Grey’s Anatomy – S15E24

Épisode 24 – Drawn to the Blood – 18/20
J’ai lancé cet épisode en ayant presqu’oublié qu’on arrivait vraiment à la fin de saison. Comme d’habitude, Shonda Rhimes et son équipe se cassent le derrière (littéralement ?) pour nous proposer un épisode dont les conséquences seront celles d’une énième fin d’année mémorable la semaine prochaine – et pas la dernière, puisque deux saisons nous attendent encore après celle-ci !

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Spoilers

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When we’re having a miscarriage and our husband has just been shoot… Well, you remember.

Très belle introduction pour cet épisode qui commence par un cauchemar de Meredith vraiment bien écrit, histoire de nous rappeler qu’il s’en est passé des choses lors des quinze dernières années ! Il est alors révélé qu’elle se réveille dans le lit de Jo, parce qu’elle veut la faire parler et comprendre ce qu’il s’est passé. Plutôt que d’aider Jo, Meredith est en fait en train de lui raconter ses problèmes avec Andrew, puis avec sa vie en général. Elle est bien gentille à connaître la douleur du monde entier, mais c’est un peu présomptueux de se pointer dans le lit d’une pote et de lui affirmer qu’elle comprend son problème sans savoir ce que c’est. Si ce n’est pas une bonne idée psychologique, c’était au moins ce qu’il fallait pour que Jo balance enfin la vérité à quelqu’un. Meredith apprend donc que son père était un violeur, et elle ne sait pas comment réagir.

Bizarrement, Jo lui demande de se barrer, mais dans la scène suivante, elle raconte tous ses espoirs brisés à Meredith qui a au moins la bonne idée de se taire un moment… avant de trouver les mots parfaits. La scène était belle, parce que Meredith savait effectivement trouver les bons arguments pour la réconforter. C’était touchant, et suffisant bien fait pour rapidement en arriver à une Jo qui retrouve provisoirement le sourire et accepte de se battre pour aller mieux. Bon courage.

Meredith et Jo décident donc d’aller à l’hôpital pour parler à Alex et Bailey et pour faire en sorte que l’absence de Jo soit officielle. Catherine débarque à l’hôpital pour parler de la fondation avec Bailey, et elle est énervée comme tout malgré une robe de dingue. Ca sentait le Olivia Pope, non ? Faut bien réutiliser les vieux contrats, j’imagine. Ce rendez-vous secret de la fondation est en tout cas un cas à part entière dans l’épisode : tout le monde s’en inquiète et ça justifie que Meredith et Jo ne puissent voir immédiatement Bailey quand elles arrivent à l’hôpital.

Meredith promet à Jo de parler à Alex et elle la laisse à Andrew. C’est tordu de faire ça, mais ça l’est encore plus quand il est révélé que le rendez-vous est loin d’être génial : Andrew est convoqué par Bailey qui lui fait parler de Gabriella, la petite-fille pour laquelle Meredith a mis le nom de son bébé sur la feuille d’opération. C’était obligé qu’elle se ferait prendre, mais voilà donc Andrew confronté à une situation bien pourrie.

De son côté, Amelia se réveille pour découvrir que Link s’est endormi dans son lit… et elle ne veut pas le présenter aux enfants de Mer, alors c’est la catastrophe. Qui s’occupe des enfants dans l’affaire ? Certainement pas Maggie qui est partie en camping comme prévu, avec Jackson. Et si son passage dans Station 19 aurait pu la changer, elle est toujours aussi insupportable pendant tout l’épisode, à avoir peur des moustiques et à se tordre la cheville super rapidement pendant la bataille. Il n’y a qu’à elle que ça peut arriver quoi.

Et dans tout ça, c’est donc Alex qui s’occupe de Zola, parce que… pourquoi pas ? Après tout, Mer est partie aider Tata Jo. Zola a une de ces familles improbables ! Ce ne doit pas être évident de tout suivre.

Pendant ce temps, à l’hôpital Amelia, Link, Tom et Teddy se retrouvent tous sur le cas de Kari, que l’on connaît déjà, mais dont j’ai oublié les spécificités médicales, j’avoue. De toute manière, ils ne restent pas longtemps sur ce cas avant de se répartir sur d’autres problèmes, mais j’ai aimé voir Link apporter quelque chose à Amelia : de la bonne humeur, de l’optimisme. Il est vrai qu’Amelia manque cruellement d’optimisme, et c’était bien vu de la jouer comme ça pour ce couple.

C’était beaucoup moins bon en revanche quand il la confronte à propos de son désir d’être toujours là dans la vie de Léo et de l’emmener à la maison, c’est-à-dire celle d’Owen. J’ai trouvé que ça sortait de nulle part parce qu’il savait très bien dans quoi il mettait les pieds avant que ça ne devienne sérieux et parce qu’Amelia a clairement commencé à tourner la page avec lui. Pas la peine, donc, d’en rajouter une couche, je trouve.

Alex, lui, a enfin trouvé une donneuse pour Gus… mais ce n’est pas évident parce qu’évidemment, il fallait que la donneuse soit agoraphobe et que son psy ne soit pas en règle avec la douane. Schmitt fait ce qu’il peut pour la ramener, mais ce n’est pas évident. Heureusement, elle chante une chanson de Wham, alors ça me fait un point de Bingo, tout n’est pas perdu… mais je vais avoir Wake me up en tête pour la semaine !

À l’hôpital, les parents de Gus sont énervés comme tout, ce qui fait que la mère provoque bien malgré elle un accident qui casse le cul de son mari, mais littéralement. Ce n’était pas l’intrigue la plus subtile du monde, mais ça fonctionnait bien et ça permettait de bons approfondissements, notamment autour du personnage de Nico dont le sale caractère est de plus en plus évident, y compris envers Richard. Pas fan de ce développement pour un personnage qui n’était pas si sombre jusque-là et qui se retrouve à s’en prendre à Helm qui n’a rien demandé.

Alors que l’opération du mari est en cours, Hunt accepte de se rendre à l’aéroport pour récupérer le sang pour Gus, parce que la donneuse refuse de se rendre à l’hôpital. Elle est en pleine crise de panique, effrayée à l’idée de ce qui pourrait lui arriver de mal parce qu’elle sait qu’elle a un sang trop rare pour être opérée.

Bien sûr, il fallait que Teddy soit là pour le moment où Hunt parvient à convaincre la donneuse grâce à un appel vidéo à Karev, qui est dans la chambre de Gus au bon moment, avec la mère qui a les mots justes pour convaincre la donneuse de venir à l’hôpital. Entre ça et Kari qui remercie son enfant de lui avoir donné le courage de vivre, Teddy a une journée bien émotionnelle qui lui fait comprendre qu’elle est encore amoureuse d’Owen et qu’elle doit lui dire avant d’accoucher.

Elle se rend donc chez lui où se trouve Amelia, et elle le dit à Amelia parce que c’est le moment que son bébé choisit pour arriver, puisqu’elle commence à perdre les eaux à ce moment. Tout ça est bien beau, mais le problème, c’est qu’Owen n’est pas prêt de l’entendre : il est coincé dans un embouteillage et dans une nappe de brouillard avec la donneuse et Schmitt. Le problème, c’est que le brouillard est tellement dense que personne ne voit rien, et les voitures derrière eux ne sont pas au courant de l’embouteillage… elles se retrouvent donc à foncer dans le tas.

Si c’est une situation qui malheureusement existe et a existé (y compris en France il n’y a pas si longtemps que ça, en Vendée), je trouve ça gros de nous le sortir en plein milieu d’une grande ville et d’un embouteillage.

La météo n’est vraiment pas l’alliée de nos héros dans cet épisode, parce qu’elle coince également Maggie et Jackson qui se retrouvent dans leur tente sous des cordes de pluie alors que Maggie, toujours la cheville tordue, doit se rendre à l’hôpital, puisque Teddy ne peut plus la remplacer tout occupée qu’elle est à accoucher.

Enfin, Meredith ne révèle rien de l’état de Jo à Alex, puisqu’elle le retrouve prêt à entrer dans le caisson introduit en début de saison. Elle s’y isole avec lui pour s’occuper de Gus, dont le caisson permet d’obtenir l’oxygène suffisant pour attendre l’arrivée du sang de la donneuse (bloquée dans l’accident, mais ça, ils ne le savent pas encore). Et alors qu’elle s’apprête à tout révéler, Andrew feint de lui annoncer, de l’autre côté du caisson dont elle ne peut sortir, qu’il a commis une fraude à l’assurance et changé le nom de la patiente… Meredith lui interdit de se rendre à la police, mais elle est coincée dans le caisson et ne peut pas faire grand-chose face à cet acte d’amour ultime.

C’est bien beau de vouloir protéger la carrière de Meredith à tout prix, là, mais franchement, elle ne le mérite pas spécialement parce que c’était du grand n’importe quoi cette fraude à l’assurance !

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Grey’s Anatomy – S15E23

Épisode 23 – What I Did For Love (I) – 17/20
Ce n’est pas exactement l’épisode de crossover que j’attendais ou espérais, mais les intrigues proposées dans l’épisode fonctionnent toutes très bien. Mieux que ça, j’ai l’impression que l’ensemble de la série avance dans cet épisode. Fini le sur place, on va droit vers la fin de saison, j’imagine.

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Spoilers

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I just… I need to break something!

Est-ce que j’ai déjà vu cet épisode ? Oui, il a eu la bonne idée de fuiter lui aussi, c’est la semaine décidément.

L’épisode reprend chez Meredith et ses sœurs, avec Zola qui ne parle que des copains de tout le monde. C’était plutôt sympathique et clairement, ça nous introduit l’épisode avec Maggie qui n’a pas répondu à la question de Jackson lorsqu’il lui a demandé de vivre avec elle.

De son côté, Amelia se demande si elle est vraiment en couple quand Zola l’interroge sur sa relation avec Linc, mais il y en a qui ne se pose aucune question, c’est Owen. Il voit bien la main baladeuse de Linc, et c’est assez pour qu’il tire les conclusions qu’il s’impose. J’espérais qu’il n’allait pas recommencer à nous souler, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il se fasse envoyer chier illico presto par une Amelia très en forme. C’était jouissif.

Sa situation de couple se stabilise avec Lincoln, donc c’est chouette. Il en va de même pour Tom et Teddy, puisqu’elle se fait carrément louer un appartement par Tom. Le problème ? Owen sait enfin ce qu’il veut, grâce à la technique NET (qui est de la kinésiologie, donc). Il veut lui dire qu’il l’aime. Qui ? L’épisode ne le précise pas encore, mais j’espère vraiment que c’est Teddy.

En parallèle, Andrew et Alex s’occupent du cas d’une petite fille qui est une immigrée. Rapidement, la question de l’argent s’impose, parce que le système de soin aux Etats-Unis n’est pas franchement bien foutu. Une fois de plus, la série fait dans le social et les chirurgiens dans le pro-bono : ils découvrent que Luis, le gardien légal de la petite, gagne trop d’argent pour que l’Etat ne prenne en charge les frais médicaux… mais pas assez pour qu’il paye de lui-même l’assurance. Allez, nous aussi on a un système de pallier après tout.

Meredith est toutefois révoltée de voir que le système est aussi pourri et elle décide donc d’opérer la petite… en mettant le nom de sa propre fille. Richard s’en rend compte à temps pour tout arrêter… mais il ne le fait. Non mais franchement, c’est n’importe quoi, là ! Meredith prendre le risque de partir en prison, alors qu’elle a trois gamins ? Et pour un truc qu’elle voit probablement tous les trois jours dans son boulot ? Je n’arrive pas à accrocher à l’idée ; pas plus que je ne peux croire que ni Alex, ni Andrew, ni Richard ne l’en empêchent pas vraiment.

Après, évidemment, l’épisode en rajoute une couche, sinon ce ne serait pas drôle : la gamine a besoin d’années de traitement. Richard engueule donc Meredith après coup, mais il trouve aussi la bonne solution pour elle : il suffit que la petite reste trente jours à l’hôpital pour que l’Etat paye pour l’opération.

Tout est bien qui finit bien ? Pas exactement : Andrew avoue à Meredith que ce qu’elle vient de faire lui fait prendre conscience qu’il est amoureux d’elle… Et elle ne répond pas à son « je t’aime ». Dans le langage des séries, c’est un gros problème qu’elle ne le dise pas en retour, alors eh, c’est la merde pour la semaine prochaine !

Jo reprend le travail avec plein de café et peu de vodka, pas facile. Elle agit un peu comme un zombie, jusqu’à ce qu’elle obtienne une bonne nouvelle médicale capable de sauver la vie de Gus, le patient au sang super rare. Et aussitôt, elle retrouve le smile et l’énergie, c’est merveilleux. En revanche, elle s’avance beaucoup à annoncer la bonne nouvelle à sa mère. C’est toutefois cool de la voir communiquer de nouveau avec Alex. Rien ne vaut le travail, j’imagine.

Et rien ne vaut la dépression non plus : ce que Jo a trouvé, ce n’est pas un donneur, c’est quelqu’un qui a besoin de sang aussi. Magique. Bonjour la dépression de Jo. Elle n’a évidemment pas le courage de l’annoncer à la mère et pète un énorme câble.

Ben est le premier à s’en rendre compte et il ne s’occupe même pas vraiment de son amie, la laissant s’échapper dans le pire des états. Heureusement que Teddy est là en revanche, parce qu’elle s’en occupe autant que possible… jusqu’à ce que Jo l’envoie paître parce qu’elle ne veut pas de son aide si ce n’est pas pour lui fournir un sang inexistant. C’est si triste de voir Jo dériver comme ça.

Ben et Teddy ont la même excellente idée de prévenir Bailey, mais ils le font trop tard : Jo a déjà annoncé la mauvaise nouvelle à la mère et c’est elle qui a craqué dans ses bras au lieu de l’inverse. Bonjour l’angoisse pour la mère. Et pour Alex, bien sûr, dont les problèmes de couple sont désormais bien visibles pour tous.

C’est assez atroce comme situation : Jo ne peut plus s’arrêter de pleurer, Alex est en pleine crise et voit ses nerfs bien testés par ce qu’il se passe. Mon moment préféré de l’épisode (de la saison ?) est alors clairement Bailey qui lui tend quelque chose à casser quand il dit en ressentir le besoin pour passer ses nerfs. Même s’il ne le fait pas, c’était assez touchant tout de même.

Du côté des urgences, enfin, et c’est ce qui m’intéresse le plus avec cet épisode (!), Owen et Teddy récupèrent l’ambulance qui amène Ripley à l’hôpital, suite à l’épisode d’il y a deux semaines dans Station 19. C’est enfin le crossover que j’attendais : Schmitt a donc sauvé la vie du chef des pompiers, et c’est top… mais la série traite ça comme un énième cas médical au milieu de son épisode. J’en attendais plus.

Bailey reconnaît évidemment Ripley et fait venir aussitôt Ben, Andy et Sullivan. Ils ne mettent pas longtemps à débarquer franchement, et ils veulent savoir ce qu’il se passe avec leur chef, évidemment. Forcément, ça interroge rapidement Andy de savoir qu’il achetait des fleurs à quelqu’un. Schmitt ne met pas longtemps à révéler qu’il s’agissait de Vic, mais dans sa tête, Vic était un mec. La scène est plutôt comique, mais je regrette un peu l’absence de Vic à l’hôpital pour ce moment.

La présence de Maggie était plutôt sympathique en revanche, parce que forcément, la non-réaction de Ripley à la demande en mariage de Vic, ça lui rappelle des choses. J’aime bien la relation amicale qui se tisse entre eux : je n’avais pas vu auparavant les points communs entre les intrigues de ces personnages avant, mais ça fonctionne complétement d’avoir Ripley et Maggie qui s’échangent des conseils sur leurs romances respectives.

Pendant ce temps, Vic ne répond pas au téléphone, évidemment, puisqu’elle est en service et qu’elle pense qu’elle vient de se faire larguer. Ah, Shonda Rhimes ! On ne la refera pas. C’est donc sans surprise que Maggie finit par accepter la proposition de Jackson juste avant de recevoir de bien mauvaises nouvelles de la situation médicale de Ripley… Qui s’est barré bien sûr ! AAAAH. Je veux voir Station 19 maintenant (mais bien sûr, il n’a pas fuité, lui).

Sinon, dans les choses imprévues de l’épisode, c’est Lincoln qui arrive à aider Schmitt dans ses problèmes de couple. Ben oui, il n’a pas acheté de fleurs à Nico, mais il s’est quand même pris la tête avec.

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Grey’s Anatomy – S15E22

Épisode 22 – Head Over High Heels – 16/20
La routine reprend son cours dans cet épisode, mais ce n’est pas une mauvaise chose du tout. Toutes les intrigues sont traitées dans cet épisode, ce qui permet à tout le monde d’avancer plus ou moins. Il y a même des personnages qui semblent prêt à faire des pas de géant dans la bonne direction, alors je trouve l’ensemble plutôt efficace.

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Spoilers

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So yeah, he’s your Altman.

L’épisode de la semaine commence par Meredith et Deluca au lit, avec la crainte d’être surpris par les enfants… ce qui est le code international pour nous dire qu’ils vont être surpris. Cela ne manque pas : alors qu’il s’en va, Deluca tombe sur Zola. C’était tellement obligé et ça force Meredith à réfléchir davantage à sa relation avec lui. Par chance pour elle, Andrew adore les enfants, et il a plein de petits cousins, alors tout va bien.

Le lendemain matin, Miranda s’engueule quant à elle avec son ex-mari, Tucker, qui n’apprécie pas que son fils Tuck appelle Ben « Papa ». Elle croise Meredith et en profite pour récupérer quelques potins sur la relation Meredith/Deluca avant de commencer la journée. Franchement, ça fonctionne plutôt bien. C’est plutôt chouette, parce que Bailey peut donner des conseils sur la manière de parler à Zola.

La journée à l’hôpital est plutôt sympa pour Andrew et Meredith, parce qu’ils se retrouvent à devoir aider une femme à accoucher alors qu’elle ne se savait pas enceinte, parce qu’elle a deux utérus. Allez, normal pour cette série, pas de quoi s’en formaliser. En plus, l’épisode se termine bien avec Meredith qui annonce à ses enfants sa relation avec Andrew !

En parallèle, Owen est légèrement débordé par Leo, mais il prend malgré tout le temps de voir un psy, comme Megan le lui a conseillé. C’est plutôt intéressant : il est question d’un trauma qu’il répète encore et encore, et pour savoir comment c’est arrivé, le psy utilise une technique qu’il appelle « NET » et qui me rappelle fort la kinésiologie. Franchement, c’est dingue de voir comment le corps réagit parfois à certaines questions, sans qu’on ne sache pourquoi.

Cela permet d’en apprendre plus sur les dix ans d’Owen, parce que c’est là que son trauma a eu lieu apparemment. Eh ben, s’il suffit de ça pour qu’il aille mieux dans sa vie et arrête de faire de la merde, il était temps qu’il se rende chez le psy !

Le trauma est donc la mort de son père le jour où Owen avait gagné un concours. Fier et heureux d’avoir gagné, il a ensuite culpabilisé d’apprendre la mort de son père, et c’est pour cela qu’il s’empêche d’être heureux depuis dix saisons qu’il est dans la série. Et il craque, forcément. Le soir ? Teddy vérifie qu’il va bien, et ça en dit long sur leur relation.

D’ailleurs, pendant ce temps, Amelia se retrouve à bosser avec Lincoln et Tom sur le cas d’une femme qui a la chance de pouvoir récupérer ses bras et l’usage de ses mains. Si Lincoln s’occupe de la patiente au point d’écouter la famille, Amelia et Tom se retrouvent surtout à parler de leur vie sentimentale. C’est problématique parce que Tom est amoureux de Teddy, mais qu’Amelia est persuadée que sa romance avec Owen est inévitable. Pauvre Tom, il est vraiment mal barré, effectivement.

De son côté, Jo décide de revenir à l’hôpital, ce qui stresse bien sûr Alex, parce qu’il ne sait toujours pas pourquoi elle ne va pas bien. C’est vrai que j’avais presque oublié cette intrigue avec l’épisode de la semaine dernière. Quoiqu’il en soit, Alex culpabilise et a peur que l’histoire de sa vie se répète une nouvelle fois, malgré les encouragements et le soutien sans faille de Meredith.

Jo est complétement dépressive, en plus, et ça se voit à sa tronche la pauvre. Elle a toutefois la chance d’avoir Jackson pour s’occuper d’elle : il n’a pas oublié leur conversation sur les parents d’il y a genre euh, quatre épisodes, et surtout Meredith lui a demandé de s’occuper de Jo. Cette dernière est pourtant sûre que c’est Alex qui l’envoie, mais qu’importe, elle se confie malgré tout, dans les grandes lignes. Le gros problème que repère Jackson immédiatement cela dit, c’est que Jo est encore alcoolisée. Oui, elle se pointe à l’hôpital avec une bouteille de vodka pour tout oublier. Certes, elle n’a pas vu de patient, mais bon, ça craint. Et comme elle refuse de le reconnaître ou de continuer sa conversation avec lui, il finit par la menacer…

Et il en parle à Alex qui revient passablement énervé le soir-même. La colère n’arrange rien aux affaires de Jo et Alex : au contraire, Jo est encore plus horrible avec son mari quand il la menace d’aller à Pittsburgh lui-même. Ce n’était pas l’heure de gloire d’Alex, c’est sûr, mais sa manière de vouloir agir me paraissait être une bonne chose pour possiblement débloquer Jo… ben finalement non. Ils finissent donc l’épisode sur des compromis, et c’est inquiétant si proche de la fin de saison.

Une autre intrigue de l’épisode consiste à voir Nico envisager de quitter Seattle pour San Francisco, ce qui stresse totalement Schmidt qui ne veut pas le perdre. C’est d’autant plus mal barré que leur passion drague complètement Nico et que Bailey ne manque pas d’éloge sur lui quand le père du patient lui demande des informations dessus, parce qu’il est un ancien patient de Bailey.

Enfin, une dernière intrigue nous raconte la triste vie de Gemma, une amie de Richard qu’il connaît grâce à Ollie, qui se retrouve avec son talon dans la poitrine. Aïe. Bien sûr, ça signifie qu’elle a repris l’alcool et que Richard ne va pas la lâcher de l’épisode et qu’il va se mettre à culpabiliser de toute la misère du monde.

Cela mène donc à Richard qui opère Gemma à la place de Maggie, parce que Maggie est appelée sur le cas de Nico. Ce dernier a complétement foiré sa propre chirurgie, et son patient s’est effondré, ayant bien besoin d’une chirurgie cardiaque, et d’une greffe. Oups. Nico a donc totalement foiré sa chirurgie, et ça craint parce que le patient, Josh meurt sur la table d’opération.

Bailey est absolument imblairable avec Nico : il a fait une erreur sur un patient qu’elle adore, et comme elle a complimenté Nico, elle décide donc de le torturer encore plus sur une erreur qu’il regrette clairement. Bailey, quoi.

En tout cas, Nico, qui a un entretien à faire juste après, est soutenu par Schmitt, qui lui conseille plutôt de le reporter. C’est tout, sauf une super scène : Nico balance les pires atrocités (les pires vérités ?) à son mec, et cette première vraie crise de couple ne dit rien qui vaille. Forcément, Schmitt ne sait pas comment la gérer et se barre en claquant la porte, alors que Nico parvient effectivement à passer son entretien malgré une journée de merde.

Bien sûr, ça se termine mieux que ça pour Richard et Gemma, les deux étant finalement capables de communiquer. Maggie est heureuse pour son père et elle finit dans sa pièce bleue où Jackson lui propose de venir s’installer chez lui.

Quant à Bailey, elle demande à Tuck d’arrêter d’appeler Ben « papa ». Bien. J’avoue m’être posé la question devant Station 19 de pourquoi Tuck l’appelait comme ça, en plus, alors c’est une sous-intrigue qui était plutôt bien vue.

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Grey’s Anatomy – S15E21

Épisode 21 – The Good Shepherd – 18/20
Difficile de noter cet épisode, parce que d’un côté, je l’ai trouvé moins bon que beaucoup d’épisodes dans son rythme, de l’autre, je l’ai trouvé brillant dans son écriture parce qu’il éclaire beaucoup d’aspects restés un peu trop flous ces neuf dernières années. Et puis, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas autant investi dans un épisode d’une série, je n’ai quasiment pas pris de notes devant tellement j’étais happé par ce qu’il se passait. C’est donc qu’il y avait une sacrée qualité, notamment dans les dialogues.

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Honestly, I always thought she was more addicted to drama than the drugs.

Enfin ! Cela fait des mois que j’ai vu passer la nouvelle qu’un épisode allait se centrer sur Amelia, quelques semaines de moins que j’ai su qu’Amy Acker rejoignait le casting et tout autant de temps que j’attends en vain la diffusion de cet épisode. Forcément, dès que j’en ai eu l’occasion, je me suis donc jeté sur cet épisode. Et tant pis si Amelia est au lit avec Lincoln que je n’aime pas spécialement. Elle non plus n’est pas encore tout à fait amoureuse de lui, cela dit.

On les retrouve à New-York et non à Seattle, parce qu’ils ont une opération importante dans cette ville à l’autre bout du pays, normal. Et pour une fois, malgré un salaire de malade, ils ont un petit hôtel et se rendent dans un diner pour le petit déjeuner. Leur relation fonctionne bien quand même, et c’était marrant de les voir aller à pied au travail alors qu’Amelia a des talons de dix centimètres au moins. On a connu plus confortable, quand même.

Dans le hall de cet autre hôpital, Amelia tombe sur sa sœur, Nancy, qui n’a apparemment même pas eu droit à une photo de mariage de la part de sa sœur, puisqu’elle ne connaît pas Owen. C’est à peine abusé comme situation dans le genre pas crédible. Cela dit ça ajoute un bon humour à l’épisode de voir ce quiproquo se développer et Amelia être forcée d’accepter un dîner chez sa sœur – ça va la changer de son petit-déj à la pizza.

L’épisode prend aussi le temps de nous présenter le patient, histoire qu’on s’attache à lui, pour le principe de la série médicale et parce qu’il est super attaché à son frère quand Amelia à plus d’une difficulté à gérer sa famille. L’opération est vite expédiée ensuite histoire d’avoir bien le temps de suivre tout le dîner de famille. Comme bien souvent, Grey’s Anatomy prend le parti de laisser le vrai drama de côté pour à la place insister sur tout le côté comédie qu’elle peut apporter à la vie de ses personnages.

Après tout, ça fait du bien de temps en temps et c’est plutôt drôle à voir : Amelia et ce faux-Owen font ce qu’ils peuvent pour se mettre d’accord sur leur vraie-fausse histoire commune pour être sûrs que Nancy ne comprenne pas la supercherie. Comme Amelia parle de sa sœur Kathleen comme d’une horrible personne capable de tout analyser sans problème, il ne faut pas longtemps pour que l’horrible personne que je suis soit capable de tout analyser du reste de l’épisode : Kathleen va débarquer au repas qui devait se faire chez Nancy, à trois seulement.

Bon, d’accord, ça aide aussi d’avoir lu qu’Amy Acker était castée dans le rôle de Kathleen. Ainsi donc, elle est déjà dans la maison gigantesque de Nancy et elle déchire tout. C’est un personnage détestable à souhait : elle passe tout son temps à critiquer sa sœur, y compris devant celui qu’elle pense être le mari de sa sœur. Et elle pose toutes les bonnes questions pour le laisser en galère avec cette fausse identité.

Il n’empêche que c’est plutôt marrant de voir Lincoln dans ce rôle, parce que s’il n’est même pas officiellement le petit ami d’Amelia, il prend super mal et personnellement le fait qu’Amelia soit critiquée. Alors qu’elle cherche un moyen de fuir ce dîner pour s’éviter Kathleen, il l’invite donc à rester plus longtemps. C’est plutôt fun à voir et plein de bons moments comiques, avec évidemment Amelia qui reçoit un appel d’Owen resté à Seattle à s’occuper de Leo, ou Kathleen veut boire un moment très chouette où Amelia voit que sa sœur a des photos récentes de toute la famille (y compris Derek, nice touch !)… mais pas de sa petite sœur, qu’elle n’a qu’à l’adolescence.

Comme tout se déroule à merveille durant le dîner, il faut évidemment que la mère d’Amelia débarque, et comme c’est aussi la mère de Derek, il y a l’énorme problème qu’elle, elle a déjà rencontré Owen. Ce qu’Amelia ne savait pas. On tombe alors probablement dans l’un des épisodes les plus drôles de la série – plus encore que le mariage d’Alex et Jo l’an dernier ! Les sœurs sont absolument atroces envers Amelia, avec Amy Acker à qui l’on donne toutes les meilleures répliques, c’est dingue. C’est super que la série prenne le temps de cet épisode, parce que ça développe bien de quoi expliquer la personnalité d’Amelia depuis le tout début ; et ça fait neuf ans pile poil qu’elle a débarqué dans Private Practice, l’air de rien (bon, d’accord : neuf ans et dix jours à la diffusion de l’épisode). Bordel, je me sens vieux, là !

Quoiqu’il en soit, j’ai adoré ce repas de famille qui tourne au drame, et j’ai adoré surtout la réaction de Lincoln qui se refuse de boire en soutien à Amelia, puis qui fait un grand discours pour la tirer d’affaire face à sa mère paniquée de découvrir tout ce qu’elle ne sait pas de la vie d’Amelia (le divorce, la tumeur…), Nancy la quasi-maniaque qui veut tout contrôler et Kathleen, la meilleure langue de vipère qui soit.

Le problème, c’est aussi que Lincoln balance tout de Betty et Leo face à la famille qui en découvre encore un peu plus. Et bordel, qu’est-ce que j’aime Amy Acker ! C’est toutefois la goutte de trop pour tout le monde, donc Amelia et Lincoln s’enfuient pour mieux s’engueuler dans le taxi, parce qu’Amelia comprend que Lincoln en sait bien trop d’elle : ses sœurs n’ont pas hésité à tout balancer des conneries qu’elle a fait tout au long de sa vie… laissant quand même de côté tout Private Practice, donc si elles savaient tout ce qu’elles ont raté ! J’imagine qu’elles n’ont pas gardé contact avec Addison, et c’est bien dommage.

N’empêche que les vraies sœurs d’Amelia, c’est quelque chose par rapport à celles qu’elle a choisi en saison 11. L’engueulade entre Amelia et Lincoln, c’est quelque chose, mais c’est aussi interrompu par leur patient qui a besoin de soins supplémentaires parce que l’opération n’a pas eu les effets escomptés. Par conséquent, Amelia lui propose une nouvelle opération beaucoup plus risquée et encore plus dingue et miraculeuse.

Si ses sœurs savaient, bis ! Bon, bien sûr, Lincoln trouve ça assez dingue de voir Amelia proposer cette opération qui semble surtout être une réaction adolescente provoquée par ses sœurs. Malgré tout, ils la font et ça fonctionne bien, et ça fait que le patient va pouvoir mener sa vie et partir à l’université loin de son frère. Celui-ci stresse complétement à l’idée de ne plus avoir son petit frère à portée de main, et Amelia peut donc lui donner de bons conseils familiaux.

Tout ça lui donne envie de parler avec Nancy, malheureusement celle-ci n’est pas à l’hôpital. Elle tombe en revanche sur sa mère, qui nous fait une nouvelle analyse d’Amelia assez pertinente grâce à une petite métaphore : petite, elle a appris à faire du vélo seule, tombant souvent et toujours plus… mais n’ayant jamais peur de tomber, comme son père, et revenant toujours plus forte après l’épreuve. C’est un bon résumé du personnage, je trouve, et j’ai aimé voir la mère reconnaître ses torts aussi – le tort d’avoir laissé Derek s’occuper d’elle parce qu’elle n’en était pas capable, le tort d’avoir fait croire à Amelia qu’elle ne méritait pas d’être aimée.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle comprenne aussi qu’elle maltraite trop Lincoln et que c’est pour cela que celui-ci l’a un peu boudé. On a donc le droit à une jolie scène de réconciliation dans leur jet privé, et j’ai beaucoup aimé leur délire de manger les donuts. C’est complétement débile, mais on sent que les acteurs s’amusaient aussi à ça, et l’alchimie entre eux est très bonne dans cette scène. Peut-être que, pour la première fois depuis la saison 3 de Private Practice, je vais penser qu’elle a enfin trouvé un partenaire qui puisse être assez stable pour elle. Si j’aimais bien ses scènes avec Owen, je n’ai jamais aimé Owen et j’ai toujours trouvé que ça n’allait pas comme couple. Cela dit, j’ai appris, en 15 saisons, à me méfier. On verra bien.

Evidemment, après tout ça, Amelia rentre chez elle, c’est-à-dire dans la maison de Meredith qu’elles partagent aussi avec Maggie. Et si elle n’est pas proche de ses sœurs biologiques, Amelia a une vraie relation avec ses sœurs. Bref, on ne choisit pas sa famille, mais peut-être qu’on peut choisir sa… ben, en fait, sa famille. C’est le message habituel avec cette série.

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