted, finit par oublier qu’il a une flèche dans le crâne et qu’en chemin les pompiers tombent sur un type en pleine overdose qui provoque un embouteillage.

Andy et Robert ont bien du mal à gérer ce qu’il se passe, en tout cas, passant l’épisode à se disputer l’air de rien. Le pire, c’est que Ben est là pour les conduire à l’hôpital et est témoin du moment où Andy finit par péter un câble parce qu’elle en a marre d’avoir Robert remettant en question l’ensemble de ses questions pendant tout l’épisode. Il a beau dire qu’il veut juste l’aider, il a clairement été insupportable pendant toute l’intervention, alors je suis forcé d’être du côté d’Andy de ce côté-là.

Ben est mort de rire au retour à la caserne, en tout cas, et il en profite pour conseiller le nouveau bleu. Malgré les bons conseils de Ben, Robert reste très con dans sa manière de gérer les choses et de vouloir reporter le conflit tout en assurant qu’il est plus expérimenté qu’Andy de toute manière. Elle accepte de reporter la conversation, mais ça ne peut être illimité comme report.

A la caserne, Vic est débordée par la stupidité des amis de ce Ted et elle le laisse donc à Dean et Theo. Ceux-ci peuvent apprendre à se connaître, mais Theo ne reste pas bien longtemps avec Dean, préférant partir en intervention pour aider Travis avec le drogué. Avant cela, il est tout de même confronté à Vic qui lui apprend que, bon, Travis n’est pas que son ami, il est son meilleur ami qui l’a pris chez elle après la mort de son fiancé.

Bim. Ca la fout mal d’être en couple avec celui qui a tué son mari après ça. Par contre, j’ai eu du mal avec Vic qui refuse de laisser Theo lui parler de ce qu’il s’est passé. Même si clairement la hiérarchie a reconnu la faute de Theo en le faisant retomber au bas de l’échelle, on sent bien que ce ne peut pas être aussi simple que le dit Travis.

Et si Travis ne veut pas recevoir l’aide de Theo sur le terrain, on sent bien que travailler ensemble va être compliqué. Quel choix de merde de les mettre collègues, la hiérarchie est bien stupide sur ce coup-là. Leur première intervention vire au désastre avec le drogué qui se réveille et redémarre sa voiture, détruisant le pied de Theo au passage.

Cela ne suffit pas à attendrir Travis, et ça énerve beaucoup trop Theo qui rentre donc à pied à la caserne malgré sa blessure. Il tombe sur Vic et Dean qui ne comprennent pas trop ce qu’il se passe, alors même que Vic vient juste de balancer tout son drama à Dean débordé par la situation, surtout que Travis n’est pas au courant de ce qu’il se passe. Cela commence à faire beaucoup pour Dean qui est toujours supposé être amoureux, non ?

En tout cas, Dean tente ensuite de raisonner Travis qui a fait une erreur professionnelle en laissant Theo derrière, mais ce n’est pas si simple pour Travis. Il est tellement déchirant de voir Travis retomber dans cette position de colère où il devait être à l’origine, et aussi bien trop touchant.

Malgré tout, la fin d’épisode est plutôt bien trouvée, avec Vic qui essaie de reconstruire le puzzle de sa vie, parce qu’elle fait une confiance aveugle à Travis. Elle sait qu’il ne peut se tromper sur quelque chose d’aussi important, et Theo le reconnaît bien évidemment : il avoue ainsi que lui aussi revit en boucle ce qu’il s’est passé avec Michael et que lui aussi a été détruit par ce qu’il s’est passé. Aïe.

On le voit venir pendant tout l’épisode, mais évidemment, Vic est touchée par la confession et par le fait qu’il aille si mal, alors elle se permet un câlin avec lui, en plein milieu de la caserne… C’est la pire des idées, parce qu’évidemment Travis débarque et voit ce qu’il se passe. Je suis frustré. Je veux la suite, putain ! Et je ne veux pas voir Travis et Vic se déchirer trop longtemps, même si ça va être inévitable un temps, là.

Pendant ce temps, Jack est toujours au top de sa vie, à parler en visio et en langue des signes avec Marsha, toujours à l’hôpital. Elle est sur le point d’en sortir, en théorie, mais en pratique, Jack reçoit un appel d’Emett le lendemain pour lui dire que non, elle va plutôt être intubée à nouveau, finalement. En plus, il est confronté au fait de ne pas être légalement le contact d’urgence de Marsha, cela sent tellement la merde.

Loin de toute la romance du début d’épisode, Dean retrouve une avocate pour l’aider dans son litige. Le problème, c’est qu’il cherche à obtenir justice, sauf que pour elle, il n’existe pas de justice au sens où il l’entend. C’est bien senti, et c’est important pour une série de le souligner : il doit se demander ce qu’il attend de cette décision qu’il prend de s’attaquer à la ville.

Il invite en fin d’épisode Ben, Robert et Vic dans la cafétéria, avant de faire un visio avec son avocate. Il annonce alors sa décision de ne pas simplement vouloir justice, il veut empêcher que ce qu’il s’est passé en mi-saison se reproduise avec d’autres. L’avocate est soulagée de voir qu’il fait le bon chemin pour gérer ses sentiments, mais il reste encore beaucoup de travail à faire.

De son côté, Carina est toujours à gérer les démarches administratives du décès de son frère avec l’aide de Maya, mais les scénaristes ont des plans avec elles qui vont tout bouleverser, avec quelqu’un frappant à la porte. Bien sûr, Maya ouvre la porte et tombe sur une italienne en larmes qui débarque dans la vie de Carina… C’est une ancienne amie, Gabriella, mais on devine immédiatement que c’est une ex.

Et elle est clairement envahissante. J’ai beaucoup ri de voir Maya complètement débordée par la tempête italienne, mais je trouve en même temps ça abusé de la part de Carina de ne pas y mettre tout de suite des limites claires : Gabriella débarque, critique Maya en italien et fait la cuisine dans leur cuisine ? C’est déroutant tout de même.

Et ça fait beaucoup pour Maya qui est d’une patience remarquable par rapport à ce qu’elle fait habituellement, alors que les deux filles sont en plein trip mémoriel dans les albums photos. Maya profite de la première excuse qu’elle trouve pour fuir, et c’est Jack qui la lui donne en lui envoyant un SMS concernant Marsha.

Cela n’a aucun sens d’avoir Maya qui débarque chez Jack et sa nouvelle copine, mais c’était drôle à voir, et ça marche bien pour la conclusion de l’épisode qui va abuser totalement en nous faisant croire que Maya et Carina, toutes les deux en congés, vont pouvoir organiser une méthode qui permette à Marcus de voir Marsha à travers la fenêtre de sa chambre d’hôpital grâce à la grande échelle d’un camion de pompiers.

Allez, j’étais content de retrouver l’amitié entre Jack et Maya, et la scène finale de l’intrigue fonctionne bien, malgré les effets spéciaux foireux. Pas besoin de mettre un budget de fou de toute manière, l’important, c’est l’émotion. Quant à Carina et Maya, elles prennent le temps de parler de la jalousie de Maya, et ça permet à Carina de rassurer sa petite-amie. Bon, elle recommence à vivre, c’est déjà ça.