Grey’s Anatomy – S17E13

Épisode 13 – Good as Hell – 18/20
On change d’ambiance après le spin-off, mais l’épisode n’en est pas moins bouleversant en réussissant à gérer à merveille son ascenseur émotionnel. Les personnages et intrigues évoluent plus ou moins vite, bien sûr, mais ça reste parfaitement cohérent et agréable à suivre. J’ai envie d’une saison 18, franchement, même si je ne suis pas super fan de la fin d’épisode, manquant un brin de tact.

Spoilers

Alors que les chirurgiens tentent de comprendre pourquoi Mer ne se réveille TOUJOURS pas, Amelia reprend enfin du service et Jo comme Levi sont surpris par la tournure de leur journée respective.



People love you Mer, people need you.

La plage est de retour ? Encore ? Patrick Dempsey aussi ? ENCORE ? Et il est beaucoup plus proche de Meredith cette fois, parce qu’ils arrivent à marcher côte à côte. Décidément, la série nous torture avec le personnage de Meredith qui ne se réveille pas cette année, c’est quelque chose. À quatre épisodes de la fin de la saison – possiblement la série – c’est frustrant.

Elle ne se réveille pas, et ça stresse Maggie qui en parle à Winston alors qu’ils attendent le départ d’une infirmière de l’hôpital après six semaines d’hospitalisation pour le covid. Au secours. C’est terrible de se dire que cette haie d’honneur qui lui est organisée est probablement inspirée de la réalité et de ce qu’il s’est vraiment passé pour ces héros du quotidien qu’on ne connaît pas.

Là-dessus la série traite bien le sujet, et la frustration qu’il reste autour de Meredith pour Teddy qui sort d’une session avec sa psy est très crédible. Il faut dire que Meredith est censée aller mieux et ne devrait pas avoir besoin de quoique ce soit de plus pour rester éveillée plus de deux minutes. Richard est déprimé par la situation, alors que Winston et Teddy proposent de nouveaux examens pour en savoir plus sur sa situation.

Cela permet à Winston de papoter un peu avec Meredith. Il lui a apparemment parlé au téléphone – improbable ! – mais il aimerait quand même l’entendre parler pour de vrai, cette fois. Teddy est à nouveau hyper stressée face à l’état de Mer, cherchant à comprendre ce qui ne se passe bien dans sa guérison. Elle finit par trouver, et c’est encore un autre organe qui lâche et nécessite une intervention d’urgence.

Winston n’est pas pour la faire, puisqu’elle est de sa future famille et… ça signifie que c’est à Teddy de s’y coller. Je ne pense pas qu’ils iront jusqu’à la faire être responsable de la mort de Mer cela dit. Heureusement, si elle n’écoute pas Richard qui ne souhaite pas la voir opérer, elle occupe davantage Owen. Cet épisode est bien horrible côté covid. Owen pète ainsi un câble au beau milieu de l’hôpital lorsqu’il perd une patiente qui semblait pourtant aller très bien une semaine plus tôt et il se retrouve même à pleurer au téléphone quand il doit annoncer le décès à la famille. L’horreur, quoi.

Il en parle ainsi à Teddy afin qu’elle comprenne qu’elle ne se remettrait pas d’un nouvel échec. Teddy décide donc d’appeler Winston à la rescousse malgré tout et ça fait une excellente scène entre eux. Malheureusement, après l’opération, Meredith ne se réveille toujours pas et ça laisse Teddy en pleine crise d’angoisse d’avoir fait quelque chose de mal.

Owen est heureusement là pour elle, et elle a bien besoin de sa présence, non pas pour coucher comme elle le souhaite, mais pour pleurer.

Pendant ce temps, Meredith papote avec Derek, et c’est impressionnant tout ce qu’il restait à écrire pour ce couple afin de tourner la page définitivement. Il est ainsi d’abord question de la mort de Derek et de ce qu’il n’a pas entendu tout en l’entendant, puis des enfants, forcément. J’ai aimé que leur conversation en repasse par Amelia, beaucoup moins la scène où Mer et Derek se retrouvent en mariés sur la plage.

Ils n’ont jamais vraiment eu leur mariage, ce qui est fou pour un couple aussi culte, alors je comprends l’idée derrière cette scène, mais les acteurs ont clairement refusé de s’embrasser – que ce soit à cause du covid, j’y crois moyen. Ils ont toujours une alchimie dans les scènes où ils parlent, mais dans ce face à face où l’on veut les voir s’embrasser et où le baiser ne vient pas, c’est plus frustrant que beau. Alors oui le plan large, très large grâce au drone, donne l’impression d’un baiser, mais bon… c’est plus frustrant qu’autre chose, vraiment.

Chez elle, Zola rentre pleurer un coup, à la fois pour sa mère et pour son pays. Ben oui, George Floyd vient juste de passer par-là et ça fait beaucoup pour une enfant, une pandémie, une mère à l’hôpital qui ne rentre toujours pas et une couleur de peau qui la met en danger chaque fois qu’elle sort de chez elle, qu’elle le veuille ou non. C’est horrible, mais elle a au moins une tante géniale pour s’occuper d’elle, et non, ce n’est pas Amelia car Amelia a mieux à faire cette semaine ; c’est Maggie.

Cette dernière est toutefois sceptique quand Winston lui propose, avec l’accord de Richard, de faire venir Zola à l’hôpital pour voir Mer. Elle est désormais négative au covid et il est possible qu’entendre sa fille lui donne une énergie nouvelle pour se réveiller et guérir. Cette intrigue est particulièrement atroce pour toutes les familles qui n’ont pas pu voir de proches pendant cette crise, quand même, mais bon, admettons : si l’on met de côté cet énorme manque de tact et considération, c’est très beau de toute manière de voir Zola venir voir sa mère pour lui faire un câlin.

Malheureusement, cela ne change rien du tout, alors que tous les espoirs reposaient à présent sur Zola. C’est fou. Winston culpabilise en plus, parce qu’elle n’est pas que la sœur de sa future femme, elle est carrément Meredith Grey. Les scénaristes jouent tellement avec nous, alors que Meredith ne se réveille toujours pas.

En rentrant chez elle après une journée chargée, Amelia apprend donc que Zola est à l’hôpital, et ça aussi, c’était abusé de découvrir que personne ne l’avait prévenue, juste parce qu’elle était en train d’opérer. Ah oui, en début d’épisode, Amelia interrompt Lincoln en pleine consultation visio avec un patient. Si j’avais l’impression qu’elle en profitait pour mater le patient torse nu, elle se rend en fait vite compte qu’il a un problème neurologique.

Ni une, ni deux, elle passe en consultation avec lui, puis se rend à l’hôpital avec Linc. Je n’ai pas trop aimé la manière dont ce dernier voulait la freiner dans sa reprise à l’hôpital. Je comprends que ça lui fasse peur de voir son patient dont la carrière est en jeu sur une table d’opération où un millimètre de décalage de la part d’Amelia pourrait être fatal… mais de là à lui mettre Tommy sur le dos comme il fait ? Humph.

On sent bien qu’il lui fout plus de doute qu’autre chose. Une minute de pose Wonder Woman plus tard, Amelia est toutefois prête à opérer, et elle gère tout comme il faut. J’ai aimé la voir se préparer à l’opération, comme j’ai aimé voir Linc se rattraper dans le soutien qu’il lui apporte ensuite – et dans sa conversation avec Tommy. Remis du covid, on sent bien que ce dernier a tout de même du mal à se faire à son nouveau quotidien, et je le comprends. Ce n’est pas évident tout ça, surtout avec Meredith qui continue d’aller mal.

En parallèle, Jackson a disparu pour de bon, apparemment, et ça me rappelle le départ d’Alex l’an dernier, alors je ne suis pas pour. En attendant, ça laisse Jo bien seule puisque Levi est occupé avec Niko, encore. Je déteste Niko et ce n’est pas près de changer quand je vois comment il se comporte avec lui, que ce soit en privé (enfin, en public) ou au boulot. Il le remet toujours en place, c’est insupportable.

Levi continue d’évoluer en tant que chirurgien, au moins. Et dans son couple ? Il finit par lui réclamer un espace dans la salle de bain car il en a marre de voir Niko avoir peur de le voir s’installer un peu plus. C’est vrai que c’est très ridicule cette affaire de trousse de toilettes, depuis le temps qu’ils sont ensemble, ça ne me paraît pas aberrant de la laisser derrière lui.

Levi n’est pas au bout de ses surprises pour autant, avec un Niko qui lui balance d’un coup qu’il est amoureux de lui et qu’il a envie de le voir s’installer chez lui. Euh, pardon ? C’est un sacré grand écart et j’étais heureux comme tout de voir Levi s’enfuir. Non, vraiment, j’ai rigolé. Je me doute que les scénaristes vont vouloir nous les mettre ensemble… mais c’est abusé comme je n’aime pas leur couple et comme je suis heureux de cette réaction de Levi qui s’empresse d’aller retrouver une Jo complètement paumée de le voir ne pas aller avec son mec. Nickel.

Jo a plus de mal à évoluer en tant que chirurgienne, puisqu’elle veut changer de spécialité… ce qui ne convient pas tellement à Bailey. Elle a besoin de chirurgiens généraux en ce moment, alors elle refuse de voir Jo changer de spécialité tant qu’elle n’aura pas récupéré au moins Meredith. Effectivement, l’hôpital est en manque criant de chirurgiens avec Mer, Andrew, Carina ou Jackson en moins. Et Teddy qui revient tout juste !

Bon, il y a Winston qui vient d’arriver par contre, alors elle abuse un peu, mais c’est vrai qu’il y a du mouvement dans cette pandémie. Cela laisse quand même Jo seule face à un dilemme horrible : sans l’accord de Bailey, elle doit reprendre ses études en bas de l’échelle, et redevenir interne. C’est fou, comme système.

Heureusement pour elle, Bailey bosse toute la journée avec Levi sur le cas d’une femme qui laisse tomber sa brillante carrière pour son hobby de quarantaine, et ça permet à Bailey de se rappeler que l’essentiel est d’aimer ce qu’on fait et que la vie ne peut être qu’une suite d’emmerdes. C’est plutôt une bonne chose cette patiente, parce que ça nous recalme Bailey qui repartait en vrille comme avant sa crise cardiaque.

Ainsi, elle peut finir l’épisode en acceptant que Jo tente de changer de spécialité et trouvant que c’est une merveilleuse idée de laisser Zola parler à sa maman. Heureusement, parce que tout le monde dénonce bien vite Winston, alors si ça n’avait pas marché, ça aurait été gênant. Contre toute attente, et alors qu’Amelia débarque paniquée à l’idée que quelque chose soit peut-être arrivée à sa sœur, suivie par Richard paniqué de voir Amelia paniquée, Meredith se réveille, riant face à la générosité de sa fille.

Elle dit ainsi au revoir à Derek dans un très joli câlin et coucher de soleil, et Derek peut s’en aller seul sur la plage (en plein jour à nouveau, ça a du bon le paradis). Plus que trois épisodes avant un gros happy end, donc – pas la fin que j’imaginais pour la série, mais définitivement celle qu’ils devront fournir cette année car la fin dark que j’imaginais pour la série n’est pas possible en pleine pandémie, hein. Content de voir Meredith se réveiller ; j’imagine maintenant une dernière scène de saison où elle retourne enfin au bloc après un double mariage express de ses sœurs. On verra. Derek lui demande aussi de ne pas rester seule et d’être heureuse en amour, alors Cormac devrait avoir quelques scènes dans les épisodes à venir.

2 commentaires sur « Grey’s Anatomy – S17E13 »

  1. Moi cet épisode m’a 🥺🥺🥺
    Zozo est touchante quand même ! Mer et Derek arrivent toujours à me toucher..J’ai adoré toutes ces scènes sur la plage !!

    J'aime

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