Films vus en 2020 : bilan et coups de cœur

Salut les cinéphiles,

Nous voilà déjà arrivé au dernier mercredi de l’année, et ça va donc faire un an que j’ai commencé à prendre l’habitude de vous parler de films chaque semaine. Même si j’en ai encore une quarantaine en stock à commenter avec vous (limite de quoi faire tout 2021 franchement), j’ai pris la décision rationnelle de les garder pour plus tard afin de faire avec vous un bilan cinéma de 2020. Et quelle année 2020 !

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Je peux avoir des coups de cœur sans Marvel ! On est le 30 décembre et j’ai (re)vu 268 films cette année. Comme elle n’est pas terminée, il me paraît à peu près certain que j’atteindrai le 270. Pas étonnant que mes visionnages séries aient pris un coup… Je répétais pourtant à qui veut l’entendre que je n’aimais pas les films. Que s’est-il passé alors et ai-je vraiment changé d’avis ?

Le premier vrai truc qui s’est passé, c’est que je me suis fixé l’objectif de voir cent films cette année, donc deux par semaine. Je comptais doubler ce que j’avais fait l’an dernier, tout de même. Dès le départ, je me suis dit « autant mettre le pied à l’étrier tout de suite » et déjà en janvier, j’ai commencé à voir plus. Sans entrer dans le détail de ma vie perso, il s’est aussi passé ce qui arrive à un tas d’entre nous, à savoir que la vie adulte m’a rattrapé : l’envie de voir des épisodes est parfois atténuée par l’idée qu’il va falloir que je rédige une critique (je sais, je m’impose ça tout seul) et, surtout, je ne suis pas toujours tout seul. Un film, c’est vite vu (plus ou moins selon les films) et ce n’est pas un engagement sur du trop long terme.

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Après, j’avais bon espoir d’aller plus au cinéma cette année, maintenant que j’avais ma carte UGC… Je ne l’ai pas spécialement rentabilisée sur les cinq mois où j’aurais pu, avec… cinq films au cinéma, parmi lesquels je n’ai eu aucun coup de cœur. C’est déprimant le covid19, je n’ai pas pu me faire les journées ciné que j’espérais. En même temps, le confinement explique très clairement le nombre hallucinant de films vus cette année – ou, admettons-le, entendu pour certains qui étaient en fond sonore.

Voir aussi : Tous les films dont il a été question sur le blog

Est-ce que je continue de préférer les séries ? Définitivement. Les films qui développent des personnages autant qu’une très bonne série, il y en a peu. Cela ne m’empêche pas de retrouver de bonnes répliques ou de très bonnes intrigues, mais ça me manque toujours un peu, même sur les coups de cœur. Des coups de cœur, il y en a eu cette année : 28 en tout, et j’ai déjà parlé de ces 28 sur le blog (ils sont en gras dans la liste des films sur le blog, mais vous les retrouvez ci-dessous aussi). À voir si d’ici demain, il y en d’autre(s), ce qui est possible, puisque je suis (re)tombé il y a deux jours dans une saga dont je verrai peut-être le début (oui, oui, le début) avant la fin de l’année. On verra. Je vous laisse sur ce suspense, et on enchaîne dans cet article, avec donc les 28 films que j’ai préférés cette année :

  1. Arrival (Premier contact) – 1/02, le premier coup de cœur de cette année va continuer de garder une place très particulière dans mon cœur, mais j’ai vu d’autres films de science-fiction depuis et je me dis qu’il n’est peut-être pas le meilleur. Bon, je continue d’adorer la place particulière du langage dans le film, cela dit.
  2. Her – 13/02, un film parfait pour le mois de février avec la St Valentin, et très clairement un bon film de science-fiction. Pourquoi n’en ai-je jamais entendu parler avant ?
  3. More than Only – 26/03, More Than Only (2017) - IMDbune romance LGBT qui ne se termine pas (OK, je vais spoiler un peu) par un des deux qui se choppe le SIDA, c’est encore beaucoup trop rare. Et c’était très mignon. Si je faisais un classement, il serait probablement deuxième. Dispo sur Prime Vidéo (avec ST).
  4. L’examen – 1/04, ce n’est pas une blague du 1er avril, mais bien un coup de cœur : un casse-tête et un huis-clos comme je les aime (ça réveille les talents de détective comme Knives Out, mais en très différent).
  5. Play – 10/04, grosse surprise qui m’a tiré des larmes juste parce que, ouais, les années 90 finalement. Pas prêt pour les films qui feront pareil avec les enfants nés en 90, d’ailleurs.
  6. Saving Mr Banks – 13/04, je n’avais jamais revu Mary Poppins avant de voir ce film, et je ne l’avais jamais vraiment aimée. Le film a un scénario incroyable, des répliques dingues et une analyse qui fait un peu changer d’avis. Dispo sur Disney +.
  7. Lion – 26/04, une autre belle surprise, alors que pourtant on me l’avait fortement conseillé à sa sortie. Je ne m’attendais pas du tout à ça. J’en préfère la première partie, mais la prestation d’acteur est excellente.
  8. La séparation – 1/05, pas du tout le film que j’en attendais ; et pas du tout le genre de film que je regarde habituellement. Ca dépayse et c’est très prenant.
  9. Unfriended Dark Web – 4/05, typiquement ce genre de films qui n’est pas assez exceptionnel pour être un coup de cœur, mais devant lequel j’ai passé un excellent moment. Parfois, il y a des rencontres filmiques qui ne s’expliquent pas, et celle-ci en est une. J’ai aimé le concept, j’ai été pris dedans et j’ai refusé d’en voir les défauts pour être embarqué dans l’histoire.
  10. Dernier train pour Busan – 31/05, je ne pensais pas qu’une histoire de zombies pouvait vraiment m’embarquer après dix saisons et une overdose de la franchise Walking Dead. Et pourtant, c’est un film superbement maîtrisé. Dispo sur Netflix.Tumbbad box office collection day 1: Sohum Shah's film opens to a lacklustre response, collects Rs 65 lakhs - Bollywood News & Gossip, Movie Reviews, Trailers & Videos at Bollywoodlife.com
  11. Tumbbad – 9/06, mon film préféré de cette année, je crois : dépaysant (claque visuelle), prenant et vraiment flippant pour un film d’horreur. Il faut lui laisser sa chance, il faut s’accrocher (notamment sur le milieu du film un peu en-dessous) mais une fois embarqué, le film était entêtant. Je l’ai revu plusieurs fois cette année. Dispo sur Prime Video (sous-titres anglais uniquement).
  12. The Danish Girl – 11/06, j’en avais beaucoup entendu parler, et effectivement, Reydmane est à la hauteur de sa réputation avec ce film hyper touchant. Oui, ça aurait été mieux avec un acteur ou une actrice directement concerné(e) par la transition, mais ça reste très bien joué et, malheureusement, on ne peut pas aller plus vite que la musique avec Hollywood ; trop de choses à changer encore.
  13. Pari (not a fairy tale) – 13/06, fort de mon coup de cœur pour Tumbbad, j’ai tenté celui-ci. Sa relation amoureuse est un peu étouffante par moment, mais son ambiance est excellente. Comme pour le précédent, ce qui marche particulièrement, c’est que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre par rapport aux classiques américains qui répètent tous le même schéma à force. Dispo sur Prime Video (sous-titres anglais).
  14. Aterrados – 13/06, j’ai enchaîné le coup de cœur précédent avec un autre. Peut-être que les deux films ont été vus dans une période où j’étais généreux en coup de cœur, surtout que la fin de celui-ci ne m’a pas tant plu que ça… mais quand l’ambiance parvient à me faire sursauter et me demander ce qu’il se passe au point de me scotcher à l’écran tout du long, c’est un coup de cœur, je trouve.
  15. Freaks – 31/07, Freaks (2018) - IMDbde la SF comme je l’aime, mais avec un twist nous demandant d’être détective et de s’accrocher pour bien comprendre la construction du film – et des personnages. Que demander de plus que ce film ? Si je devais faire un classement, il serait troisième cette année, je pense. Une incroyable surprise. Il a ses défauts, mais j’étais à fond dedans.
  16. My Two Daddies – 3/08, Alan Cumming comme je ne l’avais jamais vu. Très belle histoire, hyper touchante, encore des larmes et une histoire portant sur l’acceptation de la communauté LGBT très, très nécessaire.
  17. L’autopsie de Jane Doe – 6/08, The Jane Doe Identity réalisé par André Øvredal [Sortie de Séance Cinéma] - CinéCinéphileune ambiance très prenante, une horreur comme je ne m’y attendais pas et un film qui, tout en répondant à ce que j’en attendais à chaque fois, m’a surpris par sa qualité. Parfois, on a de bonnes surprises. 4e si je devais faire un classement des films vus cette année. Dispo sur Prime vidéo.
  18. Onward – 10/08, Non, ce n’est pas que pour Tom Holland, promis. Après tant de film d’horreur, voir un bon dessin animé comme ça, ça m’a fait plaisir et ça m’a embarqué dans cette quête. C’est probablement le film qui m’a motivé ensuite à lire les comics Wynd, qui n’ont rien à voir, mais ont des dessins et un héros un peu similaires. J’en reparlerai sur le blog, ça. Mention spéciale à Fire Saga vu le même jour (le héros est trop lourd pour que ce soit un coup de cœur, mais peut-être que le voir après Onward n’a pas aidé non plus.
  19. The Light Between Oceans – 26/09, je me rends compte que, comme beaucoup de films de cette liste, il est un coup de cœur principalement parce que je pensais que j’allais détester alors que l’histoire proposée est un brin bouleversante, tout de même. Magnifique.
  20. Before I wake – 30/09, à ce stade, vous aurez compris que je suis juste fan de films d’horreur, non ? Quand en plus ça me parle d’onirisme et que les effets spéciaux sont top, je suis bon public.
  21. Into the Bone – 30/09, je ne me souvenais pas les avoir vus le même jour… Lily Collins est incroyable dans ce film, l’anorexie est un sujet qui m’a toujours fait un peu peur, et là c’est plus touchant qu’autre chose. La fin m’a laissé un peu perplexe. Dispo sur Netflix.
  22. Incident in a Ghostland – 10/10, mais que vient foutre Mylène Farmer dans un film d’horreur ? Habituellement, je déteste les films qui se déroulent avec ce genre de méchants si peu développés… mais la construction du film, c’est un grand oui.
  23. Les enfants du temps – 17/10, une claque visuelle, une histoire de SF avec des pouvoirs, encore. Si vous voyez d’autres films de ce genre à voir et qui me pourraient plaire, n’hésitez pas à passer en commentaires, svp.
  24. Le secret des Marrowbone – 17/10, je me suis laissé surprendre par le film alors qu’habituellement, je devine tout à l’avance, et c’est uniquement pour cela qu’il m’a vraiment plu. A voir en VO, par contre, c’est bien meilleur.
  25. Miracle in Cell. No 7 – 25/10, je n’ai toujours pas vu l’original, mais la version turque a fait beaucoup parler d’elle à sa sortie française, et je l’ai aimée moi aussi. C’est poignant, bien réalisé et Lingo lingo. Dispo sur Netflix.
  26. Mirage - Film (2019) - SensCritiqueMirage (Durante la Tormenta) – 2/11, enfin un film de voyage dans le temps qui arrive à me convaincre ! J’adore ce genre d’histoire, mais c’est toujours difficile de me convaincre avec eux… Trop d’imperfections. Là, non. Belle romance, acteurs principaux géniaux et histoire renversante. Il est dans mon top 5 des films que j’ai préférés cette année lui aussi. Dispo sur Netflix.
  27. Edmond – 5/11, il était à ça de terminer lui aussi dans mon top 5 des films que j’ai préférés cette année. Un film français qui reprend la carrière d’Edmond Rostand ? Je n’étais pas trop convaincu, mais je l’ai regardé, en partie pour le boulot, en partie par curiosité. Les dialogues m’ont scotché tant ils sont bons et plein de références. Les libertés prises fonctionnent, quoi.
  28. Over the Moon – 25/12, c’était le film parfait pour Noël. Beaucoup de chansons – un peu trop sûrement – mais elles sont cools et très variées. Une belle animation, une culture que je ne connais pas assez et trop peu mise en avant, je comprends assez pourquoi il a fallu fuir Disney pour que ce film puisse voir le jour (et, franchement, j’ai aimé Soul, mais à côté, c’est classique). J’en reparlerai plus longuement… en 2021 !

Bon. Plus qu’à trouver deux coups de cœur d’ici demain pour un chiffre rond alors… mais peu importe comment elle terminera, ce fut une belle année cinéma, tout de même !

Films vus en 2020 #43

Salut les cinéphiles,

C’est limite au bord de la piscine que j’écris cet article, mais elle est trop glacée pour que je puisse m’y baigner malgré une véritable journée estivale ici. Vous vous en foutez ? Oui, je comprends, mais j’avais envie d’en parler quand même, c’est tellement agréable d’être au soleil. Pourtant, je m’apprête à vous parler des films vus précisément quand je n’avais plus soleil, puisque j’en arrive enfin à début septembre.

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Mortal

Après un grand coup de cœur pour l’Autopsie de Jane Doe, il était assez logique de chercher à découvrir le dernier film de André Øvredal, son réalisateur. Par contre, on n’est pas du tout sur le même délire, à la fois dans l’histoire racontée et dans la qualité du film. Dommage.

Le film nous raconte l’histoire d’un américano-norvégien qui s’est isolé seul dans une forêt norvégienne pendant quelques années. Arrêté par la police car il est recherché pour avoir des informations sur un accident mortel survenu avant son exil, il rencontre une psychologue qui va lui venir en aide pour maîtriser (ou pas ?)… ses pouvoirs surnaturels.

Bon. Clairement, il y a de bonnes idées au départ de ce film, mais j’étais assez déçu de l’arrivée. La fin du film est bonne, hein, mais c’est décevant après la mise en place. Les effets spéciaux souffrent d’un budget assez limité que les acteurs ne parviennent pas à compenser dans chaque scène… Ce n’est pas non plus comme si le scénario était super solide, d’ailleurs : il y a des ficelles et des facilités qui sont prévisibles ! Bref, c’était un bon moment ce film, mais ce n’était pas exceptionnel.

Les Nouveaux Mutants : La sortie du film finalement confirmée pour 2019 ? | melty

The New Mutants

Ce film ! Je l’ai attendu depuis des années, tout ça pour aller voir le cinéma assez rapidement quand il est sorti… Je n’y suis pas retourné depuis, oups. Du côté de l’histoire, nous sommes donc avec de jeunes mutants dans l’univers X-Men qui sont considérés comme dangereux au moment de la découverte de leurs pouvoirs. Les ados se retrouvent alors enfermés dans une « division secrète » qui a tout de l’asile psychiatrique.

Vendu un moment comme un film d’horreur Marvel, le résultat a un goût légèrement décevant de ce point de vue-là. Oh, il a ses petits jumpscares, certes, mais rien de bien traumatisant. À part peut-être un monstre ou deux. Dans l’ensemble, par contre, le film est totalement tourné pour les adolescents. Résultat des courses, il m’aurait à peu près plu s’il était sorti quand il le devait, mais avec le temps, là, je dois bien avouer que j’étais un peu en-dehors du public visé.

Ce n’est pas grave du tout, j’ai quand même passé un bon moment, sans même reconnaître le beau-gosse du film – Henry Zaga – alors même que je venais de le voir dans Trinkets (Luca), mais en supportant une fois Charlie Heaton, qui est toujours dans des rôles que je n’aime pas. Le casting est donc top, le film sympathique et je suis déçu que le marketing et que des conditions extérieures au film enterre ce bout de franchise qui aurait pu être sympa. En sortant de la salle, j’aurais été motivé pour voir un 2 un jour. Il n’aura pas lieu, tant pis. Un moment de divertissement, donc, mais ce n’est pas Psychose non plus.

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Adam

Le film raconte l’histoire d’Abla, veuve et maman d’une petite fille, qui recueille chez elle Samia, une jeune femme enceinte qui a bien besoin d’un toit et d’un job dans son magasin de pâtisseries de Casablanca.

Je n’ai pas tellement aimé ce film que j’ai trouvé trop long à se mettre en place. Une fois dedans, il a des scènes vraiment marquantes et des personnages féminins vraiment bien construits. Peut-être qu’il me faudra le revoir un jour, quand j’aurais oublié plus de détails que maintenant, pour en apprécier pleinement certains ressorts. Pour le moment, ce premier visionnage n’était pas exceptionnel. J’étais assez inattentif, c’était en pleine rentrée scolaire compliquée et je ne garde qu’une ou deux scènes en tête. Tant pis.

Alive : le film de survival zombies qui cartonne sur Netflix est une réussite

Alive

Ah Netflix ! La plateforme de streaming nous a sorti un film de zombies sud-coréen assez sympathique, mais pas du tout au niveau du Dernier train pour Busan comme on tentait de nous le vendre. Nous suivons donc un personnage qui se retrouve enfermé dans son appartement en pleine apocalypse zombies, et autant vous dire, qu’il a oublié de faire ses courses de PQ avant son confinement forcé. Là-dessus, c’est marrant comme à chaque fois depuis le confinement, je ne peux que me faire la réflexion.

Bref, un huis-clos avec des zombies, c’est bien parti pour moi, quoi ! C’est un film très sympathique, j’ai bien aimé, mais je ne suis pas sûr qu’il soit incontournable. Disons que ça aide bien de l’avoir sur Netflix et que c’est sympa de changer un peu des gros (et moins gros d’ailleurs) films américains.

Ah, et gros plus tout de même : j’ai beaucoup aimé les acteurs !

The Devil (Bedazzled) | The Female Villains Wiki | Fandom

Bedazzled

En parlant de films américains, en voici un petit tout marrant qui ne casse pas trois pates à un canard, mais qui occupe agréablement une soirée de week-end… surtout après la lourdeur d’Alive et de son huis-clos. Ici, avec ce film, on est concrètement sur ce qu’est la série Lucifer, mais avec une diablesse à la place du diable.

Le film est bien drôle, c’est une comédie qui passe bien, même si elle a, je trouve, quelques longueurs… principalement à cause de sa construction inévitablement répétitive. C’est ce qui l’a, je pense, empêché de devenir culte, parce que je crois que ça doit pouvoir perdre quelques spectateurs en cours de route. Tant pis, moi je suis resté.

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, histoire de profiter de mes vacances tout de même.

> Films

Films vus en 2020 #31

Salut les cinéphiles,

C’est avec plaisir que je vous annonce que cet article sur mes films vus en 2020 va enfin sortir de la période de confinement, ce qui fait que mon retard va se réduire drastiquement car j’ai réduit le rythme depuis. Oh, j’irai quand même facilement à 200 films visionnés pendant l’année, mais en attendant d’y arriver, c’est reparti pour les derniers jours de confinement !

Film : Mama, ou comment j'ai été traumatisée.

Mama

Vous aurez compris à présent que j’ai fini par me découvrir un faible pour les films d’horreur depuis mon visionnage de La Cabane dans les Bois il y a quelques années. Et ça tombe bien : j’ai plein de choses à rattraper dans ce genre. Ce film en faisait partie, parce que j’en avais souvent entendu parler.

Verdict ? J’ai beaucoup aimé cette intrigue que j’ai trouvé plutôt originale : deux fillettes sont enlevées par leur père qui vient juste de tuer leur mère, mais elles vont vite se retrouver orphelines et protégées par Mama, un esprit dont je ne peux pas dire grand-chose de plus sans trop vous spoiler. Le point faible du film est finalement son casting qui n’est pas toujours aussi brillant que ce qu’il pourrait être, mais l’ensemble est assez satisfaisant malgré tout.

Côté intrigue, il y a un ou deux jumpscares et des effets spéciaux qui permettent bien de rendre ce que veut le scénario du côté de la tension et de la peur. C’est efficace en son genre et il y a tout de même des surprises en cours de route. Pas un coup de cœur, mais un bon film d’horreur.

House at the End of the Street (2012). Tyler Reynolds (Nolan ...

La maison au bout de la rue

Vendu comme film d’horreur par le catalogue de Prime Video, ce film n’est qu’un simple thriller, mais il a l’avantage d’avoir réussi à me balader totalement. Peut-être que j’étais fatigué après deux mois sur mon canapé, mais je n’ai pas vu venir l’ensemble des twists d’un film par ailleurs pourtant très prévisible.

On y suit la vie d’une adolescente et de sa mère qui s’installent dans une maison (au bout de la rue, donc) assez isolée, voisine d’une autre maison dans lequel a eu lieu un double meurtre des années plus tôt. Le double meurtre constitue la scène d’introduction du film et nous met dans l’ambiance assez vite… Sans ça, je serais probablement parti en cours de route car le début du film n’est pas exceptionnel.

Jennifer Lawrence n’est pas encore aussi rôdée que ce qu’elle peut l’être aujourd’hui dans ce film, mais ça se regarde bien et il y a quelques scènes marquantes qui font que j’ai bien aimé l’ensemble. Si vous en avez l’occasion, regardez-le !

L'INSULTO - Trailer Ufficiale Italiano GIF | Gfycat

L’insulte

Dernière soirée du confinement, ça y est ! Pour le terminer, rien de tel que ce film qui ne me tentait absolument pas au premier abord et dont la première moitié m’a ennuyé à mourir. Vraiment, ça donnait envie de sortir dans la rue immédiatement, hum.

Concrètement, le film raconte l’histoire d’un ouvrier de chantier faisant du zèle et d’un propriétaire appréciant peu ce zèle, finissant par une insulte. Le seul problème, c’est que le film se déroule à Beyrouth et que ça se fait sur fond de haine religieuse entre chrétien libanais et réfugié palestinien, alors l’escalade est importante : cette petite insulte de rien du tout dérape en incident géopolitique qui dépasse totalement tous les personnages.

La seconde partie du film est donc bien plus intéressante pour montrer au mieux les raisons et justifications de chacun, quand la première partie donne juste envie de leur dire à tous de se calmer parce qu’il n’y a pas de raison de s’énerver. Ce dérapage est super frustrant, donc, mais bon, c’est peut-être la vision occidentale qui me fait ça. Pas de quoi en faire un plat… mais de quoi faire un film qui réussit à devenir intéressant avec le temps, si on lui consacre du temps. Et puis, je ne connaissais pas grand-chose du Liban avant ce film, et c’est toujours bien d’élargir un peu son horizon culturel.

Neel Sethi – petitsfilmsentreamis

Le Livre de la Jungle

Il faut bien justifier l’abonnement Disney + de temps à autre, alors je me suis décidé à regarder ce film, mais en live action. Le dessin animé était très loin dans mon souvenir, la version Netflix beaucoup moins. Honnêtement, Disney a réussi à plus me marquer que la version Netflix. Après, rien d’exceptionnel ou de bien nouveau dans ce film.

J’ai passé un bon moment devant, c’est époustouflant par moment du côté des effets spéciaux (dommage, ce n’est pas une série, ça ne compte pas pour le Bingo Séries), même si les animaux qui parlent sont parfois peu crédibles (inévitablement) et c’est sympathique aussi, d’autant que le très jeune acteur s’en sort à merveille. Toujours pas un coup de cœur, mais tout ne peut pas être coup de cœur après tout !

Bambi - Blog de Sparkling-disney

Bambi

Après la forêt magnifique du film précédent, pourquoi ne pas enchaîner avec un dessin animé connu justement pour son cadre magnifique ? Grosse surprise de redécouvrir le film, déjà parce qu’il ne dure qu’une heure et quart quand je le pensais bien plus long. Enfant, il me paraissait durer des heures… Au moins, ça permet de mieux comprendre les enfants qui s’ennuient devant les dessin-animés de 2h qui existent aujourd’hui !

Autre grosse surprise : le rebondissement qui a fait pleurer tous les enfants – mais pas moi, désolé ! – est bien plus tardif que je ne le pensais et la construction du film est vraiment bien réfléchie, avec un tour par chaque saison pour nous montrer l’évolution de ce prince… dont je ne me souvenais pas les traits si féminins, hum.

Panpan reste mon favori après tout ce temps et le film est une belle redécouverte, ne serait-ce que pour ses magnifiques dessins et sa musique toujours aussi enchanteresse. Bref, ça valait le coup de revoir ce film et je vous le conseille aussi (notons que c’est parfait pour s’endormir) !

Articles de movie-poster taggés "Choi Woo-shik" - Blog de movie ...

Dernier train pour Busan

J’ai toujours entendu beaucoup de bien de ce film, alors quand je l’ai vu sur Netflix, je me suis dit qu’il fallait quand même que je le regarde… Et j’ai bien fait, parce que ce fut un coup de cœur ! Cette histoire de train est bien mieux gérée que celle de Snowpiercer tout de même, et j’avais déjà beaucoup aimé ce film-là.

Concrètement, il est question du voyage en train de tout un groupe de personnes qui va découvrir en cours de route qu’une étrange épidémie s’empare de la population et les transforme un à un en zombie… Une histoire de zombies dans un train ? Ma foi, c’était fait pour me plaire et ça ne manque pas, surtout que les effets spéciaux sont très bons et les acteurs bien castés. Mieux : il y a des enfants pas trop relous et on s’attache malgré nous aux personnages que le film n’épargne pas toujours.

Il y a un sacré nombre de clichés et de moments prévisibles, notamment dans la construction des personnages tous stéréotypés comme l’exige ce genre de film, mais ça n’empêche jamais la pression de monter et le stress de se faire ressentir, donc pour le coup, j’étais scotché au canapé pendant un bon moment de ce film très long. Impossible de faire pause, non ? Un coup de cœur, je vous dis, si vous êtes passés à côté, allez-y les yeux fermés… Fin, ouvrez-les pour voir le film quand même !

Voilà donc qui nous fait toucher à la fin du mois de mai, à peu de choses près. Mercredi prochain, je reviendrai donc avec un article films lgbt pour le mois de juin et la Pride… En août, oui, mieux vaut tard que jamais, écoutez !