Teachers (S01)

Avis : Toujours dans l’esprit « Je n’ai pas le temps de commencer de séries », j’ai regardé la saison 1 de Teachers, un peu au hasard, beaucoup parce qu’Alison Brie de Community en a fait la promo sur Twitter (elle est plus ou moins productrice) et un chouilla parce que c’est du TV Land, qui diffuse aussi l’excellente Younger (dont j’ai déjà parlé ici). Donc, oui, je n’ai pas le temps, mais je le prends, on va dire.

Alors, il m’a fallu le premier épisode pour vraiment rentrer dedans car ça a une vibe très féministe, un peu à la Girls que je n’aime pas car je trouve ça trop excessif comme humour. Heureusement, ce n’est pas que ça, malgré son casting à 99% féminin (et des personnages célibataires). Non, c’est beaucoup plus, et c’est devenu avant la fin du deuxième épisode un véritable coup de cœur !

Pourquoi ? Parce que ça s’approchait bien plus de Community que je ne l’aurais cru : la formule est géniale ! Chacune des professeurs de cette école est un cliché caractérisé par un trait de personnalité bien particulier : la névrosée, la rageuse, la naïve, etc. Et ça fonctionne parfaitement : chacune est amusante à sa manière en solitaire, mais la dynamique de groupe est hyper forte et très réussie, et elles ont même leur propre dean techniquement avec le directeur de l’école, Principal Fearson, seul homme du casting, hilarant lui aussi.

Bref, ça plaira définitivement aux fans de Community, Younger, Kimmy Schmidt (dont j’ai également parlé par là), et peut-être même à ceux de Girls, le sexe en moins. À mourir de rire. Et l’excellente nouvelle que j’ai découverte après coup : la série s’inspire d’une websérie avec les mêmes actrices et les mêmes personnages… Il y a donc 26 épisodes de moins de deux minutes à s’enfiler avant et la saison 2 est commandée par TV Land. De rien.

Note finale de la saison : 18,5/20

Teachers

Épisode 1 – Pilot – 16/20
« 
I can relate. One day, I dreamt I had a dick. »

Bon, je sais que je regardais la série parce qu’Alison Brie en a fait la promotion sur Twitter, et parce qu’elle est productrice, mais j’étais quand même hyper surpris de la voir débarquer dans un rôle génialissime. Comme je le disais en introduction, il m’a fallu quelques scènes pour vraiment entrer dans la série, mais cette intrigue sur la campagne anti-bullying qui tourne les enfants en véritables monstres était habilement mené. Bref, au bout de vingt minutes, j’étais plié en deux, et c’est Alison Brie qui a finalement marqué la transition entre série sympa et sympa drôle. Un pilot donc qui se cherche et se trouve, c’est agréable.

Épisode 2 – Picture Day – 19/20
“I’ll be back right. Oh. I’ll be back right.”

Bim, les tâtonnements du début sont entièrement oubliés et effacés : cet épisode est une pure réussite et il n’y a clairement pas besoin d’Alison Brie pour rendre cette série géniale ! C’est à partir de là que le sentiment d’un Community 2 s’est installé pour moi : tous les gags fonctionnent parce qu’ils sont « out of box » à chaque fois. Le coup de la photo classe est une excellente idée d’intrigue et la loi des trois morts un running-gag un poil prévisible mais qui délivre les fous rires voulus. Je suis peut-être un public facile en tant que futur prof, mais cet épisode est franchement une belle réussite qui permet de cerner chaque personnage et dont les intrigues A et B se rejoignent avec brio.

Épisode 3 – Duct Duct Goose – 17/20
“How can you lose a child in the ceiling?”

Cette série va finir par faire travailler mes abdos un peu trop ! Double intrigue à nouveau : d’un côté le super-intendant et l’élève qui se cache dans le toit, de l’autre la participation au casting de Miss Snap au Bachelor. Alors certes la fin de l’épisode est assez prévisible, mais elle est aussi terriblement efficace, j’adore. Ce casting déchire et les répliques s’enchaînent parfaitement. Je dirais bien que ça fait longtemps que j’ai pas ri autant, mais après tout, j’ai regardé Kimmy Schmidt il y a peu. Sans ça, les notes seraient probablement plus hautes.

Épisode 4 – Hall of Shame – 18/20
“It just came up in the natural flow of the conversation.”

Miss Snap couche avec l’homme de ménage dans l’école et sur un baby-foot (oh mon dieu cette fin !) pendant que Mary-Louise enseigne la religion comme science. Voilà, tout est dit sur la perfection de cet épisode, je crois. Les blagues s’enchaînent plus vite que les vingt minutes qu’on ne voit pas passer. Du coup, je n’ai pas noté grand-chose à dire sur le blog, oups. Et en plus, j’ai enchaîné avec le suivant, car l’ensemble s’enchaîne quand même pas mal !

Épisode 5 – Jacob – 18/20
« 
I want you to go to the corner and think about what you just said, OK? »

Et hop, encore un épisode réussi. L’arrivée de la nouvelle copine de Jacob est une parfaite réussite qui donne une superbe dynamique et j’aimerais qu’elle soit là pour plus longtemps. Bon, cette intrigue éclipse un peu les autres personnages, même si cette idée de la clique était hilarante, mais pas toujours parfaitement menée. Après cinq épisodes d’affilées, je dois également reconnaître que la série a ses limites, le générique très répétitif est assez lassant, surtout quand il commence à se faire tard. Mais à part ça, brillant !

Épisode 6 – Drunk Kiss – 18/20
« 
Why are we watching this? »

Reprise de Teacher après une pause dodo : juste ce qu’il fallait pour confirmer que j’adore la série. Cet épisode traite avec humour de l’amitié un peu trop tactile de Chelsea et Mary Louise, et ça fonctionne parfaitement parce que les deux personnages sont tellement dans leur cliché respectif qu’il fallait leur faire ça. Brillante idée, bien meilleure que l’intrigue B qui restait tout de même assez drôle, mais servait surtout de remplissage. Il manque encore un peu quelque chose pour que cette série soit totalement parfaite, mais vraiment on s’approche de tout ce que j’adore dans les sitcoms – le méta en moins.

Épisode 7 – Bad Tweeter – 20/20
« 
You don’t even have children because nobody would marry you. »

Une fois de plus, Miss Snap apporte beaucoup trop d’humour à l’épisode, de même que la militante (eh oui, je n’ai pas encore appris les noms à ce stade). L’autre truc qui fonctionne toujours, c’est la réaction des gamins face à ces maîtresses névrotiques, parce que ce sont eux les cerveaux dans cette école. Si seulement j’avais pu avoir une école comme ça. Cet épisode atteint une perfection nouvelle pour la série : chaque personnage sert franchement à quelque chose, y compris le principal, et tous ont leur moment de gloire comique. J’adore !

Épisode 8 – Sex Ed – 19/20
« The six degenerates sitting around doing nothing. »

L’idée de l’épisode de proposer des activités extra-scolaires est bonne, mais comme le titre de l’épisode le souligne bien, l’idée de base c’est surtout la Sex-Ed par Mary-Louise. C’est donc cette partie avec le retour du fameux Hot Dad qui fonctionne à fond, alors que le reste est plus moyen et sert beaucoup de gap-filler, ce qui est dommage, mais assez courant dans la formule d’écriture des sitcoms. J’ai néanmoins eu mon meilleur fou rire devant cet épisode (indice : à la fin) totalement wtf, alors je monte la note !

Épisode 9 – Hot Lunch – 20/20
« 
Do the math, people! »

Rien ne vaut un bon running-gag et les blagues de Mary-Louise sont tellement mauvaises que sa conclusion répétitive est à mourir de rire. Et le reste de l’épisode aussi d’ailleurs : déjà l’enchaînement de blagues Harry Potter/cul était forcément parfait au milieu de ma relecture d’Harry Potter, mais en plus cette intrigue avec la petite suédoise (je crois ?) et Miss Snap était parfaitement menée. Beaucoup de méta dans cet épisode, du coup, avec des références culturelles un peu partout. C’est quasiment le truc qu’il manquait le plus jusque-là à la série, alors franchement, ne me demandez pas mon avis dessus. Just do the math, people !

Épisode 10 – Last Day – 20/20
« 
I wanna show that son of a mother a piece of my mind. »

Toutes les bonnes choses ont une fin, et celle-ci est arrivée bien trop rapidement ! Un dernier épisode réussi, sans surprise, sur la fin d’année et avec la menace d’un professeur à virer – et franchement, elles sont toutes à virer à ce stade. Bon, je confirme que Mary-Louise est mon personnage préféré à ce stade, mais elle n’a que peu d’avance sur les autres. Les six personnages principaux de ce casting déchirent et franchement ces dix épisodes étaient truffés de fous rires. Je ne regrette pas d’avoir testé un peu au hasard cette série et je suis heureux que mon vol soit annulé par la grève finalement, car j’ai pu voir les dix épisodes d’un coup… j’ai déjà envie de les revoir ! Très, très bon !

 

Person of Interest (S04)

Avis : Alors, avant de commencer, spoilers everywhere ! Comme ça, c’est dit.

Excellent début de saison, qui poursuit sur les très bonnes bases de la saison 3. Un bon équilibre s’instaure entre les personnages et la dynamique relancée de la série avec Samaritan fonctionne à merveille pendant un temps.

Malheureusement, ça ne peut pas durer et la qualité de la série tombe assez rapidement avec le départ de Shaw. Le baiser avec Root compense un peu, c’est sûr, et les épisodes suivants sont bons. Mais plus on avance, plus Root abandonne ses recherches et plus on retombe dans le schéma de la saison 1. Que j’aurais bien aimé éviter, même s’il est évident que tout est réfléchi et que ça va finir en grand bang ! Du coup, l’excellence est en milieu de saison, même si la fin est bonne, elle ne peut pas compenser l’absence de Shaw.

Du coup, la conclusion est évidente : vivement la saison 5, vivement la semaine prochaine !

Note finale de la saison : 16/20
Marathon/Drinking Game : ici

N’hésitez pas non plus à consulter les articles sur les saisons une, deux et trois 🙂

01Épisode 1 – Panopticon – 18/20
“We don’t need job, Harold, we need purpose.”

Ohlala j’ai bien cru que j’allais pas tenir le début de l’épisode. Entre le suspens, Shaw en vendeuse et Root qui flirte avec elle, cet épisode démarre plus que bien. John détective et Finch en prof sont des idées moins originales, mais bien plus adaptées aux personnages. Il est intéressant de voir comment la Machine continue de les traquer et de leur donner des missions, et le fait d’être recherché ajoute une touche de suspens qui va être je pense bénéfique à l’ensemble de la saison, surtout avec un Harod à convaincre de revenir en mission. Cette redéfinition de la série est bénéfique et va probablement permettre un meilleur rythme au stand-alone. Quant à la fin de l’épisode, elle est géniale et lance parfaitement la saison avec l’alliance de John et Fusco comme partenaires, Sameen qui se trouve un boulot adapté via l’application de rencontre et Finch qui découvre le futur QG (j’imagine). Et cette musique ?! Parfait.

02Épisode 2 – Nautilus – 15/20
“Criminals are ordinary Sameen.”

Épisode de facture plus classique, qui continue néanmoins de nous proposer du Root/Shaw et qui explore les nouvelles dynamiques de la série (John/Fusco ou Finch en professeur). Sans surprise, la fin de l’épisode nous révèle que Finch s’est créé un nouveau QG : c’était un peu évident. J’ai bien aimé l’intrigue de la semaine qui a fait devenir un asset cette adolescente un peu paumée… en revanche, j’ai aussi capté que cette histoire de nouvelle identité et tout voulait dire qu’on risquait de ne plus revoir Leon ou Zoe. Bon, non pas qu’on les voyait beaucoup en saison 3 cela dit. Épisode sympa et au-dessus de la moyenne générale de la série, mais pas exceptionnel non plus : je deviens plus exigeant avec le temps maintenant que je sais à quel point ça peut être bien.

03Épisode 3 – Wingman – 16/20
“I’m ready to fire me.”

Scène d’introduction réussie qui permet surtout d’ajouter un nouveau personnage au casting, le capitaine… Qui va probablement s’avérer être un love interest pour remplacer Carter. J’adore le nouveau QG de l’équipe, il a un cachet que la bibliothèque n’avait pas. Autre bon point que j’attribue à cet épisode, mais qui date de quelques épisodes : l’amélioration certaine de la B.O. Comme prévu, les intrigues de la semaine sont perturbées par l’intrigue Samaritan, et ça fonctionne bien : John qui ne peut aller sauver Fusco parce qu’il doit s’occuper de son boulot est un bon exemple de cette nouvelle formule P.O.I. Ce n’est pas vraiment une révolution de folie, mais c’est assez pour donner du pep’s à l’épisode que d’avoir plusieurs intrigues en parallèle. Bon, ça y ajoute le défaut également de bâcler un peu certaines transitions et il ne faut pas que rassembler les intrigues devienne une mauvaise habitude. Oh, et sinon, Fusco en costard qui drague un peu, ça change et c’est rigolo.

04.jpgÉpisode 4 – Brotherhood – 12/20
“You can’t make something right by making something wrong.”

L’intrigue de cet épisode reprend ce qui a déjà été développé précédemment sur le gang que John traque. Cela donne le sentiment que les scénaristes savent ce qu’ils font et où ils veulent aller sur plusieurs épisodes, donc c’est positif. Maintenant l’épisode en lui-même n’apporte pas grand-chose de nouveau avec une flic corrompue que l’on sent venir à 10 000 km et une autre histoire d’enfants forcés de plonger dans des affaires sordides à force de côtoyer de mauvais milieux. Vu et revu. D’où la note moyenne accordée à l’épisode. Person of Interest peut faire mieux, beaucoup mieux.

05.jpgÉpisode 5 – Prophets – 18/20
“I think you enjoy shooting people.”

Oula, POI qui s’aventure dans la course d’une élection ? Pourquoi pas, mais c’est un chemin risqué car là encore rebattu, surtout si ça part sur une élection présidentielle. Et surtout, si ce n’est que pour un épisode et puis s’en va. Cependant, il était temps que l’intrigue Samaritan revienne, car elle était un peu trop laissée de côté, menace invisible de ce début de saison. Surtout, comme toujours, le retour de cette intrigue implique le retour de Root, qui porte depuis la saison 1 sur ses épaules les ¾ de la sérialité de cette série. Tout cela nous ramène à un conflit entre Root et Harold sur la Machine et sur l’indépendance de celle-ci, ternie encore par de nouveaux flashbacks. L’épisode est excellent sur le pan du rythme et de la menace Samaritan qui prend enfin tout son sens et toute sa part de flippant. Sans parler du suspens. Sans parler de la petite référence à Carter. Sans parler de Martine, qui est un sacré bon personnage de méchant. Sans parler de ce cliffhanger. Excellent épisode qui relance la série après le 4 très moyen…

06.jpgÉpisode 6 – Pretenders – 14/20
“That’s the sound of my soul dying, Harold.”

Non mais quand même, le personnage de Sameen est franchement trop bien écrit par rapport à celui de John. Je ne comprends pas comment ça peut venir de la même équipe de scénaristes. La série aurait commencé par quelqu’un avec son caractère, ça aurait été tellement encore mieux et surtout bon dès le départ. Non parce que cet épisode n’était pas exceptionnel en terme d’intrigue, mais il fonctionne en grande partie grâce à elle – et parce qu’Harold à Hong-Kong, c’est une idée marrante à exploiter et bien sûr ça permet d’en revenir une fois plus à Samaritan. Un épisode dont on peut se passer, mais qui se suit avec plaisir.

07.jpgÉpisode 7 – Honor Among Thieves – 15/20
“Root, what the hell are you doing?”

Attendez, est-ce que Root est blonde (avec un putain d’accent français réussi) ? Est-ce que Shaw vient de mettre K.O Roméo ? Cet épisode commence si bien, je ne pouvais plus m’arrêter de rire. Et tout cela enchaîne avec Root perturbant Shaw pendant un rencard ? Franchement, ces deux actrices sont tellement parfaites dans leurs rôles respectifs ! À nouveau, l’épisode est plutôt tranquille, c’est-à-dire fusillades et compagnie dans cette série. Mais ces scènes Root/Shaw, j’approuve, de même que le cliffhanger. C’est cool que Shaw ait un allié (ou pas) du côté de Samaritan en son ancien… disons élève, ça fait un twist bien trouvé et intéressant à explorer.

08.jpgÉpisode 8 – Point of Origin – 14/20
You were saying about my hero complex?

John en prof de tirs ? Ca ne sonne pas très crédible sachant qu’il voit une psy pour arrêter de tirer sur tout le monde, mais c’était marrant, de même que la relation qu’il a avec Iris d’ailleurs. L’épisode est comme d’habitude cette saison ni mauvais, ni excellent. Il y a ce qu’il faut pour te faire rester devant (contrairement à la saison 1, mais je me répète), mais pas assez pour te garder et t’empêcher d’errer sur Twitter. En revanche ! Ce double cliffhanger est totalement dingue et donne envie d’arriver à l’épisode 9, que j’ai évidemment vu aussitôt. L’avantage d’avoir 4 ans de retard, j’imagine.

09.jpgÉpisode 9 – The Devil you Know – 17/20
“I’m guessing now would be a good time to ask for that raise, huh?”

Voilà une première scène qui accroche. Et le fait que la couverture de Shaw soit grillée au moment où il faut protéger Elias est franchement un moyen de faire monter les enjeux de manière efficace. Du coup, l’ensemble de l’épisode est très réussi, même si j’aurais aimé une fin différente pour Elias (je ne sais toujours pas quoi, juste là cette mort et tout…) Excellente fin parfaite (rien que ça) pour Shaw en revanche, ça correspond totalement aux personnages… et ce flirt entre les deux, je n’en peux plus, c’est tellement drôle et bien foutu, je meurs à chaque fois !

10.jpgÉpisode 10 – The Cold War – 19/20
“This is the calm before the storm, Miss Shaw.”

Nouvel épisode qui fait le bon choix de mettre Shaw et Root dans la même pièce. C’est fascinant et toujours drôle, les deux actrices sont de toutes manières parfaites dans leurs rôles (l’ensemble du casting est excellent, mais je persiste à dire qu’elles ont de meilleurs rôles avec bien plus d’espace de jeu, surtout Amy Acker qui a pour consigne de draguer tout ce qui bouge, je crois). Il est une fois de plus question d’éthique et de morale de l’intelligence artificielle, et s’il est certain que Finch a raison, ça commence à devenir lassant car le débat n’avance jamais entre lui et Root : ça tourne en rond et je suis pressé que les scénaristes fassent un pas dans une direction (peu importe laquelle). L’épisode monte en tension tout du long et s’inscrit dans la lignée des excellents épisode, avec comme bémol ces flashbacks en 73. Mais bon, il fallait bien quelque chose, parce que c’est grosso modo parfait : l’idée de l’enfant comme représentant de Samaritan, de la bourse qui s’écroule et de Shaw qui refuse de rester prisonnière ne sont que des plus parfaits de cet épisode qui n’a pas d’intrigue de la semaine… et est meilleur que d’habitude grâce à ça !

11.jpgÉpisode 11 – If-Then-Else – 20/20
“Life is crap. Welcome to the human race. But the good news is : you’re not alone.”

Wahou. L’épisode reprend là où on nous avait laissé, et ça fonctionne plutôt bien. Tout part en vrille assez rapidement dans l’épisode, et c’est avant la dixième minute que 100% du casting est en danger de mort. Comme souvent, le flashback en 2003 est bien trouvé avec le jeu d’échec qui met en place l’intrigue de l’épisode. Dès qu’Harold se prend la balle, j’ai compris ce qu’il se passait, mais surtout l’enjeu qui n’avait jamais été si haut : ce genre d’épisode signifie généralement la mort d’un personnage, surtout quand on sait qu’Harold a mis la Machine en échec et mat… et non, quoi. Cette scène entre Root & Shaw laissent présager le pire en milieu d’épisode (et le pire arrive bien sûr… putain). Le plus incroyable, c’est que cet épisode arrive même à ménager de l’humour à plusieurs reprises (time running low !) et à offrir des moments d’humanité non calculée par la Machine (Root qui décroche le tableau et ce baiser). Meilleur épisode de la série. Pire épisode de la série. Ces épisodes envisageant plusieurs possibilités sont toujours les meilleurs de n’importe quelle série. Et oui, il est meilleur que mon 20/20 précédent pour PoI, mais eh, chaque série est sur la route du progrès, et ne pas mettre de 20 parce que d’autres épisodes peuvent être meilleurs serait criminel. Mes notes progressent aussi par rapport à l’attente que j’ai de la série et oui, il y aura peut-être d’autres 20. Putain, je sais pas si j’ai envie de continuer la série, cette dernière scène… Je suis dégoûté. Je ne m’en remettrais pas, ça vaut un 21 sur 20, peut-être même plus.

12.jpgÉpisode 12 – Control-Alt-Delete – 19/20
“You think she’s dead. You think Shaw is dead and you don’t have the guts to tell them.”

Bon. Il faut bien reprendre, j’ai un article à écrire. L’épisode a la bonne idée de se concentrer sur Control, un bon personnage et une intrigue qui offrent l’avantage de ne pas avoir à affronter tout de suite les conséquences de l’épisode précédent. Du coup, quand on voit John et Root débarquer en milieu d’épisode, je ne m’y attends plus et le très bon épisode devient excellent. Cette saison ! La douleur de Root, je savais bien que je ne pourrais pas supporter ces scènes. Je suis tellement moins optimiste qu’eux sur la vie de Shaw que la réplique de Control à ce sujet m’a rassuré autant que dégoûté. Prolonger l’espoir de la revoir en vie (alors que j’étais sûr qu’elle était morte) pour nous assurer par la suite qu’elle était bien morte serait horrible. Un peu comme l’espoir de voir Control comprendre à temps qu’elle se plantait, quoi.

13Épisode 13 – M.I.A – 16/20
“We’re already on a clock. The longer we take to find Sameen…”

La course contre la montre pour retrouver Shaw continue, et c’est dingue qu’elle prenne autant de temps d’ailleurs. De son côté, Finch lance Fusco dans une nouvelle enquête de la semaine, où il est rejoint par l’élève de John vue dans l’épisode 8. Je n’aime pas ça, ça fait beaucoup trop remplacement. L’intensité de la série repose en grande partie sur les épaules de Root désormais, et ça fonctionne tellement. On apprend de cet épisode que Shaw a bien survécu à ces nombreuses balles, au moins suffisamment longtemps pour se faire opérer et être emmenée dans cette petite ville de province. Cette fois, ça y est, ils m’ont donné beaucoup trop d’espoir, même si je savais bien qu’on ne le saurait pas si tôt. Cet appel de la Machine à la fin… Tellement dirigé envers les fans. Je ne vois pas comment Root peut se remettre de ça, c’est la pire des trahisons de la part de son Dieu. OH PUTAIN LA FIN !!!!!

14.jpgÉpisode 14 – Guilty – 14/20
Professor Whistler, your number’s up!

Tiens, Nina Sharp, long time no see ! Bon, tout ça sentait l’épisode qui allait nous mener en bateau. Nina Sharp a tout de la fausse victime qui sera perpetrator et Root va être absente, je le sens. J’ai malgré tout vu le nom de « Paige Turco » en bas d’écran, donc j’ai su que tout n’était pas perdu. Et effectivement, j’ai eu quelques surprises : elle était bien une victime ! Et Zoé était comme toujours absolument parfaite, même si c’est un peu gros que Samaritan la repère pas comme une anomalie. Elle comblait un peu les absences de Shaw et Root, même si Shoot est irremplaçable (je viens d’apprendre l’existence du surnom de ce ship, et c’est tellement parfait que je suis un shooter !). Sinon, Finch a définitivement un truc pour les rousses et j’ai beaucoup aimé John chez la psy.

15.jpgÉpisode 15 – Q&A – 13/20
“A few hours ago you were opening my eyes to Samaritan. Now you’re saying I work for it?

Nouveau retour dans cet épisode, l’ado paumée du 4×02, que j’aime bien et qui m’a provoqué un sacré sursaut quand elle se fait tirer dessus en début d’épisode… Toute son intrigue fait l’intérêt de l’épisoe, avec la dualité que propose le personnage de Claire. Tout le développement autour de la confiance à lui accorder ou pas était assez cool… Même s’il était évident que ça allait en venir à quelque chose comme ça. Elle est assez flippante parce que convaincue de ce qu’elle dit. Le retour de Root, je l’ai prédit 5 secondes avant qu’il arrive et j’en étais heureux – même si ça nous rend toujours pas Shaw et que la saison se gagne du temps depuis deux épisodes. Bon, et l’intrigue de John/Fusco ne m’a pas passionnée du tout, mais c’était un truc de la semaine, alors c’est pas surprenant.

16.jpgÉpisode 16 – Blunt – 12/20
“If you’re wrong, you’re dead wrong.”

Bon. Est-ce qu’on pourrait arrêter les épisodes qui comblent en attendant la fin de saison et passer directement à l’intrigue qui intéresse tout le monde, à savoir Shaw ? Je ne comprends pas. Il y a moyen de faire des intrigues sur 22 épisodes. Pourquoi faut-il que POI les fasse seulement sur une partie de saison (de plus en plus longue cela dit) et comble le reste ? Pourquoi faut-il que je sois si hermétique à ce genre de divertissement ? Cet épisode ne m’a pas fasciné du tout, à l’exception de la scène où Root rentre et des deux scènes où Root a des lunettes. Au cas où quelqu’un n’aurait pas compris : Root est mon personnage préféré et je suis amoureux d’Amy Acker depuis huit ans, mais j’avais oublié à quel point. Voilà. L’autre bon moment de l’épisode : le générique, avec Shaw dedans.

17.jpgÉpisode 17 – Karma – 12/20
“Life was infinitely more complicated than that.”

Bon, bis. Prenons la critique de l’épisode précédent, copions, collons. C’est hyper frustrant car la série peut faire tellement mieux et elle gagne du temps. Purée, ça m’aurait tellement frustré en diffusion « en direct », à la semaine. Je veux dire, l’épisode en lui-même est réussi, il est sympa, mais ce n’est pas du grand P.O.I. Il faut attendre la fin pour avoir du bon : Harold qui se confie au type prêt à tirer, voilà le genre de scène qui vaut le coup, surtout que ça lance John sur Carter après ! Mais après 36 minutes et tout plein de flashback, c’est un peu frustrant. Iris continue de me passionner, mais je sens qu’elle va virer du mauvais côté et ça m’énerve de ne pas savoir si on peut lui faire confiance ou pas. Bref, l’épisode était du niveau de la saison 1, et ce retour aux bases m’ennuie un peu.

18.jpgÉpisode 18 – Skip – 15/20
“She’s gonna get you killed, Harold, that’s why she has to die.”

Root qui débarque une nouvelle fois en disant “I miss you”, mais oui, nous aussi tu nous manques ! Enfin, moi, en tout cas ! Le fait de la savoir de retour est une bonne chose, de même que le retour de cette nana qui a dit qu’être prof n’était pas un vrai travail dans l’épisode 6, à Hong-Kong. Ouais, j’ai une super mémoire des prénoms. Bon, Elizabeth, c’était redit dans l’épisode. Et c’est l’épisode de tous les retours avec Harper. Cette saison enchaîne les retours, mais ça ne me fera pas oublier qu’ils mettent Shaw de côté depuis bientôt cinq épisodes et que même Root semble s’être remise. Purée, ça fait plus d’un mois de diffusion. J’aurais clairement pété un câble. Bref, un peu plus sympa que d’habitude, parce qu’Harold est mignon à vouloir protéger Elizabeth et parce que Root est vraiment top dans son rôle de protectrice de son ami. Bon, la blonde avec John est sympa aussi, ça change de voir une blonde dans cette série ! Bon, le point d’orgue reste cette scène entre Root et Harold dans la chambre d’hôtel alors qu’il est sur le point de mourir… Allez, le niveau remonte. Bientôt Shaw sera de retour, j’ai bon espoir, mais je ne pardonne pas la rancune de Finch. Quant à John et Iris, pas de changement, je ne fais pas confiance à la rousse.

19Épisode 19 – Search and Destroy – 15/20
 “But come on, it’s not Zoe Morgan bad.”

Ah mais Finch déconne à pas vouloir parler à Root là ! Cela dit, j’étais heureux de la voir, j’étais sûr qu’ils avaient trouvé un moyen de s’en débarrasser pour quelques épisodes. Et cette scène où elle sort son masque à gaz dans le restaurant, c’est génial. Le retour de Zoe est une bonne chose, comme toujours, je ne comprends toujours pas pourquoi ils ne l’ont pas gardé pour plus d’épisodes en saisons 1, 2 et 3 (même si c’est une bonne chose car Paige Turco est géniale dans The 100). Pendant ce temps, on observe une vie tomber dans l’Enfer grâce à un rapide hack. L’épisode est franchement sympa et redonne un peu de rythme à l’intrigue Samaritan, ce qui est nécessaire vu qu’on approche de la fin de saison (déjà !).

20.jpgÉpisode 20 – Terra Incognita – 17/20
What do you want to talk about Carter?

Amy Acker en robe de mariée… Ce rêve ! Pardon, je ne commence pas l’essentiel : WTF CARTER ?! Bon. Ils ont trouvé l’arme ultime pour retarder encore le retour de Shaw là. Faire revenir Carter et concentrer une bonne moitié de l’épisode sur ce que je pensais être des flashbacks. Cette planque est probablement l’une des scènes où on sent le plus l’alchimie entre les deux acteurs (parce que non, je ne trouve pas que c’était particulièrement visible dans les deux premières saisons, si, il la « shouted out » A LOT)… Et bon, je me suis laissé surprendre par le twist au ¾ de l’épisode, parce que j’étais trop occupé à errer sur Twitter pour capter par moi-même ce qui était en train de se passer. Du coup, comme d’hab avec POI : un début bof et une fin géniale… Qui reconnaît enfin les problèmes que la série avait dans le passé et qui humanise John. 4 saisons pour en arriver là, dans une scène avec un personnage mort ? Ah lala. Bon, ça valait le coup, cette intrigue était vraiment cool… mais maintenant, la suite, qu’on en sache plus Shaw qui doit être parfaitement rétablie désormais (mais probablement pas en bon état psychologiquement parlant) !

21.jpgÉpisode 21 – Asylum – 18/20
“Root, are you there ? It’s me. I need your help…”

Alléluia, Control est de retour, elle non plus je ne l’attendais plus ! Et Dominic, et Elias. ET SHAW PUTAIN. (je m’excuse vraiment pour toute cette vulgarité dans mes articles POI). C’est grave si j’ai stressé et senti mon cœur s’accélérer quand Root s’est mise à marcher sur le rebord du toit les yeux fermés alors que je savais qu’elle s’en tirerait parce que c’était obligatoire ? Et sa cheville qui se tord là ! Je veux dire, je ne suis pas sûr qu’elle survive au double épisode, mais bon, sa mort dès le départ est juste impossible. Tout ça nous a amené à la revoir porter une blouse blanche, et elle n’est jamais aussi géniale que quand elle en porte une. Le thème de l’hôpital psychiatrique est toujours un succès, mais alors y mettre Samaritan, c’est génial. Bon, sinon, on m’explique le cliffhanger du 20 si c’est pour retrouver John comme ça, aux mains d’une guerre de gang et d’Harper ? Bordel, cet épisode était intense : Shaw qui les aurait trahis, Control de retour pour mener l’enquête (ces trouvailles !) et Root qui est… Beh Root, en fait. Cette fin d’épisode est incroyable, la Machine qui choisit de se sacrifier, c’est inattendu. Je n’ai pas trop aimé l’intrigue de guerre des gangs d’où les points en moins, mais tout le reste était parfait, même ce plan trop court de Shaw.

22.jpgÉpisode 22 – YHWH – 19/20
“I’m not gonna sacrifice John to help rescue an AI that on its best days is cryptic and withholding, and on its worst, borderline homicidal.”

Que ne ferait pas Root pour décrocher le téléphone, sérieux ? Le coup du téléphone dans le mur est un peu trop gros pour être pleinement crédible, mais allez ça passe, faut bien avancer. Et on avance sur une double intrigue : d’un côté Elias/Brotherhood et l’autre Finch & Root contre Samaritan. La tension monte avec les gangs : Fusco perdu dans la nature, le chantage pour les tuer…. Et de l’autre Root/Finch qui suivent les ordres de la Machine en God Mode, qui s’occupe de toute manière de John, comme le fait remarquer Root. Excellente avancée du côté de Control aussi, l’avancée se fait naturellement dans les trois intrigues : John a même le temps de partager une scène avec Iris (je continue à ne pas la croire du bon côté) et Root/Finch d’accomplir le rêve de tout un chacun : avoir tous les feux verts. Nos héros se retrouvent entre eux pour sauver la Machine, et j’en oublie presque pas l’incident dont sont victimes Fusco, Dominic et Elias. De les voir galérer à faire leur transfert et leur compression tout en tirant des balles, je relativise sur les crises que je pique contre mon ordi quand il rame au moment de publier mes articles. Cette montée en puissance sur le final est excellente : tous ces meurtres de personnages secondaires… Oh cette fin de saison, ces derniers mots de la Machine qui sentent bon l’annulation crainte par les scénaristes, mais je suis bien heureux que la saison 5 débarque bientôt. Excellente fin ouverte, excellent choix musical et grosse gueule de bois de bingewatching de POI en vue. Ils nous ont quand même laissé une demi-saison à attendre le retour de Shaw pour ne pas nous la rendre dans le final.

Ça mérite toutes les insultes du monde, mais mon dieu que je suis pressé de voir la saison 5, qui s’annonce ouf !

 

Containment / Alerte Contagion (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Containment. Bonne lecture !

Lire la suite de « Containment / Alerte Contagion (S01) »

Semaine 17 : du 25 avril au 1er mai (déjà !)

Me revoilà plus tôt que d’habitude ! Finalement, nouveau changement de formule cette semaine pour le blog : je publierai au fur et à mesure de la semaine les critiques des épisodes que je vois – ce qui va me permettre d’éviter d’avoir du retard sur cet article, n’ayant pas internet en fin de semaine.

Fear the Walking Dead (2×03), 16/20
– Quantico (1×19), 11/20
– Last Man On Earth (2×16), 14/20
Silicon Valley (3×01), 17/20
– Once Upon A Time (5×19), 12/20
– Blindspot (1×19), 18/20
– Les Colocs de Mamie (1×15), 12/20
– Agents of S.H.I.E.L.D (1×18), 17/20
– Grandfathered (1×20), 15/20
Containment (1×01), 15/20
Containment (1×02), 16/20
Le Secret des Balls (2×10), 20/20
Grey’s anatomy (12×21), 15/20
Scandal (5×19), 13/20
The Catch (1×06)
The 100 (3×13), 15/20
Orphan Black (4×03), 17/20

N’hésitez pas à cliquer sur les liens pour accéder aux critiques des épisodes, et s’il n’y a pas de lien, c’est que c’est ci-dessous que ça se passe. Cette semaine, j’ai également visionné la saison 1 de Teachers, une véritable pépite que je recommande (18,5/20), et posté mon article sur la saison 4 de Person of Interest (16/20) ! RDV la semaine prochaine pour parler de la 5 😉

En attendant, parlons un peu des autres séries :

Attention, spoilers !

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J’ai suivi le dernier tuto d’Enjoy Phoenix, t’aimes pas ? (non)

Quantico continue sur sa lancée et donc l’épisode n’est pas bien passionnant puisqu’il continue de reporter autant que possible ces moments de choc. Bon, ça se concentre sur Shelby et c’est toujours quand la série fait ça (alors par contre son look dans le futur, elle cumule les fautes de goût non ? Entre le maquillage, le col roulé et les associations de couleurs intrigantes, faut qu’on m’explique là). Les intrigues développées sont toujours les mêmes et n’avancent absolument pas : le bureau ne fait pas confiance aux jumelles, Alex dragouille ses coéquipiers, Caleb est en infilitration et le reste du monde ne veut pas, le(s) terroriste(s) ont cinq coups d’avance, … Il n’y a plus vraiment de grosses surprises dans cette série tant que la dernière scène n’est pas arrivée. D’ailleurs wahou quelle surprise, Shelby n’est pas vraiment méchante ? Bon, et en ce qui concerne la scène finale… Faudrait voir à pas abuser non plus. Une tête nucléaire ? Vraiment ? L’agonie continue pour Quantico comme pour moi. J’avais de grands espoirs pour cette série. Tout ça pour ça.

02
Je ne sais plus s’il faut en rire ou en pleurer. Les deux, sûrement.

“The movie is called ONCE” Ahaha ! Pauvre Mélissa. Effectivement, je ne m’imposerai pas ça deux fois, un peu comme le reste de ce nouveau Last Man on Earth en fait. Il y a pourtant du mieux cette semaine avec cette cérémonie de mariage/divorce amusante : la situation reste totalement improbable et c’est de là que provient l’humour pour une fois. Rien de bien transcendant, mais amusant : quelques scènes resteront cultes pour le reste de la série. Le dénouement n’est absolument pas crédible par rapport au reste de la saison, mais on n’est plus à ça près et, tant qu’à faire, je préfère cette issue au problème de la grossesse de Carol. Qu’on avance sur ses inévitables problèmes de grossesse à venir. Le cliffhanger promet de renouveler la série une fois de plus, j’espère vers de meilleurs auspices, mais jamais une série n’aura si mal portée son titre franchement.

03
Le pouvoir des trois nous protégera.

Nouveau retour forcé dans Once Upon a Time avec l’arrivée (encore) de la mère de Régina et Zelena. Cet épisode… Bon. D’un point de vue pragmatique, il était meilleur que ce qu’on a eu ces dernières semaines, mais alors vraiment, vraiment meilleur parce qu’il se centrait un peu plus sur Regina. Regina qui, franchement, fait de la figuration depuis des semaines alors que tout le monde s’accorde à dire que c’est le meilleur personnage. En tout cas, tout le monde dans ma tête. Bref, ça fait remonter la note (et mon intérêt à regarder cette série). Cela dit, il faut m’expliquer en quoi se souvenir des flashbacks est supposé aider Zelena à changer d’avis ? Un truc aussi vieux, oui, c’est sûr, ça doit faire bizarre, mais de là à effacer des années de haine ? Encore un retournement de situation auquel je n’adhère pas. Du côté d’Emma et les autres, je me fais chier. Jimmy, le jumeau maléfique, nous propose toujours des intrigues ratées et j’espère que c’est fini cette fois, même si j’adore Cruella. Autrement, je me répète d’une semaine sur l’autre, mais ce filtre orange dégueulasse, ce n’est plus possible ! Quant à la scène finale, elle m’a fait hurler de rire plus franchement qu’une sitcom (et je crois que ce n’était pas son but)… Une fois de plus : vivement que la saison se termine, qu’on passe à autre chose.

04
Ce moment où l’épisode devient génial

Le suspens de la semaine était pour moi de savoir si Blindspot pouvait confirmer l’essai de ces deux dernières semaines et nous servir à nouveau un excellent épisode. Ça a commencé plutôt bien : l’intrigue autour de la chef est assez intrigante pour interpeller, la scène entre Patterson et Tasha du pain béni, avec les références geeks autour de Patterson génialissimes par rapport à Critical Role. Il est top de voir les scénaristes jouer avec la vie de l’actrice pour créer le personnage. Inutile de faire durer le suspens plus longtemps : oui, Blindspot confirme largement l’essai cette semaine avec un épisode excellent – même si à nouveau, je suis plus intéressé par les personnages secondaires que par les principaux. Cet épisode était plutôt pas mal écrit, reprenant la formule classique un personnage/un acte, des fins d’acte en cliffhanger et, franchement, des petits jump scares efficaces. L’intrigue en elle-même, des tireurs dans une fac, fonctionne parce que ce type de situation fonctionne toujours ; mais les explications données peinent à convaincre. Enfin, l’épisode prend malgré tout le temps de développer un peu les vies personnelles de chacun, ce qui est un plus agréable, surtout du côté de Tasha (excellente) et de Reed (c’est une des premières fois, il me semble). Allez, je note même plus haut que la semaine dernière pour la peine !

11

Bon, je dis la même chose chaque semaine pour Les colocs de Mamie, et ça ne change pas avec cet épisode. Comme d’habitude, je trouve qu’il y a vraiment de l’idée dans le scénario, mais je suis de plus en plus blasé (donc je ris de moins en moins) de l’attitude de la mamie envers les jeunes. Elle est franchement invivable, et le problème c’est que ce côté contraste avec la dimension humaine que prend la série dans l’aspect confessionnal. Elle apparaît à la fois trop gentille/sensible dans ses moments confessions et trop vicieuse/méchante dans les gags. Du coup, c’est de plus en plus dur de s’attacher à elle, et je vois mal comment des jeunes pourraient encore la supporter après tout ça ! Si encore, on avait un épisode où ils se vengent… ou un épisode où ils essaient de la virer mais elle les fait culpabiliser. Je ne sais pas. C’est marrant, mais de moins en moins.

05
Non, mais non !

 Oh bordel, ce premier plan en traveling ! Du pur Agents of S.H.I.E.L.D, c’était dingue ! Et ça annonçait parfaitement l’épisode à venir, avec les retrouvailles de Skyward (« it’s Daisy, actually ») ou les discussions de Fitzsimmons qui m’inquiètent pour l’avenir de la vie de ces deux personnages. S’ils sont heureux, ils sont voués à voir l’un d’eux mourir, et je refuse. Bref, l’épisode était génial car chaque intrigue était parfaitement menée et intéressante (que ce soit Daisy qui transforme un nouvel inhuman, le développement amoureux Fitzsimmons (Lincoln/May/Coulson), mais ça manquait un peu de cohésion d’ensemble avant les retrouvailles/confrontation entre Daisy/Fitz et Gemma/Hive. Ces scènes… Prenantes pour le coup. La tension grimpe toujours, de semaine en semaine, l’approche de Civil War se fait sentir. Simmons a ENFIN tiré sur Ward, au moins, et leur relation est ENFIN passée à l’étape supérieure (j’en suis heureux, et pourtant, Dieu sait que j’étais contre au départ) ! Donc je m’inquiète vraiment beaucoup pour eux deux, et j’adore ce retournement de situation qui remet Skye et Ward ensemble, même si je n’aime pas franchement ce couple. La saison est franchement parfaitement maîtrisée de bout en bout jusque-là et je suis impatient de voir la suite, comme chaque semaine !

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50 ans à vie ? Ça passe.

 Grandfathered était enfin de retour aujourd’hui, mais on perdait du coup The Grinder. C’est franchement n’importe quoi cette diffusion, pas étonnant que les audiences déjà pas ouf ne suivent pas ! L’épisode était assez réussi, mais il fallait un certain temps pour se remettre dedans et s’adapter à l’humour – et pour une série dont les épisodes dure 20 min, c’est toujours délicat à gérer. Bref, cette semaine on alternait des flashbacks sur les 50 ans de Jimmy un an auparavant et sur ses 50 ans cette année. Classique, mais ça fonctionne, exactement comme le gag final d’ailleurs, déjà vu, mais toujours efficace. Je suis énervé après moi-même car je me suis laissé prendre au piège et me suis attaché au personnage, et je sais bien que ça va être annulé ! Je n’apprendrais jamais de mes erreurs.

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Le Secret des Balls se termine sur le meilleur épisode de la série (de loin), c’est génial ! Je ne m’attendais vraiment pas à une telle fin il y a trois semaines, l’écriture de cette saison 2 est franchement maîtrisée jusqu’au bout pour réserver des surprises. Les jeux d’acteurs étaient géniaux, même si certains sont laissés un peu de côté dans ce final. C’était un excellent épisode conclusif pour la saison autant que la série, avec même une référence magistrale à J’ai jamais su dire non. Je continue à être sceptique sur cette fin out of the box avec un double (triple?) coming-out (fallait oser), mais je dois bien reconnaître qu’elle fonctionne à merveille pour l’ensemble des personnages. Qu’est-ce que c’est cette websérie ? Une réussite qui joue dans la cour des grands (des très grands même pour certains acteurs, notamment Slimane, impressionnant). Ils vont me manquer !

Bon, et si je finissais cet article maintenant que je n’ai pas pu y toucher de la semaine ? Je m’excuse pour ce retard. Bref :

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Derek all over again

Conditions de visionnage originale pour cet épisode de Grey’s Anatomy… Sans vous raconter toute ma vie, il était 5h du matin et j’étais dans un aéroport à attendre mon avion. Eh, pourquoi pas ? Quand on est accro… Concernant l’épisode, je n’aime pas la tournure de l’intrigue Callie/Penny, juste parce que ça sent la conclusion catastrophique. Chaque fois que j’aime une saison, ça termine mal, et je le sens pour ces deux-là, et quand je dis que je le sens pas, c’est pas que je m’attends à une petite rupture, mais plutôt à une Penny qui prend l’avion sans Callie et l’avion s’explose au sol quoi (best case scenario, je suis trop inquiet du futur de Callie là, parce que Shonda). Sinon, j’ai adoré l’intrigue Amelia/Stéphanie, mais ça sonne toujours un peu faux dans Grey’s Anatomy ce genre de mise à l’écart d’un médecin trop proche de son patient… Ils passent leur vie à se soigner les uns les autres quoi. Autrement, belle évolution du personnage de Stéphanie depuis quelques épisodes… Elle aussi elle est dans le collimateur Shonda. Un peu de peine pour Arizona quand même… et pour Owen, dont les scénaristes ne savent définitivement plus quoi faire !

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La photo qui n’atterrira jamais dans un livre d’histoire, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire.

Yes ! Abby est totalement badass au début de ce nouvel épisode de Scandal… Pour être une nouvelle fois rabaissée ensuite comme de la merde. Et c’est franchement dommage, de la même manière qu’il est dommage que Quinn et Huck ne servent plus à rien mais soient des toutous d’Olivia. La confrontation entre Mellie & Fitz était intéressante, probablement la scène la plus intéressante pour ce couple cette saison. Le problème, c’est que de la même manière qu’Abby gagnait du temps avec cette histoire tirée par les cheveux d’Air Force One, l’épisode cherchait juste à gagner (= nous faire perdre) du temps. L’intrigue autour de Cyrus me laisse perplexe vu le nombre d’épisodes restant cette saison et la course présidentielle reste le plus intéressant cette saison. Bon, cet épisode me laisse un amer goût de « tout ça pour ça », puisqu’il s’agissait finalement uniquement de ramener le duo Olivia/Abby. Où Olivia va être une nouvelle fois la boss. Il faut vraiment que ce culte d’Olivia s’arrête, de la même manière qu’il faudrait arrêter le culte Meredith dans Grey’s, que le culte Addison (ou plutôt grossesse d’Addison) plombait Private Practice, de la même manière que le culte d’Alice dans The Catch ne fonctionne pas. Shonda quoi.