Grey’s Anatomy – S17E12

Épisode 12 – Sign O’ the Times – 15/20
Même si cet épisode rebondit sur le cliffhanger de Station 19, j’ai trouvé qu’il parvenait moins à prendre aux tripes – et ce n’est pas faute d’en montrer. On est finalement sur un épisode relativement classique de la série. Certaines scènes resteront marquantes et gravées en mémoire, mais elles ne concernent pas tellement les cas médicaux, juste la situation tendue aux États-Unis. Les scénaristes abordent avec beaucoup de recul l’actualité brûlante, mais ce recul était nécessaire pour que ça puisse être le reflet d’histoires vraies tout en permettant à tout un chacun de mûrir sa réflexion et grandir avec ces intrigues.

Spoilers

En plus de l’épidémie de coronavirus, les médecins de l’hôpital voient affluer aux urgences des patients blessés lors de manifestations du mouvement Black Lives Matter.


Cette épisode fait suite au cliffhanger de son spin-off :

Station 19 – S04E11

Épisode 11 – Here it Comes Again – 17/20Si l’épisode était plus classique cette semaine et continuait de jouer sur la tendance « miracle américain » que je repère beaucoup dans les deux séries médicales du Shondaland cette année, on sent qu’il continue également d’aborder des sujets importants et que le prochain sera à nouveau probablement très…


What would Meredith Grey do?

Après le choc du cliffhanger de Station 19, j’ai fait une petite pause dans les séries. Je reprends bien sûr avec Grey’s anatomy qui aborde à son tour le problème de George Floyd, sous la forme de la fiction. Seattle s’embrase donc après ce qu’il vient d’arriver à Minneapolis : un homme s’est fait tuer par des policiers, qui l’ont étouffé jusqu’à ce qu’il meure.

Il y a des protestations qui éclatent dans tout le pays, et en ville aussi, comme Jackson le voit en faisant son jogging, alors qu’un couvre-feu est installé à Seattle. Richard, qui vit mal tout ce qu’il se passe, décide ainsi d’envoyer un mail aux médecins pour qu’ils prennent le temps de s’en remettre si besoin avant de lui-même aller en ville pour manifester.

Si Jackson met son masque pour faire un jogging, il ne le met pas sur le parking de l’hôpital avec sa mère. Allez comprendre. Il est arrêté en chemin par Cormac et ses garçons, parce que Cormac est blessé au crâne. Il est allé protester avec ses fils en ville, et ça a mal tourné lorsqu’une contre-protestation est arrivée de la part de nazis (c’est en tout cas le mot employé par Cormac, et il est difficile de lui en vouloir).

Jackson le soigne, sans se douter qu’il s’agit du premier patient d’une longue série. Richard arrive à son tour du centre-ville avec une patiente. Elle a été blessée par un flic, elle, si j’ai bien suivi, et c’est d’autant plus choquant qu’il s’agit d’une femme d’un âge assez avancé. Jackson et Richard s’en occupent ensemble, et c’est donc l’occasion pour eux de parler de tout ce qu’il se passe en ville et de cette patiente qui semble retrouver sa jeunesse grâce à cette manifestation.

Jackson en profite pour avouer qu’il n’a jamais été participer à la moindre manifestation, parce qu’il avait toujours une raison de ne pas y aller et parce que signer un chèque était bien plus pratique que d’aller manifester. Et plus rapide aussi.

La patiente finit donc par être sauvée par nos médecins, avant d’assurer qu’elle en a vu d’autres, cicatrices à l’appui. Richard, qui se révèle être un habitué des manifestations dans cet épisode après 17 ans parce que pourquoi pas ?, essaie d’entrer en compétition avec elle, mais il est difficile d’entrer en compétition avec une femme qui était là lors d’une manifestation de Martin Luther King.

Tout cela finit par énerver Jackson qui décide d’aller confronter sa mère pour savoir pourquoi eux n’ont pas de cicatrice. Il a l’impression que la fondation a beau faire du bien, elle ne change pas grand-chose au monde. Mouais. Quand même, le monde a changé, et ça se voit rien qu’entre le pilot et cet épisode, alors Jackson paraît juste être en pleine crise de la quarantaine, et ça ne lui va pas si bien que ça, franchement. Je n’ai pas trop accroché au personnage de Jackson dans cette scène.

Sa colère est une bonne chose, mais je la trouve mal placée. Pourquoi s’en prendre à sa mère ? Il finit par lui demander si c’est vraiment une mauvaise chose de ressembler à son père, avant de vouloir quitter l’hôpital à pied en plein couvre-feu. Ce n’est pas la meilleure des idées, mais le cliffhanger le voit monter dans sa voiture pour onze heures de route. J’imagine qu’il retourne donc voir son père ? Humph.

Maggie stresse énormément dans cet épisode, mais elle a de bonnes raisons pour une fois : Winston est en train de traverser le pays en voiture pour elle, au beau milieu d’une pandémie et d’une révolution menée par le mouvement Black Lives Matter. Je peux comprendre sa peur, pour une fois. Elle envisage donc de prendre un appartement avec lui, et elle n’est pas heureuse d’apprendre qu’il en accepte un sans son avis, juste pour ne pas finir à l’hôtel.

Ces soucis s’envolent rapidement toutefois lorsque Winston est confronté à un contrôle de police. Une voiture de police lui demande en effet de se garer pour ce contrôle, et ça les fait stresser tous les deux. Difficile de ne pas être terrifié dans ces conditions, surtout quand elle n’entend plus rien (pourquoi a-t-il coupé le micro ?) et que le policier demande à Winston d’arrêter l’appel, sans la moindre raison. Ce n’est pas vraiment comme s’il avait le choix face à deux flics et un chien. Les pauvres, franchement.

Maggie passe vraiment une journée de merde, avec un patient qui est en arrêt cardiaque à ce moment. Elle doit prioriser le patient, mais laisse tout de même son téléphone à une interne pour que les flics sachent bien que quelqu’un s’inquiète vraiment pour lui, même s’il est seul dans sa voiture. Sa crise d’angoisse n’est pas près de s’arrêter : elle passe vingt minutes à continuer de l’appeler en vain, tout en sauvant la vie du patient.

Quand elle l’appelle en renfort, Richard accepte de prendre son téléphone pour continuer de vérifier si Winston va bien en l’appelant en boucle ; alors que Maggie doit continuer de sauver la vie de son patient. Et quand Richard parvient enfin à joindre Winston, il lui passe aussitôt Maggie. Winston lui confie qu’il ne va pas bien, et je le comprends : les flics l’ont forcé à descendre de la voiture et ont tout inspecté de ses affaires, le forçant à tout déballer au bord de la route, sans rien remettre en ordre ensuite, c’est évident.

Maggie fait ce qu’elle peut pour le réconforter, mais que voulez-vous dire ou faire à distance face à une telle injustice ? Déjà que j’adorais Winston, cet épisode en rajoute une couche, honnêtement. Le vrai problème, c’est que je suis sûr que ce genre de choses a pu vraiment arriver au cours du printemps dernier quand tout s’est embrasé, et ce genre de situation, c’est vraiment ce qui donne envie que tout s’embrase.

Et ce qui paraissait être le plus fou, à savoir que toutes les personnes blessées sont pressées de retourner manifester, paraît soudainement être la seule chose à faire. Les fils de Cormac veulent donc y retourner pour être une partie du changement, et ça choque un peu Jo de voir que le père interdit à ses enfants de manifester… même si elle comprend bien son point de vue. Il est carrément stressant et flippant d’aller manifester devant les flics, et en pleine pandémie, en plus, et avec des gaz lacrymogènes qui font tousser tout le monde.

Et pourtant, après cet épisode, Cormac n’interdit plus à ses fils d’aller manifester ; mais il veut être avec eux chaque fois qu’ils iront. Ce n’est pas suffisant pour leur assurer une sécurité complète, seulement, il faut bien tenter de faire quelque chose…

Pendant ce temps, Meredith n’est toujours pas réveillée, mais Teddy et Bailey font tout ce qu’elles peuvent pour la soigner. C’est Levi qui se retrouve à s’occuper d’elle, qu’il considère comme une patiente VIP, et à l’emmener dans la fameuse machine qui ne s’ouvre plus une fois qu’on est dedans. Malheureusement pour lui, la machine est également squattée par un nouvel interne et son patient. Ils peuvent bien la partager, en théorie.

En pratique, l’interne est hyper chiant à demander confirmation sur la réputation de Meredith et à être incapable de prévenir une complication médicale rare sur son patient, alors même que Levi la voyait arriver : les intestins de l’homme perforent soudainement son ventre et sortent de son corps. Glamour. Heureusement, Levi entend la voix de Meredith dans sa tête et, tout en continuant de s’assurer que sa boss va bien, il peut donc prendre en charge ce second patient. Sans l’aide de personne, comme le héros qu’il est. Elle est loin l’époque où on l’appelait Glasses.

En fin d’épisode, il peut alors parler à Jo qui change bien de spécialité et redescend dans l’échelle hiérarchique, tout en prenant le temps de féliciter son ami pour ce qu’il a fait. Par contre, si on entend bien la voix de Meredith pour aider et guider Levi dans ses décisions, Ellen Pompeo continue de dormir pendant tout l’épisode. Vivement qu’elle aille mieux.

Bailey, quant à elle, enchaîne dans sa journée avec un bon bâtard de patient qui pense que le covid n’existe pas. Il refuse donc de se faire tester alors qu’il a pas mal de symptômes qui y correspondraient. Et il balance ça au beau milieu des urgences, à deux chirurgiennes vivant l’enfer depuis plusieurs mois. Merveilleux. Et bien sûr, cet imbécile a le covid, ça va de soi.

Il y a de quoi péter un câble, parce que malgré ça, il refuse toujours de croire qu’il a le covid, il ne met pas son masque et il continue d’affirmer à Bailey que ce virus n’existe pas. Il s’enferme dans sa bêtise au point d’ignorer une chirurgienne qui lui affirme qu’il est en danger de mort. L’homme signe donc une décharge et fait un arrêt cardiaque en sortant de l’hôpital.

Ma foi, c’est la sélection naturelle à ce stade. Je sais que la série fait là de la prévention, mais c’est un peu tard dans la saison – les sceptiques du covid ne doivent plus la regarder depuis longtemps. L’avantage de cette intrigue, c’est toutefois que Teddy apparaît plus sympathique parce qu’elle est celle qui essaie de remonter le moral de Bailey carrément hors d’elle face à ce patient et sa stupidité. Tu m’étonnes.

Grey’s Anatomy – S17E11

Épisode 11 – Sorry Doesn’t Always Make It Right – 15/20
La série repart sur un épisode plus routinier, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, parce que c’est aussi pour ça que je l’aime. Je commence juste à m’inquiéter de son sort quand je vois qu’il ne reste que cinq épisodes et que, bon, je ne suis pas prêt du tout à dire au revoir à la série. Il est vraiment temps pour ABC de la renouveler là.

Spoilers

Meredith ne se réveille toujours pas, mais la vie de l’hôpital continue autour d’elle.


On retrouve dans cet épisode la suite d’une intrigue entamée dans…

Station 19 – S04E10

Épisode 10 – Save Yourself – 17/20C’est un épisode étonnant parce qu’il semble oublier légèrement une grosse partie de l’intrigue de la semaine dernière, mais si je mets ce détail de côté, c’était franchement très bon cette semaine encore. Je pense que je n’ai jamais autant aimé la série que ces dernières semaines : elle a…


Great news doesn’t matter if she’s too weak to stay awake

La Fondation Catherine Fox a plein de frics à dépenser apparemment. Après les tests gratuits de la caserne de pompiers, on en arrive à ceux de l’hôpital, supervisés par Jackson, qui récupère les internes pour cela. Les scènes sur les tests sont plutôt intéressantes : on sent que la série essaie de convaincre qu’il est important et indolore de se faire tester en pleine pandémie, et aussi que ça se passe plutôt rapidement désormais.

Il n’empêche qu’il reste des situations dangereuses à vivre au quotidien pour les personnes trop pauvres pour avoir une bonne distance sociale chez elles et vivant avec des personnes à risques maintenant qu’elles sont positives. Un jeune adolescent a ainsi besoin d’un endroit où rester loin de ses proches à risques, et Jackson décide carrément de lui offrir une chambre d’hôtel, en passant par Levi. Ah oui, tout de même, la générosité des médecins de cette série, c’est quelque chose.

C’est en revanche un problème pour l’une des internes qui apprend la nouvelle non pas par son boss, mais par l’association dont elle fait partie. C’est une association qui loue des chambres d’hôtel pour ceux n’ayant pas les moyens de s’isoler lorsqu’ils sont positifs, mais elle négocie les tarifs contrairement à Jackson. Le problème est donc que les hôtels en profitent pour virer les plus pauvres en laissant les patients de Jackson s’installer.

Jackson fait tout ce qu’il faut pour arranger la situation, mais ça ne suffit toujours pas à l’interne – la maman – qui trouve que sa solution n’est toujours pas idéale pour réparer le système. En fait, elle est en pleine crise face à la pandémie, et ça fait bien réfléchir Jackson, qui se retrouve dans une étrange situation de white savior alors qu’il n’est pas blanc. Cette partie-là est vraiment cool pour la série, mais ça n’empêche qu’il ne réfléchit pas vraiment à la bonne échelle, je trouve. Je ne sais pas, il a des réactions trop impulsives, j’imagine.

Il finit par faire les choses correctement en fin d’épisode, demandant à l’interne de lui expliquer ses idées et de lui montrer ce qui pourrait fonctionner : elle a de grandes idées, il a un grand compte en banque ; tout le monde est heureux. C’est beau cette générosité.

De son côté, Teddy continue de s’inquiéter pour Meredith, et elle pose un milliard de questions à Richard depuis son canapé. Il lui reste encore deux jours de congés, et elle va bien mieux. Un peu comme Meredith, même si Meredith n’arrive pas à se réveiller. L’IRM prouve pourtant bien qu’elle va mieux, ce qui réjouit Helm, mais Richard ne peut que s’inquiéter de ce coma prolongé, forcément.

En parallèle, on retrouve Jo toujours fan de Luna, et elle embarque Bailey avec elle dans son adoration. Pas de quoi s’inquiéter pour le rendement de l’hôpital, Cormac est là pour empêcher d’avoir Jo qui passe trop de bon temps. La pauvre a encore pas mal de choses à gérer de toute manière, notamment son stress d’annoncer à Meredith, sa mentor, son choix de changer de spécialité. La pauvre. Heureusement, elle a Levi pour l’aider – c’est une relation amicale trop souvent négligée, je trouve alors qu’elle fonctionne vraiment bien.

Cormac a aussi un nouveau patient, et il le gère avec un des internes qu’il n’a pas l’air d’aimer beaucoup. C’était assez insupportable. En fait, Cormac coupe la parole à tout le monde, sauf à ses patients ? J’ai vraiment du mal avec son personnage cette saison, et de manière générale en fait. Il a des bons points pour lui, mais… nope, je n’y arrive pas, et je n’ai donc pas accroché à toute l’intrigue qui tournait autour de lui.

En plus, il nous ramène Maggie dans l’épisode et elle, si elle n’est pas avec Winston, j’ai toujours du mal. La pauvre ne peut pas faire grand-chose pour le patient, en plus. Cormac veut lui faire une nouvelle greffe, deux semaines après la précédente, et ce ne serait que prolonger sa peine et ses douleurs. Cormac refuse d’entendre l’option de l’abandon, même quand Maggie la présente comme une avancée pour tourner la page.

De son côté, Amelia finit par péter un câble en tant que ménagère. Elle est entassée sous le linge sale de tous les enfants et vraiment, ça me fait de la peine cette saison où elle ne va même pas faire une seule chirurgie si ça continue. Franchement, elle n’est pas faite pour rester à la maison comme ça, et ça m’énerve d’autant plus que c’est possiblement la dernière saison de la série.

Les parents de Lincoln débarquent alors, après deux semaines de quarantaine, et sont hyper bizarres d’être là, comme ça, sans prévenir. Moi, ça me provoquerait des crises d’angoisse, et ça semble en provoquer aussi à Amelia sur le moment. Ils marquent toutefois de bons points auprès d’Amelia en proposant de prendre tous les enfants avec eux pour une journée de randonnée.

Ils appellent aussi Amelia sa belle-fille, et c’est génial à voir, parce que la mère est insupportable avec son fils, mais c’est bien drôle. Oh, les parents prenant les enfants sont une bonne chose pour eux, mais cette graine du mariage plantée avec le « belle-fille », tout est dit. Alors qu’ils envisagent de faire l’amour, ce n’est pas de bol pour Lincoln, il retrouve Amelia en pleine crises de larmes… Et il est persuadé qu’elle veut une demande en mariage.

Elle lui hurle que non, et c’était plutôt drôle à voir, jusqu’à ce qu’on en revienne à la scène et la catastrophe qu’elle représente : Amelia est juste à bout de nerfs, et elle a besoin de pleurer. La pauvre. Forcément, ils n’ont pas le choix d’évoquer à nouveau le mariage juste après cette scène, autour d’une bonne tasse de thé. Alors qu’ils envisagent l’option plus ou moins sérieusement, Amelia balance qu’elle est de toute manière programmée pour l’auto-destruction et que ce n’est probablement pas une bonne idée de se marier.

Amelia déclare alors qu’elle a très envie de se droguer ou de boire depuis bien des jours, à la fois en se couchant et au réveil. Oups, c’est quelque chose qu’on n’avait pas vu arriver. En tout cas, moi. Cela explique peut-être aussi pourquoi elle était si chiante vis-à-vis de la bouteille cachée la dernière fois… Linc en arrive à apprendre davantage comment fonctionne le programme de désintoxication et il la réconforte en lui disant qu’il a toujours envie de se marier avec elle, parce qu’elle n’est pas du tout dans une démarche d’autodestruction : bien au contraire, elle lutte contre son addiction et ça la rend plus forte et plus cool.

Oh, vraiment, j’adore ce couple et j’ai l’impression que c’est la première fois depuis… euh, toujours ? qu’Amelia se retrouve en couple avec la bonne personne. Lincoln a vraiment bien construit sa demande en mariage… mais elle ne va toujours pas convenir à une Amelia qui est plutôt sur le mode de la confession que sur le mode de la demande en mariage. C’était un bon moment d’ajouter de l’humour à tout ça, mais franchement, la demande aurait pu se faire, ça aurait fait de jolies fiançailles.

De toute manière, il n’y a pas vraiment besoin de demande de mariage pour qu’ils en parlent tout le reste de la journée. Ils ne sont toujours pas sûrs d’eux et de leur décision, en plus. Ils se font une petite soirée sympa au coin du feu avec de la malbouffe

Et au moment d’enfin coucher ensemble, devinez qui revient ? Aha, c’était prévisible : les enfants !

Bien sûr, on retrouve assez rapidement les jeunes mariés de l’épisode de Station 19 qui arrivent à l’hôpital. Sacrée journée pour eux. Ils se sont mariés le matin, sont passés se faire tester à la caserne et ont fini dans un accident, avec la voiture encastrée dans un camion.

J’ai eu bien du mal avec ces personnages, qui m’avaient déjà tapé sur le système dans l’épisode précédent ; mais j’ai trouvé sympa la scène entre Miranda et son mari, pour une fois. Jo se retrouve quant à elle tiraillée entre les deux patients, puisque le mari refuse que sa femme sache quelque chose. On comprend rapidement que Bailey n’apprécie pas trop de voir son patient, qu’elle vient de sauver, envisager de continuer de faire la gueule à sa femme. Je pensais vraiment que la femme allait y passer du coup, puisque la confidentialité médicale obligeait Jo à ne rien dire.

Ce n’est pas la direction prise par l’épisode, avec Bailey qui insiste pour faire comprendre à l’homme que les gens ne changent pas et que s’il était amoureux le matin, il pourra de nouveau l’être malgré la décision de sa femme, dans la panique, de vouloir être sauvée en première. Bailey permet en plus à Owen de prendre conscience qu’il est toujours amoureux de Teddy. Il fallait bien qu’on en arrive là, surtout après l’opération où elle était très chiante à poser un tas de questions sur la vie personnelle d’Owen. Nosy boss.

La fin d’épisode est beaucoup trop drôle, puisque le mari ne veut finalement pas rester marié avec sa femme. Il la largue par tablette interposée, lui faisant remarquer qu’elle est hyper égoïste… Il aurait été bon de communiquer avant de vous marier les gars, mais merci pour le fou rire. J’ai beaucoup moins aimé voir Owen débarquer chez Teddy pour s’excuser. Je veux dire… Oui, il a été horrible avec elle et tout, hein, mais Teddy aussi ? Elle a menti pendant des années, elle a été atroce pendant toute la saison précédente et elle va s’en sortir comme ça ? Pff.

Owen lui propose simplement de rester son ami. C’est déjà beaucoup pour Teddy qui lui fait du thé, mais ça m’a énervé de la voir s’en sortir comme ça, avec les scénaristes la dédouanant une nouvelle fois. J’ai raté quelque chose dans son évolution apparemment. J’espère au moins que ça nous permettra de retrouver le personnage que j’aimais bien d’ici la fin de saison – série ? Aïe.

Dans une scène inattendue après tout ça, Jo finit par aller se confier de tout ce qui lui arrive à une Meredith refusant toujours de se réveiller. C’est une scène assez intéressante, parce que ça permet d’approfondir plus les pensées de Jo. L’épisode était pas mal centré sur elle, franchement, entre ça et son amitié avec Levi. Elle est aussi celle qui a l’idée de génie qui peut sauver le patient de Cormac : elle lui parle de son passé douloureux devant Luna, et une métaphore foireuse sur son cœur donne une idée merveilleuse à Cormac.

Il la vend rapidement à Maggie et les deux se retrouvent à envisager de retirer des bouts du cœur du gamin pour le sauver. C’est assez fou, mais avec cette série, est-on vraiment surpris ? Les petits ralentis et tout faisaient de bons moments de drama, en plus. Ul y avait même un bon suspense au moment de vérifier si son cœur allait repartir tout seul ou non.

Et c’est finalement ce qu’il se passe, permettant à Maggie d’être bien heureuse à nouveau d’avoir sauvé un patient. Malgré les sujets autour du covid bien déprimant, le choix est fait d’apporter de l’espoir cette saison. C’est le bon équilibre, même si ça fait drôlement patriotique et très « les américains sont les meilleurs »… comme d’habitude, quoi.

D’ailleurs du côté de l’espoir, Meredith se réveille et découvre que Richard est à son chevet. Elle s’excuse aussitôt d’avoir dû lui imposer de la mettre sous respirateur. Et avant même d’évoquer Andrew, Meredith demande à parler de Jo… C’est un peu abusé, même après la très bonne scène où Jo lui a confié son plan.

Richard décide finalement d’aller confronter Jo sur ce choix, et exactement comme Jackson avec l’interne, il le fait en ayant un ton un peu courroucé qui fait peur à Levi. Je trouve ça vraiment abusé comme modèle de relation boss/employé parce qu’il est bien sûr content d’annoncer son soutien à Jo, à qui il reproche simplement de n’avoir pas dit la vérité avant. Ben… Remets-toi en question aussi, peut-être qu’il faut laisser une chance de dire les choses à ses employés aussi ? Et ne pas débarquer les voir en étant faussement furieux ?

En ce qui me concerne, j’étais frustré parce que celle-ci n’arrive pas encore à faire 1+1 apparemment : elle ne comprend pas que Meredith s’est réveillée, alors que j’aurais vraiment aimé qu’elle le sache comme ça. Richard est dans l’abus de ne pas lui dire, tout de même ? Et même Maggie et Amelia ne semblent pas le savoir en fin d’épisode ? C’est bien étrange, tout de même.

Bon, elle s’est rendormie, d’accord, mais c’est déjà bon signe de savoir qu’elle peut se réveiller et parler. Quelle saison pour Pompeo, n’empêche, elle passe son temps à dormir ou être sur une plage, quoi ; le tout en étant l’actrice la mieux payée du petit écran. Sacrée carrière ! Nous sommes en tout cas à cinq épisodes de la fin de la saison/série, et on se profile vers une fin avec deux mariages (Amelia/Maggie) et une Meredith heureuse d’être en vie… Non ?

Grey’s Anatomy – S17E10

Épisode 10 – Breathe – 19/20
Je refuse d’aller au 20, parce que pour la première fois, j’ai compris à quel point ça pouvait être gênant ces séries qui parlent de la pandémie alors qu’on la vit encore, mais vraiment, le mélange des émotions dans cet épisode était parfait et je l’ai vécu à fond, après l’avoir craint pendant un certain temps, puisque j’avais été spoilé d’une partie de ce qu’il allait se passer. M’enfin, j’ai eu ma part de surprise et d’espoir dans cet épisode, alors…

Spoilers

Meredith est toujours incapable de respirer seule, mais les médecins reprennent espoir pour elle. Par contre, ils ne peuvent la débrancher trop vite, car le spectre du tri des patients planent sur le Grey Sloan Memorial Hospital.



– So you two were together?
– On your beach, seems like we are.

Ce simple titre d’épisode est suffisant pour que je ne sois pas bien d’avance, parce que je suis effrayé de ce que va donner cet épisode. En fait, j’ai peur de ne pas aimer. Oh, ça aide d’avoir eu un excellent épisode de Station 19 avant, mais avec ce titre, la série a beau nous faire du suspense, on sait qu’il va être question du retour de Lexie, puisque c’est la chanson chantée par Chyler Leigh en saison 7. Une autre vie, je sais. J’étais si content de la retrouver sur la plage avec Meredith – je n’y croyais plus depuis le temps ! Bien sûr, j’avais été spoilé il y a deux semaines de son retour, et ça participait pour beaucoup à ma crainte de voir cet épisode : et si c’était raté ?

L’épisode commence certes par Lexie, mais aussi et surtout par un montage pour nous remettre en place tout le monde après un épisode centré sur Teddy la semaine dernière. Je ne me suis pas encore remis de la médiocrité de celui-ci, honnêtement, alors je n’en ai rien à foutre de savoir qu’elle est toujours déprimée chez Owen. Je n’étais pas super ravi non plus de la voir débarquer auprès d’Amelia.

La maison de Meredith s’est transformée en garderie et ça me fait beaucoup trop rire de voir tous ces gamins autour d’Amelia et Teddy. Je n’arrive même plus à savoir qui est à qui dans l’affaire, mais ça marche bien d’avoir cette garderie. Par contre, Amelia qui est heureuse de passer du temps avec Teddy, faudrait voir à ne pas trop en faire, hein. Les scènes entre elles fonctionnent étrangement bien, à parler deuil et ressemblance des enfants.

Vous aurez compris bien sûr que si elles sont toutes les deux ensembles, c’est que Linc a repris le boulot. Il était peut-être temps, on manque de médecins dans cet hôpital après tout. S’il est heureux de reprendre au boulot, ça ne l’empêche pas de parler tout le temps de couches de bébé qui explosent, hein. Ah, les jeunes parents, quelle horrible période de la vie – qui est aussi la plus merveilleuse. Bon, par contre, l’opération qu’il mène pour son retour fait face à une complication imprévue qui va mettre Richard sur les nerfs en compliquant sérieusement la situation de l’hôpital.

Heureusement pour nous, le nouveau copain de Maggie est parfait et ça atténue une part du stress de l’épisode. De manière surprenante, il s’arrange vraiment pour marquer tous les bons points auprès de moi – que ce soit dans sa relation à Jackson il y a quelques épisodes ou dans son envie de vouloir partager sa playlist tel un ado avec Maggie. Je n’aimais plus trop Maggie depuis un moment, mais cette saison, il parvient vraiment à la compléter et la canaliser au point d’en faire un personnage attachant à nouveau. Il a une aura de dingue, quoi, et leur couple est vraiment mignon à profiter autant qu’ils le peuvent des temps de pause qu’ils ont.

Malheureusement pour elle, Maggie est rapidement bipée auprès d’une nouvelle patiente atteinte du covid. Si celle-ci est à l’hôpital avec de quoi respirer mieux, sa fille est malade aussi. Elle a le même covid, s’étouffe à chaque fois qu’elle parle et ça pose un gros problème aux médecins, parce que la réunion matinale leur apprend qu’ils ne peuvent plus vraiment intuber les patients : ils n’ont plus de ventilateurs de réanimation. Autrement dit, s’ils débranchent Meredith, ils n’auront pas forcément de quoi la rebrancher ensuite si elle n’est plus capable de respirer ; et ça pose problème pour tous les autres patients aussi.

Bien sûr, c’est ensuite sans surprise qu’on apprend que Veronica, la fille de Marcella, est admise à son tour à l’hôpital. C’est intéressant à voir parce que bien sûr Maggie appelle la fille pour l’apprendre, et elle tombe sur Jackson. Quelle horreur. Le problème, c’est que la mère veut absolument que sa fille soit sauvée coûte que coûte, et aussi que sa fille va avoir besoin à son tour de respirer à l’aide d’une machine, mais il n’y a plus de ventilateur dispo car sa mère en a un. Au secours.

Cet épisode est horrible en temps de pandémie, parce qu’il nous touche tous, franchement. J’avais oublié l’existence des internes mère et fille, mais elles font un bon retour dans cet épisode avec cette intrigue qui nous montre une fille culpabilisant d’avoir probablement contaminé sa mère en lui faisant un câlin le jour de son anniversaire, sans masque, après avoir pris plein de précautions. Comme quoi, il faut rester précautionneux.

Bon, la fille est malade, la mère est malade, mais elles ne peuvent pas se voir malgré tout. Il n’y a rien de pire que ces familles qui se retrouvent à l’hôpital en même temps, je crois. C’est horrible à vivre pour ces patients, et la série nous le montre aussi avec la fille qui veut aller voir sa mère, au point de finir par faire un malaise et avoir besoin d’un ventilateur. Le truc, c’est qu’au même moment sombre aussi et se rend sur sa propre plage, probablement. Levi prend alors la décision de donner de l’oxygène à la mère, mais il n’a pas le matériel nécessaire pour ça… sauf qu’il ne le sait pas encore. Il prend une décision dans la précipitation car elle ne va pas bien et il l’intube.

C’était beaucoup trop rapide : ils n’ont plus du tout ce qu’il faut pour Marcella qui ne peut avoir accès à un ventilateur. Cela mène Maggie et Jackson face à un choix impossible, le fameux tri des patients qui nous fait tous si peur : sauver la fille ou sauver la mère. Maggie décide donc de sauver Veronica, la fille, parce qu’elle est la plus jeune et que c’est le choix logique. Levi se retrouve donc à devoir assurer à lui tout seul l’oxygénation permanente de la patiente : une fois intubée, il n’est plus question de faire demi-tour, sinon elle mourra.

La tension, l’horreur, franchement, surtout que Levi a bien accroché à Marcella qui lui parlait régulièrement de sa fille aussi. L’épisode nous montre l’horreur du tri des patients, et ça tombe au mauvais moment pour un visionnage en France où la peur se profile à nouveau à l’aube d’un nouveau reconfinement (pour la postérité, il s’agit du troisième, qui vient de commencer). En tout cas, Maggie et Winston dépriment des décisions médicales qu’ils sont en train de prendre. Maggie en arrive à demander à son copain de ne pas retourner à Boston et de démissionner tous les deux, parce que ce n’est pas ce qu’elle envisageait comme carrière dans la médecine.

Comme son copain lui laisse à nouveau ses écouteurs, elle comprend que s’ils peuvent partager des écouteurs, ils peuvent possiblement partager aussi les ventilateurs. Deux personnes sur la même machine, c’est une sorte de première dans la série, mais l’idée fonctionne grâce à un peu de pensée magique comme on le dit si bien dans notre gouvernement.

C’est une suffisamment bonne nouvelle pour faire danser Richard, imaginez ! Maggie obtient même une augmentation grâce à sa bonne idée. Si Richard danse et que tout le monde est heureux, il n’empêche que Levi continue de s’inquiéter beaucoup trop et que les internes mère et fille se retrouvent dans une position intenable à voir cette mère et cette fille toutes les deux raccrochées de peu à la vie.

En parallèle de tout ça, Cormac débarque en pleine consultation menée par Jo, et ça commence à être lourd de voir ces deux-là bosser ensemble. Jo ne le supporte plus, parce qu’il lui coupe tout le temps la parole, et franchement, je n’aime pas trop ce personnage non plus. Je n’ai pas trop compris tout de suite qu’il avait un lien avec la patiente, en plus.

La patiente a des calculs dans les reins, si mon anglais n’est pas trop rouillé parce que je n’avais pas de sous-titres, comme toujours, mais avec le problème d’une sclérose en plaque en plus. Franchement, je n’ai pas accroché plus que ça à cette partie de l’intrigue, et le personnage de Cormac reste trop inconnu encore. Je veux dire, il est bien question de Meredith et du fait qu’il est son dernier love interest, mais bon, ça ne suffit pas à me le rendre sympathique, même si on nous développe aussi sa famille dans cet épisode.

Malheureusement, il ne marque aucun bon point à mes yeux en plus parce qu’il nous ramène Catherine dans l’épisode pour qu’elle opère – et elle est toujours aussi sûre d’elle et sûre d’être une sorte de déesse là. La patiente a bien sûr des complications une fois sur la table, mais ça sauve au moins Jo qui était à mentir à Catherine lui demandant si elle avait déjà envisagé de changer de spécialité, pour la sienne. La complication est une catastrophe à cause des antécédents médicaux de la patiente, et ça fait péter un câble à Cormac.

Jo retourne alors auprès de Catherine pour apprendre qu’elle est en train de tenter une auto-greffe de rein sur la patiente, rien que ça. Ce n’est pas rien comme procédure, tout de même. L’épisode n’a pas trop le temps de la développer de toute manière, et la patiente survit alors tout va bien. Elle tente quand même de nous mettre Cormac et Jo ensemble, et non, hein.

Pour en revenir à la plage, Lexie est toujours magnifique, même si cette perruque n’est pas dingue franchement. Par contre, autant j’avais été spoilé il y a deux semaines du retour de Lexie, autant je ne m’attendais pas du tout à voir débarquer Mark à son tour – je m’en suis décroché la mâchoire. C’est bien logique d’avoir les deux qui reviennent ensemble, mais la plage n’avait encore jamais fonctionné comme ça et je suis ravi qu’elle le fasse. Cela fait tellement plaisir de les voir ensemble sur cette plage, tous les deux avec Meredith. Ils en profitent aussi pour jouer au bord de l’eau, et je peux comprendre que Mer veuille rester sur la plage.

Cela fait du bien de retrouver Mark dans l’épisode, surtout qu’il nous ramène tout le passé de la série avec Sofia, Callie et Arizona. C’était un peu étrange de le voir faire jouer Meredith dans un parc de jeu, par contre. Les balançoires pour Lexie et Meredith, en revanche, c’était bien trop naturel, et j’ai aimé le discours de Lexie sur l’importance de profiter de la vie malgré les nombreux décès de la pandémie, parce qu’après tout, elle a bien raison : si on ne profite pas de la vie, il n’y a plus aucune raison de vivre face à toutes ces morts.

C’est horrible comme réflexion, et en même temps, c’est super vrai. Lexie, même morte, tu restes mon personnage préféré de cette série, avec toujours les meilleures répliques. Elle est géniale, tout simplement, et je reste bien trop déçu de savoir que les scénaristes ont voulu la tuer. Elle aurait été d’une aide si précieuse à Meredith toutes ces années…

Lexie est celle qui a les meilleurs mots, tout le temps : elle rappelle que la vie change tout le temps et qu’on peut toujours se raccrocher à quelque chose. La scène où Mer, elle et Mark sont allongés dans les fleurs est l’une de mes préférées pour cette série, déjà. La profondeur du deuil est une conséquence de la profondeur de l’amour, et il est important de les vivre l’une et l’autre tant qu’on le peut.

D’après l’un des couples phares de la série, il ne faut pas perdre son temps, alors qu’ils n’ont fait que ça tout au long des saisons sept et huit, et ça ne sert à rien de se battre face au changement. Il faut oublier la douleur, avancer et ne pas perdre son temps à ressasser et se rappeler nos deuils – hum, c’était une constante de la soirée de vendredi sur ABC apparemment. Lexie et Mark rappellent alors qu’ils n’ont jamais quitté Meredith, et qu’elle ne devrait pas gâcher une seule minute de sa vie, comme ils lui crient souvent dans les oreilles même si elle ne les entend pas. Aaaah. Ce regard final plein d’amour et de tendresse entre Lexie et Mark ? C’était horrible, mais c’était ce qu’il avait toujours manqué aux morts qu’ils nous ont fait vivre coup sur coup en fin de saison 8 et début de saison 9. C’était dans une autre vie, mais j’ai eu tant de mal à le digérer pendant si longtemps ! Je suis apaisé par l’existence de cette scène.

L’alchimie entre Lexie et Mark est encore parfaite, la relation avec Meredith marche encore, les messages passés aux fans sont toujours bons aussi. Avoir ces plans de Lexie et Mark regrettant d’avoir perdu du temps, avoir ces sourires de Lexie, avoir ces conseils de ces deux personnages, j’ai presque l’impression que Shonda Rhimes cherche enfin à s’excuser de ce qu’elle nous a fait – surtout que juste après on a un plan où l’on voit le nom de l’hôpital, Grey Sloan Hospital. Aaah. Run, run, like a river.

Teddy étant en arrêt, c’est Owen qui s’occupe à présent de Meredith, mais elle est aussi veillée par Tommy qui se remet vraiment bien de son covid. Bizarrement, je déteste le personnage, mais ça me fait plaisir de voir qu’il va bien. Dans les bonnes touches de l’épisode, il y a bien sûr Cristina, aussi. Oh, elle n’est pas sur la plage, il ne faut pas rêver : elle est toujours à l’étranger, mais il est hors de question pour elle de laisser tomber Meredith. Elle envoie donc plein de SMS à Owen pour s’assurer qu’elle est toujours en vie, et j’aime beaucoup ces échanges qui nous rappellent tout à fait le caractère borné et obstiné de la chirurgienne. Cela fait plaisir de la retrouver, même sans la retrouver.

Sinon, comme Maggie a eu une bonne idée pour doubler le nombre de personnes intubées, Owen et Richard prennent finalement la décision de retirer le tube qui permet à Meredith de respirer. Ils espèrent bien sûr qu’elle est à présent capable de respirer elle-même. Certes.

Et bien sûr, Richard peut recommencer à danser, parce que Meredith respire seule. Tous ces médecins qui dansent… pff. Imaginez après les journées qu’ils passent, franchement. Et ça fait du bien après un tel épisode de les voir pouvoir être enfin heureux, au moins un peu. C’était chouette de voir Winston et Maggie ensemble aussi, et surtout, ça vire à un moment auquel je ne m’attendais pas du tout après dix épisodes de relation à distance (enfin, sept techniquement, mais bon).

Toujours aussi parfait, Winston veut faire écouter quelque chose à Maggie plutôt que de l’écouter lui demander de rester auprès d’elle. Et c’est ainsi qu’en ouvrant sa boîte d’écouteurs, elle peut apercevoir une bague. Oui, oui, Winston la demande en mariage au beau milieu de la cour de l’hôpital, et ça n’a aucun sens et en même temps tant de sens. Ils vivent des choses horribles, ils sont poussés dans les extrêmes, ça accentue les sentiments. Et puis, on avait besoin d’une bonne nouvelle pour conclure cet épisode.

Maggie finit donc fiancée avec le type le plus parfait au monde pour elle, et je ne l’avais pas vu venir du tout, et la joie fonctionne vraiment énormément bien grâce à ça. Et ça fonctionnait aussi de voir Jo et Jackson qui continuent de coucher ensemble, d’ailleurs, ils ressemblent de plus en plus à un couple. La fin de l’épisode est en revanche réservée au cas de Meredith. Owen se rend ainsi chez elle pour parler à Zola et lui annoncer que Meredith peut enfin respirer par elle-même.

Quelle joie et quel bonheur de savoir que la série retrouve un peu d’espoir. Amelia peut enfin apprendre que Meredith respire, elle aussi, et elle se précipite aussitôt vers Linc tout en remerciant Owen, parce que les gestes barrières sont là. J’ai trouvé le geste à la fois anodin et parfait : sa première réaction est d’aller vers Linc, la page Owen est bien tournée et j’espère qu’elle le restera. Bon, Owen insiste pour dire que tout le mérite revient à Teddy et ça m’a fait lever les yeux au ciel, mais qu’Amelia fasse juste un câlin à Linc, c’est parfait. Tout simplement parfait, comme ce retour de Lexie et Mark parfaitement écrit.

Grey’s Anatomy – S17E09

Épisode 9 – In My Life – 12/20
Malgré tous ses efforts, qui sont vraiment très nombreux dans cet épisode, la série n’arrive pas à me réconcilier avec un personnage que j’aimais beaucoup et qui a été ruiné depuis quelques saisons. Je ne vois pas comment un demi-tour sera possible, même si les pistes proposées ici sont intéressantes. Cela me frustre, et ça me frustre encore plus avec cet épisode qui finit presque par être une parodie des dernières saisons. Il y a bien quelques scènes touchantes, mais elles sont principalement dans le passé du personnage, et ça n’excuse en rien son présent. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas pardonner, je sais. C’est un beau message, mais il faut aussi du changement et possiblement des remords sincères pour qu’on avance dans une relation, et là, on en manque encore avec les mêmes défauts qui surgissent encore et encore.

Spoilers

Teddy s’enfonce dans une dépression catatonique dévastatrice et ressasse les vingt dernières années de sa vie.


Maybe skip the grenade next time, it always blows things up !

Oh purée… Voilà littéralement ma première réaction quand j’ai commencé l’épisode. J’avais vraiment envie de le voir, mais pas pour Teddy. Ils ont détruit ce personnage la saison passée, et revoir tous les flashbacks dans lesquels elle s’enferme ne parvient pas à m’attendrir. Elle a pris toutes les mauvaises décisions et se morfond à présent, mais bon, elle n’a que ce qu’elle a provoqué, je ne comprends pas. En tout cas, on la retrouve dans une dépression profonde en ce début d’épisode, et Owen s’en inquiète.

Elle est très clairement catatonique, et même les nouvelles des enfants ne parviennent pas à la réveiller. Ai-je vraiment envie d’un épisode centré sur ce personnage ? Est-ce que les scénaristes espèrent vraiment nous faire nous accrocher à nouveau ce personnage ? Je ne sais pas trop là. Contre toute attente, c’est Amelia qui vient prêter main forte à Owen pour tenter de sortir Teddy de son état catatonique.

Pff. L’épisode va être long si on ne se concentre que là-dessus. En plus, j’avais vu un spoiler qui me donnait vraiment espoir pour cet épisode, mais clairement, ce sera pour un autre épisode, car là, on va passer quarante minutes à gérer les désillusions de Teddy sur sa vie. Celle-ci s’enferme dans un cauchemar à l’hôpital qui est bien étrange.

On y voit Teddy parler à Meredith (cela fait du bien de voir l’actrice comme ça, ailleurs que sur la plage), puis à Andrew qui promène un cadavre qui s’avère finalement être Teddy elle-même. Il faut toutefois opérer ce cadavre, qui finit par être Meredith au bloc opératoire. Teddy est bien incapable de sauver Meredith, mais de toute manière, elle est détournée par des photos du 11 septembre, et ça reste dur vingt ans après !, puis par Alison qui s’enfuit en la voyant.

Forcément, Teddy lui court après jusqu’à un parking où elle retombe sur Meredith la comparant à Amelia. Elle finit malgré tout par monter dans une voiture avec Tommy, plutôt qu’avec Owen avec qui elle devrait se marier. A l’arrière de la voiture, elle retrouve aussi Andrew dont les scénaristes ne peuvent plus se passer maintenant qu’il est mort, franchement. Il n’a jamais eu autant de scènes que depuis qu’il est mort, vraiment, c’est abusé.

La séance de rêve de Teddy l’est tout autant, avec une grenade à la place de son portable, puis avec un réveil auprès de Tommy, dans lequel son enfant débarque, avant qu’elle ne se rende compte qu’elle est en fait enceinte, mais non elle ne l’est plus, parce qu’Owen s’est barré et Tommy se moque pas mal d’elle, mais finalement lui demande de s’enfuir avec elle, avant qu’elle ne lui mette une grenade dans sa main et MAIS PUTAIN MAIS TEDDY EST CHIANTE JUSQUE DANS SES RÊVES ?

J’adorais ce personnage à une époque, et les flashbacks en font un douloureux rappel, nous ramenant même des images de Cristina. La série est si vieille. Finalement, Teddy tente de récrire en permanence l’histoire et en profite pour faire en sorte de ne pas rencontrer Andrew, pour le laisser en vie. Oui, Andrew lui sert ici de guide spirituel et ça lui permet d’être convaincue qu’elle doit convaincre Owen de rester avec elle en Allemagne.

Malheureusement, ça ne suffit pas exactement, puisque même là, elle reste imblairable alors qu’il veut se marier avec elle. Elle en profite pour se confronter à sa bisexualité et à Alison qui est l’amour de sa vie, la trouvaille sortie de nulle part par les scénaristes l’an dernier. Au moins, Teddy semble pouvoir enfin faire son deuil dans son fantasme rêvé.

Ensuite, elle redevient super chiante, à imaginer son mariage avec Owen, interrompu par toutes les ex d’Owen. Elles sont nombreuses en plus, alors ça énerve Teddy de savoir qu’elle est invitée à rendre visite à Cristina, avant qu’Owen finisse par lui avouer que Cristina sera toujours la première dans son cœur, juste avant Amelia. Lol. J’ai l’impression que les scénaristes nous font une parodie des cinq ou six dernières saisons, et ça ne fait qu’insister sur le fait que toute cette intrigue est super chiante.

Ironiquement, Owen n’a jamais été un aussi bon acteur que dans cet épisode, et Teddy aussi, ma foi. Les scénaristes ont déjà fait bien mieux par contre. Je vois qu’ils essaient vraiment de nous proposer un épisode pour nous raccrocher à ce personnage, et au passage en profitent pour nous ramener Andrew, mais ça ne marche pas. Et ça me frustre.

Je suis du genre à adorer les personnages complexes avec une jolie évolution à travers les saisons, mais vraiment, depuis que Teddy est revenue, c’est la catastrophe. En fait, je ne sais pas pourquoi ils ont décidé de la faire revenir alors que clairement, ils n’avaient rien pour elle. Plus on avance, plus on creuse. Un peu comme avec cet épisode qui s’enferme ensuite dans des flashbacks avec Alison aidant Teddy à faire le deuil de ses parents parce que… parce que… Je ne sais pas, il fallait que l’épisode fasse 40 minutes ?

Ah non, il n’en fait que 39. Et c’est encore trop long. C’est triste, ça. Bon, c’est en tout cas dans cette épreuve du deuil de ses parents que Teddy a compris qu’elle avait des sentiments pour Alison. C’est tout mignon et tout, mais ça mène à une culpabilité du personnage qui s’est préparé à aller au travail plutôt que de rester au lit avec l’amour de sa vie.

L’amour de sa vie. Elle a donc passé une seule nuit avec ? Eh beh. C’est quelque chose quand même. Alors que Teddy a voulu aller au boulot, Alison s’est rendue vers les Twin Towers le 11 septembre 2001. C’est vrai que c’est violent, mais tout ce que j’en vois, c’est un personnage qui se tire à elle le drama de tout un pays pour justifier toutes les erreurs et tous les mensonges de sa vie ; et le pire, c’est qu’elle le fait en s’enfermant de nouveau dans un mensonge où elle sauverait la vie d’Alison pour passer à nouveau une super matinée. Soit.

Bon, dans la réalité, autrement, Amelia reste pour aider Owen autant que Teddy. Cette dernière est telle un soldat en état de choc post-traumatique et inquiète Owen qui ne sait pas quoi faire pour elle. Il s’en confie donc à Amelia, parce que qui mieux que son ex pour ça ? Et le pire, c’est qu’ils montent un meuble ensemble avec une Amelia en train de se faire l’avocat du diable – ou en tout cas de Teddy. J’aime Amelia et sa compassion, j’aime qu’elle puisse avoir une vision plus nuancée et affirmer que Teddy a menti sur Alison à cause de son propre choc post-traumatique… mais bon, en tant d’années et alors qu’elle n’a jamais été introduite comme un personnage ayant ce genre de problèmes.

Je ne sais pas, il faut croire que je n’ai pas autant de gentillesse et compassion que je pensais avoir jusqu’ici, parce que ce personnage, je n’arrive pas à lui pardonner – ou plutôt, je ne pardonne pas ce que les scénaristes en ont fait. Dans son rêve, elle s’enferme donc un matin de 11 septembre où tout va bien, jusqu’à ce que plus rien n’aille. Aaaah. Cette scène où les gens crient dans Central Park en découvrant l’horreur de ce qui est en train de se produire était horrible à regarder.

C’est un épisode qui a mis vingt ans à être possible, tout de même, mais même encore aujourd’hui, je trouve ça bien difficile comme intrigue. En plus, tout est présenté comme un cauchemar de Teddy qui fait du plus gros attentat américain son drama personnel avec une Alison qui serait morte quoiqu’il arrive ? Humph. Admettons que ce soit le cas, ce n’est quand même pas son drama personnel, franchement.

Elle m’énerve Teddy. Heureusement qu’Amelia est là dans cet épisode, elle est là pour souligner à Owen qu’il est insupportable aussi, qu’il reproche à Teddy d’avoir sa relation passée à elle comme Owen a Cristina et qu’il ne doit pas rester à la détester. Mieux vaut passer au pardon, ou en tout cas à un état neutre. Je ne sais pas si Owen y arrivera, j’imagine que oui puisqu’il l’a fait avec Amelia comme elle le souligne, mais moi, je vais avoir du mal tant que Teddy continuera à agir comme de la merde tout le temps.

C’est finalement Meredith qui parvient le mieux à résumer le personnage de Teddy et ses défauts : elle court toujours et fuit toute la culpabilité qu’elle ressent, alors qu’elle ne devrait avoir aucune culpabilité, parce qu’elle n’y est pour rien dans les morts d’Alison, Andrea ou même Henry. Oh, nice touch de nous rappeler qu’il a existé. Merci Meredith d’être toujours parfaite et de nous sortir de cet épisode interminable. Teddy se réveille donc au moment où Amelia part de l’appartement et elle se rend aussitôt s’occuper de son bébé qui pleure, ce qui fait bien plaisir à Owen.