Films vus en 2020 : bilan et coups de cœur

Salut les cinéphiles,

Nous voilà déjà arrivé au dernier mercredi de l’année, et ça va donc faire un an que j’ai commencé à prendre l’habitude de vous parler de films chaque semaine. Même si j’en ai encore une quarantaine en stock à commenter avec vous (limite de quoi faire tout 2021 franchement), j’ai pris la décision rationnelle de les garder pour plus tard afin de faire avec vous un bilan cinéma de 2020. Et quelle année 2020 !

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Je peux avoir des coups de cœur sans Marvel ! On est le 30 décembre et j’ai (re)vu 268 films cette année. Comme elle n’est pas terminée, il me paraît à peu près certain que j’atteindrai le 270. Pas étonnant que mes visionnages séries aient pris un coup… Je répétais pourtant à qui veut l’entendre que je n’aimais pas les films. Que s’est-il passé alors et ai-je vraiment changé d’avis ?

Le premier vrai truc qui s’est passé, c’est que je me suis fixé l’objectif de voir cent films cette année, donc deux par semaine. Je comptais doubler ce que j’avais fait l’an dernier, tout de même. Dès le départ, je me suis dit « autant mettre le pied à l’étrier tout de suite » et déjà en janvier, j’ai commencé à voir plus. Sans entrer dans le détail de ma vie perso, il s’est aussi passé ce qui arrive à un tas d’entre nous, à savoir que la vie adulte m’a rattrapé : l’envie de voir des épisodes est parfois atténuée par l’idée qu’il va falloir que je rédige une critique (je sais, je m’impose ça tout seul) et, surtout, je ne suis pas toujours tout seul. Un film, c’est vite vu (plus ou moins selon les films) et ce n’est pas un engagement sur du trop long terme.

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Après, j’avais bon espoir d’aller plus au cinéma cette année, maintenant que j’avais ma carte UGC… Je ne l’ai pas spécialement rentabilisée sur les cinq mois où j’aurais pu, avec… cinq films au cinéma, parmi lesquels je n’ai eu aucun coup de cœur. C’est déprimant le covid19, je n’ai pas pu me faire les journées ciné que j’espérais. En même temps, le confinement explique très clairement le nombre hallucinant de films vus cette année – ou, admettons-le, entendu pour certains qui étaient en fond sonore.

Voir aussi : Tous les films dont il a été question sur le blog

Est-ce que je continue de préférer les séries ? Définitivement. Les films qui développent des personnages autant qu’une très bonne série, il y en a peu. Cela ne m’empêche pas de retrouver de bonnes répliques ou de très bonnes intrigues, mais ça me manque toujours un peu, même sur les coups de cœur. Des coups de cœur, il y en a eu cette année : 28 en tout, et j’ai déjà parlé de ces 28 sur le blog (ils sont en gras dans la liste des films sur le blog, mais vous les retrouvez ci-dessous aussi). À voir si d’ici demain, il y en d’autre(s), ce qui est possible, puisque je suis (re)tombé il y a deux jours dans une saga dont je verrai peut-être le début (oui, oui, le début) avant la fin de l’année. On verra. Je vous laisse sur ce suspense, et on enchaîne dans cet article, avec donc les 28 films que j’ai préférés cette année :

  1. Arrival (Premier contact) – 1/02, le premier coup de cœur de cette année va continuer de garder une place très particulière dans mon cœur, mais j’ai vu d’autres films de science-fiction depuis et je me dis qu’il n’est peut-être pas le meilleur. Bon, je continue d’adorer la place particulière du langage dans le film, cela dit.
  2. Her – 13/02, un film parfait pour le mois de février avec la St Valentin, et très clairement un bon film de science-fiction. Pourquoi n’en ai-je jamais entendu parler avant ?
  3. More than Only – 26/03, More Than Only (2017) - IMDbune romance LGBT qui ne se termine pas (OK, je vais spoiler un peu) par un des deux qui se choppe le SIDA, c’est encore beaucoup trop rare. Et c’était très mignon. Si je faisais un classement, il serait probablement deuxième. Dispo sur Prime Vidéo (avec ST).
  4. L’examen – 1/04, ce n’est pas une blague du 1er avril, mais bien un coup de cœur : un casse-tête et un huis-clos comme je les aime (ça réveille les talents de détective comme Knives Out, mais en très différent).
  5. Play – 10/04, grosse surprise qui m’a tiré des larmes juste parce que, ouais, les années 90 finalement. Pas prêt pour les films qui feront pareil avec les enfants nés en 90, d’ailleurs.
  6. Saving Mr Banks – 13/04, je n’avais jamais revu Mary Poppins avant de voir ce film, et je ne l’avais jamais vraiment aimée. Le film a un scénario incroyable, des répliques dingues et une analyse qui fait un peu changer d’avis. Dispo sur Disney +.
  7. Lion – 26/04, une autre belle surprise, alors que pourtant on me l’avait fortement conseillé à sa sortie. Je ne m’attendais pas du tout à ça. J’en préfère la première partie, mais la prestation d’acteur est excellente.
  8. La séparation – 1/05, pas du tout le film que j’en attendais ; et pas du tout le genre de film que je regarde habituellement. Ca dépayse et c’est très prenant.
  9. Unfriended Dark Web – 4/05, typiquement ce genre de films qui n’est pas assez exceptionnel pour être un coup de cœur, mais devant lequel j’ai passé un excellent moment. Parfois, il y a des rencontres filmiques qui ne s’expliquent pas, et celle-ci en est une. J’ai aimé le concept, j’ai été pris dedans et j’ai refusé d’en voir les défauts pour être embarqué dans l’histoire.
  10. Dernier train pour Busan – 31/05, je ne pensais pas qu’une histoire de zombies pouvait vraiment m’embarquer après dix saisons et une overdose de la franchise Walking Dead. Et pourtant, c’est un film superbement maîtrisé. Dispo sur Netflix.Tumbbad box office collection day 1: Sohum Shah's film opens to a lacklustre response, collects Rs 65 lakhs - Bollywood News & Gossip, Movie Reviews, Trailers & Videos at Bollywoodlife.com
  11. Tumbbad – 9/06, mon film préféré de cette année, je crois : dépaysant (claque visuelle), prenant et vraiment flippant pour un film d’horreur. Il faut lui laisser sa chance, il faut s’accrocher (notamment sur le milieu du film un peu en-dessous) mais une fois embarqué, le film était entêtant. Je l’ai revu plusieurs fois cette année. Dispo sur Prime Video (sous-titres anglais uniquement).
  12. The Danish Girl – 11/06, j’en avais beaucoup entendu parler, et effectivement, Reydmane est à la hauteur de sa réputation avec ce film hyper touchant. Oui, ça aurait été mieux avec un acteur ou une actrice directement concerné(e) par la transition, mais ça reste très bien joué et, malheureusement, on ne peut pas aller plus vite que la musique avec Hollywood ; trop de choses à changer encore.
  13. Pari (not a fairy tale) – 13/06, fort de mon coup de cœur pour Tumbbad, j’ai tenté celui-ci. Sa relation amoureuse est un peu étouffante par moment, mais son ambiance est excellente. Comme pour le précédent, ce qui marche particulièrement, c’est que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre par rapport aux classiques américains qui répètent tous le même schéma à force. Dispo sur Prime Video (sous-titres anglais).
  14. Aterrados – 13/06, j’ai enchaîné le coup de cœur précédent avec un autre. Peut-être que les deux films ont été vus dans une période où j’étais généreux en coup de cœur, surtout que la fin de celui-ci ne m’a pas tant plu que ça… mais quand l’ambiance parvient à me faire sursauter et me demander ce qu’il se passe au point de me scotcher à l’écran tout du long, c’est un coup de cœur, je trouve.
  15. Freaks – 31/07, Freaks (2018) - IMDbde la SF comme je l’aime, mais avec un twist nous demandant d’être détective et de s’accrocher pour bien comprendre la construction du film – et des personnages. Que demander de plus que ce film ? Si je devais faire un classement, il serait troisième cette année, je pense. Une incroyable surprise. Il a ses défauts, mais j’étais à fond dedans.
  16. My Two Daddies – 3/08, Alan Cumming comme je ne l’avais jamais vu. Très belle histoire, hyper touchante, encore des larmes et une histoire portant sur l’acceptation de la communauté LGBT très, très nécessaire.
  17. L’autopsie de Jane Doe – 6/08, The Jane Doe Identity réalisé par André Øvredal [Sortie de Séance Cinéma] - CinéCinéphileune ambiance très prenante, une horreur comme je ne m’y attendais pas et un film qui, tout en répondant à ce que j’en attendais à chaque fois, m’a surpris par sa qualité. Parfois, on a de bonnes surprises. 4e si je devais faire un classement des films vus cette année. Dispo sur Prime vidéo.
  18. Onward – 10/08, Non, ce n’est pas que pour Tom Holland, promis. Après tant de film d’horreur, voir un bon dessin animé comme ça, ça m’a fait plaisir et ça m’a embarqué dans cette quête. C’est probablement le film qui m’a motivé ensuite à lire les comics Wynd, qui n’ont rien à voir, mais ont des dessins et un héros un peu similaires. J’en reparlerai sur le blog, ça. Mention spéciale à Fire Saga vu le même jour (le héros est trop lourd pour que ce soit un coup de cœur, mais peut-être que le voir après Onward n’a pas aidé non plus.
  19. The Light Between Oceans – 26/09, je me rends compte que, comme beaucoup de films de cette liste, il est un coup de cœur principalement parce que je pensais que j’allais détester alors que l’histoire proposée est un brin bouleversante, tout de même. Magnifique.
  20. Before I wake – 30/09, à ce stade, vous aurez compris que je suis juste fan de films d’horreur, non ? Quand en plus ça me parle d’onirisme et que les effets spéciaux sont top, je suis bon public.
  21. Into the Bone – 30/09, je ne me souvenais pas les avoir vus le même jour… Lily Collins est incroyable dans ce film, l’anorexie est un sujet qui m’a toujours fait un peu peur, et là c’est plus touchant qu’autre chose. La fin m’a laissé un peu perplexe. Dispo sur Netflix.
  22. Incident in a Ghostland – 10/10, mais que vient foutre Mylène Farmer dans un film d’horreur ? Habituellement, je déteste les films qui se déroulent avec ce genre de méchants si peu développés… mais la construction du film, c’est un grand oui.
  23. Les enfants du temps – 17/10, une claque visuelle, une histoire de SF avec des pouvoirs, encore. Si vous voyez d’autres films de ce genre à voir et qui me pourraient plaire, n’hésitez pas à passer en commentaires, svp.
  24. Le secret des Marrowbone – 17/10, je me suis laissé surprendre par le film alors qu’habituellement, je devine tout à l’avance, et c’est uniquement pour cela qu’il m’a vraiment plu. A voir en VO, par contre, c’est bien meilleur.
  25. Miracle in Cell. No 7 – 25/10, je n’ai toujours pas vu l’original, mais la version turque a fait beaucoup parler d’elle à sa sortie française, et je l’ai aimée moi aussi. C’est poignant, bien réalisé et Lingo lingo. Dispo sur Netflix.
  26. Mirage - Film (2019) - SensCritiqueMirage (Durante la Tormenta) – 2/11, enfin un film de voyage dans le temps qui arrive à me convaincre ! J’adore ce genre d’histoire, mais c’est toujours difficile de me convaincre avec eux… Trop d’imperfections. Là, non. Belle romance, acteurs principaux géniaux et histoire renversante. Il est dans mon top 5 des films que j’ai préférés cette année lui aussi. Dispo sur Netflix.
  27. Edmond – 5/11, il était à ça de terminer lui aussi dans mon top 5 des films que j’ai préférés cette année. Un film français qui reprend la carrière d’Edmond Rostand ? Je n’étais pas trop convaincu, mais je l’ai regardé, en partie pour le boulot, en partie par curiosité. Les dialogues m’ont scotché tant ils sont bons et plein de références. Les libertés prises fonctionnent, quoi.
  28. Over the Moon – 25/12, c’était le film parfait pour Noël. Beaucoup de chansons – un peu trop sûrement – mais elles sont cools et très variées. Une belle animation, une culture que je ne connais pas assez et trop peu mise en avant, je comprends assez pourquoi il a fallu fuir Disney pour que ce film puisse voir le jour (et, franchement, j’ai aimé Soul, mais à côté, c’est classique). J’en reparlerai plus longuement… en 2021 !

Bon. Plus qu’à trouver deux coups de cœur d’ici demain pour un chiffre rond alors… mais peu importe comment elle terminera, ce fut une belle année cinéma, tout de même !

Films vus en 2020 #42

Salut les cinéphiles,

Comme chaque mercredi, je reviens avec vous aujourd’hui sur les différents films que j’ai pu voir en 2020, en continuant les films vus en août, et en espérant un jour réussir à rattraper mon retard de deux mois que je dois au confinement… En espérant que Macron ne fasse pas trop n’importe quoi dans les annonces de ce soir, parce que ça pourrait encore recommencer ce bordel si mes vacances devaient être annulées. Ne nous inquiétons pas trop en vain, et parlons plutôt cinéma, si vous le voulez bien !

Onward | The Disney Diva

Onward

Je commence l’article par un coup de cœur, j’aurais peut-être pu le garder pour la fin, du coup. Un coup de cœur ? Eh, il a réussi à me décrocher une larme alors que je pensais sincèrement que ce ne serait jamais qu’un dessin-animé de plus à la longue liste de ceux que j’ai pu voir dans ma vie. Merci Tom Holland ?

Grosso modo, le film raconte donc l’histoire de deux frères qui se retrouvent embarqués malgré eux dans une quête de la magie perdue, avec l’espoir de revoir leur père décédé. Le film a de très bonnes thématiques, parce que la magie perdue, c’est un peu, l’air de rien, le changement climatique ; et que l’amour entre deux frères, la place du sacrifice, l’admiration paternelle, tout ça tout ça. La mère n’est pas en reste, en plus, et le film est capable aussi de proposer des moments d’humour plutôt efficaces.

Son seul défaut doit résider dans le titre, totalement anecdotique dans le film… mais qu’il faut j’imagine prendre au sens philosophique sur le deuil ? Dommage, en français, « En avant » perd totalement cette dimension ; ça fait vraiment juste titre hors sujet avec un vague écho à la quête.

Qu’importe : ça n’empêche pas le film d’être génial ! Par contre, ne faites pas trop confiance au gif. En France, il faudra attendre 2023 pour le voir sur Disney +…

Tous les dieux du ciel : Le décrochage narratif en guise de note d'intention -

Tous les dieux du ciel

Qu’ai-je vu ? Le film m’a mis hyper mal à l’aise – rapport à ma vie perso, à vrai dire – dès sa première scène, et la suite m’a donné envie de croire qu’on allait peut-être avoir un excellent film d’horreur français. L’esthétique et les images ont ce qu’il faut pour provoquer la peur et l’inconfort. Les acteurs sont tous excellents… mais l’intrigue ? HEIN ?

Le film raconte la vie d’un homme qui s’occupe de sa sœur handicapée, à cause de lui, et qui vit en ermite, reclus d’une société qui, selon lui, le persécute. En gros. Je ne veux pas dire que je n’ai rien compris, car je crois qu’il n’y a pas grand-chose à comprendre. On est sur un court-métrage transformé en long-métrage, avec de bonnes thématiques peu abordées au cinéma (comme le poids du handicap, les maltraitances envers les non-valides ou les mineurs, etc.), mais ça ne marche pas du tout. Du tout. Côté intrigue, le film est perché. Je suis resté jusqu’au bout, et je ne sais toujours pas pourquoi, parce que finalement, le film n’apportait rien.

Après, je vous confirme qu’il met mal à l’aise à de nombreuses reprises et qu’il a le potentiel de bons films d’horreur… tout en restant finalement un simple film à la française, à la limite du film d’auteur. Le côté hybride qui en résulte n’a pas réussi à me convaincre. Du tout.

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Fire Saga Eurovision Song Contest

Là, on ne passe franchement pas loin du coup de cœur avec ce film que j’aurais dû voir dès sa sortie, surtout que l’Eurovision a vraiment beaucoup manqué cette année. Netflix a eu le nez fin de sortir le film cette année, même si c’est un simple hasard du calendrier, car le film réussit à nous filer notre dose d’Eurovision, l’air de rien, avec un film qui enchaîne les chansons dignes du concours et qui sont toutes plus catchy les unes que les autres. Vraiment. Je les écoute encore. Peut-être en ce moment-même, d’ailleurs… En fait, et je n’arrive toujours pas à savoir laquelle est ma préférée.

L’histoire du film est assez simple : elle nous raconte l’histoire d’un duo islandais qui se retrouve à devoir participer à l’Eurovision, son rêve, suite à un hasard d’heureux – et moins heureux – événements. C’est une comédie à l’humour souvent perché et au casting très réussi, surtout qu’on y retrouve pas mal d’artistes connus, que ce soit Demi Lovato en participante malchanceuse ou juste tout un tas d’artistes de l’Eurovision dans un mash-up très réussi.

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Le film n’est pas un incontournable et il est dommage que l’actrice ne soit pas la vraie chanteuse ; il n’est pas un coup de cœur parce que j’ai détesté son personnage principal (qui ne mérite pas sa partenaire de scène, soyons honnêtes). Il a plein de petits défauts dans son intrigue… mais je le reverrai forcément un jour, parce qu’il était fun et que je ne sais pas si on aura une prochaine édition de l’Eurovision en 2021 avec cette deuxième vague qui nous arrive dans la tronche (quelle surprise, vraiment…).

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Ghostbusters

J’ai totalement négligé mon affiche des 100 films à voir cette année, mais cet été, pendant mes vacances, je me suis retrouvé avec une amie qui n’avait jamais vu non plus ce film culte par une après-midi pluvieuse. Nous nous sommes donc décidés à le lancer et… Le film vieillit mal, désolé ! Il est chouette pour sa musique (définitivement géniale et culte), il a ses quelques moments sympathiques et des effets spéciaux impressionnants pour l’époque, mais j’ai vraiment du mal à comprendre ce qui a pu lui donner son statut de film culte, au-delà des effets spéciaux donc, et du casting qui est très bon, certes, mais qui ne m’a pas paru exceptionnel non plus. Enfin, il y a cette voix grave qui est exceptionnelle et m’a perturbé tout le film, je reconnais.

Bref, j’ai l’impression qu’on m’a survendu ce film toute ma vie et je ne vais pas me faire des amis à l’écrire comme ça, je sais bien, mais heureusement qu’on était deux pour voir ce film, sinon je me serais probablement ennuyé. La suite de la saga attendra donc.

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Bliss (Whip it)

Ah, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu Ellen Page comme je n’ai jamais commencé Umbrella Academy finalement ! Bliss raconte l’histoire d’une adolescente bien rangée malgré elle dans des concours de beauté (pas que, je sais ; les concours de miss aux États-Unis, quelle angoisse) qui l’ennuient et qui se découvre une passion soudaine pour le Roller Derby. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est donc un sport de contact en patins à roulettes qui est loin d’être simple, où une joueuse doit réussir à dépasser les joueuses adverses sans se faire éjecter la piste (ou juste sans tomber, d’ailleurs), le tout en un temps limité. Rien que ça. En gros.

Le film est vraiment sympathique, avec Ellen Page toujours aussi top dans le premier rôle d’une adolescente qui se rebelle peu à peu contre ses parents pour assouvir sa passion. C’est toutefois un film à destination des adolescents, on nous colle donc une romance parfaitement insupportable avec un type insipide et des dramas dont on pourrait se passer.

Drôle et sympa, c’est un film devant lequel j’ai passé un bon moment. La pizza a aidé, probablement. Le rhum aussi, très certainement. Et puis, je l’ai vu avec un joueur de roller derby, c’était sympa d’avoir son avis sur ce qui était mis en scène, parfois avec justesse, souvent avec des extravagances dans la manière de compter les points. Je ne m’en serais jamais rendu compte par moi-même.

FIVE en 12 gifs - ACTUELLEMENT AU CINÉMA ! - A LA POURSUITE DU 7EME ART CINE DVD

Five

Yepaaa ! Je vais terminer avec ce film français dont j’avais beaucoup entendu parler – principalement pour Pierre Niney, merci Laura – et qu’on m’a reconseillé avant que je ne tente de le voir cet été. J’ai bien aimé et j’ai passé un bon moment, mais contrairement à beaucoup, je ne le mets pas dans mes films préférés – et je n’en fais pas non plus un film que j’ai envie de revoir au plus vite.

Le film raconte les aventures de cinq amis d’enfance qui réalisent leur rêve d’habiter en colocation, grâce à Samuel, l’un d’eux, dont le père ultra riche lui paie tout ce qu’il veut, y compris la moitié du loyer d’un appartement parisien hyper luxueux. Le problème, c’est que les relations familiales de Samuel ne vont pas rester au beau fixe, qu’il n’osera rien dire et qu’en parallèle de tout ça, chacun de ses amis cultive aussi ses petits secrets – ou sa drogue, c’est selon.

Grosso modo, le film est sympathique, mais le message qu’il fait passer ne me plaît pas plus que ça, avec des personnages amis à la vie à la mort qui s’empêtrent des secrets improbables sans jamais jouer la carte de l’honnêteté. Alors OK, c’est chouette les bandes d’amis et les secrets font toujours le meilleur terreau des comédies… mais là, j’ai eu du mal à accrocher à certains aspects de l’histoire, avec une glorification de la drogue, du mensonge, du mépris des autres générations… Bon dieu, je vieillis mal et je deviens insupportable. Je vais donc m’arrêter là avant qu’on ne me traite de tous les noms, surtout que j’ai bien aimé le film. C’était un bon divertissement de mois d’août.

Pfiou, cet article est une fois de plus beaucoup trop long, désolé !

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