Films vus en 2020 #42

Salut les cinéphiles,

Comme chaque mercredi, je reviens avec vous aujourd’hui sur les différents films que j’ai pu voir en 2020, en continuant les films vus en août, et en espérant un jour réussir à rattraper mon retard de deux mois que je dois au confinement… En espérant que Macron ne fasse pas trop n’importe quoi dans les annonces de ce soir, parce que ça pourrait encore recommencer ce bordel si mes vacances devaient être annulées. Ne nous inquiétons pas trop en vain, et parlons plutôt cinéma, si vous le voulez bien !

Onward | The Disney Diva

Onward

Je commence l’article par un coup de cœur, j’aurais peut-être pu le garder pour la fin, du coup. Un coup de cœur ? Eh, il a réussi à me décrocher une larme alors que je pensais sincèrement que ce ne serait jamais qu’un dessin-animé de plus à la longue liste de ceux que j’ai pu voir dans ma vie. Merci Tom Holland ?

Grosso modo, le film raconte donc l’histoire de deux frères qui se retrouvent embarqués malgré eux dans une quête de la magie perdue, avec l’espoir de revoir leur père décédé. Le film a de très bonnes thématiques, parce que la magie perdue, c’est un peu, l’air de rien, le changement climatique ; et que l’amour entre deux frères, la place du sacrifice, l’admiration paternelle, tout ça tout ça. La mère n’est pas en reste, en plus, et le film est capable aussi de proposer des moments d’humour plutôt efficaces.

Son seul défaut doit résider dans le titre, totalement anecdotique dans le film… mais qu’il faut j’imagine prendre au sens philosophique sur le deuil ? Dommage, en français, « En avant » perd totalement cette dimension ; ça fait vraiment juste titre hors sujet avec un vague écho à la quête.

Qu’importe : ça n’empêche pas le film d’être génial ! Par contre, ne faites pas trop confiance au gif. En France, il faudra attendre 2023 pour le voir sur Disney +…

Tous les dieux du ciel : Le décrochage narratif en guise de note d'intention -

Tous les dieux du ciel

Qu’ai-je vu ? Le film m’a mis hyper mal à l’aise – rapport à ma vie perso, à vrai dire – dès sa première scène, et la suite m’a donné envie de croire qu’on allait peut-être avoir un excellent film d’horreur français. L’esthétique et les images ont ce qu’il faut pour provoquer la peur et l’inconfort. Les acteurs sont tous excellents… mais l’intrigue ? HEIN ?

Le film raconte la vie d’un homme qui s’occupe de sa sœur handicapée, à cause de lui, et qui vit en ermite, reclus d’une société qui, selon lui, le persécute. En gros. Je ne veux pas dire que je n’ai rien compris, car je crois qu’il n’y a pas grand-chose à comprendre. On est sur un court-métrage transformé en long-métrage, avec de bonnes thématiques peu abordées au cinéma (comme le poids du handicap, les maltraitances envers les non-valides ou les mineurs, etc.), mais ça ne marche pas du tout. Du tout. Côté intrigue, le film est perché. Je suis resté jusqu’au bout, et je ne sais toujours pas pourquoi, parce que finalement, le film n’apportait rien.

Après, je vous confirme qu’il met mal à l’aise à de nombreuses reprises et qu’il a le potentiel de bons films d’horreur… tout en restant finalement un simple film à la française, à la limite du film d’auteur. Le côté hybride qui en résulte n’a pas réussi à me convaincre. Du tout.

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Fire Saga Eurovision Song Contest

Là, on ne passe franchement pas loin du coup de cœur avec ce film que j’aurais dû voir dès sa sortie, surtout que l’Eurovision a vraiment beaucoup manqué cette année. Netflix a eu le nez fin de sortir le film cette année, même si c’est un simple hasard du calendrier, car le film réussit à nous filer notre dose d’Eurovision, l’air de rien, avec un film qui enchaîne les chansons dignes du concours et qui sont toutes plus catchy les unes que les autres. Vraiment. Je les écoute encore. Peut-être en ce moment-même, d’ailleurs… En fait, et je n’arrive toujours pas à savoir laquelle est ma préférée.

L’histoire du film est assez simple : elle nous raconte l’histoire d’un duo islandais qui se retrouve à devoir participer à l’Eurovision, son rêve, suite à un hasard d’heureux – et moins heureux – événements. C’est une comédie à l’humour souvent perché et au casting très réussi, surtout qu’on y retrouve pas mal d’artistes connus, que ce soit Demi Lovato en participante malchanceuse ou juste tout un tas d’artistes de l’Eurovision dans un mash-up très réussi.

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Le film n’est pas un incontournable et il est dommage que l’actrice ne soit pas la vraie chanteuse ; il n’est pas un coup de cœur parce que j’ai détesté son personnage principal (qui ne mérite pas sa partenaire de scène, soyons honnêtes). Il a plein de petits défauts dans son intrigue… mais je le reverrai forcément un jour, parce qu’il était fun et que je ne sais pas si on aura une prochaine édition de l’Eurovision en 2021 avec cette deuxième vague qui nous arrive dans la tronche (quelle surprise, vraiment…).

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Ghostbusters

J’ai totalement négligé mon affiche des 100 films à voir cette année, mais cet été, pendant mes vacances, je me suis retrouvé avec une amie qui n’avait jamais vu non plus ce film culte par une après-midi pluvieuse. Nous nous sommes donc décidés à le lancer et… Le film vieillit mal, désolé ! Il est chouette pour sa musique (définitivement géniale et culte), il a ses quelques moments sympathiques et des effets spéciaux impressionnants pour l’époque, mais j’ai vraiment du mal à comprendre ce qui a pu lui donner son statut de film culte, au-delà des effets spéciaux donc, et du casting qui est très bon, certes, mais qui ne m’a pas paru exceptionnel non plus. Enfin, il y a cette voix grave qui est exceptionnelle et m’a perturbé tout le film, je reconnais.

Bref, j’ai l’impression qu’on m’a survendu ce film toute ma vie et je ne vais pas me faire des amis à l’écrire comme ça, je sais bien, mais heureusement qu’on était deux pour voir ce film, sinon je me serais probablement ennuyé. La suite de la saga attendra donc.

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Bliss (Whip it)

Ah, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu Ellen Page comme je n’ai jamais commencé Umbrella Academy finalement ! Bliss raconte l’histoire d’une adolescente bien rangée malgré elle dans des concours de beauté (pas que, je sais ; les concours de miss aux États-Unis, quelle angoisse) qui l’ennuient et qui se découvre une passion soudaine pour le Roller Derby. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est donc un sport de contact en patins à roulettes qui est loin d’être simple, où une joueuse doit réussir à dépasser les joueuses adverses sans se faire éjecter la piste (ou juste sans tomber, d’ailleurs), le tout en un temps limité. Rien que ça. En gros.

Le film est vraiment sympathique, avec Ellen Page toujours aussi top dans le premier rôle d’une adolescente qui se rebelle peu à peu contre ses parents pour assouvir sa passion. C’est toutefois un film à destination des adolescents, on nous colle donc une romance parfaitement insupportable avec un type insipide et des dramas dont on pourrait se passer.

Drôle et sympa, c’est un film devant lequel j’ai passé un bon moment. La pizza a aidé, probablement. Le rhum aussi, très certainement. Et puis, je l’ai vu avec un joueur de roller derby, c’était sympa d’avoir son avis sur ce qui était mis en scène, parfois avec justesse, souvent avec des extravagances dans la manière de compter les points. Je ne m’en serais jamais rendu compte par moi-même.

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Five

Yepaaa ! Je vais terminer avec ce film français dont j’avais beaucoup entendu parler – principalement pour Pierre Niney, merci Laura – et qu’on m’a reconseillé avant que je ne tente de le voir cet été. J’ai bien aimé et j’ai passé un bon moment, mais contrairement à beaucoup, je ne le mets pas dans mes films préférés – et je n’en fais pas non plus un film que j’ai envie de revoir au plus vite.

Le film raconte les aventures de cinq amis d’enfance qui réalisent leur rêve d’habiter en colocation, grâce à Samuel, l’un d’eux, dont le père ultra riche lui paie tout ce qu’il veut, y compris la moitié du loyer d’un appartement parisien hyper luxueux. Le problème, c’est que les relations familiales de Samuel ne vont pas rester au beau fixe, qu’il n’osera rien dire et qu’en parallèle de tout ça, chacun de ses amis cultive aussi ses petits secrets – ou sa drogue, c’est selon.

Grosso modo, le film est sympathique, mais le message qu’il fait passer ne me plaît pas plus que ça, avec des personnages amis à la vie à la mort qui s’empêtrent des secrets improbables sans jamais jouer la carte de l’honnêteté. Alors OK, c’est chouette les bandes d’amis et les secrets font toujours le meilleur terreau des comédies… mais là, j’ai eu du mal à accrocher à certains aspects de l’histoire, avec une glorification de la drogue, du mensonge, du mépris des autres générations… Bon dieu, je vieillis mal et je deviens insupportable. Je vais donc m’arrêter là avant qu’on ne me traite de tous les noms, surtout que j’ai bien aimé le film. C’était un bon divertissement de mois d’août.

Pfiou, cet article est une fois de plus beaucoup trop long, désolé !

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