Épisode 5 – You Belong To Me – 18/20
L’épisode était long à mettre en place et j’ai cru que j’allais devoir encore baisser la note, mais il se rattrape extrêmement bien dans sa deuxième partie. Je trouve qu’il prend le temps d’explorer un peu tous les aspects du concept de la saison, tout en n’oubliant pas d’intégrer de l’humour (j’ai même ri, vraiment ri, pour la première fois de la saison) et du suspense. Bref, ça se regarde tout seul et c’est beaucoup trop cool quand c’est comme ça.
> Saison 4

Why did you choose that particular dog ?
L’épisode reprend sur l’entraînement entre Jill et Ian, et c’est fou comme je trouve ça horrible à suivre en sachant toute la folie que possède Ian. Il vient quand même de voir son père se faire arracher les yeux par son ami imaginaire, quoi, et son premier instinct est ensuite d’aller embrasser sa demi-sœur. Le pire, c’est que l’entraînement est efficace : il réussit à lui faire créer une nouvelle mini-porte, derrière laquelle est censé se trouver un lapin.
Bon, on n’a pas vu les mêmes lapins Jill et moi, parce qu’elle nous pond une sorte de lapin-zombie ensanglanté qui ne survit pas longtemps, le pauvre. Ian en profite pour révéler que c’est lui qui lui a créé et offert son chien, ce qui explique le comportement bizarre de celui-ci. Je l’avais bien dit qu’il était chelou.
Il n’empêche que Jill vit désormais dans la maison d’été de la famille de Ian – donc de son propre père – et qu’elle y est isolée puisque son portable est cassé, comme par hasard. Tom peut donc lui laisser autant de messages vocaux qu’il veut, cela ne change rien au fait qu’elle ne les écoutera pas. Et depuis sa cuisine, il comprend la vérité sur son chien, en en voyant un autre traîner dans le quartier.
Il suit cet autre chien qui le mène tout droit chez Ian, et c’est clairement l’excuse dont il avait besoin pour entrer dans sa maison et mener une enquête, toute en vérifiant si Ian est là ou non, en l’appelant. En fouillant dans son frigo, il tombe sur des choses visqueuses et bien étranges qui font passer toute envie de fringale. Il se concentre ensuite sur le sous-sol, brièvement aperçu dans le premier épisode. Derrière tous les cartons, entassés contre le mur du fond ? Un tas de portes ! Il trouve aussi un tas de dessins du « Grand Garçon » et des photographies d’enfance de Ian… sur lequel il aperçoit pour la première fois son beau-père, avant de découvrir son identité grâce à d’autres photos de famille. Oui, Ian conserve pépère les photos de familles, au pluriel, de son père.
En parallèle, littéralement puisque les scènes s’entrecoupent, Jill est observée par le « Grand Garçon », et elle s’en rend compte, au point de commencer à être suspicieuse des abords de la maison. En plus, elle l’entend bien, quoi. Elle part donc à sa recherche, pour comprendre ce qu’elle a senti, espérant naïvement qu’il s’agit peut-être de Ian. Elle se retrouve à faire le tour de la maison, et si c’est un peu long, ça n’en reste pas moins efficace : on sent bien qu’il va se passer quelque chose, mais on ne sait pas encore quoi.
Elle finit par re-rentrer dans la maison et apercevoir une armoire qui l’intrigue et dans laquelle il n’y a rien d’anormal, à première vue. Bon, elle trouve quand même une peluche de chien noir qui lui fait apparemment comprendre que Ian est de sa famille – ou qu’il est un psychopathe ; ou les deux. Elle ne dit rien, cependant, venant dîner avec lui comme si de rien n’était.
Elle en profite tout de même pour l’interroger sur l’origine de son chien, qu’il a créé pour elle, à l’image de sa peluche d’enfant ; qu’elle vient de retrouver – mais cette dernière partie, elle ne lui explique pas. Elle préfère lui poser un tas de questions, et sa curiosité finit par interroger Ian. Il accepte toutefois de la ramener à la maison quand elle le lui demande, même si c’est un peu contre son gré.
En chemin, Ian dit donc qu’il aurait préféré la voir continuer son entraînement, mais comme elle ne lui adresse pas la parole, il n’a d’autres choix que de faire l’ensemble du trajet. Quand ils arrivent chez Ian, ils aperçoivent une ombre dans la maison et s’y rendent aussitôt, alors que souffre sort le « Grand Garçon », pas rassurant.
Quant à Tom, il est assez con pour confronter directement Ian, ce qui signifie qu’il lui court sur les nerfs. Pas vraiment la meilleure des idées, franchement. Pourtant, la série prend le temps de la révélation, peut-être même trop puisque la moitié de l’épisode mène à ça alors qu’on le savait déjà. En tout cas, c’est chouette, parce que Jill comprend toute seule que Ian est son demi-frère.
Loin d’être flippée par tout ça, il l’emmène au garage où il lui montre le cadavre de leur père, parce qu’il est sûr que ça lui fera plaisir. Oui, enfin quand même, le cadavre du père est en train de se faire bouffer par plein de chiens. Il attend alors la décision de Jill, à qui il se remet totalement.
Sa décision ? Prendre le portable de Tom pour appeler les flics et le faire arrêter. Le « Grand Garçon » surveille tout ça, mais Ian maîtrise assez ses émotions pour qu’il ne l’attaque pas. Nope, tout ce qu’il se passe, c’est qu’il avoue tous les meurtres du début de saison, y compris ceux qu’on n’a pas vus. Et ça permet à Tom et Jill de penser que tout est terminé ; enfin.
Et que font-ils une fois que tout est terminé ? Eh bien, comme quand tout a commencé, en fait : ils couchent ensemble ! Et alors qu’elle atteint l’orgasme, elle nous créé évidemment une nouvelle porte. Ah bah oui, on est pas dans la merde. Qu’est-ce qu’elle a construit ? Un bébé bien sûr, mais pas un bébé tout à fait viable : elle ne se concentrait pas spécialement pour fabriquer quoique ce soit, mais elle nous a pondu un bébé Voldemort. Tom en est terrifié – et quand il le touche, il le fait souffrir en plus – mais Jill embrasse son rôle éphémère de maman.
Ian ? Sans trop de surprise, il est vite libéré puisque le Grand Garçon débarque et s’attaque aux deux flics qu’on a suivi depuis le début de saison. Au départ, ils s’en moquaient pourtant à cause de son look débile, mais nous, on savait très bien vers quoi on allait. Bien sûr que Ian n’arrive pas à se contrôler assez pour empêcher sa création de tuer les flics.
Que fait-il ensuite ? Il retourne voir Jillian, bien sûr, mais il tombe sur Tom qui vient de se faire virer de la barraque par une Jill totalement dévastée par son bébé mort. Les choses s’accélèrent drôlement vite à partir de là, puisque Tom demande l’aide d’un flic qui se fait éclater la cervelle par le Grand Garçon. Alors qu’il espère en profiter pour aller chercher Jill, Tom fait demi-tour et découvre une porte dans sa porte d’entrée ; et à l’intérieur de celle-ci, il y a un monstre.
Quand Jill sort de la maison, c’est pour mieux la découvrir et pour trouver le flic mort, avec un message en lettres de sang : son frère lui donne rendez-vous dans le quartier fantôme. Ah, ça sent la fin de saison !
Épisode 6 – Two of Us – 19/20
Pff, on est vraiment obligé d’annuler cette série ? Elle est quand même exceptionnelle, je suis au bout de savoir qu’il n’y aura pas de saison 5, parce que cette saison 4 se termine superbement bien. L’épisode répond aux questions et se dirige assez naturellement vers des choses auxquelles je m’attendais, mais qui restent bien écrites. C’est toujours frustrant d’arriver aux épisodes de conclusion de cette série, parce qu’à chaque fois, j’ai l’impression qu’on pourrait en faire bien plus – tout en me disant que, quand même, l’intrigue est bien conclue. C’est encore le cas avec cette saison 4, et vraiment, regardez-la !
> Saison 4

This connection, you feel it too, right ? I’m not crazy, right ?
Dernier épisode de la saison déjà, alors que franchement, je trouve que cette saison aurait facilement pu durer le double, voir le triple, d’épisodes sans paraître redondante pour autant. En plus, si l’intrigue avance vite, on ne peut pas dire que ce soit le cas de la réalisation de l’épisode, qui comme toujours dans cette série, prend vraiment le temps de savourer tout ce qu’il se passe.
C’est d’ailleurs ce que j’aime tant dans la série et qui lui permet d’instaurer son rythme angoissant et fascinant : elle prend le temps de faire monter le suspense. Habituellement, ça me soule dans un tas de séries – coucou The Walking Dead – sauf qu’ici, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Enfin bref, cet épisode reprend donc lentement avec Tom trainé au sol par le Grand Garçon dans une maison en construction où Ian est encore en train d’enchaîner les fast food.
Il est aussi blessé : assez clairement il est fatigué par tout ce qu’il fabrique. Cela fait effectivement beaucoup de portes depuis deux épisodes… et s’il faut tout contrôler, ça doit être compliqué. Tom se rend bien compte de la faiblesse de son kidnappeur, et il en profite donc pour tenter de s’enfuir ; même si ça reste une idée folle parce qu’il y a toujours les créations de Ian pour le poursuivre.
Bon, pas de surprise de ce côté-là, c’est effectivement ce qu’il se passe. Et puis, après tout, Tom a le choix entre tenter de fuir ou rester sur place où il se fera probablement tuer. Ainsi donc, mieux vaut s’enfuir.
De son côté, Jill arrive à son tour sur les lieux et se rend compte du danger dans lequel elle est quand elle rencontre un pauvre gardien de chantier qui se fait massacrer par de nombreuses créations de Ian. Il n’a pas chômé et a amené à la vie toutes les créatures que Tom avait vu en dessin dans l’épisode précédent. Bref, ça fait du monde pour la pourchasser. Pourtant, elle arrive à se cacher d’eux assez bien et tombe plutôt sur… Tom.
Certes, c’est lui qui lui signale sa présence, mais tout de même, c’est gros. Il est désormais blessé, même si on n’a pas su comment, et c’est tellement gros que j’ai fini par douter de l’identité de ce Tom. Il empêche même Jill de recréer Pretzel Jack et sans surprise, il est révélé que ce Tom n’est rien d’autre qu’une création de son demi-frère. Non, franchement, il y aurait de quoi faire tellement de saisons avec ce concept, c’est frustrant de se limiter à six épisodes !
C’est cependant chouette de les voir prendre le temps d’explorer le concept au maximum comme ça. Tout ceci mène à une énième course poursuite, au cours de laquelle Jill est forcée de tuer ce faux Tom, même si on a déjà établi qu’ils étaient increvables par rapport à de simples humains. Pour s’en débarrasser définitivement, le vrai Tom, qui passait par là, lui éclate la figure. Et là, c’est crédible. En attendant, il a retrouvé Jill et a réussi à la convaincre qu’il était le vrai Tom, simplement en se faisant saigner.
Les deux amoureux se retrouvent plus amoureux que jamais, mais ils passent une sale nuit à se planquer dans le chantier de construction et ne pas trouver de moyen de s’enfuir. Oh, ils parlent aussi de leurs différends, notamment du fait qu’une partie d’elle a voulu tuer une partie de lui. Magnifique ce couple, ils sont faits pour vivre ensemble. Dans leur énième fuite, ils tombent sur Ian, encore plus affaibli après avoir créé un faux Tom.
Il refuse de les laisser partir et il veut tout simplement tuer Tom, ce que Jill refuse bien sûr. Heureusement, le couple est dans une forme athlétique : ils peuvent s’enfuir quand le « Grand Garçon » les pourchasse avec sa scie. Ils se réfugient donc dans une maison où… ils se réconcilient. C’est gros, mais ça passe bien : tellement d’adrénaline, tellement de raisons de se réconcilier maintenant ou jamais, tellement de bons arguments de Tom… Ils sont choux comme tout dans ce couple.
Malgré tout ça, Jillian ne parvient pas à recréer Pretzel Jack, alors que Tom fait ce qu’il peut pour divertir le Grand Garçon dans un plan séquence vraiment très très bon. Le monstre n’est pas idiot et finit par comprendre que Jillian est à l’étage de la maison, donc il s’y rend et tombe nez à nez avec… Pretzel Jack. Commence alors un combat brillant où Ian, à terre, et Jill s’affrontent via leurs créations. Pretzel Jack n’a aucun mal à récupérer la scie du Grand Garçon pour mieux lui découper le crâne en deux. Et franchement, c’est top, parce qu’ensuite le clown contorsionniste que je ne pouvais pas supporter jusque-là devient leur allié et meilleur ami pour aller tuer Ian, et c’est cool.
Ian ? Toujours pas assez affaibli apparemment, il prend la décision de ressusciter le Grand Garçon qui, en plus, récupère sa scie. Il a aussi un tas d’autres créations encapuchonnés qui veulent abattre notre trio, bien occupé à courir à toute vitesse après un Ian finalement pas si affaibli que ça.
Ian se réfugie finalement dans une énième maison et franchement, ils ont dû s’éclater à trouver un lieu où tourner tout ça – à moins que ce ne soit 50 studios différents (c’est difficilement le même vu les nombreux plans séquences). Dans tous les cas, c’est très bon : dans cette nouvelle maison, Jill découvre que son frère avait essayé de la recréer elle aussi (ça aurait fait une sacrée fin aussi, de découvrir qu’elle était une création). Et elle est assez en confiance pour ranger dans une poche arrière son couteau alors qu’elle tombe sur son frère. Et celui-ci s’est donné du mal, puisqu’il est dans une pièce avec tout un tas de portes.
Ian essaye donc de convaincre sa demi-sœur qu’il n’est pas tout à fait fou, puisqu’elle aussi sent la connexion entre eux, mais elle n’est vraiment pas convaincue. Il s’en prend donc physiquement à elle, et sans que Pretzel Jack ne puisse l’aider. En effet, il est scié en deux, littéralement, par le Grand Garçon. Tom arrive à temps pour protéger sa femme cela dit et pour s’enfermer avec elle et Tom dans la pièce aux multiples portes.
À court de temps et d’arguments pour ramener son frère du bon côté puisque la porte n’empêche pas le Grand Garçon d’utiliser sa scie, Jill prend enfin la décision de poignarder Ian. Malheureusement, elle n’a pas tout à fait la force nécessaire pour l’achever. Tom lui prête donc main forte et comme ce n’est toujours pas assez, ils doivent compter sur le Grand Garçon pour achever Ian à la scie. Alors au début, je me suis dit que ça allait être un accident malencontreux qu’il se fasse tuer par sa création… mais en fait vu comment le Grand Garçon persiste, je pense plutôt que Ian envisage le suicide une fois qu’il comprend qu’il ne gagnera pas.
Qu’importe : il perd, et c’est tout ce qui compte. Et quelques années plus tard, Jill et Tom vivent donc une vie paisible, où ils continuent de faire l’amour et de tirer au sort, à pierre-papier-ciseau lequel aura les tâches ingrates… parmi lesquelles s’occuper de leur fille en pleine nuit. Sans la moindre surprise, la saison se termine sur une porte ouverte : celle que leur fille est capable de créer, ayant hérité du don de sa mère. Je ne vois pas comment la saison aurait pu se terminer autrement. Il est juste dommage que cette porte ouverte soit également la dernière de la série.

EN BREF – La série s’en va dans un grand BAM, avec sa meilleure saison. J’aurais vraiment accroché tout du long, même si j’étais un peu sceptique de la qualité en dents de scie de la première saison, et même si j’ai moins aimé la saison 3. Eh, ça me laisse la moitié de la série dont j’étais accro ; et même en saison 1 et 3, il y a des épisodes où j’étais à fond.
Les codes de la série étaient top, et cette saison n’a pas démérité : l’angoisse est subtile dans cette série ; elle vient du fait que l’on ne comprend pas toujours tout dans les premiers épisodes car les références ne sont pas les plus courantes. Les plans sont toujours réfléchis, le casting impeccable de saison en saison. J’y ai découvert de bons acteurs que j’espère revoir ailleurs assez rapidement.
Il faudrait presque que je me refasse la deux pour savoir laquelle j’ai préféré entre celle-ci et celle que je viens juste de finir ; mais je crois que cette saison 4 restera la plus marquante et la plus flippante, rien que parce Pretzel Jack… En plus, ils ont réussi à me le faire trouver sympa, alors que purée, ça reste un clown contorsionniste psychopathe quoi !
Gros coup de cœur, donc, et grosse déception de voir la série annulée… mais je m’en doutais avant de commencer cette grosse soirée.

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